Comment l’État aggrave les disparités économiques

Publié Par Mises Institute, le dans Monnaie et finance

Par Philipp Bagus.

Disparités économiques-Tous droits réservés.

Le dernier livre best-seller de Thomas Piketty, Le Capital au XXième siècle  porte sur l’augmentation des inégalités liées au capitalisme. Les statistiques que Piketty met en avant soutiennent que les inégalités économiques grimpent et il conclut que les États devraient réparer ce « problème » avec encore plus de taxes sur les riches.

Il est vrai que le fossé entre les « super riches » et le reste de la population s’est creusé ces dernières décennies. Il est devenu plus difficile d’obtenir une fortune de taille moyenne via un salaire moyen. Mais peut-être que la raison la plus importante a été largement négligée dans le débat : notre système monétaire monopolistique – comme Andreas Marquart et moi le montrons dans notre nouveau livre  « Blind Robbery! How the Fed, Banks and the Government Steal our Money ».

Dans un système monétaire fiat les coûts de production de monnaie chutent quasiment à zéro ; l’incitation à la production de nouvelle monnaie devient alors irrésistible. Et toute création de monnaie redistribue rentes et richesse, car tous les agents économiques ne reçoivent pas la nouvelle monnaie au même moment. Certains l’obtiennent plus tôt, d’autres plus tard. Les premiers en bénéficient car leurs encaisses maintenant plus élevées leur permettent d’acheter au prix ancien, pour l’instant bas. Une fois cet argent dépensé par les premiers, il circule jusqu’aux prochains bénéficiaires qui sont un peu moins avantagés à mesure que les prix augmentent. La nouvelle monnaie se propage progressivement à travers l’économie et modifie les prix à la hausse. Dans cette opération, les premiers récipiendaires de monnaie sont bénéficiaires, tandis que les derniers à en voir la couleur sont déficitaires : ils subissent la montée des prix bien avant une potentielle hausse de leurs revenus. Le pouvoir d’achat des derniers récipiendaires de la nouvelle monnaie est dégradé.

Mais qui sont ces premiers récipiendaires de la nouvelle monnaie dans notre système monétaire fiat ? Ceux qui en bénéficient doivent la recevoir où elle est produite, à savoir dans le système bancaire sous forme de prêt. Et pour être en mesure de se faire prêter par une banque il est utile d’être riche. Les personnes riches qui détiennent quantités d’actifs comme des actions ou de l’immobilier peuvent engager leurs actifs comme garantie pour de nouveaux prêts. Ils peuvent alors utiliser ces emprunts pour obtenir encore plus d’actions et de valeurs immobilières dont les prix continuent d’augmenter en conséquence.

Puisque les coûts de production de monnaie sont proches de zéro dans notre système monétaire fiat, où les banques centrales et les autres banques sont en mesure d’en créer, on peut s’attendre à ce que les réserves de monnaie croissent continuellement. Par conséquent, les prix ont tendance à augmenter régulièrement. Dans un tel système, il n’est pas très judicieux d’économiser des espèces afin d’acheter des actifs comme une future maison. Il est raisonnable de s’endetter tôt dans le but d’acheter une maison avant qu’elle ne soit encore plus chère et rembourser la dette dans une monnaie dont la valeur se sera dépréciée. Puisque les actifs tels que les propriétés, les obligations ou les actions peuvent servir de garantie pour de nouveaux prêts et ainsi de moyens de devenir premier récipiendaire de nouvelle monnaie, dans notre système monétaire fiat les prix des actifs tendent à s’élever avec ceux des biens et des services, c’est-à-dire des salaires. C’est une des raisons qui explique pourquoi il faut en moyenne de plus en plus de temps pour acheter une maison avec un salaire moyen. C’est aussi pourquoi, dans notre système monétaire fiat, il est plus facile pour un riche de le rester et de plus en plus difficile pour un pauvre de devenir riche, par rapport à un système de monnaie-marchandise.

Pendant que les très riches, l’industrie financière et les grandes entreprises profitent de leur accès direct et rapide à la nouvelle monnaie créée, les classes ouvrières et moyennes, qui tendent à être des récipiendaires tardifs, doivent faire face à la montée des prix immobiliers, énergétiques et alimentaires. Le coût de la vie et les fortes taxes empêchent les classes ouvrières et moyennes d’épargner et d’investir dans des produits financiers.

Pour résumer, notre système monétaire conduit à une redistribution qui a tendance à faire circuler les richesses en direction des riches. Notre système monétaire est une création de l’État. Nous avons une monnaie monopolistique d’État, des planificateurs centraux des affaires économiques (les banques centrales) ainsi que des banques qui reçoivent des privilèges spéciaux de l’État. Ainsi, le point de vue de Piketty selon lequel les marchés sont responsables de l’accroissement des inégalités économiques est trompeur. Ce sont plutôt les États eux-mêmes qui sont la cause des hausses des inégalités qu’ils prétendent combattre.

Traduction par Antoine Dornstetter pour Contrepoints de How the State Xorsens Economic Inequality.

  1. lehamstersortidesaroue

    Globalement il est décrit un état de fait sur lequel je ne peux qu’être d’accord.
    Par contre je ne saisi pas bien où l’article veut en venir ?
    L’état accorde le privilège aux banques privées de battre monnaie, il se dédouane de cette responsabilité bien lucrative : Il accorde un monopole à des intérêts privés.

    L’état ne taxe pas assez les riches. Il ne vole pas assez les intérêts privés.

    Tout cela accentue les inégalités, oui, et ?
    il faut que l’état intervienne plus ?
    Quelle serait une approche libérale et moins inégalitaire sur la monnaie, qui la créerait ?
    juste quelques pistes pour étancher ma curiosité, merci d’avance.

    1. L’article montre que les monnaies que l’on utilise couramment ne sont pas des instruments à notre service mais au service de ceux qui diluent petit à petit notre pouvoir d’achat ; il faut donc s’en détacher progressivement ce qui n’est pas évident je vous l’accorde..

      Les solutions sont le plus souvent des initiatives privées ou citoyennes (des monnaies locales circulent par exemple). Récemment les crypto-monnaies (Bitcoin & cie) sont apparues et, malgré leur volatilité, ont l’air prometteuses. Il faut développer les réseaux de paiement et éduquer son entourage à leur utilisation. De nouveaux types de services et d’échanges aussi apparaîtront avec les blockchain.

      On peut imaginer que d’ici quelques années le cours légal (forcé) de la monnaie sera annulé des les faits et on jonglera en permanence avec plusieurs monnaies dans le but d’échapper à l’état et le contrôle de la monnaie ainsi qu’échanger différemment. Certains diront que c’est utopique ; d’autres soutiendront que c’est ne rien faire dans le domaine de la monnaie et des échanges et espérer que tout ira mieux qui est utopique.

    2. « L’état accorde le privilège aux banques privées de battre monnaie, »

      Non.
      Il n’y a pas de planche à billet dans une banque privée. La planche à billet se trouve dans la BNF, qui, il est vrai, était privée entre la révolution et les années 40, époque où la politique monétaire française était bien plus saine…
      Les banques privées ont juste le droit de prêter l’argent des comptes à vue.

      « L’état ne taxe pas assez les riches. »

      Donc, l’État ne taxe pas assez votre voisin à votre profit… Elle est belle, la mentalité de gauche…

      « Quelle serait une approche libérale et moins inégalitaire sur la monnaie, qui la créerait ? »

      http://www.catallaxia.org/wiki/Friedrich_A._Hayek:La_d%C3%A9nationalisation_de_la_monnaie

      1. Ah le petit monde utopique des libéraux.

        Comme dans beaucoup de situation cet article libéral montre bien les limites du système actuel mais est incapable de proposer une alternative crédible. Si on s’intéresse à la solution libéral on peut lire « La vérité sur la monnaie » de Salin qui décrit parfaitement la solution libérale pour cette critique de la nationalisation de la monnaie.

        Comme pour l’article d’Hayek la solution est (comme d’habitude avec les libéraux…) très simple: le marché. Mettez tout le monde en concurrence, donnez la possibilité à tout un chacun de créer une monnaie s’il en a envie et abracadabra tout se réglera. Alors en effet tout se réglera, vous aurez des faillites régulatrices, des monnaies qui du jour au lendemain ne vaudront plus rien à cause d’une panique bancaire (repensons à la scène de Mary poppins pour s’imaginer quelle serait la « solidité » des monnaies en concurrence) et vous aurez donc des personnes qui seront ruinés d’un jour à l’autre. Mais globalement en effet vous éviterez probablement les phénomènes de rente comme décrit dans l’article, ou les décisions de faire fonctionner la planche à billet des états.

        Et on arrive toujours au point qui me gêne un peu dans la théorie libérale: le refus de traiter clairement les conséquences d’un tel système… Pour qu’un tel système fonctionne il faut qu’il y ait des faillites, des gens ruinés en gros des sacrifiés…(on a le même problème pour le phénomène d’aléa moral pour les banques qui savent qu’elles vont être sauvées par l’Etat, est-ce que ce serait une meilleure solution de faire que des milliers d’épargnant soit ruinés?)
        Et le problème des sacrifices c’est que ceux qui en sont victimes sont rarement d’accord. Et cette phrase de Hayek dans le lien que vous avez donné est assez caractéristique
        « Sur les effets de l’adoption de ma proposition, tout ce que je veux ajouter à cet instant est qu’elle a évidemment pour but d’empêcher les autorités nationales monétaires et financières de prendre des mesures impossibles à éviter politiquement aussi longtemps qu’elles ont le pouvoir de les faire »

        Que se passe-t-il si le politique refuse, ou ne peut pas traiter les problèmes d’une population? Je vous laisse deviner vers quel type de régime politique les « sacrifiés » se tournent

        1. Social Raph il n’y a pas de système parfait juste moins pire que d’autres. Vous dites : « Pour qu’un tel système fonctionne il faut qu’il y ait des faillites, des gens ruinés en gros des sacrifiés… » Mais je crois que c’est la vie elle-même qui est ainsi faite. Vous ne pouvez pas empêcher l’échec et même un milliardaire peut se retrouver ruiné du jour au lendemain car l »erreur est humaine. Maintenant si vous n’acceptez pas la dure réalité du monde c’est vous qui vivez dans l’utopie…

        2. SocialRaph : il devrait être normal pour les gens de manipuler plusieurs monnaies, si une  » s’effondre  » il faut avoir des réserves dans d’autres, je pense que manipuler 2 ou 3 monnaie c’est largement faisable pour chacun de nous (on a bien des chèques cadeaux, vacances et des tickets restaurant !)… en temps de pénurie la monnaie ce sont les plaquettes de chocolats.
          Un corollaire des théories libérales ce sont des gens actifs, curieux, qui se renseignent sur ce qu’ils manipulent, ne font pas confiance aveuglément à l’état et ne compte pas sur ce dernier pour régler tous ses problèmes. Quant à votre dernière allusion cf. La route de la servitude du même auteur (Hayek) sur le socialisme menant au nationalisme.

          « des personnes qui seront ruinés d’un jour à l’autre » et on peut concevoir des systèmes qui assurent notre sécurité financière sans pour autant faire appel à la coercition de l’état.

          1. @Mauro Je suis d’accord qu’il n’existe pas de système parfait et je fais justement une comparaison coûts/bénéfices. Le système actuel a en effet d’énormes limites et a besoin de s’adapter mais, comparé à un libéralisme total ou à un socialisme total nous sommes actuellement dans un système plutôt équilibré selon moi.
            Dans le case de la monnaie en effet sa « nationalisation » permet une certaine rente pour des individus avec les politiques actuelles des banques centrales et en effet il y a eu un énorme aléa moral lors de la crise de 2008 lorsque les banques savaient que quoi qu’il arrive rien ne leur arriverait… Ce sont des problèmes concrets qu’il faut résoudre.
            Organiser la concurrence de différentes monnaies a pour moi plus de coûts que le système actuel, qui « ponctionne » un peu chaque individu pour nourrir des rentes.

            Et j’en arrive au point de @ttoinou. En effet vous ou moi serions très bien capable de gérer plusieurs monnaies, de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier… Mais contrairement aux libéraux qui soit se mentent à eux-mêmes, soit s’en lavent les mains, je ne pense pas que tout le monde en soit capable. Il suffit juste de regarder la nature humaine telle qu’elle est… Il y a des gens qui sont incapables de gérer leur argent et ce n’est pas méprisant que de dire ça… Je crois profondément que certaines personnes ne reçoivent pas l’éducation qui leur permettrait de faire les bons choix économiques si on avait plusieurs monnaies…

            Dès lors le coût pour ces personnes, qui je reprend le terme seraient sacrifiés sur l’autel de l’efficacité, est pour moi trop cher payé pour les bénéfices que j’y gagnerai. Dè-s lors le corollaire des théories libérales « ce sont des gens actifs, curieux, qui se renseignent sur ce qu’ils manipulent, ne font pas confiance aveuglément à l’état et ne compte pas sur ce dernier pour régler tous ses problèmes » est faux autant que le corrollaire que les libéraux critiquent qui serait que « l’homme est généreux ».

            1. « je ne pense pas que tout le monde en soit capable. »

              Des centaines de millions de gens font ça tous les jours, via le tourisme par exemple. Ca devient pénible cette mentalité degôche consistant à prendre les gens pour des cons.

              1. lehamstersortidesaroue

                force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux quant à nos capacités de nous en sortir dans la vie.
                sans doute ne côtoyez vous pas la misère financière et intellectuelle de notre pays.
                A l’extrême, il y a des gens qui ne défendent même plus leur propre intérêt. il faut bien le faire a leur place.
                Entre les cadors et les gens sous tutelle, il y a toute une gradation.
                d’ou la phrase de SocialRaph: « je ne pense pas que tout le monde en soit capable ».
                Dans la pratique, le libéralisme est réservé à un élite intellectuelle à l’exclusion de tous les autres.

                1. Donnez des exemples concrets svp

                  1. lehamstersortidesaroue

                    Dites moi où vous bloquez, j’ignore dans quel sens vous répondre.

                2. Le libéralisme décrit le fonctionnement normal des sociétés. Où donc est-il réservé à une élite qui est massivement socialiste puisque défendant ses rentes et ses privilèges ?

                  1. lehamstersortidesaroue

                    Comment le libéralisme gère les gens qui ont besoin d’être aidé, je pense aux gens sous curatelle par exemple.
                    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2094

                    et comme je disais plus haut, il y a toute une gradation de niveaux entre les gens sous curatelle et ceux que j’appelle les « cadors ».
                    Les « cadors » étant les gens normaux suivant vos propres critères, c’est a dire le gens aptes à évoluer dans un système assez prédateur et de sortir leur épingle du jeu.

                    En mettant tout le monde sur un pied d’égalité: chacun est libre et responsable, le libéralisme crée de fait des inégalités vu que tout le mondes n’est pas capable d’être libre et responsable. En partant de l’instant T j’entend.

                    1. Le système prédateur, c’est le socialisme, à moins de considérer Staline et Mao comme des libéraux. Vous avez un sérieux problème de confiture.

                    2. lehamstersortidesaroue

                      @theo31:
                      c’est tout ?
                      c’est une idée où répondez toujours à coté du sujet ?
                      A part cracher sur le socialisme, vous avez des choses à dire ?

                    3. Le socialisme ne crée pas d’inégalités ? Allez donc faire un tour au Venezuela castro-chaviste, vous ne serez pas déçu.

                    4. Oui lehamster, c’est l’état qui a créé les restaurants du coeur et Coluche était fonctionnaire. C’est l’état aussi qui les approvisionne, c’est bien connu. C’est l’état aussi qui a créé les premières sociétés de secours mutuels, qui a construit des logements pour ses employés et les premiers hopitaux étaient certainement publics, il ne peut en être autrement.
                      Les libéraux eux, ils mangent les enfants, c’est logique, ils ne peuvent pas se défendre.

                    5. A part cracher sur le socialisme, vous avez des choses à dire ?

                      L’homme normal crache sur le socialisme, l’homme socialiste crache sur son voisin qui gagne plus que lui. mais pas sur son pognon, surtout s’il peut être obtenu par la coercition.

          2. A)  » Dès lors le coût pour ces personnes, qui je reprend le terme seraient sacrifiés sur l’autel de l’efficacité, est pour moi trop cher payé pour les bénéfices que j’y gagnerai  » Non ces personnes ne seraient pas forcément perdantes dans l’opération… elles pourraient confier leur trésorerie à quelqu’un de confiance (un proche, un ami), plus de services se développeront pour que l’on puisse se payer le luxe de ne pas s’intéresser aux affaires… à l’heure actuelle j’ai l’impression que ce luxe on le paye tous les jours très très cher ( moins efficace ). Si vous me fournissez des exemples précis je chercherais des solutions précises.

            B) « certaines personnes ne reçoivent pas l’éducation  » la façon dont vous tournez la phrase montre que vous pensez que l’éducation, l’intelligence, la curiosité, la débrouillardise, le savoir, sont des choses qui tombent du ciel, qui se « reçoivent » (de force ?) etc etc.. Selon moi, les gens ne sont pas inaptes parce qu’on ne les éduque pas assez mais *parce que* on les éduque (ou on le souhaite fortement)…
            L’éducation est majoritairement conçu à sens unique ; le savoir est sensé se transmettre du compétent au débutant. L’intelligence c’est avoir l’aval du professeur et la curiosité c’est choisir une filière ou une spécialiste à la fac ou dans une école.

            Il existe effectivement des savoirs qui peuvent se transmettre de cette façon ; mais le plus important c’est la démarche, la compréhension, sa restitution sous forme d’étapes reproductibles et défendables, appropriées par le sujet « en apprentissage ». « La vérité n’est pas comme le produit dans lequel on ne trouve plus de trace de l’outil », le savoir est outil.
            La démarche dont je viens de parler peut venir de discussions et aussi de la praxis quotidienne : dans notre exemple de monnaie cela peut venir progressivement jusqu’à que cela fasse parti de nos habitude de manipuler plusieurs monnaies (pour la transition) et pour les prochains il n’y a aucune difficulté à ce qu’ils se débrouillent d’eux même avec plusieurs monnaies dès leur plus jeune âge. Les erreurs que l’on fera, les arnaques dont on sera victime, les échanges qui se seront bien déroulés, tout cela nous apprendra au fur et à mesure à « faire les bons choix économiques » et à reconnaître une bonne monnaie, pas un diplôme de manipulation poly-monétaire BAC + 5.

            Encore une fois, si vous me donnez des exemples précis, j’essayerais d’argumenter plus précisément !

            « corollaire critiqué l’homme est généreux » pouvez vous préciser ? est ce que cela a un lien avec « Il suffit juste de regarder la nature humaine telle qu’elle est…  » plus haut ?

        3. Le libéralisme n’est au contraire pas un système, il ne fait qu’assurer que tout le monde aie le choix et que chacun soit responsable, le libéralisme ne prétend pas sauver les gens, seulement remettre leur destin dans leurs mains. Alors oui certains ne s’en sortiront pas, mais ce ne seront pas des sacrifiés. Une personne qui fait un choix malheureux et en subit les conséquences n’est pas un sacrifié, contrairement à aujourd’hui ou certaines personnes quelque soient les choix qu’elles fassent sont sacrifiées. Vous dites aussi que ceux qu’on « sacrifie » sont rarement d’accord, mais dans le libéralisme l’accord n’a plus de sens puisque chacun gère son destin indépendamment de celui des autres (qu’on soit bien d’accord tout choix entraine une responsabilité et à partir du moment ou on veut quelque chose qui a une influence négative sur quelqu’un d’autre, il y a une responsabilité à assumer, je suis libre de tuer mon voisin, mais le prix c’est 20 ans de prison). De plus avec le libéralisme tous ceux qui ne sont pas d’accord ne sont pas obligé de subir le choix des autres, ils peuvent assumer leur désaccord. Si certains veulent se mettre en communauté et mutualisé les revenus et les risques, le libéralisme ne l’empêche pas mais c’est librement consenti par les parties prenantes.
          Le libéralisme ne traite pas les conséquences, il n’oblige en rien, il ne peut pas être générateur de conséquence. Jusqu’à preuve du contraire quand quelqu’un n’est plus aidé avec un subside, on n’enferme pas celui qui arrête de subsidier. On n’empêche pas non plus sous le libéralisme des individus d’aider d’autres individus mais on leur laisse la libre décision de le faire.

          Vous feriez bien de relire un peu Milton Friedman, car je pense que ce que vous appelez le libéralisme n’en est pas.

      2. lehamstersortidesaroue

        Les stéréotypes ont la vie dure…
        « Deux façons d’octroyer des crédits
        Il y a cependant deux façons pour les banques commerciales d’octroyer des crédits à leurs clients.
        1)Utiliser les dépôts existants
        […].
        2)Créer de la monnaie
        La seconde façon pour les banques commerciales d’octroyer des crédits à leurs clients consiste justement à créer de la monnaie, c’est à dire à effectuer un prêt sans avoir les montants correspondant en ressources. »
        http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/Creation-monetaire/La-creation-monetaire-comment-ca-marche
        Les banques privées battent monnaie tous les jours !
        Enfin si vous ne réduisez pas l’expression battre monnaie à la fabrication de billets alors que la majorité de l’argent en circulation est de la monaie scripturale.

        par ailleurs la banque de France n’est plus sous la tutelle de l’état. l’état en est actionnaire c’est tout.

        « L’état ne taxe pas assez les riches. »
        Je ne fais que résumer ce qui est dit dans l’article, si vous l’avez lu…

        « Donc, l’État ne taxe pas assez votre voisin à votre profit… Elle est belle, la mentalité de gauche… »
        C’est un peu le principe de réduction des inégalités jusque là, chacun met au pot commun, les riches plus que les petits…si vous avez mieux à proposer, je suis preneur.
        Parce que quoi qu’on en dise nous avons des biens communs, toutes les infrastructures par exemple, routes, hôpitaux etc…

        Merci pour le lien sur Hayek. (pas encore lu)

        Et merci à ttoinou pour vos pistes, je n’avais pas pensé à la monnaie locale ou alternative 😉

        1. « si vous avez mieux à proposer »

          Très simple : respecter les droits de propriété. Le riche fera travailler le pauvre : il recevra de l’argent en échange d’un service. Quand vous prenez au riche pour donner à un pauvre, la création de richesse est égale à zéro ou moins puisque les incitations à produire sont détruites.

          L’argent n’est pas la richesse contrairement à ce que croient les sotscialistes.

          Les banques privées battent monnaie tous les jours !

          Quel serait l’intérêt de créer de la monnaie alors qu’elle est massivement disponible via l’épargne des clients ?

      3. La BNF était privée, mais avec un système d’actionnariat très particulier, qui en faisait, de fait, une institution très conservatrice au service du public. Les « 200 familles » avaient un droit de vote égal, quel que soit le nombre d’actions possédées. Il était donc très difficile de faire usage de ce droit de vote pour favoriser des intérêts privés, mais aussi pour soutenir une politique de dépenses gouvernementales. Le consensus le plus facile à trouver, parmi les actionnaires, c’était tout bêtement la stabilité monétaire. Et ça a fort bien marché. La définition du franc n’a pas bougé en un siècle! Un fait exceptionnel dans l’histoire.

    3. @lehamster
      Au sujet de la création de monnaie vous propagez encore ce que vous avez entendu dans les milieux que vous fréquentez.
      Comme dit Ph11 ci-dessus une banque privée ne crée pas de monnaie, jamais.

      INSTANT T :
      1- Imaginez un système avec une seule banque, un seul commerce (un garage) et 2 habitants (1 mécanicien, 1 client).

      2- Les 2 habitants sont à la même banque ; le compte du garagiste est à -10KE et celui du client à +10KE. Solde compensé des 2 comptes : +10 -10 = zéro

      3- Le garagiste vient de finir de fabriquer une voiture de A à Z et la met en vente 50KE.

      INSTANT T+1 :
      4- Le client veut acheter la voiture et va voir sa banque qui lui dit ok pour accorder un crédit de 50KE et lui remet un chèque de banque de 50KE pour matérialiser l’accord (ce chèque de banque n’est qu’une reconnaissance de dette si le client prend possession de la voiture, il aurait pu être écrit sur un simple bout de papier ordinaire, pas d’argent créé et si le client le jette il n’a même jamais existé).

      INSTANT T+2 :
      5- Le client va au garage et montre l’accord du banquier (chèque de banque) et prend possession de la voiture (toujours pas d’argent créé)

      INSTANT T+3 :
      6- Le garagiste dépose son chèque à la banque émettrice qui crédite son compte et débite le compte du client (+50KE d’un côté, -50KE de l’autre côté, toujours pas d’argent créé)

      INSTANT T+4 :
      7- Bilan des comptes après cette opération :
      >> Garagiste : -10+50= +40KE
      >> Client : +10-50= -40KE
      >> Solde compensé des 2 comptes : zéro, comme avant (toujours pas d’argent créé)
      _________
      Cet exemple montre aussi que ce sont les crédits qui créent les dépôts.
      Cet exemple marche aussi avec 2 banques ou 20 banques : si la banque du garagiste n’est pas la même que celle du client alors la compensation se passe sur le marché interbancaire : la banque du garagiste sera en excédent de 40KE (50-10) et celle du client sera en manque de 40KE (10-50). La banque du garagiste va donc prêter ces 40KE excédentaire à la banque du client.

      1. lehamstersortidesaroue

        Je suis ouvert a tout, même au fait que je me trompe mais c’est quand même assez curieux que je tombe toujours sur la même chose et « vous »(un certain nombre, ici) jamais. Certains ici sont d’accord avec moi mais vous allez surement dire que je n’ai pas compris. admettons.

        J’ai quand même l’impression que vous jouez sur les mots où que vous ne voulez pas voir.
        Pour moi vous démontrez exactement l’inverse de ce que vous voulez demontrer.

        Si je prend votre exemple, à T+4 la garagiste à bien 40K€ qui n’existaient pas avant le crédit du client et le client va devoir se débrouiller pour gagner 40K€ pour payer sa reconnaissance de dette (s’il utilise son capital à cette fin ou 50K€ s’ils garde son capital de 10K€)
        A T+4,il y a bien eu 50K€ de créé par la banque.
        Il en reste 40K€ car le garagiste avait une dette.
        Si le garagiste ne touche pas à ses 40K€, il a le droit. Ils sont là pour l’éternité et ils n’existaient pas dans le circuit avant cette opération de crédit.
        CQFD, le crédit crée la monnaie.

        Pour rembourser sa dette envers la banque, le client va bosser pour d’autres gens qui ont fait des crédits et qui du coup ont de la monnaie pour le payer lui.
        Finalement il faut toujours un peu plus de crédits au total car il faut aussi payer les intérêts des 50K€ initiaux.

        ->Chaîne de Ponzi->croissance obligatoire sinon le système s’écroule.

        Tout cela est d’une limpidité.
        Si c’est faux trouver moi des liens ou autre qui expliquent différemment de ce que je dis, je n’en trouve pas.

        Cordialement.

        1. On vous a déjà longuement répondu dans l’article de CP 2016/06/18/257060-loi-travail-pave-mare-de-jean-tirole.

          Vous vous moquez de nous à faire celui qui ne comprends pas, alors que je pense que vous avez plus d’un neurone.

          Troller, c’est très drôle, mais relisez les réponses dans la référence que je vous indique, mais je n’ai aucune illusion sur votre bonne foi.

          Cordialement itou.

          1. lehamstersortidesaroue

            Désolé, ce que vous prenez de la moquerie est juste un manque d’assurance de ma part car je me suis fais seul ma culture économique qui est assez récente.
            Toujours le doute d’avoir raté un truc et de me planter dans cette discipline assez opaque pour un nouveau venu.

            Voyez par exemple, si je suis certaines personnes ici et prend pour acquis leurs propos, je me fourvoie.
            C’est juste ce risque qui me hante par rapport à mes sources : livres et Internet où tout le monde dit tout et son contraire, juste peur de me planter, c’est tout.

            Maintenant, trop de recoupements, je n’ai plus aucun doute sur la création monétaire.
            C’est un peu pour ça que je suis là, je veux voir ce qu’a a dire le « camp adverse » pour confronter mes conclusions personnelles.
            ça ne fait pas progresser, les gens a priori d’accord avec soi.

            Camps pas si adverse que ça par rapport à certaines de mes valeurs en fait, je place la liberté au plus haut point, liberté intérieure, s’entend.

            Merci pour les neurones, il m’en reste encore 2 en état de fonctionner par cette chaleur. 🙂

            Bien à vous.

            1. lisez l’article de wikiberal: Création_monétaire.

              « La banque peut-elle prêter un objet qu’elle ne possède pas ? Le concept de prêt bancaire serait-il une fraude intellectuelle ?
              Définition habituelle d’un prêt : un prêteur remet un objet à un emprunteur. L’emprunteur remet au prêteur une reconnaissance de dette. L’emprunteur restituera ensuite ce même objet au prêteur.
              Un prêt bancaire est l’opération par laquelle une banque prête de la monnaie à un emprunteur. La banque remet à l’emprunteur, des supports monétaires. Ces supports monétaires sont des pièces d’or, des billets de banque. Les supports monétaires prêtés peuvent aussi être inscrits sur un compte bancaire électronique. »

              « Création monétaire ex nihilo
              La banque échange de la monnaie contre une reconnaissance de dette. La reconnaissance de dette a (au moins en théorie !) plus de valeur que la monnaie émise. Sinon, la banque refuserait d’échanger de la monnaie contre une reconnaissance de dette. Il n’existerait donc jamais de création monétaire ex nihilo, car il semble y avoir toujours une contrepartie à la monnaie créée.
              Lorsque la banque sait que l’emprunteur ne pourra probablement pas rembourser son emprunt, il s’agit alors d’une fraude au détriment de la banque. Une créance perdue est une perte sèche pour la banque. Cette création monétaire est frauduleuse car elle nuit volontairement aux intérêts des actionnaires de la banque. C’est le seul cas ou la création monétaire serait une création monétaire ex nihilo. Dans ce cas, la monnaie émise est valable, elle conserve sa valeur. Mais la valeur de la créance sur l’emprunteur est nulle. Et la valeur de la banque est réduite de la valeur de la perte sèche subie par la banque. »

        2. Tout cela est d’une limpidité.
          Si c’est faux trouver moi des liens ou autre qui expliquent différemment de ce que je dis, je n’en trouve pas.

          Réponse de Bastiat à Proudhon qui tenait peu ou prou le même raisonnement que vous.

        3. @lehamster
          1- Je n’essaie pas de démontrer, je regarde des faits et je suis partie d’une situation à zéro pour vous montrer qu’il n’y a pas de création d’argent ex-nihilo : il ne vous aura pas échappé qu’il y a par contre une voiture en plus. Pas plus d’argent dans la banque avant qu’après.
          Je viens de vous montrer qu’il n’y a pas eu de création d’argent par une banque privée et vous dites non ! Alors où est l’argent créé ? Si le client ne rembourse pas alors la banque sera en perte c’est bien la preuve qu’il n’y a pas eu d’argent créé.
          Vous donnez à l’argent une valeur qu’il n’a pas : une voiture de 50KE a la même valeur qu’une liasse de 50KE ou une reconnaissance de dette de 50KE… suivant la confiance que vous avez dans l’un ou l’autre. L’un ou l’autre pourrait servir de valeur pour faire des échanges.

          2- Alors pour achever le raisonnement, maintenant supposez que vous ayez 50KE d’avance et que le client soit votre fils : vous donnez 50KE au garagiste et votre fils va vous rembourser en 50 mensualités de 1100€… Il n’y a pas eu de création d’argent et votre fils a pu profiter plus tôt d’un véhicule pour aller travailler lus loin de chez lui. Vous avez fait le banquier. Avez-vous créé de la monnaie ? Non, j’espère pas !.
          D’ailleurs on pourrait imaginer que ces 50KE (les vôtres) étaient sur un compte dans cette même banque. Au lieu que ce soit la banque qui les prête c’est vous, mais comme il y a une banque unique vous avez sorti 50KE de votre compte et c’est le garagiste qui les y remet.
          La banque n’a toujours pas créé de monnaie, ni vous.

          3- Si vous prêtez directement ces 50KE à votre fils, la seule différence avec le banquier c’est que la reconnaissance de dettes de votre fils vous ne pouvez pas l’échanger sur le marché pour récupérer ces 50KE (la réglementation vous l’interdit) alors qu’une banque se trouve avec 50KE et une autre avec 50KE en moins.
          Mais le rachat de dettes par des particuliers ça a existé et ça existe encore dans certains pays : vous cédez votre créance sur votre fils pour +/- de 50KE suivant la confiance qu’auront les repreneurs en ce que votre fils rembourse. C’est comme le marché interbancaire.

          4- Les intérêts : cette question est souvent soulevée et « y en a des » qui disent que les intérêts sont créés ex-nihilo.
          Cette croyance est dû au fait que les gens s’imaginent dans un monde de richesses finies alors que ce n’est pas le cas. La preuve : le garagiste a créé une voiture à partir de rien ou presque, on dit qu’il a ajouté de la valeur (d’où le nom de TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée). S’il a ajouté de la valeur il ne l’a volée à personne : richesse du monde à T+1 = richesse du monde à T=0 + 1 voiture.
          Si au lieu de produire 10 voitures par an, le garagiste en produit onze il n’a volé personne et le Monde a 11 voitures en plus, 11 voitures qui ont plus de valeurs que 10 voitures, 11 voitures qui vont rendre plus de services que 10, et une onzième personne qui au lieu de faire 1 aller retour en vélo par jour va pouvoir faire 5 allers retour pour ses livraisons et livrer beaucoup plus d’un seul coup et tout cela sans voler personne ni réduire le travail d’autres. Il y aura juste moins de gens qui attendent et l’argent circulera beaucoup plus vite.
          L’argent qui circule vite crée beaucoup plus de richesses plus rapidement pour tous et donne du travail à plus de monde. Je peux développer si nécessaire.

          5- Et j’arrive donc sur les intérêts qui ne sont que la rémunération pour avoir quelque chose plus rapidement et en profiter. Si la ménagère en faisant un crédit pour sa machine à laver peut faire sa lessive en 5 minutes au lieu de 4 heures, alors ses 4 heures elle peut les passer à avoir un travail plus productif en monnayant son temps (salariée) et produire des richesses que d’autres ayant fait pareil pourront acheter. Par exemple elle garde des enfants et d’autres peuvent faire taxi vu qu’ils n’ont pas à garder leurs enfants et ceux qui font taxi évitent à des hôteliers d’aller chercher eux-mêmes leurs clients à la gare ou à l’aéroport, ce qui était une perte de temps : ça s’appelle la division du travail et ça augmente la richesse de tous sans voler personne.

          L’argent des intérêts a été créé par la richesse globale qui a augmenté. Il y a 5 fois plus de logements en bon état et avec plus de confort maintenant qu’il y a un siècle, 10000 fois plus de véhicules etc…

          1. Vous avez bien de la création monétaire par les banques privées. Le crédit c’est de la monnaie. Certes de la monnaie temporaire puisqu’une fois que le crédit est remboursé la monnaie est détruite, mais durant toute la période où le crédit est à rembourser il y a de la monnaie en plus en circulation. Dans l’exemple que vous donnez au début les soldes ont beau être équilibrés le garagiste a bien 40 000 euros qu’ils peut dépenser dans l’économie. Si ce n’est pas de la monnaie expliquez-moi ce que c’est.

            De plus l’exemple que vous donnez lorsque je prête 50000€ à mon fils ne correspond pas à la situation d’une banque privée. Si je prête 50000€ soit je les possède soit je les emprunte et dans ce cas là je dois les rembourser.
            Quand une banque fait un crédit elle ne possède pas l’argent qu’elle fournit (pas la totalité en tout cas, une partie seulement est couvert pas les dépôts de ses autres clients) et elle n’a pas à le rembourser à quelqu’un (évidemment si elle ne récupère pas sa créance elle ne pourra pas couvrir les dépôts de ses clients et la monnaie sera en effet détruite au final).

            Pour vous convaincre, imaginez simplement que les banques décident demain de prêter 100 000 euros à tous les Français et demandez-vous quels seraient les conséquence rapide sur l’inflation. Même si cette monnaie n’est que temporaire je peux vous garantir que cette « création » de monnaie aurait des effets rapides et visibles.

          2. lehamstersortidesaroue

            1)« Je viens de vous montrer qu’il n’y a pas eu de création d’argent par une banque privée et vous dites non ! Alors où est l’argent créé ? »
            J’ai assez envie de dire chez le garagiste, comme plus haut…

            « Si le client ne rembourse pas alors la banque sera en perte »
            Oui comptablement, en effet.

            « c’est bien la preuve qu’il n’y a pas eu d’argent créé. »
            Lorsque la banque prête de l’argent qu’elle n’a pas et que la garagiste possède maintenant, quel mot voulez-vous utiliser à part créer ?

            Ce n’est pas la peine d’aller plus loin, si nous n’arrivons pas à être d’accord à ce niveau.

            Je pense que vous ne savez pas ce que sont les réserves fractionnaires, je me trompe ?
            Je cite :« Cette création de monnaie scripturale en contrepartie d’engagements juridiques de tiers… » définition d’un pret bancaire.
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_r%C3%A9serves_fractionnaires

            Je n’ai pas de chance, quand je cherche, je tombe toujours sur des liens complotistes ou gauchistes ! lol

            Vous raisonnez comme si la banque ne prêtait que des dépôts, c’est très loin d’être le cas unique, grâce à ce système de réserves fractionnaires justement.

            2) il n’y a pas création en effet, je prête un dépôt.

            3)OK.

            4) et 5) je ne portais aucun jugement de valeur sur les intérêts et le crédit, ce n’était pas l’objet du discours. Je ne doute pas un seul instant qu’il y a des avantages au crédit et des justifications pour les intérêts.

            Je dis juste que le crédit crée la monnaie (pas uniquement le crédit) et que l’intérêt sur cette monnaies crée ex nihilo, oblige à la croissance sous peine d’effondrement du système monétaire.
            Je ne porte pas de jugement, je décris, c’est tout.

            Quand vous aurez compris et intégré, vous aurez sans doute un autre regard sur le système économique et monétaire.

            1. Je dis juste que le crédit crée la monnaie (pas uniquement le crédit)

              D’un côté, de tout temps, l’argent n’a jamais été rien d’autres que de la reconnaissance de dettes.

              « L’échange se décompose en deux trocs, en deux facteurs, la vente et l’achat, dont la réunion est nécessaire pour le constituer. Vous vendez un service contre un écu, puis, avec cet écu, vous achetez un service. Ce n’est qu’alors que le troc est complet ; ce n’est qu’alors que votre effort a été suivi d’une satisfaction réelle. Évidemment vous ne travaillez à satisfaire les besoins d’autrui que pour qu’autrui travaille à satisfaire les vôtres. Tant que vous n’avez en vos mains que l’écu qui vous a été donné contre votre travail, vous êtes seulement en mesure de réclamer le travail d’une autre personne. Et c’est quand vous l’aurez fait, que l’évolution économique sera accomplie quant à vous, puisqu’alors seulement vous aurez obtenu, par une satisfaction réelle, la vraie récompense de votre peine. »

              Bastiat, Maudit argent.

              Autrement dit cet écu, en lui même, n’est qu’une reconnaissance de dettes que les hommes se repassent les uns les autres en échange de satisfactions réelles, c’est à dire de bien ou de services. L’argent fut introduit afin que si A rend service à B, ce n’est pas B qui rende service en contrepartie à A, mais C qui hérite alors de la dette de B et ainsi de suite…

              Sur la création monétaire : Comment les banques créent la monnaie…quelques mythes.

              1. lehamstersortidesaroue

                Merci pour les précisions Turing.
                j’ajouterai:
                « Le terme de « système de réserves fractionnaires » (on parle aussi de « couverture partielle ») désigne le droit pour une banque commerciale de prêter, par des jeux d’écritures, de l’argent qu’elle n’a pas – en apparence – et sur lequel, outre le remboursement par le débiteur, elle touchera des intérêts. Cette création de monnaie scripturale ex nihilo est tempérée par l’obligation de déposer un pourcentage des encours de crédit de la banque auprès de la banque centrale(« réserves obligatoires »), pourcentage relativement faible en pratique (quelques pourcents). De la même façon, la transformation bancaire consiste à prêter des ressources à court terme (celles des épargnants) pour financer des crédits à long terme (ceux des emprunteurs). »

                http://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%A9serves_fractionnaires

                Après on en pense ce que l’on veut mais c’est comme ça que ça se passe.

                Si vous voulez mon avis, je ne suis pas contre l’émission de monnaie via ce système de réserve fractionnaire, l’argent étant du vent, une convention, une confiance réciproque.
                Pourquoi ne pas émettre de vent a partir de rien, si on en a besoin ?

                Là où je tique un peu c’est de payer pour du vent né de rien, c’est a dire les intérêts sur ce genre de prêt.
                Je ne tique pas sur le fait de payer pour un service mais pour ce que ça implique derrière :
                Même si ce n’est pas un besoin de la population, le fait de payer des intérêts oblige à la croissance forcée pour rembourser les intérêts.
                En effet il va falloir un peu plus d’argent dans l’économie, il va falloir l’émission d’un nouveau capital quelque part dans le monde pour que je puisse en travaillant ou autre, en capter une partie et rembourser les intérêts que je dois à ma banque.
                Aux autres ensuite de se débrouiller de capter de l’argent dans le flots des nouveaux emprunts pour payer leurs intérêts.
                Une partie de la croissance physique réelle est parasitée par les banques.
                Le phénomène que je viens de décrire et qui n’est jamais ouvertement décrit devant le grand public (mais il n’est pas caché), est la raison pour laquelle les politiciens, les médias etc disent il faut de croissance et tous en cœur nous reprenons, il faut de la croissance.
                Oui dans un tel système, il faut de la croissance, c’est vrai.

                Ce qui me dérange le plus n’est pas le fait d’être parasité, nous avons l’habitude… ce qui me dérange c’est que ce système monétaire réclame la croissance physique perpétuelle.
                Or nous sommes sur une planète finie en ressources, il est physiquement impossible de soutenir une croissance perpétuelle.
                Svp ne me parlez pas des services, il y a toujours un minimum de ressources physiques consommées derrières des services « dématérialisés »
                Ce système monétaire basée sur le crédit avec intérêts est à terme néfaste pour notre survie même à tous, premier droit d’un libéral…

                1. @lehamster
                  La réserve fractionnaire a uniquement pour but que les reconnaissances de dettes accumulées par les clients emprunteurs et tous les autres engagements de la banque ne représentent pas plus de 12.5 fois (l’inverse de 8%) des fonds propres de la banque afin qu’elle puisse faire face à des défauts clients sans perdre plus que ses fonds propres.

                  Pour info le stock de défauts de crédit immo en france est de 1.45% (2013, pourcentage du montant des crédits accordés. Ce n’est pas 1.45% par an, c’est un stock et si l’on considère que le stationnement de ces crédits en zone contentieuse dure 2 à 3 ans ça ne représente que 0.58% des montants par an. Mais d’autre part si l’on considère que tous ses crédits sont assurés par des garanties (hypothèques, assurances) alors la perte totale est proche de zéro.

                  Pour les prêts à la consommation il est difficile d’avoir une statistique car chaque banque garde secret ses malheurs mais quand on fait le rapport du surendettement sur le montant total des prêts on arrivé à 1.5% de défaut, ce qui confère une marge de sécurité suffisante par rapport à la réserve fractionnaire de 8%. Qui plus est, ce risque est déjà compensé par les intérêts payés sur les prêts solvables.

                  Le bonheur est dans le prêt !

              2. @lehamstersortidesaroue :

                Il convient de tempérer les intérêts à rembourser par la dépréciation de la valeur de la monnaie (inflation) lors de la durée du crédit pour se rendre compte du « vrai » taux d’intérêt.

                Les discussions sur la création monétaire sont compliquées ; mettons de côté les définitions que l’on met derrière les termes (« création », « monnaie », « monnaie-promesse »…) pour étudier, dans l’optique de l’article, les conséquences de l’utilisation quotidienne d’une unique monnaie contrôlée par l’état et des secteurs financiers 🙂 .

                « Si vous voulez mon avis, je ne suis pas contre l’émission de monnaie via ce système de réserve fractionnaire, l’argent étant du vent, une convention, une confiance réciproque.
                Pourquoi ne pas émettre de vent a partir de rien, si on en a besoin ? »
                Si les utilisateurs de monnaie étaient libre de choisir cette monnaie parmi d’autre de façon libre, pourquoi pas vous faites ce que vous voulez avec votre propre monnaie !
                Le fait est qu’actuellement le cours de la monnaie € est « légal » donc *forcé* ; les utilisateurs de la monnaie se font avoir car la masse monétaire augmentant, leur quantité de monnaie se fait diluer en permanence (après pour être plus précis il faut prendre un pdv dynamique comme dans l’article).
                Certains phénomènes cachent cela, par exemple les avancées qui nous permettent de produire plus facilement vont en sens inverse de cette dilution. C’est ce qu’il se passe tous les jours dans tous les secteurs et c’est ce qui constitue la réelle « croissance » = augmentation du rapport de l’effort au résultat ( http://bastiat.org/fr/effort_resultat.html ). Il est donc possible d’avoir de la croissance sans pour autant avoir de l’inflation, un CAC 40 qui galope et la fin des ressources de notre planète. Au contraire, il y a croissance lorsque nous trouvons le moyen d’économiser du temps ou des ressources (ou que d’autres pays peuvent produire à notre place), et ceci ne se comptabilise pas dans le PIB, tout comme une augmentation de valeur d’actions ne signifient pas forcément une création de réelle valeur (le premier étant plutôt une conséquence du second). Cela n’empêche pas certains de s’enrichir au passage.

                Beaucoup d’économistes autrichiens soutiennent que l’on peut se débrouiller avec une quantité (stock physique ou numérique) *fixe* de monnaie. L’idée que l’on a besoin d’inflation est défendue par ceux qui profitent (i.e. leur survie quotidienne dépend de) de l’inflation et qui ne peuvent même pas imaginer que les choses puissent se dérouler autrement. Ils doivent avoir plein d’autres d’arguments j’en conviens, mais ils seront tous reliés d’une certaine façon à un cours forcé et un contrôle de la monnaie… Nous pendant ce temps nous étudions le principe avec les bitcoins (d’ici 3 ans nous atteindrons les 21 millions en circulation ? https://blockchain.info/charts/total-bitcoins?timespan=all ).

                « ’émission d’un nouveau capital » je ne comprends pas ce que vous voulez dire par là. Dans quelle circonstance un capital est-il émis ?

                « Une partie de la croissance physique réelle est parasitée par les banques. » Oui, pourquoi pas. Ils sont pas les seuls, dans notre société, à parasiter les autres.

                Pour finir, même si je ne pense pas qu’il existe de « droit à la survie », nos point de vues n’ont pas l’air si divergents…

  2. « Ainsi, le point de vue de Piketty selon lequel les marchés sont responsables de l’accroissement des inégalités économiques est trompeur. Ce sont plutôt les États eux-mêmes qui sont la cause des hausses des inégalités qu’ils prétendent combattre »

    D’abord Piketty parle peu des aspects monétaires, ensuite la banque centrale est indépendante des états.

  3. Bien avant le fait que tous les agents économiques ne reçoivent pas l’argent au même moment lors d’émission de monnaie il y a le fait que l’épargne, quand elle existe, est construite différemment entre ceux qui ont et ceux qui ont peu : d’un coté, ceux qui ont, elle est faite majoritairement de biens tangibles (immo, forêt, terre agricole…) et de l’autre en monnaie ou tout comme.

    C’est une double peine car le tangible rapporte 2 fois : son rendement et en plus il se réévalue automatiquement dans la monnaie dévaluée.

    Il y a aussi inégalité devant les outils utilisables pou sauvegarder l’épargne liquide : combien de fortunes se sont construites simplement en changeant des francs contre des dollars la veille des dévaluations, manœuvre peu accessible au clampin moyen à cause des réglementations ?

    1. Ce commentaire était fait dans le sens où c’est l’état qui en manipulant la monnaie pénalise ceux qui ont peut en les empêchant ou ralentissant la construction de leur capital et donc de leur patrimoine.

  4. « ….le garagiste a bien 40 000 euros qu’ils peut dépenser dans l’économie. »

    Non, comme il a posé le chèque de banque sur son compte, il a simplement une reconnaissance de dettes de 50KE de sa banque envers lui garagiste : un relevé de compte positif pour le client matérialise une dette de la banque envers le client.

    « ….Si ce n’est pas de la monnaie expliquez-moi ce que c’est…. »
    C’est une reconnaissance de dettes de la banque envers le garagiste, voir ci-dessus.

    Et la voiture qu’il a fabriqué ce n’était pas de la monnaie ? Aurait-il pu payer quelque chose avec sa voiture ? Oui, l’agrandissement de son atelier ou l’achat d’une machine. Même que sa voiture avait plus de valeur que les 50KE puisque quelqu’un a préféré échanger ses 50KE contre la voiture. Et même le banquier a préféré échanger ses 50KE contre une reconnaissance de dettes du client.

    Personne n’échange contre une moindre valeur sauf pour faire plaisir. Croyez vous que le banquier ou le garagiste échangent pour faire plaisir ?
    J’ai montré dans mon exemple précédent volontairement basé sur des écritures de compte à compte (sans monnaie fiduciaire) qu’une banque, dans un fonctionnement normal, n’avait même pas besoin de fonds propres (donc pas d’argent) et n’avait même pas créé d’argent puisque sa comptabilité fait apparaître un équilibre à zéro entre la dette du client et la dette de la banque au garagiste
    .
    Oui le garagiste peut dépenser disons 20KE pour acheter par exemple des matières premières ou payer ses salariés mais alors cet argent ira sur le compte en banque de ce founisseur (même banque). La reconnaissance de dette de la banque vis-a-vis du garagiste baissera de 20K€ et celle de la banque vis-a-vis de ce fournisseur augmentera de de 20KE.

    « Pour vous convaincre, imaginez simplement que les banques décident demain de prêter 100 000 euros à tous les Français… »

    Cette distribution pose 2 problèmes :
    – le risque de défaut des clients puisque la distribution du crédit est faite sans discernement entre clients solvables et insolvables et sans garantie (hypothèques) et donc en final devrait conduire à une hausse des taux d’intérêts dont une partie représente le risque. Ca ressemble plus à une distribution d’argent gratuit et effectivement ça conduit à de l’inflation à cause de l’augmentation de la demande.

    – 2ème problème : le montant distribué représenterait 4000 Mds (pour 40 millions de citoyens, je suis sympa) et en comptant la réserve fractionnaire de 8% il faudrait 320 Mds de fonds propres disponibles dans les banques pour les couvrir.
    Si je prends la BNP, ces fonds propres sont de 96Mds et son ratio Tier One est de 12.2% (2015) ce qui veut dire qu’elle a déjà 96/0.122= +/- 786Mds d’engagements. En appliquant le ratio de 8% ça donnerait la possibilité d’aller jusqu’à 96/0.08= 1200Mds soit un surplus de 414Mds, on est loin des 4000Mds de votre distribution. Surtout que les pertes générées par cette distribution sans discernement conduiraient à une diminution des fonds propres… De plus cette distribution ne laisserait aucune place au financement de l’économie.

    La réserve fractionnaire n’est pas une mauvaise idée en soi dans le sens où elle couvre d’éventuelles pertes qui dans une saine gestion seraient de moins de 8% des encours (cf le défaut des crédits immo ci-avant) et qu’elle évite aussi trop d’argent fiduciaire en circulation, ce qui serait un problème si plus de 8% des montants en banque étaient retirés en cash (bank run) et on aurait alors affaire à une crise de liquidités comme en Grèce.
    Mais imaginez une réserve de 1 pour 1 c’est aberrant de moins point de vue car ça restreindra l’accès au crédit et à l’augmentation de la pauvreté.
    Dans l’état actuel il faudrait déjà s’assurer de la qualité des fonds propres des banques et de leurs engagements.

    1. lehamstersortidesaroue

      Visiblement l’expression de création monétaire employée par tout le monde ne vous plait pas, vous préférez l’expression reconnaissance de dette.
      pourtant l’argent à bien été crée par la banque, capter par le garagiste, rembourser par le client et finalement détruit par la banque mais toujours captif du garagiste.
      bilan pour la banque = 0 + intérêts
      Bilan pour le garagiste + 50K€.
      Bilan pour le client: il a du trouver 50K€ + intérêts, auprès d’autres « gentils couillons » qui ont fait un prêt bancaire également. -> course folle au crédit sinon ça ne tient plus cette affaire.

      le garagiste, lui, épargne tranquillement ses 50K€ qui n’existaient pas dans l’économie avant que la première banque ne les créent.
      il peut les dépenser quand il veut, au rythme où il le souhaite, tout convertir en billets de banque s’il le souhaite. cet argent est bien réel et n’existait pas avant que la banque ne les créent.

      1. Vous refaites votre Proudhon, je vous renvoie donc, à nouveau, à la réponse de Bastiat. C’est étrange cette obsession pour le numéraire, et ce peu d’intérêt pour la création de richesse (en l’occurence, la voiture dans un premier temps).

        1. Turing c’est vous qui confondez création de monnaie et création de richesse, non ?

        2. lehamstersortidesaroue

          dites moi ce qui est faux dans mes propos, plutôt que me renvoyer à des liens kilométriques…

          1. @ lehamster

            Ce qui est faux, oh pas grand chose… juste que dans votre bilan vous oubliez juste la valeur…
            – Le garagiste n’a plus de voiture
            – Le client a une voiture
            – Le banquier a participé à tout cela e accordant le crédit et en prenant le risque

            Vu que vous n’accordez pas de valeur à ce que vous possédez, merci de céder toutes vos affaires et propriétés à l’association de bienfaisance la plus proche. Ils sauront transformer tout cela en espèces sonnantes et trébuchantes !

            1. Pourtant Perceval l’a bien dit : « c’qui compte, c’est les valeurs ! »; et si le hamster n’a toujours pas compris, il peut toujours répondre : « c’est pas faux ! ». 😛

  5. A)  » Dès lors le coût pour ces personnes, qui je reprend le terme seraient sacrifiés sur l’autel de l’efficacité, est pour moi trop cher payé pour les bénéfices que j’y gagnerai  » Non ces personnes ne seraient pas forcément perdantes dans l’opération… elles pourraient confier leur trésorerie à quelqu’un de confiance (un proche, un ami), plus de services se développeront pour que l’on puisse se payer le luxe de ne pas s’intéresser aux affaires… à l’heure actuelle j’ai l’impression que ce luxe on le paye tous les jours très très cher ( moins efficace ). Si vous me fournissez des exemples précis je chercherais des solutions précises.

    B) « certaines personnes ne reçoivent pas l’éducation  » la façon dont vous tournez la phrase montre que vous pensez que l’éducation, l’intelligence, la curiosité, la débrouillardise, le savoir, sont des choses qui tombent du ciel, qui se « reçoivent » (de force ?) etc etc.. Selon moi, les gens ne sont pas inaptes parce qu’on ne les éduque pas assez mais *parce que* on les éduque (ou on le souhaite fortement)…
    L’éducation est majoritairement conçu à sens unique ; le savoir est sensé se transmettre du compétent au débutant. L’intelligence c’est avoir l’aval du professeur et la curiosité c’est choisir une filière ou une spécialiste à la fac ou dans une école.

    Il existe effectivement des savoirs qui peuvent se transmettre de cette façon ; mais le plus important c’est la démarche, la compréhension, sa restitution sous forme d’étapes reproductibles et défendables, appropriées par le sujet « en apprentissage ». « La vérité n’est pas comme le produit dans lequel on ne trouve plus de trace de l’outil », le savoir est outil.
    La démarche dont je viens de parler peut venir de discussions et aussi de la praxis quotidienne : dans notre exemple de monnaie cela peut venir progressivement jusqu’à que cela fasse parti de nos habitude de manipuler plusieurs monnaies (pour la transition) et pour les prochains il n’y a aucune difficulté à ce qu’ils se débrouillent d’eux même avec plusieurs monnaies dès leur plus jeune âge. Les erreurs que l’on fera, les arnaques dont on sera victime, les échanges qui se seront bien déroulés, tout cela nous apprendra au fur et à mesure à « faire les bons choix économiques » et à reconnaître une bonne monnaie, pas un diplôme de manipulation poly-monétaire BAC + 5.

    Encore une fois, si vous me donnez des exemples précis, j’essayerais d’argumenter plus précisément !

    « corollaire critiqué l’homme est généreux » pouvez vous préciser ? est ce que cela a un lien avec « Il suffit juste de regarder la nature humaine telle qu’elle est…  » plus haut ?

  6. C’est même marqué en toute lettre sur tous les relevé de compte: DEBIT/CREDIT

  7. Donnez des exemples concrets s.v.p.

  8. Turing c’est vous qui confondez création de monnaie et création de richesse, non ?

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