Quand la SNCF devra s’adapter à la concurrence

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Transports

Par Éric Verhaeghe.

SNCF By: TerrazzoCC BY 2.0

 

Sans que personne ne le voie clairement, les cheminots sont à la source d’un désordre français majeur, qui déstabilise l’ensemble du champ social. La préparation du rail européen passe en effet par la conclusion d’une sorte de convention collective à l’échelle de l’Union, beaucoup moins favorable que le statut accordé aux salariés de la SNCF. Bloqués pendant des années par un syndicalisme que Guillaume Pépy a protégé, les cheminots français découvrent peu à peu qu’ils ne seront plus seuls à utiliser les rails financés par le contribuable. Ce réveil salutaire mais douloureux perturbe en profondeur le paysage social français.

Le risque d’un statut européen du rail

On ne le dit pas assez, mais les innombrables grèves qui se succèdent à la SNCF, en ordre dispersé, protestent toutes contre la négociation d’une convention collective nationale du rail qui remettra en cause le statut des salariés de la SNCF. Ceux-ci vivent en vase clos, depuis 1936, à l’abri de leurs petites combinazioni syndicales et font, depuis des années, l’autruche face à l’imminente ouverture du rail à la concurrence. L’ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence arrive. Cette salutaire introduction permettra de secouer le cocotier des rigidités de la Vieille Dame nationale.

Elle ne va évidemment pas sans susciter un puissant tir de barrage. Pourtant, le mouvement paraît inéluctable : il est désormais incontournable que la branche du rail existe et dispose d’une convention collective moins contraignante que le statut de la SNCF. Les syndicats français l’ont bien compris, les avantages que la « bête SNCF » leur donne depuis des années touchent à leur fin. Les entreprises ferroviaires qui pourront assurer du transport de voyageurs dans quelques années en France pourront recruter sous des conditions moins favorables que la SNCF.

La seconde mort de la Libération

Historiquement, les syndicats ont pu justifier les avantages extravagants (dont la retraite à 50 ans) qu’ils pouvaient revendiquer au nom de la Libération et des prix qu’on lui prêtait. Personne n’a en vérité jamais vérifié attentivement si la légende forgée au sortir de la guerre sur l’engagement patriotique des cheminots se justifiait. Mais la conviction intime régnait : sans eux, la France n’aurait été ni vainqueur ni libre en 1945.

Ce légendaire héroïsme des cheminots a justifié bien des compromis. Tout le monde a fermé les yeux sur la participation de la SNCF aux déportations, et l’histoire n’a retenu que les sabotages postérieurs à la rupture du pacte germano-soviétique. En 1945, les cheminots ont refusé de rejoindre le régime général de la Sécurité sociale et ont préféré garder leurs avantages et leurs règles spécifiques, bien plus favorables.

Il a fallu attendre près de soixante-dix ans pour que ces privilèges soient remis sur la table et révisés. Seule l’Europe aura permis d’aborder sans pollution historique ni légendaire la vérité des faits. Enfin, on peut discuter de ce que doit être la condition de travail d’un conducteur de TGV, sans évoquer la sabotage des lignes menant en Normandie en 1944.

Privatisons la SNCF et le rail, enfin !

Reste à aller jusqu’au bout. Les grèves auxquelles nous assistons sont les derniers témoignages des prises d’otages du service public par les toxiques CGT Cheminots et autres coordinations pseudo-ouvrières. Ceux-là adorent parler comme s’ils incarnaient le prolétariat, alors qu’ils en sont juste les rentiers ordinaires. Personne ne dira jamais la souffrance des vrais prolétaires, usagers du rail, qui furent pris, pendant des années, en otage des revendications incertaines lancées par des syndicats très protégés par Guillaume Pepy. Tous ces lève-tôt ont dû composer avec les irrégularités capricieuses du syndicalisme ferroviaire et arriver au boulot quand ils le pouvaient.

Une étape doit encore être franchie : la refonte de la gouvernance de la SNCF. Guillaume Pepy, à force de manœuvres et d’entregents, a beaucoup profité du système pour un bilan social et économique cataclysmique. Il est temps que la France de la rente et du fromage laisse la place à la France de la compétition et de la réussite. Mais il faudra probablement attendre le prochain quinquennat pour y arriver.

Sur le web

  1. j’aurais plutôt titré : « quand la SNCF aura disparue….. » .
    je ne vois pas comment elle pourrait s’adapter , le train est un objet devenu obsolète , le paysage urbain est en pleine restructuration des villes se meurent d’autres naissent . le rail ne permet pas d’adaptation d’ailleurs , les lignes disparaissent les unes après les autres faute d’usagers et d’autres sont surchargées, le monde bouge mais pas avec la SNCF

    1. +1. A ce niveau d’inadaptation seule la faillite, à l’instar de la SNCM, convient. D’autres transporteurs par rail apparaitraient (ou pas, selon l’intérêt de la chose …)
      Cependant la SNCF est « too big to fail », et il y a trop de gens qui en dépendent pour aller bosser chaque jour : aucun politicien ne la laissera tomber. Il n’y a pas de plan B .

  2. cet article est une coquille vide

    1. Je suis subjugué par la qualité, la profondeur et le nombre de vos excellents arguments. Chapeau, Jérémie, vous prouvez ainsi à quel point vous surclassez l’auteur à tous les points de vue. Vous êtes une étoile au firmament des grands esprits.

    2. Quelle pertinence dans le propos. Vous avez gagné un billet aller pour Pyong Yang

  3. Les changements seront longs. De plus, ce sera plutôt de nouveaux noms à la place de Sncf, mais le réseau étant complexe il y aura peu de changements, si ce n’est supprimer encore des lignes au détriment de l’usagé. Que ce soit privé ou public, c’est le public qui renflouera à moins d’installer le chaos faute de moyens de transport suffisant.

    1. Il est clair que les nouveaux venus ne choisiront, pour commencer, d’exploiter que les grandes lignes, sans doute en rapport avec leur pays d’origine, la France continuant à desservir les petites et moyennes lignes moins rentables (plus de temps pour moins de Km et un taux d’occupation moindre et plus aléatoire des voitures). Il m’étonnerait que les concurrents se battent pour le RER, dans un premier temps!

      Le tout est de savoir quel sabotage syndical, ils vont essuyer sur les voies! Et comme on connait la CGT, ce sera comme les pneus d’Amiens: plutôt la faillite que le recul! La dialectique habituelle expliquera!

      Et une raison en plus pour que les investisseurs (et forcément les jeunes Français) quittent ce pays!

  4. la SNCF (comme l’éducation nationale, edf,…) n’est pas réformable (et donc ni privatisable).

    1. il faut donc laisser mourir…
      c’est pour quand concrètement l’arrivée de la concurrence sur le traffic voyageurs ?

      1. Date butoir pour l’Union Européenne: 2019, pour le transport passagers. Pour le fret, c’est déjà en cours depuis 2009. Voir:

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouverture_%C3%A0_la_concurrence_du_transport_ferroviaire_en_France

        J’adore la protection française des RER et RATP … jusqu’en 2039, par la loi, évidemment!

  5. Dans une Europe Modernisée le Rail SNCF Français va devenir le Rail ‘de l’inutilité et du ridicule;et on devra automatiquement le déboulonner;

  6. Vieille Dame n’est peut-être pas le mot que j’aurais utilisé pour cette s…..

  7. Quel titre bienfaiteur pour les usagers qui comme vous le dites ont eu à souffrir des privilèges inconsidérés de ces nantis du rail.
    Dans le passé je n’ai jamais compris comment des gens modestes aux conditions difficiles pouvaient se laisser jouer par cette caste arrogante,
    Je l’ai souvent dit sans ce syndicat mortifère de la CGT et ses gréves au fait du prince, la France serait rester le grand pays qu’elle fut

    1. Mais la CGT est égalitariste!!! « Tous les travailleurs ne devraient plus travailler après 50 ans et jouir des mêmes avantages « normaux » de la SNCF: c’est une conquête sociale conquise de haute lutte par les travailleurs! etc … etc … »

    2. C’est amusant : la Deutsche Bahn a pourtant récemment montré que ses conducteurs faisaient plus de grève que la SNCF…

      De même la retraite à 50 ans a disparu… Et il ne faut pas confondre âge d’ouverture de droits et âge auquel une retraite raisonnable et accessible…

      Toujours sur les retraites, on a vu il y a quelques temps un article qui plaçait la retraite moyenne des cheminots légèrement au dessus de la retraite moyenne de base des salariés du privé… Comparaison trompeuse car le cheminot n’a pas de retraite complémentaire, qui fait passer le salarié du privé bien devant lui.

  8. liberalmaisantiliberte

    Des le début le journaliste annonce la couleur: 1936 c’était le bon temps il est temps de revenir en 1800.

    Finalement, on voit que les grognements des libéraux n’ont que de la haine pour les autres et que leur volonté serait que tout le monde soit précarité comme en 1800. Bref, la fin de la classe moyenne par exemple.

    Comment voulez vous qu’une majorité suivent un projet dont le but avoué (!) Est la régression social ? Quel intérêt ont les gens aux dit libéralisme en ce cas. Je préférais l’horrible étatisme gaullisme à l’idéal multinationale de 1800 en ce cas…

    1. Confus, mais merci pour ce moment. Collector

      1. liberalmaisantiliberte

        J’ai remarqué aussi mais j’ai écris sur téléphone portatif donc il y a des remplacement de mot pas forcément heureux d’où les erreurs de syntaxes mais bon le fond reste pas faux.

        C’est une vrai question, en fait, que je voulais vous posez: le libéralisme est-il l’assurance d’une meilleur vie sur le plan matériel et notamment pour les plus smicards d’entre nous (ce qui n’est pas mon cas mais je pense global et non pas personnelle sur les questions économiques). Voilà.

        1. Toujours pas compris le fond mais passons.

          Pour répondre a votre question, oui, absolument, sans aucune ambiguïté.

          En 2012, 2 mois a peine après l’election, les HS et le FS ont été a nouveau fiscalisés et augmentés. Le gain pour le trésor est de 8 milliards.
          La taxe a 75% sur les salaires supérieurs a 1 million devait rapporter 0,4 milliard avant d’être abandonnée, non sans avoir accéléré l’exil de nos cadres supérieurs au préalable. Ce qui tombe plutôt mal, ils étaient déjà trop nombreux a ne plus cotiser un cent en France, a ne plus consommer etc..
          Notre Savamieux national n’aime pas les riches, qu’il a aimablement quantifiés a 4000€/mois/foyer. C’est a dire que si et votre conjoint(e) touchent 2 Smic +, vous êtes riches. Vous êtes certainement plus nombreux et plus intéressants a plumer que n’importe quelle autre catégorie sociale. Je ne sais pas comment vous dire, mais la France va très mal, elle s’appauvrit a très grande vitesse. Et la plus grosse victime des promesses socialistes est la classe moyenne travaillant dans le privé.
          Le libéralisme économique n’a pas a faire ses preuves, et les effets bénéfiques pour toutes les classes sociales ne sont plus a démontrer. Le cas de la Suisse est éloquent. Les réformes ciblées en Suede également. Le socialisme, c’est l’illusion de vivre bien aux dépends des autres, y compris, aux dépends de nos propres enfants, et s’est toujours soldé par un échec économique et moral (mettre autant d’argent dans le publique ne peut qu’amener une corruption endémique), partout ou il a été essayé, a petites, a fortes doses, brutalement, graduellement. Nos syndicats qui ne représentent plus personne en sont la démonstration par l’absurde.
          Après, être libéral, ce n’est pas juste une question économique, mais il y a des lecteurs ici qui sauraient l’expliquer beaucoup mieux, si ca les tente.

    2. On peut critiquer l’article pour son excès d’optimisme, car, personnellement, je pense que le monopole d’État qu’est la SNCF a encore malheureusement de beaux jours devant lui, mais il n’est nulle part question de 1936, encore moins de 1800. Contrairement à ce que vous croyez, le libéralisme a pour objet le progrès social (le vrai, pas celui qui se fait pour une minorité de privilégiés au détriment des autres et au final, au détriment de tous). S’il fait encore relativement bon vivre dans notre pays, vous le devez exclusivement au passé libéral de notre pays et à ce qu’il en subsiste. Comparez le service rendu par la SNCF (déplorable, je peux en témoigner en tant qu’usager) et celui rendu par votre supermarché, sans même tenir compte des subventions perçues par la première et des impôts, taxes, prélèvements, tracasseries sans nombre subies par le deuxième, et vous aurez une petite idée de l’écrasante supériorité du libéralisme sur le socialisme.

      1. Je préfère cent fois le service de la SNCF à celui d’un supermarché pour ce qui est du voyage en train !

        Quand on compare les différents systèmes ferroviaires dans le monde, on remarque que les meilleurs sont monopolistiques, largement subventionnés et souvent publics (pour rappel la moitié des entreprises composant Japan Rail spnt publiques, et toutes sauf le fret sont monopolistiques et intégrées réseau plus opérateur sur leur périmètre géographique)

        L’ouverture à la concurrence telle que voulue par Bruxelles n’est en aucun cas un gage, ni un pré-requis d’amélioration du service.

        Ajoutez à cela l’art français de faire compliqué quand on peut faire simple (faire une réunification qui de 2 entités en fait 3 par exemple), et vous avez là un cocktail d’inefficacité de toute beauté.

        Les avantages des cheminots sont loin d’être aussi exorbitant que l’on veut bienles presenter régulièrement…

        1. « pour rappel la moitié des entreprises composant Japan Rail spnt publiques, »

          Correction : la moitié des entreprises composant la JR sont ENCORE publique.

          « et toutes sauf le fret sont monopolistiques et intégrées réseau plus opérateur sur leur périmètre géographique »
          Ou pas.
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_chemins_de_fer_japonais

          « L’ouverture à la concurrence telle que voulue par Bruxelles n’est en aucun cas un gage, ni un pré-requis d’amélioration du service. »
          Vous avez raté une étape : l’ouverture à la concurrence est un préalable à la disparition de la SNCF, ce qui permettra l’apparition de nouveaux opérateurs. Ce qui permettra une amélioration du service.

          1. « Correction : la moitié des entreprises composant la JR sont ENCORE publique. »

            30 ans après la restructuration, 17 ans après les premières privatisation : celles restées publiques se portent bien et sauf besoin de rentrées d’argent l’Etat n’a aucune raison de vendre…

            « Ou pas »
            Ben si justement comme le montre votre lien : à part JRF, les JR gèrent leur propre réseau de façon monopolistique sauf pour les trajets traversant plusieurs réseaux.

            De même il existent d’autres réseaux (métro, rer, …) entièrement gérés de façon intégrée… Somme toute une situation proche de celle française… Et quasi identique à celle d’avant 1936 qui a conduit à la faillite des acteurs privés.

            Ben vu que les meilleurs systèmes ferroviaires n’ont pas séparé le GI de l’EF, on peut penser que faire cette séparation ne permet pas d’atteindre la meilleure efficacité… Du coup on se retrouve cjez les bons systèmes avec des monopoles publics ou privés subventionnés(en situation de monopoles naturels) avec une intégration EF/GI…

        2. Vous commencez par une tautologie : comme, en France, il n’y a aucune alternative à la SNCF pour voyager en train, vous écrivez que « pour voyager avec la SNCF, vous préférez la SNCF » !
          Il aurait déjà été plus intéressant que vous nous disiez que, pour vous déplacer, vous préférez la SNCF à tout autre moyen de transport et que vous nous expliquiez pourquoi, à condition de nous dire la vérité, bien entendu. Rassurez-vous, si vous nous aviez dit que vous préférez la SNCF parce que les trains sont rapides et à l’heure, personne ne vous aurait cru. J’ai pris le train tous les jours pour me rendre à mon travail pendant des années et j’ai fini par jeter l’éponge et trouver une autre solution. Avec plus de 5h de retard par semaine, j’étais revenu au 40h, tant décriées par les syndicats. Des millions de gens subissent la même galère à longueur d’années. Si vous ne me croyez pas, je peux vous donner un petit échantillon des innombrables prétextes invoqués pour justifier retards et suppressions de trains, que seul un habitué peut connaître : « conditions climatiques exceptionnelles » allant du gel en hiver, à la chaleur en été en passant par la pluie au printemps et en automne, « vol de câbles », « problème à un passage à niveau », « en attente de personnel » (normal si le dit personnel se rend à son travail en train), « caillassage du train précédent » (on voit au passage l’efficacité des services de police et de justice), « difficultés de gestion du trafic » (la SNCF réussit le tour de force de générer des retards supérieurs à l’intervalle de temps entre 2 trains, sur une ligne sur laquelle il est prévu un train tous les 1/4h au plus) …. Ne vous imaginez pas qu’après la suppression de plusieurs trains d’affilié, la SNCF pense à augmenter un tant soi peu la capacité du seul train qui circule : en général, ce train est encore plus court que d’habitude et les centaines de gens qui se sont agglutinés sur le quai doivent se serrer comme du bétail pour rentrer, enfin, chez eux.
          Ensuite, vous nous dites que « puisque c’est comme ça ailleurs, c’est bien que ce soit aussi comme ça ici ». Sans doute ne vous rendez-vous pas compte de vers où ce type d’argument pourrait vous conduire, mais le fait est que vous ne nous expliquez pas pourquoi il faut que le transport ferroviaire soit un monopole d’État.
          Quant au non travail à la SNCF, la aussi j’ai un exemple personnel car un ami de mes fils y est rentré il y a quelques années : il se vante et se plaint lui même de n’avoir rien à faire et touche même une « prime de présence » de 300€/mois, parcequ’il a le bon goût de ne pas abuser des arrêts maladie, en sus de son salaire de 2000€ nets / mois.
          Enfin, et afin de prévenir vos accusations éventuelles « d’affreux libéral sans coeur », sachez que lors de mes galères avec mes compagnons d’infortune, j’ai très souvent su apprécier la gentillesse de la plupart des contrôleurs et de certains conducteurs de trains, tous écrasés par une organisation administrative ubuesque, dans laquelle les effectifs de « l’encadrement » sont supérieurs à ceux des « executants », organisation typique des organismes sovietiformes.

  9. Des que ça parle de la SNCF il y a toujours quelqu’un pour venir nous faire un petit plaidoyer sur le régression sociale. Je suis pour la régression sociale des salariés de la SNCF, il est temps qu’ils remboursent leurs avantages indécents . Et par la même occasion si on pouvait remettre au boulot sans salaire les vieux jeunes retraités je ferais une danse du ventre. Oui je n’aime pas la SNCF ainsi que ses salariés et les plaidoyer je ne vous dis pas ce que j’en fait.

    1. Encore un qui ne connaît pas ce dont il parle… Ce genre d’avis vous savez sans doute ce que l’on en fait

      1. Etant donné que tu as le monopole tu t’en branle de l’avis de tes « usager », on (les heureux usagers de ton service de m….) a bien compris ça. C’est même ce qu’on reproche a ton administration, pardon, ton entreprise.

  10. La SNCF n’est pas et sera pas réformable. Il faut ouvrir les chemins de fer à la concurrence, le plus largement et le plus vite possible. C’est la seule chose à faire et laisser agoniser ce monstre du socialisme,du communisme, jusqu’à sa fin. Cela permettra aux clients du rail d’avoir enfin un service digne de ce nom.

  11. Comme toujour un tissu de sottes approximations de la part d’un ignorant de la vraie réalité !
    Ce qui coûte, ce ne sont pas les cheminots, de moins en moins nombreux mais l’encadrement par des communicants techno-burocrates ;
    De + si en place, tel des parasites suceurs de sang, de ponctionner l’entreprise, les gouvernements successifs de gauche avaient laissé la SNCF investir dans son métier, nous n’en serions arrivés à ce point de déliquescence car les revenus qu’elle a fourni depuis quelques décennies proviennent de la liquidation de ses actifs fonciers, hélas … Quant à l’investissement de l’état, il a été quasi-nul en dehors de l’avitrain [tgv], aucun mot en revanche sur l’endettement provoqué par la bitumisation du pays (autoroutes, ronds-points, déviations et contournements d’agglomérations, ouvrages onéreux en tous genres [ponts&tunnels], …), la route a été subventionnée en tous (non-) sens provoquant ainsi le dérèglement climatique mais chut, tout baigne … dans le goudron ! En bref, une gestion inepte par l’état du réseau ferré que vous désirez imputer au petit personnel : ON croirait lire Le Figaro …

    1. Plutôt d’accord avec vous sur l’encadrement (voir ci-dessus), pas sur le reste. La réalité, je la connais (idem). Merci. D’où tenez vous ces informations extravagantes sur la contribution de la SNCF au budget de l’état ? A ma connaissance, mais je veux bien que vous me pouviez le contraire, la SNCF perçoit à peu près l’équivalent de son chiffre d’affaire (ce que payent les usagers) en subventions (environ 10 milliards d’Euros par an).
      Quant à la route, c’est, contrairement à ce que vous écrivez, l’une des vaches à lait de l’état : des dizaines de milliards de taxes qui depassent, et de très loin, les dépenses de construction et d’entretien des routes.

  12. Un salaire d’ingénieur senior pour conduire un train avec deux manettes, et les mecs se disent sous-payer.

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