2 frères, 2 sortes de fraises, 2 marchés

Publié Par Jean-Baptiste Noé, le dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé.

Ceci est une histoire vraie, qui démontre qu’en matière d’alimentation et de gastronomie ce sont les consommateurs qui font le goût, et que le producteur et la terre s’adaptent.

C’est l’histoire de deux frères cultivateurs de fraises. L’un travaille dans le Val-de-Loire, l’autre dans le Sud-Ouest. Le premier fait des fraises industrielles. Il a installé de grandes serres, où les fraisiers poussent sur du terreau artificiel. Les serres sont chauffées au gaz et recouvertes d’un film plastique pour retenir la chaleur et capter au maximum le soleil extérieur. Cet hiver, alors qu’il faisait -7°C à l’extérieur, les fraisiers étaient en fleurs. Au bout de quelques jours, il cueillait les fraises et alimentait les grossistes et les vendeurs de la région et de la France. Ces fraises n’ont aucun goût et sont vendues à bas prix. Le producteur en est conscient et il ne mange d’ailleurs pas de ces fraises, préférant celles de son frère.

Pourquoi les produit-il alors ? Parce qu’il y a un marché et que des personnes sont prêtes à acheter des fraises en hiver qui n’ont pas de goût. Pourquoi ce choix ? Il faut demander aux clients. Le maraîcher répond à une demande et a développé un outil technique et industriel pour la satisfaire. Qui pourrait l’en blâmer ?

La qualité plutôt que la quantité

Son frère a pris une autre option. Dans le Sud-Ouest, il dispose d’un terrain en pente, dont la partie supérieure est plus rapidement ensoleillée et sèche que la partie inférieure. Ainsi, le degré de maturité entre le haut du champ et le bas peut varier d’une quinzaine de jours. Contrairement à son frère qui cueille toutes ses fraises en même temps, celui-ci étale sa récolte sur 15 jours, ce qui lui permet d’offrir des fraises à la saveur et au goût optimal. Il soigne grandement ses plants et il fait tout pour en tirer le maximum de saveurs et d’arômes. Ses fraises sont délicieuses. Fruit fragile, il vend presque exclusivement sur les marchés locaux. Il a beaucoup moins de rendement que son frère, mais il vend ses fraises plus cher. Ce sont de vraies fraises : juteuses, colorées, goûteuses. Lui aussi répond à une demande : des consommateurs qui ne regardent pas le prix, mais le goût. Et qui sont prêts à attendre le meilleur moment pour acheter leurs fraises.

À la fin de l’année, les deux frères font leur bilan. Le premier a vendu beaucoup plus que le deuxième, mais moins cher. Sur une année, leurs gains sont à peu près similaires.

Que préférer ? Un travail industriel en serre, été comme hiver, ou un travail de maraîchage d’orfèvre ? De grosses fraises sans goût, mais pas chères, ou de petites fraises cabossées goûteuses et chères ? Chaque consommateur fait son choix, en fonction de ses priorités. Ici, il n’y a pas de malbouffe, il y a des choix de consommateurs. Rien ne les empêche d’opter pour le premier ou le second producteur, si ce n’est leur ventilation de revenu disponible.

À travers cet exemple vrai, nous avons encore une fois la preuve que c’est le consommateur qui fait le produit. Le producteur s’adapte à ses envies, en développant l’outillage, les circuits industriels et les circuits de vente afin de répondre à la demande du marché.

Sur le web

  1. vous devriez rappeler en préambule que vous dénoncer l’idée qu’il existe un bon gout… et qu’en raison ce cela on pourrait interdire certains modes de production.. j’ai aussi un problème avec votre définition de d’industrie…avec le présupposé que des fraises » industrielles » ne peuvent pas être « bonnes », on va dire en faite sucrée … un des problème avec un fruit mur c’est sa fragilité et sa durabilité…
    sinon, ben il ya une truc qui dit que les consommateurs veulent un produit dans un libre marché est le bénéfice! sinon faillite…

  2. il manque une conclusion ou une morale à cette l’histoire :
    vendre cher un produit entraine une surconsommation de terres agricoles et d’eau ou restreint le nombre de personne nourrie par la terre . la morale de cette histoire est que le bio n’est en aucun cas écologique quoi qu’il s’en vante et tend a diminuer la population humaine , il devrait être interdit !

    1. Mouai,

      Personnellement, je n’aurait rien à faire que 1/4 de population mondiale meure de faim car un autre quart aurait décidé qu’il veut manger que du bio (et que donc il sous exploite la terre agricole) tant que c’est une démarche libre ça va sans dire.

      1. il ne s’agit pas d’un problème de liberté (cela n’existe pas) mais de savoir qui commande qui , le client ou le producteur et est ce que le pouvoir du producteur ne peut pas être source de conflits , la concurrence fera que les 2 frères finiront pas se battre pour prendre une part du marché de l’autre…le 1/4 de la population dont tu te fous ne se laissera pas mourir de faim à cause de leur guerre , un producteur Bio est donc un suicidaire ( 2 contre un, il est mort) et va à l’encontre de l’unique loi de la nature : survivre et se reproduire pour survivre.

        1. Oui… Sauf à ce que ce soit celui qui mange non-bio, bourré de pesticides, qui finisse par développer son cancer et par crever, non sans avoir coûté quelques 100aines de K€ à la collectivité pour son traitement.
          Comme quoi, à la fin, ce n’est pas forcément celui auquel on pense qui gagne…

          1. ouais, avant tout ça l’homme était immortel , of course 😉
            le cancer date de bien avant la création du premier pesticide inventé par l’homme qui , entre autre , a été inventé par les plantes et par toutes les plantes …l’homme n’aurait donc pas le droit de se défendre ?

            1. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
              L’augmentation massive des cancers de toutes sortes à une cause directement humaine.
              Les pesticides ont tous été reconnus cancérigènes.
              S’il souhaite se « défendre » aujourd’hui pour mieux mourir demain, je ne suis pas certain qu’il y gagne.
              Surtout si c’est juste pour manger des fraises en hiver. #poke

              1. non , comme pour la pollution le cancer est victime de…..la technologie de détection de plus en plus fine et performante ainsi que la réussite dans sa guérison. les dernières ‘révélations’ écolo , parlent de danger lorsque l’on détecte une trace de quelque chose , la quantité n’est plus un argument suffisant , seulement la trace..dont nul n’est capable de connaitre la provenance, naturelle ou humaine ou pollution de l’échantillon..plus ou moins volontaire comme sur le roundup détecté chez des parlementaires.

                1. « Mithridate VI, un roi d’Asie Mineure de l’Antiquité avait peur d’être assassiné par empoisonnement. Pour s’immuniser, il ingéra des doses croissantes de poisons pour rendre son corps insensible. Cette technique a donné son nom à la « mithridatisation », utilisée de nos jours dans le traitement de certaines allergies.
                  Cette méthode fut si efficace que Appien d’Alexandrie raconte que Mithridate VI, trahi par son armée et ses alliés, voulut mourir plutôt que de se rendre aux Romains. Il tenta alors de s’empoisonner sans y parvenir, si bien qu’il supplia un de ses plus fidèles guerriers de lui donner par le glaive ce qu’il attendait…. »
                  Bizarrement pour les pesticides cela ne marche pas pareil, les micros doses de pesticides donnent des cancers.
                  Et le bio qui tue des gens, il parait que c’est bon pour la santé.
                  http://www.marianne.net/Bacterie-E-Coli-le-bio-en-question_a207338.html
                  Merci les escrolos pour vos lumières.

                  1. Il faut juste que ce soit vraiment bio. Ensuite, il est certain que si nous ne sommes pas empoisonnés, nous nous porterions mieux. Non ?

                    1. Avec l’augmentation continue de l’espérance de vie il semble que nous ne soyons pas vraiment empoisonné justement.

                      Vous êtes très mal informé sur le bio, les produits « naturels » utilisé comme le cuivre par exemple sont très loin d’être anodin.

                      Une petite lecture très courte vous serait extrèmement profitable:
                      http://ecologie-illusion.fr/agriculture-bio-pesticides-bio.htm

              2. @laurent 75005
                visiblement vous ne connaissez pas le sujet !! Il n’y a plus aucun pesticide cancérigène catégorie 1 ( avéré chez l’homme) homologué en Europe.
                Qui aurait osé prétendre que TOUS les pesticides sont cancérigènes ??? Donnez vos sources.
                Par contre, pour votre information l’essence que vous utilisez dans votre voiture et que vous respirez en en prenant ( très volatile) est elle cancérigène catégorie 1 et elle serait in homologable si c’était un pesticide. Au niveau des cancers il y a 60 / 70 000 décès par an à cause du tabac et sans doute 30000 à cause de l’alcool. Ne vous trompez pas de priorités.

              3. l’avantage de parler sans preuves c’est qu’on peut difficilement être contredit, l’augmentation ( massive?) des cancers ( qui en fait semblent avoir atteint n pic vers 2000 en franc e me semble il ) a peut être une de ses causes dans ce qu’on pourrait appeler l’exposition à des produits chimiques dans lesquels les pesticides ne sont pas les plus présents….
                sauf que penser/ croire/ être convaincu de quelque chose… ne permet pas d’accuser sans plus de preuves que ça…

          2. @laurent 75005
            Dans le bio aussi il y a des pesticides !! … sauf que ce sont des pesticides bio qui sont d’ailleurs souvent plus toxiques que ceux de synthèse ( car meilleur screening et beaucoup plus de moyens). L’arsenic était un pesticide bio comme le mercure, la nicotine, la roténone … il faut arrêter de faire croire qu’il n’y a pas de pesticides dans le bio.
            par ailleurs, si on traite moins il y a aussi plus des mycotoxines naturelles qui elles secrètent des substances hautement cancérigènes pour l’homme ( type ochratoxine A … mais il y en a des dizaines).
            Manger des fruits à moitié pourris ( par manque de traitement) n’est pas bon pour la santé ( ex d ela patuline dans les pommes…)
            prétendre qu’il y a moins de risque de cancer avec le bio est une affirmation erronée.
            D’une manière générale il y a plus de problèmes de santé avec le bio ( voir les mortalités en Allemagne car ils n’utilisaient pas d’eau de javel ….).
            Ependre du fumier ( c’est à dire excréments , renfermant parfois des quantités de pathogènes trés dangereux) dans les champs de légumes est plus risqué que d’épandre de l’azote de synthèse ( plus hygiénique!).

          3. D’une part, le pire n’est jamais sur!
            D’autre part, comment les fruits et les légumes se défendaient avant l’arrivée de l’Homme contre les parasites (« pestes »)? si ce n’est avec des pesticides naturels dont on sait que 1/3 sont cancérigènes (<1% pour les pesticides chimiques agréés).

          4. bourré de pesticides? sans blague…

          5. laurent75005: « qui finisse par développer son cancer et par crever, non sans avoir coûté quelques 100aines de K€ à la collectivité pour son traitement. »

            Encore un mythe!
            Les autres gens ne meurent pas sagement sans rien coûter… C’est même pire, la grande vieillesse est l’occasion de maladie horriblement coûteuse comme Alzheimer et les cancers sont bien plus lents et dispendieux.

        2. « …la concurrence fera que les 2 frères finiront pas se battre pour prendre une part du marché de l’autre… »

          Réactitude vous avez de drôles de théories économiques parfois.
          De manière générale les producteurs ne font pas ce qu’ils aiment mais ce qui se vend. Bon, s’ils peuvent faire les 2 à la fois ce n’est pas plus mal pour eux et c’est souvent le cas. mais quand Renault vend une Twingo rose fluo je doute que ce soit un choix du designer, c’est juste parce qu’il y a 0.5% des clients qui aiment ça.
          Il n’y a pas de concurrence entre 2 marchés différents : il y a juste des consommateurs qui arbitrent leurs décisions entre les 2 suivant différents paramètres : prix, qualité, type, amabilité commerçant, proximité etc… mais aussi en fonction de l’usage : tartes, coulis etc… pour ce qui est des fraises ici.
          Les 2 frères ne vont pas se battre car ça voudrait dire qu’il vont s’aligner sur deux paramètres : qualité ET prix, ce qui va à l’encontre de ce qui est recherché par leurs clients. Même si le bio arrivait à faire du low cost sans changer sa qualité (on peut rêver), alors on pourrait faire une moins bonne qualité (mais meilleure que celle d’avant) avec du low-low-cost (2 fois low).
          Pour résumer, Ferrari ne fait pas concurrence à Citroën et ils ne se battront jamais l’un contre l’autre. Les 2 marchés coexistent.

          1. D’autre part sur la surface accaparée par les différentes productions (bio & industrielle): il n’y aura pas de guerres.
            L’augmentation des prix consécutive à une raréfaction d’un coté va simplement conduire certains producteurs à changer l’affectation de leurs terres car ils seront attirés par la possibilité de meilleurs bénéfices : ça fait des centaines d’années que ça fonctionne comme ça jusqu’à retrouver un nouvel équilibre.

          2. ce que tu dis est vrai dans un marché où tout le monde est a égalité..mais , mr BIO , il a les politiques avec lui qui feront tout pour casser le frère avec des réglementations contraignantes et des campagnes de propagande. il y a de quoi être colère surtout que tu sais que tu produits comme la logique économique veut que tu produises !

    2. la légende de la surconsommation de terres agricoles 🙂
      je traverse régulièrement la France pour des déplacements professionnels , c’est étonnant les étendues de terres qui ne sont pas cultivées.
      les 2/3 des terres agricoles abandonnées ces dernières décennies sont simplement retournées à la forêt ( avantage : ça permet au sol de se reconstituer )

  3. C’est une erreur de penser que les fraises  » industrielles  » n’ont pas de goût et que les autres ( artisanales  » sont forcément meilleures . Là aussi , dans les serres le producteur fait ce que lui demande la distribution , c’est à dire du volume avec des fruits cueillis avant maturité pour éviter les pertes, donc forcément pas très bonnes. En serre, si on choisit une variété  » goûteuse » , que l’on irrigue pas trop et que l’on cueille à maturité le résultat sera même meilleur que la fraise artisanale car tout peut être contrôlé.En plein champ on ne maîtrise pas l’environnement ( trop chaud, trop froid,maladies intempestives etc…). En serre il y a moins de traitements contre les champignons car il n’y a pas d’eau sur la plante ( pas de pluie). C’est aussi plus facile de récolter ( à hauteur d’homme) C’est romantique de penser que la fraise du petit est meilleure par principe mais cela ce n’est pas la réalité. C’est la même chose en tomates : les tomates en frais se font quasi exclusivement en frais et les tomates d’industrie ( jus, ketchup…) en plein champ. Le petit producteur avec ses fraises en frais dans les champs n’a pas d’avenir: ou bien il doit faire de la fraise d’industrie ( confitures, glaces, yaourts;;) ou bien produire en serre.

  4. La Morale de l’histoire est que… il n’y a pas un marché plus moral que l’autre ! Entre l’industriel et ses fraises sans goût (si le goût de l’eau) mais économique et disponible tout l’hiver et l’agriculteur bio et ses fraises déééllliiicieuses et pas donné (exploitant sans vergogne notre mère Gaïa ? S*laud !), et bien entre eux il y a ex aequo… Le jury de consommateurs n’arrive pas à trancher… Tout les deux gagnants !…. Jusqu’à la saison des cerises…bien entendu.

  5. Merci de respecter la parité svp. Les femmes aussi savent faire pousser des fraises.
    —- Collectif des cultivatrices qui ramènent leurs fraises

  6. Une seule solution: réglementer la culture des fraises.
    D’abord créer une commission d’études de la production fraisière, qui établira un rapport définissant quels produits utiliser, quels produits proscrire, quelle méthode de culture employer.
    Ensuite faire des lois:
    -Une loi concernant le mode de culture
    -Une loi établissant le prix de vente
    Puis, mettre en place un service de contrôle, compétant pour délivrer au cultivateur le label « fraise de France » ou interdire la production.
    C’est assez de faire n’importe quoi!

    1. il faut faire aussi une loi sur le gout , la fraise espagnole au gout de fraise ne passera pas, parce qu’elle a du gout … lorsqu’on ne s’est pas pourri le palais avec des saloperies bourrées de sucre ou de sel ou de gariguettes ( entre nous la première est bonne et ensuite les papilles sont anesthésiées, trop fortes) !

    2. n’oublions une Agence de la Fraise sous la responsabilité d’une haute autorité

    3. Ne pas oublier des sous-commissions sur l’égalité de l’accès aux fraises.
      N’est-il pas scandaleux que seul le 1% des gens puisse bénéficier des 99% de fraises goûteuses ?

  7. « nous avons encore une fois la preuve que c’est le consommateur qui fait le produit. »

    Je suis plutôt d’accord avec l’article, mais pourquoi ces phrases paradoxales pour choquer le bon sens ?
    Les 2 freres (producteur) sont dans un système bien plus grand qu’eux. Il est bien évident qu’ils font moins le succès d’un produit que tout le reste du système réuni, qualifié ici par le mot valise « le consommateur ».

    Personnellement, à l’inverse, je suis un consommateur, et je n’ait pas l’impression de faire le produit ! J’ai certains besoins alimentaires, je ne crée pas la fraise !

    Certes, sans finalité, il n’y a pas de raison d’être de la production, mais l’un ne peut exister sans l’autre. Pourquoi les distinguer ? Chacun des frères a réfléchi sur les 2 aspects du problème simultanément.

  8. Il y a peu de chances que le frère qui fasse les fraises au champ s’en sorte aussi bien sauf à obtenir des subventions ( c’est le contribuable qui paye) , trouver des concepts innovants ( suppression des frais de cueillette car les consommateurs ramassent eux mêmes ). Quand au bio c’est possible en serre mais pas en plein champ ( sauf à avoir un rendement qui peut être réduit de 50/80% certaines années).

  9. Merci l’auteur 🙂

  10. Exactement : c’est le client qui fait la pluie et le soleil. Soyons responsables, durables nous mêmes d’abord, et le retour à la raison se fera automatiquement. C’est aussi simple que ça de sauver notre alimentation, et ce qui est valable pour les fraises, l’est aussi pour le bœuf et pour tout le reste.

  11. Toutes les théorie économiques ne sont pas bonnes. Je vais dire plus : aucune n’est bonne, juste, suivable. C’est qui serait idéal, dans un monde juste et capable de penser, d’avoir le libre arbitre, ce serait de pouvoir manger uniquement bio, et seulement des légumes. Allez : à 90%, car je ne suis pas du tout un intégriste. Non, je suis certain qu’il serait bon pour l’être humain. Avec une conséquence énorme : la diminution importante de toutes sortes de maladies et de l’obésité aussi. Aujourd’hui, il y a comme un paradoxe : nous nous empoisonnons et nous détruisons la planète et les animaux, ce qui nous rends malade. Maladies soignées par des industries puissantes et débordant de richesses que nous leur donnons.
    Manger bio et t végétal nous rendraient tous des super humains, et nous aurions plein d’argent pour voyager, se cultiver, faire des cadeaux. Ce n’est pas beau ça ?

    1. Tarsicius Chiso: « Manger bio et t végétal nous rendraient tous des super humains, et nous aurions plein d’argent pour voyager, se cultiver, faire des cadeaux. Ce n’est pas beau ça ? »

      Le beurre, l’argent du beurre et le paradis en plus ne sonnent pas du tout comme une fiction religieuse.

      1. Chère (e) Ilmryn, non, évidemment que manger bio n’est pas voué à nous offrir le paradis. Ce n’est pas si simple, j’avoue que je me suis découvert et c’est normal que je me prenne une giflette. Mais le bio, je le prends plutôt comme une philosophie, un début de pensée re-constructive. Et qui serait une partie d’un ensemble. De toute façon, je crois que nous sommes tous d’accord sur un sujet : comme c’est aujourd’hui ca ne va pas ! Alors comment changer, améliorer, adapter ? Avec les mêmes règles qu’hier ?

        1. Bonsoir,
          Rien ne vous empêche de faire comme vous avez envie mais de grâce, ne faites pas votre Ayméric Caron et surtout laisser la liberté aux autres.
          Ce discours voulant éduquer est proprement insupportable (style : ça serait bien…. de pouvoir manger uniquement bio… et uniquement des légumes) car on comprend bien que si vous en aviez la possibilité vous n’hésiteriez pas à l’imposer.. c’est la perception que j’en ai. Contrairement à ce que vous dites les gens comme vous deviennent facilement des intégristes.
          Si encore vous aviez des arguments, mais ce n’est même pas le cas : c’est l’agriculture industrielle qui a sorti 1 milliard de personnes de la faim dans les 10-20 dernières années, pas le bio.

          1. Ce qui est certain, c’est que je l’impose ni imposerais à personne, vraiment. La preuve : je vis de la vente et la consommation de viande.
            Il est ensuite vrai sans aucun doute que l’agriculture des 30 glorieuses a permi à des centaines de millions de personnes de manger plis qu’à leur faim, je suis donc d’accord.
            En même temps, sans oublier donc le passé, pourquoi penser que notre façon de nous alimenter est immuable, alors qu’il y a tant de changements, tant de transformations de notre société de ce début de 21eme siècle ?
            Vouloir éduquer est si mal que ça ? Et puis même, sans vouloir éduquer, souhaiter que l’individu puisse avoir le libre arbitre, sortir d’un cadre forcément dessiné par d’autres et si incongru que cela ne supporte pas une analyse personnelle ?
            Moi intégriste ? Je me connais, il n’y a pas plus compréhensif que moi, je vous l’assure. On me le reproche des fois, quand mes amis me disent : oui, mais toi, Tarsi, tu est trop gentil !
            Et pour finir, je ne boirais pas un café avec AC, je déteste qu’on m’explique que j’ai tort en tout, et que lui, a raison pour tout. Les études ne sont pas la voie royale du savoir total. Merci en tout cas pour l’échange.

            1. Tarsicius Chiso: « On me le reproche des fois, quand mes amis me disent : oui, mais toi, Tarsi, tu est trop gentil ! »

              On peut être très gentil et réclamer des lois ou un système de gouvernement néfaste quand même, ça n’a rien à voir. Les Chinois, Russe ou Allemand étaient individuellement des gens très gentils, mais que de dégâts au 20eme siècle !

              Être libéral c’est justement la philosophie qui s’interdit, quel que soit ses propres opinions ou modes de vie d’utiliser l’état pour contraindre les autres.
              Être libéral c’est avoir l’humilité de reconnaître que les choix des autres valent probablement les nôtres et que prit globalement la liberté donne des résultats incomparablement meilleurs.

              Tarsicius Chiso: »Vouloir éduquer est si mal que ça ? »

              La question c’est êtes vous sur de l’être vous-même ? De formation scientifique j’en sais bien plus maintenant qu’a 17 ans, 30 ans et 40 ans et pourtant j’étais persuadé d’être très bien éduqué et d’avoir la vérité.

              Par contre j’en sais largement assez maintenant et des dizaines d’études le prouvent pour savoir que les slogans verts sont totalement ineptes: tout est chimie, le bio n’est de loin pas le paradis et l’agroalimentaire l’enfer que leurs slogans dépeignent. Le « naturel » n’est une garantie de rien du tout, on vivait mal et on mourrait jeune à l’époque du 100% naturel.

              Ce que j’ai appris, ce ne sont pas des certitudes, mais le doute et c’est la base de la science et du savoir.

              1. Bon. Alors, on fait comment ? Devons nous subir, au mieux nous laisser faire en acceptant le postulat que nos dirigeants savent ce qui est bon et bien pour le peuple ? Je suis d’accord : nous apprenons tous les jours, nous avons si nous sommes curieux des opinions qui évoluent avec le temps. Mais aujourd’hui, comment nous comporter ou bien agir si nous avons nos convictions : individuellement ou en groupe ?
                Pour ce qui est de la justesse j’espère que tous le monde a acquit l’impossibilité d’avoir l’unanimité. Je sais que nous ne savons jamais disait une chanson de Gabin dans les années 60 je crois, cela n’a pas changé. J’ose penser quand même que c’est criminel de laisser les choses se faire naturellement en espérant que ce soit naturellement bien. Que la régulation de la société s’opère à la manière d’une régulation économique.
                J’ai des doutes surtout si ma décision influe sur la vie de ceux qui m’entourent. Et pourtant, je suis obligé de prendre une décision. N’est-ce pas là un fil conducteur pour ceux qui veulent participer à la vie d’un groupe ?

                1. Tarsicius Chiso: « c’est criminel de laisser les choses se faire naturellement »

                  Parce que vous partez d’un sentiment diffus qu’à part quelques humains personnes n’a de conscience, ni rien à faire de la planète et de sa santé ce qui n’est évidemment pas vrai. Pris globalement les décisions de millions de gens vont dans le bon sens pourvu qu’on assure un cadre propice aux échanges mutuellement bénéfiques: c’est le rôle de l’état régalien qui doit assurer les droits et la liberté.

                  Dans les années 50, après la guerre et avec un quart du monde souffrant encore de famine, les priorités de l’agroalimentaire étaient bien différentes et les techniques et les connaissances étaient moins affûtées. L’agroalimentaire a énormément évolué à chaque décennie en fonction des évolutions et cette adaptation rapide n’a pu être possible que grâce à la liberté.

                  Laisser l’état verrouiller les choses à un instant « T » avec les connaissances et les techniques de cet instant, ou pire, en fonction d’une idéologie c’est l’assurance de provoquer des catastrophes environnementale et humaine.

                  1. Suite:

                    Ilmryn: « ou pire, en fonction d’une idéologie »

                    Et de ce côté « l’écologie-bobo » fait très fort avec une collection de mythes et légendes quasi religieux qui ferait presque passer la bible pour un document scientifique en comparaison.

                    Le naturel, « forcément bon », fruit d’une nature figée dans la perfection tandis que l’homme ne ferait que la corrompre est une insulte à la biochimie du vivant et à la science, y compris la science écologique, la vraie, l’étude des écosystèmes.

                    La nature est dynamique, changeante, sans cesse détruite et reconstruite, en guerre biochimique perpétuelle pour la survie et quand vous mangez des plantes, vous mangez aussi leurs armes chimiques, pesticides et herbicides. Les molécules « naturelles » ne sont en rien différentes de leur contrepartie humaine de synthèse bien au contraire, fruit du hasard de l’évolution les végétaux tapent large en général et leur parasites, insectes mousses ou champignons ne font pas plus dans la dentelle.

                    On n’arrose pas de « produits chimiques » au hasard et juste pour claquer de l’argent ou faire de la production, mais parce que la nature est dangereuse.

                    Je vous laisse lire cet article que vous pouvez vérifier de bout en bout, c’est de la chimie et de la vraie science:
                    http://www.charlatans.info/naturel-est-souvent-nuisible.php

                    1. Et re-suite…

                      Paradoxalement le bio et l’agroalimentaire « traditionnel » ont vocation à se rencontrer, d’une part l’agro s’est énormément améliorée, tenant compte des évolutions techniques et scientifiques et des critiques justifiées des consommateurs (qui n’avaient plus seulement faim) et le bio qui arrive dans la production de masse est confronté à toute sorte de problèmes qu’on ne peut résoudre en jetant juste quelques pelletées de « bon vieux fumier traditionnel » (remplis de poisons et germes toxiques en passant).

            2.  » je déteste qu’on m’explique que j’ai tort en tout »..mais j’explique aux autres en quoi ils ont tort en tout…
              mangez bio si vous voulez , ne racontez juste pas de bêtises de mensonges ou de contre vérités… vous ne vous rendez m^me pas compte que vous avez construit un discours qui atteint au religieux…je connais des tas de gens comme vous la vérité les faire fuir ou glisse sur eux…et ils ne sont ni méchants ni idiots.

              1. Justement, cette réponse me fait sérieusement réfléchir : qu’est-ce qui fait que lorsqu’on pense que c’est bien, les autres ne le voient pas pareil ? Car sauf quand il a des insultes ( facile à faire sur le net ) je prends en considération très sérieusement les différences. Pour le bio, pourquoi imposer celui-ci a ceux qui ou n’en veulent pas, ou alors n’ont pas les moyens de le surpayer de 10 ou 100 % ? Non, franchement, je ne ni ferai ni dirai. Je trouve que toutes ces choses là c’est personnel.

                1. « Non, franchement, je ne ni ferai ni dirai. Je trouve que toutes ces choses là c’est personnel. »

                  C’est tout à votre honneur.
                  Il faut une force d’âme pour s’interdire de penser qu’on détient la vérité ultime et qu’a ce titre on doit l’imposer aux autres.

        2. Tarsicius Chiso: « De toute façon, je crois que nous sommes tous d’accord sur un sujet : comme c’est aujourd’hui ca ne va pas ! »

          Ça fait 200 ans que des gens disent que rien ne va plus. Il reste à le prouver.
          Les famines du 20e siècle on quasi disparues, l’extrême pauvreté est passée sous les 10%, on ne risque pas de manquer d’énergie avant un trèèès long moment, la démographie approche un plat et nous avons pleins de pistes prometteuses et propre pour les énergies de demain.

          Pour le bio, je n’ai pas la même philosophie que la votre mais je n’entends pas vous imposer la mienne.
          Imposeriez vous la votre si vous aviez les moyens ?

          1. Non, je suis ou j’aime le croire, pour le consensus. Sauf à passer contre quelques avis lorsqu’il faut prendre une décision. Comment faire autrement ? Comment concilier toute la société si on applique par exemple un libéralisme pur et dur ? On prends un exemple, du jour : les taxis, les vtc et les Uber. Oublions un instant le fait qu’il n’y a pas assez de taxi à Paris pour en avoir un en hélant, dans la rue. Comme à Londres ou à NY. Prenons juste la possibilité laissée au marché, à la société des humains donc, de faire ce qu’elle veut, comme elle veut. Donc, il y a des UberTaxi. Qui vont forcément prendre du chiffre d’affaires aux taxis installés, mais sans payer la TVA et les charges sociales. Obligatoirement, des anciens taxi vont disparaître, et la recette fiscale et sociale qui va avec. Sans pour autant que cette perte soit compensée par les UberTaxi. Ce n’est pas la peine que j’aille plus loin, vous avez tous compris. Alors, on laisse faire ou on régule ? Si on laisse faire, il y a un gain immédiat et des coûts futurs certains, pour le même individu. Cet avantage supposé sera un souci majeur après. Que doit faire l’état ? Sans oublier dans ce cas, mais ce n’est pas toujours valable, qu’il y a quand même un bénéfice continu sans contrepartie, pour la société multinationale Uber. Est-ce libéral ou est-ce fou que de permettre cette situation ?
            Je m’écarte des fraises, mais quand je rencontre des correspondants intéressants….j’ai du mal à partir.

            1. Tarsicius Chiso : « Qui vont forcément prendre du chiffre d’affaires aux taxis installés, mais sans payer la TVA et les charges sociales. »

              Bien sûr que les UberTaxi vont les payer, Uber ce n’est qu’une centrale avec un pourcentage et ils paient des impôts ailleurs comme d’autres sociétés de nationalités différentes en paient en France.

              Si tout le monde rentre chez soi pour y payer ses impôts je ne parie pas un kopeck sur la France.

              Tarsicius Chiso : « Alors, on laisse faire ou on régule ? »

              Attendez de tout savoir… Le patron de G7, Rousselet (qui est aussi une centrale comme Uber) est un ami de François Hollande et son père était ami de François Mitterrand. Vous la sentez la bonne grosse connivence ? Le détournement de l’état de droit au profit d’une société privée et de ses amis politiques ?

              En une image ce que vous croyez être le fonctionnement sain d’un état de droit se révèle un détournement d’état, une mafia au service de quelques-uns:
              http://h16free.com/wp-content/uploads/2015/06/taxis-g7.png

              G7 et ses amis ont organisé délibérément l’assèchement du marché du taxi pour maintenir des prix élevés, un réel monopole et une rente garantie sans concurrents au détriment de la population, Paris est la capitale avec le moins de taxis par habitant. D’ailleurs Uber est arrivé et une semaine après sortait une loi alors que les scandaleux cumuls des mandats et des retraites des élus attendent une loi depuis 30 ans.

              Évidemment, tout est toujours fait sous couvert « d’égalité » et de « justice » avec des bonnes grosses larmes de crocodile sur notre « modèle social » en « péril » du fait de « l’ultralibéralisme ».

              Écoutez cet élu socialiste ami de Valls sur le pillage d’état et la république bananière qu’est devenue la France:

            2. Tarsicius Chiso: « Si on laisse faire, il y a un gain immédiat et des coûts futurs certains, pour le même individu. »

              La France vue depuis le pays voisin qui a 3.5% de chômage, une dette à 35%, des budgets positifs et des salaires trois fois plus élevés avec 20% de moins d’impôts ressemble de plus en plus a un pays pauvre et une économie en faillite, je vais vous expliquer ce qu’il en est du « modèle social incomparable » de la France.

              57% du PIB est mangé par l’état, c’est quasi une économie communiste et comme toute économie de ce type elle va faire faillite c’est mathématique, suivez-moi: Sur 26 millions d’actifs, 7 millions sont salariés de l’état (donc des autres), il reste 19 millions d’actifs seulement qui paient pour 65 millions de personnes.

              Mais il y a encore un problème avec ces 19 millions d’actifs: alors qu’il ne reste plus que 1,7 actif par retraité au lieu de quatre 60 ans plus tôt, les élus par pure démagogie électorale ont maintenu la retraite à 62 ans. ça veut dire que ces 19 millions d’actifs ne travaillent plus qu’une moitié de leur vie de 23 ans à 62 ans (et le moins d’heures en Europe pour parachever le tableau)

              Vous croyez sincèrement que 19 millions de personnes qui ne travaillent plus que la moitié de leur vie peuvent se payer une autre moitié à ne rien faire et supporter en plus 2 autres personnes ?.

              La vraie dette de la France selon la Cour des comptes est de 5000 milliards d’euros, le « système social français » est une énorme escroquerie chapeautée par une mafia qui se gave jusqu’au trognon:
              https://www.contrepoints.org/2013/10/13/142372-dette-publique-francaise-246-du-pib-honte-aux-politiciens

              Et je n’ai fait qu’effleurer le sujet… J’ai encore des dizaines de données totalement officielle à vous soumettre sur le réel état de la France et de son « modèle ».

              1. De temps en temps ils le disent : il y a aussi la retraite des fonctionnaires qui n’est pas comptabilisée dans le déficit. Les chômeurs ils ne parlent aujourd’hui que d’une partie d’entre eux afin d’essayer de minimiser la débâcle.
                Petit à petit, Ilmryn, on se rejoint lorsque je disais à un moment qu’il est évident que ça va mal, qu’il faut réparer. Et la réponse a été qu’on mange mieux qu’il y a cent ans. On peut donc toujours s’opposer en mettant en avant un autre aspect, un autre point de vue. Même si moi, en ce moment, je n’ai pas faim, je ne me fais pas insulter ou tabasser dans la rue, je n’ai même pas été cambriolé depuis plus de 4 ans, je gagne plus de 5000€/mois même si je suis à découvert tous les mois, je ne suis pas malade même si vais l’être,je sais que je ne peux poursuivre un escroc qui a perdu le procès que je lui ai fait parce qu’il a de manière ostentatoire organisé son insolvabilité, même si je n’ai pas froid ni faim, oui, je crois que ça va mal. Je vois que le paysage social et Economique s’est détérioré depuis que je vis en France, depuis 1980. J’écoute tout le monde, mais je préfère réfléchir aux mots d’un Onfray, d’un Finkelkraut et penser que j’aurais pu écrire Soumission.
                Parce que chacun d’entre eux, selon leurs sensibilités abordent des sujets qui me regardent. Qui pourrai t concerner mon ami de la maison d’en face, un de mes employés, ou alors mon fils quand dans 5 ans va taper à la porte des entreprises, en vain. Moi ? J’aimerais vivre dans un paradis sur terre. Mais il ne fait pas le dire, c’est réservée aux rêveurs et aux rêves. Et comment on va faire si tout ce qui est bon est censé être inaccessible ?

                1. Tarsicius Chiso: « Petit à petit, Ilmryn, on se rejoint »

                  C’est certain.

                  Tarsicius Chiso: « Et la réponse a été qu’on mange mieux qu’il y a cent ans. »

                  Cette réponse était sur le volet bio/écolo qui n’a rien à voir avec la situation économique de la France qui est en faillite. Ce sont deux choses différentes.
                  Malheureusement il faut être riche pour avoir ce luxe de « protéger » la nature et la France avec 8 millions de pauvres et un salaire moyen de 1652 euros, soit 200 de plus que le smic seulement ne prend pas une bonne direction.

                  Le socialisme, le mythe de l’égalitarisme issu de l’idéologie communiste a été néfaste partout. Tous les pays qui ont essayé ont fait ou font faillite.

                  La France a été capable du meilleur avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, elle est presque l’initiatrice de la pensée libérale qui veut assurer l’égalité des droits et la liberté des hommes. Je ne sais pas ce qui s’est passé pour qu’elle plonge idéologiquement à ce point.
                  https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l'homme_et_du_citoyen_de_1789

                  1. Je suis au courant, je l’ai vécu – je suis né en Roumanie ; et j’ai de la chance d’être arrivé en France grâce à ma mère, qui a osé fuir et demander l’asile politique à la France.
                    Mais je crois, même si c’est du à mon idéalisme resté juvénile, que le communisme, le socialisme, la religion quelle quelle soit, sont évidemment des concepts attractifs. D’où leur succès. Ce sont les hommes – si peu les femmes que non significatives, ce sont les mâles qui ont perverti la théorie.
                    Mais je me permet d’avoir une théorie. Je me suis dit : tu reproches aux gouvernants de ne pas savoir faire, agir, réfléchir. Mais qu’est-ce tu ferais, toi, à leur place ? Si bien sûr, tu avais le pouvoir de faire ?
                    Et ainsi j’ai commencé à essayer de voir ce qu’il faudrait, d’après moi, faire. Mais surtout, pouvoir faire. Hollande a dit beaucoup de mensonges. Je crois que malgré ça, il y en avait qu’il ne pensait pas trahir. et pourtant, au manettes, il n’a pas pu agir. Il y a un pays où théoriquement, cela est possible, c’est la France puisque le pouvoir du Président est grand. Et portant…

                    Bon, j’ai trouvé. Je suis certain que cela permettrait au pays de se relever. Mais quel boulot ! Au fur et à mesure que je développe, je me rends compte combien il existe de freins, d’antagonismes pour avancer dans un même sens !

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