Comment sortir du chômage ? Par l’action !

Publié Par Olivier de Conihout, le dans Travail & emploi

Par Olivier de Conihout.

Comment sortir du chômage ?

Chômage recherche d’emploi (Crédits : TaxCredits.net, licence CC-BY 2.0), via Flickr.

Il y a 50 ans, Jacques Dutronc sortait une de ses chansons les plus célèbres Et moi, et moi, et moi… . J’en suis venu à me demander s’il ne faudrait pas l’adapter à la situation actuelle en matière d’emploi. Mais ne mélangeons pas les genres. Car ce sujet prête à polémique ; et c’est justifié. Les aspects statistiques sont excessivement complexes. Et les 6 millions de chômeurs reflètent des situations extrêmement diverses. Certains de nos compatriotes sont profondément touchés par cette situation et ont de grandes difficultés pour se sortir seuls de cette situation.

Le chômage, sujet pour les politiques ou pour chacun d’entre nous ?

Le devoir des femmes et des hommes qui nous gouvernent consiste à trouver des solutions pour endiguer ce virus effrayant. Ils doivent tout d’abord comprendre la diversité des situations, du local au national, de la TPE à la très grande entreprise, du service à l’industrie de pointe, de la zone de chalandise extrêmement locale à l’international. Puis trouver et mettre en œuvre des solutions qui redonneront confiance aux acteurs économiques.

Comme les dirigeants que je côtoie tous les jours, j’ai des idées sur le sujet et je les exprime dans certains cercles. J’aime bien cependant proposer des points de vue pragmatiques et applicables à vous, cher lecteur qui peut-être vous posez la question :

« Et moi, qui recherche un emploi, que dois-je faire ? ».

Une goutte d’eau dans l’océan ? Depuis 10 ans qu’avec mes associés nous aidons les dirigeants en recherche d’emploi, c’est plusieurs milliers d’emplois qui ont ainsi été créés de façon directe ou indirecte.

La plupart des personnes qui se retrouvent en recherche d’emploi pour la première fois expriment uniquement leur formation et leur parcours professionnel en termes de responsabilités. Parfois, ils ajoutent leurs hobbies, voire leur situation familiale.

En réalité, ils oublient simplement que l’idée maîtresse de quelqu’un qui cherche un travail doit être « comment donner envie ? ».

Chômeur crise de 1929

Image libre de droits

Retombé récemment sur cette photo d’un chômeur américain de la crise de 1929 qui a imaginé une initiative audacieuse, le CV porté en homme-sandwich, j’imagine qu’il a eu du mal à trouver.

Certes, il a voulu jouer sur le chiffre 3. Il pourrait ajouter de la précision sur les marchés et les langues qu’il connaît. Il doit aussi comprendre, même si c’est désagréable à entendre, que son futur employeur ne se préoccupe pas de ses problèmes personnels ; voire préférera un employé qui n’a pas ce type de préoccupations. Et surtout, il doit montrer quelle valeur il peut apporter à son futur employeur.

En quoi puis-je vous apporter de la valeur ?

Bien entendu, et nous ne le répéterons jamais assez, la première chose à faire, c’est d’élaborer avec soin son projet professionnel, et plutôt « personnel et professionnel ». Je dois m’efforcer d’identifier avec soin un projet qui correspond à des compétences acquises ou que je peux acquérir, et pour lequel j’aurai suffisamment de plaisir pour le développer sereinement. D’un point de vue pragmatique, au moment où je lance ma recherche, je dois mieux cerner ma valeur ajoutée à proposer aux entreprises et rechercher les mots qui feront de moi un apporteur de solution, un créateur de valeur.

Quelle contribution puis-je apporter à l’entreprise que je rencontre ?

En réalité, mon premier objectif est d’identifier un besoin dans une entreprise donnée. Mon argumentaire doit porter sur la façon dont je peux démontrer que je peux satisfaire ce besoin. Affirmer n’est pas suffisant, démontrer est beaucoup plus efficace ; je m’appuierai pour cela sur des réalisations et des résultats factuels obtenus.

Si je suis confronté à une entreprise qui a peur du CDI, notamment à cause de mon âge, je vais proposer des solutions adaptées, m’adapter aux contraintes de l’entreprise, qui deviendra de fait mon client.

Je vais faire ce qu’il faut pour entrer dans la place, y compris par la porte de service, pour être apprécié et le mieux positionné une fois les contraintes extérieures levées. Et accepter si possible une mobilité si elle permet de me rapprocher de mon objectif professionnel.

Les entreprises devront repartir de plus belle avec l’économie et la croissance. Être apprécié et connu, y compris par des missions courtes, donne un avantage certain. Cela donne aussi de l’assurance ; le moral est clé.

Les personnes les plus actives se repèrent plus facilement et signent des contrats, même quand tout est théoriquement gelé. Nous en avons régulièrement la preuve au sein de notre cabinet.

Enfin, il n’est pas rare que ceux qui ont osé la mission en période difficile y prennent goût et finalement développent leur propre entreprise …

Sur le web

  1. C’est ce qu’on appelle « être proactif ». C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, mais c’est effectivement très efficace. Cela veut aussi dire investir du temps personnel pour une entreprise où vous n’êtes entré qu’en tant que stagiaire ou intervenant temporaire, sans aucune garantie de retour.
    Mon exemple personnel : avoir développé des petits logiciels qui me semblaient bien pour une entreprise qui les a appreciés, et qui a ensuite fait appel à moi pour les développer, les modifier, en faire le portage, et au bout du compte travailler sur d’autres projets.

  2. J’ai pour ma part commencer à développer mon projet de logiciels de gestion du risque de change alors que je travaillais encore en salle des marchés. Lorsque j’ai été licencié ce projet inséré dans mon CV m’a permis de retrouver un poste mais à l’étranger Dans une fonction de consultant. Aujourd’hui je suis de retour à Paris dans l’édition de logiciels alors que j’étais un financier gestionnaire de risques .
    Je pense que vous avez raison : être porteur d’un intérêt ou projet dans votre profil donne de la saveur au cv. Cela peut dans certains cas déboucher sur une création d’entreprise .

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