Qu’est-ce qui détermine notre intelligence ? La controverse génétique

Publié Par The Conversation, le dans Sciences

Par Daphne Martschenko.
Un article de The Conversation

Depuis près de 150 ans, le concept d’intelligence et son étude fournissent des outils scientifiques permettant de classer les individus selon leurs « aptitudes ». En dépit d’une histoire mouvementée, l’ambition d’identifier et de quantifier les capacités mentales exceptionnelles continue d’animer certains chercheurs.

Francis Galton, cousin de Charles Darwin et père de l’eugénisme, a été l’un des premiers à étudier l’intelligence de façon formelle. Dans Hereditary Genius, publié en 1869, il défend l’idée que les facultés mentales supérieures se transmettent par sélection naturelle. Son étude se limite toutefois aux hommes les plus éminents d’Europe, « une lignée de génies », et, à quelques rares exceptions, il attribue aux femmes, aux minorités ethniques et aux classes populaires des aptitudes intellectuelles inférieures.

Ses théories sur les liens entre race, conditions socio-économiques et intelligence, bien que controversées, ont eu énormément d’impact et influencé de nombreux scientifiques et théoriciens de par le monde.

Parmi les adeptes britanniques de l’approche galtonienne, on trouve le psychopédagogue Cyril Burt, l’un des créateurs du 11-Plus (examen général qui précède l’entrée au collège), et le psychologue Charles Spearman, qui s’est fait connaître grâce au concept de « facteur g » (pour général), déterminant inné des capacités mentales humaines. Le bagage statistique de Spearman, lié à son passé d’ingénieur dans l’armée britannique, s’est avéré décisif dans le tournant pris par les recherches sur l’intelligence.

D’après Spearman, les facultés cognitives sont constituées du facteur « g » (« l’intelligence générale ») et de deux autres facteurs : l’aptitude et la fluidité verbales. Son travail approfondi sur l’utilisation du « g » dans le champ statistique a encouragé certains chercheurs à s’appuyer sur les sciences « dures » et les mathématiques pour affirmer l’existence de différences biologiques raciales et sociales. Aujourd’hui encore, le « g » intervient dans les recherches sur la génétique comportementale comme représentation du fondement biologique de l’intelligence.

Résonance politique de la génétique comportementale

La notion d’hérédité, notamment celle de l’intelligence, a envahi les sphères politique et pédagogique. Dominic Cummings, conseiller spécial de l’ex-secrétaire d’État à l’éducation américain, Michael Gove, affiche des opinions inspirées de Galton. Dans un document de 237 pages intitulé Réflexions sur les priorités éducatives et politiques, il écrit :

Améliorer les performances scolaires des enfants les plus pauvres […] n’affecterait pas nécessairement la corrélation entre parents et progéniture, ni les estimations d’héritabilité. Face au décalage que l’on constate dès le plus jeune âge (chez les enfants de 3 à 5 ans) entre riches et pauvres, les gens supposent presque systématiquement qu’elles sont dues à l’environnement – les « privilèges de la richesse » – et ignorent la génétique.

L’émergence des études sur les jumeaux

intelligence rené le honzecÀ partir des années 1920, en s’intéressant aux jumeaux et aux enfants adoptés, des chercheurs ont entrepris de déterminer les causes génétiques et environnementales des différences intellectuelles. Les scientifiques qui travaillaient sur l’intelligence ont alors commencé à s’intéresser à la génétique comportementale naissante.

Partant du principe que les jumeaux évoluent dans des conditions similaires, ces études permettent aux chercheurs d’évaluer la variance d’un résultat donné, tel que l’aptitude cognitive, au sein d’un large groupe. Ils tentent ensuite d’estimer la part des gènes dans cette variance, le cadre commun dans lequel vivent les jumeaux, ou leur environnement distinct.

Dans les années 1980 et 1990, ce genre d’étude a connu un regain d’intérêt, et les avancées technologiques leur ont donné un aspect bien plus systématique. La plupart corroboraient d’anciens résultats et démontraient le caractère hautement héréditaire et polygénique des capacités mentales, qui sont donc influencées par de nombreux marqueurs génétiques.

Robert Plomin, J.C. Defries et Nele Jacobs ont fait partie des pionniers de ces nouvelles pistes de recherche. Malgré tout, celle-ci n’a pas permis d’identifier, au sein du génome humain, les gènes spécifiques rattachés à l’intelligence.

Le génome : nouveaux défis

Avec les technologies de séquençage, la recherche des composantes génétiques de l’hérédité a fait un nouveau pas en avant. Mais en dépit des possibilités infinies qu’avait fait miroiter en 2001 le projet Génome humain, l’utilisation de techniques d’analyse de l’ADN pour déterminer ce qui contribue aux différences intellectuelles s’est avérée bien plus complexe que prévu.

Les études d’association pangénomiques (en anglais : genome-wide association studies ou GWAS), qui évaluent la relation entre un trait donné et une multitude de séquences d’ADN, ont commencé à s’imposer comme un outil de poids pour explorer notre structure génétique. Il s’agit en général de rechercher des polymorphismes mononucléotidiques (en anglais : single-nucleotide polymorphisms ou SNP). Ces variations entre gènes à des emplacements spécifiques tout au long d’une séquence d’ADN peuvent déterminer la probabilité qu’un individu développe une maladie ou un trait particulier.

Conçues à l’origine pour identifier les facteurs de risque associés à la vulnérabilité aux maladies, les GWAS sont devenues un moyen de mettre le doigt sur les facteurs génétiques responsables des facultés cognitives. Mais les chercheurs ont démontré que l’intelligence est influencée par de nombreux gènes, même s’ils ne sont pas encore en mesure de localiser suffisamment de SNP pour prédire le QI d’un individu.

Questions d’éthique

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais ce domaine est très médiatisé, ce qui soulève plusieurs problèmes moraux. Cette recherche peut-elle vraiment être socialement neutre, étant donné ses fondements historiques galtoniens et eugéniques ? La question mérite d’être posée.

Ce genre de travaux pourrait ainsi avoir un impact sur l’ingénierie génétique humaine, et sur les choix des futurs parents. Ceux qui en auront les moyens et l’envie auraient la possibilité de rendre leur progéniture plus intelligente. Pour l’instant, cette possibilité semble relever de la fiction, mais si les gènes associés à l’intelligence sont identifiés, elle pourrait devenir une réalité.

Des chercheurs ont émis l’idée qu’une école possédant les informations génétiques d’un enfant pourrait adapter son programme et sa pédagogie et créer un système d’« apprentissage personnalisé ». Mais cela pourrait conduire les enseignants à attendre un certain niveau de réussite de la part de certains groupes d’élèves (de différentes origines ethniques ou socio-économiques, par exemple), et l’on peut se demander si les familles les plus riches n’en profiteraient pas le plus.

Qu’on parle d’intelligence, de facultés cognitives ou de QI, la génétique comportementale cherche encore à identifier les marqueurs d’un trait pouvant déterminer, en substance, si la personne va réussir dans la vie. Étant donné l’histoire de ce domaine d’étude, il est indispensable que ses acteurs aient conscience des potentielles conséquences morales sur l’ensemble de la société.

Traduit de l’anglais par Charlotte Marti pour Fast for Word.

Sur le web Article sous licence CC-BY-ND 4.0

  1. Pour savoir si la personne va réussir dans sa vie? Zut choisissez des trucs arbitraires mesurez les et les gens seront contents avec ce hochet..
    Pourquoi cette fascination pour un concept aussi flou que l’intelligence, il me semble que l’intelligence est à plusieurs dimensions et irréductible…
    On se farcit déjà des gens avec un qi élevé… même si on ne sait pas au juste en quoi ça nous renseigne sur cette personne… quoi ce clochard a un qi de 180 mais c’est inacceptable il mérite mieux…!!!
    alors quand on emmanche un concept flou a un deuxième concept flou..( la réussite)…on atteint au sublime… beaucoup de baratin et aucune application de ce baratin …

    A part la possibilité qui pour un banquier qui pour un état d’utiliser ce genre d’étude pour déterminer si il est judicieux d’investir dans une personne ( prédiction auto-réalisatrice…) …a part quelque principes d’éducation pour optimiser l’intelligence d’un enfant pour des parents …à quoi ça peut nous mener sinon une forme de racisme envers les « crétins »?

    Je tremble à l’idée que des gens ayant compris l’intelligence pourront me rétorquer que j’ai tort de les critiquer car ils ont déterminé qu’ils sont plus intelligents que moi et donc. qu’en dépit que mes arguments sont recevables..et ben zut …

    1. @ lermiere jacques

      Vous avez parfaitement raison: 1° quelle est la définition de l’intelligence si ce n’est la constatation d’un résultat souvent subjectif (nous pensons que Monsieur ou Madame X sont très intelligents = + que nous!). Tous les tests pèchent par le type limité et exclusif de la dimension évaluée: math, logique, résolution de problèmes verbaux, visuels ou imaginatifs. (Et on ne connait pas le rapport entre un QI et un QE – quotient émotionnel -, loin d’être sans influence.

      2° Comme toute activité cérébrale, la génétique ne semble pas suffisante pour expliquer les choses (sauf dans les maladies dites « génétiques » comme la trisomie 21 (mongolisme) qui repose la question de la définition de l’intelligence): mais dans ce cas, génétique = maladie).

      3° Quand l’intelligence sera définie, on verra très probablement qu’elle n’est (comme votre ordinateur) qu’une génétique (si c’est démontré) utilisée par son propriétaire adéquatement pour développer les connexions, réseaux et contacts synaptiques des neurones entre eux, fruit d’un apprentissage sous toutes ses formes: en cela, je veux bien accepter de croire que le milieu social (si accepté) peut être influent sur la multiplication des synapses créées. Mais ça reste à prouver.

      4° Qui a dit que l’intelligence (toujours = ?) devenait un facteur de vie plus « heureuse » (= ?).

  2. On cherche ici encore à courir après une chimère : l’intelligence . Mais c’est un concept insaisissable, tout comme la « jeunesse » , la « beauté » . Quel est le but derrière tout cela ? L’article le mentionne : réussir . Encore un beau concept . Dire qu’il est lié à l’intelligence est une gymnastique bien hasardeuse … Et qu’est ce que réussir ? C’est une donnée bien personnelle . Untel est persuadé d’avoir réussi sa vie , alors que tel autre le regardant le considérera comme un « raté » . Ce qui est ici abordé est la préparation de kit ADN pour garantir l’intelligence , comme si la réussite et le bonheur pouvaient se vendre en éprouvette , bonne chance aux participants .

  3. Quand je vois des jumeaux, je trouve toujours l’un des deux plus « beau » que l’autre. Pourtant, ils sont supposés avoir disposé du même patrimoine génétique et du même environnement. Alors il doit :
    – soit y avoir d’autres facteurs
    – soit une grande variabilité causée par d’infimes différences
    – soit une part subjective qui fausse l’analyse

    Ou les 3 ! Mais au final, difficile d’établir des conclusions utiles même en étudiant des jumeaux.

    1. @ pragmat

      En fait, scientifiquement, si on prend en compte le génome des 2 embryons conçus, ils sont réputés identiques.

      (Sans vouloir intervenir dans le débat sur l’avortement: ma position est trop nuancée même si ni pour ni contre) , c’est bien l’embryon qui marque le début de la vie mais dès ce moment, ce sont des vies séparées.

      Il n’est pas exceptionnel que la grossesse se passe différemment pour l’un que pour l’autre: dès lors, comment s’étonner qu’il y ait, par exemple, au résultat, un dominant et un dominé, parfois un beau bébé et un jumeau moins développé etc…

      Même très proches, ils ne sont pas authentiquement identiques, même si leurs ADN le sont.

      Mais, dans les études médicales, il est clair que les comparaisons entre ces sujets (d’étude) sont très intéressants et particulièrement, quand ils ont été séparés, vivant dans des conditions différentes pour tenter de savoir ce qui est génétique et ce qui est « acquis » (par la vie vécue).

    2. pragmat « – soit y avoir d’autres facteurs – soit une grande variabilité causée par d’infimes différence »

      Effectivement, dans les années 80 on pensait que l’ADN allait être le Saint-Graal, la clé unique et puis les choses se sont avérées bien plus complexes que cela.
      L’expression des gènes est en fait effroyablement complexe, le même « plan » de base peut s’exprimer différemment en fonction de l’environnement biochimique.
      Une petite différence peut faire boule de neige ce qui explique les variations observées chez les vrais jumeaux (qui s’aggravent en plus avec le vieillissement)

      1. Oups, accident de balise…

  4. @lemiere jacques, @pale rider
    A l’évidence nous n’avons pas tous les mêmes potentialités, sans quoi nous pourrions tous devenir Einstein ou Mozart, ce qui n’est hélas pas le cas.
    Qu’il y ait du flou et de l’insaisissable dans l’intelligence et la réussite, l’auteur ne le nie pas, qu’il y ait des dérives dangereuses ou des interprétations erronées non plus.
    C’est justement grâce aux recherches en sciences cognitives (auxquelles la génétique du comportement contribue) que l’on comprend mieux l’intelligence qu’au temps de Galton, et bien sûr on est très loin d’avoir tout compris.
    A quoi servent ces recherches? A quoi sert-il de mieux se connaître, soi-même et l’espèce à laquelle on appartient? La connaissance est toujours préférable à l’ignorance. Imaginons qu’on découvre une origine génétique à la myopie est ce que cela devrait dissuader de porter des lunettes?

    1. @bob , loin de moi l’envie de restreindre le champ des recherches. Maintenant si l’on est attaché à la liberté on voit bien ici la tentation qu’il y aura d’intervenir sur la génétique de son enfant . Et la on touche au kernell de ce qu’il est et donc à sa liberté à lui . Les adultes auront la tentation de projeter tous leurs fantasmes et leurs frustrations mal gérées sur leurs enfants . Il contraindront lourdement ainsi la liberté de ces derniers.Les modifications génétiques sont acceptables si les adultes se les appliquent à eux mêmes et non pas aux autres. On touche ici à l’humain, pour moi chaque individu est sacré, dans toute science il y a des cobayes , je souhaite seulement que le choix d’être cobaye soit fait en toute conscience , pas respect de l’individu. L’article soulève d’ailleurs tres bien les problèmes d’éthique que cela soulève.

      1. Je pense que l’éthique est une exigence médicale d’un niveau rarement atteint dans d’autres activités et quoi qu’il en coûte: les chartes sont strictes et les sanctions sévères. l’Ordre des Médecins est un organisme strictement légal qui peut donc sanctionner un de ses membres indépendamment des poursuites civiles et pénales (donc double peine). Il fera chaud avant que la France n’adopte la manipulation génétique d’enfants à naître! Tant mieux!

        1. @ pale rider

          correctif:

          « Il fera chaud avant que la France n’adopte la manipulation génétique d’enfants à naître » si ce n’est pou leur éviter une maladie « génétiquement déterminée » dans tous les cas.

      2. J’ai une question simple pour vous : êtes-vous pour ou contre les avortements « thérapeutiques » liés à la découverte d’une trisomie 21 sur le foetus, par exemple?
        Si oui, alors votre « chaque individu est sacré » omet un large filtre sur la définition de ce qu’est un individu. Ou vous admettez de façon inconsciente l’eugénisme et le reste de votre propos tombe à l’eau.
        Et si non, je demande à voir…

  5. Mathilde de St Amour

    au moins avc la génétique on peut classer, à long terme c’est économique: les genetiquement — intelligents,les – intelligents, les neutres, les + et les ++, c’est une approche intetessante de l’auteur que de focus sur la genet pour parler d’intelligence 🙂 à mon gout cet article n’apprend pas grand chose, mais c’est que je suis une mutante !

  6. Un aspect n’est pas abordé ici lorsque l’on parle de « réussite » : la confiance en soi.
    Je m’explique : l’individu humain est mimétique. Il apprend en copiant l’autre (neurones miroirs). Le développement d’un individu humain est donc fait de multiples tâtonnements, échecs et réussites qui sont autant d’expériences qui vont l’enrichir et lui permettre de s’adapter à son environnement.
    Il me semble que c’est un trait de caractère que l’on retrouve chez ceux qui « réussissent », qui entreprennent. Ce sont des gens qui osent, qui prennent des risques, qui ratent, qui rebondissent, qui essaient, qui se confrontent aux autres, qui se mélangent et qui de fait acquiert de nombreuses expériences de vie.
    A l’inverse, d’autres individus à capacités cognitives égales voir même supérieures mais timorés, vont réfréner leur potentiel et s’interdire tout un tas d’expériences de vie.
    Il me semble que cette composante est plus importante que le fait de posséder des capacités cognitives supérieures pour « réussir » dans la société humaine. Je pense par ailleurs que cette caractéristique est en grande partie génétique.

    1. il n’y a pas que « l’intelligence » et la confiance en soi

      de multiples facteurs favorisent ou compliquent la « reussite »

      a commencer par une bonne santée : essayez de travailler quant vous êtes malade !

      a la louche je pense qu’il y en au moins 7 ou 8, plus ou moins importants selon la « réussite » que vous recherchez

      mais ça ne fait que déplacer le probléme; tous sont peu ou prou heritable; et l’endogamie fait que les polydoués ont tendance a se marier entre eux, concentrant les facteurs de « réussite »

      1. @ poilsagrater

        « ’endogamie fait que les polydoués ont tendance a se marier entre eux, concentrant les facteurs de « réussite » » et les facteurs biologiques d’échouer! L’endogamie est intrinsèquement contraire à l’humain (et aux mammifères hétéro), biologiquement, car le risque d’allier 2 gènes récessifs augmente bien le risque de bien des maladies.

    2. Selon les connaissances actuelles, il y a vraiment peu de choses qui traduiraient un DÉTERMINANT génétique sur quoi que ce soit, en psychologie, tant, très vraisemblablement, les connexions synaptiques (acquises dans la vie) sont probablement encore bien plus prégnantes.

  7. Plus la science avance et plus on se rend compte de l’importance de la génétique ( incluant l’épigénétique). La génétique est une science neuve et elle nous réserve bien des surprises …. sauf si , par obscurantisme, on s’interdit de faire des recherches ou de dire des chose qui ne vont pas dans le sens de ce que nos idéologies affirment. Il n’y a pas de raison objective à ce que la génétique ne joue pas de rôle dans les capacités d’un individu ( santé, force physique, intelligence etc …. ). mais les  » égalitaristes  » socialistes refuseront en bloc les découvertes à venir car , pour eux, il n’est pas acceptable de penser que la génétique joue un rôle ( voir affaire Lyssenko). Rien ne permet de dire que dans la réussite de certaines civilisations la génétique n’a pas joué de rôle, comme il est souvent affirmé.

    1. +1 enfin

    2. Tout a fait d’ailleurs même sur contrepoints, la plupart des commentaires génétique sont très souvent censuré.
      Parce que probablement assimilé a du racisme.

    3. Il est quand même remarquable que toutes les « grandes civilisations » connues dans l’histoire se soient, pour finir, écroulées.

      Une utilisation étriquée de la génétique « réglementée » et « politiquement correcte » ne sera pas forcément suivie dans d’autres pays! (Comme vous le faites avec tant de précautions oratoires et tatillones pour l’euthanasie qui vous effraie).

      Y a-t-il une bonne raison pour que l’Occident, avec ou sans les U.S.A. n’en fassent pas de même?

      Cela fait des années que nous ne sortons pas « de la crise » qui, vu sa longueur, n’en est plus une. Ne serait-il pas logique (en comparaison historique) qu’un jour ou l’autre, dans X années des pays actuellement « émergeant » nous reprennent le leadership mondial?

      1. J’ai ma théorie sur l’écroulement des civilisations.
        Chacune amène des progrès techniques qui diminue la sélection naturelle et permet à des gens a QI plus faible de survivre.
        Ainsi le QI moyen baisse. Les peuples en cause vivent sur le capital un temps puis finissent par s »écrouler.

        Depuis 1800, le temps de réaction moyen du cerveau a beaucoup baissé.
        La baisse est équivalente à 15 points de QI et est de environ 2 point par génération car les femmes a QI faible on plus d’enfant que les femmes a QI élevé. Avant 1800 c’était aussi le cas mais la sélection était beaucoup plus dure pour les enfant moins intelligent (la génétique faisant que les enfants des femmes peu intelligent sont peu intelligent en moyenne).

        En prenant Rome on voit que :
        La qualité de l’art (statue, mosaique, livre) atteint son apogée environ vers 100.
        Idem pour l’architecture
        Idem pour les innovation technique
        idem pour l’industrie
        Monté de l’étatisme (le libéralisme est corrélé positivement à l’intelligence)

        Nous somme sur la même route et il n’y a pas grand chose à y faire.
        Nous avons en plus un facteur accélérateur mais il n’est pas autorisé de le dire (même ici).

        1. jeanpierre: « Depuis 1800, le temps de réaction moyen du cerveau a beaucoup baissé. »

          Certainement pas, ce serait même plutôt l’inverse. D’où tenez-vous cette chose ?

          jeanpierre: « Avant 1800 c’était aussi le cas, mais la sélection était beaucoup plus dure pour les enfant moins intelligent »

          Non, pour survivre à ces époques il faut être fort, avoir un bon système immunitaire, être juste assez malin pour ne pas mourir bêtement, mais pas spécialement intelligent.
          Il ne faut pas 120 de QI pour éviter de s’arracher une jambe en labourant.

          jeanpierre: « (la génétique faisant que les enfants des femmes peu intelligent sont peu intelligent en moyenne).  »

          Non, la génétique influe, mais le contexte socioculturel a un impact autrement déterminant.

          jeanpierre: « En prenant Rome on voit que : La qualité de l’art (statue, mosaique, livre) atteint son apogée environ vers 100. Idem pour l’architecture Idem pour les innovation technique
          idem pour l’industrie »

          N’importe quoi, l’art est subjectif il y a eu de très nombreuses « apogées » en 1000 ans dans différents styles, l’architecture et la technologie n’ont cessé de s’améliorer, et « l’apogée » n’est certainement pas en l’an 100 de toute manière. Il reste 400 ans avant l’effondrement soit 20 générations alors que l’Argentine s’est écroulée en une demi-génération et que le communisme a fait 100 millions de morts en 2 générations avant de disparaître.

          Les facteurs de l’effondrement ont été étudiés, ce n’est pas du tout une question de QI, mais de modèle économique et socioculturel.

          jeanpierre: « J’ai ma théorie sur l’écroulement des civilisations. »

          Les théories personnelles ne valent rien quand on méconnaît totalement un sujet.

          1. J’ai dit que le temps de réaction avez baissé et ces vrai. Vous pensez surement que le QI a monté, mais c’est du a un meilleur accès à la nourriture qui nous a fait plus grand. L’intelligence étant corrélé positivement à la taille du cerveau on est un peu meilleur. Mais comme le temps de réaction a baissé, le rendement est plus faible. D’ailleurs depuis l’explosion de l’obésité, qui montre que l’apport supplémentaire de nourriture ne passe plus dans la croissance le QI rebaisse (depuis les annés 90).

            Vous dite que pour survivre il faut avoir un bon syctème immunitaire. c’est tout a fait vrai et la bonne santé est positivement corrélé à l’intelligence. La question n’est pas de savoir si un QI de 120 est nécessaire. Il faut seulement comprendre que c’est un avantage comparatif est que la survie des QI faible est plus difficile que celle des plus haut QI et que cet avantage comparatif est plus réduit depuis l’ère industrielle qu’avant.

            Pour le contexte socioculturel tous ça tous ça. Ce serait idéologiquement sympa. Mais dans les fait l’intelligence est héritable à 80%.

            L’art est peut être subjectif pour vous mais quand je compare la statue d’un empereur du premier siècle ou avant ou d’un empereur en 400, même d’orient, je vois une dégradation.

            Qu’est ce qui façonne un modèle économique est socioculturel, si ce n’est les gens qui l’utilise ?
            Est qu’est ce qui façonne les individus qui y vivent si ce n’est leur gènes sélectionné constamment suivant la théorie de l’évolution ?
            Dès lors si l’intelligence moyennes baisse pourquoi n’y aurait il pas un impact sur la société ?

            Qui vous dit que l’enfoncement dans l’étatisme décrit par Fabry dans « Rome du libéralisme au socialisme » ne serait pas en fait qu’un symptôme d’une baisse de l’intelligence moyenne. J’y vois moi de nombreux point qui le laisse penser et si personne ne l’avait vu avant et bien soit cela veut dire que c’est faux soit que je suis le premier à le voir.
            Mais penser que l’on ne peut pas émettre une théorie parce qu’elle n’a jamais déjà été émise est une idée assez peu intelligente.

            1. jeanpierre: « L’intelligence étant corrélé positivement à la taille du cerveau on est un peu meilleur. »

              Bon sang j’avais raté celle-là… 🙂
              Les nains sont donc, comme Anatole France et comme les femmes de parfaits idiots, Einstein était un type tout à fait moyen et les baleines avec 6 kg de matière grise en plus sont des génies absolus.
              http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/exceptionnel-cerveau-einstein-01-12-1999-88595

              jeanpierre: « Mais comme le temps de réaction a baissé, le rendement est plus faible. »

              Mais d’où sortez vous des âneries pareille ?
              Une vague « intuition » de fin de soirée arrosée ?

          2. Oups je viens de voir que j’avais dit que le temps de réaction avait baissé.
            En fait je voulais dire que les performances sur les tests au temps de réaction avait baissé.
            Donc qu’ils sont monté.
            Sinon mon texte n’a pas de sens.

          3. Et je serai curieux de savoir qu’elle innovation technique on eu lieu entre 100 et 400. De ce que j’en sais assez peu.
            En tous cas une misère par rapport au trois cent années précédentes. Ces bien le signe d’un manque de génie et donc d’une baisse moyenne du QI.

            Ensuite les changement de style, ça n’est pas un signe d’intelligence et ça n’est pas mesurable.
            La maitrise technique si. Entre le panthéon de Rome est une église romane (même la plus réussi) y a une différence technique majeur.

            Et cette maitrise architecturale ne se retrouvera qu’après la renaissance.
            Renaissance qui est apparu après la peste noir qui si elle a tué jusqu’a 50% de la population a tué 80% des serfs et pauvres en général.
            Même si la société était plus rigide, le QI devait quand même avoir une certaine corélation avec la richesse. Donc probablement que la peste a beaucoup plus emporté de QI faible que de QI élevé. D’ailleur les comparaison de volume cranien d’avant la peste et d’après montre une augmentation après.
            La peste aurait donc bien déclenché une sélection massive à l’intelligence (et au système immunitaire, cela va de soit mais comme déjà dit les deux qualité sont positivement corrélé), ce qui aurait permit la redécourverte des innovations faites par les romains.
            Il n’y a pas de raison que les romains ou d’autres ai fait ces découvertes en étant moins intelligents que ceux qui les ont redécouvertes.
            Il y a donc bien eu une baisse quelque part entre les deux.

            Et le fait que durant l’empire romain on note de nombreux signe d’une baisse d’intelligence me laisse pensé que c’est ce qui c’est produit.

            1. jeanpierre: « Ces bien le signe d’un manque de génie et donc d’une baisse moyenne du QI. »

              C’est surtout le signe que vous n’avez lu que deux vagues lignes sur cette période et que comme les enfants vous pensez ce que vous ne voyez pas n’existe pas.
              Le Bas Empire romain ou Antiquité tardive était une période extrêmement riche aussi, une des encyclopédies qui la concerne comporte 28 volumes et elle ne fait que vaguement la survoler.
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Antiquité_tardive

              jeanpierre: « Et le fait que durant l’empire romain on note de nombreux signe d’une baisse d’intelligence me laisse pensé que c’est ce qui c’est produit. »

              Je n’ai pas l’impression que vous allez vous rendre compte à un moment donné que vos « théories » basées sur une complète ignorance des sujets que vous abordez ne valent pas un pet de lapin.

              Ne pas savoir qu’on ne sait pas n’est pas un signe d’intelligence.

              1. Cette idée de décadence de la civilisation, Spengler et d’autres l’ont assez bien illustré.

                1. La décadence est surtout politique idéologique et économique. Rien à voir avec le « QI ». Regardez la France en faillite alors que le QI moyen a plutôt augmenté.

                  Quand la citoyenneté romaine attirait énormément les autres peuples au temps de la jeune république elle était paradoxalement beaucoup moins puissante et technologiquement avancée que dans le bas empire ou cette citoyenneté n’avait plus du tout le même attrait à force de compromission et de corruption du pouvoir politique et de l’économie. (cf Jerphagnon entre autre)

                  Les grandes civilisations naissent souvent de peuples habitués à des conditions âpre donc résistants et combatifs qui s’avachissent et finissent corrompus une fois installé dans la prospérité. Berbères, Romains, Grecs, Huns etc.

                  En France une partie des gens ne comprennent même plus pourquoi on doit travailler et ils réclament à grand cris que ceux qui le font et qui innovent paient pour eux. Pendant ce temps, les élites corrompues au dernier degrés dilapident les acquis en totale roue libre.

        2. A ce rythme c’est l’espèce humaine ( négativement corrélée avec le progrès scientifique) qui va disparaître. Je tremble de peur ^^

  8. De là à trouver le gêne de la bienpensance, puis le gêne du socialisme et du patriotisme il n’y a qu’un pas… d’ailleurs c’est par là qu’il faut toujours commencer si on veut vraiment du financement. (Je suis sérieux: on n’avait pas trouvé un grand criminel meurtrier qui avait du fait d’un accident perdu l’usage d’une partie du cerveau… ?)

    Mais le généticien qui décrochera vraiment le ponpon, soyons honnête, c’est celui celui qui cartographiera le libre arbitre ! J’aimerais savoir si je suis prédestiné à exprimer ma propre volonté ! Savoir aussi si Hollande il l’avait? Zuckerberg?…. Hitler et surtout … Jésus?

    1. En fait les lésions du lobe frontal se remarquent à des troubles comportementaux qui font penser que ce lobe est celui de l’inhibition relative des pulsions; lésé, on voit soit un renforcement soit une disparition des inhibitions avec possible passage à l’acte: rien de génétique dans tout ça!

  9. Que signifie « réussi »? Etre célèbre, être riche ou les deux à la fois? Trôner au sommet de l’état en regardant, non sans pitié, ceux qui n’ont pas « réussi » à faire de même? Apprécier la musique, la lecture, les arts en général, voyager et découvrir d’autres pays en y travaillant? Cultiver son jardin? Chacun a sa propre idée de la réussite. L’intelligence est protéiforme mais le seul problème est que certains en sont totalement dépourvus. Pourquoi, le mystère reste complet. Les recherches devraient se concentrer sur la manière faire réussir ces indigents en intelligence. Les autres finissent toujours par se débrouiller!

  10. On s’en fout un peu, de savoir d’où vient l’intelligence, puisque de toute façon on ne sait pas quoi en faire, et que les « enfants précoces » sont plus un problème qu’une chance ou ressource (pour eux-même et pour les autres)

    1. Ils sont un problème parce qu’on les éduque de la même façon que les autres.
      Lisez ceci, (3 euros et se lit en 4 heures) et vous comprendrez à quoi peut servir l’intelligence, pour la communauté.
      https://www.amazon.fr/Genius-Famine-geniuses-theyre-English-ebook/dp/B01AYE5JVQ/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1462888066&sr=8-1&keywords=the+genius+famine

  11. Ne serait-il pas plus utile d’étudier ce qui détermine notre bêtise ?

  12. L’intelligence, c’est aussi l’empathie, ce sont aussi les émotions qui ont autant si ce n’est plus de valeur qu’un résultat au bas d’une feuille.
    Il faut revoir « Bienvenue à Gattaca », film peut-être tristement prophétique (on ne peut l’espérer) et néanmoins excellent.
    On y découvre une société impassible et formatée à l’extrême, victime d’une chasse à l’excellence, soumise à la quête de perfection et qui délaisse le sentiment et le droit à l’erreur au profit d’une vie normative. Glaçant.

    1. L’intelligence ça n’est pas l’empathie. Ce sont deux choses différente.

      L’intelligence c’est, pour donner une image la fréquence, d’un microprocesseur.
      L’empathie ou d’autre choses ce sont les logiciels qui tournent sur l’ordinateur.

      Des gens très intelligents peuvent être ou non empathique (c’est aussi en partie génétique). Mais si il le sont, leur empathie sera de meilleur qualité qu’une personne moins intelligente qui aurait le même degrès d’empathie, puisque son microprocesseur calculerai plus vite.

      1. L’empathie – ou plutôt son absence – est-elle génétique ?
        Il y a un lien statistique entre l’apathie et la psychopathie des tueurs en série…

        En outre, il y a un lien entre réussite scolaire et/ou matérielle et QI élevé ( je parle de QI pas d’intelligence ), la démonstration est dans The Bell Curve de Murray et Herrnstein.

        Il est fort probable en effet que les découvertes de la génétique, et de la statistique, ne se heurtent -sinon se fracassent carrément- non seulement aux holistes qui sont encore les mandarins des sciences humaines, mais également à la bienpensance.. Faut voir le déluge de haine ou de panique que cela peut déchaîner, malgré toutes les précautions possibles…

        1. L’absence d’empathie c’est pour faire simple un cerveau « supermâle ».
          Les hommes ont des cerveau qui sont fait pour réfléchir en terme de système.
          Comme toutes caractéristique humaines l’empathie est distribué selon une courbe de Gauss.
          Ceux qui réfléchiront le plus en terme de système, de mécanique, seront les autistes.

          Les femmes sont dans le même cas mais leur courbe est un peu plus décalé du coté de l’empathie, d’ou le faible taux de femme dans les autistes.
          Mais a l’autres extrême il y a beaucoup plus de femme qui vont avoir de l’empathie pour des choses pour lesquelle la plupart des hommes n’en auront aucune. Des animaux ou même des objets.
          A ma connaissance il n’y a pas encore de nom pour cette hyper empathie mais peut être que ça viendrat.

      2. @ jeanpierre

        Désolé mais conception complètement contredite par les robots humanoïdes avec intelligence artificielle qui apparaissent sur le marché: ils pratiquent l’humour, sont capables d’empathie et même de proposer « to hug you »!

        Maintenant dire que l’intelligence et l’empathie sont génétiques, c’est en savoir plus que les généticiens!

        De plus, affirmer qu’on peut être intelligent sans empathie c’est sans doute ignorer qu’intelligence vient du latin intelligere qui veut dire comprendre!

        C’est pas votre jour!

        1. Pour les robots je ne vois pas en quoi cela me contredit.

          Etre intelligent sans empathie c’est le cas des autiste intelligent, ce sont donc bien deux choses différentes.
          Les autiste sont dans une majorité écrasante des hommes, pourquoi cette différence dans les sexes si la différence n’était pas génétique ?

          Les chercheurs sont assez d’accord sur le fait que la génétique influe sur l’intelligence et sur tous les caractères de la personnalité.
          Le débat est surtout sur le degrés d’héritabilité.

          Mais les recherches tendent a s’accorder autour de 80% pour l’intelligence et 50% pour le big five (avec des différence selon les catégorie et sous catégorie du big five).

      3. Parfaitement d’accord avec jeanpierre : une haute fréquence à débiter des conneries

    2. FiloEmma: « L’intelligence, c’est aussi l’empathie, ce sont aussi les émotions »

      l’empathie fait partie des émotions et c’est parfaitement exact
      On a constaté que des patients atteint dans le cortex frontal et qui ne ressentaient plus aucun émotion étaient par exemple incapable de prendre une décision ou faire un choix.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_%C3%A9motionnelle
      http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-dossier-les-emotions-au-csur-du-cerveau-23224.php

      1. Tous a fait.
        Le microprocesseur marche toujour mais le pète au casque a flinguer un logiciel.
        Empathie et intelligence sont bien deux chose distincte.

  13. Le facteur « g » (« l’intelligence générale »), je connaissais pas, le point G oui mais pas le facteur.
    Je suppose qu’il n’y a aucun rapport ou aurais-je mis le doigt sur une découverte importante ?

    1. La réponse est OUI, de toute façon!

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