Oups ! Avec les biocarburants, l’Europe a augmenté les émissions de CO2

Publié Par h16, le dans Édito

S’il y avait un marché des idées idiotes, nul doute que les politiciens y seraient des acteurs de premier plan. Et parmi ces idées idiotes, celle d’utiliser de la nourriture pour faire rouler nos voitures afin de réduire les émissions de CO2 aurait sans doute une place de choix, dans le podium des imbécilités de choix.

Et pourtant, malgré cette place évidente au sommet des idioties, l’usage des bio-carburants (tant les huiles que les alcools) ne cesse de s’étendre.

On sait, depuis la dernière crise et les rapports circonstanciés de la Banque Mondiale et de la FAO, qu’utiliser du maïs, du colza ou du tournesol pour produire des huiles et de l’éthanol qu’on brûlera joyeusement dans nos voitures ensuite, incline furieusement à provoquer des tensions sur les marchés des matières premières agricoles, tensions qui peuvent aller jusqu’à des émeutes.

Biocarburant et nourriture, il faut choisir

Mais quand bien même : ce n’est pas parce qu’une idée est intrinsèquement idiote qu’il faut s’en tenir là.

Même si la production de biocarburants est extrêmement coûteuse et complètement inadaptée au parc automobile mondial, cette idée ne pouvait pas être arrêtée en si bon chemin. D’une part, cela reviendrait à remettre en cause les douzaines de petits robinets à subvention qui déversent de l’argent public gratuit dans les gosiers de ceux qui, justement, mobilisent des terres arables pour ce genre de lubies. On comprend que certains se sont fait des fortunes avec le procédé (en entrée, des terres cultivables et un gros paquet d’argent des autres, en sortie, quelques litrons d’un produit qui partira en fumée) et ils n’entendent absolument pas que la bonne combine s’arrête, quitte pour eux à arroser, à leur tour, quelques élus compréhensifs et quelques organisations non gouvernementales-mais-presque.

D’autre part, arrêter brutalement la production de ces biocarburants reviendrait à admettre que les écologistes et les politiciens à leur suite se sont trompés en les promouvant avec autant d’entrain. Dans un cadre scientifique, cela pourrait encore aller, mais l’écologie ne souffre pas d’amendements dans le dogme, comme toute religion directement révélée à ceux qui en sont les doctes professeurs.

Et puis, même si le bilan économique d’un litron de colza est franchement mauvais — cela coûte beaucoup plus cher qu’un litron d’essence minérale, surtout avec la récente dégringolade du prix du baril — au moins ce produit peut-il fanfaronner dans les dîners mondains d’être éco-compatible puisque renouvelable. Autrement dit, dans la doxa officielle, l’huile de tournesol ou l’éthanol de maïs sont peut-être des produits de luxe réservés à la population occidentale riche au ventre plein, mais au moins ils ne polluent pas notre atmosphère en la lardant de coups de CO2 néfaste.

Soit. Sauf que ça aussi, c’est une légende taillée dans du bois de pipeau : les biocarburants ont un « bilan-carbone » franchement mauvais. Dans une étude récente de l’ONG Transport & Environment au nom particulièrement rigologène de Globiom, et commandée par la Commission européenne, tous comptes faits, les biodiesels (qui représentent 70% des biocarburants dans l’Union européenne) provoquent 80% d’émissions de CO2 en plus des diesels fossiles qu’ils remplacent, avec une mention spéciale pour les biodiesels issus d’huile de palme et de soja qui sont trois et deux fois pires respectivement (cf p8 du rapport).

Entre les changements d’utilisation des sols pour les productions de ces huiles et de ces éthanols, le déplacement de ces huiles parfois sur de grandes distances (l’huile de palme n’est pas produite là où elle est consommée, loin s’en faut), le bilan est donc globalement très mauvais.

oh noesOh, zut alors ! Encore un projet écolo, correctement identifié comme idiot dès le départ par tous ceux qui ont deux doigts de bon sens, qui s’avère effectivement ruineux à court et moyen terme et qui loupe finalement l’objectif qu’on lui avait assigné dès le début avec maestria. Si d’autres projets écolos aussi ambitieux n’étaient pas construits sur le même schéma avec les mêmes résultats désastreux, la surprise aurait vraiment été totale.

On pourrait parler de l’énergie éolienne, par exemple, avec ces turbines chargées de terres rares dont l’extraction est extrêmement polluante et dont le bilan carbone est désastreux. On pourrait, mais ce serait méchant.

les éoliennes sabotent le paysage

On pourrait aussi évoquer le bilan carbone des voitures électriques qui sont remplies de lithium (là encore, très polluant) et qui se rechargent en tétant des réseaux électriques dont l’énergie est produite à partir de fossiles dans l’écrasante majorité des pays du monde. Ce serait probablement inutile, tout comme il serait inutile de mentionner les autonomies jusqu’à présent rikiki de ces mêmes véhicules.

Mais plus dans l’actualité, et toujours pour continuer dans les exemples de projets écolos idiots et rigoureusement contre-productifs, on aura surtout envie d’évoquer la récente course de Formules E organisée par l’inénarrable mairie de Paris, jamais en retard pour soutenir des événements écologiquement catastrophiques en croyant faire avancer « la bonne cause ». Comme il fallait promouvoir des voitures électriques, et que les Mia de Ségolène Royal ont eu quelques petits soucis, l’équipe municipale a jugé bon d’installer une piste de course au milieu de la Capitale, histoire de faire vrombir ou disons buzzer les auto-tamponneuses monoplaces devant tout le monde. Dans la bouche de Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris chargé des sports et du tourisme, cela donne même carrément ça :

« Au départ, la Fédération internationale de l’automobile avait pensé au bois de Vincennes. On a dit non. Si on le faisait, il fallait frapper fort, au cœur de la ville. On assume. »

Enfin, « on », « on », c’est vite dit, puisque ce sera surtout le contribuable parisien qui va assumer, et c’est lui qu’on va frapper fort avec la jolie facture de l’événementiel branchouille écopublicitaire. De surcroît, il faut rappeler que cette magnifique illustration de la politique écologique gérée en dépit de tout bon sens aura nécessité l’épandage de plusieurs milliers de litres de bitume sur les pavés parisiens (un bitume bio, éco-conscient et syntonisé avec Gaïa, soyez en convaincus), avec de pesants engins de chantiers (qui ne roulent pas au bio-éthanol ou au bio-diesel, désolé). Bitume qu’il va falloir retirer une fois la manifestation terminée. Là encore, ce n’est pas cher, c’est le bio-État qui paye. À tel point que le projet a franchement irrité le groupe … écolo à la mairie tant le « bilan carbone » de la manifestation a été déplorable.

Autrement dit, en parfait accord avec les habitudes écologiques, on lance des projets dont le résultat est à peu près diamétralement opposé avec les buts officiellement recherchés, et tout le monde se congratule joyeusement en s’enfilant des coupettes de champ’, voire on relance le bastringue dans la foulée en décrétant non pertinente cette réalité qui refuse de se plier aux demandes impérieuses.

Compte-tenu des conclusions de l’étude Gloubi-Globiom, l’Union européenne aurait donc tout intérêt à diminuer nettement les incitations à produire un carburant finalement pas du tout écolo. L’avenir dira ce qu’il en est, mais, rassurez-vous, pendant ce temps, en France, le cap a été choisi et on n’en changera pas avant un moment : c’est décidé, même lorsque tout le monde aura compris l’erreur économique et écologique de ces produits, la France continuera de trouver des débouchés aux biocarburants.
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Sur le web

  1. Non, l’idée des biocarburants n’est pas  » idiote « . Il est clair que ceci nécessite une courbe d’apprentissssage pour obtenir de bons rendements (c’est vrai pour toutes les technologies). Avec l’huile de palme c’est déjà pas mal et cela sera encore lieux dans 10 à 20 ans ( car les rendements de cette plante vont plus que doubler).cela n’a aucun sens de dire que c’est de la nourriture : l’agriculture produit ce que l’homme a besoin ( alimentation mais aussi textile, matériaux divers, médicaments ou autres ….). Il n’y a pas de conflit avec l’alimentation ( c’est l’argument , lui idiot, des décroissants écolos) : nous cultivons 1, 5 milliard d’hectares seulement. Les rendements peuvent augmenter sur une bonne partie et il y a 500 millions d’hectares de jachères sans parler des centaines de millions d’hectares que l’on peut prendre sur les forêts. Les biocarburants pourront aussi être produits par les algues. En fait, ce concept ne fait que copier le processus qui a permis de faire du pétrole.

    1. Il ne vous est pas venue à l’idée que les carburants étant taxés à mort, leur prix est multiplié par 3 et que donc toute solution non taxée devient alors compétitives ? Taxer les carburants à 1000% et vous arriverez à démontrer que l’on peut distiller les fleurs de pissenlit et que c’est rentable.
      Les bio-carburants sont clairement en compétition avec l’alimentation et ce à cause des taxes.
      Il y a certes des jachères mais vous ne devriez avoir aucun mal à comprendre que si une culture a 2 débouchés alors sa demande augmentera et donc les prix, Ce qu’on voit actuellement c’est du remplacement et non de l’extension de surface.

      « Si la France voulait remplacer 10 % des carburants pétroliers par des biocarburants, elle devrait y consacrer 2,7 millions d’hectares soit 18,5 % de sa surface agricole utile (SAU) contre 320 000 hectares actuellement qui couvrent 0,97 % des besoins en carburant. Dans l’état actuel de productivité des agrocarburants, il faudrait deux fois la surface totale de la SAU française pour couvrir l’ensemble des besoins en carburant. »

      1. Je parlais des biocarburants en général et bien sûr pas de la France ( la France est un des pays dans le monde où la surface agricole utile est la plus forte par rapport au territoire, le mais, le colza , la betterave ne sont pas les mieux placés par rapport à la canne à sucre ou à l’huile de palme). Les biocarburants sont une solution parmi d’autres et personne n’a imaginé substitué 100 % du pétrole, surtout avec les techniques actuelles. Néanmoins des pays comme le Brésil, l’indonésie en font beaucoup car , dans leurs conditions, la rentabilité est correcte.
        Les biocarburants ne sont ni la panacée ni absurdes. Quand on parle de la rentabilité les biocarburants ( canne, palme) s’en sortent mieux que l’éolien chez nous ou le solaire.
        Il n’y a pas de conflit entre alimentation et le reste car le potentiel de production supplémentaire est énorme.
        Si vous pensez cela: vous devriez aussi interdire de faire du coton, du lin ou je ne sais quoi.De tout temps l’agriculture a servi à produire de l’énergie ( dans le passé on donnait à manger au cheval, qui était la souce d’énergie).,
        Il est facile de condamner une technologie à son début ( les premières voitures étaient t elles performantes? ) mais ce concept n’est pas mort ( en particulier , comme je l’ai indiqué, avec les algues et là aussi il y a de la place sur les océans)

        1. Prolux: « Il n’y a pas de conflit entre alimentation et le reste car le potentiel de production supplémentaire est énorme. »

          Le potentiel des fossiles est encore énorme et certain sont bien moins polluants comme le gaz de schiste. Pourquoi raser des forêts quand on a une solution qui marche à moindre coût ?

          1. « Pourquoi raser des forêts quand on a une solution qui marche à moindre coût ? »
            Car la différence entre les 2 se fait dans les taxes et les subventions. Prolux a l’air assez étanche à ce point et peut-être qu’il considère que ce n’est pas un problème.

    2. Prolux: « En fait, ce concept ne fait que copier le processus qui a permis de faire du pétrole. »

      Le pétrole est un condensé de centaines de milliards d’hectares de végétation accumulée là au cours des siècles et il suffit d’un petit trou de quelques hectares pour le récolter. Le transport utilise environ 50 millions de tonnes équivalents pétrole, si vous voulez vous passer du pétrole, vous avez besoin d’huile et vous avez le choix de deux productions:

      1-Huile Colza: pour produire 50Mtep il faudrait 365.000 km2 soit 66% du territoire français.
      2-Huile Tournesol: pour produire 50Mtep il faudrait 472.000 km2 soit 86% du territoire français.

      C’est bien l’idée la plus débile des écolos.

      1. Ilmryn: « Le transport utilise environ 50 millions de tonnes équivalents pétrole »

        En France donc je précise… ces ordres de grandeur sont par pays.

      2. Évidemment, si vous prenez le colza et le tournesol comme culture je comprends votre position.La performance actuelle avec la canne à sucre et le palme n’ont rien à voir!!! De plus ces deux cultures étaient jusque là très peu  » travaillées  » par les généticiens et ne bénéficiaient pas des technologies modernes utilisées sur les autres cultures ( mécanisation, traitement des plants pour la canne par exemple). J’admets que les biocarburants en France sont une idiotie mais extrapoler ceci au niveau mondial est une idiotie.
        Pour info, je ne suis pas un  » écolo  » mais simplement quelqu’un d’informé sur l’agriculture mondiale et toutes les technologies dans ce domaine. La meilleure façon de répondre aux idioties des écolos n’est certainement pas de dire d’autres idioties, enfin à mon avis.

        1. Prolux: « La performance actuelle avec la canne à sucre et le palme n’ont rien à voir!!! »

          Je veux bien te croire mais je demande des calculs.

          Je suis sincèrement ouvert à tout perso, OGM, nano, je m’en fous, il faut juste que ça soit rentable (non subventionné) efficace et avec le moins d’impact possible et qu’il y aie un avantage sur la situation actuelle ou sur d’autres solutions à venir.

          Prolux: « La meilleure façon de répondre aux idioties des écolos n’est certainement pas de dire d’autres idioties »

          Qualifier ainsi des calculs qui montrent que les ordres de grandeurs rendent cette solution illusoire ne sont pas « des idioties » c’est juste un fait scientifique. Même avec des rendement supérieur tu aurais stérilisé des centaines de milliers de km2 de biodiversité juste pour faire rouler des voitures qui marchent très bien sans y toucher actuellement..

          Prolux: « Pour info, je ne suis pas un » écolo » mais simplement quelqu’un d’informé sur l’agriculture »

          Pour l’instant ce n’est pas flagrant… J’attends tes calculs sur le nombre de terre nécessaire, la possibilité et le résultat rapporté a l’objectif mondial de consommation des transports.

          Pour la france c’est un peu mort, sur 643’801 km² 269’000 km² sont déjà cultivés. Mais peut-être que d’autres pays ont effectivement envie de raser leurs forêts ?

          1. Bon, je vois que le problème est que les critiques ( justifiées ) concernent les biocarburants de première génération en France ( non rentables, subventions …) alors que dans mes commentaires je fais référence à la canne à sucre et au palme pour les biocarburants de première génération et que je tiens compte de la deuxième génération ( utilisation de la plante entière, déchets etc…) et même de la troisième génération ( algues : avec des rendements de 10 à 100 fois supérieurs à la première génération).
            Pour le première génération la palme produit déjà 10 fois plus que le tournesol en France ( et cela sera 15 à 20 fois bientôt) : cela change la donne ( 7 t d’huile vs 0,7 T/ha). La canne au Brésil produit déjà environ 4,5 Tonne équivalent pétrole / ha et l’énorme avantage est qu’il n’y a pratiquement pas besoin d’énergie car on utilise la bagasse ( avec la mécanisation en cours , l’amélioration génétique et les traitements phytosanitaires ce rendement va augmenter dans les 10 ans) : c’est 5 à 10 fois mieux que ce que l’on fait en France avec le blé ( en énergie nette).Au brésil les biocarburants sont compétitifs à partir de 40 $ le baril ( indépendamment de l’aspect stratégique d’éviter d’importer pour des dizaines de milliards $ des hydrocarbures).
            De plus, il est évident que cette technologie ne peut s’appliquer partout car il faut des grands espaces et de la biomasse.ce n’est pas, certes, la solution miracle qui va tout remplacer partout dans le monde.
            La production de biocarburants à partir de bois a aussi montré son potentiel.
            C’est un faux argument des écolos que de prétendre que la culture pour les biocarburants est toujours mauvaise pour l’environnement : au contraire il a été montré que certaines espèces (Jatropha, …) permettaient d’exploiter et de valoriser des sols très peu fertiles où rien d’autre ne pousse.
            Les biocarburants ( 1, 2 et 3 génération ) représenteront certainement plus de 20 /30 % de la consommation mondiale pour les transports à 2050. Les réserves de pétrole et de gaz de schiste sont limitées alors que les biocarburants sont eux renouvelables et donc plus durables. Sans nul doute les recherches actuelles sur la troisième génération donneront un jour ( 20 ou 30 ans) des solutions significatives.

        2. Prolux, vous faites l’impasse sur les subventions qui prennent la forme de subventions à l’exploitation, de droits de douane préférentiels à l’import ou à l’export, de fiscalité différentielle sur la consommation. Cela fausse le marché et surtout il ne faut pas oublier que ces milliards (12Mds en 2007) distribués ont été pris dans la poche des consommateurs et ont donc impacté d’autres marchés.
          Pers je m’en fous qu’on brûle de l’huile ou qu’on l’avale tant que c’est le marché qui décide… mais là les producteurs prennent des décisions par rapport à des prix biaisés.

          1. @samplayer
            Je me suis mal fait comprendre: je n’ai jamais prétendu que les biocarburants de première génération ( utilisation grains de blé, sucre de betterave, huile de colza) se justifient en France! Mon discours concerne les technologies des biocarburants ( actuelles et futures ) dans le monde.

    3. Je rigole. Vous vous faites le défenseur du bio carburant, sans doute à cause de son coté bio et de celui que vous avez. Dans le même temps, vous incitez à la déforestation via  » sans parler des centaines de millions d’hectares que l’on peut prendre sur les forêts ». Aussi, je ne comprends pas votre logique. Soit vous êtes écolo et donc vous vous contredisez en beauté; soit vous êtes ???

      Personnellement, je suis pour celui ayant le meilleur rendement. Oui le biocarburant a peut être un avenir, surement même, mais pas avec la technologie actuelle. Il faut donc améliorer la recherche développement.
      Quant aux forets et autres écosystèmes que vous voulez détruire ou modifier, soyez gentil et laissez les en l’état. Se ressourcer dans une nature peu attaquée par l’Homme fait un bien fou, sans compter que tout n’a pas encore été découvert. Et qui sait, peut être trouverons nous grâce à elle des solutions à des problèmes médicaux ou technologiques.

    4. Vous prenez l’huile de palme comme exemple, des milliers d’hectares pris sur la forêt primaire (Indonésie, Malaisie), conséquences écologiques désastreuses, disparition de la biodiversité, désertification … quand le rendement diminue (en général après 20 ans d’exploitation), il est plus économique de brûler la forêt et démarrer une nouvelle parcelle. Sans compter l’utilisation massive d’engrais car les sols de la forêt primaire sont pauvres. Et les engrais viennent d’où ? importés sur de longue distance, fabrication à partir d’éléments fossiles (gaz naturel, phosphates, potasse) et d’énergie fossile … Le bilan total est désastreux et n’ira pas en s’améliorant, désolé !

      1. @faisanan
        Euh! c’est quoi la forêt primaire pour vous? Vous ne croyez quand même pas que les forêts du crétacé sont encore là? Certaines zones forestières considérées comme primaires ( non détruites au cours des milliers d’années précédentes par l’homme) n’existaient pas il y a 10 000 ans ( ce qui n’est rien à l’échelle géologique).
        déforestation ne signifie pas forcément désertification ! ( c’est le cas uniquement dans des sols ferralitiques en zone tropicale). Quand à la biodiversité cela dépend car les sols de forêts sont souvent très acides ( acides humiques ) et la biodiversité du sol est donc pauvre ( pas de vers de terre …). Les forêts n’ont pas à être sacralisées sans fondement. Je trouve légitime que les indonesiens pauvres préfèrent produire leur énergie eux mêmes alors qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter du pétrole .Il y a 88 millions d’hectares de forêts ( soit plus de 4 fois les terres labourables en France ) en Indonésie ! Il y a de la marge.

        1. Prolux: « Je trouve légitime que les indonesiens pauvres préfèrent produire leur énergie eux mêmes alors qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter du pétrole  »

          Je suis un peu d’accord, (Le bémol c’est que s’ils avaient un système politique libéral ils ne seraient plus pauvre très longtemps) par contre pour ce qui est de raser leurs forêts pour faire rouler nos voitures qui roulent parfaitement sans cela, non.

          1. Les forêts cela repousse: les arbres de sont pas éternels et il n’y a aucune raison de ne pas  » exploiter  » intelligemment la photosynthèse. Une forêt bien exploitée produit et ne nuit en rien à l’environnement. Bien au contraire, quand l’homme n’intervient pas les espèces invasives prennent le dessus ( loi de la nature) et la diversité baisse.Ne pas toucher aux forêts est purement idéologique et infondé. Les écolos cherchent tous les arguments fallacieux pour cela ( du genre Amazonie = poumon du monde : ce qui est globalement faux car les arbres émettent bien de l’oxygène mais la vie du sol le consomme! ).

    5. Toute idée doit pourtant être présumée idiote jusqu’à ce qu’on ait fait la preuve du contraire. Il ne peut en être autrement, vu le nombre qu’on en a par jour…

  2. en faisant le plein de ma tondeuse , j’ai découvert l’essence E10 , pas de bol , trop tard , j’ai pris de l’essence normale..ho surprise ma tondeuse est devenu une formule 1 et consomme moins comme quoi la pureté est mère de la sobriété .
    règle number one:
    si on considère que la pollution est lié au travail ( sans travail l’homme ne pollue pas la nature, il n’existe pas) , le cout d’un produit HT et hors subventions nous indique la quantité de pollution exacte générée par toute la chaine de sa production…en conséquence , le produit le moins polluant est aussi le moins couteux , tous les produits dit bio ou écolo ou de luxe sont donc a proscrire si on est écologiste non suicidaire comme ceux en vue actuellement ..ainsi que l’essence alcoolisée et surement le biodiésel !

    1. oui, votre règle n°1 est aussi la mienne : pour être écologique, un bien doit d’abord être économique.
      Un bémol toutefois : si pour être économique on travaille comme un salaud, en polluant comme un dingue, par des procédés dangereux qui (par exemple) rendent les travailleurs malades sans en payer le prix, c’est pas écologique…

  3. Les Etats-Unis eux ont préféré remplacer les centrales à charbon par des centrales boostées au gaz de schiste, résultat les émissions ont fortement chuté. Le gaz est un excellent moyen intermédiaire de lutter contre le CO² en attendant une plus grande efficacité des renouvelables, ce qui ne saurait tarder grâce à la nouvelle batterie sodium-ion qui devrait permettre de stocker l’électricité produite par les renouvelables.

    Je ne m’en fais pas, le bon sens et l’innovation sauveront la planète tout en faisant progresser l’Homme encore et toujours plus

    1. Je vous suis assez dans l’idée que le génie technique de l’homme trouvera des solutions mais c’est justement ce qui défrise nos pseudos écolos, ils ne veulent pas d’autre solution que la disparition de ce qui ne leur plait pas. Le CO2 n’est à mon avis qu’un prétexte. Ils peuvent aussi bien prendre (et ils ne s’en privent pas) les ondes électromagnétiques, les OGM, les vaccins, les salauds de mangeurs de viande…le but caché est le refus d’un certain mode de civilisation dans laquelle ils ne sont pas à l’aise et dans laquelle ils ne peuvent pas être dominants (l’objectif des politiques bien sur) ou profiteurs.

    2. Gilgamesh: « ce qui ne saurait tarder grâce à la nouvelle batterie sodium-ion qui devrait permettre de stocker l’électricité produite par les renouvelables. »

      La consommation d’énergie électrique de 2012 était de 489.500.000.000.000 Wh, il faudrait donc pour une semaine de réserve d’énergie 23 millions de tonne de batteries sodium-ion (densité énergétique 400Wh/kg).

      Si on oublie les hautes pression d’hiver (glagla) et qu’on ne garde qu’un jour de réserve pour le « lissage » de la production renouvelable sur 24h, ça fait encore 3.28 millions de tonnes de batteries.

      A vue de groin je dirais que ce n’est pas demain la veille parce qu’une bonne partie de la production va, en plus, partir dans l’entretien… du parc de batterie.

      1. Et pis le sodium, c’est un produit fantastique; utilisé comme caloporteur dans un surgénérateur nucléaire à sels fondus, c’est une menace terrible pour l’environnement, un poison pour la terre à proscrire. Pouah. caca!!
        mais quand c’est utilisé dans une batterie écolo où dans une centrale solaire, le sodium, tout d’un coup, devient tout bisou gentil tout plein avec les petits oiseaux.

        En fait, le sodium est un matériau de gauche.

        1. Le sodium, matériau de gauche ! Il fallait linventer. Bravo. Cela illustre le fait que quand la science et la technique sont imprégnées d’idéologie, on en arrive rapidement a mettre cul par dessus tête, à affirmer n’importe quoi et son contraire et cest typiquement ce qui se passe actuellement dans bon nombre de domaines.

          1. h16h16 Auteur de l’article

            Le second degré, c’est un peu comme la nourriture dans les pays communistes : tout le monde n’en profite pas forcément.

            1. Soit ! Je ne comprends rien à rien.
              Les humoristes patentés, enfin ceux manient le premier degré, le second, enfin le croient ils, ont parfois l’humour un peu laborieux.

              1. Je suis très sérieux. Vous avez déjà vu du Sodium voter UMP vous ? Ou lir Le Figaro ? Alors, si c’est pas une preuve….

                1. Un tiers est venu semer la zizanie dans notre échange. Je suis évidemment de votre avis.

              2. Pardon, j’interviens avec un peu de retard. « Superphénix », ça ne vous dit vraiment rien ?

        2. Quoique… quand le sodium prend feu ça permet de se chauffer !

          1. Oui mais là, ce n’est plus ecolo.

        3. De gôôôche, peuchère….

    3. Mais je pense aussi qu’on va trouver des solutions, en fait elles sont déjà dans les cartons. Il y en a qui apparaissent immédiatement impossible avec un calcul basique, il faut plutôt regarder du coté des filière prometteuse et abandonner les idées infantiles des verts.

      Exemple pour le nucléaire qui a rendu « inutilisable » une zone infime de la planète (30km de diamètre pour tchernobyl) alors que les écolos lorgnent du coté de solutions qui stériliseraient jusqu’à 86% du territoire français en culture. (Il n’y a pas assez de terres cultivable pour ça en fait)

      « C’est vert, c’est une plante, c’est bon » sans regarder la réalité des chiffres c’est une idée typiquement infantile.

      1. ce n’est pas parce que ce n’est pas utilisé que c’est inutilisable.
        la zone de 30 km de diamètre dont vous parlez n’est interdite à l’habitation que parce que les politiques l’ont décidé ainsi. en réalité, cette zone est remplie d’animaux de toutes sortes en parfaite santé qui peuvent s’y épanouir en toute liberté depuis qu’il est interdit aux hommes d’y aller. et les cerfs n’y ont pas 2 têtes, ni les lièvres 6 pattes ou les sangliers 3 yeux… non, tout est normal

  4. Cet article et les commentaires ne mentionnent pas le fait que ces cultures sont aussi gourmandes en engrais et les engrais sont obtenus à partir d’énergie fossile, matières premières fossiles (gaz naturel, phosphate, potasse) à ne pas oublier dans le bilan final …

    1. J’ai pris aussi dans mes calculs des chiffres idéaux, sans entretien, sans aucune perte avec 100% de rendements.
      Même comme cela, c’est ridicule mais c’est bien de mentionner que l’idée est en vrai bien pire que cela.

  5. les cultures utilisées pour la fabrication des biocarburants sous nos latitudes tempérées ne sont pas assez riches en sucre pour être économiquement viables, il faudrait cultiver de la canne à sucre mais en France même avec un bon RCA c’est pas gagné, surtout que ce printemps m^me la vigne gèle …

  6. Tous comptes faits, un peu de nucléaire dans les centrales qui alimentent les voitures électriques en ville, un peu de gaz de schiste, dans des moteurs, éventuellement diesel, dont on réduit autant que possible la consommation, ce n’est pas si mal, n’en déplaise à nos bons ecolos.
    Non, je ne plaisante pas.

  7. Nous ne sommes plus à 3 milliards près ma foi…

  8. le salaire de la destruction d adam tooze: on apprend en détail les subventions et contraintes encourageant la coûteuse transformation de charbon en carburant d Ig Farben. les nazis ont inventé l écologie politique

  9. Curieusement, dans les débats sur ce sujet, personne n’évoque les immenses superficies consacrées à des productions servant à la fabrication de boissons alcoolisées. Il y a pourtant là une grande marge de manœuvre disponible pour les productions alimentaires ou de biocarburants, ou les deux.

    1. Ah un progressiste… je vais vous apprendre à vivre

    2. On ne parle pas non plus des gains écologique énorme que nous pourrions faire si nous avions tous des vêtements normalisés, par exemple des chemises grise avec un petit col.

  10. Article parfaitement diffamatoire !!!
    Vous ne vous rendez pas compte du génie incommensurable, de la consommation d’oxygène nécessaire à faire fonctionner un seul neurone d’un X ou d’un énarque afin de promouvoir de fausses « bonnes » idées.
    Puisqu’on parle pollution:
    Que choisir fait une pendule avec les bâtonnets d’encens qui libèreraient quelques microgrammes de benzène …. alors que dans l’essence ordinaire c’est en % du volume que le benzène est présent.
    Le tuyau est …. vert …. le liquide est …. vert …. Alors tout baigne

  11. De plus, les appeler « biocarburants » est idiot, car ils n’ont rien de bio. Ce sont des agrocarburants.

    1. Enfin un sémanticien !

  12. J’ai toujours du mal à aller jusqu’au bout d’un article lorsque l’auteur, dès l’introduction, assène à coup de clichés, sarcasmes et affirmations aussi gratuites que béates que quiconque n’est pas dans sa ligne de pensée est un idiot. Prenant sur moi de faire quelque effort pour aller jusqu’au bout de la lecture, je retrouve, enrobés dans une phraséologie libérale-post-moderne des clichés éculés sur la compétition énergie-nourriture ou encore la prétendue mesure du facteur de pollution par le CO2 de toute activité ou produit : la référence obligatoire au niveau credo écolo-pseudo-scientifique devient lassante.

    Observons un peu la réalité du terrain, et je parle en connaissance de cause, ayant essayé divers types de carburants pour me déplacer sur quatre roues, y compris le super-ethanol E85. A condition de choisir un véhicule qui accepte bien la chose (et pas un rare et introuvable « flex-fuel »), à savoir un moteur à essence pas trop gonflé et dont les paramètres de fonctionnement admissible ne sont pas trop bridés par le constructeur, à condition de faire son petit mélange en passant à la pompe, à savoir un bifton de 10€ d’essence complété par un plein de 30 ou 40€ de jus de betterave, tout se passe bien : consommation en hausse de 15%, mais bilan financier très intéressant : bien plus intéressant qu’avec un véhicule diesel.

    Suis-je un odieux affameur du prolétariat ? Bien sur que non, les surfaces en jachère en France étant encore assez nombreuses pour permettre ce genre de culture sans concurrencer le blé. Suis-je un pollueur au CO2 ? Tout dépend de la quantité d’engrais utilisé sur les dites surfaces : à mon avis, la loi du marché bien comprise par les producteurs va les inciter à ne pas sur-utiliser les engrais pour ce type de culture. Suis-je un créateur d’emplois ? OUI, et largement par rapport au véhicule voisin à la pompe qui fait son plein en SP95 ou même E10 : je fais travailler des agriculteurs français, lesquels payent des impôts, embauchent du personnel, font travailler la filière de la mécanisation agricole, pour ne pas dire qu’ils aident à repeupler les zones rurales de notre pays, et je dirais même que je suis certain que mon carburant est fabriqué et raffiné sur le territoire national, alors qu’avec les essences conventionnelles, qui aujourd’hui sont raffinées au Quatar… Mon choix est il bénéfique sur la balance commerciale du pays ? Oui bien sur !

    Dernier avantage, je suis un pionnier qui, par son choix, favorise le développement d’une nouvelle filière de fabrication – distribution – utilisation d’énergie solaire ! Eh oui, les agrocarburants sont une forme d’énergie solaire… Et demain, les spécialistes nous le disent, ces carburants (3eme génération ?) seront produits dans des réacteurs transparents emplis d’une soupe d’algues et disposés au soleil. Encore un petit pas à franchir, et pourquoi ne pas imaginer que les touaregs du Sahara seront les leaders mondiaux de cette production !

    Voilà, s’il y a des idiots dans l’affaire, c’est bien ceux qui ne veulent pas voir plus loin que le bout de leur nez. J’ai envie de reprendre cet article et de changer un peu les mots pour en faire un pamphlet contre la fin des machines à vapeur. Trop fastoche, et puis finalement, je n’ai pas de temps à perdre !

    1. Jean-Pierre : « Eh oui, les agrocarburants sont une forme d’énergie solaire »

      Le pétrole et le gaz (comme celui de schiste) aussi. Si on ne croit pas la fable du réchauffement et les rejets étant de mieux en mieux filtrés…
      Le marché à déjà décidé.

      Jean-Pierre : « Et demain, les spécialistes nous le disent, ces carburants (3eme génération ?) seront produits dans des réacteurs transparents emplis d’une soupe d’algues et disposés au soleil »

      Personne ici n’y verrait d’objection pourvu que ce soit rentable et avantageux.

      Reste que l’article à raison, le bilan des biocarburant actuel fortement subventionnés est mauvais à tout rapport.
      L’article est ironique envers la clique des élus mais factuel.

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