Pour Donald Trump : l’Amérique d’abord, l’OTAN devra faire sa part

Publié Par Daniel Girard, le dans Amérique du Nord

Par Daniel Girard.

Donald Trump By: Alex HansonCC BY 2.0

Le candidat à l’investiture républicaine Donald Trump n’a rien perdu pour attendre. Après avoir terrassé ses adversaires dans le Nord-Est lors du Super mardi, le milliardaire a poursuivi sur sa lancée mercredi à Washington en révélant sa politique étrangère. Sa devise ? L’Amérique d’abord. Donald Trump a souligné que l’Amérique a d’abord joué un rôle positif dans le monde, en contribuant à la victoire contre l’Allemagne nazie dans les années 40 et en défaisant le totalitarisme et le communisme dans les années 90. C’est par la suite, a-t-il précisé, que la politique étrangère américaine s’est détériorée à cause d’une politique d’interventionnisme injustifiée qui a mené à un désastre après l’autre.

Donald Trump a souligné que l’Amérique, aux prises avec une dette extérieure colossale, n’a plus les moyens de soutenir financièrement les pays de l’OTAN. 24 des 28 pays membres de l’organisation ne paient pas les 2% du PIB qu’on leur demande, a-t-il déploré. Il a aussi montré du doigt l’Asie et conclu que les pays qui ne veulent pas faire leur part devront peut-être accepter de se défendre eux-mêmes.


Donald Trump s’en est pris à Barack Obama qui, selon lui, a abandonné ses alliés les plus précieux, comme Israël, n’a pas donné suite au projet antimissile en république tchèque et en Pologne, en plus de déséquilibrer l’équilibre régional au Moyen-Orient en concluant un accord nucléaire inacceptable avec l’Iran.

Donald Trump a aussi lancé un avertissement à l’État islamique : « Vos jours sont comptés » a-t-il martelé en soulignant qu’éliminer ce groupe islamiste radical sera une priorité, en espérant qu’il pourra compter sur les pays alliés musulmans pour y parvenir rapidement. Il a affirmé que l’Amérique n’a rien fait pour empêcher le massacre des chrétiens du Moyen-Orient survenu dans la foulée des conflits en Irak, en Syrie et en Libye. Le milliardaire a reproché à Barack Obama et à Hillary Clinton de refuser d’utiliser les termes « islamistes radicaux » pour décrire l’État islamique. Pourtant, a-t-il dit, on ne peut pas vaincre un ennemi si on refuse de l’identifier.


Pour Donald Trump, les interventions américaines devraient favoriser la stabilité et non viser à convertir les pays à un système à l’occidentale dont ils ne veulent peut-être pas. À cet égard, il a rappelé qu’il s’était opposé à la guerre en Irak en 2003 contrairement à Hillary Clinton. Il a ajouté qu’il était important pour l’Amérique de renouer avec la Russie pour collaborer dans des dossiers stratégiques. L’homme d’affaires a lancé une flèche à Barack Obama concernant son ultimatum à la Syrie en disant : « nos amis et nos ennemis doivent savoir que si je trace une ligne rouge, je respecterai cette ligne rouge ».

Ce discours de Donald Trump sur la politique étrangère a dominé l’univers des nouvelles toute la journée de mercredi et, pour ne pas être en reste et dissiper l’air de défaite entourant sa débâcle du Super mardi, le candidat texan Ted Cruz s’est empressé, tard dans la journée, d’annoncer qu’il avait choisi l’ex-candidate Carly Fiorina comme candidate à la vice-présidence s’il réussit à remporter l’investiture républicaine.


Le choix de la texane Carly Fiorina, ancienne PDG du géant informatique Hewlett Packard vise à exploiter le vulnérabilité de Donald Trump dans le vote des femmes et aussi à opposer une femme d’affaires à la candidate potentielle des démocrates, Hillary Clinton. Ted Cruz espère que sa sélection sera le coup qui lui permettra de ronger l’avance de plus en plus insurmontable de son principal adversaire Donald Trump : selon l’estimé final de CNN du Super mardi, le milliardaire a presque atteint la barre des mille délégués dans la course à l’investiture.

  1. C’est curieux, Hillary Clinton domine nettement Trump dans les sondages et contrairement à Trump sa victoire aux primaires est totalement assurée et pourtant il n’y en a que pour Trump dans vos articles ou presque.

    On sent que l’auteur est clairement du côté du milliardaire, rien de mal à ça mais ça donne l’impression au lecteur qui ne suit pas les primaires dans les médias américains que Trump domine cette élection alors que ce n’est pas le cas du tout.

    Pourquoi la favorite de cette élection, en tout cas selon tous les sondages des derniers mois, est elle si ignorée par M. Girard ? Ça me paraît malhonnête…

    1. Et pour illustrer mon point de vue :

      Donald Trump a reçu 9,9 millions de votes mais Hillary Clinton en a eu 12,1 millions, la différence est donc considérable !

      Pourquoi celle qui gagne le vote populaire et les sondages est elle autant ignorée ? Bref c’est une couverture très partiale et non représentative de ce qui se passe dans le pays.

      Encore une fois vous avez tout à fait le droit de soutenir Trump si c’est le cas, aucun souci, mais induire en erreur les lecteurs n’est pas très respectueux…

      1. Ouvrez un blog !
        Le sujet c’est Trump.

        1. On a plus le droit d’ouvrir le débat sur Contrepoints ?

          1. Gilgamesh, comme en son temps Akashi aka SweepingWave nous prend pour des abrutis : on croirait entend Arlette Laguiller en son temps avec « on vous ment on vous spolie ». Je critique souvent des articles mais sans aller mettre en cause le choix du sujet, quand même !
            Pourquoi pas aussi critiquer le fait de parler de Trump alors que tant de gens meurent de faim dans le monde (c’est une boutade hein)
            Le sujet c’est le GOP et donc Trump. L’auteur a déjà fait des articles plus généraux sur les élections..

          2. Que voulez-vous…certains se disent libéraux mais ne valent pas lieu que les communistes en refusant des points de vue différents ou des débats.

            Quand au sujet ce sont les élections en général, et pourtant tous les articles de l’auteur sont prioritairement sur Trump. Il est légitime de se demander pourquoi..s’il était ultra favori pour devenir président je dis pas mais là on a des sondages qui le mettent 10 à 15 points derrière Clinton, hors dans le système politique américain c’est juste du jamais, on dépasse rarement les 3 ou 4 point d’écart en général.

            Jamais un candidat n’avait été aussi impopulaire parmi l’électorat général non plus, du moins pas depuis Pat Buchanan en 1992 qui était le même type de politicien.

            Bref, cette couverture sur Trump ne semble pas justifiée à priori.
            Si Clinton est clairement favorite il semblerait normal d’informer les lecteurs sur qui elle est, ce qu’elle dit, ce qu’elle propose…mais il n’y en a que pour le milliardaire à la coupe improbable…déjà que Le Figaro fait aussi cela

            1. 1/ L’auteur est libre d’écrire sur qui il veut. Vous êtes qui pour dire à l’auteur d’écrire sur tel ou tel type ?

              2/ Si vous n’êtes pas content, vous pouvez écrire un article sur l’individu que vous voudrez.

              1. Vive la liberté, effectivement, Agua 😉

            2. @ Gilgamesh
              Oui, c’est vrai mais il y a assimilation des républicains avec la droite plus et surtout moins libérale, en France et les démocrates plus ou surtout moins socialistes, en France: d’où un certain parti pris!

              Ce n’est pas bien grave puisqu’!l s’agit d’un blog et qu’une personne, qui ne représente qu’elle, peut donc y défendre une thèse sans pour autant développer l’antithèse.

              Parole à la défense à qui veut s’y coller! Les commentaires sont d’ailleurs là pour ça: le débat!

      2. @Gilgamesh: Les sondages nationaux me semblent beaucoup plus équilibré que cela, et de toute façon, il ne s’agit pas d’une élection directe ! Quand au nombre de vote, cela ne veut rien dire, puisque les candidats républicains en lice sont plus nombreux les démocrates !

        Donc vos conclusions sur la légitimité de Clinton a truster l’intérêt de l’auteur sont fausses.

        Mais vous avez raison de noter que Trump est trop souvent mis à l’affiche, bien que la campagne soit encore longue. A la rigueur, on peut regretter un déséquilibre envers Bernie Sanders…

      3. En fait, Gilgamesh, je ne suis pas un partisan de Trump, ou Cruz, ou Sanders ou Clinton. Écrire sur Trump n’est pas promouvoir ses idées, peu importe le nombre d’articles. En France, il s’écrit des tonnes d’articles à tous les jours sur François Hollande et ce président n’a jamais été aussi impopulaire, même si, en fait, on reproche beaucoup à la presse française, non sans une certaine justification quoi qu’il ne faut pas non plus être absolutiste dans la critique, de manquer de sens critique face à sa présidence. Les gens sont intelligents pour se faire une idée en lisant un texte. Il ne faut jamais mépriser le lecteur. Mépriser le lecteur est le meilleur moyen de raccourcir sa carrière.

        1. @ Daniel Girard

          Le pire, c’est de ne lire que la presse qui conforte encore vos préjugés, quotidiennemennht: quel meilleur moyen pour devenir intolérant à ceux qui pensent autrement et, en France, ils sont au moins +/- 50 % à ne pas être d’accord avec les idées d’un seul quotidien!

          Je trouve passionnant d’enchaîner Contrepoints et Rue89: on se fait, tout seul, son débat d’arguments: c’est passionnant mais pas longtemps: on devine vite les arguments qui seront avancés de part et d’autre … et pourtant, parfois, on s’invente une solution qui pourrait mettre d’accord les 2 parties dans un compromis comme le font souvent les gouvernants en coalition, à la tête de partis qui refusent les solutions qu’un seul parti dicterait contre l’avis de tous les autres.

          Il faut bien reconnaitre que dans le parti L.R. ou le parti socialiste, des mandataires restent pour profiter de la puissance du parti mais avec des idées qui n’auraient pas un soutien majoritaire. Un mouvement comme « les frondeurs » n’ont pas fait sécession, que je sache!

    2. Gilgamesh ,

      C’est entendu , il faut donc , sur votre primesautière injonction , débattre de ce que vous avez décidé…

    3. Croyez-le ou non, Donald Trump domine ces primaires et cela frustre même ses adversaires. Pour ce qui de est de Hillary Clinton, il y a beaucoup moins de suspense dans les primaires démocrates donc la couverture médiatique diminue. Si vous prenez la journée d’hier, il n’y avait que deux sujets dans l’actualité politique ici aux États-Unis: le discours de Trump sur sa politique étrangère et le choix de Carly Fiorina comme candidate à la vice-présidence pour Ted Cruz. Cela ne fait pas des médias des militants républicains. Hier, Donald Trump a donné sa vision de la politique étrangère. Clinton ne l’a pas fait car elle n’a rien à dire de plus sur le sujet. Ses positions sont connues. Mes articles ne visent pas à faire, à chaque fois, le point sur l’ensemble des primaires. Je parle de ce qui est intéressant. J’ai aussi écrit sur Ted Cruz, Bernie Sanders et Clinton. Il arrive, parfois, qu’un sujet intéresse moins un lecteur. Il lit alors un autre article 😉 Merci du commentaire.

  2. Mouais, tout cela est extrêmement flou, on peut comprendre ce que l’on veut. Une chose est sure, l’anti-bushisme primaire d’Obama et cette idée complètement enfantine qui le poussait à croire qu’il pouvait choisir sa politique étrangère indépendamment de l’actualité est la source de bien des problèmes.

    Comme les fantaisies du passé tel que l’acceptation sans broncher de la prise de pouvoir des islamistes en Iran ou le refus de continuer la guerre du Golfe jusqu’à Bagdad ont provoqué des catastrophes plus tard, il faudra que quelqu’un aille nettoyer les problèmes causés par l’abandon du projet de bouclier antimissiles européen, le refus de mettre fin à la guerre en Syrie et cet accord terrible avec l’Iran.

    Je reste sceptique quand à sa politique en Europe, mais pour le ME Trump semble être convertit aux vues de son conseillé, Walid Phares, ce qui augure une politique basée sur la réalité et le conservatisme. Ce sera la fin des expériences tordues pro-mollahs et le retour vers les alliances traditionnelles qui ont fait avancer les intérêts de l’Amérique pendant des décennies.

    Comme il l’explique, quand Obama a prit le pouvoir en 2008 il n’avait qu’à transformer l’essai pour arriver à une victoire absolue des USA au moyen orient. Les troupes étant stationnés en Irak, il était dans une position idéale pour stopper le massacre syrien. La dictature socialiste à terre, le Hezbollah serait coupé de tout soutient et périrait ensuite rapidement. Ainsi, l’Iran, isolé, serait obligé de mettre définitivement fin à ses projets destructeurs ou à en subir les conséquences.

    Hors qu’est ce que Obama a fait ? Exactement l’inverse, il a livré gratuitement l’Irak au main de Khamenei, a abandonné les syriens et a laissé Israël et les pays arabes seuls face au terrorisme. Les intérêts américains n’avaient jamais autant reculés au ME depuis des décennies, les alliés de l’Amérique se sont sentis extrêmement floués, c’est une catastrophe.

    En plus de cela, Walid Phares a une très bonne connaissance de la Syrie, il a eu la chance de manger des grosses tartines de socialisme baath pendant le guerre civile du Liban 🙂

    1. 1 Obama à été élu sur la promesse de retirer les troupes Américaines d’Irak et Afghanistan,difficile de lui reprocher d’appliquer le contrat passé avec son peuple, même si c’est imparfaitement. Mais ça serait encore plus difficile de justifier d’envahir un troisième pays, ce que le peuple Américain ne voulait clairement pas.

      2 Il y a une base navale Russe a Tartous, ça aurait pu être un petit problème lors de l’invasion de la Syrie vous ne croyez pas ?

      3 Toute action entraîne une contre réaction et un certain nombre de pays aurait bien pu reconsidérer leurs positions vis a vis des USA si ils persistaient dans le symptôme de l’invasion compulsive.

      4 Comment exactement l’essai serait transformé,çà m’échappe encore.La démocratie n’est pas plus susceptible de naître dans une Syrie envahie qu’elle ne l’a été en Irak ou en Afghanistan.Et placer les Chiites dans une position désespérée est bien plus susceptible de créer un retour de flamme que de les transformer en Occidentaux.

      Quand aux projets destructeurs de l’Iran, laissez moi rire,vu la collection de tarés qui bordent leurs frontières , n’importe qui a leur place voudrait la bombe.

      L’invasion de L’Irak a été une énorme erreur, basé sur la croyance que la force pouvait apporter la Démocratie et la stabilité a des peuples qui n’en veulent pas.Quand on fait une erreur on est tenté de persister pour essayer d’en tirer quelque chose plutôt que d’accepter ses pertes et de passer à autre chose.

      Ça ne marche pas.

      1. « Obama à été élu sur la promesse de retirer les troupes Américaines d’Irak et Afghanistan,difficile de lui reprocher d’appliquer le contrat passé avec son peuple, même si c’est imparfaitement. »

        L’Irak était stabilisé en quand il arrivait au pouvoir, rien ne pressait à quelques mois près, il a retiré les troupes au début d’un conflit dans le pays voisin, c’est de l’irresponsabilité la plus totale.

        « Mais ça serait encore plus difficile de justifier d’envahir un troisième pays, ce que le peuple Américain ne voulait clairement pas. »

        Il ne s’agissait pas d’une « invasion » (si tant est que mettre des troupes au sol serait une invasion) mais d’une simple zone d’exclusion aérienne. Cela n’a pas été fait et regardez le résultat, c’est le chaos… On est bien dans le genre de comportement irresponsable que je décrit. Comme je le disais, il faut une politique étrangère basé sur la réalité, comme celle décrite par le conseillé de Trump, Walid Phares.

        « Il y a une base navale Russe a Tartous, ça aurait pu être un petit problème lors de l’invasion de la Syrie vous ne croyez pas ? »

        Non.

        « Toute action entraîne une contre réaction et un certain nombre de pays aurait bien pu reconsidérer leurs positions vis a vis des USA si ils persistaient dans le symptôme de l’invasion compulsive. »

        Mais enfin tout les pays de la région criaient aux USA de venir mettre fin au conflit, ou au moins de les en autoriser en faisant pression sur la Russie, pour éviter le chaos qui est arrivé… C’est la faiblesse d’Obama qui a fait qu’un certain nombre de pays ont reconsidéré leur position sur les USA. Comme je le disais, il faut mener une politique basé sur la réalité.

        « La démocratie n’est pas plus susceptible de naître dans une Syrie envahie qu’elle ne l’a été en Irak ou en Afghanistan »

        L’Irak était stable en 2008 encore une foi, le chaos est revenu quand il a été donné à l’Iran qui a poussé Nouri Al-Maliki a mener une politique sectaire.

        « Et placer les Chiites dans une position désespérée est bien plus susceptible de créer un retour de flamme que de les transformer en Occidentaux. »

        Mais enfin de quoi parlez vous ? Obama a mené une politique ostensiblement pro-mollahs et c’est un échec cuisant. Encore une foi, il faut regarder la réalité. Sans oublier qu’il ne faut pas se faire piéger, tout les chiites ne sont pas des islamistes qui suivent aveuglément l’Iran, loin de là. En fait on l’oublie souvent, mais ces chiites sont arabes. Pour faire baisser l’islamisme, la première chose à faire serait de ne pas rentrer dans le jeu des divisions sectaires. Mais qui a intérêt à ce que la région soit divisé entre chiite et sunnites et qui a intérêt à ce qu’elle soit divisé entre arabes et perses ?

        « Quand aux projets destructeurs de l’Iran, laissez moi rire,vu la collection de tarés qui bordent leurs frontières , n’importe qui a leur place voudrait la bombe. »

        Qui ? Avant 1979, il n’y avait pas de terroristes islamistes, que des terroristes socialistes. C’est l’Iran qui a poussé la région dans la spirale de la radicalisation religieuse. Il faut voir la réalité en face encore une foi. L’Iran est le seul pays dont la politique étrangère a officiellement pour but de précipiter le retour de Mahdi… Si vraiment on est sérieux dans le lutte contre l’islamisme, alors il faut avoir le courage de remonter à la source du problème.

        « L’invasion de L’Irak a été une énorme erreur, basé sur la croyance que la force pouvait apporter la Démocratie et la stabilité a des peuples qui n’en veulent pas. »

        Car tout le monde sait que les peuples du ME ne veulent que des dictatures socialistes en guerre perpétuelles 🙂

        « Quand on fait une erreur on est tenté de persister pour essayer d’en tirer quelque chose plutôt que d’accepter ses pertes et de passer à autre chose. »

        Première chose censé de votre post, Obama a mené une politique étrangère fausse sur toute la ligne, on a jamais vu un président aussi faible face aux ennemis de l’Amérique. Il faut faire le bilan de ce désastre et faire rapidement demi-tour. Quand Trump dit « Iran…under a Trump administration will never ever be allowed to have that nuclear weapon. », j’espère qu’il est sérieux, car les mollahs ne comptent pas s’arrêter volontairement dans leur course folle.

        1. Envoyer des avions établir une zone d’exclusion aérienne dans le ciel d’un état souverain est à minima un acte de guerre, au pire une invasion caractérisée d’un état souverain, ce qui peut parfaitement amener les alliés dudit état à intervenir. Or il ne vous échappe pas que la Russie et l’Iran sont des alliés de la Syrie, en tant que tels ils auraient été (et de fait le sont) légitime à intervenir sur simple demande de Bachar-al-assad. Pas certain que n’importe quel président américain veuille d’un conflit direct avec la Russie, surtout à cause d’un pays qu’1 américain sur 2 ne doivent même pas être capable de situer sur une carte.

          Que l’ensemble des pays voisins le demande ne légitime pas une telle action, quelle qu’en soient les justifications morales ou politiques. Seul le conseil de sécurité de l’ONU possède la légitimité et le « droit » de permettre l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne. En l’absence de résolution, seul le pays concerné a le droit (au sens du droit international) d’autoriser ou non le survol de son territoire à des aviations militaires étrangères.

          1. « Envoyer des avions … une carte. »

            Vous êtes incapable de comprendre le concept de dissuasion, si bien qu’à cause des idiots utiles comme vous c’est vous qui nous rapprochez d’un conflit avec la Russie. La Russie n’est absolument pas en position de s’opposer à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, si bien que si on en avait mit une en place sa seule réaction possible serait d’envahir gratuitement un pays ami de l’occident à sa frontière, ce qui n’est pas super niveau communication.

            C’est justement en mettant une politique claire de dissuasion face à la doctrine impérialiste de la Russie que l’on pourra s’éviter un conflit, comme on s’est évité un conflit de cette manière avec l’URSS. Si on continue de s’aveugler et de ne pas vouloir vexer Poutine comme on ne voulait pas vexer Hitler, on arrivera au même résultat qu’avec ce dernier.

            Si la Russie investit autant dans la propagande, dont les menaces verbales incessantes que vous relayez avec la conviction qu’elle pourrait les mettre en application, c’est justement car elle sait qu’elle n’a pas les moyens de sa politique. Le seul moyen pour la Russie de piétiner l’occident comme elle le fait actuellement c’est de compter sur notre lâcheté. Et pour ça, il faut faire peur.

            Si vous voulez sacrifier nos intérêts à la Russie et aux mollahs iraniens… Je suis personnellement pour moins de bisounoursisme et plus de réalité…

            1. un_lecteur: vous connaissez le concept de dilemme de sécurité avant de débitez des conneries à longueurs de journée sur la politique étrangère US vous avez pas encore compris que tout conflit frontal entre les USA et la Russie sera évité par les deux parties à tout prix tout simplement parce que c’est pas dans leur intérêt?

              Décidément vous avez un problème personnel avec les Mollah Iranien on dirait :), nos intérêts mais quels intérêts: définissez moi de manière objective quels sont les intérêts de l’Occident ( ce terme ne veut plus rien dire aujourd’hui) et en quoi l’intérêt national des USA=France=GB=Allemagne etc… et pas la peine de ressortir la lutte contre le nazisme et le communisme hein.

              Bref vous abritez votre argumentaire derrière un parti pris US-béat etc c’ est votre choix et je le respecte mais avant de donner des leçon de politique étrangère lisez quelques bouquin avant.

              Et pour info: les réalistes se sont opposés pour la plupart à la guerre du Viet Nâm, à la guerre d’Afghanistan au lendemain du 11 septembre ainsi qu’ à la seconde guerre du Golfe.

              « nos intérêts », lesquels?

              Les USA ne sont pas lâches ils se désengagent de décennie de bourbiers qui n’ont servi à rien à par foutre en encore plus la merde.

              +1 Gérard et Ordredegrandeur

              un_lecteur fait partie des personnes qui considèrent encore que les USA ou l’Occident ont une primauté morale voir évangélique ou méssianique à répandre la bonne parole avec des chasseurs bombardiers et des tanks à travers la planète.

              Le réalisme en politique étrangère à pour fondamentaux l’intérêt national et la puissance militaire d’en l’optique de sa préservation, il n’est nullement question d’un intérêt occidental bien fumeux responsable de quasi tous nos déboires depuis la chute du mur de Berlin.

              Lisez Morgentheau, Kenneth Waltz,Edouard Carr, Reynold Niebur

              Et Tocqueville de la démocratie en amérique , Washington explique de façon succinte et forte éclairante les caractéristique de la politique étrangère US et elle est à l’oppposé de tout ce que vous déblattez 🙂

              1. « vous connaissez le concept de dilemme de sécurité avant de débitez des conneries à longueurs de journée sur la politique étrangère US vous avez pas encore compris que tout conflit frontal entre les USA et la Russie sera évité par les deux parties à tout prix tout simplement parce que c’est pas dans leur intérêt? »

                C’est bien ce que je dis, Obama pouvait donc faire pression sur la Russie pour avancer plutôt que de lâchement se soumettre comme il l’a fait.

                « Décidément vous avez un problème personnel avec les Mollah Iranien on dirait »

                J’ai écouté ce qu’ils disent et visiblement ils prônent la destruction de notre civilisation, donc oui cela me pose problème.

                « nos intérêts mais quels intérêts: définissez moi de manière objective quels sont les intérêts de l’Occident ( ce terme ne veut plus rien dire aujourd’hui) et en quoi l’intérêt national des USA=France=GB=Allemagne etc… et pas la peine de ressortir la lutte contre le nazisme et le communisme hein. »

                Le premier intérêt serait déjà d’assurer la sécurité du bassin méditerranéen et la route vers l’Asie par Suez, ce qui implique qu’il n’y ait pas de gouvernement qui nous soient hostiles sur le pourtour de la méditerranée ni au ME. Le flanc sud de l’Europe sécurisé on pourra plus confortablement se défendre face à la menace russe à l’est. On a la chance que la plupart des gouvernements amis souhaitent une politique conventionnelle basée sur la recherche de stabilité. C’est pour cela que je pense que beaucoup de commentateurs se mettent le doigts dans l’œil quand ils pensent que les anciennes colonies françaises suivraient la France si elle décidait de faire un « pivot vers la Russie », car ce serait source d’instabilité et de tensions inutiles. C’est la faiblesse de la Russie, elle ne propose que des problèmes, sa politique est totalement idéologique, basée sur un complexe d’infériorité face à l’occident qui n’est pas partagé dans beaucoup de pays. Il faut l’exploiter.

                « Bref vous abritez votre argumentaire derrière un parti pris US-béat etc c’ est votre choix et je le respecte mais avant de donner des leçon de politique étrangère lisez quelques bouquin avant. »

                Les USA sont le leader naturel de l’occident, cela ne veut pas dire qu’ils ne se fourvoient jamais, comme on peut le voir avec la politique désastreuse d’Obama. Ceux qui ne veulent pas l’accepter sont justement les déclinistes qui ont le même complexe d’infériorité que celui de la Russie. Des gens fondamentalement hostiles à la liberté car la liberté signifie une augmentation de l’influence des pays qui ont un modèle de civilisation à proposer. Et dans le domaine du soft power, c’est les USA qui gagnent.

                « Et pour info: les réalistes se sont opposés pour la plupart à la guerre du Viet Nâm, à la guerre d’Afghanistan au lendemain du 11 septembre ainsi qu’ à la seconde guerre du Golfe. »

                Cool pour eux.

                « Les USA ne sont pas lâches ils se désengagent de décennie de bourbiers qui n’ont servi à rien à par foutre en encore plus la merde. »

                Devant une telle force d’argumentation, je ne peux que répondre: Non.

                « partie des personnes qui considèrent encore que les USA ou l’Occident ont une primauté morale voir évangélique ou méssianique à répandre la bonne parole avec des chasseurs bombardiers et des tanks à travers la planète. »

                Quelle caricature de ma position. En tous cas une chose est sure, si on ne défend pas nos intérêts, personne le fera à notre place. Quand aux valeurs occidentales, oui je pense qu’elles sont supérieures aux autres et cela ne me pose pas de problèmes de l’affirmer. En fait j’en suis tellement persuadé que je pense qu’elles s’imposent justement d’elles mêmes, et que la Russie, comme on peut le voir, a justement besoin de tanks et de bombardiers pour les arrêter.

                « Le réalisme … vous déblattez 🙂 »

                Puisque vous lisez tellement, étoffez un peu vos posts 🙂

                1. Du coup vous n’êtes pas réaliste mais un néoconservateur refoulé et nostalgique

                  Quelle caricature de ma position. En tous cas une chose est sure, si on ne défend pas nos intérêts, personne le fera à notre place. Quand aux valeurs occidentales, oui je pense qu’elles sont supérieures aux autres et cela ne me pose pas de problèmes de l’affirmer. En fait j’en suis tellement persuadé que je pense qu’elles s’imposent justement d’elles mêmes, et que la Russie, comme on peut le voir, a justement besoin de tanks et de bombardiers pour les arrêter.

                  Devant une telle force d’argumentation, je ne peux que répondre 🙂

                  1. Je n’ai pas besoin d’être d’accord avec vous pour me réclamer de la réalité. Je ne sais pas si je suis « néoconservateur », je ne sais pas ce que sous regroupez sous ce terme, mais une chose est sure, vu à quel point les socialistes haïssent ces gens la, ils ne doivent pas être si mauvais 🙂

        2. // »L’Irak était stabilisé en quand il arrivait au pouvoir, rien ne pressait à quelques mois près, il a retiré les troupes au début d’un conflit dans le pays voisin, c’est de l’irresponsabilité la plus totale. »/

          Stabilisé ?? Quelle blague ! Les tribus Sunnites étaient payés par les Américains pour se tenir tranquille et les Chiites complètement corrompus,attendaient juste que les Américains se barrent. Que les Américains reste quelque mois de plus ou quelques décennies, le résultat aurait été absolument le même. A la seconde ou ils partaient Sunnites et Chiites allaient recommencer à se battre.

          Dés que les Américains partiront pour de vrai d’Afghanistan, on verra comment ça à été bien « stabilisé » aussi.

          // »Il ne s’agissait pas d’une « invasion » (si tant est que mettre des troupes au sol serait une invasion) mais d’une simple zone d’exclusion aérienne. Cela n’a pas été fait et regardez le résultat, c’est le chaos »//

          Un peu comme en Libye donc ? Effectivement , le résultat est une vraie merveille.

          D’abord le régime a, plus tard, effectivement faillit tomber. Et qu’est qui c’est passé ? Poutine est intervenu. Qu’est que que vous auriez fait a la place d’Obama ? Descendre les avions Russes qui ne respectaient pas votre interdiction de vol unilatérale ? Il y encore un certain nombre de lois internationales qui font que ce monde ne tombe pas dans le chaos complet.

          Ensuite admettons que le régime soit tombé. Il serait tombé au mains des combattants au sol, ceux d’Al quaida et de Daesh.,a moins que vous ne soyez BHL, vous vous êtes quand même bien rendu compte que l’opposition démocratique Syrienne, elle n’a jamais existé sur le terrain.?

          Au minimum, ce serait les Turcs qui seraient intervenu au lieu des Américains, et vous savez quoi ?, Ça ne me dit rien du tout cette solution.. A mon avis ça ne disait rien dit du tout a tout ceux qui n’étaient pas sunnites, ou qui étaient Kurdes. D’ailleurs même les autres Sunnites n’auraient pas été fan.

          Et oui, quand on met des troupes au sol sans l’accord du gouvernement du pays, c’est une invasion.

          / »Mais enfin tout les pays de la région criaient aux USA de venir mettre fin au conflit, ou au moins de les en autoriser en faisant pression sur la Russie, pour éviter le chaos qui est arrivé… »//

          Non ce n’étaient pas tous les pays, c’étaient tous les pays SUNNITES de la région qui voulaient que le conflit se termine d’une façon ou les SUNNITES gagneraient. Si tous les pays de la région veulent tellement la démocratie pour la Syrie, qu’ils commencent pas l’installer chez eux.

          Faire pression sur la Russie est un tout petit peu dangereux vous savez ? Poutine a clairement dit qu’il ne laisserait pas faire. Et lui tient ses promesses.

          // »Mais qui a intérêt à ce que la région soit divisé entre chiite et sunnites et qui a intérêt à ce qu’elle soit divisé entre arabes et perses ? »//

          Quel intérêt a un alcoolique de continuer a boire ? Aucun, ça ne l’empêche pas de continuer. Arabes ou Perse, ce ne sont pas des enfants vous savez ? Ils se prennent en main tout seul parcqu’on ne peux pas le faire a leur place, tout simplement.

          Et la meilleure chose a faire, pour eux comme pour nous est de les laisser se débrouiller entre eux. Quand ils seront fatigués de s’entretuer, et sans possibilité de blâmer, les Américains, les Russes ou les Juifs, peux être qu’ils deviendront raisonnable. Peux être.

          // »Qui ? Avant 1979, il n’y avait pas de terroristes islamistes, que des terroristes socialistes. C’est l’Iran qui a poussé la région dans la spirale de la radicalisation religieuse. Il faut voir la réalité en face encore une foi. L’Iran est le seul pays dont la politique étrangère a officiellement pour but de précipiter le retour de Mahdi… Si vraiment on est sérieux dans le lutte contre l’islamisme, alors il faut avoir le courage de remonter à la source du problème. »//

          La source du problème, c’est Mahomet quand il a créer l’Islam avec la violence comme moyen légitime d’expansion. Naturellement le terrorisme Islamique remonte bien avant 1979 (jamais entendu parler des assassins ?).C’est quand la « modernité » a échoué( sous l’apparence du socialisme) que le terrorisme Islamique est revenu.

          Sunnites ou chiites ,c’est patate ou pomme de terre pour moi. Mais dans les faits, les chiites ont objectivement des gouvernements qui fonctionnent mieux, et ils sont beaucoup moins agressifs a partir du moment ou on ne vient pas chier dans leurs bottes.

          // »Car tout le monde sait que les peuples du ME ne veulent que des dictatures socialistes en guerre perpétuelles »//

          Je ne sait pas ce que veulent les peuples du ME mais je sait que chaque fois qu’ils ont eu la possibilité de voter un peu prés librement, ils voté pour des Islamistes. Et les dictatures socialistes ,que vous le vouliez ou pas,sont le seul rempart restant contre ce futur.

          // »Première chose censé de votre post, Obama a mené une politique étrangère fausse sur toute la ligne, on a jamais vu un président aussi faible face aux ennemis de l’Amérique. Il faut faire le bilan de ce désastre et faire rapidement demi-tour. Quand Trump dit « Iran…under a Trump administration will never ever be allowed to have that nuclear weapon. », j’espère qu’il est sérieux, car les mollahs ne comptent pas s’arrêter volontairement dans leur course folle »//

          Il n’y a rien dans l’accord d’Obama qui autorise les Iraniens a avoir la bombe et Obama a fait ce qu’il a pu avec ce qu’il lui restait.

          Son pays est ruiné tout simplement, épuisé dans des guerres grotesques sans objectif réalisable au profit de gens qui détestent les Américains.Obama a décidé ne pas envoyer plus de soldats Américains se faire tuer pour rien, ça ne fait pas mes affaires en tant que Français, mais je comprends sa position.

          .

          1. Je vous ai répondu en détails mais les commentaires longs se perdent souvent quelque-part une demi journée, si il n’est pas réapparu à la fin de la journée je tenterais de le reposter.

          2. @ Gérard
            Je crois qu’il y a du bon sens dans votre réponse: les alliés furent heureux du « gros coup de main » américain pour vaincre l’Allemagne hitlérienne et une souveraine de mon pays l’a clairement demandé aux USA qui ne pouvaient évidemment pas rester de marbre après Pearl Harbor.

            Au Moyen Orient, aucun pays n’a demandé l’aide américaine officiellement. Il n’est d’ailleurs pas certain que cette « aide » amènera la paix et la stabilité.

            Il ne s’agit évidemment pas d’une guerre de « religion » mais de pouvoir d’un groupe sur l’autre: la religion n’est utilisée que pour recruter et imposer son pouvoir; croire qu’en Islam il n’existe que Chiïsme et Sunnisme est une méconnaissance des autres obédiences plus minoritaires.

            En fait, quelle est la raison qui pousse l’Occident à intervenir dans cette partie du monde? Pourquoi ne les laisserions-nous pas se débrouiller entre eux? Par exemple, croyez-vous que les Persans d’Iran se confondent à des Arabes ou à des Libanais, pas du tout Arabes? Je n’ai pas lu ce genre de nuance, sans doute sans importance pour vous ou pour un Américain! Cette méconnaissance ne peut être qu’à l’origine de gaffes!

            De même, je ne suis pas sûr que l’Iran, marqué par ses années de blocus, ne veuille pas se libéraliser un peu, ne fût-ce que pour s’intégrer un peu plus dans le commerce international: musulman mais réaliste!

            Et, tout compte fait, nous n’avons pas, d’un point de vue libéral, à aller « casser du moyen-oriental » pour régler nos différends avec la Russie avec laquelle, notre supériorité économique suffit à les humilier: si un pays est en crise, c’est bien la Russie qui a du mal à vendre pétrole et gaz, non?

            La 3ième guerre mondiale est déjà bien commencée et elle sera économique! Dans aucun pays, on n’a envie d’envoyer les jeunes au casse-pipe.

    2. Analyse intéressante.

  3. c’est chose assez plaisante que de voir l’intéressé se revendiquer de… la victoire contre l’Allemagne nazie, dans le même temps qu’il prend pour slogan : « America first » ! Lorsqu’en 1940 Lindbergh se mit à tenir des discours qui faisaient le jeu de la propagande nazie, sous l’oeil ému de son comparse l’ambassadeur Joe Kennedy, la fine équipe avait adopté le même slogan et s’était même organisée sous étiquette… AMERICA FIRST COMMITTEE

    1. Si le Japon n’avait pas attaqué Pearl Harbour et menacé la Californie, croyez-vous que les USA seraient venus se faire tuer en Normandie et dans es Ardennes ?

      1. effectivement je ne le crois pas et cela m’amène même à vous raconter une anecdote assez croustillante, ici dans le vif du sujet. Ces discours tenus en 1940 par Lindbergh et qui sans être « nazis » faisaient directement le jeu de la propagande nazie étaient, pour certains d’entre eux, trop subtils (politiquement) pour être de lui : leur auteur n’était autre que WiIliam R. Castle, ex-Undersecretary of State à l’époque de Stimson, mais aussi et surtout 1) homme-clé du Fascist lobby au Departement of State 2) ex-ambassadeur des USA au Japon, et resté au mieux avec les dictateurs 3) et donc, membre de AFCommittee. Bref, la totale. Mais son histoire ne s’arrête pas tout à fait là. A la fin du mois de novembre 1940, voyant que les USA risquaient de se battre contre le Japon, il adressa à un grand quotidien américain une lettre pathétique, sur le thème, ‘why should we go to war against Japan?’, etc. etc. Mais, le temps que sa lettre soit lue, validée, mise en page, etc., vous aurez déjà compris ce qui arriva -à savoir, un des plus beaux flops de l’histoire de la presse : la lettre parut dans le journal, quinze jours plus tard, et… quelques heures avant l’attaque japonaise sur Pearl Harbor ! Bon d’accord, il ne se retrouva pas en cabane au Canada pour autant, et termina sa carrière comme directeur d’un grand hôpital, avec un salaire à faire pâlir d’envie une Agnès Saal mais enfin, ce n’était pas tout à fait la fin de carrière, à laquelle aurait pu prétendre un ex-Undersecretary of State…

        PS. on est en 2016 : le FBI continue de me faire la misère pour me donner des dossiers qui datent de… 1930. Non pas, que ces dossiers contiennent des secrets qui menacent des ‘personnes’, mais parce qu’ils contiennent un secret plus grand encore et qui (dans le sens de la question que vous posez) pourrait aujourd’hui encore faire mauvais genre : la façon dont ils sont rédigés prouve sans ambiguité qu’ils étaient rédigés sur la seule base de renseignements fournis par des agents fascistes en poste aux Etats-Unis, et à seule fin de leur être agréable…

        1. pardon pour le lapsus, novembre « 1941 »

      2. Si le Japon a attaqué Pearl Harbor, c’est en réponse à la politique américaine en Asie. Notamment les divers embargos et autres gels d’avoirs.

        D’ailleurs, je doute que les USA eussent laissés l’Australie ou la Nouvelle Zélande se faire envahir par le Japon. Les meurtres, les viols et autres atrocités que les militaires japonais ont commis dans les zones où ils sévissaient librement n’auraient pu rester impunies si elles avaient concernées des populations WASP. Si l’identification à un chinois est difficile pour un américain, si les horreurs de Nankin n’intéressaient pas les médias américains, je doute qu’il en eu été de même si celles-ci avaient concernées des protestantes blanches, blondes et aux yeux bleus ou des villes comme Canberra ou Sydney.

        La seconde guerre mondiale a été, avant tout, une guerre raciale. Autant en Europe que dans le Pacifique. Croire que les américains des années quarante n’étaient pas sensibles aux problématiques de race me parait quelque peu déconnecté des réalités.

        En somme, avec ou sans Pearl Harbor, les américains seraient intervenus dans le Pacifique. Dès lors, il était inévitable qu’ils interviennent contre l’Allemagne Nazi puisqu’alliée aux japonais. Tout n’était qu’une question de temps.

        1. 1) l’interprétation « racialiste » a bien sûr sa limite, dans ce qui suit : la bourgeoisie bien-blanche n’hésite pas, le cas échéant, à faire tirer sur ses propres prolétaires (tout au plus pourrait-on objecter que dans ses schémas idéologiques elle les considère comme des sous-hommes)

          2) même dans le cas des nazis, le délire raciste ne jouait pas le rôle de facteur unique et doit pas faire perdre de vue l’opportunisme : les japonais, même s’ils auraient peut-être fini par « y passer », furent soudain traités avec les mêmes égards que de grands dolichocéphales blonds !

          2) cela dit, l’interprétation racialiste comporte une grande part de vérité -même pour des époques plus récentes. Et ce qu’aujourd’hui le monde occidental paye à n’en pas finir, avec par exemple ces jeunes ou ces moins jeunes qui se sont mis à « manger hallal », là où la veille encore ils n’auraient eu que mépris pour ces sornettes est indiscutablement la (relative) indifférence des bien-blancs face au massacre des bosniaques de Srebrenica en 1995…

        2. Je suppose que, déjà, les Britanniques peuvent compter dans ces WASP, eux qui sont plus que de simples alliés, pour les USA, quasi, « de la famille » et qui furent sérieusement attaqués.

  4. America First était le nom de la campagne qui cherchait à empêcher les USA d’attaquer les Nazis, parmi les grands noms se trouvait Charles Lindberg l’aviateur qui avouait son admiration pour Hitler et les Nazis tout en prêchant ouvertement son antisémitisme.

    Ce sinistre personnage n’en rate jamais une quand il s’agit de faire des références douteuses.

    De plus Trump a tort de critiquer l’accord nucléaire avec l’Iran, l’autre alternative aurait été la guerre, ce qui aurait déstabilisé davantage la région, fait exploser les prix des carburants et aurait entravé la lutte contre l’État Islamique dont l’Iran est un acteur majeur.
    Obama a frappé un grand coup avec cet accord et a favorisé un monde plus sûr et stable, il en va d’ailleurs de même pour sa réconciliation avec Cuba.
    J’espère donc qu’Hillary Clinton, favorite de cette élection et probable première présidente des Etats-Unis, continuera sur cette lancée tout en étant plus offensive contre l’EI, comme elle a promis.

    1. Amusant, cette expression, « America First », on l’entend quasiment chaque année, de la part même de nos journalistes pour signifier toute position un peu isolationniste d’un dirigeant ou prétendant américain.

      Rassurez vous : tout cela s’est beaucoup édulcoré, sauf bien sûr, à vouloir nous refaire le coup des années 30 et retour des heures les plus sombres de …. C’est devenu un synonyme de la grande peur de l’Europe seule face au gros méchant du nord-est, la fin du commerce international avec la Chine et le Mexique, Israel abandonné et la guerre au POrient. Bon, enfin, plutôt son aggravation. Ou alors, la fin de son amélioration suite aux interventions américaines….

      1. en fait on connut aussi en France un équivalent vers 1960 avec un journaliste nommé Raymond Cartier, alors identifié à ce qu’on appelait le… cartiérisme. Le distingué slogan était : ‘La Corrèze avant le Zambèze’ (sic). Mais l’affreuse chose qu’on appelle gôlisme lui coupa l’herbe sous le pied, avec son chauvinisme un peu rance…

        1. On pourrait aussi appeler ça le Danneskjöldisme, en référence à Ayn Rand, et le trouver de ce fait parfaitement libéral.

          1. … en fait ils ont tous copié sur Drumont, dont le journal ‘La Libre parole’ avait pour sous-titre « La France aux Français » ! Et d’ailleurs le FN n’a pas manqué de le reprendre à son propre compte.

    2. « De plus Trump a tort de critiquer l’accord nucléaire avec l’Iran, l’autre alternative aurait été la guerre »

      C’est la fausse dichotomie parfaite… L’accord est bien plus susceptible de mener à une guerre dans le futur, étant donné que l’Iran peut continuer de fabriquer ses armes atomiques et de financer le terrorisme, qu’un non accord suivit d’un encerclement et de pressions l’aurait été.

      « ce qui aurait déstabilisé davantage la région »

      C’est vrai que depuis que Obama a donné la région à l’Iran la stabilité s’est vraiment amélioré… Au contraire, il faut faire une lutte terroriste cohérente qui prend aussi en compte le terrorisme iranien, c’est le seul moyen de stabiliser la région.

      « fait exploser les prix des carburants »

      Pour ce que l’Iran produit, non.

      « aurait entravé la lutte contre l’État Islamique dont l’Iran est un acteur majeur. »

      Mais enfin c’est complètement absurde, l’IS est le fruit de la politique sectaire mené par l’Iran en Irak et de la répression de son allié en Syrie. Si l’on veut stabiliser la région, il faut justement stopper ce sectarisme qui est quelque-chose qui n’existait pas il y a seulement quelques décennies, du temps du socialisme arabe et de l’Iran du Shah.

      Pour cela il faut analyser la situation.

      Que seraient les mollahs iraniens sans la radicalisation religieuse ? Pas grand chose, les perses en Iran sont un peu plus de la moitié de la population, mais coincé entre de nombreux peuples. C’est pour cela que la division entre chiites et sunnites dans le monde arabe leur est essentielle, c’est le vecteur de leur expansionnisme. Stopper l’islamisme inclut donc de stopper l’Iran.

      1. Vous semblez pourvu d’une mémoire sélective.

        Les problèmes actuels liés à l’islamisme sont directement la conséquence des interventions israéliennes et américaines au moyen orient. Pour tuer le panarabisme et le communisme, ces deux compères ont poussé (peut-être même financé, armé et aidé : qui sait vraiment ?) les islamistes. La situation leur pète, maintenant, à la gueule.

        1. « Pour tuer le panarabisme et le communisme. »

          Mais enfin le panarabisme, le nationalisme arabe ou encore le socialisme arabe (tout ceci se regroupe plus ou moins) étaient des idéologies aussi dangereuses que l’est le terrorisme islamique. Il était normal de lutter contre cela. Toutefois ces régimes n’avaient absolument pas besoin des USA pour s’effondrer, comme tout socialisme, ils étaient fondamentalement condamnés à l’échec.

          Si l’islamisme a progressé dans le monde arabe, ce n’est pas à cause des USA ni uniquement à cause de l’Iran. Les diverses idéologies socialistes ont créé le terreau de répression idéal pour la radicalisation religieuse. Sayyid Qutb, l’idéologue à la racine de l’islamisme moderne, s’est radicalisé des les prisons nésséristes.

          La France et l’UK ont par contre une grande part de responsabilité là dedans. Nous avons créé avec nos amis anglais des pays fantoches et avons ensuite tranquillement laissé des gens qui nous étaient hostiles prendre le pouvoir par pure idéologie. Du point de vue des gauchistes civilisateurs de l’époque, voir ces gens mettre en place leur propre dictature socialiste, c’était « tuer le père » à l’échelle d’un pays…

          On peut justement admirer la politique américaine qui a été bien plus maligne que la politique européenne dans la région pendant longtemps. Plutôt que de chercher à soutenir des régimes hors sol, ils se sont rapproché des monarchies arabes, seul type de régime qui tient debout dans la région car la politique y est codifiée par tout un tas de traditions comme c’était le cas en Europe pendant des siècles.

          Pour le coup l’effacement des USA de la région sous Obama a été bien exploité par nos dirigeants qui n’ont pas suivit ce chemin absurde et ont profité du vide pour se rapprocher de nos alliés traditionnels, qui sont les mêmes que les USA. Alors que l’on a été obligé de suivre les USA dans leur rapprochement vers les pays du Golfe après nos échecs cuisants au milieux du siècle dernier, voilà qu’après avoir subit les mêmes échecs les USA vont devoir revenir vers eux après les avoir abandonné. Je ne me fait pas d’illusion, ils seront accueillis à bras ouvert car ils ont bien plus à proposer que nous, mais on a quand même une chance de faire valoir nos positions face aux USA car on a eu la chance de miser, cette foi, sur le bon cheval.

          Pour ce qui est des USA qui auraient soutenu le terrorisme, non, je ne vois pas…

        2.  » Pour tuer le panarabisme et le communisme, ces deux compères ont poussé (peut-être même financé, armé et aidé : qui sait vraiment ?) les islamistes. La situation leur pète, maintenant, à la gueule.  »

          Comme ils ont été cons d’avoir soutenu l’URSS contre les nazis si l’on suit votre raisonnement avec la menace communiste que leur ont pété à la gueule pendant 40 ans. Faudrait avant de critiquer connaitre peut-être un peu les enjeux et les alliances principales pour anéantir les menaces qui étaient principales. Dans les années 70 et 80 ce n’étaient pas la menace islamiste qui mettait en danger la civilisation occidentale mais le communisme soviétique.

          D.J

          1. Sans parler du fait que les talibans (car je pense que c’est à eux que l’ont fait référence) de l’époque n’étaient pas des empoisonneurs d’enfants comme aujourd’hui. C’était au début de simples gens qui se battaient pour le droit de pratiquer leur foi face au totalitarisme soviétique. C’est à cause des horreurs pratiqués par les soldats russes que ces derniers se sont radicalisés, mais mêmes si à la fin de la guerre cette radicalisation était bien avancé, ce n’étaient toujours pas des terroristes. La ligne a été franchie des les années 90 quand ces derniers ont été lâchés par l’AS, reprit par l’Iran et que Ben Laden, après avoir erré au Soudan suite à son expulsion d’AS a décidé de remettre en marche AQ.

            On remarquera toutefois que Bush, un homme qui contrairement aux caricatures était soucieux d’éviter la guerre quand cela était possible avait proposé un accord aux talibans ou il leur proposait de remettre Ben Laden et de revenir en arrière sur cette radicalisation en échange de quoi l’Afghanistan ne serait pas envahit. Les dignitaires lui ont répondu qu’ils avaient trop investit dans cette voie et que le renoncement aboutirait à leur renversement par leur base, et qu’il sont donc contraints de choisir la guerre.

  5. Au fond, quel est la triade du programme républicain « classique »?

    Evangiles pour analphabètes, canonnière molle, planche à billet

    Celle des démocrates?

    Ecologie pour analphabètes, canonnière molle, planche à billet

    Alors clairement, Trump détonne et Sanders aussi

  6. Je pense que c’est USA Today qui a le mieux résumé le discours de Trump :

    « In Trump’s worldview, things happen because he says they will. He made a number of proclamations to this effect. His unspecified plan to defeat the Islamic State terrorist group echoed Richard Nixon’s secret plan in 1968 to win the Vietnam War. ISIL “will be gone if I’m elected president, » Trump vowed,  » And they’ll be gone quickly. They will be gone very, very quickly.”

    Things might happen that way on TV. But not in reality. Or perhaps we should say real reality. »

    1. VB, les médias traditionnels, ici aux États-Unis, ont perdu beaucoup de crédibilité dans leur analyse de la candidature de Donald Trump dont ils prédisent l’effondrement depuis huit mois.

    2. Au lieu d’écouter ce que CNN/USA Today/ Le Monde/ et tutti quanti racontent comme âneries, pourquoi pas directement regarder le discours en entier? Oui, comme tout candidat politique, il a fait des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Mais ça n’éclipse pas tout le reste, qui était à mon sens plutôt rassurant et rationnel.

  7. Il est comique de voir tous ces stratèges en chambre français commenter ce que les Américains auraient dû faire dans cette partie de jeu géo-politique compliquée avec des acteurs importants dont on ne comprend pas bien les motivations personnelles ou la stratégie ou la tactique, en pensant naïvement que c’est le Président des U.S. qui décide, tout seul, comme un grand, de la stratégie des U.S.A., comme ferait un Fr.Hollande décidant d’ouvrir 3 fronts de guerre plus ou moins suivi par un pays en perdition économique! Paradoxal, n’est-il pas?

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