Donald Trump balaie le Nord-Est des États-Unis

Publié Par Daniel Girard, le dans Amérique du Nord

Par Daniel Girard, depuis les Etats-Unis.

Donald Trump est désormais le candidat probable du Parti républicain à la prochaine élection présidentielle de novembre. Tôt ce mercredi matin, alors qu’il ne restait que quelques votes à dépouiller, l’ampleur de la victoire du milliardaire aux primaires de la Pennsylvanie, du Maryland, du Connecticut, du Rhode Island et du Delaware continuait de fasciner commentateurs, journalistes, observateurs et politiciens. La victoire de Donald Trump a été dévastatrice dans les cinq États. Il a dominé largement ses adversaires Ted Cruz et John Kasich avec plus de 50% des votes dans chaque État. Du côté démocrate, Hillary Clinton a remporté quatre États sur cinq, tous sauf le Rhode Island.

En Pennsylvanie, Donald Trump a obtenu les 17 délégués pour l’ensemble de l’État. (54 autres délégués voteront à leur guise s’il y a une convention contestée en juillet). Le milliardaire a décroché 88 des 101 délégués des quatre autres États. John Kasich a gagné cinq délégués et Ted Cruz n’en a remporté qu’un seul. Il en restait sept à distribuer. Au final, la récolte de Donald Trump est on ne peut plus imposante. Il ajoute 105 délégués au 845 qu’il compte déjà, ce qui porte son total à 950, près de 400 délégués de plus que son plus proche rival, Ted Cruz.

Lors de son discours de victoire, Donald Trump a fait peu de cas de l’alliance de Ted Cruz et de John Kasich annoncée dimanche. Il faut dire que les deux rivaux du milliardaire ont mordu la poussière avec fracas, mardi. Donald Trump a précisé que, pour lui, la course à l’investiture est terminée. Supposons, a-t-il précisé, que je me présente à Cleveland et qu’il me manque 15 ou 20 délégués pour atteindre la barre des 1237. Pensez vous que le Parti républicain va recommander aux délégués de plutôt appuyer un de mes rivaux qui compte 500 délégués de moins que moi ? Logique difficile à contrer. C’est pour Hillary Clinton que Donald Trump a réservé son venin. Il a reproché à l’ex-secrétaire d’État d’insister sur la fait qu’elle est une femme pour gagner des votes.

Le milliardaire est aussi revenu sur ses positions sur l’OTAN qu’il qualifie d’organisation désuète. Il a rappelé qu’il maintient que les USA n’ont pas les moyens, avec une dette extérieure astronomique, de financer l’OTAN à 72% alors que les autres pays membres de l’organisation ne font pas leur part.

Donald Trump se rendra en Indiana au cours des prochains jours en préparation pour l’importante primaire de mardi. 57 délégués sont en jeu. 30 délégués seront accordés au candidat qui remportera le plus de votes dans l’État. L’Indiana étant divisée en neuf districts, un candidat obtiendra trois délégués pour chaque district dans lequel il finira en tête. En vertu de son alliance avec Ted Cruz, John Kasich s’est engagé à ne pas faire campagne en Indiana. Mais, étrangement, il n’a pas recommandé à ses partisans de voter pour Ted Cruz. Il en va de la survie de la campagne du sénateur du Texas de bien faire en Indiana : récolter quelques délégués ne suffira pas… Il affrontera un Donald Trump qui a le vent dans les voiles.

Du côté des démocrates, les partisans de Bernie Sanders commencent à se faire à l’idée que la victoire est hors de portée alors que Hillary Clinton n’est qu’à quelques centaines de délégués d’atteindre le seuil critique de 2383.

Bernie Sanders continue de préciser qu’il compte rester dans la course jusqu’à la primaire de la Californie, le 7 juin. Mais déjà, mardi soir, tant Hillary Clinton que le sénateur du Vermont ont laissé de côté le vitriol dans leurs échanges. Ce qui se dessine de plus en plus nettement à l’horizon ? Un duel aux présidentielles opposant Hillary Clinton à Donald Trump.

  1. Le scénario totalement improbable,inimaginable il y a moins d’un an est devenu une quasi réalité. D. Trump sera le candidat Républicain. Toute magouille du parti républicain , le ferait exploser immédiatement et aurait des conséquences terribles que personne ne peut évaluer. D. Trump a, de bonnes chances par ailleurs,de battre H. Clinton.

    1. Bien observé !

  2. Heureusement que vous êtes là… C’est un bonheur. Parce que les compte rendus et « analyses » des grands organes « officiels » sont plutôt déprimants 🙁
    Merci..
    Je sais bien que c’est prématuré… peut-être un petit sondage « global » Trump/Clinton hebdomadaire pour « tatouiller » les tendances des intentions de vote 🙂

    1. C’est pourquoi c’est un plaisir de contribuer pour Contrepoints, qui donne aux collaborateurs une belle liberté journalistique et nivelle l’information par le haut.

  3. Ce qui est sûr, c’est que chaque dollar dépensé par Trump s’est transformé en bien davantage d’électeurs et de délégués que n’importe quel autre dollar dépensé par n’importe quel autre candidat. Trump a dépensé moins de 50 millions de $ pour 987 délégués. En comparaison, Ted Cruz a dépensé 146 millions de $ pour 562 délégués, John Kasich 43 millions pour 153 délégués, alors que Jeb Bush, champion toutes catégories de la loose et de l’investissement qui ne rapporte rien, avait levé 158 millions de $ pour obtenir 4 délégués.

    Si c’est représentatif de la manière dont les candidats vont, une fois élus, dépenser l’argent du contribuable, le choix est vite fait !

    1. Merci pour ces chiffres.

  4. Hello
    Comment ça se fait que ce matin le nombre de délégués de Trump en Pennsylvanie est passé de 17 à 50 (sur les 71). (Sur RealClearPolitics)
    Y en a qui se sont décidés longtemps après ? Merci.

    1. 17 candidats ont été alloués pour avoir remporté l’ensemble de l’État. 33 des 54 délégués libres de voter pour le candidat de leur choix, se sont engagés à voter pour Donald Trump. Il est donc passé de 17 à 50.

      1. Oki, merci.

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