Jean-Louis Debré déballe tout

Publié Par René Le Honzec, le dans Caricatures
René Le Honzec

René Le Honzec

Depuis longtemps, près de 10 ans, j’ai cru que Jean-Louis Debré, célèbre membre du trio gallocomique Debré’s (Bernard frère député-chirurgien, François frère écrivain journaliste), était Président du Conseil Constitutionnel, sommet de l’état de droit de la Vème République. Mais la chère midinette de 71 ans a craqué, dès qu’il a quitté la fonction, se dépêchant d’écrire un truc ressemblant à un livre  » Ce que je ne pouvais pas dire ». On dirait un titre de Loana re-re-racontant ses ébats de Loft Story.

C’est là que j’ai découvert qu’il ne fut en réalité que le concierge de l’établissement, écrivant chaque jour de ses 10 années au Conseil au crayon gras le contenu des poubelles qu’il était chargé de descendre, contenant tous les secrets de la Vème République. Les médias ne s’y sont pas trompés, qui se sont empressés de sortir les bonnes feuilles, où Loana-Jean-Louis raconte des anecdotes et méchancetés recuites pour satisfaire son égo.

Nous avons là un parfait exemple du discrédit de notre classe politique, incapable de prendre de la hauteur. Le devoir de Debré, en dehors de goûter une retraite bien rémunérée, était de donner éventuellement son point de vue sur les grands problèmes politiques de la socièté, plutôt d’une point de vue constitutionnel puisque l’on parle parfois de VIème République.

Caricature jusqu’au bout : on lui a fait un parachute doré « Président du Conseil Supérieur des Archives ». Si, ça existe. De même que le strapontin inventé pour Thierry Lepaon de vieille noblesse cégétiste, ou l’Institut du Monde Arabe refilé à Lang .

Il paraît qu’il voudrait faire du cinéma…. Comme si une vie de comédien-guignol politique pouvait remplacer le cours Simon.