Obligations vertes : encore de nouvelles dettes

Publié Par h16, le dans Édito

Youpi ! Ce 22 avril, à New-York, l’accord de la COP21 sera ouvert à la signature des pays participants, et vous pouvez compter sur Ségolène Royal, sa nouvelle présidente, pour en vendre le succès haut et fort. Et ce, même si, en coulisse, ce sera un échec, et même si, en parallèle, tout indique que l’escroquerie écolo est en train de s’effondrer sous ses propres mensonges.

Soit, l’échec de la COP21 ne sera pas du fait de Ségolène même si, vu de France, ses gesticulations ridicules peuvent effrayer les rares signataires qui envisagent de ratifier ce texte foutraque. En fait, il suffit simplement de lire ce qu’en dit le site officiel du gouvernement pour comprendre qu’il y a un loup, ou même carrément une meute : l’accord n’entrera en vigueur qu’une fois 55 pays l’ayant signé, et si ces 55 pays représentent au moins 55% des émissions de CO2 dans le monde.

Or, zut de zut et saucisse en plastique non bio, une coalition non officielle est à la manœuvre pour retarder au moins d’un an cette symbolique signature : les États-Unis, la Chine, l’Arabie Saoudite et la Corée du Sud ne sont pas du tout chauds pour s’engager ainsi. Et sans ces pays, difficile d’avoir 55% des émissions, ce qui n’empêchera pas la Royal Air Farce de nous faire un petit coup de pub, d’autant plus jouissif qu’elle aura réussi à évincer Fabius du pince-fesse officiel.

Mais plus à propos, cette COP21 est, de toute façon, très mal engagée. Même en oubliant les termes de l’accord, particulièrement fumeux, force est de constater qu’avec un pétrole au plus bas et une nécessité de faire durer la filière nucléaire en France (liée tant à la situation déplorable d’Areva qu’à celle, aussi mauvaise, d’EDF), il devient de plus en plus délicat de pousser la COP21, la réduction du CO2 et les autres psaumes habituels de l’Église d’Écologie Réchauffiste.

Mais avec Ségolène, on n’est jamais à l’abri d’une idée lumineuse.

Comme le pays est déjà lourdement endetté, pourquoi ne pas aggraver la situation, et de préférence en lançant un nouveau produit d’endettement encore plus rigolo, et, comble du bonheur, cette fois-ci estampillé d’un label bio ? Je n’exagère même pas puisque la frétillante fossoyeuse du Poitou tente en effet de mettre en place des emprunts d’État verts.

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Le principe est à la fois simple et tout à fait apte à se faire détourner par les habituelles flibusteries politicardes, ce qui en fait un outil de choix pour notre clique au pouvoir : il s’agit essentiellement de produire des obligations vertes, c’est à dire des engagements d’une institution à rembourser une dette, dont les fonds sont destinés à financer des projets environnementaux de développement des énergies renouvelables ou d’amélioration de l’efficacité énergétique.

La définition est vaste et autorisera, soyez en sûr, tous les débordements possibles, d’autant qu’avec les renouvelables, le débordement est devenu une véritable spécialité : investir maintenant dans des technologies nettement plus coûteuses que le pétrole ou le nucléaire, c’est toujours un choix malin pour qui veut s’enrichir discrètement…

… Tant que dure la discrétion. Et c’est là que le bât blesse puisqu’actuellement se multiplient les déboires, justement dans ces énergies renouvelables. Ainsi, et bien qu’on en parle assez peu en France, la récente faillite d’Abengoa (chapter 15 bankruptcy aux États-Unis), groupe industriel et technologique espagnol spécialisé dans le gaz et… l’éolien et alourdi par une dette de près de 10 milliards d’euros (oui, vous avez bien lu, 10 milliards) devrait largement suffire à appeler à une grande prudence dans le domaine. En France même, on découvre, avec un petit début de gueule de bois carabinée, que l’éolien cache de plus en plus souvent de belles grosses arnaques.

Alors que l’Allemagne et l’Espagne opèrent des virages serrés pour arrêter rapidement les gaspillages dans les énergies renouvelables qui s’avèrent des coûts beaucoup trop durables pour les finances publiques, la France semble donc, guillerette et pimpante, profiter de son aura purement médiatique et manifestement construite sur du vent pour remettre une piécette dans le bastringue et croquer une fois encore quelques grosses bouchées de dettes grasses (mais vertes).

Cette histoire d’obligations vertes, hormis leur caractère commode pour camoufler le four de la COP21 qui se profile au moment des signatures, risque bel et bien d’entraîner le pays dans une nouvelle impasse catastrophique, et ce alors même que, dans les énergies renouvelables, des pays font d’ores et déjà demi-tour.

éolien : des subventions, des pertes, des sous-sous dans la popoche, et un peu d'électricité

Est-ce vraiment très malin ? Est-ce malin alors qu’on nage déjà dans plus de 2000 milliards de dettes, qu’on flirte maintenant avec le ratio de 100% de dettes par rapport à notre PIB, que le gouvernement ne parvient toujours pas à équilibrer le moindre budget et qu’en plus de ça, nos « champions » nationaux, EDF ou Areva, sont plus qu’à la peine précisément pour avoir suivi les chimères désignées par nos politiciens parfaitement incompétents en la matière ?

Et puis, est-ce vraiment si malin de lancer ces obligations vertes alors que, avec le recul qu’on a maintenant sur l’introduction de l’éolien et du solaire dans la production électrique, on se rend compte que ces énergies s’avèrent en réalité extrêmement polluantes de façon directe et indirecte ? Et puis au fait, est-ce vraiment si écolo, alors que les implantations de champs d’éoliennes sont de plus en plus corrélées à des baisses drastiques de la faune aviaire ?

Une idée décidément pas très fine, un principe de fonctionnement basé à la fois sur l’endettement (miam !) et sur des idées écologistes qui ne tiennent pas debout (miam² !), le tout mis en place par une politicienne qui a largement prouvé sa nocivité pour les finances publiques en particulier et le pays en général … Mmhm, forcément, tout ceci va bien se terminer.

les obligations vertes, forcément, ça va marcher
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Sur le web

  1. 2000 milliards de dettes , qui ne seront jamais remboursées …..tout le monde le sait , nos dirigeants aussi , alors un peu plus de dettes , qu’est ce que ça peut leur faire ? ils ne sentent pas concernés ;

  2. l’éolienne a un avenir certain en France , c’est le pays où les hommes politiques font le plus de vent et ils sont nombreux et nombreuses a participer a ce concours mais la première place sera difficile a prendre , Ségo est bien trop forte pour eux !

  3. Les dettes des contribuables ne sont pas celles de ceux (et celles) qui les contractent car les voies des subventions sont impénétrables.
    Et puis, ces dettes n’ont pas de prix pour une excitée de la propagande: elle peut s’exhiber dans les médias…

  4. Notre Madoff du Poitou s’est entrainée dur sur son duché local, elle a toute les compétences requises, certifiées Ernst& Young, pour gaspiller à l’échelle mondiale le bon argent des contribuables en projets verts fumeux.
    Je la vois haut, très haut, elle peut même viser un Nobel de la paix.

  5. Puisque vous parlez de l’Espagne, vous avez vu ce qu’ils ont fait ?

    http://www.europe1.fr/international/electricite-lespagne-instaure-un-impot-sur-le-soleil-2725654

    Instauration d’un impôt sur le soleil pour les propriétaires de panneaux solaires.
    Et pour couronner le tout, les normes sont devenues plus contraignantes.?
    Le gouvernement espagnol a bien défendu les intérêts de l’industrie du nucléaire…

    1. @Nico13: « Le gouvernement espagnol a bien défendu les intérêts de l’industrie du nucléaire… »

      Moi, je n’ai pas compris ça. D’abord, le nombre de centrales nucléaires est assez faible en Espagne (20% de la prod d’élec), ensuite elles sont généralement plutôt en arrêt pour maintenance dans la période estivale.

      Les accusés sont les industriels producteurs d’électricité, ou plutôt les fournisseurs qui se retrouvent avec une énergie EnR dont le prix d’achat est fixé et qui peut leur rester sur les bras en été.
      Cette production individuelle est effectivement un gros manque, car elle est plutôt bien adaptée à des consommateurs avec des besoins apparaissant au meilleure de la production photovoltaïque en journée (ex le restaurateur,…).

      Personnellement, j’ai toujours considéré que la meilleure EnR devait être l’auto consommation, car le consommateur s’oblige à s’adapter. Une production d’électricité industrielle hors demande est un non sens économique.

      1. L’auto consommation de l’électricité produite c’est l’impossibilité de réguler sur la masse, de profiter que les besoins d’un grand nombre ne sont jamais totalement simultanés
        Le problème incontournable à ce jour du PV et de l’éolien est l’impossibilité de stocker sa production dans des conductions économiques

  6. je n’apprécie pas les articles qui n’apportent aucune proposition au problème du réchauffement climatique, de l’épuisement des ressources fossiles, etc … C’est trop facile, monsieur. Commencez par lire le ‘manifeste negawatt’, et on en reparlera.
    Pour ce qui est de l’énergie, son prix actuel est anormalement bas, il faut arrêter de croire qu’on peut continuer comme ça.

    1. « articles qui n’apportent aucune proposition au problème…etc »
      Ces problèmes vous préoccupent, certes, mais ce n’est pas le sujet de l’article.

      « de l’épuisement des ressources fossiles, »
      Le peak oil a été repoussé aux calendes grecques.

      « au problème du réchauffement climatique »
      Réchauffement au quasi-point mort depuis 1998. Par ailleurs, renseignez-vous donc sur l’évolution des cycles décennaux et séculaires de la température terrestre depuis ce dernier millénaire (cf livre E.Le Roy Ladurie) et même des derniers millénaires. C’est édifiant et permet de relativiser l’agitation sur un cycle d’augmentation qui a débuté vers les années 1850 (période évidemment bien connue pour son industrialisation cracheuse de gaz à effet de serre).

      « son prix actuel est anormalement bas »
      Quel prix est normal ou anormal? Si le prix normal est celui qui justifie toutes les élucubrations en faveur de la « transition énergétique », alors là, d’accord, les prix actuels sont bien anormalement bas.

    2. Je j’apprécie pas cet article non plus qui n’apporte aucune solution au problème des vampires tueurs de chaton. NON MAIS PENSEZ À NOS ENFANTS!!!

      1. Eh bien moi je trouve cet article drôle et pertinent. Je suis absolument persuadé que des gens comme SR vivent dans la 4ème dimension. Celle du délire économique et de la magie politique.

    3. le problème du réchauffement climatique…y a pas
      l’épuisement des ressources fossiles… y a pas
      l’énergie a un prix trop bas ….et pour l’huile de coude c’est pire et c’est dommage car c’est grâce à ça qu’on paie l’énergie

    4. Françoise Le Borne

      La solution au réchauffement climatique serait de constater qu’on n’en est pas certain (faute de points suffisants de mesure, surtout dans les océans),mais aussi de comparer nos misérables productions à celle de l’intense activité solaire de ces dernières années. Une fois accomplie cette réflexion minimale, vous seriez plus modeste, et ne chercheriez pas, dans l’appauvrissement général, des solutions à ce qui n’est pas un problème 🙂

  7. En plus d’Abengoa qui fait faillite, n’oublions pas que SunEdison aussi, mais cette fois c’est le solaire.

    http://www.forbes.com/sites/williampentland/2016/04/21/sunedison-files-for-chapter-11-bankruptcy-protection/

  8. Pas de soucis. Si cette solution n’est pas suffisante pour nous plumer, il y en a d’autres. Un simple coup d’oeil aux rachats de la BCE pour comprendre que même sans ça et TAFTA on est bons pour une rincée définitive.
    Car au final, et le temps que tout ça capote, ceux qui doivent tirer les marrons du feu le font; les avantages et autres rentes acquises seront maintenues et « enforcées » (pardon pour cet anglicisme) par les états et autres organismes supranationaux idoines.
    Il n’y a simplement plus de limites à ce que sont prêts à faire les pouvoirs en place pour s’y maintenir, et je ne parle pas uniquement de nos dirigeants d’opérette. Il faut donc s’attendre au pire. Ils provoqueront les conflits nécessaires à diviser et détruire de la richesse ou la transférer à d’autres pour les plumer à leur tour, réduisant au passage nos espaces de liberté et au final nos espaces vitaux.
    Le dernier avatar en cours que je mentionnais plus haut: http://www.zerohedge.com/news/2016-04-22/spv-loophole-ecb-just-unleashed-qe-entire-world-and-may-have-bailed-out-us-shale

  9. Cet article sur ton de la plaisanterie est formidable .j’aimerais faire un cdd à Ségolène allez soyons fous un CDI et lui envoyer une lettre en respectant le délai et tout et tout et la renvoyer à garder ces petits enfants .sauf que rapidement son ex la recaserait avec un bon salaire à la tête d’une agence ou avec une mission d’expertise. Et je parle de Mme royale mais on pourrait en citer d’autres de tous bords .ce sont des bons à rien à battre du vent ils devraient faire tourner les éoliennes.

  10. Nos chers et trop payés élus sont tellement moins de nous .en fait ils dirigent une énorme entreprise sans competance. Ils trouvent que les pdg sont trop payés. Mais eux des bons à rien qui nous coûtent la peau des fesses même quand ils ne sont plus à la manoeuvre ça ne gêne personne .

  11. Est ce que Mme royale a fait le stage rge? La pub à la radio :tu fais des travaux chez toi ::: l’entreprise a-t-elle le rge? Si non c’est pas bon . Il faut que l’entreprise AIE une assurance décennale. Soit à jour de ses cotisations . Et nos politiques sont ils assurés la France eboule de partout on devrait faire une déclaration de sinistre .si ça se trouve ils ne sont même pas assurés. .

  12. Françoise Le Borne

    D’accord, nous perdons des milliards, mais quel beau week-end pour les porte-stylos de la Flop 21 !

  13. J’entends bien que tous ces trucs genre COP21 sont des gadgets à la con, mais qu’est ce qu’on fait alors h16? Je vous lis toujours en train de descendre la moindre tentative de limiter les pollutions en tout genre, mais vous ne proposez rien. On attend que la Main Invisible aille planter des arbres et ramasser les déchets en plastique dans l’océan?

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