Vers l’uberisation des professions libérales ? (1)

Publié Par Olivier Ezratty, le dans Entreprise et management

Par Olivier Ezratty.

 

Cela fait un peu plus d’un an que la mode de la frayeur des disruptions numériques bat son plein en France. Elle est alimentée par la thématique de l’uberisation, une notion utilisée à tort et à travers. Je m’en étais fait l’écho dans une série d’articles publiés début 2015 : « Comment éviter de se faire uberiser ».

L’uberisation a été souvent mal interprétée car le modèle « Uber contre les taxis » a des caractéristiques particulières qui sont loin d’être reproductibles dans les autres secteurs d’activité. Il existe bien d’autres formes et variantes de disruptions par le numérique. C’est ce que nous allons revoir ici, pour l’appliquer ensuite aux professions libérales et évaluer les menaces et opportunités qui les concernent.

Segmenter l’origine des disruptions numériques

Dans ma série d’articles, j’avais d’abord segmenté les générateurs de disruptions en cinq pans et en fournissant à chaque fois quelques pistes d’action pour les entreprises : les insatisfactions clients, les mécanismes de défragmentation de marchés, la redistribution du travail, l’automatisation et les nouveaux modes de financement des startups et des unicorns.

Revoyons cela en détail point par point :

  • Les insatisfactions clients, que l’on trouve notamment de façon manifeste dans le cas des taxis. Solutions : identifier et traiter ces insatisfactions avec une vision long terme, extensive, intégrant même les métiers adjacents aux siens ! Intégrer la dimension temps dans ses offres : les clients sont de plus en plus pressés et ne tolèrent plus d’attendre ! Cela passe aussi par une bonne segmentation de ces marchés et pas une compréhension des évolutions sociétales, notamment pour les jeunes générations. Leurs aspirations changent et les entreprises doivent en tenir compte dans leurs offres et leur marketing.
  • Les mécanismes de défragmentation de marchés qui répondent à un besoin de simplification d’accès aux offres pour les clients, de comparaison, d’évaluation et aussi de simplification du marketing pour les offreurs de produits et services. Solutions : défragmenter soi-même son marché, par la création de plateformes, de standards ou de partenariats. Ne pas attendre qu’une startup, qui plus est américaine, ne le fasse. C’est évidemment dans la plupart des cas du « wishfull thinking », la capacité des grandes entreprises à agir préemptivement et à collaborer avec leurs concurrentes étant plus que moyenne. Ce n’est d’ailleurs pas spécifique à la France.
  • Une redistribution du travail, que ce soit par le biais de l’économie collaborative ou bien via le transfert du travail des fournisseurs vers les clients. Solutions : utiliser les ressources disponibles pour diminuer les coûts, s’appuyer sur la multitude pour reconcevoir ses offres, faire travailler le client si cela peut se faire sans douleur.
  • L’automatisation par le biais de logiciels et de robots, intégrable notamment dans le vaste domaine de l’intelligence artificielle qui a le vent en poupe en ce moment. Solutions : ne pas y résister, se moderniser tout en garantissant une bonne qualité de service. Envisager les outils de l’IA non pas pour remplacer les salariés mais pour les rendre plus efficaces. Conserver un jugement humain dans la conduite des affaires et de la relation clients.
  • Les nouveaux modes de financement des startups, surtout aux USA, et le phénomène des unicorns, qui a créé des startups surfinancées disposant de moyens presque illimités pour conquérir rapidement les marchés à l’échelle mondiale, souvent dans des applications grand public. Solutions : en théorie, l’innovation ouverte et l’implication des grandes entreprises dans les startups, histoire de préempter dans l’œuf les innovations de rupture, voire les acquérir. Dans la pratique, rien ne prouve encore que cela fonctionne bien et que l’innovation ouverte permet d’anticiper des innovations de rupture. L’une des raisons est que les grandes entreprises ont tendance à travailler avec les startups situées à la périphérie plutôt qu’au cœur de leurs offres existantes.

La majeure partie des disruptions intervient par l’irruption d’inter-médiateurs s’intercalant entre les fournisseurs de produits et services et les clients. On peut segmenter ces mécanismes d’intermédiation en trois types : par des professionnels, par des particuliers ou par des robots. À vrai dire, les deux premiers sont courants depuis longtemps pour tout un tas de métiers. L’Internet et la mobilité ont accéléré le phénomène en défragmentant ces marchés et en proposant une offre globale aux clients, qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers. Le commerce en ligne et ses mastodontes comme Amazon ou eBay en est un bon exemple.

Les spécialistes de la « transformation digitale » se sont lancés sur ce marché en s’appuyant sur la peur des clients de rater le coche. Les recettes proposées dépendent de la catégorie de ces spécialistes. Dans pas mal de cas, les spécialistes ne font que gérer des projets digitaux et dans la lignée de leurs compétences existantes : éditeurs de logiciels, sociétés de services, web agences, agences de communication ou cabinets de conseil en stratégie.

Très fréquemment, notamment dans le CAC 40, il s’agit de mener de nouveaux projets numériques qui succèdent à d’autres projets sans que la stratégie des clients ne change véritablement. Je m’étais fait cette remarque en lisant cet article dans Frenchweb : « Air France, plein gaz sur la transformation numérique » paru en septembre 2015. Au menu, quelques nouveaux usages comme les alertes destinées aux montres connectées ainsi que des améliorations à la marge de services existants. Et pour cause, Air France a déjà digitalisé une bonne part de sa relation clients. Ce n’est pas la PME industrielle sans site web ou CRM !

Dans le meilleur des cas, les Diafoirus de la transformation digitale prescrivent de l’innovation ouverte. D’où la multiplication des initiatives d’accélérateurs et autres formules pour se lier aux startups. On se trouve parfois dans des situations absurdes où des grands-comptes cherchent à travailler avec des startups qui n’existent pas. En effet, les startups se développent avant tout dans les marchés « scalables », donc principalement dans le numérique ou la santé. Mais pas dans la chaudronnerie, le BTP ou la chimie ! Est-ce que l’innovation ouverte permet d’éviter de subir des disruptions globales ? Pas évident ! On a du mal à trouver des exemples récents. Et d’ailleurs, la plupart concerne plutôt des entreprises du numérique : Google qui fait des acquisitions telles que YouTube, Android ou Waze, Facebook avec Instagram, Whatsapp et Oculus Rift ou, il y a plus de trois décennies, IBM qui lance son PC en faisant appel à Intel et Microsoft, mal leur en a pris plus tard.

Jusqu’à présent, l’attention a été portée sur ces grandes entreprises qui disposent de ressources importantes en R&D et en marketing. Elles peuvent lancer des initiatives et des projets éventuellement ambitieux. Mais les disruptions numériques peuvent affecter des professions libérales qui sont par nature très fragmentées. Celles-ci ne disposent généralement pas de budgets de R&D et ne peuvent pas lancer facilement de projets d’innovation ouverte. Elles peuvent tout juste s’équiper avec des solutions numériques du marché. Ces professions sont donc théoriquement plus vulnérables que les grandes industries. Elles sont par contre généralement protégées par un statut, par un numerus clausus et aussi par la complexité et la densité de la réglementation française qui, couplée à un marché limité, rend plus difficile l’irruption d’intervenants internationaux à la “Uber”. Qui plus est, ces métiers tissent le territoire et jouent un rôle d’accompagnement humain très fort des entreprises pour les uns, et des particuliers pour les autres.

Je vais m’intéresser ici à quatre professions libérales souvent mises en avant comme étant les prochaines sur la liste des « uberisables » : les experts-comptables, les notaires, les avocats et les professions médicales. À chaque fois, nous allons reprendre la grille des cinq facteurs de disruptions pour évaluer les risques et opportunités dans ces métiers. Nous terminerons avec quelques approches génériques que ces métiers pourraient un jour ou l’autre adopter pour se moderniser.

Le propos n’est évidemment pas de traiter de toutes les professions libérales. Des lecteurs m’ont suggéré de m’intéresser au cas des agents immobiliers ou des experts en propriété intellectuelle. Cet article est déjà bien long et il me semblait utile de traiter quelques cas différents pour illustrer la variété des situations, pas d’être exhaustif. Qui plus est, les agents immobiliers ont déjà pris de plein fouet l’attaque des petites annonces en ligne. Quant aux experts en propriété industrielle, il s’agit d’un tout petit marché, donc d’un enjeu économique moindre que pour les quatre professions étudiées dans cet article.

Les experts comptables

Il y a en France 20 000 experts-comptables regroupés dans 18 900 sociétés ou associations d’expertise comptable. Ils emploient 130 000 personnes (source). La profession évaluerait l’impact de la numérisation de ce métier sur l’emploi à un bon tiers des salariés des cabinets soit plus de 40 000.

Avec l’automatisation des tâches de bases des cabinets, notamment via les saisies en ligne et les nouveaux logiciels en cloud, la valeur ajoutée des cabinets doit se déplacer vers un conseil de plus haut niveau. C’est bien expliqué dans « La révolution numérique bouscule les experts comptables » paru dans Le Figaro en septembre 2015.

Il se trouve que je suis intervenu en décembre 2015 auprès de l’Ordre des Experts Comptables d’Aquitaine. J’ai pu y constater une bonne compréhension des enjeux numériques et économiques par la profession et une volonté de remise en cause. Comme Air France, cité plus haut, la profession des experts comptables est d’ailleurs bien numérisée. Parfois, elle l’est même plus que ses clients, surtout dans les TPE et les PME. Elle joue parfois le rôle d’un conseil, informel, sur le passage au numérique dans ces entreprises traditionnelles.

Reprenons donc notre canevas en cinq parties :

Insatisfactions clients : de quoi se plaignent les clients des experts comptables ? Cela commence par la capacité à trouver le bon expert-comptable dans sa région car c’est une profession difficile à évaluer et elle l’est peu de manière ouverte. Les plaintes sur le service portent sur la qualité des comptes produits et surtout, sur la rapidité d’action. Qui plus est, les experts-comptables disposent des comptes de l’entreprise et peuvent ne pas les transmettre en temps et en heure. Il peut y avoir aussi un manque de conseil prodigué aux entreprises clientes. Reste à évaluer le niveau et le taux de ces insatisfactions. Certaines chambres régionales de l’ordre des experts comptables proposent des études de satisfaction aux cabinets membres. Il en ressort en gros un niveau de satisfaction convenable, qui n’a rien à voir avec celui des taxis, et une forte attente de conseils de la part des clients.

Défragmentation de marché : trois défragmentations pourraient affecter cette profession. La première a déjà partiellement eu lieu avec l’intermédiation de sites web pour le choix de son expert comptable, comme avec 1001ExpertsComptables. La seconde intervient déjà également avec la consolidation de cabinets pour leur faire atteindre la taille critique. Malgré tout, la profession reste très fragmentée. On est loin de la loi de Pareto ! C’est en partie lié à la démographie de nos entreprises, avec un trou dans les ETI et un très grand nombre de TPE et PME.

Dernière défragmentation potentielle cette fois-ci, le rapprochement des professions juridiques et comptables avec des regroupements verticaux de conseils entre experts comptables, avocats et notaires. Ces regroupements existent parfois hors de France et n’interviennent pas encore du fait de la réglementation française. C’est un besoin client, donc peut-être à anticiper. Même si les impératifs des différents métiers ne sont pas les mêmes comme expliqué ici. À d’autres formes de regroupements, comme la société Cemagid, une joint-venture d’édition de logiciels entre Cegid et Groupama qui édite notamment la solution wexperandyou destinée aux cabinets d’experts comptables.

Redistribution du travail : en mode traditionnel, le travail de saisie des lignes comptable est très manuel. Mais la dématérialisation est en marche depuis longtemps, poussée d’ailleurs par Bercy. Plus la saisie est dématérialisée en amont, plus elle est réalisée par les clients eux-mêmes. Mais l’État continue de déverser sur les experts comptables sa complexité galopante. Cette redistribution du travail diminue le travail d’exécution des experts-comptables et rogne sur leurs marges, ce d’autant plus qu’émerge une concurrence d’acteurs proposant de la comptabilité en ligne. Elle impose aux cabinets d’expertise comptable de proposer des services de conseil à plus grande valeur ajoutée et aussi à segmenter leur marché entre clients « tout-venant » et clients ayant de forts besoins de conseils, et à même de les payer.

Automatisation des traitements : au-delà de la saisie des lignes comptables, des logiciels permettent la vérification de tenue de comptes. Et ils seront de plus en plus sophistiqués. Par contre, il fait toujours passer par un Commissaire aux Comptes pour les valider. À noter que Cegid lançait en janvier 2016 sa solution QuadraBox de numérisation de l’expertise comptable dans le cloud. Ce passage des logiciels d’expertise comptable au cloud a été relativement lent mais est maintenant bien en marche.

Financement des startups : il n’y a pour l’instant pas d’unicorns en puissance dans les logiciels de comptabilité. D’ailleurs, les logiciels de comptabilité existent depuis des décennies. En France, Cegid est le leader du marché. Les leaders sont nationaux ou régionaux comme avec l’anglais Sage. Pourquoi n’il y a-t-il pas de leader mondial des logiciels comptables pour TPE/PME et encore moins notariaux ? Peut-être à cause des coûts marketing associés à ces marchés fragmentés. Les grands acteurs mondiaux comme Peoplesoft et Microsoft (avec Dynamics) proposent des solutions d’ERP qui intègrent la comptabilité. Ils ciblent plutôt les moyennes et grandes entreprises. On voit en tout cas émerger de nombreux services de comptabilité en ligne d’origine nationale, créant un marché très fragmenté derrière Cegid. Un petit tour par Google permet de le constater rapidement. Donc, si risque de disruption il y a de ce côté-là, il est pour l’instant davantage situé entre les acteurs du logiciel de ce secteur encombré. Certains de ces fournisseurs sont plus lents que d’autres à adopter les architectures en cloud et mobiles. Ils en feront les frais.

Nous avons ici une profession qui doit se consolider, continuer à se moderniser et dont l’écosystème logiciel reste très fragmenté. La principale disruption consiste à faire évoluer la valeur ajoutée vers le haut du fait de l’automatisation des tâches de base ou leur réalisation par les clients eux-mêmes.

Les notaires

Il y a en France 9782 notaires, avec plus de 47 000 salariés ce qui fait 57 000 emplois en tout (source). Les risques sur l’emploi concerneraient une partie des salariés des cabinets, soit environ 23 000, du fait d’une automatisation des tâches. La profession de notaire est un peu spécifique à la France avec des charges notariales héritées du passé.

C’est une profession très réglementée. Il existe un numerus clausus pour les cabinets mais pas pour les notaires eux-mêmes. Les notaires ont une situation économique meilleure que les autres professions ici étudiées. Cela a été mis en évidence lors des débats sur la première loi Macron de modernisation de l’économie. La charge de Notaire est clé pour l’État : il leur délègue la collecte de nombreuses taxes, notamment dans les successions et dans les transactions immobilières. Les notaires sont d’une certaine manière des agents privés de l’État, mais sans le statut de fonctionnaire.

J’ai aussi eu l’occasion de croiser cette profession via deux interventions au Conseil Supérieur du Notariat. Comme pour les experts-comptables, les représentants de la profession semblent avoir une bonne appréhension des bouleversements pouvant affecter leur métier et une volonté de se moderniser. Ils ont même mené des expérimentations de mutualisation par le logiciel, même si cela n’a pas été très concluant. Le passage du diagnostic à l’action est délicat tant les scénarios sont nombreux et incertains. Il est difficile d’engager dans tous ces métiers des processus d’innovation avec un sur-échantillonnage du risque, comme c’est le cas avec la myriade de startups qui se lancent tous azimuts dans le monde entier.

Voyons donc à quelle sauce les notaires pourraient être mangés :

Insatisfactions clients : elles peuvent porter sur le jargon obscur de la profession, sur la complexité et la lenteur des processus, sachant que les notaires gèrent pour le compte des particuliers et des entreprises la complexité de la machine administrative de l’État. C’est notamment le cas pour les transactions immobilières et la collecte des taxes pour les successions. Comment trouver le bon notaire ? Le prix de leurs prestations est noyé dans les taxes collectées pour l’État et qui plus est défini par l’État. La Loi Macron devait libérer la fixation des prix des services notariaux. Elle les a seulement mis à jour.

Défragmentation de marché : elle pourrait intervenir comme dans d’autres pays par consolidation de métiers juridiques et financiers. L’intermédiation pour le choix de notaires est aussi envisageable. Seulement voilà, on ne change pas de notaire comme de smartphone. Et on y fait appel assez peu fréquemment dans la vie. Les activités les plus intermédiables sont celles où l’on change souvent de fournisseur, avec un choix large, et où la fréquence d’achat est élevée, comme sur un site de vente en ligne ou pour trouver une nounou ou un covoiturier sur Blablacar.

Redistribution du travail : eu égard au rôle des notaires vis-à-vis de l’État, de la collecte des taxes, le risque est faible d’une redistribution du travail chez d’autres intervenants. Mais une partie des activités notariales pourraient être réalisée par d’autres. C’est ce que propose la startup française Testamento qui permet de créer un testament juridiquement valable et de le faire enregistrer pour moins de 70€.

Automatisation des traitements : de nombreuses tâches sont automatisables en interne chez les notaires, mais elles dépendent des processus de modernisation de l’État. Les notaires proposent depuis 2012 des actes authentiques sur supports électroniques. Ils sont saisis entièrement numériquement, avec une économie significative dans la saisie ainsi que dans la signature (sur tablette) des contrats. La grande disruption du métier de notaire pourrait provenir de l’adoption de chaînes de confiance numériques basées sur la technologie open source des Blockchains. On en est encore loin car son adoption nécessite un cadre juridique précis. Les Blockchains pourraient notamment servir à décloisonner certains métiers adjacents : les notaires, les banques, les assurances et les agents immobiliers. Les commentaires vont bon train sur la capacité des Blockchains de bouleverser toute l’économie « de la confiance », mais il n’est pas évident d’anticiper des scénarios pratiques de leur déploiement dans les métiers ici analysés.

Financement des startups : il n’existe pas d’unicorns en vue qui voudrait disrupter les notaires, ce d’autant plus que cette profession et son organisation est plutôt spécifique à la France. Si disruption il y a, elle ne proviendra que d’acteurs français, qui ne seront pas aussi bien financés que les unicorns et qui disposeront donc de faibles économies d’échelle, qui sont les caractéristiques des sociétés « uberisantes ». Rappelons que Uber a battu les records de financement de startups avec plus de $6B en private equity et en dette (avant une éventuelle IPO). Si uberisation il y a, elle sera donc générée par des acteurs locaux, avec des résultats incertains. L’une des caractéristiques de l’uberisation est d’être un phénomène mondial avec le rouleau compresseur qui accompagne la puissance financière et marketing. C’est bien plus rare avec des acteurs locaux qui font, de plus, face au lobbying des métiers réglementés établis.

Nous avons ici une profession qui évolue au gré de l’État. L’uberisation, si elle a lieu, sera plutôt locale et en pièces détachées. À terme, la réglementation européenne poussera peut-être à une libéralisation de cette profession qui se rapprochera peut-être d’autres professions juridiques comme les avocats. Les BlockChains appliqués à la chaîne de confiance des transactions pourraient avoir sur le moyen-long terme un impact substantiel sur la profession mais modulo l’évolution de la réglementation.

2e partie ici

Sur le web

  1. le notaire que j’ai eu affaire m’a dit qu’il ne gagnait pas beaucoup, juste 800 euros pour verifier les actes( une heure de travail) de sa consoeur qui se chargeait de la succession.. Une horrible experience( biens spolies, procuration bloquee etc).. le plus drole, Au passif, le notaire avait inscrit des cheques que le mort faisait!!!!! j’ai pris un avocat… les mathematiques ne semblaient pas leur fort chez les notaires!! on maque la valeur monetaire etc.. horreur!! pourtant ce n’est pas difficile d’additionner ou de soustraire!!!! je prefere les Etats Unis, il y a plus de choix!!! j ene peux helas vous donner les noms… mais je suis triste pour les futurs clients.. Et quand vous vous plaignez, les notaires m’ont dit » attention, je suis officier mininesteriel, je travaille pour L’ETAT » jE vais en informer mes instances…. voila… et vous, client, vous subissez et payez ..C’EST BEAU.. JE DIS OUI A L’UBERISATION DES NOTAIRES.. TOUT DE SUITE. PLUS DE CHOIX.. ET UNE LISTE NOIRE SVP.

  2. Il y a effectivement des start-up comme legalife.fr qui automatise la construction des documents juridiques et ça fait bien baisser le prix des avocats ! On peut qu’encourager ce types d’initiatives ! après faudrait plus de liberté dans le tarif des notaires car pas de concurrence sinon

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