Face à la crise migratoire : l’État de droit

Publié Par Emmanuel Bourgerie, le dans Nation et immigration

Par Emmanuel Bourgerie

Justice (domaine public)

Justice (domaine public)

L’aspect probablement le plus délicat à aborder de la crise des migrants est la recrudescence des agressions sexuelles dans les pays qui ont accueilli le plus d’immigrés sur les dernières années, en particulier l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni. C’est un sujet très passionnel pour beaucoup de personnes, et je préviens d’avance : je n’ai aucun désir d’engager quiconque cherche à promouvoir une rhétorique raciste ou incitant à la haine de certaines populations. Vous connaissez probablement ma position, je suis pour une réforme radicale de l’immigration qui se traduirait par un fort afflux de populations de pays divers et variés vers la France et les autres pays d’Europe. J’ai déjà écrit à de nombreuses reprises sur les bénéfices pour les personnes concernées et pour les pays qui les accueillent, mais jusqu’ici je suis resté sur un terrain relativement restreint aux questions économiques.

Or, et ce particulièrement dans les pays cités précédemment (Royaume-Uni, Allemagne et Suède), une forte hausse d’agressions et crimes à caractère sexuel a été enregistrée. Les statistiques officielles suédoises reconnaissent qu’une personne d’origine étrangère a 5 fois plus de probabilité de commettre une agression sexuelle qu’une personne d’origine suédoise. À Cologne, une ville allemande qui (et ce depuis bien avant la récente crise des migrants) possède une forte population immigrée a connu une vague sans précédent d’agressions sexuelles le jour du nouvel an. Plusieurs centaines de plaintes ont été enregistrées, et les agresseurs ont été décrits comme étant d’appartenance nord-africaine.

Silence médiatique

Maintenant que j’ai exposé le contexte, je vais clairement établir là où je veux en venir, parce que c’est un sujet très sensible et dont je sais qu’il m’attirera les foudres de zélés de tous bords. Ne pas parler sérieusement de ces sujets, et plus généralement de la culture dans laquelle les immigrés baignent avant d’arriver en Europe, revient à créer un vide que l’extrême-droite exploite allègrement, en témoignent la montée fulgurante des partis anti-immigration partout en Europe. Ces questions ne sont pratiquement pas abordées dans les médias, alors qu’une part de la population a la perception grandissante que les immigrés sont une menace, et que fermer les frontières serait nécessaire. Ce n’est bien évidemment pas mon opinion, mais je ne vais pas non plus chercher à réécrire les faits qui se sont déroulés pour satisfaire mon message politique. Il existe un problème sérieux, auquel personne n’apporte une réponse sérieuse. Fermer les frontières n’en est pas une, traiter de raciste quiconque ose aborder le sujet non plus.

Pour commencer, ce n’est pas une question de race. Quiconque prétend que les Arabes auraient évolué, au sens darwinien du terme, pour devenir des violeurs en série au cours du demi-siècle dernier démontre une incompréhension totale du fonctionnement de la biologie évolutionniste. Les différences génétiques se cultivent sur des milliers d’années, pas sur trois générations. Avec cet argument, je m’attaque probablement à un homme de paille, mais il reste toujours ici et là quelques racistes à l’ancienne qui n’ont pas évolué depuis le mouvement eugéniste.

Ensuite, l’économie n’explique pas tout. Oui, il existe une corrélation très forte entre crime et pauvreté, mais le Texas, qui héberge une très large population d’origine mexicaine, n’a pas de statistiques comparables sur les viols et agressions sexuelles. Il est certain qu’une population plus pauvre a une plus grande probabilité de commettre toute forme de délit ou crime, mais les disparités entre la Suède et le reste du monde ne peuvent s’expliquer simplement par ce critère.

Il est crucial de noter que les statistiques officielles suédoises font état d’une majorité d’agressions commises par des personnes totalement étrangères à la victime. C’est un contraste frappant avec ce que les autres pays occidentaux enregistrent : en Europe en moyenne, les deux tiers des viols reportés ont été commis par une connaissance de la victime. En Suède ? Exactement le contraire : 63 % par une personne totalement inconnue ; et plus de la moitié des actes ont été commis dans un lieu public. Ce n’est pas une anomalie statistique : c’est la traduction d’une malheureuse exception suédoise.

Le Royaume-Uni, de son côté, a vu une explosion du nombre de viols reportés en 2014, avec 31% de hausse, que le Guardian tente maladroitement d’attribuer à un changement des mentalités et à une traduction des crimes non reportés en plaintes. S’il est tout à fait probable qu’un tel phénomène existe, il ne peut pas expliquer une hausse de pratiquement un tiers sur une période si courte.

Fausse piste

Les réponses de la droite ne sont malheureusement pas souhaitables. Non seulement parce que les immigrés pourraient contribuer à l’économie, même s’ils arrivent sans le sou et sans beaucoup de qualification, mais parce que mettre en place des politiques anti-migratoires sévères présente un très lourd passif d’échecs successifs et de violations des droits les plus fondamentaux. On ne peut contrôler l’immigration sans imposer des restrictions aux entreprises qui voudraient embaucher des immigrés, ni sans imposer des réglementations sévères aux propriétaires immobiliers qui cherchent à mettre leur bien en location, ni sans transformer les compagnies aériennes en gardes frontaliers. Il n’y a pas que les immigrés qui voient leurs libertés restreintes, les natifs eux aussi ne peuvent plus jouir de leurs libertés et de leur propriété sans que l’État vienne imposer des restrictions drastiques que la droite n’aurait jamais acceptées dans un autre contexte.

Par ailleurs, fermer les frontières à une population entière au motif que, statistiquement, elle présente un risque plus important de commettre des crimes et délits que la population native est une idée qu’aucun libéral digne de ce nom ne devrait considérer sérieusement. Le concept même de l’individualisme est que l’on doit assumer la responsabilité de ses propres actes, et non de ceux des autres. Les autorités irlandaises doivent-elles imposer une « French Tax » parce que les résidents français fraudent les transports en commun dublinois plus que la moyenne ? Pardon pour cette exemple trivial, mais il illustre l’idée que j’essaie de faire passer : punir une personne pour des crimes qu’elle n’a pas commis, mais parce qu’elle pourrait en commettre à cause de son origine ethnique, est un renversement complet de la présomption d’innocence et de la notion de responsabilité individuelle.

La réponse à ce genre d’attaques est cependant évidente : l’État, pour changer, devrait assumer sa responsabilité de protection des citoyens et faire appliquer la loi. Au lieu de cela, par peur de ne pas paraître raciste, la police suédoise a tenté d’étouffer des affaires précédentes de ce genre. Ne pas y répondre avec fermeté ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu, en créant le sentiment que les immigrés ont droit à un traitement de faveur. Un des agresseurs à Cologne aurait triomphalement rétorqué lors de son arrestation : « Je suis Syrien, je dois être traité correctement ; Mme Merkel m’a invité à venir ici ! ».

Disparités statistiques et racisme sont deux concepts qu’il serait bon de savoir distinguer : si deux populations avec deux cultures et deux sociologies différentes cohabitent, alors il y aura des statistiques qui ne seront pas représentatives, dans un sens comme dans l’autre. Les pays arabes ne sont pas réputés pour leur immense respect des femmes, et il suffit qu’une minorité de migrants aient la mauvaise idée d’amener dans leurs valises ce genre de pratiques pour qu’ils soient sur-représentés dans les affaires judiciaires, sans que ce soit la preuve d’une mentalité raciste au sein des forces de l’ordre, ni une preuve de son absence. On ne peut pas se permettre de jeter par la fenêtre le concept de justice pour s’assurer que les statistiques de criminalité diffèrent d’une ethnie à l’autre.

La tentation pour certains de vouloir fermer complètement les frontières aux immigrés des pays arabes est plus forte aujourd’hui qu’elle ne l’a été ces dernières années, même à gauche (pour preuve, le gouvernement Valls n’a toujours pas levé les contrôles aux frontières depuis la COP 21). Mais il faut reconnaître que sur le million et demi d’immigrés arrivés en Europe en 2015, ces affaires sordides ne sont le fait que d’une extrême minorité. On pourrait d’ailleurs établir un profil type : jeune homme âgé de 15 à 30 ans. Les femmes, les enfants et les personnes âgées ne sont pas les auteurs de ces agressions, et devraient en toute logique ne pas être concernés par une fermeture des frontières, n’est-ce pas ? Ce genre de raisonnement collectiviste se traduit forcément par des injustices. Au nom de quel principe devrions-nous restreindre les libertés de tous les membres d’une ethnie, au motif qu’une minorité d’entre elle ne sait pas se comporter en société comme il se doit ?

Sur le web

  1. dans ce cas là , ne laissons rentrer que les femmes , les enfants , les personnes agées……monsieur bourgerie , vous etes un homme et vous ne pouvez de fait comprendre ce que s’est que d’être agréssée sexuellement ; ça vous détruit une vie , car c’est un acte odieux , écoeurant , qui vous fait vomir rien que d’y penser ; la plus grande partie de ces hommes migrants ont plus de respect pour les chameaux que pour les femmes ; et bien sur , fermer les frontières seraient innutiles , puisque ces gens là sont déjà chez nous ……

    1. @marie : Vous vous laissez submerger par l’émotion. L’article a pourtant averti que le sujet est passionnel.

      Résumons votre logique boiteuse : Les « jeunes hommes étrangers » sont tous coupables parce que certains « jeunes hommes étrangers » ont commis des crimes abominables.

      Pourquoi vous arrêtez-vous en si bon chemin ? Pourquoi ne pas pousser encore plus loin cette logique boiteuse : Les « jeunes hommes », étrangers ET nationaux, sont tous coupables parce que certains « jeunes hommes » ont commis des crimes abominables.

      Allons encore plus loin dans cette logique boiteuse : les « hommes », jeunes ET vieux, étrangers ET nationaux, sont tous coupables parce que certains « hommes » ont commis des crimes abominables.

      1. Si j’arrive à vous démontrer que TOUS les somaliens ne sont pas des criminels, et même qu’une MAJORITE est sympatoche, vous me promettez d’aller passer un séjour découverte à mogadiscio?

        Pour éviter tout biais à l’expérience, je vous les offres ces vacances.

        1. @Nono : Votre message part dans tous les sens.

          Le message de marie proposait de ne « laisser entrer » que « les femmes , les enfants , les personnes âgées », autrement dit son message proposait « d’interdire l’entrée » à tous les jeunes hommes « migrants. »

          Ce à quoi j’ai répondu que tous les jeunes hommes « migrants » ne sont pas des criminels.

          Ce à quoi vous avez jugé intelligent de répondre que, puisque tous les Somaliens ne sont pas des criminels, pourquoi n’irais-je pas passer mes vacances en Somalie ?

          Ma réponse : parce qu’il n’y a pas d’état de Droit en Somalie. Or à votre avis que ce passera-t-il en Europe si on appliquait la stupide proposition nationaliste (et misandre) de marie ? On affaiblirait l’état de Droit ! Autrement dit : l’Europe a plus de chance de ressembler à la Somalie en devenant nationaliste qu’en devenant libérale.

          Pour rappel : Un pays libéral est un pays qui, contrairement à un pays nationaliste, ne s’oppose pas à la liberté des étrangers, même lorsqu’ils sont des jeunes hommes, de se rendre chez des propriétaires nationaux si ceux-ci consentent à les invinter.

          1. Saviez-vous que la pédophilie est d’abord un problème d’inceste familial, bien avant les curés? Je serais une femme sollicitée en dehors de mes désirs, je donnerais l’adresse d’une professionnelle si les pro’s n’étaient pas interdites dans cette France qui fait semblant de s’inventer une vertu!

  2. j’invite tous les lecteurs de contrepoints à lire le Coran pour ce faire une idée de l’origine des problèmes de la Suède en particulier .

  3. Cet article est une énorme blague… Argument pour dire qu ‘il n’y a pas de lien entre pauvreté et criminalité : les mexicains dy Texas ! N’IMPORTE QUOI ! Les différences culturelles entre un mexicain du Texas et un afghan musulman sont ABYSSALES !

  4. « par peur de ne pas paraître raciste »

    Je pense que l’auteur de l’article a voulu écrire « par peur de paraître raciste »

    Quoi qu’il en soit, merci pour cet excellent article.
    Il aborde deux points sur lesquels insistent tous mes messages :

    1 – Quand l’État gagne en légitimé pour s’attaquer aux libertés des « étrangers » il gagne en légitimité pour s’attaquer à nos propres libertés. En s’opposant à l’immigration (c’est-à-dire à la liberté d’un étranger de se rendre chez un propriétaire/employeur qui l’invite) on s’oppose à notre propre droit de faire ce qui nous chante avec ce qui nous appartient. Tant que nous refuseront de comprendre que ce sont nos politiciens antilibéraux le problème et non l’immigration (telle que définie plus haut), nous resteront des esclaves fiers de notre esclavage.

    2 – Lorsqu’on légitime le fait de punir les gens avant qu’ils ne fassent des conneries (comme dans Minority Report), les nationalistes en profitent pour légitimer le fait d’interdire l’arrivée des étrangers à cause de mauvaises intentions dont on les soupçonne et non de crimes qu’ils ont commis. Pour les nationalistes, étant donné que les étrangers musulmans sont a priori davantage susceptibles que des non-musulmans d’agresser, par exemple, des dessinateurs caricaturant Mahomet, par mesure de précaution les étrangers musulmans méritent donc, selon les nationalistes, d’être privé de leur liberté.

    C’est avec le même type de raisonnement que certaines féministes (une minorité heureusement) en arrivent, toujours par mesure de précaution, à vouloir punir des hommes, non pas à cause d’abus qu’ils font subir à des femmes, mais à cause d’abus qu’elles soupçonnent ces hommes d’avoir l’intention de commettre.

    1. + 1 000
      C’est évident!! Mais la France devient de plus en plus nationaliste y compris dans son chauvinisme franco-franchouillard dont elle n’a jamais pris conscience que c’était le « chausse-pied » de sa xénophobie par ce complexe de supériorité que plus rien ne justifie.

      Il en va ainsi de la « Patrie des Droits de l’Homme » incapable de respecter ses obligations vis-à-vis des réfugiés politiques, ce qui est pourtant une obligation dûment signée de sa main!

      Lundi, c’était l’émission « Cash Investigation » d’Élise Lucet qui se plaignait de toutes ces entreprises françaises qui fraudaient impunément l’URSSAF, y compris des sociétés comme la SNCF et sa filiale Geodis utilisant des chauffeurs de l’est, forcément moins chers.

      Cette jeune dame n’a pas encore compris que ce sont bien les coûts législatifs et sociaux imposés par le pouvoir et son code du travail qui font la différence de concurrence en faveur des européens de l’est, exactement comme ce sont les exigences financières du pouvoir (refusant totalement de se réformer) qui font fuir les riches et augmente la pauvreté des pauvres, toujours plus nombreux!

      Il n’y a donc aucune raison de s’intéresser à la Suède tant que vous traiterez aussi mal les étrangers de la jungle de Calais! (« Patrie des droits de l’homme », tu parles! Et ces c… sont choqués parce que les Belges ferment la frontière pour ne pas en hériter: quelle hypocrisie! Comme d’hab’!)

  5. Et si, au lieu de vouloir encore plus d’état, vous laissiez les citoyens se défendre et donc s’armer? Votrr libéralisme ne semble pas très libéral.

    1. Il faut arrêter de penser que la France est un pays libéral: aucun argument ne vient confirmer cette thèse!

      Et on ne voit que trop bien que chaque problème est un prétexte pour se tourner vers l’état, chez vous, en espérant qu’il apporte une solution ou (bien plus souvent!) qu’il accorde un crédit, un subside, du pognon, quoi!

      Et l’opposition n’est pas libérale, au contraire, elle est nationaliste, autarcique et veut rester « hors compétition » (en rentabilité, productivité, travail, fiscalité, gestion de la sécurité sociale, coût de fonctionnement de l’état, nombre de fonctionnaires, comité Théodules et tous ces trucs qui font son charme, à ses propres yeux, incomparable!).

      Un brin de pragmatisme pourrait déjà amener une amélioration. Mais il est clair que, comme étranger, je n’ai pas voix au chapître: seuls des Français (toujours supérieurs) ont le droit de commenter la politique suédoise.

  6. Le fait d’être libéral n’exclut pas l’auteur de connaître les fondamentaux des sociétés musulmanes, et, en particulier de bien voir le rapport des musulmans avec la sexualité, les femmes.
    Il suffit d’avoir vécu dans les pays arabes, et d’écouter ce que les hommes, mais aussi leurs pères et mères, disent sur les femmes. Et de relire les sourates du Coran sur ce point majeur pour compléter les dires de la tradition.
    Les agents économiques et la libre circulation des individus sont certes importantes, les aspects civilisationnels et les nations tout autant.
    A moins que l’auteur ne souscrive à la théorie de certains économistes qualifiant les nations d’inventions d’historiens.

  7. Je ne suis pas sûr que cet article fasse le tour de la question. Les agressions ne sont bien sûr pas une raison à elles seules pour justifier la fermeture des frontières. Elles peuvent par contre être le symptôme d’une problématique plus large. Bien plus encore, au-delà des diverses difficultés causées par la coexistence de cultures différentes (qui vont bien au delà de ce problème d’agression…), la question de principe est celle de la légitimité de la notion de frontière.
    D’un point de vue individuel, il y a peu de débat: je peux empêcher quelqu’un d’entrer sur mon terrain. c’est la conséquence de la propriété individuelle. Et personne ne pourrait m’opposer sa liberté de circulation…
    Si l’ensemble du foncier était privatisé, la question ne se poserait donc pas. Vient dans un lieu celui qui y est autorisé par le propriétaire des lieux, lequel n’a même pas besoin de se justifier sur les raisons d’un éventuel refus.
    Alors qui est propriétaire de l’espace « public », dans notre monde réel? Les citoyens du pays en question, qui devraient donc, dans ce raisonnement, avoir le droit d’en exclure qui ils veulent…
    Le raisonnement est probablement extrême, mais il révèle à mon sens trois choses:
    1. la liberté de circulation n’a de sens que dans un espace dit « public ». C’est donc moins un principe de justice qu’une conséquence de l’existence circonstancielle d’un espace public partagé. Cette liberté est nécessairement restreinte à ceux qui sont membres de cet espace. Que l’on ait étendu cet espace au sein de l’UE est sans doute une bonne chose, mais cela ne constitue en rien un préalable à une liberté de circulation globale…
    2. d’un point de vue plus sociologique, il faut reconnaître que l’homme est un animal territorial, et ce territoire va au delà des limites de son jardin…
    3. par conséquent, le débat sur l’immigration ne peut être résolu par un appel à la liberté de circulation. Il devient simplement un débat pragmatique sur l’opportunité d’accueillir ou non davantage de personnes, qui inclura une analyse des problématique culturelle, économique ou autre. La restriction de l’immigration peut être alors parfaitement légitime, même vis à vis de personnes qui individuellement sont parfaitement honnêtes, car nous n’avons a priori aucune responsabilité ni aucun devoir vis à vis des migrants (et j’exclus ici bien sûr le problème des réfugiés).

    1. Tout à fait, et le libéralisme ne saurait s’affranchir des réalités économiques et culturelles

  8. Oui, il existe une corrélation très forte entre crime et pauvreté : c’est bien connu, le Larzac et la Creuze sont la source de toute les crime en France….

    1. oups… Creuse

  9. Puisque nous sommes entre libéraux et que le sujet est l’état de droit, je pense que le problème se simplifie en parlant du vol et de la propriété privée.

    Les migrants s’installent grâce à la générosité de l’Etat. On me prend mon argent pour installer des gens qui ne sont pas invités. Mais on m’INTERDIT de n’inviter que des réfugiés syriens chrétiens.

    Le problème est donc que l’Etat est généreux avec l’argent des autres. Ils ne veut pas laisser les communautés gérer la solidarité entre leurs membres.

    1. L’Etat est coincé : s’il laisse les communautés gérer la solidarité en se concentrant sur le régalien, alors il perd le contrôle social et mets au chômage des millions de fonctionnaires.

      S’il persiste dans la solidarité-forcée, alors on arrive à la situation actuelle : frustration de voir son argent dilapidé vers des gens qui me détestent, immoralité généralisée en essayant de tirer le plus de profit du travail des autres (la maxime de Bastiat l’Etat cette grande fiction). Et au final une guerre civile larvée.

      1. Ben oui! Évidemment!

        La France est à à bout de souffle, vétuste, isolée, avec un Président qui n’a rien d’une lumière, un taux de chômage record, un nombre de pauvres en croissance constante, des agriculteurs furieux et ruinés, un secteur de la construction en panne alors qu’il manque 800 000 logements sociaux dans le pays (mais pas dans le XYIième!

        Et tout est à l’avenant: c’est h16 qui a raison: ce pays est purement et simplement foutu!

  10. Parfois, il faut savoir qu’il n’y a pas de bonne solution.

    Et en matière de sexualité, je doute qu’une droite castratrice ou une gauche bisounours soient même capable de poser le problème correctement. La question de la culture et de la religion vient encore compliquer le problème.

    L’approche libérale doit au moins permettre de proposer des façons un peu plus cohérentes d’aborder la question, mais se faire entendre sur des questions à fort contexte émotionnel est parfaitement illusoire dans un pays comme la France.

    1. @pragmat : que voulez-vous dire par « gauche bisounours » ? Vous faites référence au politiquement correct ?

      En tout cas j’applaudis le fait que vous ayez traité la droite de « castratrice ». Je crois bien que c’est la première fois sur contrepoints que je vois un commentaire (qui n’est pas de moi) faire ce constat.

      1. Les « valeurs » de la famille et la religion interdisent « moralement » aux hommes jeunes toute activité sexuelle (et plus encore les maisons closes). La gauche nie tout autant le problème au nom de l’égalité et du respect de la femme, ainsi que tout problème pouvant résulter de la contrainte des désirs ou volontés individuels.

        Les libéraux rejettent autant le conservatisme hypocrite de la droite que l’utopie et les tendances dictatoriales de la gauche. Ils peuvent proposer des solutions, mais elles seront de toutes façons purement théoriques – les libéraux ayant eux-mêmes tendance à oublier que c’est le nombre de ceux qui y croient qui valide toute vérité politique.

  11. Il y a deux façons de résoudre un problème: l’attaquer de front avec audace et avoir le courage d’imposer de vraies solutions. Ou bien l’ignorer jusqu’à ce qu’il disparaisse ou devienne la norme. Manifestement l’auteur a choisi la deuxième voie. Quand les migrants seront majoritaires en Europe, ils imposeront leur loi et comme les femmes seront des citoyens de deuxième zone, le viol ne sera plus un crime, surtout commis aux dépens d’une de ces impudiques en jupe courte.

    1. Puisqu’on vous dit que c’est un problème économique…

  12. qoi ? l’État de droit ? Mais ce serait un dangereux précédent, malheureux …
    Tout plutôt que ça

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