Ces cotisations sociales qui ne vous serviront jamais

Publié Par Le Parisien Libéral, le dans Social

Par Le Parisien Libéral

 

Un des grands arguments des étatistes de gauche comme de droite, pour défendre l’interventionnisme d’État, les impôts élevés, le rôle écrasant du service public étatisé et fonctionnarisé, la Sécurité sociale monopolistique obligatoire ainsi que de manière générale l’État-providence, c’est que, en France, personne n’est « laissé sur le bord de la route ».

N’avez-vous jamais entendu des phrases du type : « En France, on ne demande pas la carte Visa Gold pour se soigner, contrairement aux États-Unis » ou « On est contre le chacun pour soi, on est pas des Anglais » ou encore « Si tu aimes tant la Somalie ou le Bangladesh, pourquoi tu ne vas pas y vivre ? »

Vous aurez beau dire que, non seulement notre modèle social est payé à crédit (car déficitaire) donc non viable, ou que un Français sur trois ne se soigne plus, faute d’argent, ou que, malgré l’existence des HLM, le mal logement voire le non logement (SDF) sont très répandus, bref, que le modèle social est réservé aux gens bien connectés (cadres moyens de la fonction publique, militants associatifs, diplômés du supérieur, PDG du CAC 40, chefs d’États étrangers, membres de partis politiques de gauche, syndicalistes, intellocrates) mais demeure une fiction pour les outsiders (pauvres, femmes, immigrés, retraités pauvres, jeunes sans qualification, auto-entrepreneurs), il y a des chances pour que votre interlocuteur ne vous croit pas, et reste accroché à l’idée qu’en France, c’est vraiment une chance de bénéficier du « filet de protection de l’État ».

Pourtant, l’histoire du boucher de la Rue de Meaux, dans le XIXeme arrondissement de Paris, montre à quel point le modèle social français est injuste et non protecteur. Le modèle social français, ce sont des gens qui paient, d’autres qui en bénéficient, rien de plus.

La rue de Meaux, vous connaissez. Elle est devenue tristement célèbre suite à la tuerie de Charlie Hebdo. Mais ici, il ne s’agit pas de terrorisme, mais de défaillance de l’État qui dit nous protéger.

Jérôme Hallain, 33 ans, avait ouvert mi 2012 une boucherie artisanale dans la rue de Meaux, dans le XIXème, et avait rapidement recruté deux employés. Il est typiquement le genre d’employeur que Hollande et la gauche devraient applaudir et célébrer.

Seulement, ce jeune chef d’entreprise a eu un problème de santé : après un diagnostic de cancer, il a souffert d’une tumeur germinale métastatique grave qui l’a empêché de travailler. Il a dû procéder au licenciement des employés de la boucherie, fermer son commerce fin 2013, et les dettes et les impayés de loyer se sont accumulés.

Aujourd’hui, l’ancien entrepreneur va se faire expulser de son logement : il n’a pas répondu à une convocation du commissariat relatif au conflit pour loyers impayés l’opposant à sa propriétaire car il était hospitalisé le jour du rendez-vous, et a reçu un courrier lui annonçant qu’il pourrait être expulsé à la fin de la trêve hivernale.

Est-ce que notre ancien entrepreneur, qui a donc créé des emplois, et généré des cotisations sociales, a droit à une aide ou à une HLM pour pouvoir continuer à habiter quelque part ? Non. 

Ce que la mairie de Paris lui propose, c’est de contacter les foyers de SDF pour voir s’ils n’auraient pas une place pour lui.

Si on admet l’idée qu’il est juste que la collectivité aide les gens en difficulté à se loger (idée contestable) et que chacun paie, par le biais du financement du système social pour cela, ne peut-on pas considérer que Jérome Hallain semble correspondre aux critères, en tout cas bien plus que d’autres ?

Il ne faut surtout pas croire que nous sommes égaux, en Socialie, quand vient le temps des difficultés. Et ce n’est même pas une question d’argent, mais avant tout une question de connections. Pour se soigner, il vaut mieux connaitre un grand ponte de la médecine. Pour se loger, avoir un contact chez les sénateurs maires.

Voila pourquoi la privatisation du social est juste. D’une part, un système assuranciel privé, régulé par le marché, est plus juste qu’un système public opaque où chacun est forcé de cotiser, à perte.

D’autre part, face à la faillite de l’État-providence, qui, malgré tout, continue à spolier prélever, la meilleure protection est double : c’est la possession d’actifs réels, si possible hors de France, si il vous reste des économies après tous les prélèvements obligatoires, mais c’est aussi, évidemment les solidarités réelles, comme tous ces Parisiens qui veulent se mobiliser pour aider le boucher de la rue de Meaux. 

Sur le plan politique, privatiser les HLM est une proposition qui prend tout son sens.

Sur le web

  1. Pour les soins c’est moins vrai: meme les clandestins ont des papiers d’assurance maladie et sont pris en charge à 100% en france.

    Pour le reste, il est certain qu’avec ce que l’on verse chaque jour en cotisations et impots de toute sorte, on se demande vraiment ou va l’argent quand on croise des sdf qui dorment sur un carton dans le coin d’une gare.

    1. Allez faire un tour aux urgences d’un hôpital public ! La première chose qu’on vous demande, c’est vos papiers. Comment font les clandestins pour se les procurer ? Pour s’y retrouver dans le labyrinthe de la jungle de la sphère étatique, il faut effectivement avoir les bons renseignements, les bonnes connexions … et n’avoir rien d’autre à faire. Même pour les privilégiés du système, le service public de la santé est de plus en plus déplorable à cause de la culture du non travail, du découragement des personnels les plus dévoués, du numerus closus, des tracasseries administratives… Comme le dit si bien l’article, il y a la théorie … et la pratique.

  2. Mmmm. J’ai pas bien compris en quoi avec un système assurantiel privé, régulé par le marché, notre ami boucher cancéreux et endetté jusqu’au cou après à peine 1 an d’activité s’en tirerait bien ??

    1. Il y a aussi des assurances de type « maladies critiques », ça existe. Pour le coup c’est ça qu’il lui aurait fallu.

    2. la réponse est: il ne s’en tirerait probablement pas. Mais au moins ne serait-ce pas malgré un système chroniquement déficitaire qu’on nous présente comme « ne laissant personne sur le bas-chemin… »

      1. Bruno Dandolo a donné la bonne réponse.

        Il ne s’agit pas de croire aux miracles mais aux faits. Est ce qu’une assurance privée aurait pu sauver le boucher ? Pas forcement

        Mais au moins nous ne serions dans la fiction de l’Etat qui protège.

        1. En attendant, il devait cotiser au RSI, vous savez cet organisme immonde qui ne couvre la maladie qu’à partir de 90 jours, qui vous verse ensuite des prestations rikiki, qui exige de continuer à payer même si vous êtes cloué sur un lit avec un cancer en phase terminale et qui n’hésitera pas à vous envoyer un huissier.

    3. Bonjour noum

      C’est typique d’un socialiste, il rêve d’un monde parfait, les libéraux non.

      « Le libéralisme n’est pas le socialisme à l’envers, n’est pas un totalitarisme idéologique régi par des lois intellectuelles identiques à celles qu’il critique. Cette méprise rend absurde le dialogue entre socialistes et libéraux.
      Les socialistes contemporains, totalitaires « light », au moins dans leurs structures mentales et verbales, s’égarent donc lorsqu’ils imaginent que les libéraux projettent, comme eux-mêmes, d’élaborer une société parfaite et définitive, la meilleure possible, mais de signe opposé à la leur. » J.F. REVEL La Grande Parade

      1. Ok gillib. Donc cet article critique un aspect du socialisme en cela qu’il n’est pas le système parfait qu’il prétend être, et qu’il est donc imparfait. Tout en faisant la promotion du libéralisme, qui est lui même est imparfait, mais de manière assumée.
        Nous voilà bien avancés…

        1. le socialisme est plus qu’imparfait : il est un mensonge. Cet ex chef d’entreprise a payé des taxes et cotisations, et il va quand meme se retrouver à la rue.

        2. « Un libéral dit à un socialiste : « A l’usage, le marché semble être un moins mauvais moyen d’allocation des ressources que la répartition autoritaire et planifiée », le socialiste répond aussitôt : « Le marché ne résout pas tous les problèmes. » Certes ! Qui a jamais soutenu pareille ânerie ? Mais, comme le socialisme, lui, a été conçu dans l’illusion de résoudre tous les problèmes, ses partisans prêtent à leurs contradicteurs la même prétention. Or tout le monde n’est pas mégalomane, heureusement. Le libéralisme n’a jamais eu l’ambition de bâtir une société parfaite. Il se contente de comparer les diverses sociétés qui existent ou ont existé et de retenir les leçons à tirer de l’étude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionné le moins mal. » Ibid

          La différence entre le socialisme et le libéralisme, c’est que le socialisme fonctionne sur la contrainte au nom du bien commun.
          Comme on dit: « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs.. le pb c’est que l’on n’a jamais vu l’omelette, mais bien les oeufs cassés. »

          Dans un système libéral on vous laisse libre de créer votre kibboutz, sur la base du volontariat, dans un systéme socialiste vous êtes obligé de rentrer dans les lubbies du gouvernement.

    4. Ce que l’article cherche à critiquer est le fait que cet homme a participé au financement du système social mais il n’en sera pas remercié et ne pourra pas en bénéficier au moment où il en a le plus besoin.
      Dans un système libéral, il n’aurait pas eu à faire toutes ses cotisations puisqu’il n’y aurait pas ce système social collectif donc cet homme aurait eu contracter – ou non, c’est son choix, sa liberté – une assurance maladie, etc… Il aurait pu donc se retrouver dans la même situation mais il n’aurait pas le goût amer d’avoir été « trompé » par la société.
      Aussi dans une société libérale, on peut trouver plus rapidment un logement (moins de formalités et les propriétaires sont moins regardant s’ils peuvent plus facilement expulser).

    5. « J’ai pas bien compris en quoi avec un système assurantiel privé, régulé par le marché, notre ami boucher cancéreux et endetté jusqu’au cou après à peine 1 an d’activité s’en tirerait bien ?? »

      Premiere etape: cette assurance ne lui boufferait pas plus de 50% de ses revenus.

    6. Quand vous avez un accident de voiture, assurée par une compagnie d’assurance plus ou moins privée, plus ou moins régulée par le marché, n’êtes-vous donc pas couvert dès le premier jour de votre adhésion ?

  3. mes cotisations ne me servent pas , raison pour laquelle j’ai moins de scrupules à faire du black ; au moins cet argent durement gagné me sert à remplir mon frigo ;

  4. « Vous aurez beau dire que, non seulement notre modèle social est payé à crédit (car déficitaire) donc non viable »

    Et vos contradicteurs et détracteurs vous répondront qu’un tel système n’a pas vocation à être rentable.

    1. Vouloir être viable sans être rentable ou au minimum équilibré signifie qu’à un moment donné, il va y avoir usage de la contrainte pour parasiter un pigeon réticent.

    2. « Et vos contradicteurs et détracteurs vous répondront qu’un tel système n’a pas vocation à être rentable. »

      On retrouve souvent cet argument mais on peut facilement le contrer. Déjà, d’un point de vue comptable, le public doit tendre à l’équilibre (recettes – dépenses = 0). Plus on atteint cet équilibre (et mieux s’il y a excèdent) et plus le service public en question sera viable. Dans le cas contraire, le service déficitaire entraînera des coûts de plus en plus importants (dettes, remboursement de la dette et de ses intérêts), ce qui signifie des hausses d’impôts en perspectives. Quand on annonce aux gens que leur porte-monnaie sera impacté pour un service qui se dégrade, ils sont moins nombreux à être favorable (le beurre, l’argent du beurre, etc.).

  5. La preuve par le fait divers….c’est beau comme du Valeurs Actuelles!

  6. « En France, on ne demande pas la carte Visa Gold pour se soigner, contrairement aux États-Unis »

    Si vous n’avez pas de médecin référent, on vous demandera de cracher au bassinet, même si vous filez la moitié de votre salaire à la SS.

  7. Si ce boucher avait été employé et non indépendant, il aurait été payé pendant tous ses arrêts maladie et n’aurait pas accumulé de dette. Les indépendants ne sont pas protégés comme les employés. En Allemagne c’est encore pire: pour leur retraite, ils ne cotisent pas dans le système normal, mais ont la possibilité, s’ils le veulent (en fait surtout s’ils le peuvent) de cotiser dans le privé, d’acheter des maisons, actions, etc… (à chaque fois avec des risques), pour assurer leur retraite. Beaucoup n’y arrivent pas et n’auront en théorie droit à rien. J’ai rencontré un Argentin indépendant en septembre qui n’avait pas réussi à investir de l’argent pour sa retraite. Il avait une autre idée, qui pouvait marcher, mais il pouvait aussi se retrouver complètement endetté si ça ne marchait pas. Il m’a dit que s’il n’avait pas ce qu’il fallait au moment de sa retraite, il irait en Suisse se faire euthanasier.

    En Allemagne, de plus en plus de travailleurs sont « indépendants » sur le papier, alors qu’ils auraient du être employés. C’est un moyen pour les entreprises de contourner l’État social. Un article de Contrepoints plaidait pour l’abolition du salariat. Ne serait-ce pas plutôt le contraire, tout le monde ne devrait-il pas être salarié? Peut-on accepter que des gens soient ruinés, perdent des dizaines d’années d’économies et leur maison, parce qu’ils ont travaillé comme des esclaves? Peut-on accepter que ces gens doivent prendre des risques pour avoir éventuellement une retraite? Le revenu de son travail ou la retraite doivent-ils être sujets au casino?

    1. Bonjour météo

      Le libéralisme, c’est le choix.
      Vous préférez l’esclavage, c’est votre choix, mais ne l’imposez pas autres.
      Merci.

      1. Quand on a un doctorat, que les chances d’avoir un emploi (n’importe lequel) s’avèrent être de l’ordre de zéro, qu’il y a toujours des raisons administratives pour lesquelles on ne reçoit aucune aide (ni chômage ni aide au logement), qu’on a perdu 8000€ en 8 mois malgré le train de vie d’un chômeur longue durée et que ce sont désormais les parents qui doivent tout payer et bientôt nous héberger pour nous sauver de la rue, des parents qui ont des opinions totalement contraires sur des sujets qui nous sont chers (quid des dons et cotisations annuelles que l’on faisaient avant à des associations que les parents n’approuvent pas?), je me demande bien où est le choix ou la liberté.

        Dans un système libéral, on doit acheter sa liberté. Pour certains ça veut dire une très grande liberté, pour d’autres aucune liberté du tout, de fait (beaucoup moins que ce qu’ils auraient eu dans un pays communiste). Pour des raisons biologiques (lire Darwin pour en savoir plus), les différences de capacité au travail d’un individu à l’autre sont extrêmes, si bien que sans droit au travail (comme auparavant dans les pays communistes), certaines personnes n’ont, de fait, aucun accès à l’emploi (ce qui équivaut à une interdiction de travailler). Dans un système libéral ils ont la « liberté » de crever, ça s’appelle la sélection naturelle.

        Pour empêcher cela, il est nécessaire d’imposer à tous un système différent. Exemple: pour garantir une protection sociale même à ceux qui ne pourraient pas payer les prix du marché libre à cause de leurs revenus, d’une maladie chronique ou grave, il est nécessaire de fournir une sécurité sociale publique monopolistique. Avoir la possibilité de changer pour une assurance privée va dépouiller la sécurité sociale des clients les plus intéressant, en conséquence celle-ci devra monter ses prix pour ceux qui sont restés, ce qui aura pour conséquence un nouveau départ des clients de la tranche suivante des clients les plus intéressant, donc une nouvelle hausse des prix, et ainsi de suite, jusqu’à la faillite de la sécurité sociale. Il est nécessaire d’établir un rideau de fer autour de la sécurité sociale. Et il en va de même de toute l’économie.

        1. « si bien que sans droit au travail (comme auparavant dans les pays communistescertaines personnes n’ont, de fait, aucun accès à l’emploi (ce qui équivaut à une interdiction de travailler). »
          « Dans un système libéral ils ont la « liberté » de crever, ça s’appelle la sélection naturelle. »

          Ce n’est pas le fait d’un système libéral, on peut trouver de nombreuses causes d’un fort taux de chômage (ces causes variant selon les pays et leurs situations). En France, certains ont souvent répété que le dénigrement des filières professionnelles et le manque d’investissement dans l’apprentissage est à mettre en cause. Sur ce point, rien à voir avec le libéralisme, c’est une question d’orientation dans l’éducation de la jeunesse. L’Allemagne et la Suisse, par exemple, ont mieux valorisé les filières professionnelles et l’apprentissage.

          Puis, non ! Je ne m’y suis jamais rendu, mais je doute que les gens crèvent en Australie, en Suisse, en Allemagne, au Canada, à Hong-Kong, à Singapour, etc. à cause du libéralisme. Certes, il y a des personnes dans des situations malheureuses à l’intérieur de ces pays cependant, je le répète les causes ne sont pas nécessairement à chercher dans la doctrine libérale. Depuis déjà plusieurs années, le chômage des jeunes, souvent malgré les diplômes, est nettement plus élevé en Afrique du Nord et au Moyen-Orient que dans les pays cité précédemment. Pourtant, la Tunisie, l’Egypte ou encore l’Iran ne sont pas réputés être des exemples de libéralisme.

          1. La France a choisi le chômage contrairement à l’Allemagne par exemple qui a choisi les bas salaires. En Allemagne on travaille et on doit en plus puiser dans ses économies pour vivre comme un chômeur longue durée. Personnellement je préfère le chômage. Le choix de l’Allemagne c’est l’esclavage. Je me souviens d’un reportage (je pense en cours d’histoire) où l’on voyait des dirigeants de l’Allemagne de l’Est qui prétendaient qu’à l’ouest l’esclavage était pratiqué, ils étaient tournés en ridicule. Et bien je suis témoin que dans l’Allemagne d’aujourd’hui, l’esclavage est pratiqué. Mon problème de surqualifiquation (je suis météorologue), c’est justement en Allemagne que je le vis, avec un diplôme et un doctorat passés en Allemagne. Dans ce pays, il y a des titulaires de doctorat clochards, notamment ceux qui ont étudié la philosophie. En Allemagne de l’Est il y avait un droit au travail (c’était aussi un devoir), peu importe la surqualification, on était forcément placé quelque part. Dans le pire des cas j’aurais nettoyé des WC et j’en aurais été très content.

            Je ne peux pas parler pour tous ces pays, mais pour l’Allemagne oui. Alors oui, tous ces retraités qui n’ont en théorie droit à rien parce qu’ils n’ont pas cotisé dans le système normal, on va sûrement s’occuper d’eux, ils ne mourront pas. Mais quelque part c’est injuste: ils recevront sans avoir cotisé. C’est pourquoi il ne fallait pas leur permettre de quitter le système d’état. Et puis ils recevront le minimum vital, n’auront aucune liberté. C’est une chose de laisser les gens tomber très bas jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de liberté puis de leur distribuer la soupe, c’en est une autre d’éviter qu’ils ne tombent à ce point. Idem pour l’assurance maladie: les travailleurs indépendants et ceux qui gagnent plus de 4000€ ont le droit de quitter la sécu et de prendre une assurance privée, ce qui est souvent intéressant au départ. Mais quand leur assurance fait faillite après qu’ils soient tombés gravement malades, ou qu’elle considère que tout n’a pas été déclaré lors de l’inscription et qu’elle ne veut pas prendre en charge leur traitement, dans la pratique (on n’est pas des monstres) on les reprend dans le système normal alors qu’ils n’ont pas cotisé. Là aussi c’est injuste: il ne fallait pas leur donner la possibilité de sortir.

            La tendance en Allemagne est de pousser les gens à être indépendant pour faire un travail pour lequel ils auraient du être embauchés. C’est ainsi que l’entreprise de distribution de paquets GLS, qui fait des millions d’euros de bénéfice, collabore avec des sous-traitants, eux-même souvent extrêmement endettés pour avoir travaillé comme des esclaves, bien plus longtemps qu’un salarié, sans aucune protection sociale (ne pouvant pas se payer les assurances privées correspondantes). Ironie du sort: ce sont souvent des Allemands de l’Est qui font ce travail. Mais non, la grande majorité d’entre eux ne mourront pas: on leur distribuera la soupe une fois qu’ils auront perdu toute liberté.

            1. Étant aussi docteur et en galère (mais pour l’instant, j’ai un post doc, je touche du bois), je ne puis que vous conseiller la reconversion.

              Il y a pas mal de postes ouverts sans limite de diplômes dans la police, les douanes, les services des eaux, la gendarmerie, etc… Bon, faut ravaler sa fierté, la paye est pas terrible (quoique, un gendarme gagne autant qu’un ingénieur débutant), mais ça assure au moins la soupe.

              Il y a aussi le refuge de tous les diplômés paumés de France : le CAPES. Météorologue signifie que vous pouvez tenter les capes de math ou de physique chimie, voire de sciences naturelles. Bon, vous finirez comme moi, prof aigri et frustré par ses ambitions manquées… mais au moins vous aurez du taf.
              Contactez aussi l’enseignement catho, ils recrutent des contractuels. Voyez aussi les écoles privés hors contrat.

              L’étranger, j’ai essayé… les annonces sont justes hyper rares (il n’y a rien sur Nature job, pourtant c’est la bible du docteur en recherche d’emploi).

              Essayer aussi de faire marcher votre réseau, et de vous réorienter vers l’informatique, même comme technicien. Il y a quelques années, les SC2I recrutaient à la pelle des docteurs biologistes ou des master d’écoles de co. Beaucoup moins aujourd’hui… mais Pole emploi a encore des offres en ce sens.

              Essayez aussi de vois les compétences transversales que vous avez acquises au cours de vos postes, et parlez avec un conseiller APEC. En tant que docteur, vous avez des facultés d’apprentissage énormes et une haute éducation. Vous savez sans doute, vu votre métier, faire du traitement du signal.

              Sinon, il reste encore des options :
              – la brasserie artisanale. En Lorraine, ça marche bien, elles poussent comme les champignons après la pluie ! (il parait que le fameux grimoire de la bière parfaite recherché par Himmler a été trouvé, en tout cas la bière y est bonne).
              – l’agriculture, en Gaec, avec une formation professionnalisante.
              – monter/rejoindre une communauté, et vivre en autarcie. ça se fait de plus en plus.
              – aller à l’IMT, et apprendre un métier. Serrurier, ça marche bien. En plus, en tant que docteur météorologue, vous êtes à des années lumière de l’apprenti standard, avec un sérieux et une abnégation au travail connu et reconnue (il faut être un fous furieux du travail ou un candidat au suicide pour faire une thèse !)
              – la FPT : police municipale, adjoint administratif. Bon, vous allez devoir vous coltiner des mecs qui sont là pour des raisons clientélistes, voire des mous du bulbe, mais l’important est d’aller à la soupe.

              @Moi
              Mon père aussi… mais à l’époque, fallait faire fort pour être chômeur longue durée. N’importe qui trouvait du boulot, la fonction publique manquait de candidats tellement c’était mal payé par rapport au privé. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

        2. « Dans un système libéral, on doit acheter sa liberté »

          Dans un système socialiste, il faut avoir sa carte du parti pour se faire soigner. Les indépendants sont ceux qui refusent de prêter allégeance au socialisme et c’est pour cela qu’on les laisse crever après les avoir pressurés.

  8. J ai le certificat d étude commence à bosser à 15ans et j ai bien gagne ma vie,mais il ne faut pas attendre que ça tombe du ciel ..partez à l’étranger apprennes l anglais et voyagez …!!

  9. L’autre bonne raison de la privatisation, c’est le communautarisme.
    Pourquoi mon argent servirait à être solidaire envers des gens qui sont prêt à me cracher à la figure, qui ne veulent surtout pas me ressembler, ni s’habiller comme moi, ni manger comme moi, etc… La solidarité forcée ça va un peu, mais là on va trop loin.
    Quand je donne au « denier du culte » je sais que mon curé va aider des personnes vraiment dans le besoin.

  10. Une preuve de plus qui montre que les vrais assistés, ce ne sont pas les malheureux qui sont supposés « vivre » avec un RSA de 400-500 euros, mais plutôt les employés qui ont droit à tout et pleurnichent quand on leur refuse une mutuelle d’entreprise ou des tickets restau. Et pendant ce temps, les mêmes inutiles qui ont droit à tout vont voir les Enfoirés : c’est pas vraiment ma faute si y’en a qui ont faim mais ça le devient vu que personne fait rien…. c’est ça, allez donc baver devant vos super vedettes qui se barricadent pour pas avoir à vous subir : vous sentez mauvais mais pas votre argent, ça tombe bien : vous travaillez (enfin, vous passez votre vie à jacqueter à la machiine à café à attendre les congés payés), vous cotisez, vous vous sentez fort, vous criez aux assistés qui prennent vos impôts, et vous donnez votre argent pour un iphone, un eplace de concert pour voir des guignols ou une entrée au Parc des Princes… et vous continuez à voter pour les mêmes crétins qui, EUX, prennent vraiment votre argent !! pendant que les soi-disant assistés (qui travaillent souvent 10 fois plus que vous) finissent à la rue. Quel beau pays de décérébrés, quel monde d’humains pourris jusqu’à la moelle.

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