Écologie Positive – L’inhérente écologie de l’économie

Publié Par h16, le dans Édito

Article écrit en commun par h16 et Nathalie MP

Lorsque nous nous sommes lancés dans la série d’articles intitulés « Écologie positive » ou « Une autre écologie est possible » (dont la liste est rappelée par le tableau ci-dessous), outre l’opportunité à ne jamais négliger de cuisiner quelques chatons mignons, il était moins question de rejeter en bloc l’écologie que de faire apparaître à quel point la peur, la culpabilité et l’idéologie décroissante anticapitaliste biaisaient notre façon d’envisager le rapport entre l’homme et son milieu de vie, au mépris des études scientifiques et des progrès techniques dans le domaine de la protection de l’environnement et de la santé.

Le cas du DDT hier, celui du gaz de schiste actuellement constituent des exemples particulièrement frappants. Et alors que la tempête médiatique enflait à l’approche de la Conférence Climat, Convois VIP Polluants & Petits Fours dont l’objectif, d’une modestie monacale, n’était que de sauver la planète, il apparaissait utile de présenter une série de thèmes écologiques de premier plan en remettant l’église au milieu du village, et un peu de bon sens dans cet océan d’effroi politiquement calculé.

En effet, en dépit de plusieurs décennies de mises en garde contre le développement économique bruyamment orchestrées par la sphère écologiste, et en dépit du principe de précaution inscrit depuis 2005 dans notre Constitution, toute nouveauté n’est pas forcément à écarter d’emblée, tout développement économique n’est pas forcément néfaste, toute amélioration du niveau de vie humain ne se fait pas forcément au détriment de l’environnement.

Au début des années 1970, suite à la période de croissance spectaculaire accompagnant la reconstruction d’après-guerre, les questions écologiques font leur apparition dans le débat public : on s’inquiète alors de l’épuisement des ressources et de la destruction de l’environnement jusque dans les relations internationales. Ces années, idéologiquement influencées par les contestations de 1968, sont aussi l’époque où les opinions publiques occidentales commencent à s’interroger sur la société de consommation et la pertinence du modèle de développement capitaliste. Interrogations qui sont accélérées par les déclarations, études et autres rapports plus catastrophistes les uns que les autres qui fleurissent à ce moment-là. En France, nous avons eu René Dumont, agronome et utopiste, père spirituel des « Verts », et membre fondateur du mouvement altermondialiste Attac. Il se présenta à l’élection présidentielle française de 1974 afin de donner une tribune aux idées écologistes naissantes.

De la Conférence de Stockholm (1972) à la COP21 de décembre dernier, en passant par le Sommet de la terre de Rio et son Agenda 21 (1992), sans oublier l’inévitable Protocole de Kyoto (1997) qui fixa les premiers objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les exigences de respect de l’environnement, de développement durable et de lutte contre le réchauffement climatique sont de plus en plus ancrées dans les esprits à tel point que toute nouvelle action est évaluée à l’aune de la préservation de la planète.

Mais surtout, le Club de Rome publie en 1972 un rapport célèbre, The Limits To Growth, qui continue à marquer profondément la façon dont nous concevons notre rapport à l’environnement et au développement. Fondé en 1968 par des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires et des industriels préoccupés de développement durable et d’empreinte écologique, ce Club influent considère que les ressources naturelles vont s’épuiser sous les coups conjugués des croissances démographique et économique débridées telles qu’il les observe et telles qu’il les modélise (avec des chercheurs du MIT) sur une centaine d’années. La conclusion est d’autant plus sans appel qu’elle est catastrophique : si rien n’est fait le plus vite possible, le système économique mondial s’effondrera en 2030.

C’est troporrible, on va tous mourir !!!

gifa panic minion

Que faire ?

Rassurez-vous, notre sympathique Club a des idées. Un « équilibre global » serait même possible. Bien sûr, il va falloir limiter les naissances à deux enfants par famille, taxer l’industrie pour limiter la production et redistribuer les richesses à chacun selon ses besoins. Des taxes ! De l’égalité ! Pas de bisous mais du planisme et de l’autoritarisme ! Chouette, non ?

40 ans plus tard, bizarrement, du système capitaliste qui devait nous conduire à la ruine, au contraire du planiste qui devait régler le problème, c’est le second qui s’est effondré. Quant au premier, il a malgré tout encore l’air d’aller.

Enquiquinante réalité ? Qu’à cela ne tienne ! Médiapart nous apprend heureusement que le rapport de 1972 a été remis à jour en 2012 sous la houlette de Graham Turner (toujours avec le soutien du MIT) grâce à des modèles informatiques encore plus précis, pointus, performants et taillés au cordeau. Jolis petits modèles numériques qui prédisent si bien la catastrophe puisqu’après recalcul, paf, l’effondrement est une fois encore fixé à 2030. Peut-être même 2020. Préparez-vous !

« Si l’humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant par une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030. »
(Graham Turner, successeur de Dennis Meadows, rédacteur du premier rapport de 1972)

Le journaliste de Médiapart déplore le peu de cas qui fut fait de ce nouveau rapport, s’attend à ce qu’il ne soit pas suivi d’effet et donne ses propres recommandations pour dévier de la course fatale :

« Il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s’imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs. »

Bref, peu importe un développement durable et harmonieux si ce n’est pas pour s’attaquer à un système de production : l’abominable système capitaliste libéral qui a eu le culot, chaque fois qu’il a été suffisamment appliqué, d’augmenter l’espérance de vie et le niveau de richesse partout dans le monde.

Ces sombres perspectives proclamées par le Club de Rome ont été critiquées par de nombreux économistes, à commencer par Friedrich Hayek, l’homme qui a si bien vu comment toute expérience de planification débouche inéluctablement sur le totalitarisme. Lors du discours qu’il a donné à l’occasion de la réception de son prix Nobel en 1974, Hayek a commenté ce rapport en ces termes :

L’énorme publicité donnée récemment par les médias à un rapport rendu au nom de la science sur Les Limites de la Croissance, ainsi que le silence de ces même médias sur les critiques féroces que ce rapport a reçues de la part d’experts compétents, doivent nous inspirer quelques appréhensions sur la façon dont le prestige de la science peut être utilisé.

Prescient il y a plus de 40 ans, Hayek avait déjà senti que « le prestige de la science » serait utilisé sans vergogne pour des agendas collectivistes : la science qui normalement avance par réfutations successives, se veut logique, rationnelle et dépassionnée, concernée seulement par les confirmations apportées par les observations faites dans la nature ou les expériences, cette science sur qui compte le grand public pour l’éclairer n’en est pas moins instrumentalisée au profit de l’idéologie décroissante anti-capitaliste.

C’est parfaitement clair à propos du réchauffement climatique anthropique pour lequel on nous explique sur tous les tons que « la science est établie » en dépit de multiples observations contraires à la thèse officielle de la COP21, pour justifier des décisions contraignantes et coûteuses prises par pur parti pris idéologique, en l’absence de toute confirmation concrète non polémique des théories utilisées.

La politique prenant le pas sur la science, les modes environnementales évoluent : le diesel fut encouragé un temps, il est maintenant vilipendé. Faute d’avoir une compréhension globale de tous les tenants et aboutissants, il est à peu près impossible de mener une politique planifiée de bout en bout. Et ce type de politique, aveuglement caractéristique de nos hommes politiques, de nos administrations et de tous les groupes de pression qui tournent autour d’eux pour faire triompher leurs intérêts, représente très précisément le capitalisme de connivence.

Encore plus symptomatique, le nucléaire : au regard de la loi sur la transition énergétique votée il y a quelques mois sous l’impulsion de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, sa part dans la production électrique française devait tomber à 50% d’ici 2025. Mais à la faveur de son habituelle incohérence ou d’un fugace éclair de lucidité, la même ministre envisage maintenant de prolonger la vie des centrales françaises de 10 ans : apparemment, les énergies renouvelables vont être un peu courtes pour combler l’écart. Oh, zut.

gifa long facepalm

Sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres la chaîne des décisions environnementales est perpétuellement déficiente, faussant systématiquement le réel en ne laissant pas le marché s’adapter régulièrement aux évolutions économiques, technologiques et écologiques.

En pratique, tout montre que l’interventionnisme politique ruine systématiquement la relation qui se noue naturellement entre l’écologie et l’économie. L’écologie, la vraie, celle qui consiste à inscrire le développement de l’homme de façon aussi harmonieuse que possible dans son environnement, est justement l’objet de l’économie bien comprise : la surexploitation des ressources est combattue par les écologistes, mais elle est également contre-productive sur le plan économique ; la pollution, par exemple, entraîne des coûts écologiques qui ont une facture économique certaine. Il n’y a donc aucun hasard dans la recherche d’un environnement plus sain, moins pollué et dans lequel l’Homme s’inscrit sans effets délétères : c’est l’aboutissement logique d’une économie efficiente, où l’énergie est utilisée de façon efficace, avec le moins de perte possible et où les ressources sont employées pour s’assurer à la fois un présent décent et un avenir viable.

Autrement dit, l’opposition entre économie et écologie des écologistes du Club de Rome et de leurs successeurs politiques n’est qu’une fausse dichotomie, introduite pour mieux faire passer des lubies dangereuses d’organisation et de collectivisation de la société qu’on enrobera au besoin d’une bonne couche de science « officielle ».

L’absence de savoir ou de bon sens économique derrière l’écologie pratiquée actuellement en dit bien plus long sur l’agenda politique collectiviste des écologistes militants que sur une soi-disant opposition irréconciliable entre l’économie, le capitalisme, le libéralisme d’un côté, et l’Homme et la Nature de l’autre.

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Une autre écologie est possible – Ecologie positive

1. Ces OGM qui nous font du bien h16 NMP
2. Les bonnes ondes h16 NMP
3. Et les abeilles ? h16 NMP
4. Et le bio, vous y pensez, au bio ? h16 NMP
5. Un tri pas assez sélectif h16 NMP
6. Le nucléaire, c’est supaire ! h16 NMP
7. Une bonne bouffée de diesel h16 NMP
8. Lavons plus vert h16 NMP
9. Une COP pas top h16 NMP
10. Conclusion : l’inhérente écologie de l’économie h16 NMP

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Sur le web

  1. consommer plus que la terre ne peut produire, trop fort nos anciens ….heu , les hommes produisent ce qui leur permet de vivre , la terre se contente d’apporter des catastrophes que nous essayons de combattre , accessoirement elle est un support où poser nos pieds , enterrer des graines , planter des arbres..la terre ne mérite aucun respect pas plus que l’eau ou l’air que l’on respire .

  2. Et si :
    « C’est troporrible, on va tous mourir !!! »
    => planisme abusif

    Se heurtait à :
    « C’est troporrible, les ressources sont limités !!! »
    => utilisation abusive de la force pour les contrôler, « moi d’abord »

    Et si ces deux extrêmes ne pouvaient cohabiter et ne pouvaient que favoriser un déséquilibre, l’abus de l’un favorisant l’abus de l’autre ?

    Peut-être :
    « Sachons gardez notre sang froid »
    => coopération scientifique internationale et gestion des conflits d’intérêt de manière équitable pour faciliter cette coopération (gagnant/gagnant). Utilisation de nos cerveaux au lieu de nos muscles ou une tête un peu trop échaudé pour régler le problème et dégager les meilleurs solutions et alternatives aux ressources limitées et problèmes démographiques (agir en humain responsable et pas en animal paniqué)

    Gardons espoir pour ce qui est de la conclusion de l’article.

  3. […] la relation qui se noue naturellement entre l’écologie et l’économie.

    Les pollueurs ne sont pas toujours les payeurs. La relation n’est donc pas si naturelle que ça.

    1. Le court terme semble vous donnez raison. Le long terme semble vous donnez tort.

      1. Votre conjugaison arrache les yeux.

        1. Mon correcteur orthographique m’a fait des blagues de suffisamment mauvais goût grammatical ces derniers temps pour que je devienne beaucoup plus indulgent que vous.

          1. C’est vrai. Cependant même si je me moque de la problématique ognon sans i, on peut quand même respecter certaines structures sans correcteur. Ce qui faut bien se rendre compte avec la conjugaison au lieu de l’infinitif, c’est que l’erreur inverse est bien plus simple: on conjugue rien et ca va plus vite en étant plus juste et ce sans réfléchir. Les anglais ne se gênent pas d’ailleurs
            Et personnellement mon correcteur est en anglais par défaut pour être sûr de ne pas m’en servir 🙂

            H16: je n’avais pas compris que l’article mediapart était de 2012 aussi, je pense qu’il vaut mieux le noter.

        2. Exact, la remarque m’est utile.
          *vous donner

    2. Je sais pas si les pollueurs ne sont pas les payeurs et dans quelle mesure c’est incompatible avec le droit de propriété et le non droit de propriété. prenons l’exemple de la pollution maritime. Les Navires qui larguent leurs eaux de fond de cale au large (bilge water) salissent un environnement qui ne leur appartient pas. Dès lors on peut se demander si leur facturer une amende est vraiment incompatible avec le libre marché. Le libre marché ne signifie pas qu’il est possible de s’approprier tout ce qui n’est pas dans l’acte de propriété d’un tiers. Or Répandre des hydrocarbures des nitrites etc… dans l’océan, c’est de l’abusus. Ca devrait impliquer un acte de propriété.

      Quand c’est au port que ça se produit, les autorités qui gent le port peuvent tout à fait légitimement facturer les coûts de nettoyage à l’armateur du navire indélicat. Mais quand on est à mi chemin entre les Bermudes et les Açores? On fait quoi? Il y a fraude quelque part à répandre ses miasmes industriels dans un environnement qui n’est pas le sien… Economiser sur le retraitement des eaux de cales au détriment de la nature n’est pas très fair play d’un point de vue éco. Mais mettre en place des contrôles et des procédures, c’est hyper complèxe.

      La fraude est une prérogative de l’Etat. Mais cette fraude, comment la caractériser autrement qu’avec des institutions supra étatiques bureaucratiques financées sur taxe?

      je suis pas collectiviste. Mais dans des cas comme celui ci, je vois pas comment la liberté individuelle le respect des drois de propriété, et les contingences spaciales (suveiller les océans: bonne chance on n’arrive même pas à surveiller la mer des Caraibes…) peuvent s’accorder pour arriver à une réduction du phénomène. On pourrait imaginer que les Etats retrouvent les pollueurs quand la famause bilge water atteint leurs cotes, mais quid des polluants dissouts? De l’accumulation de étaux lourds? Pas facile de répondre à tout ça!

      1. La solution existe déjà : lorsqu’un bateau arrive dans un port on vérifie les nettoyages / rinçages de cale / largage de ballast qu’il a fait lors de ses transports précédents.

        1. Sauf que vous ne pouvez pas tout vérifier. Le nettoyage de la salle des machines a t’il été fait dans son intégralité avant?

          A 80EUR/Metre cube le traitement de Bilge water (je ne parle pas de l’eau de ballast) la fraude a un réel intéreêt et je peux vous garantir qu’elle se produit. Alors effectivement ça ne se produit pas entre le danemark et la Suède dans le détroit de Copenhague, mais ça se produit et les gardes côtes doivent bosser là dessus mais selon des dires de capitaines de marine marchande, il est quand même possible de tricher, au moins à la marge. le problème étant que se séparer de 5 Metres cubes de bilge en pleine mer, ca se dissimule assez bien si c’est fait pas trop bêtement.

          Et puis il y a l’eau de scrubber, l’eau des salles des machines, les simple déchets. Quel port fait un audit si complet que ça de tous les navires qui accostent? Et quand bien même ils le feraient, on retombe bel et bien dans un système bureaucratique fort peu libéral.

          Ce que je veux dire c’est qu’effectivement il y a des endroits où l’Etat doit agir parce que parfois il représente le moindre mal. La protection de l’environnement est un de ces domaines, mais alors comment éviter la corruption? Comment éviter les normes sur mesures pour les plus gros armateurs? Comment faire appliquer la loi avec suffisamment de constance pour ne pas donner un avantage aux tricheurs, sans aboutir à des navires sous utilisés car paralysés par des montagnes de formalités? Tout ça ne me semble pas si simple.

          1. Bonsoir mitch

            « où l’Etat doit agir parce que parfois il représente le moindre mal. »

            C’est bien cela le biais de votre démonstration, en général l’état n’est pas le moindre mal. Il agit au nom de l’intérêt général, en fait il n’agit que pour des intérêts particuliers.
            Relisez J.F. REVEL, le libéralisme n’a jamais prétendu être un système parfait, contrairement aux collectivistes.

            1. Le rôle de l’Etat c’est de lutter contre la fraude. Est ce un fraude de déverser des produits toxiques dans m’environnement? Il me semble que oui.
              Une fois de plus, j’aime pas trop donner des prérogatives au plus froid de tous les monstres froids. Mais dans ce cas, je vois pas exactement qui peut aller faire respecter l’intégrité de l’environnement marin.

              Bon effcetivement si la protection de l’Etat ne change rien au problèe alors il vaut mieux ne rien faire que rajoute rune couche de gaspillage d’argent public sur le problème de la pollution. Je sais pas. La question de la non intervention de l’Etat dans ce domaine me semble bien moins évidente que dans des domaines comme la santé, l’education l’agriculture ou l’industrie, où il me semble évident qu’il n’aurait juste jamais dû y foutre les pieds.

          2. Mitch l’étatisme n’arrive déjà pas à ce qu’on ne dérape pas sur une crotte de chien au coin de la rue et vous voulez fliquer des navires à 3000km des côtes ? Il faut changer de logiciel.

            1. Sam, si vous donnez autre chose qu’un sarcasme de deux lignes et que vous prenez le temps de répondre par autre chose que des propos de bistrot, on peut peut être discuter mais sérieusement vous faites quoi là? J’ai lu des postes ecrits par vous qui valaient bien mieux que ça. Alors peut être ma prose ne vaut pas le coup que vous vous bougiez mais avouez que vous ne remplissez pas la gamelle intellectuelle non plus avec vos réponses.

              1. J’ai parlé plus haut de la solution qui fonctionne (contrôle au port) : c’est ça le logiciel européen.
                Il reste des dégazages dans les eaux internationales et très très loin des côtes : oui, certainement ailleurs, en Europe non. Vous voulez que notre marine nationale aille faire la loi dans les eaux internationales envers des navires qui ne viennent même pas dans nos ports et n’ont aucun impact sur nos côtes ? Vous voulez un état mondial ?

    3. Réflexion de bobo parisien. Tout le monde pollue. Un citadin ne consomme rien qui ne soit acheminer par camions. Tout le monde a un trou de balle et produit son caca quotidien.
      La pollution mentale est le pire des fléau.

      1. Je ne suis pas parisien… Tout le monde pollue, on est d’accord. Votre commentaire n’apporte pas grand chose au débat. Puisque vous ne semblez pas comprendre le problème je vais illustrer avec un exemple.

        L’automobiliste pollue l’air que nous respirons. Il est parfaitement en droit de le faire tant que son véhicule respecte les normes d’émissions. Ces émissions ont des effets sur la santé des citadins. Qui doit payer les frais de santé?

        1. C’est ton assurance santé qui paye. C’est notre mode de vie qui y est lie.
          Il y a quelques annees/siècles, tu defequait dans des pots qui etaient balancés plus loin et le tout pourrissait. les rats, vermines, moustiques et autres parasites s’y propagaient, venaient te piquer, te rendaient malade et tu mourrais dans d’atroce souffrance.
          Ces emissions ont des effects sur la santé des citadins, Qui doit payer les frais de santé ?

        2. L’automobiliste paie des taxes sur le carburant, il accélère l’économie, il permet à des ouvriers, des ingénieurs, des cadres, etc. d’avoir un boulot dans la construction automobile, plus toute l’activité liée au secteur.
          Le monde est un peu plus compliqué que vous semblez le croire.

        3. C’est en Ile de France que l’espérance de vie est la plus longue. C’est aussi la région qui compte la circulation automobile la plus dense. Les dépenses de santé y sont plutôt modestes par rapport aux autres régions françaises Comment l’expliquez-vous ?

        4. Fm06 si par malheur il vous arrive un accident, pas de soucis, on vous emmènera en brancard à pied jusqu’à l’hôpital.
          Faites la balance des externalités positives et des négatives. Préférez vous raccourcir votre espérance de vie de 6 mois à cause de la pollution (si tant est qu’elle raccourcit votre vie) ou disposer de 5 ans de vie en moins en ayant besoin de travailler plus et plus péniblement pour payer des déplacements et des transports qui coûtent plus chers et vont impacter le coût de ce que vous achèterez, donc augmentez votre temps de travail, diminuez concomitamment votre temps libre (because + de travail) et aussi votre espérance de vie (travail + pénible) ?

  4. Quelques chiffres:
    – Aujourd’hui, un tiers de l’humanité vit dans des zones de stress aquatique, où l’eau n’est plus directement utilisable et doit être traitée.
    – En France, 4 millions d’hectares de sols (sur 56 millions) sont aujourd’hui érodés et 60.000 hectares sont urbanisés chaque année, soit un département tous les 10 ans. En Europe, presque 50 % des sols sont gravement touchés par la contamination, l’érosion, le tassement, l’urbanisation massive ou encore la désertification.
    – Près de 700 millions de Chinois consomment de l’eau contaminée.
    – Les Américains ne représentent que 5% de la population mondiale. Pourtant ils génèrent 30% des déchets du monde et utilise 25% des ressources de la planète.
    – 6,4 milliards de kilos de déchets sont déversés dans l’océan chaque année et la plupart sont en plastique.
    – En 2012, 49 millions de tonnes de déchets provenant de l’électronique ont été générées.
    – Les bouteilles en plastique mettent environ 500 ans à se décomposer.

    Etc., etc.

    Même si on n’adhère pas au réchauffement climatique d’origine humaine, que fait-on contre tout cela? Si on favorise la concurrence entre les pays tout en supprimant toute régulation contre la pollution, où tout cela nous mène? Pureté immédiate de l’eau et de l’air j’imagine…

    1. Vous avez parfaitement raison (même si certains chiffre semblent venir d’ONG écolos) l’ennui c’est que ce n’est pas de ces problèmes qu’on s’occupe mais du RCA et des OGM….

    2. Pour info, l’emploi raisonnable de produits phytosanitaires limite l’érosion des sols.
      Quant au département urbanisé tous les dix ans, c’est un argument qui demande une vérification. Dix ans depuis quand? Les Landes ou le territoire de Belfort?

      1. La Farnce pert 160 hectares par jour avec l’artificialisation (principalement des terres agricoles).

        Suffit de voir la vitesse où s’étendent les villes et villages pour ne pas s’étonner de ces chiffres.

        1. Alors qu’on pourrait y élever des vaches laitières et des porcs, qu’on vendrait une fortune aux affamés.

    3. h16h16 Auteur de l’article

      Si 60K hectares s’urbanisent tous les ans, il faudra m’expliquer comment la forêt française n’arrête pas de grandir depuis les années 70. Vu l’acabit des chiffres débités, je crois qu’on peut clore la discussion.

      1. Ce sont juste les terres agricoles qui disparaissent.

      2. C’est en effet une désinformation sur l’artificialisation des sols, qui a été diffusée partout , pour répandre la peur, la culpabilité et l’idéologie décroissante anticapitaliste dans la population.

      3. En espérant que mes commentaires seront publiés: ce serait la moindre des choses qu’un site libéral permettent l’expression libre d’opinions divergentes!

        1. h16h16 Auteur de l’article

          Ce site libéral est une propriété privée. Les commentaires y sont tolérés, c’est tout. Tout comme la liberté d’expression n’est pas celle de taguer le mur du salon de votre voisin, le commentaire sur un site privé est une facilité totalement discrétionnaire et sous l’entière responsabilité des propriétaires du site. Autrement dit, tout petit chouinement sur le mode « oh, les méchants libéraux me censurent » serait parfaitement déplacé.

          1. Vous inquiétez pas, ca fait bien longtemps que j’avais pas compris que ce n’était pas l’honnêteté intellectuelle qui vous étouffait. Ca me fait quand même bien rire que quelqu’un d’aussi péremptoire ait aussi peur de la contradiction. Ca m’a cela dit moins fait rire que le coup de la forêt qui empiète sur la ville, ca c’était vraiment top!

      4. D’autant que, si mes calculs sont justes, 60000 hectares représentent 0,1% de la surface du pays…
        C’est moins vendeur pour les écolos de le présenter ainsi.

      5. Haha sérieusement? Quel rapport? La surface n’est pas constituée exclusivement de villes ou de forêts, ce n’est pas parce que la surface forestière augmente qu’elle empiète sur la ville. Et d’ailleurs, si la surface des forêts augmente, c’est grâce à…l’État qui mène un politique de reboisement, et sûrement pas grâce à la Main Invisible du marché qui replante des hêtres. Quant aux autres chiffres, en effet il vaut mieux clore la discussion plutôt que de voir la réalité en face, surtout si elle dérange votre dogmatisme.

        J’espère que ce commentaire passera cette fois et ne se fera pas censurer à nouveau. Amusant, un site libéral qui refuse aux autres points de vue de s’exprimer!

    4. Effectivement, les chiffres que vous annoncez sont un peu moisis.
      exemple: « 50% des sols européens sont gravement touchés ».
      On croirait lire les époux Bourguignons qui nous serinent sur « les sols morts ». Or, sauf dans des cas de friches industrielles, je n’ai jamais vu de sols « morts ». C’est encore une fable qu’on répète. D’ailleurs, au contraire, de grandes zones jadis, impropres à la culture sont devenues très productives grâce au génie de l’homme. C’est la cas de la Champagne dite pouilleuse qui était considérée comme inculte et qui est aujourd’hui un « grenier » à céréales. Idem en Bretagne, des zones appelées « landes » où l’on produisait péniblement quelques quintaux de blé noir, peuvent sortir plus de 100 quintaux de blé par hectare.
      N’oubliez pas non plus que l’eau du robinet que vous buvez aujourd’hui est certainement plus potable que celle d’il y a 50 ans. Ce n’est pas par hasard que l’on préférait boire des boissons alcoolisées, c’était plus sûr. Les chinois prendront le même chemin.

      1. La champagne pouilleuse est devenue incultivable a cause e l’homme… et c’est grâce à une agriculture que l’on appellerai aujourd’hui « biologique » qu’elle est redevenue fertile.

        Pour voir des sols morts j’ai juste à aller voir le champs des agriculteurs voisins.

        Claude et Lydia Bourguignon ont raisons, c’est confirmer par la majorité des pédologues. Que les agriculteurs arrêtent les engrais on verra les rendements, on ne fera même pas les rendements du Moyen Age.
        L’eau actuellement est très polluée, c’est juste que les taux de contaminations sont régulièrement remontés pour dire que l’eau potable.

        1. Je vous en prie, on va vous renvoyer au Moyen-Age, à l’époque où il n’y avait pas de tout à l’égout et où les gens et les animaux faisaient leurs besoins à coté de l’endroit où ils puisaient de l’eau… vous pourrez ainsi comparer.

        2. non désolé, l’agriculture n’a pas pour objet de faire vivre le sol mais d’y faire pousser des plantes et si l’aide des de la microfaune du sol peut aider un agriculteur ou un jardiner, on arrive aussi à produire en hydroponique … ensuite , mort non ça ne veut rien dire, pour le sol…
          on pourrait discuter mais cessez alors d’employer des expressions trop floues…
          donc les sols de champagne on perdu une grande partie de la faune qui les habitait avant qu’ils soient très productifs… et l’agriculture biologique permet de la reconstituer mais au prix de rendements moindres…bon…
          sol mort est juste destiné à susciter l’emotion…

          je cultive mon jardon j’ai toujours fait mon compost, cultivé sans produits phyto à part la bouillie bordelaise,je connais la valeur d’un sol « vivant » mais je sais très bien qu’un maraîcher à d’autres contraintes qu’un jardinier amateur et je ne supporte pas la majeure partie arguments des partisans du bio.

          Le jour ou l’agriculture dite intensive ou productiviste ,comme si un agriculteur recherchait à produire le moins possible, montrera plus d’inconvénients que d’avantages on changera.

          L’agriculture sans pesticide et engrais de synthèse on a déjà pratiqué!!! ça a aussi des inconvénients, le premier est que ça demande beaucoup de travail en qu’en conséquence c’est cher..

          et remarquez une chose à mesure que les bio pour telle ou telle raison perd des parts de marché ( la main d’oeuvre est moins chère ailleurs) , il faut réinventer des agricultures  » meilleures », l’agriculture doit être local, n durable ( mon potager est cultivé depuis plus de cents ans je me demande quel age à le site de permaculture le plus ancien) etc…

          1. Un sol en bon état est la base de sa fertilité. Surtout qu’une ferme qui n’entretient pas sont sol (comme c’est le cas pour la majorité des agricultures) sont patrimoine perd de la valeur. De nombreuse fermes ne sont pas reprisent parce que pas rentable, devoir augmenter sa quantité d’engrais et de pesticides chaque années pour maintenir le même rendement c’est pas très valorisant comme logique.

            Le sol contient 80 % de la biomasse (en théorie ce n’est plus le cas pour les sols agricoles), une énorme biodiversité, et est la base de toute la vie. Un sol normalement ça grouille et c’est cela qui donne la fertilité.

            Un bonne agriculteur devrait entretenir sont patrimoine comme n »importe quel personne de bon sens.

            On peut faire une agriculteur respectueuse de l’environnement et avec les mêmes rendement qu’actuel et même plus, tout en faisant baisser le cout en réduisant les dépenses d’engrais, carburant, pesticides et irrigation. Les techniques existent, faut juste une volonté, et supprimer du crane les dogmes comme le travail du sol qui n’a aucun sens ou la monoculture.

            Et tous cela en créant énormément d’emplois.

            En plus l’agriculture qui coute le plus cher est la chimie, elle est peu cher parce qu’elle est subventionné. Et moi j’aimerai bien que les subventions soient supprimées et j’ai pas envie de payer pour des techniques qui détruisent l’environnement.

            Il faut remettre de la science dans l’agriculture (la botaniques, la pédologie, la microbiologie des sols, la biologie,….)

            1. discours qualitatif et un peu creux, je pourrais tout à fait le tenir sauf TOUS les détails ; vous prenez les agriculteurs pour des imbéciles sauf votre respect.

              1. Je prend les agriculteurs pour des personnes formatés par un système stupide.
                Ce sont loin d’être les seuls. Les agriculteurs reflètent comment est la population actuellement.

                Le discours est creux parce que je développe peu, mais je pourrai développer pendant des heures sur de nombreuses lignes, mais sur internet, par expérience, on ne convient pas les autres.

    5. 100% de l’eau naturelle est impropre à la consommation.
      Le monde naturel est un monde bourré de parasites, bien naturels, paludisme, bilharziose, amibiase, filariose, etc..

    6. L’eau « naturelle » n’est quasiment JAMAIS « directement utilisable ». Nos ancêtres connaissaient les sources « potables », boire le reste c’était la certitude de désagréments pénibles, voire la mort.

      Les bouteilles en plastique mettent environ 500 ans à se décomposer ? sans doute, et … c’est plus rapide qu’une bouteille en verre, un os, ou une amphore. Ou même une coquille d’huitre ou un simple caillou « naturels ». Alors pourquoi est-ce grave ?
      J’ai l’impression qu’il y a là, au fond, une volonté névrotique de ne laisser aucune trace, de n’avoir aucun impact sur le monde ou à la limite de très vite se décomposer comme une m**de ; autant dire de ne pas exister.
      Çà ne veut pas dire que je tolère de voir des sacs ou des bouteilles dans la nature. Mais leur caractère « plastique » et plus ou moins « biodégradable » ou « durable » est tout à fait secondaire, je n’aime pas plus les bouteilles de verre, les canettes de métal ou les vieux textiles ou les excréments 100% naturels et biodégradables ou les carcasses d’animaux morts.
      Je pense en fait que mon aversion pour tout cela n’a rien à voir avec la pollution, c’est plutôt que ça heurte mon sens de la propriété, comme si je m’appropriais provisoirement l’espace naturel que j’envisage

      1. oui je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi personne ne vend de l’eau bio…

      2. https://en.wikipedia.org/wiki/Solar_water_disinfection

        Voila à quoi peuvent servir les bouteilles en plastique

    7. Sur le cas français :
      http://agriculture.gouv.fr/lagriculture-faconne-toujours-les-paysages-de-la-france

      « En 2012, les sols artificialisés occupent 9 %du territoire. Ils occupent une surface importante en Ile-de-France (21 % ) et en Nord-Pas-de-Calais (17 % ) ainsi qu’en Martinique (16 % ). Dans les autres régions, ils oscillent entre 4 %en Corse et 13 %en Alsace et Bretagne. »

      Depuis 1950, ça n’a pas l’air si dramatique (voir graphique) et le terme « s’urbanise » est faux :
      http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/le-gaspillage-des-terres-agricoles-en-france

      La présentation : « 60 000 hectares par an, soit un département tous les 10 ans » est une comparaison capillotractée qui vise à dramatiser la situation. (J’ai même lu « un stade de foot toutes les 5 minutes », du genre des énoncés « soit un mort tous les 2 jours etc..)

  5. Bravo H16 et Nathalie , voilà l’unique raison pour laquelle je m’abonne à contrepoint , j’ai une allergie féroce à tous ces bobo ecolobio , et leur arguments idiots que 99% des français gobe sans réfléchir , merci pour vos articles rafraîchissants et plein de bon sens , 100% avec vous

  6. j’adore le  » il faut s’imposer »…

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