L’Histoire intéresse-t-elle toujours les Français ?

Publié Par Contrepoints, le dans Sujets de société

Par Contrepoints

Louis XIV, domaine public

Louis XIV, domaine public

 

Le sondage BVA réalisé par Presse régionale révèle que 85% des Français se déclarent intéressés par l’Histoire (dont 40% tout à fait intéressés) : par l’histoire de leur famille (4 Français sur 10 disent avoir déjà effectué des recherches généalogiques) ; et surtout par l’Histoire en général, pour laquelle existe un intérêt très marqué qui varie selon l’âge, le genre et la catégorie sociale des individus. Cet intérêt croît avec l’âge, passant de 79% chez les 18-34 ans à 86% chez les 35-64 ans, et atteignant 91% chez les plus de 65 ans.

Ce qui a le plus marqué les Français :

Les personnalités historiques masculines françaises qui ont le plus marqué l’Histoire de France :
1. le Général de Gaulle
2. Napoléon Ier
3. Louis XIV

Sondage BVA-Presse régionale

Sondage BVA-Presse régionale

 

Les personnalités historiques féminines françaises qui ont le plus marqué l’Histoire de France :
1. Marie Curie
2. Simone Veil
3. Jeanne d’Arc

Les événements des 30 dernières années qui ont le plus marqué les Français :
1. les attentats du 11 septembre 2001
2. la chute du mur de Berlin
3. les attentats de janvier et novembre 2015 à Paris

Entretenir la mémoire des grands événements

Les principaux moyens pour entretenir la mémoire des grands événements de l’Histoire de France sont, d’après les Français, les cours d’Histoire à l’école, les lieux de mémoire, les reportages et films à la télévision, la transmission de l’histoire familiale.

L’Histoire à l’école

C’est une discipline appréciée par les trois-quarts des Français (76%), mais pas assez enseignée selon eux, notamment en primaire (54%) et au lycée (54%).

Et si vous aviez une machine à remonter le temps ?

Les Français déclarent majoritairement qu’ils aimeraient mieux vivre pendant les Années Folles.

Sondage BVA

Sondage BVA

  1. De quelle Histoire s’agit-il ?

    La vraie ou la légendaire ?

    Trois exemples :
    – Bataille de Poitiers
    – La mort de Bayard
    – Le Pont d’Arcole pour Buonaparte

  2. L’Histoire est certes passionnante, mais c’est faux de dire qu’elle n’est pas assez enseignée à l’école. Le problème est peut-être (comme le montre le sondage) que les français s’intéressent à cette discipline en vieillissant. Les jeunes à l’école qui ont des heures de cours d’histoire n’ont certainement pas le même avis. Ce n’est donc pas la quantité de cours enseigné le problème, mais bien les élèves qui comprennent l’intérêt de la matière que bien des années après l’avoir oubliée.
    Les sciences sont autrement bien plus importantes et mal enseignées en France.

  3. L’histoire à l’école est une discipline appréciée par les 3/4 des français.

    N’importe quoi ! Ce n’est pas aux français qu’il faut demander s’ils apprécient l’histoire à l’école mais aux écoliers. C’est comme demander si les autres ne payent pas assez d’impôt, si le collègues de travail méritent leur poste ou si eux même sont assez payés.

    La question n’est pas de savoir si l’histoire intéresse les français, mais si on intéresse les français à l’histoire. On a de bonne raisons dans une démocratie d’enseigner l’histoire. En revanche les jeunes vivent dans le présent et n’ont pas de raison de percevoir d’emblée cet intérêt. Et ce n’est pas en les lobotomisant, en leur expliquant que l’état pense et agit pour eux que l’on risque de les y intéresser. L’histoire permet de comprendre d’une part par quel cheminement on est arrivé à la situation présente, et d’autre part combien cela est complexe, fragile et tient au hasard. Débarrassons d’abord l’école de l’idéologie si on veut intéresser les jeunes à l’histoire et donner du sens et du corps à son enseignement.

    1. Les cours d’histoire ennuyaient la plupart d’entre nous au collège et au lycée (et c’était y a plusieurs années donc très récent).
      L’histoire doit être connue cependant celle-ci ne devrait être enseignée qu’en ce qui concerne les évènements majeurs pour intéresser..

      Et d’accord avec un poste plus haut : la science, l’informatique mais aussi l’économie devraient être prioritaires car il faut donner aux jeunes la possibilité de construire le monde de demain, trop s’attacher au passé n’est pas sain.

      Les Américains ont déjà pris une longueur d’avance : des Etats (Washington par exemple) autorisent à choisir informatique plutôt qu’une langue (souvent espagnol et français), d’autres n’utilisent plus d’écriture cursive et papier mais uniquement des tablettes et PC.

      Le passé doit être connu mais ça n’est pas le plus important. ça c’est notre point de vue à nous les jeunes en général.

      Quant à la période passée que j’aimerais vivre ? Aucune, une époque sans Internet ne m’intéresse pas, sauf l’époque des Dinosaures et à condition de pouvoir revenir xD
      Si je devais choisir je choisirais le futur, je préfère l’inconnu et le progrès scientifique 🙂

      1. Si l’histoire ennuie les élèves, ce n’est pas par manque d’intérêt propre à la matière mais bien par une façon de l’étudier qui lui enlève tout son attrait. Rien qu’un exemple, nous étudions en un a

      2. (suite).
        Nous étudions en un an plus de mille an de notre histoire (qui pourtant est riche en événements) et 2-3 ans pour les 200 dernières années comme s’il y avait une volonté d’occulter une partie du passé (rien que l’appellation « moyen-âge » est une insulte à cette époque).
        Il pourrait être intéressant d’étudier l’histoire de manière chronologique en s’intéressant non pas uniquement aux guerres mais aussi à la vie de la société des différentes époques et suivre son évolution au cours du temps.

        Pour ce qui est de l’informatique, je suis plus sceptique. L’intérêt de l’étudier en profondeur serait plus que limité et inutile pour la majorité. En faire une option oui mais pas une matière obligatoire.
        Quant à le substituer aux langues, c’est stupide, les anglophones peuvent se le permettre mais certainement pas les français.

        Je pense que l’école devrait se concentrer sur les fondamentaux (maths, biologie, physique, français, histoire, anglais) jusqu’en 4ème (12-13 ans) où l’élève choisirait une voie qui le spécialiserait rapidement (un peu comme en Suisse). A partir de là pourraient être étudiées d’autres matières l’intéressant particulièrement.

        1.  »Pour ce qui est de l’informatique, je suis plus sceptique. L’intérêt de l’étudier en profondeur serait plus que limité et inutile pour la majorité. En faire une option oui mais pas une matière obligatoire.’

          Vu comment le monde évolue c’est devenu indispensable au même titre que les maths et ‘écriture..

           »Quant à le substituer aux langues, c’est stupide, les anglophones peuvent se le permettre mais certainement pas les français.  »

          J’ai pas dit que les Français devaient faire ça par contre, ce serait stupide surtout qu’on a un besoin intense d’anglais. Par contre permettre aux jeunes de savoir coder et autres tâches liées à l’informatique au lieu de choisir une seconde langue étrangère serait pas idiot, laisser le choix donc.

          1. Oui, il faut laisser le choix.
            Mais même si l’informatique prend une place importante dans nos vies, il sera toujours inutile pour la majorité de savoir coder ou programmer. Apprendre les bases de l’utilisation oui, mais approfondir le sujet n’aura aucun intérêt pour beaucoup.

            1. Oui, il serait bien que les élèves apprennent les bases de l’utilisation de l’informatique à leur professeur.

              1. En effet, la formation continue des profs en matière d’informatique est … comment dire … en fait il n’y a pas de mot pour en décrire la vacuité …

            2. Ouais mais ça vaut pour toutes les matières ça xD Hormis les langues au pire.

        2. De mon expérience, c’est plus une question de prof. J’ai un intérêt « inné » pour l’Histoire, qui a été nourri par un certain nombre de profs qui savaient rendre cette matière particulièrement vivante – dans toute ma scolarité secondaire, je crois que je n’en ai eu qu’un qui était plutôt moyen.
          Après, pour l’intérêt pour un jeune, je confirme aussi de par ma propre expérience : en cours de musique on nous demandait d’apprendre des séries de dates de naissance et de décès des compositeurs, je trouvais ça particulièrement stupide à l’époque. Aujourd’hui, bien des années plus tard, je suis bien content d’avoir acquis ce petit « vernis » culturel.

  4. L’Histoire ? Quelle Histoire ? Celle qui était enseignée il y a 40 ans ? Celle qui est enseignée aujourd’hui ? Celle que Taubira a réécrite en partie ? Celle qui glorifie Napoléon comme un chef exceptionnel ou celle qui le considère comme un génie malfaisant qui a détruit l’Europe ? Celle qui voit la Révolution comme un évènement majeur de l’humanité ou celle qui la voit comme la cause de la destruction de plus de patrimoine que toutes les guerres réunies ? Celle vue par le parti communiste ou celle vue par la droite nationaliste ? L’ Histoire comme il faut l’enseigner est un sujet bardé de polémiques et de passions, et la plupart des grands évènements enseignés ont déjà été accomodés à la sauce de ceux qui la racontent.

    1. C’est vrai quand on veut enseigner aux jeunes non pas l’histoire, mais ce qu’il faut penser de l’histoire, de tel ou tel évènement. Une approche factuelle, chronologique est possible et souhaitable pour les plus jeunes, au lieu d’une approche thématique et de plus en plus idéologisée.

  5. Evidemment que l’Histoire de France intéresse les « Françaises et les Français de souche ». Evidemment que l’Histoire de France n’intéresse pas les « nouveaux français » !

    1. Euh non, en tant que Français de souche ça ne m’intéresse pas des masses. Sors de ta bulle..

      1. le commentaire de delor est tout bonnement : aberrant. C’est son droit de ne pas apprécier le regard que portent sur l’Histoire ceux qu’il appelle les « nouveaux français » mais il peut difficilement contester qu’ils s’y intéressent. On en saurait en dire autant de la… « vieille France ».

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