Cash investigation : Schneidermann ambigu

Publié Par Anton Suwalki, le dans Médias

Par Anton Suwalki

Daniel Schneidermann crédits Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Daniel Schneidermann crédits Parti Socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

La dernière émission Cash Investigation présentée par Élise Lucet a subi une vague de critiques d’une ampleur aussi inédite que réjouissante : dans la blogosphère sceptique et rationaliste, avec en particulier le travail remarquable de Wackes Seppi sur son site, ou encore, la chronique mordante et très drôle de l’ami Yann Kindo, mais plus étonnantes, ces critiques émanant de la presse généraliste, moins complaisante que d’habitude. Libération, qui a ouvert le feu avec « Le chiffre bidon de Cash Investigation », mais aussi Le Figaro, Le Républicain, s’inspirant largement du communiqué de l’AFIS… Du rarement vu.

Un problème déontologique…

Le 21 février, c’est Daniel Schneidermann qui entre dans la polémique en signant une chronique dans Libération intitulée « Investigation : mentir utile ? ». On s’attend évidemment à ce que le sage décodeur des médias tance vertement Élise Lucet et ses collègues. Or, on ressort bien mal à l’aise de la lecture de cette chronique !

Tout d’abord, parce que ce n’est que du bout des lèvres que Schneidermann parle de mensonges, « le mensonge, ou pour n’offenser personne, l’approximation, l’étourderie, la malencontreuse erreur de chiffres… », ensuite, parce que s’il désapprouve le mensonge, ça n’est pas pour la première raison qui vient à l’esprit. Il ne serait pas condamnable en soi de tromper le lecteur ou le téléspectateur.

« Si un chiffre, même faux, attire l’attention sur un problème réel, fait progresser la cause, où est le mal ? » Telle est la question, mise en exergue dans le journal, que se pose Schneidermann.

Avis à ceux qui penseraient que la cause supérieure du journaliste, c’est la vérité…

Si Schneidermann désapprouve le mensonge, c’est tout simplement, comme l’illustre magnifiquement Cash Investigation, parce qu’il peut se retourner contre ses auteurs. Car ces mensonges, écrit-il, l’adversaire ne les manquera pas ! « Notons d’abord que ce [les mensonges] ne sont pas exactement les armes de l’adversaire. L’adversaire ne ment pas. Il ne truque ni les photos, ni les chiffres. » Par ce sidérant hommage que la vertu rend au supposé vice, le journaliste reconnaît donc que l’adversaire (entendez les multinationales des OGM, de l’agroalimentaire ou de l’énergie), contrairement à ses collègues, ne ment ni ne truque. Comment expliquer ce paradoxe : que le mensonge émane du camp du bien, et non pas de celui du mal ?

L’adversaire ne ment pas, c’est précisément en cela qu’il est diabolique !

Attention, nous prévient Schneidermann, l’adversaire est autrement plus subtil : il nous affirme que le combat est en effet inégal « face aux milliards que dépensent les multinationales des OGM, de l’agroalimentaire ou de l’énergie pour modeler l’opinion mondiale ». Quand on connaît l’immense impopularité de Monsanto, par exemple, on mesure l’efficacité de ces milliards dépensés pour modeler l’opinion mondiale !

Et Schneiderman de poursuivre :

« L’adversaire ne ment pas. Il ne truque ni les photos ni les chiffres. Il est bien au-dessus de ces techniques frustes. Il a à sa disposition d’autres armes, autrement plus discrètes. Il a les moyens d’étouffer les chiffres qui ne lui conviennent pas, ou même de faire en sorte que ces chiffres ne naissent jamais, en agissant à la source, en asséchant, consciencieusement, les financements des laboratoires de recherche potentiellement dérangeants. Il étouffe. Il communique. Il sature. »

Vraiment ? Il suffit de se documenter, par exemple, à propos de deux pesticides mis en cause dans Cash Investigation : Google Scholar donne 5460 références de publication scientifiques portant sur le chlorpyrifos, 10500 références pour l’atrazine ! Où sont-ils, les chiffres étouffés, les laboratoires asséchés, empêchés de mener des recherches potentiellement dérangeantes ? Où sont-elles, les escouades de communicants payées par l’ennemi ? Pauline Mouillot, la journaliste de Libération qui a publié à propos du chiffre bidon de Cash Investigation, fait-elle partie de cet effort ?

Le comble est atteint quelques lignes plus bas « Il crée des médias de diversion, qui ont pour fonction de parler d’autre chose que des pesticides ou du gaz de schiste. Il crée du bavardage, des fausses polémiques, du tumulte. » Rendez-vous compte, si ça se trouve, Nabila est un agent de Bayer ou de Monsanto !

On apprend même que l’adversaire « s’arrange pour que les sujets litigieux n’arrivent jamais sur le tapis ». Et avec quel succès ! En lisant cela, on se demande vraiment si Schneidermann croit lui-même à ce qu’il dit.

Le combat contre l’adversaire vaut bien qu’on lui sacrifie le respect du téléspectateur

Que retenir de cette formidable leçon donnée par Schneidermann ? Qu’il reconnaît dans une conclusion ambiguë que « le journaliste ne devrait pas avoir d’autre choix que de se boucher les yeux, les oreilles, le nez, devant la question de savoir de qui ces faits feront le jeu ».

Les mensonges un peu trop voyants comme ceux de Cash Investigation posent problème parce que l’adversaire ne manquera pas de les retourner à son profit. D’autres ficelles que le mensonge pur et simple, même si elles sont tout aussi manipulatrices, peuvent avoir un effet positif :

« Toute imparfaite qu’elle soit, l’émission Cash a fait bouger les lignes sur les pesticides, comme précédemment sur d’autres sujets qu’elle a abordés. Une manifestation s’est organisée à Bordeaux, dans une région particulièrement touchée. Peut-être des lois plus restrictives seront-elles votées. Sans compter l’effet, moins quantifiable, que peut avoir une telle émission choc, dans les consciences des agriculteurs, agents actifs de la propagation des pesticides. »

Chers Martin Boudot et Élise Lucet, on espère que vous aurez retenu la leçon de sagesse de Daniel Schneidermann. En tout cas, le combat contre l’adversaire vaut bien qu’on lui sacrifie le respect du téléspectateur.

« L’hommage de la vertu au vice » : expliquons-nous

Je parlais ironiquement de l’hommage que la vertu (ici, les journalistes) rend au vice (au choix, les méchants semenciers, chimistes, pétroliers, etc.). Une assez longue expérience des sujets polémiques sur les forums m’a conduit à l’inversion de la célèbre maxime. Vous aurez sûrement remarqué que les antis (anti-OGM, pesticides) tiennent tout discours argumenté, toute affirmation sourcée qui va à l’encontre du discours dominant, comme suspects. Avoir le souci de convaincre, de prouver, quand la plupart des intervenants se contentent de copier/coller sauvage, n’est-ce pas un peu louche ?

Il y a quelque temps de cela, une amie m’a envoyé le lien vers un site anti-TAFTA, où l’on expliquait que le traité allait permettre de nous imposer des produits qu’on refuse en Europe, « car trop toxiques, bourrés d’OGM » et autres « poulets au chlore »… Très agacé, je lui réponds que j’aimerais qu’on me précise le sens de bourrés d’OGM ? À part un élément de langage clairement destiné à distiller la peur, ça veut dire quoi ? Réponse déconcertante de l’amie : « Oui… cela [ta réponse] ne m’étonne pas… les argumentaires de Monsanto and Co sont mieux ficelés et sans doute plus convaincants… ».

En clair : si vous lisez des slogans construits à partir de formules chocs mais dénuées de sens, vous reconnaissez le camp du bien. Si vous lisez des argumentaires bien ficelés, qui donc tentent de faire appel à l’intelligence et à l’esprit critique, méfiez-vous, il y a sûrement Monsanto ou un autre croquemitaine derrière ! L’intelligence n’a décidément pas bonne presse par les temps qui courent.

L’adversaire est donc fantasmé comme une pieuvre tentaculaire, aux pouvoirs de manipulation illimités, qui corrompt les experts, réduit les laboratoires de recherche indépendants, censure les chiffres dérangeants à la source, engage des armées de communicants pour diffuser la bonne parole, etc. Et même, rendez-vous compte, l’adversaire crée des médias de diversion pour qu’on parle d’autre chose que de pesticides et de gaz de schiste ! Du coup, on comprend la relative indulgence pour les mensonges de ces courageux journalistes qui, au péril de leur vie sans doute, mentent pour la bonne cause ! Et qu’on se rassure, si Daniel Schneidermann ne peut pas prouver toutes ces manipulations, c’est sans doute une preuve supplémentaire que l’adversaire est habile.

Lire aussi notre article de fond sur le reportage de Cash Investigation sur les pesticides.

Sur le web

  1. c’est foutu , un discours à la con s’est imposé , ainsi le fameux produit de qualité, l’agriculture de qualité…etc..

  2. Schneidermann n’est pas ambigu du tout, c’est un stalinien classique, totalement caricatural.

    1. +1 @Jacques 100% pur , les russes ne disent-ils pas que pour en voir de vivants , il faut venir chez nous ?

    2. Schneidermann stalinien ?
      Vous perdez le sens des mots sur ce site.
      Cela ne m’étonne qu’à moitié, quand on traite Piketty de communiste, ce qu’il n’est pas à l’évidence pas,

      1. Piketty c’est quand même lui qui a réintroduit la lutte des classes dans l’économie à travers son dernier bouquin
        Si vous n’en êtes pas encore persuadés, il vous suffit aussi de voir l’accueil de son livre parmi les communistes qui ont trouvé dedans les bonnes données et raisonnements bien trafiquées pour coller à leur idéologie.
        CQFD

        1. On peut, si pas pardonner, du moins être indulgent pour Th.Piketty qui a avoué ses manipulations de chiffres et de courbes et a fait amende honorable (et a refusé un célèbre prix, si mes souvenirs sont bons). Bien sûr, il a bien vendu ses livres (sans « rendre l’argent » comme disait J.Montaldo).

          Il est donc discrédité pour un moment!

        2. Sam je suis d’

          1. Sam je suis d’accord avec vous sur le fond, mais veuillez cesser s’il vous plait cette marque de suffisance qu’est votre puéril CQFD à la fin de vos messages. On se doute bien de ce que vous voulez démontrer. Votre « CQFD » vaut pas mieux que le « Na! » d’un gamin de 12 ans. Arrêtez de dévaloeriser vos propos avec des formules de suffisances quand de surcroît vous ne faites pas réellement une démonstration. L’accueil du bouquin par les cocos est un argument, pas une démonstration.

            Je vous les dis parce que je trouve dommage de ternir votre fond avec une apparence de suffisance. Ca nuit à votre propos.

            1. Vous vous méprîtes, c’est la 2ème fois cette année 2016 que j’utilise cet acronyme et je ne l’ai pas utilisé en 2015. Je ne voudrais pas cafeter mais celui qui ici l’utilise souvent ici a un pseudo qui commence par St…… mais perso ça ne me gêne pas et au contraire de vous je ne me permettrais pas de lui faire une réflexion à ce sujet. Bien à vous (là c’est quand je me fous de la figure de quelqu’un) ∎

      2. @david « perdez le sens des mots » j’ai bien peur que non , lisez libé plus souvent , fréquentez ceux qui le lisent et vous m’en direz des nouvelles 🙂 ! (prenez un décontractant avant parce que c’est assez difficile comme exercice )

  3. Le monde n’est ni blanc ni noir. Il est gris ! Cette réalité est insupportable pour les journalistes et pour les catastrophistes : c’est trop compliqué à comprendre, ce n’est pas vendeur et ça ne fait pas assez peur.

    Le « camp du bien » finit par croire à son manichéisme et finit par considérer que la fin justifie les moyens. Du coup ils ne valent pas mieux que ceux qu’ils croient dénoncer.

    J’aime pas beaucoup Monsanto ou aucune multinationale. Mais eux au moins ne viennent pas nous casser les c… en affirmant détenir l’unique vérité et agir pour notre bien. A part bien sur dans la pub ou les opérations de com qui financent la presse bien sur.

    1. Le bien et le mal ne se définissent pas par leur but mais par leurs moyens. Mentir et tromper l’ennemi, c’est de bonne guerre, mais mentir et tromper le public, c’est le traiter en ennemi et passer automatiquement dans le camp du mal.
      Qu’ils croupissent en enfer si ils veulent, c’est leur choix, mais qu’ils ne nous entraînent pas avec eux.

      1. « …mais mentir et tromper le public… » Avec ses sous en plus. Sinon ça ne me gênerait pas spécialement, c’est à chacun de faire la part des choses.

        Là en plus le mensonge est tellement gros ET démontrable que ça va faire se poser la question à beaucoup de la relativisation de ce qu’ils entendent à la télévision. En fait ils viennent de faire un acte civique !

        1. Quand on voit les « journalistes », bien sûr, ce sont des hommes et des femmes auxquels on ne peut pas demander une objectivité à 100 %. Par contre, leur éthique et leur déontologie devrait garder cette exigence d’objectivité, rendue déjà imparfaite par leurs idées de départ, par leurs « cercles d’appartenance », par leur formation etc…
          Mais on assiste à une certaine démission, dès le départ, qui prend pour prétexte qu’on n’est jamais objectif à 100 %, pour se permettre bien trop!

          Tous ces » journalistes » devenus « chroniqueurs » qui profitent des médias pour devenir « bankable » puis utilisent leurs temps quotidiens personnels pour instiller, jour après jour leurs propres idées, quel que soit le domaine, puis en vendre un livre n’ont évidemment plus rien « d’objectif »!

          Ils militent, d’abord pour leurs propres intérêts et leur « carrière », ensuite en militant dans un « créneau » choisi pour être polémique, en adoptant une ligne qui ne devient claire qu’à la longue, quand leur positionnement subjectif se précise!

          Si ce n’est pas un jeu de dupes?

          Pourtant, nous fichons bien de ce qu’ils pensent, personnellement: ce n’est pas ce qu’on leur demande: nous voulons de l’information et nous sommes assez grands pour penser par nous-mêmes, sans nous laisser polluer par ceux qui bénéficient d’une « tribune » indue!

    2. + 1 000
      Tout à fait d’accord avec vous! Et je trouve ça infernal!

      Combien de fois voit-on ce système binaire du style « pour ou contre », « de gauche ou de droite », « Français « de souche » ou étranger », « camp du bien et camp du mal », « riche et pauvre », « patron et salarié », « parisien et provincial ».

      C’est un procédé de facilité qui permet la prise de position spontanée, immédiate, sans réflexion, sans nuance, sans aucune indulgence ni tentative de compréhension et pour finir, sans dialogue mais en ligne directe vers le conflit.

      Même l’informatique (basée pourtant sur le binaire) parvient à devenir infiniment nuancée (voir le choix des couleurs).

      Bien sûr, pour bien des activités, c’est sans importance mais dès qu’il s’agit d’une décision, c’est « invalide »! Et la conséquence, c’est de renforcer nos a priori qui nous rendent sourds à toute contestation (ou remise en question) future: c’est bien dommage.

  4. Le lien sur l’article de Schneidermann (celui de l’article est un doublon de « desintox »)
    http://www.liberation.fr/chroniques/2016/02/21/investigation-mentir-utile_1434903

    Schneidermann justifie le mensonge, mais on s’arrête où alors ?
    Si on voulait faire reculer le complotisme c’est raté car il vient de leur balancer 100,000 tonnes de fuel.
    Je commençais à m’étonner du discours de la présentatrice de la météo qui m’assène tous les jours qu’on a dépassé les moyennes saisonnières alors que je me gèle les meules. Est-elle elle aussi dans le mensonge utile ?

    1. @sam « on s’arrête où alors? » : c’est bien ça le pb avec ces types , c’est que lâchés au grand galop, ils ne s’arrêtent pas, je pense sans trop me tromper que ce sont les mêmes qui vous/nous forceraient le pistolet sur notre tempe à passer par où ils voudraient pour « notre » bien à tous , ces types sont des totalitaires à l’état pur .

    2. « on s’arrête où alors ? »

      Vous connaissez le joueur de flûte. On va jusqu’à la falaise. Et après …

      Après la réalité met fin à l’envoûtement. Badaboum. Pour moi, la falaise est la montée du mécontentement du fait qu’on s’acharne sur des faux problèmes pour négliger les vrais. Syriza, Podemos, FN, UKIP … Même problème dans tous les pays : après les profiteurs et les utopistes au pouvoir, on aura les demagos.

  5. Tb article , qui met le doigt ou ça (leur) fait mal : le mensonge .J’ai adoré votre passage sur la diabolisation de la vérité ! En effet , ces crétins réalisent un peu tard que le mensonge mène au gouffre et ne vit que de la dissimulation. Leur argument « les sal**ps » ils disent la vérité ! c’est une scandallllle »
    Mais voila le « plus c’est gros plus ca passe » a des limites … c’est à s’en tenir les côtes de rire , les contorsions de ce type (Schneidermann) sont réjouissantes .

  6. Ce n’est pas la première fois que Schneiderman tient ce discours (Ex: le dessin de Charlie Hebdo sur Cologne).

    Le véritable vice ne réside pas dans la contestation des arguments rationnels. C’est dans la mise en place d’une histoire médiatique, d’une interprétation prête à l’emploi des arguments pour les réfuter.
    L’important pour Schneiderman est d’entretenir la narrative que Monsanto (ou tous ces opposants) sont hors du domaine de la discussion.

    Qu’importent alors les sources et autres études…

    Il n’est pas seul: Observons les média. Quand un événement nouveau paraît, on constate d’abord un moment « coton » (les analystes se taisent), puis au bout de quelques jours, un point de vue unique se répand.
    Or cette analyse est le plus souvent non pas une explication du fait, mais son interprétation la plus compatible avec la doxa en cours.

  7. Le traitement par les journalistes des sujets utilisés par l’écologie politique est une vraie honte.

    Que les journalistes soient nullissimes sur le plan scientifique, y compris ceux à prétention scientifique genre S. Foucart et S. Huet, soit. Mais les croyances idéologiques combinées à la recherche de l’audience en faisant peur et de la bonne cause à défendre nous entrainent à des niveaux de désinformation que les pires dictateurs actuels ou passés n’ont pas même rêvé.

    Nos politiques, tout aussi nuls sur le plan scientifique et mal conseillés, ont aussi une large responsabilité sur le niveau de l’information délivrée aux citoyens. Ils sont en fait les premiers responsables, pour des raisons de petite cuisine politicienne, des délires médiatiques assénés jusqu’à plus soif sur les OGM ou le CO2 anthropique par exemple.

    1. Quelqu’un qui trouve Stephane Foucart nul ne peut pas être complètement mauvais.

      1. Il y a longtemps que je me suis fait une opinion sur le Monde, journal qui m’a pourtant ouvert à la conscience politique. Et pour lequel je conserve un certain respect, au moins pour ce qu’il a été.

        Des journalistes politiques qui restent de grande qualité et les autres, globalement, d’une médiocrité consternante. Malgré un sursaut d’honneur du journal avec l’intermède Nathalie Nougayrède.
        A la médiocrité s’ajoute une idéologie bien pensante, moralisatrice sur le plan sociologique et écologique et qui s’appuie sur la manipulation et le mensonge sans limites.
        Comme si l’idéologie pouvait masquer la médiocrité !

  8. Le mensonge : c’est mal !

    « Tout en représentant la philosophie simplement comme science de la sagesse (ce qui est effectivement la signification propre du mot), elle doit cependant être aussi regardée comme science du savoir, en tant que cette connaissance (théorique) comprend les notions élémentaires employées par la raison pure, en suppo­sant que la chose ait lieu pour faire connaître à la raison ses bornes. Il peut donc à peine être question de phi­losophie entendue dans le premier sens, à savoir : si l’on,doit confesser librement et ouvertement ce qu’on sait réellement et d’où on le sait en fait de son objet (le sensible et le suprasensible), ou si on le suppose seu­lement au point de vue pratique (parce que cette sup­position est nécessaire à la fin dernière de la raison) .

    Il peut arriver que tout ce qu’un homme regarde comme vrai ne le soit pas (car il peut se tromper) ; mais il doit être véridique dans tout ce qu’il dit (il ne doit pas tromper), que sa parole soit purement inté­rieure (devant Dieu), ou qu’elle soit aussi extérieure. —La transgression de ce devoir de véracité est le men­songe. Il peut donc y avoir un mensonge intérieur aussi bien qu’un mensonge extérieur ; et tous les deux peuvent être réunis, ou bieu encore se contredire.

    Un mensonge, interne ou externe, est de deux sortes ; suivant 1° que l’on donne comme vrai ce qu’on sait ne l’être pas, 2° que l’on donne pour certain ce qu’on sait être subjectivement incertain. Le mensonge (du père des mensonges, par lequel tout mal est entré dans le monde) est le véritable lieu de corruption de la nature humaine ; le ton de la véracité (à l’exemple de certains marchands chinois, qui mettent en lettres d’or sur leurs enseignes : « ici on ne trompe pas »), particulièrement en ce qui regarde le suprasensible, est le ton ordinaire. — Seul le précepte : Tu ne dois pas mentir (dans l’intention même la plus pieuse), pris intérieurement pour principe dans la phi­losophie, comme science de la sagesse, pourrait non seulement y apporter la paix perpétuelle, mais même l’assurer à jamais.»

    Kant, Traité de paix perpétuelle en philosophie.

    Néanmoins, cette position fut l’occasion, en son temps, d’une polémique entre Kant et Benjamin Constant : D’un prétendu droit de mentir par humanité. Le texte fait toujours polémique de nos jours, en partie par l’exemple employé pour illustrer ce prétendu « droit de mentir » et le triste souvenir de la Shoah. Ce texte reste, cependant, d’une grande fécondité pour la réflexion sur les concepts de droits et de devoirs.

  9. Oh !!! combien c’est gênant de mettre son nez dans les affaires des multinationales, de l’industrie agro alimentaire ou de l’industrie pharmaceutique ….
    Le seul déni de réponse est une réponse et quelle réponse aux question gênantes des journalistes d’investigation …
    Il semblerait que pour vous les libéraux Tout soit beau gentil dévoué clair net et que nulle part il n’y ait d’opacité …
    Désolé mais les affaires de la viande de cheval, les pizzas sans fromage, les pesticides utilisés à tort et à travers ne vaudraient pas le coup d’être dénoncées ?????
    C’est ce que voudraient nos politiques
    Entant que médecin, je précise : LIBERAL et rural de surcroit j’en ai eu connaissance des effets des dérives. Malformations, cancers voire leucémies épilepsie induits par les pesticides ou le benzène …
    Effets iatrogènes des médicaments. Comment de fait il que le médiator par exemple ait été interdit depuis des années aux USA et en Europe du nord alors que chez nous l’ami de Sarkozy continuait ses ravages. Comment expliquer que les effets délétères des coxibs aient été décelés depuis plusieurs années avant que ce ne soit eventé chez nous.J’ai travaillé à Sherbrooke et là ils savaient ….
    Désolé mais si le journalisme d’investigation, malgré ses dérives, n’existait pas, ce ne sont pas les financiers qui iraient parler d’éventuels problèmes.
    En toute matière que ce soit en politique ou en économies il n’est jamais nocif d’être remis en cause c’est comme ça que l’on évolue ailleurs que dans un monde de bisounours béat.

    1. « ….la viande de cheval, les pizzas sans fromage,.. » : quoi ? avec 5 à 6 millions de fonctionnaires, 1 pour 10 personnes, les contrôles n’ont servi à rien ?

      « Mediator » : quoi, vous (les médecins) étiez au courant que le médicament était interdit aux USA et vous avez continué à le prescrire ? Mais vous êtes des assassins alors !

      Il semble bien qu’il faudrait contrôler les contrôleurs !… ou peut-être laisser faire le marché avec une vraie indemnisation des victimes. Au moins on pourrait espérer que les assurances mettraient en place des dispositifs de contrôle efficace vu que ce serait elles qui devraient payer, et pas seulement 30KE pour un mort. Actuellement celui qui contrôle n’est pas responsable de ses erreurs.
      Et quand il y a entente entre les privilégiés désignés par l’état pour s’occuper du marché (télécoms), le consommateur final n’est pas indemnisé, les sous sont allés dans la poche de l’état.

      Quant à vous pesticides utilisés à tort et à travers, c’est démenti par les faits : 97% des produits sont dans la norme, c’est le sujet de l’article.

      1. +1 @sam , il y aurait bcp à dire sur le rôle actif de certains médecins ds l’affaire médiator ainsi que celui des pharmaciens , tout comme cette histoire de pillule Alli que l’on voyait en tête de gondole de toutes les pharmacies ….. et puis il y a eu l’affaire mediator et pouf alli disparait , comme par enchantement . ….

    2. marc: « Désolé mais les affaires de la viande de cheval, les pizzas sans fromage, les pesticides utilisés à tort et à travers ne vaudraient pas le coup d’être dénoncées ????? »

      Vous trouverez en chaque libéral un ardent défenseur de la dénonciation.

      Le problème, c’est qu’en France tout fini par une loi, une interdiction, une régulation et quand on regarde les faits scientifiquement, les mensonges additionnés aboutissent à des lois absurdes qui créent beaucoup plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.

      En premier rang le corporatisme: les lois sont faites par une minorité de politiques coquins comme cochon avec pleins « d’amis » douteux. Groupes économiques ou idéologiques proches des politiques, renvois d’indulgences et de prébendes, populisme, électoralisme etc. etc.

      En deuxième, la déresponsabilisation : Les médecins entre autres savaient, se doutaient, aurait pu s’informer, mais comme l’état s’occupe de tout et que, de fait, personne n’est comptable de ses actes, on se repose sur ces lois qui valent ce que le point 1 décrit : pas grand chose.

      En troisième, l’infantilisation : les citoyens se reposent aussi sur un état protecteur sans plus chercher à s’informer et consommer en adulte rationnel et ça vaut ce qui est décrit dans les deux autres points : pas grand chose non plus.

      J’ai de multiples exemple à vous soumettre mais si vous avez bien compris le problème, vous n’aurez aucune peine à en trouver.

    3. pourquoi vous changez de sujet? pourquoi vous donnez une liste de questions en supposant que on est d’accord avec un on est d’accord avec les autres…?

      la viande de cheval , les pizzas sans fromage l’utilisation de pesticide  » à tort et à travers »? ce sont les multinationales???
      vous savez qu’un agriculteur paye ces pesticides, paye ses passage de pulvé…et que par conséquent si un agriculteur utilise des pesticides à tort ..il perd de l’argent!

      vous êtes un exemple frappant de l’hystérie anti pesticide…il y a de quoi dire sur les pesticides et leur utilisation..pourquoi baratiner balancer deux ou trois phrases tout à trac et se barrer?
      vous avez vu ou vous avez voulu voir ?

      1. en outre, si une personne vous lit elle pense que le premier médecin de campagne venu a VU les effets des pesticides…autrement dit que cela ne souffre pas de contestation …curieusement..

        1. A votre santé
          Et continuez à vous régaler et à nier les problèmes mais ne venez pas vous plaindre quand vous aurez un parkinson, une DMLA ou Alzheimer …. toutes maladies connues à cause de la dégénérescence liée à l’âge mais qui maintenant atteignent des personnes de 50 ans … il suffit de lire les statistiques et de lire les conseils de précaution qui accompagnent les pesticides …. curieusement ce sont les mêmes syndrome parkinsonnien, épilepsie, troubles de la vue. et de la mémoire … voir les articles de la faculté de médecine de Caen, Rangueil ou autres …

          1. Marc: « mais ne venez pas vous plaindre quand vous aurez un parkinson, une DMLA ou Alzheimer »

            Sans compter la peste bovine et la fièvre aphteuse…
            Hors champ professionnel avec des taux d’exposition ahurissant les meta études ne démontrent strictement rien.

            Marc: « il suffit de lire les statistiques et de lire les conseils de précaution qui accompagnent les pesticides »

            Vous allez mourir de peur alors quand je vous aurais annoncé les choses effarante que vous mangez dans les fruits et légumes; hydrazines mutagènes, aldéhyde génotoxique, mycotoxines, isosafrol, cicasine, méthyleugenol etc. etc.

            Et ce n’est que du naturel !
            …Mais ça n’en reste pas moins cancérigène ou mutagène vu que les plantes ont inventés les pesticides.

            1. Cette discussion est complètement stérile.

              J’ai l’impression d’assister à un débat à l’assemblée nationale ou à dialogue de sourds.

              Vous avez oublié la strychnine, la digitaline, la colchicine, le cyanure,la phalloïdine et tellement d’autres …

              Il me reste suffisamment d’intelligence et de sens critique pour savoir ce dont je parle.

              1. Bonjour Marc

                Le sujet de l’article est ‘l’erreur’ de cash investigation.
                C’est bien de tenter de faire une diversion, un classique.

              2. Marc: « Il me reste suffisamment d’intelligence et de sens critique pour savoir ce dont je parle. »

                Non, vous faites un chantage a la peur en faisant des amalgames et des liens qui n’ont aucune réalité dans les méta-études même indépendante.

                C’est une démarche idéologique ou le signe d’une personne qui croit n’importe quel vendeur de peur, mais certainement pas un signe d’intelligence, de culture ou de rationalité.

              3. J’en suis convaincu.

              4. Marc : « J’ai l’impression d’assister à un débat à l’assemblée nationale … »

                Effectivement, à l’assemblée nationale il y a des gens très sur d’eux – ou du moins qui font semblant de l’être et mentent effrontément – et dont l’effet s’annule, en empêchant tout réalisme dans la gestion de ce pays, toute simplification législative, toute entente sur l’essentiel. Et vous même, êtes vous certain d’avoir raison, d’être un éminent statisticien, et que les problèmes du monde se limitent à Monsanto ?
                (Moi je complète sans problème vos 2 lignes de fléaux mondiaux en 2 pages …)

                Ce qui nous déplait par dessus tout, c’est la dictature écologique de la bien-pensance qui refuse toute remise en cause et est en générale propagée par des incompétents. Et des malhonnêtes tout comme à l’assemblée. Pour une fois qu’on peut épingler un de ces malhonnêtes, on fait notre devoir de citoyen lanceur d’alerte (c’est à la mode). Sinon, vous défendez aussi cahuzac et la phobie administrative de Thévenoud (en tant que médecin spécialiste bien entendu) ?

                Si vous fréquentez un peu ce site, vous constaterez que les libéraux ne défendent pas Sarkozy, Juppé ou n’importe qui au nom de la bien-pensance …

          2. Commencez par arrêter de respirer cet air pollué par les multinationales… 🙂

          3. @Marc
            « il suffit de lire les statistiques et de lire les conseils de précaution qui accompagnent les pesticides »
            Ça, c’est de la preuve! Vous avez vu les statistiques sur les accidents iatrogènes en médecine et les conseils de précaution accompagnant les notices d’information sur les médicaments. C’est horrible! Arrêtons d’utiliser des médicaments!
            Par ailleurs, « médecin libéral » indique simplement que vous avez une activité professionnelle libérale et n’engage en rien vos croyances philosophiques et/ou politiques. Je connais un médecin généraliste de campagne « libéral » d’extrême-gauche, grand pourfendeur du capitalisme, du libéralisme et de l’industrie pharmaceutique!

    4. Comme quoi on peut être médecin et ne pas comprendre la différence entre le problème des multinationales qui essayent de couvrir leurs conneries pour faire du fric par des moyens pas toujours honnêtes, et le problème des journalistes qui élaborent volontairement des mensonges (peu importe le but) pour vendre plus et suivre un agenda politique.

      On confie à notre santé à des gens parfois pas capables de faire cette différence, ou suffisamment malhonnêtes intellectuellement pour tenter de dévier le sujet avec des manoeuvres aussi grossières. 9a fait encore plus peur que les produits cancérigènes…

    5. « Oh !!! combien c’est gênant de mettre son nez dans les affaires des multinationales, de l’industrie agro alimentaire ou de l’industrie pharmaceutique » non, ce n’est pas gênant, c’est très bien. Bien sûr, que les multinationales ne sont pas parfaites, qu’elles ont des pratiques immorales,…. C’est très bien de les dénoncer mais il faut le faire avec bonne foi. Il faut ire la vérité et pas faire de la propagande comme le fait Cash Investigation et certaines ONG.
      Élise Lucet est motivé par deux choses: d’abord, une volonté de faire le buzz, de faire de l’audience pour cela c’est mieux de dire des choses choquantes, d’avoir un scandale. Ensuite, elle est aussi motivée par son idéologie de gauche radicale.Elle hait le capitalisme et les multinationales. Dans Cash Investigation, elle veut montrer que le capitalisme et les multinationales c’est mal.
      Pour faire le buzz et pour sa cause, elle est prêt à déformer la réalité. Vous ne pouvez pas nier que ce reportage présente une réalité déformée. On peut faire un débat sur les pesticides, ect mais sur le fait que ce reportage déforme la réalité, c’est juste incontestable.

      Oui il faut dénoncer tous les scandales mais il faut dire toute la réalité.

      Vous pensez quoi du patron de Buffalo Grill qui était innocent alors qu’il avait été injustement accusé et lynché par les médias ? http://www.capital.fr/bourse/actualites/exclusif-l-honneur-lave-du-patron-de-buffalo-grill-apres-treize-ans-de-procedure-judiciaire-1106260
      Son entreprise a failli faire faillite et a perdu bcp de valeurs à cause de cette histoire. La vie d’un homme a été brisée à cause des médias.

      Justement, je ne suis pas bisounours: je ne fais pas confiance aux multinationales mais je ne fais non plus confiance aux ONG qui sont souvent composés d’idéologues gauchistes n’hésitant pas à déformer la réalité et à mentir.
      Je piges pas trop cette logique qui voudrait qu’il y ait d’un coté, le camp du bien (ONG) et de l’autre, le camp du mal (multinationales). Alors que l’histoire a montré que les ONG pouvait se comporter de manière aussi mauvaise que les multinationales.
      Un petit exemple. WWF est complice de massacres d’indigènes (notamment en Afrique). http://www.survivalfrance.org/actu/11131
      Presqu’aucun média n’en parle. Si cela avait été une multinationale connue, tous les médias en auraient parlés

    6. En Belgique, il y a même une flexiblité au niveau des salaires, il n’y a pas de salaire minimum mais un revenu mensuel minimum garanti. Autrement dit, ce qui compte c’est que sur un an, on respecte la moyenne. Mais il se peut qu’un mois, le travaille gagne moins que le RMMG et que le mois après, il gagne plus que le RMMG

      1. désolé, je me suis trompé d’article pour commenter 🙂

  10. Sous-Commandant Marco

    Rappelons que personne n’a démontré que le chiffre de 97% cité dans Cash Investigation est complètement faux (c’est impossible au vu des données connues du rapport de l’EFSA, qui ne relève que les quantités de pesticides suffisantes pour être mesurées de façon fiable) ni n’a cité le vrai chiffre, qui est sans doute largement supérieur à 50%. Ce qui n’empêche pas les soi-disant défenseurs de la « vraie science » (qui sont surtout de vrais lobbyistes) de traiter Elise Lucet de menteuse ou de lui reprocher de faire du « mauvais tapin » (quelle élégance !).

    1. Vous n’avez simplement et visiblement pas lu l’article de Libé ni tous les autres articles…
      Mais vous voulez mesurer quoi au fait avec votre vrai chiffre ? Des niveaux de pesticide à l’état de traces non mesurables ? des niveaux en conformité avec la norme ?… au dessus de la norme c’est moins de 3%.
      La norme ne vous plaît pas ?

      1. Sous-Commandant Marco

        J’ai lu tous les articles de Libé à ce sujet et le communiqué de l’AFIS.

        L’article de Libé conclut trop hâtivement, sur la base d’une lecture erronée et non-vérifiée du rapport de l’EFSA et sur des comparaisons foireuses avec d’autres études menées dans des conditions très différentes, que Cash investigation a menti.

        Le communiqué de l’AFIS est objectivement faux. Cf ma critique de ce communiqué ici: http://www.tak.fr/14873-2/ Tous les articles qui en découlent sont foireux.

        Si quelqu’un peut démontrer que le chiffre de 97% de produits alimentaires contenant des pesticides en quantités détectables est faux, il doit avancer le vrai chiffre. C’est ça l’approche scientifique du problème, plutôt que de traiter les gens de menteurs et de tapineurs.

        Quant aux normes, c’est complètement un autre sujet. Les normes sont des seuils arbitraires qui n’ont rien à voir avec les seuils de détection ou de quantification.

        1. Sous-Commandant Marco: « contenant des pesticides en quantités détectables »

          On parvient à détecter des quantités infimes. On pourrait le faire pour n’importe quel autre substance ce serait amusant d’ailleurs.

          Sous-Commandant Marco: « C’est ça l’approche scientifique du problème, plutôt que de traiter les gens de menteurs et de tapineurs. »

          Le tapin c’est de faire peur avec des slogans qui n’ont absolument aucun sens scientifiquement et biologiquement. La science, c’est à minima de savoir quel molécules de chaque substance exactement pour quel effet, mais là, ce serait tout de suite moins impressionnant parce que la réponse serait : nil.

          Vous êtes coincé avec votre slogan de « 97% » parce que justement vous n’avez aucune approche ni démarche, ni connaissance scientifique.

        2. Il n’y a pas de vrai chiffre présentable par un journaliste parce que vous pouvez jouer sur la signification du mot « détectable », et vous faites le jeu de vos ennemis en en réclamant un.
          La conclusion du rapport est claire pour un scientifique : 1.5% contiennent des pesticides au delà des limites légales, et 1.1% supplémentaires ne peuvent être acquittés qu’au bénéfice du doute induit par l’incertitude de mesure. Il conviendrait d’ajouter que les normes légales contiennent en général une énorme marge de sécurité par rapport aux seuils dangereux. Essayez de présenter les choses ainsi dans un article de journal ou un débat télévisé, et vous m’en direz des nouvelles…

          1. J’entends déjà Calvi demander que l’on parle clairement (et de façon simpliste et péremptoire).

        3. @ Sous commandant marco

          L’article de EFSAA est clair

          « Dans l’ensemble, 97,4% des échantillons analysés est tombé dans les limites légales; 54,6% des échantillons testés étaient exempts de résidus détectables alors 42,8% des échantillons analysés contenaient des résidus mesurables ne dépassant pas les concentrations de résidus autorisées. 2,6% de tous les échantillons dépassaient les limites maximales de résidus (LMR) (2 116 échantillons); 1,5% des échantillons dépassaient clairement les limites légales, en tenant compte de l’incertitude de mesure. »

          56% PAS DE RESIDUS DETECTABLES

          1. Sous-Commandant Marco

            Lorsque l’EFSA parle de détection, elle ne parle pas de « limit of detection » mais de « limit of quantification », qui lui permet de mesurer la quantité présente (et c’est normal vu qu’on lui demande d’être sûr de ses mesures, qui sont utilisées pour punir les contrevenants). C’est indiqué dans le résumé en anglais (mais encore faut-il l’avoir lu et ne pas se fier aux communiqués trompeurs d’une association de lobbyistes). Le vrai chiffre d’aliments contenant des pesticides détectables est donc au-dessus des 46% indiqués dans le résumé français, sans doute largement au-dessus de 50% sachant que les limites de quantification sont fréquemment 10 fois au-dessus des limites de détection.

            D’un point de vue scientifique, c’est à ceux qui disent que ces taux de résidus ne présentent aucun danger de le prouver, et pas à moi de prouver qu’ils sont dangereux. Ils en sont strictement incapables (je n’ai jamais vu une seule analyse de risque digne de ce nom) mais cela ne les empêchera pas de se poser en défenseurs de la science.

            Un fait que vous ignorez, trop occupés aux attaques ad hominem qui ne font que vous discréditer, est que les perturbateurs endocriniens ou les effets carcinogènes ou chroniques peuvent agir à des concentrations largement inférieures aux limites de quantification, en particulier à l’échelle de centaines de millions de personnes.

            Il est donc parfaitement légitime de s’interroger sur l’intérêt de ces pesticides de synthèse, vu que l’humanité s’en est passée pendant des siècles. Encore faut-il ne pas être aveuglé par ses préjugés scientistes.

            1. 97.4% of the samples analysed fell within legal limits;
              54.6% were free of detectable residues;
              1.5% clearly exceeded the legal limits, taking into account the measurement uncertainty, thus triggering legal or administrative sanctions against the food business operators responsible;
              Residues of more than one pesticide (multiple residues) were found in 27.3% of samples.

              Vous ne savez pas lire. C’est le communiqué de presse de l’EFSA.
              Vous vous moquez de moi je vous cite les articles de l’EFSA et vous prétendez que je ne l’ai pas lu d’un air supérieur.

            2. Vous écrivez vous même dans tak.fr

              « Le chiffre de 97% contenant des résidus de pesticides est effectivement erroné. La simple erreur de chiffre est possible (même si elle est énorme) car le résumé de l’étude de l’EFSA le cite lui-même. En fait, c’est 97% respectant les normes, 46% contenant des résidus détectables dont 2,6% dépassant les normes sanitaires dont encore 1,5% dépassant sévèrement les normes. »

              En plus vous avez mal lu le rapport, ce n’est pas 1.5% dépassant sévèrement, mais « 1.5 % of the samples clearly exceeded the legal limits, taking into account the measurement uncertainty. » ce qui n’est pas la même chose.

            3. Perso j’ai bien aimé que vous dénonciez les attaques personnelles contre Elise Lucet alors que c’est une attaque contre son procédé, mais que vous de votre coté sur Tak.fr vous vous en prenez aux gens de l’AFIS direct en tant que personnes, qui plus est en dénonçant leur financement par des multinationales mais quand les intervenants vous demandent des éléments… pffft…
              Vous vouliez faire pareil ici, c’est raté…
              Je comprends bien que la seule possibilité qui vous reste soit de casser la figure à un commentateur comme vous le dites plus bas à Christial. Merci pour cette rigolade.

    2. Personne n’a démontré l’inexistence des licornes…

    3. Mon pauvre chef d’escadrille Marco, comment vous expliquer ?
      Je vais essayer de faire simple pour vous.

      Plus les outils de détection sont puissants, plus ont détecte de pesticides ou de n’importe quoi dans nos aliments. Un jour peut-être il sera trouvé des traces infinitésimales de pesticides sur 100% de produits « bio », ceux qui feront de vous un centenaire. Petit chanceux !
      L’important c’est ce qui est nocif pour notre santé selon les critères scientifiques, rigoureux, pas les délires des sectes vertes.

      1. Sous-Commandant Marco

        Cher petits ph11 et Christial,

        D’un point de vue scientifique, c’est à ceux qui affirment que ces concentrations de pesticides ne sont pas dangereuses de le prouver. S’ils en sont incapables, ils doivent se taire et retourner à leurs chères études.

        D’un point de vue politique, effectivement c’est à ceux qui affirment qu’il y a un danger de le prouver.

        Pour ma part, je n’affirme rien en revanche, 1. je constate que l’erreur de chiffre de Cash Investigation est probable mais que le vrai chiffre est tout de même très élevé (plus de 46%). 2. c’est manifestement la seule erreur du reportage sinon je ne doute pas que l’AFIS en aurait relevé d’autres 3. je m’insurge contre les attaques personnelles qui ont suivi cette erreur et qui ne font que discréditer leurs auteurs.

        Quant à vos attaques personnelles, comment dire mon cher petit christial de cour de récré, auriez-vous le courage de les répéter en face ? Je ne pense pas.

        1. Je ne vais pas m’imiscer dans ce débat mais je trouve juste un contresens à vos propos : à l’inverse de ce que vous dites, la science ne peut s’attacher qu’à essayer de prouver qu’une chose existe, en revanche vouloir prouver qu’une chose n’existe pas est vain pour ne pas dire impossible, et donc relève plutôt du domaine politique. … C’est ainsi que le principe de précaution est seulement idéologique, et n’a rien à voir avec la méthode scientifique.

        2. Sous-Commandant Marco: « D’un point de vue scientifique, c’est à ceux qui affirment que ces concentrations de pesticides ne sont pas dangereuses de le prouver. »

          Avec cette compréhension déficiente de la science tous les mythes les plus lamentable deviennent tout aussi plausible ce qui pose ton niveau dans cette matière.

          « c’est à ceux qui affirment que les géants de la bible n’ont pas existé de le prouver. »

  11. L’argumentation de Daniel Schneidermann est intéressante : le camp du bien (les journal t’es en font partie) peut mentir dès lors qu’il s’oppose à la masse organisée du camp du mal. Les moyens illimités de ce dernier pour informer, desinformer, orienter les discussions politiques, économiques et même scientifiques sont telles qu’il est légitime de s’y opposer. Par tous les moyens. Et c’est ainsi que l’on peut savoir qui est le gentil et qui est le méchant.
    Ainsi, au sujet du réchauffement climatique, l’orientation politique, scientifique, économique aux moyens illimités devrait définir clairement qu’on est en présence du camp du mal. Et bien pas du tout. Du moins pas ailleurs qu’en France.
    Donc, à mon avis, l’argumentaire de D. S. Est en fait plus simple, bien que dissimulé : le camp du bien, c’est celui des journalistes ! Epicétou !

    1. C’est cela qui est intéressant: grâce à internet, quasi tout le monde (en tout cas sans sélection exclusive) peut s’informer, sans grande limite, si on en prend le temps, et quasi gratuitement.

      Il est clair que les journalistes qui croient détenir la « vérité » à livrer à ces « ignares », vont connaitre de plus en plus de contestations de leurs informations si elles manquent de sérieux (choix des sources et/ou croisement des informations des différentes sources).

      De plus, n’importe quel internaute qui ne reçoit pas de réponse à sa critique fondée, peut facilement dénoncer « publiquement » le/la journaliste! C’est une saine menace!

      L’autre profession qui a l’habitude de « détenir » la vérité, ce sont les enseignants qui se débrouillent souvent moins bien que leurs grands élèves, en informatique.

      Cela, ça risque d’imposer à l’Éducation Nationale, par la force des choses, la réforme que les syndicats refusent obstinément!

  12. Le mensonge est devenu la forme la plus courante de communication. Ce serait étonnant que les plus communiquant, c’est à dire les journalistes ne mentent pas comme des arracheurs de dents.
    Un bon menteur finit toujours par croire à ses mensonges, et si il évolue dans un monde de mensonges, alors il devient encore plus facile de ne plus reconnaître aucune réalité désagréable.
    Finalement, c’est comme d’habitude une question d’adaptation : se méfier de tous les discours et même des siens propres.
    Une révolution sémantique est nécessaire, d’où la certitude et la conviction, feront place au doute et aux précautions de langage; d’où la vérité fera place à l’opinion, d’où la croyance sera remplacée par le questionnement…
    Bref un monde apaisé où il ne sera plus nécessaire de mentir, de raconter n’importe quoi, où la vérité ne sera plus défendue par des camps, mais sera l’objet d’une étude de tous pour tous.

  13. Si on justifie le mensonge pour la bonne cause, on peut dès lors justifier la fraude scientifique, la propagande, la pseudo-science, la censure, le harcèlement et plein de choses que Gobbels et Lyssenko auraient approuvé.
    Et puis aussi l’expropriation, l’emprisonnement, le chantage, l’enlèvement, la torture, l’internement, l’élimination physique…
    Et on s’étonne encore que les grandes expériences idéologiques du siècle passé aient mal tourné…

    1. Sous-Commandant Marco

      Bien sûr que le mensonge se justifie pour la bonne cause, par exemple sauver des gens. Vendre plus, en revanche, ne fait pas partie des bonnes causes, en tout cas pas dans l’univers de Schneidermann (le mien non plus, notez). C’est peut-être ce qui vous dérange.

      En outre, pour accuser quelqu’un de mensonge, encore faut-il pouvoir le démontrer. Or je n’ai rien vu de probant à ce sujet. Hurler avec la meute, c’est bien, démontrer ce qu’on avance, c’est mieux.

      Je pense que la pseudo-science lyssenkiste, avec ses études frauduleuses, ses promesses jamais démontrées de rendements accrus de dizaines de pourcents sans aucun risque supplémentaire, de résoudre le problème de la faim dans le monde, de rendre la vue aux petits enfants privés de vitamine A, avec sa collaboration avec les gouvernements pour promouvoir une agriculture plus écologique et plus pérenne, etc. ne se trouve pas où vous le pensez.

      1. Les OGM c’est l’essence même de l’évolution biologique, que Mère Nature met à l’oeuvre depuis quelques milliards d’années. L’homme ne fait rien de plus, il se borne à trier et à accélérer le processus. Ne pas vouloir le comprendre est la marque évidente d’un assujettissement idéologique fondé sur les nouvelles superstitions de notre temps.

      2. Sous-Commandant Marco : « Bien sûr que le mensonge se justifie pour la bonne cause »

        C’est exactement ce qui nous distingue et fait de toi un totalitaire en puissance comme nous le savions déjà, c’est juste une question de degré. A quel niveau t’arrêterais tu pour ta « bonne cause » ?

        -Mensonges
        -Autodafé
        -Interdiction de parole
        -Sabotages
        -Meurtre
        -Emprisonnement
        -Exécution de masse

    2. Vous n’avez rien compris, ça n’a pas marché seulement parce qu’ils n’ont pas essayés assez fort car un complot extérieur empêche toujours la solution finale.

  14. « la blogosphère sceptique et rationaliste, avec en particulier le travail remarquable de Wackes Seppi ».
    Lol. J’ai arrêté de lire ici.

    1. Ah c’est vous sur la photo avec le casque en alu anti-onde sur la tête ?
      Elle a bien fait rire le net celle-là, merci !

  15. Monsanto est l’objet de tous les fantasmes. Contrairement auw délires écologistes, Monsanto est loin d’être l’unique semencier mondial. Il a des concurrents très sérieux en Occident par exemple Pioneer (DuPont), mais aussi Syngenta et même le français Limagrain qui a délocalisé toute sa R&D en Amérique. Et je ne vous parle pas des firmes chinoises ou indiennes qui ont doublé Monsanto dans leur pays. L’emprise de Monsanto est montée de toutes pièces par certains militants écolos. Aucun agriculteur n’est obligé de se fournir chez un semencier en particulier. Si le Canadien Percy Schmeiser a été condamné, c’est parce qu’il n’a pas respecté les clauses de son contrat avec Monsanto pour échapper aux redevances sur la semence. On est loin du fantasme de dissémination incontrôlée (source: http://gmopundit.blogspot.ca/2012/02/big-lie-bites-dust-organic-industry.html). Enfin si Monsanto (& ses concurrents) continue a avoir un rôle en agriculture c’est qu’il a les moyens de ses ambitions et propose des produits qui aident les agriculteurs à faire des bénéfices.

    1. Dans ce reportage, ils disent que le cancer est devenu la première cause de mortalité chez les enfants ce qu’ils oublient de préciser c’est que si c’est le cas ce n’est pas tant à cause de l’augmentation des cancers que de la réduction des autres causes de mortalité infantiles en particulier la dysenterie

  16. Élise Lucet est une idéologue d’extrême gauche qui a clairement un parti pris. Ce n’est pas nouveau que Cash Investigation soit extrêmement partial et manipule la vérité et les faits. C’est même le principe de cette émission: pour faire le buzz, il faut mieux être alarmiste (quitte à déformer la réalité).
    Dans le monde de Cash Investigation, il y a d’un côté, les méchantes multinationales capitalistes qui sont le mal absolu et qui font pleins de pratiques immorales et de l’autre côté, il y a les gentils ONG qui sont le bien absolu. Tout ce que disent ces ONG c’est l’unique vérité, il n’y en a pas d’autres.
    Voilà la vision tronquée du monde vu par cette émission. Loin de là, d’idéaliser les multinationales, je suis parfaitement au courant qu’une bonne partie des multinationales ont des pratiques douteuses mais Cash Investigation est tellement caricatural, cette émission n’hésite pas à transformer la réalité pour créer un scandale là où il n’y en a pas.
    En plus, je n’ai pas plus confiance en les multinationales qu’en les ONG dont une partie sont composés d’idélogues (gauchistes). Je fais pas confiance en une ONG par exemple écolo. Tant ces ONG sont partiales. (Bien sûr, cela dépent aussi fortement de l’ONG en question). En plus, il n’est pas rare que des états ou des multinationales financent des ONG et s’arrangent pour que celles ci servent leurs intérêts. Petit exemple: la Russie finance des campagnes anti gaz schistes en Europe car ce serait très mauvais pour eux.
    e pire c’est qu’Elise Lucet veut faire croire que son but s’est de défendre la vérité, de défendre l’intérêt général,… alors qu’elle a pour but d’une part de faire le buzz et d’autre part, de faire de la propagande gauchiste.

    Nouvel article de Libé sur le sujet: http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/17/pesticides-episode-2-cash-investigation-a-toujours-tort_1432658
    Si même Libé (qui est pourtant à gauche) s’oppose à Cash Investigation c’est que quand même cela doit être vrai. Libé remonte dans mon estime.

    1. astérix: « Nouvel article de Libé sur le sujet: http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/17/pesticides-episode-2-cash-investigation-a-toujours-tort_1432658  »

      Article ahurissant de la part de libé.
      Ils ont du utiliser en une fois tous l’esprit critique et scientifique non-utilisé depuis 10 ans.

  17. Il y a des types d’OGM dont la culture nécessite soit une consommation d’eau plus réduite ou soit l’emploi restreint de pesticide et d’insecticide parce qu’il s’agit de plantes qui font le travail des pesticides.
    Bizarrement, les anti OGM ne parlent jamais de cela.
    http://ecologie-illusion.fr/OGM-Bt-reduisent-utilisation-des-insecticides.htm

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