Mariton, Le Maire : léger sursaut libéral à droite ?

Publié Par Frédéric Mas, le dans Politique

Par Frédéric Mas.

Bruno Le Maire UMP Photos (Creative Commons)

Bruno Le Maire UMP Photos (Creative Commons)

Alors que la droite organise ses primaires pour les présidentielles de 2017, plusieurs candidats semblent avoir trouvé dans le libéralisme politique une source d’inspiration pour se distinguer de leurs adversaires. Après Hervé Mariton, c’est Bruno Le Maire qui s’est lancé dans la course, se présentant lui-même comme en rupture avec l’offre politique plus consensuellement gaulliste-sociale-pragmatique des Sarkozy et autres Copé. La classe politique française serait-elle en train d’évoluer ? Pas si vite.

Un signal à gauche

Jusqu’à présent, peu d’hommes politiques osaient se présenter comme libéraux, tant l’étiquette infamante est devenue en France synonyme de casse sociale, de fortune vagabonde et apatride et de complot capitaliste anglo-saxon. C’est d’ailleurs à gauche, au plus grand étonnement d’une partie des commentateurs, que l’étiquette libérale est redevenue un peu plus acceptable, par l’intermédiaire d’Emmanuel Macron. Ce dernier n’ayant pas tout à fait le profil de ses collègues au sein de l’exécutif, il s’est sans doute rappelé qu’historiquement, la famille politique libérale est née à gauche avant d’émigrer vers la droite, en cela conformément au sinistrisme cher à Thibaudet. Seulement les temps sont durs, et ce petit espace de liberté idéologique s’est très vite réduit. Sur sa droite, le gouvernement Valls a préféré Clemenceau à Tocqueville et l’état d’urgence à l’état de droit, et sur sa gauche, Martine Aubry rassemble les mécontents persuadés que c’est dans les vieux pots marxistes qu’on fait les meilleures soupes socialistes. Le projet de réforme du droit du travail qui, bien qu’assez timide et mal fichu, pourrait tout à fait mobiliser cette dernière gauche des corps constitués et éteindre les quelques velléités de réforme du gouvernement.

À droite, des primaires déprimantes

Les Républicains ont choisi d’organiser des primaires pour départager des candidats aussi ternes les uns que les autres. Tous incarnent, avec 50 nuances de gris, la pétrification du personnel politique français de ces 40 dernières années, et les programmes, interchangeables, ne visent finalement qu’à mettre en valeur le style et la comm’ des candidats en lice. Sarkozy croyait pouvoir revenir en politique et écraser ses adversaires en un rien de temps, on s’est vite aperçu que personne ne souhaitait son retour, et que son programme ne valait pas grand-chose. Il est possible que sa récente mise en examen achève sa candidature définitivement. Fillon et Copé, les frères ennemis, n’ont pas trouvé le discours décisif capable de capter l’attention du futur électeur. Les candidats les plus audibles sont ceux qui misent sur le discours populiste, comme Nadine Morano ou Frédéric Lefebvre, sans pour autant percer dans les sondages.

Mariton, libéral revendiqué

Macron est devenu populaire, symbole d’une gauche libérale et moderne, et a peut-être décomplexé à droite (et même à l’extrême droite !) certains candidats. Peut-être pas Hervé Mariton, qui s’intéresse au libéralisme depuis longtemps. Ce dernier se présente d’ailleurs comme le seul vrai candidat libéral à la primaire qu’il définit comme « favorables aux libertés civiles et politiques ». Il s’est d’ailleurs prononcé contre le prolongement automatique de l’état d’urgence. Favorable à une simplification du Code du travail et à la flat tax, ce qui sonne de manière assez neuve en France, il cherche également à attirer les voix conservatrices qui se sont opposées au mariage pour tous. Cet équilibre libéral-conservateur se veut à distance raisonnable d’autres candidatures largement néo-gaullistes.

Bruno Le Maire, « néolibéral » ?

Bruno Le Maire, qui a déclaré sa candidature il y a quelques jours, a hérité quant à lui de l’étiquette néolibérale après ses propos sur la privatisation de Pôle Emploi. Lui aussi veut alléger le Code du travail, et réformer la fiscalité, en particulier en supprimant l’ISF. Il s’était déjà retrouvé face à Mariton et Sarkozy en 2014, mais pour briguer la présidence de l’UMP devenue par la suite Les Républicains.

Comme portée par l’air du temps, même Nathalie Kosusko Morizet s’est fendue récemment de déclarations libérales, sans pour autant endosser avec la même franchise que Mariton ou Le Maire l’étiquette.

S’agit-il d’une mode passagère ? D’une manière tactique d’attirer à soi les électeurs les plus agacés par le matraquage fiscal et l’incurie gouvernementale, notamment en matière de sécurité ? Possible. Espérons, mais pas trop, que la classe politique prenne conscience aussi de ses limites.

Lire sur Contrepoints notre rubrique politique

  1. Fillon a placé aussi son programme sous le signe de la liberté…
    Ce qui importera, c’est la méthode, la persévérance et le courage de réformer une France sclérosée depuis des années.

    1. Il a eu cinq ans pour l’appliquer. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?

  2. Tout comme les USA se retrouvent à devoir choisir entre la peste (Clinton) et le choléra (Trump), nous devrons nous aussi faire ce choix, entre Sarkozy et Hollande.
    Et au final 2017 sera 2012.

    1. Sarkozy est en phase de déclin donc on pourrait y échapper. Le Maire serait le choix le plus excitant de tous à mes yeux.

      1. Pas sûr, il serait capable de remporter les primaires. Et face à Hollande, on sait qui « gagnera ».
        J’ai été déçu de voir que Le Maire avait été favorable à l’état d’urgence et nos interventions militaires. Mariton ne peut pas l’emporter, personne ne le connaît. Fillon reste à mon avis le choix le plus judicieux.

        1. assez d’accord, avec un bémol : ça n’a de toute façon que peu d’importance. Un homme politique est avant tout une girouette qui doit suivre le vent, celui des électeurs et des influents.

          1. Ça c’est sûr, mais certains font pire que d’autres.

      2. Plus il y aura de candidats à la primaire, au plus Sarkozy aura des chances de l’emporter du fait de la dilution des votes des mécontents sur plein de candidats face à un nombre petit mais fixe de fidèle de ce dernier. La solution c’est 2 ou 3 challengers, pas plus

        1. assez d’accord.

          Et on aimerait que les second couteaux type Morano, Poisson (!!!) ou Lefebvre s’en rendent compte (à moins que ce ne soient des sous-marins de Sarko).

          Les primaires ressemblent déjà à la présidentielle avec plein de farfelus qui ne pensent qu’à booster leur égo et finissent par favoriser ceux qu’ils prétendent détester.

  3. Ils sont bien gentils, tous ces candidats qui n’ omettent jamais de présenter des programmes alléchants. Le grand ennui est qu’une fois élus, ils n’en mettent en vigueur qu’à peine la moitié des mesures les moins ebouristiffantes du lot et si par le plus grand des hasards, une un peu plus vigoureuse est mise en route, la retraite est sonnée au premier froncement de sourcil d’ un membre de la Gôche bien-pensante. Et ensuite, pour se faire pardonner d’ avoir eu une attitude aussi sacrilège, cet élu de droite nous fait un programme soce à base d’impôts augmentés ou créés, de taxes et autres contributions volontaires obligatoires itou. Et en y ajoutant sa dose de restrictions de liberté, en sus. Après tout Sarkozy n’avait pas été élu pour augmenter ou créer impôts et taxes au rythme moyen d’une occurrence par quinzaine de jours et non de mois…

  4. Le mouvement libéral émerge. Peut être pas suffisamment pour gagner les élections, mais la dynamique semble lancée.

    Espérons qu’elle ne s’arrêtera pas en route : les personnes attachées à leurs privilèges et à leur dogmes sont bien installées dans leurs pantoufles et les Français ont quand même une énorme capacité à tout complexifier, couper les cheveux en 4 et à s’égarer sur des détails et surtout à croire dur comme fer à des sophismes éhontés mais flatteurs.

  5. Bonne analyse mais ce matin Le Maire a réaffirmé, sur ce que j’ai entendu, son idée de référendum pour limiter la professionnalisation de la vie politique avec notamment l’obligation pour un fonctionnaire de démissionner en cas d’élection (il serait encore mieux qu’il le fasse au moment de se porter candidat).

    Cette mesure n’est pas anecdotique, bien plus important que supprimer les impôts fondés sur la jalousie, le temps de travail ou je ne sais autre bidule agité comme un jouet.

    1. Le Maire a déjà démissionné de son poste de fonctionnaire, il y a déjà quelques mois. Au moins un qui montre l’exemple.

      1. Il avait anticipé dès 2012 (Comme Valls un peu après « la gauche peut mourir ») que le discrédit des politiques serait gigantesque à la fin des 5 ans d’Hollande. Je ne comprends pas ces retaités qui s’inquiètent soit disant pour leurs enfants et petits enfants qui veulent encore du Juppé ou du Sarkozy. Une énigme pour moi.

        1. Je le trouvais très bien dans son formol Juppé ! En France, on ne sait faire appel qu’aux vieilles reliques complètement dépassées mais sous prétexte qu’elles ont de l’expérience (surtout en mauvaise gestion, renoncement, mises en examen…..) et qu’ils n’ont à rien à se mettre sous la dent, ils sont prêts à voter avec les pieds. Pour moi aussi c’est une énigme.

    2. Il faudrait interdire toute fonctions électives aux fonctionnaires (démissionnaires ou pas) quelqu’un qui à été au service de l’état ne peut pas se présenter aux élections, le risque de biais est trop important (nous le voyons tous les jours)

      1. moi ça ne choque pas mais un fonctionnaire se doit d’être impartial. Si par vocation il pense être plus utile en exerçant un mandat électif, qu’il aille se présenter mais à un certain niveau, députation, sénatoriale ou région, comme il faut être encarté alors il doit démissionner.

        1. Bruno Le Maire aurait-il lu la lettre de Bastiat à M. de Larnac, député des Landes ?

          « Or, monsieur, quoique les fonctions publiques et les industries privées aient ceci de commun, que les unes et les autres rendent à la société des services analogues, on ne peut nier qu’elles diffèrent par une circonstance qu’il est essentiel de remarquer. Chacun est libre d’accepter ou de refuser les services de l’industrie privée, de les recevoir dans la mesure qui lui convient et d’en débattre le prix. Tout ce qui concerne les services publics, au contraire, est réglé d’avance par la loi ; elle soustrait à notre libre arbitre, elle nous prescrit la quantité et la qualité que nous en devrons consommer (passez-moi ce langage un peu trop technique), ainsi que la rémunération qui y sera attachée. C’est pourquoi, à ce qu’il me semble, il appartient à ceux en faveur de qui et aux dépens de qui ce genre de services est établi, d’agréer au moins la loi qui en détermine l’objet, l’étendue et le salaire. Si le domaine de la coiffure était régi par la loi, et si nous laissions aux perruquiers le soin de la faire, il est à croire (sans vouloir froisser ici la susceptibilité de MM. les perruquiers, sans montrer une tendance au soupçon peu libérale, et raisonnant d’après la connaissance que l’on peut avoir du cœur humain), il est à croire, dis-je, que nous serions bientôt coiffés outre mesure, jusqu’à en être tyrannisés, jusqu’à épuisement de nos bourses. De même, lorsque MM. les électeurs font faire les lois qui règlent la production et la rémunération de la sécurité ou de tout autre produit gouvernemental, par les fonctionnaires qui vivent de ce travail, il me paraît incontestable qu’ils s’exposent à être administrés et imposés au delà de toute mesure raisonnable. »

          🙂

  6. Lemaire qui , en tant que ministre de l’agriculture était incapable de dire combien un hectare de terrain faisait de mètres carrés …

    1. Un peu facile, mais lancez-le sur la PAC et vous verrez le nombre de stupidités socialistes qu’il est capable de débiner… 😉

      1. La PAC, oh yes, c’est ça qui fait douter de sa tournure d’esprit libérale.
        Et sur la Loi Macron, je l’ai entendu dire qu’il était hors de question de laisser un ultra-libéralisme ravageur s’installer en France et que bien sûr toutes les professions concernées doivent être protégées. (je ne retrouve plus sa déclaration exacte).

        1. Comme Bayrou qui dénonce les dettes de l’Etat qu’il a lui-même votées quand il était ministre.

        2. Le Maire a voté la loi renseignement et la prolongation de l’état d’urgence. Enough said.

          Sur l’UE il n’est pas clair : Clarification au nom de la subsidiarité ou fédéralisme avec transfert de compétence budgétaire pour la zone € (ce qui rendrait le parlement français presque inutile) Là non plus il n’est pas clair.

          D’une manière générale, les candidats principaux LR sont d’accord pour un « libéralisme économique punitif » dont on peut se demander s’il comporte oui ou non un peu de libéralisme. Ce qui est sûr c’est qu’ils sont complètement divisés sur les questions européennes.

    2. En effet, BLM n’aura pas su enclencher durant son passage au ministere de l’agriculture, les reformes structurelles que tout le monde savaient indispensables.

      Un bel exemple, d’autant qu’il ne s’est pas privé de dire la nullité de celui qui l’avait succédé… qui pourtant se contente de faire comme lui.

      Le Maire a laissé entrevoir de la hauteur de vue… La necessité de faire le buzz, de ménager les uns et les autres de peur de ne facher personne ternissent la promesse

    3. Et pourtant ce fut un très bon ministre de l’agriculture

      1. Mais a-t-on besoin d’un ministre de l’agriculture?

        1. Pour le savoir, il faut connaitre son impact s’il disparaissait.
          La question est plutôt : a-t-on besoin d’une politique agricole ?

          Dans le cas d’une réponse positive, il faut un ministre (ou peu importe le nom que vous lui donnez) responsable de la mise en oeuvre de cette politique, qu’elle soit libérale ou autre.

          La politique doit fonctionner comme une entreprise : quels sont nos objectifs ? quelles mesures sont nécessaires pour y arriver ? comment mesurer l’efficacité ? Comment peut-on les améliorer ?

          Le ministre devient un responsable qualité quoi 😉

          1. Donc nous n’avons pas besoin de ministre de l’agriculture.

        2. On a pas besoin de ministre de l’agriculture ni de ministre de la culture ni du tourisme ni des anciens combattants ni de l’économie ni de l’industrie ni de la plupart des autres pantouflards qui hante les palais de la république à nos frais.

          1. A-t-on réellement besoin de ministres?

      2. @Nivelle
        Vous plaisantez ?
        Il a défendu l’obscurantisme et surfer sur la vague des décroissants ( anti OGM, passer au bio, baisser les pesticides, accuser à tort les insecticides des disparitions d’abeilles, défendre les ijnstitutions communistes comme les safer etc etc…). Avec lui, l’agriculture française a continué à décliner. Son seul argument était d’avoir défendu les subventions PAC ! Mr Lemaire gère sa carrière m

    4. Effectivement, Lemaire n’est qu’un produit d’un système qui a prouvé sa nullité.

      Revoir la vidéo sur le débat Lemaire / Lepen,…… il se fait massacrer et fini par des phrases toutes faites, slogans de l’ENA.

      Il fait vraiment peine !

      Lien : https://www.youtube.com/watch?v=Mpp5GqZm3p0

  7. La France Libérale.? A pouffer de rire!!!! elle n’est même pas un Etat de Droit. On est passé d’une
    Monarchie Royale à une Monarchie Républicaine avec entretemps une période de Terreur. Le Libéralisme c’est d’abord penser et agir avec justice, ce qui est loin d’être le cas en France.

  8. Oula calmons-nous un peu…
    Ce n’est pas parceque un candidat annonce 2,3 mesurettes populistes que ca en fait un libéral. Dire qu’on veut réduire le nombre de fonctionnaires, baisser la dépense publique,… tout le monde le dit (sauf a gauche mais je parle de la droite la)… c’est non chiffré, il n’y a pas de méthode expliquée,…. bref du vent, du vent, du vent.
    De plus le libéralisme de simple économie est inutile et contreproductif, vous supprimez des dépenses publics, il y a de grandes chances que cela pèse sur les Français a un moment, et vu que vous n’avez rien proposer de libéraliser, vous plantez les Français… ou dans l’autre cas (dans le cas d’emplois devenus inutilies du à la modernisation) cela n’est pas libéral, mais juste logique… payer quelqu’un a rien faire, ce n’est pas étatiste, c’est juste bète… donc faire le contraire ne devient pas libéral, juste logique.

    Mariton se prétend libéral, mais sur l’Etat d’urgence, vous balayez le truc trop vite, en disant qu’il est contre le renouvellement automatique… comme tous, mais il fait parti des premiers a le voter de façon continu, meme aujourd’hui on a pu voir les aberrations et surtout l’inutilité de la mesure et donc son coup prohibitif qui va encore pesé sur nous, et pourtant il le vote….

    De manière générale, quand on regarde cela http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/02/22/29006-20160222ARTFIG00006-primaire-a-droite-comparez-les-programmes-economiques-des-candidats.php (le comparatif des programmes éco des candidats a la primaire), et la on voit que le vent soufle… juste du vent, aucun chiffres, rien… (je parle des choses réellement intéressante).

    En gros si on regarde que la Fiscalité des entreprises (selon moi le seul sujet intéressant tout le reste étant juste des effets d’annonces qui ne peuvent pas avoir d’effet sur le dynamisme économique et donc sur le reste) :
    – Juppé : baisse de l’IS a la moyenne EU… (il est au courant qu’on s’en balance de l’IS, il y a 10.000 méthode pour l’optimisé)
    – Fillon : baisse charges, impots, prélèvements (ok c’est çà,… mais de combien… et bien paf pas de chiffre clair, la moyenne EU d’imposition des entreprise est a 40% on est a 65%, si on reste au dessus de 40 de toute facon ca ne servira a rien a part ajouter de nouveaux impots ailleurs)
    – Copé : »simplifier les aides aux entreprises » (ba voila le plus étatiste de tous, mais bon pas étonné)
    – Mariton ne propose rien d’autre que Juppé, baisse inutile de l’IS (donc le libéral en paille oui)
    – Morano : suppression des charges pat sur smic, avec versement d’une partie au salarié… en terme d’inutilité, je crois qu’on a pas vu pire, mais idem à Copé pas étonné.
    – Le Maire : réduire l’imposition des entreprises, la rendre lisible…. tout d’abord c’est pas chiffré, donc si c’est pour la passé de 65 a 64%, un merci de repasser plus tard…. et la rendre plus lisible… comment dire… on s’en fou, on préfère que tu la réduise nettement plutot que de la rendre lisible.
    – Lefevbre : est pour moi le plus intéressant, si j’ai bien compris son programme, car il propose de ramener le taux d’imposition au niveau de la moyenne EU (donc 40% au lieu de nos 65%) (j’aurais préféré 10 point de moins pour que l’on soit de véritables leaders, mais la moyenne EU c’est déjà bien), il est pour la suppression d’impot sur le revenu et charges soc et pat sur 1er salaire -1600… c’est un peu de l’interventionnisme inégalitaire, donc pas vraiment libéral, mais c’est comme le statut d’auto entrepreneur, ca montre le bon sens.

  9. Vous faites un mauvais procès à François Fillon, qui a lui un projet clairement libéral, et ce depuis longtemps.

  10. Ce qui me fait rire (jaune), c’est que B. Le Maire reprend 90% du programme, des arguments et des éléments de langage de F. Fillon et qu’il prétend incarner nouveauté et renouveau.

    Libérer les énergies, c’est Fillon ; changer de logiciel, c’est Fillon ; ne pas se contenter de dire mais FAIRE, c’est Fillon. Etc., etc.

    Il ne suffit pas tomber la veste et la cravate, de défaire le premier bouton de sa chemise et de porter un jean pour incarner le renouveau.

    1. Euh hélas si,
      – Trump fait juste le provocateur il incarne le renouveau
      – Obama précédemment jouait avec Facebook… pof le renouveau
      – Sarkozy « je suis le gentil qui parle aux méchantes racailles que je vais nettoyer au karcher »… était le renouveau
      – Fillon, Le Maire, Sarko, Copé,…. tous annoncent qu’ils ont changer… que le « changement c’est maintenant » quoi, leur pote Hollande leur a souflée… trop fort apparement.

    2. Si Fillon est en tête, on aura peut-être un « ticket » Fillon-Le Maire.

      Les deux plus libéraux du lot. why not ?

      1. « why not » ? Encore une fois, c’est pas chiffré, ca parle libéralisme, ca se dit libéral, et c’est pas capable de chiffrer un minimum et de toucher clairement a ce qui ralenti vraiment l’économie, l’imposition des entreprises… et plus précisément les charges sociales et patronales…. Tout le reste « ca fait libéral » mais c’est du vent éhonté, ca répond aux dogmes libéraux primaires (faut réduire la dépense publique, méchants fonctionnaires,…) mais concretement, tu supprimes 1000 fonctionnaires inutiles, tu fais quoi avec l’argent dégagé ? Tu rembourses chaque année le citoyen, tu lui baisses ces impots ? Si oui de combien ? 1 centime ? ca ne résoud rien au final.
        Ces gens ne nous parle pas des 150 Milliards de subventions éhontés que recoivent les entreprises chaques années, aucun ne veut y toucher, alors meme que c’est le plus gros poste de dépense étatiste… mais voila, le silence du medef, des médias coutent cher, mais c’est le prix a payer. Et d’un autre coté baisser les charges sociales et patronales si c’est pour réhausser la TVA, c’est encore de l’arnaque vu que reste les subventions qui seront versés continuellement.

        Tout le reste c’est du blabla idéologique libéral.

        1. Et tout de meme, et c’est d’ailleurs le seul point du projet de loi ElKhomy qui est intéressant, mais faciliter le licenciement quand la situation éco ne va pas, c’est toujours mieux que d’attendre que l’entreprise s’écroule et devoir licencier tout le monde.
          Et donc, meme si c’est pas non plus la panacé, reste que le salarié qui veut quitter la boite au bout de 1 mois ou 50 ans, il a juste a faire une lettre AR et laisser 1 mois au patron et hop il est parti… alors que l’entreprise est obliger d’attendre que son entreprise aille mal, peut importe si le salarié est nul ou vraiment pas très compétent… et çà, tant qu’on aura pas régler le problème, on restera avec une pseudo flexibilité (dans le cas ou ce chapitre de la loi Elkomry reste, ce qui n’est pas sur, et surtout comment cela va etre mis en place concretement et non rebouté comme le fut le CPE ou autre) ….

          Bref, on est loin de tout cela chez ces pseudos libéraux auto-revendiqués, et c’est sans doute le pire qu’il peut nous arriver. Avant les médias et politiques parlait de ultra-libéralisme et autres comme une critique… maintenant les politiques vont porter un libéralisme qui n’en est pas un, et quand ils vont prendre le pouvoir, tout le monde pourra enfin dire « voila le libéralisme ca ne marche pas »….

      2. C’est vrai que Fillon était libéral en créant un impôt tous les mois.

        1. Fillon n’est pas libéral, nous sommes d’accord, mais c’est quand même le moins étatiste des candidats ayant une chance aux présidentielles.

  11. Le libéralisme est un mode de pensée, une philosophie; là j’ai l’impression qu’on se donne une image de « libéral » pour faire le buzz, pour paraitre comme celui qui transgressera les règles, le bad boy quoi.

    1. Aucun politicien Français n’est libéral point barre, certains sont plus socialistes/étatiste que d’autre voilà tout…

      1. « Aucun politicien Français n’est libéral point barre, »

        Exact.
        La nouveauté serait de s’engager à respecter intégralement la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 pour remettre l’Etat à sa place: un service au lieu d’un pouvoir.

        Ceci implique entra autres « flat tax », respect de la propriété donc interdiction de toute redistribution, droit de se défendre donc port d’armes, etc …

        Personne n’osera jamais.

  12. Que vaut Lemaire ?

    Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Mpp5GqZm3p0

    Il est nul !

    1. Et puis ce slogan ridicule : « le renouveau c’est Bruno » …

      Pourtant un gars qui écrit qu’il « faut ramener l’Etat à ses fonctions régaliennes et lâcher la grappe aux Français pour tout le reste » ne peut pas être entièrement mauvais. « Lâcher la grappe aux Français », voilà un vrai slogan, viril et parlant.

  13. Osef de ces clampins.

    Frédéric Mas président !

  14. Très sincèrement, LE MAIRE, pas plus que les autres, ne me semble ni crédible, ni libéral au sens Noble du terme…
    Si l’offre des candidats à la Magistrature Suprême n’évolue pas d’ici 2017, il est plus que probable que je m’abstienne de faire un choix dans ce cloaque de candidatures.

  15. Tout doucement les idées libérales progressent à gauche et à droite. Avec Fillon et Mariton cela fait deux libéraux sur dix. Pas mal.

Les commentaires sont fermés.