Cash Investigation ou Cash Désinformation ?

Publié Par Marcel Kuntz, le dans Médias

Par Marcel Kuntz.

 

Le 2 février 2016, France 2 diffusait à 20h55 dans l’émission « Cash Investigation » l’enquête « Produits chimiques, nos enfants en danger » stigmatisant « l’utilisation abondante des pesticides dans l’agriculture et dans la viticulture ». Le monde agricole ne put que déplorer une nouvelle fois « des traits grossis et aucune mention des efforts entrepris par les agriculteurs ».

Plus grave, ForumPhyto, un regroupement de professionnels de la filière fruits et légumes, évoque les sources partisanes de ce reportage et titre « Cash Investigation est en service commandé et ment par omission ».

L’émission a martelé que 97% des aliments contiendraient des résidus de pesticides, reprenant le titre (certes ambigu dans sa formulation) d’un rapport de l’EFSA : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales ». Les journalistes n’ont pas cité l’élément suivant, nettement moins angoissant : « dont presque 55 % sans aucune trace détectable de ces produits chimiques ».

Une erreur de bonne foi ?

Les accusations de censure qui ont suivi le « chat » organisé sur le site de France TV, le lendemain à 14h, avec le réalisateur Martin Boudot ont été nombreuses. Comme le souligne l’un des auteurs de ces critiques, sa question de fond « n’a pas été mise en ligne ». Elle pointait des chiffres multipliés par 1,5, dans un sens alarmiste.

De même, l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) vient de publier un dossier sur les pesticides dans le dernier numéro de son magazine. L’AFIS diffuse le 9 février un communiqué dénonçant les chiffres de Cash Investigation, qui retient l’attention de la presse (par exemple, le 11 février Le Républicain titre sur un « message trompeur et alarmiste »).

L’ « ultime stratagème » de Cash Investigation

cash investigation rené le honzecLe réalisateur du reportage répond. En utilisant l’ ultime stratagème d’Arthur Schopenhauer (L’Art d’avoir toujours raison). C’est à dire essayer de discréditer ses contradicteurs personnellement.

En effet, en réponse à l’article critique de la rubrique Désintox de Libération (qui titre sur « le chiffre bidon de Cash Investigation »), M. Boudot attaque l’AFIS qui serait « une association controversée ». Le site de la société de production du reportage qui publie cette « réponse » l’ouvre aux commentaires, mais refuse les droits de réponse et ferme rapidement les commentaires ! (Note de Contrepoints : beaucoup d’autres articles de la même rubrique sont, eux, bien ouverts aux commentaires)

Le réalisateur a cru devoir me mettre en cause (sans même m’avoir contacté !) dans son opération de discrédit de l’AFIS. Je me dois donc de l’informer que la rumeur, vieille de 7 ans, tourne en rond sur internet telle la Jeep des Dupont et Dupond dans le désert ; quant à mes prétendus liens avec Monsanto, ils émanent d’une seule personne : une enquête d’Ariane Beldi a mis en lumière que cette personne a reconnu n’avoir aucune preuve. Et pour cause !

Monsieur Boudot, je n’ai pas de conseil journalistique à vous donner, mais je vous suggère de contacter les personnes, pour vérification, avant de les mettre en cause. De préférence, pas avec des méthodes agressives.

La lumière sur Cash Investigation ?

Une démocratie favorise l’expression de tous. La liberté d’expression ne doit pas être confondue avec le droit pour une faction politique d’embrigader les citoyens dans leur vision du monde.

Une démocratie permet aux journalistes de faire la lumière sur les scandales, et il y en a. La lumière doit aussi être faite en cas d’entorse grave à la déontologie journalistique. Une enquête sera-t-elle diligentée sur les autres points discutables de ce reportage de Cash Investigation ? De manière plus générale sur cette « fabrique de buzz pour servir une frénésie de l’audimat » ? On peut en douter.

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial Médias

  1. La Coupe Est Pleine

    Comme le disent les comm, face book pour le « petit chiffre inexact » ….. martelé sur tous les plateaux TV.
    Avec des graphiques peut-être que certains comprendrons mieux ce qu’il en est :

    1. Sous-Commandant Marco

      Ce chiffre de 97% est contestable mais on ne peut pas dire pas s’il est inexact ou pas.

      Pour être plus précis, il y a deux seuils pour chaque pesticide: la LOD (Limit of Detection) qui est quantité minimale pour qu’on puisse détecter une substance et la LOQ (Limit of Quantification) qui est la quantité minimale qu’on peut la mesurer de façon fiable. Or l’EFSA ne donne les chiffres que par rapport à la LOQ:

      http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/4038

      Je cite:

      « Among the samples from EU and EEA countries, 57.6 % were free of measurable residues; 41.0 % contained residues above the limit of quantification (LOQ) but within the legal limits. A total of 1.4 % of the samples contained residues that exceeded the permitted concentrations. »

      Cela signifie qu’il y a 42,4% d’échantillons au-dessus de la LOQ (dont 1,4% dépassant les normes légales) et 57,6% des échantillons où les pesticides sont sous la LOD (pas de trace détectable) ou bien présents mais pas en quantité mesurable (entre la LOD et la LOQ). A partir de ce rapport de l’EFSA, il est impossible de discriminer entre les deux.

      S’il y a 3% des aliments sous la LOD et 54% entre la LOD et la LOQ, le chiffre de Cash Investigation est valide. Il m’est d’avis qu’on ne saura jamais le vrai chiffre car les différents lobbies à l’oeuvre, dont Marcel Kuntz parle dans son article, ont l’art d’entretenir la confusion à leur profit.

      Par ailleurs, en analyse de risque, la probabilité est une chose mais les effets en sont une autre. La probabilité est déjà difficile à estimer mais les effets le sont encore plus.

      1. « La probabilité est déjà difficile à estimer mais les effets le sont encore plus. »

        => Et justement où sont les effets ?
        A part faire trembler les mères de familles sur des suppositions où sont les preuves concrètes d’exposition au risque supposé ?

        « 54% entre la LOD et la LOQ, »

        => Possible. Mais cela veut dire que l’on est dans des mesures de fractions de nano-gramme par Litres !
        Avec des « concentrations » pareilles ce n’est plus de l’homéopathie mais de la physique quantique.

        1. Sous-Commandant Marco

          Je vous répondrai dès que vous aurez avancé les preuves que le chiffre de 97% cité dans l’article est inexact.

          Avec vos erreurs de dosage et votre discours pseudo-scientifique, je ne pense pas que vous soyez capables de comprendre la notion de perturbateur endocrinien, qui a pourtant été longuement évoquée lors du reportage. Je vous renvoie à cet article: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2215

          1. Merci, votre commentaire ne manque pas de modestie ….
            Par contre je ne voudrai pas vous froisser vous et votre égo, mais vous avez lu l’article que vous citez ?

            1. Sous-Commandant Marco

              Oui, je l’ai lu intégralement. Une fois l’aspect politique enlevé, il reste deux points sur lesquels il n’y a plus aucune discussion scientifique: les effets des perturbateurs se produisent à des doses beaucoup plus petites que les doses toxiques. Second point important: la réponse à ces doses suit une courbe en U complètement différente des réponses toxicologiques classiquement étudiées. Tout ceci rend très difficile la détection des effets (si la réponse est faible, il faut des échantillons énormes).

              Par ailleurs, les limites de détection dans le cas des analyses alimentaires de l’EFSA sont généralement à plusieurs micro-grammes (ug) par litre (cf par exemple http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/scientific_output/files/main_documents/2406.pdf ). Ca fait un facteur 1000 ou 10000 par rapport à ce que vous avez écrit (trop vite ?). Quant aux limites de quantification, elles sont encore beaucoup plus hautes. Et il y plusieurs dizaines de pourcents d’aliments entre les deux, à ajouter aux 42% au-delà de la LOQ.

              1. « Une fois l’aspect politique enlevé, »
                => Je comprend mieux !
                Non seulement votre article émet des doutes sur la généralité d’une réponse sigmoïde, mais en plus il dit clairement que certaines personnes voudraient l’étendre arbitrairement à partir d’une situation bien singulière.

                « À partir d’un composé qui pose la question d’une approche toxicologique spécifique, certains en ont fait un cas général, laissant accroire que tous les produits phytosanitaires sont des perturbateurs endocriniens potentiels »

                1. Sous-Commandant Marco

                  Ces remarques complètement infondées (personne n’a jamais écrit nulle part que *tous* les produits phytosanitaires sont des perturbateurs endocriniens) sont justement ce que j’appelle du bruit politique.

                  En revanche, ce que dit l’article est très clair: les approches toxicologiques classiques ne marchent pas avec les perturbateurs endocriniens, qui posent un problème chronique et pas forcément aigu.

                  Le lobby pro-pesticide « laisse accroire » que les aliments respectant les normes ne posent strictement aucun problème et le reportage d’Elise Lucet « laisse accroire » que même dans les normes, c’est très inquiétant mais en réalité, il est plus honnête de dire qu’on n’en sait pas grand-chose vu que la plupart des produits phytosanitaires ne subissent que des études toxicologiques à court-terme.

                  1. La Coupe Est Pleine

                    Je comprends mieux votre position, pour vous, tous le monde est coupable tant qu’on n’a pas démontré son innocence. C’est un point de vue.

      2. J’arrive après la bataille mais en relisant le rapport efsa

        « Overall, 97.4 % of the samples analysed fell within the legal limits; 54.6 % of the samples tested were free of detectable residues while 42.8 % of the samples analysed contained measurable residues not exceeding the permitted residue concentrations. 2.6 % of all the samples exceeded the Maximum Residue Levels (MRL) (2 116 samples); 1.5 % of the samples clearly exceeded the legal limits, taking into account the measurement uncertainty. »

        « Dans l’ensemble, 97,4% des échantillons analysés est tombé dans les limites légales; 54,6% des échantillons testés étaient exempts de résidus détectables alors 42,8% des échantillons analysés contenaient des résidus mesurables ne dépassant pas les concentrations de résidus autorisées. 2,6% de tous les échantillons dépassaient les limites maximales de résidus (LMR) (2 116 échantillons); 1,5% des échantillons dépassaient clairement les limites légales, en tenant compte de l’incertitude de mesure. »

        C’est donc clair 54.6% on ne détecte rien, donc on ne peut pas dire qu’il y en a ou pas.

        1. En fait c’est une mauvais titre du communiqué de efsa http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/150312.

          « Over 97% of foods in EU contain pesticide residues within legal limits

          More than 97% of food samples evaluated by the European Food Safety Authority (EFSA) contain pesticide residue levels that fall within legal limits, »

          « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales

          Plus de 97 % des échantillons alimentaires évalués par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) contiennent des concentrations de résidus de pesticides qui se situent dans les limites légales autorisées »

  2. Ce qui me dérange, c’est que c’est historique le fait que toutes ces émissions de France TV (Cash investigation, Envoyé Spécial, complément d’enquete) sont des émissions bidons partisanes ayant comme seul objectif, casser des secteurs d’activités entier, qui vont dans le sens du vent… aucun équilibre n’est fait. Et bien qu’on demande tous, à plus de vrais journalisme à la télé ou bien aux afpistes que sont la presse subventionnée…. on ne demande pas non plus que des reportages a charge sans aucune mesure d’équilibre….

    Donc que l’auteur se trouve choqué, je le comprend, mais qu’il arrete de regarder Envoyé spécial, complement d’enquete aussi, car on est exactement dans le meme système, qui est construit depuis toujours de la meme façon :
    1) On cherche une cible un peu facile, ou on est sur de faire de l’audience
    2) ne chercher que ce qui est a charge sans chercher les origines des problemes, ou meme questionner les vrais défenseurs du probleme chargé
    3) Faire comme l’Etat Islamique, jouer sur les musiques d’ambiance, pour faire peur sans avoir rien a dire, et creer un climat de tension
    4) Diffuser le reportage a charge, en faisant comprendre a tout le monde, que tout le secteur du sujet traité est comme çà, généraliser.

    J’ai beaucoup plus de respect pour les reportages d’M6 par exemple (si on reste sur les 6 premières chaines) qui sont plus nuancé, et plus sourcé….

    1. personollement j’ ai l’habitude de manger du bio très souvent et j’avoue que les méthodes d’enquête investigations et compagnie sont de la pure pêche à l’audimat en fait la forme et plus scandaleuse que le fond.
      Bref bio ou pas bio chacun est libre de cultiver comme il veut et d’acheter ce qu’il veut inversement les familles d’agriculteurs qui portent plainte contre des société ou l’Etat pour maladie ou je ne sais quoi ça me laisse de marbre en tout cas une chose m’étonne je trouve ça marrant que ce soit quasiment uniquement des agriculteur du secteur conventionnel qu’on voit gémir contre l’Etat et foutre la merde sur les route autant que les taxis, j’ai jamais vu un producteur bio se plaindre du prix du lait du porc ou des céréales bizarre bizarre non?

      1. « j’ai jamais vu un producteur bio se plaindre du prix du lait du porc ou des céréales bizarre bizarre non? »

        => C’est vrai. Mais par contre j’ai déjà vu BIOCOOP payer F. Veillerette ou Séralini pour faire un tour de France de leurs magasin en « conférence » d’information ….. Si le Lobby BIO se contentait de chercher à produire un produit selon se propres normes sans dénigrer la concurrence. On pourrait se satisfaire de la situation.

        Seulement il faut reconnaître que chaque fois qu’une « campagne » de comm du genre de Cash Investigation est lancée le lobby du BIO est là pour pousser à la roue. Quand ce n’est pas lui l’architecte du chariot.
        Depuis ses origine la mouvance BIO cherche à dénigrer l’agriculture conventionnelle.
        Il y a un bouquin qui l’explique clairement :
        http://www.amazon.fr/Bio-fausses-promesses-vrai-marketing/dp/2350610195

        1. le lobby Bio lol le bio représente rien en France et dans le monde et il n’y aucune véritable action écologique en France?

          L’Agricultrice conventionnelle est dénigrer parce qu’elle pollue nappe phréatique et terres, détruit la biodiversité, fabrique de la mauvaise qualité, ne fait pas de très bon rendements, est totalement dépendante du pétrole, absolument pas indépendante (sans subvention plus d’agriculture conventionnelle), rend les agriculteurs malades, les rendent dépendants de grandes firmes et les ruinent, détruit le patrimoine, a supprimer la variété alimentaire (par ex plus de 900 variété de pomme en 1900 aujourd’hui 5 représentent le marché, variété américaine faut donc payer des droits, et variétés très consommatrice d’intrants). Quelque exemple de ce que l’agriculture conventionnelle apporte.

          J’ai lu ce livre, comme tous les livres anti bio, pro OGM, pro intrants… que de l’idéologie pas de preuve scientifiques, rien de sérieux et des mensonges sur les résultats de l’AB.

          1. « le lobby Bio lol le bio représente rien en France »
            => C’est votre appréciation des choses !
            http://seppi.over-blog.com/2015/10/les-relations-d-affaires-entre-bio-et-ong-et-recherche-militante-et-commission-europeenne.html
            C’est surement par la pression médiatique permanente du lobby des assureurs privés, qu’il m’est encore aujourd’hui interdit de cultiver la moindre PGM.

            « L’Agricultrice conventionnelle est dénigrer parce qu’elle pollue nappe phréatique et terres, détruit la biodiversité, »
            => Je remarque combien vos affirmations sont étayées dans les faits. Vous avez au moins une étude du suivi des composés physico-chimiques de l’eau potable sous la main, j’imagine ?

            « absolument pas indépendante (sans subvention plus d’agriculture conventionnelle), »
            => Parce que la BIO ne perçoit rien ? C’est juste plus du double du conventionnel !
            http://www.agencebio.org/aides-publiques
            Par contre faut se poser les vrai questions : Pourquoi tant d’argent public sur la table ? Pourquoi depuis que Sarko à « mis le paquet » sur le BIO les surface peinent toujours à dépasser les 5% de la SAU France ? Pourquoi autant de producteurs font le chemin inverse au bout de 5 ans en BIO ?

            « J’ai lu ce livre, comme tous les livres anti bio, pro OGM, pro intrants… »
            => Et vous semblez n’y avoir rien compris ! Ou voulu comprendre.
            Cela fait plus de 120 ans que des mouvements alternatifs, clament haut et fort qu’ils peuvent faire mieux et sans intrants artificiels que l’agriculture conventionnelle (R. Steiner 19° siècle)
            https://biodynamicshoax.wordpress.com/
            Seulement on attend encore et toujours la réalisation des prédictions !

            1. Combien représente le Bio en France, ? Dans le monde ?
              Il y a t’il de vrai mouvements écologiques actuellement ?
              Si il y a pas de PGM en France c’est parce que la population n’en veux pas pour le moment, si la population était favorable le soit disant lobby bio ne pourrai rien contre.

              N’importe quel scientifique de terrains sait que l’ensemble des terres et eaux sont pollués. La biodiversité s’effondre c’est connu de tous les scientifiques.

              Je connais de nombreux agriculteurs bio qui ne reçoivent plus ou très peu de subventions et ceux qui se convertissent en perdent beaucoup.

              La biodynamie fonctionne très bien les scientifiques qui analysent les sols, les produits,… le remarquent très bien. Les amateurs de vin l’admettent de plus en plus. Pour info les plus grands vignobles français travail avec des méthodes qui viennent du bio et de la biodynamie.

              Suffit de voir le travail de Lucien Seguy pour voir une méthode alternative qui fonctionne mieux que le conventionnel. Des systèmes écologiques à haut rendement il en existe plein, mais en Europe les agriculteurs sont trop bornés et préfère pleurer pour avoir des aides de l’État. C’est principalement les pays qui suppriment les subventions où ces méthodes se développent.

        2. vous parler du lobby Bio pour moi c’ est un lobby comme les autres: banque, industrie, assurance etc..
          Pas besoin de la bio cop et autre pour faire la promotion et puis bon faut pas etre hypocrite j’ ai fait beaucoup d’interim en mise en rayon en grande distribution et croyez moi ca dépôte je peux vous l’assurer surtout printemps et été.
          Perso je me fout du lobby bio je n’achete pas bio pour faire plaisir au lobby j’ achete par liberté personnelle point barre il y des produit que je n’achete pas bio parce que je les trouve personnelement moins bon: exemple avec le coca :)

          1. « Perso je me fout du lobby bio je n’achete pas bio pour faire plaisir au lobby j’ achete par liberté personnelle point barre »

            => Très bien, j’en suis très content. Moi non plus ça ne me dérange pas qu’il y ait des producteurs BIO et donc des consommateurs. Si le producteur souhaite répondre à un cahier des charges pour occuper une niche commerciale c’est son droit.
            Ce qui me dérange c’est le dénigrement, certains dans le milieu du BIO se sentent obligés de salir la réputation du conventionnel pour exister. (Ex Doug plus haut.)

            D’ailleurs j’ai des copains de promo qui aujourd’hui sont en BIO, mais ont été conventionnels et eux non-plus savent que le discours typé EELV/GreenPeace est exagéré.

        3. mais qu’attendent les professionnels pour faire du contre lobbyng alors? le secteur du conventionnel domine largement la part de marché celle du bio est ridicule si l’enjeu économique et éthique et si grand qu’il s’y mettent :)

    2.  » Donc que l’auteur se trouve choqué, je le comprend, mais qu’il arrete de regarder Envoyé spécial, complement d’enquete aussi,  »

      ben non tant mieux qu’il regarde ce genre d’émission. ça nous permet d’avoir un autres son de cloches de ce que l’on essaie de nous faire avaler.

      D.J

      1. Si tu souhaites t’informer avec du n’importe quoi, du mensonge et l’approximation, alors tu n’as pas besoin de ses reportages, tu dis que l’eau doit bien avoir un truc bizarre dedans, tu lui donne un nom « ibis nutus » ca fait scientifique, tu dis que cette molécule à été trouver a hauteur de 1,2% (toujours mettre un chiffre avec 2 chiffres après la virgule, ca fait plus crédible) et bien sur sans jamais rappeler que l' »ibis nutus » se retrouve dans tous les aliments. Ensuite tu dis que « selon des sources sures » (t’as pas besoin de les citer les gens te croieront) 93% (idem le but est d’avoir un pourcentage qui ne finisse ni par 0 ni par 5… ca renforce le réalisme), tu te présente comme journaliste, et crois moi n’importe qui te croira, et donc tu pourras meme te convaincre de ce que tu viens de dire.

        Et je ne critique pas le journalisme de manière générale, mais belle et bien, uniquement les 3 magazines cités précédemment.

        1. L’expression « selon des sources sures » me fait étrangement penser à « tous les études nous montrent » utilisé si souvent en politique et qui annule de facto chez moi toute tentative de convaincre.

    3. « Donc que l’auteur se trouve choqué, je le comprend, mais qu’il arrete de regarder Envoyé spécial, complement d’enquete aussi, »

      => Etant moi-même agriculteur, j’étais de votre avis, mieux vaut ignorer le phénomène au lieu de lui donner une justification.
      Mais franchement je me sens INSULTE par ce genre de reportage. Premièrement parce que l’on nie l’intérêt de mon travail, ensuite parce que l’on veut me faire passer pour un idiot qui suit la recette écrite par d’autres sans aucun état d’âme. (Je n’exagère en rien puisque même des lecteurs de CP ont cette vision de ma profession)

      Ensuite je ne peux plus laisser proliférer ce genre de mythes.
      Depuis que je croise des gens, qui faisant une promenades s’enfuient à la simple vue de mon pulvé, de peur de mourir d’une mort indescriptible au simple fait de croiser « l’instrument du diable » …. (Là aussi c’est du vécu)

      En 1995 les syndicats et les coops ne voulaient pas répliquer aux attaques contre les OGM …. Aujourd’hui on voit le résultat de la politique de l’autruche !
      Donc non ! Rien ne doit être pris à la légère.

    4. Donc que l’auteur se trouve choqué, je le comprend, mais qu’il arrete de regarder

      Peut on indéfiniment laisser dire des mensonges qui ont des effets délétères sur un pan de notre économie?

      Par ailleurs Marcel Kuntz est membre du comité de parrainage scientifique de l’Association Française pour l’Information Scientifique: « L’AFIS se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques. ». Son article est parfaitement cohérent avec cette mission.

  3. Encore trop nombreux sont les agricultueurs qui, partant de très loin (et de labours trop profonds) , font des efforts très lents sur des terres très polluées.

    En sus de la re-création de haies qu’il ne fallait pas détruire, l’avenir de la production alimentaire, c’est le maraichage bio en permaculture dont les rendements prouvés sont bien supérieurs à l’agriculture intensive mortifères.

    1. Ces « rendements miracle » expliquant probablement d’une façon qui nous échappe les prix ridiculement élevés des productions bio, et le fait qu’autant de producteurs ne se « convertissent » pas. Décidément ils sont vraiment trop cons ces agriculteurs :-)

    2. « le maraichage bio en permaculture ». Quel joli emballage sémantique, pour le simple retour à la culture du moyen âge …
      Navré de vous faire redescendre sur terre, mais le rendement, à vrai dire, c’est tout à fait accessoire.
      Ce qui compte c’est la production par personne, moins les frais évidement.
      Informez vous sérieusement. Il suffit de taper « maraichage bio permaculture » pour tomber sur
      http://www.alimenterre.org/ressource/performance-economique-maraichage-biologique-permaculturel
      et là , je ne sais pas ce qui est le plus terrifiant : les résultats lamentables, ou le fait qu’ils sont présentés comme mirifiques ?
      parce que bon, on parle là de gens qui bosse à la main 1400 h par an, avec quelques repos l’hiver et des pointe à 100 h/semaine au printemps, pour une « marge brute théorique » (c’est même pas le bénéfice, et elle n’est que théorique car ils ont compté les productions qui sont en fait jetée au compost, faute de clients…) de 26 000 €, et pour une production correspondant à la surface cultivée : 1000 m² ; de quoi nourrir poignée de personnes, peut-être, les bonnes années. Et si toute la France travaille à ce tarif, le PIB atteint un mirifique 600 milliard (le tiers de l’actuel…).
      sérieusement, c’est ça l’avenir ?
      Essayez, vous n’avez besoin que de presque rien (vous trouverez facilement 1000 m² de terre cultivable à louer même si vos habitez en ville, pas besoin d’investissement lourd) et revenez nous en parler. Mais je vous préviens : « la terre est basse ».
      Bonne chance.

      1. Ils ont tellement l’air de s’y connaitre en agriculture, qu’ils écrivent que 1000 m2 = 1 ha (10 000 m2 ou un carré de 100m x 100 m)

      2. Si quand on doit nourrir les gens le rendement pas hectare ou m2 est important.

        Avec 1000 m2 en permaculture permet de nourrir beaucoup de monde.

        On ne bosse pas 100 heures par semaine en permaculture, les méthode de culture alternatives sont très peu fatigante, le travail du sol étant réaliser par des couverts végétaux, les cultures sont souvent surélevées.

        En gros tu connais rien à l’agriculture.

        1. « Si quand on doit nourrir les gens le rendement pas hectare ou m2 est important. »
          non, c’est la production qui est importante. Après, que cette production soit faites sur 100 hec avec un rendement de 1, ou 1 hec avec un rendement de 100, c’est beaucoup moins important que de savoir si elle est fait avec 1 heure de boulot ou avec 100, et avec 1 € d’investissement ou avec 100.

          « Avec 1000 m2 en permaculture permet de nourrir beaucoup de monde. »
          préciser « beaucoup »… Et surtout, comparer ce « beaucoup » avec le « beaucoup » des autres méthodes que la permaculture est sensée remplacer…

          « On ne bosse pas 100 heures par semaine en permaculture, etc. »
          C’est dans le rapport. T’as qu’à lire, il est lamentablement succin, assez verbeux, mais quand même à ta portée, je pense …

          « En gros tu connais rien à l’agriculture. » Méga LOL. Je vais pas te claquer mon CV, mais je te conseille, en général, d’éviter ce genre de remarque qui ne servent de toute façon à rien.

    3. Les terres sont tellement polluées qu’on les convertit en « bio » en deux ans (trois pour la vigne et les arbres).

      C’est quand même miraculeux, non ?

      « l’avenir de la production alimentaire, c’est le maraichage bio en permaculture » ? Génial ! Persil et ciboulette à tous les repas.

      « …dont les rendements prouvés sont bien supérieurs à l’agriculture intensive » ? blé « conventionnel » ; entre 75 et 80 quintaux à l’hectare en moyenne ces dernières années. Blé « bio »: 32 les bonnes années, 25 les mauvaises.

      « …mortifère » ? Où sont les morts ?

      1. Déjà la qualité entre le bio et le conventionnelle est différente la fertilisation uniquement par NPK avec beaucoup d’azote provoque une turgescence de la plante, c’est à dire que les plantes se gorge d’eau un blé ou un maïs ont 10 a 15 % d’eau en plus donc 10 à 15 % du rendement et bidon. En France le blé est pour la majorité impanifiable on est obliger d’ajouter du gluten (ce qui crée de l’intolérance) ou de mélanger avec des blés de force venu d’Amérique du sud et le maïs est tellement chargé d’eau qu’il est impossible d’en faire des pétale de maïs par exemple.

        Et les agriculteurs bio, ou autre méthode d’avenir, ont des rendement qui augmentent tous les ans alors que les autres baissent si les rendement sont bas c’est qu’il faut en 2 a 15 ans pou remettre un sol en l’état après qui est été détruire par l’agriculture conventionnelle.

        Intéresse toi au travail de Lucien Seguy qui fait des rendement très élevé avec très peu d’engrais et très peu voir pas de pesticides et parfois sur des sols que l’agronomie classique considère comme incultivable.

        On arrive avec l’agroécologie à s’approcher des 150 quintaux avec une matière sèche très élevé ce que l’agriculture moderne(chimique) n’a jamais réussi mais l’avait pourtant promit dans les années 70 pour les années 2000.

        1. Super! Magnifique! Mais pourquoi, avec de tels rendements, le bio est-il toujours beaucoup plus cher? La faute aux vilains distributeurs sans doute…

          1. C’est plus cher déjà parce que l’agriculteur est rémunéré comme il se doit pour la travail fourni, par que la transition a une agriculture de bon sens est longue et que l’agriculture bio n’est pas ou très peu subventionnée. L’agriculture conventionnelle est complément subventionnée, le consommateur paye plus cher par ce que le consommateur c’est lui qui paye les subventions. Des subvention servent a payer engrais pesticides, tracteurs plus puissant, carburants, graines non reproductibles, irrigation… quand l’agriculture est bien faite, les engrais et pesticides sont énormément diminués (divisé au moins par 10), l’irrigation n’est plus utile, agriculteur reproduit ses graines (cout faible), si on remplace le labour par des couverts végétaux ont divise jusqu’à 5 la quantité de carburant utilisé par culture.

            Le conventionnelle coute très cher. Sans parler des maladies qui coute à la société dû aux molécules chimiques et au niveau très bas en vitamines et minéraux des produit du conventionnelle.

            Personnellement j’achète des produit bio dans une petite épicerie ( qui produit certains de ces légumes) ou en vente direct à la ferme. Je paye 30 à 70 % moins cher que les produit bio de grande surface est la qualité est nettement meilleure. Sur le bio les distributeurs se gavent encore plus que sur les autres produits.

            1. +1000 le bio en grande distribution est le plus gros coup marketing de la grande distribution depuis ces dernières années! et ça marche.

              Faut garder à l’esprit que le bio c’est une philosophie hein: j’achète du bio en grande distribution mais pour ce qui est fruit et légume et viande c’est sur le marché au final ce que je paie plus cher en viande je l’économise sur les fruits et légumes bio dont le coup est moindre qu’en grande distribution.
              Et puis je n’ai pas vraiment aussi le besoin personnelle de manger tous les fruits de la terre 365/j par an.

              1. Plutôt une idéologie, manifestement. On nage dans un bain d’arguments irrationnels et de stéréotypes fournis clés en main par les lobbies verts et la grande distribution, récuperés comme parole d’évangile par toute une clique de bobos qui redécouvrent la pseudo-authenticité des marchés qui sentent bon la terre et les petites magouilles. Des bobos qui vous jurent que ces fuites et légumes provenant probablement tous des mêmes grossistes sont teeeeeeeellement meilleurs. Qui pensez-vous duper?

                1. « Fruits et légumes »

          2. je préfère donner plus au boucher du marché le dimanche que 30% pour un produit de moins bonne qualité et dont une bonne partie est subventionnée et donc payé par le contribuable.
            Et encore au niveau de la viande et de certains produit le bio est moins cher comparé au marques phare que l’on trouve en grande distribution.

        2. « En France le blé est pour la majorité impanifiable on est obliger d’ajouter du gluten (ce qui crée de l’intolérance) ou de mélanger avec des blés de force venu d’Amérique du sud et le maïs est tellement chargé d’eau qu’il est impossible d’en faire des pétale de maïs par exemple. »

          => Vachte ! Là on touche au summum !
          J’imagine que vous avez des sources fiables ? Que vous ne vous contentez pas de recracher le catéchisme P. Rabhi, juste parce que vous l’avez appris par coeur ?

          « On arrive avec l’agroécologie à s’approcher des 150 quintaux »
          => Agroécologie ne veut pas dire BIO ….. juste pour préciser.

          1. Étant de formation pâtissier, je me souvient que durant mes stages pour faire les pâtes ont étaient obligés d’ajouter de l’améliorant à cause de a qualité de la farine de blé. Les farine vendu en supermarché pour le pain, ont toutes du gluten ajouté, le blé français a une mauvaise réputation pour le pain et même l’Algérie qui est un gros acheteur du blé français commence à chercher ailleurs vu la qualité qui baisse en permanence, seul les farines bio intéressent sérieusement les boulanger.

            Bio ou agroécologie c’est la même objectif.

        3. Quelle expertise !

          « Et les agriculteurs bio, ou autre méthode d’avenir, ont des rendement qui augmentent tous les ans… »

          Oh, juste pour la route : les rendements du « bio » en 2012, 2013 et 2014 :

          Blé tendre 31 – 28 – 25
          Maïs 59 – 49 – 66
          Orge 30 – 28 – 23
          Triticale 34 – 28 – 21

          http://www.franceagrimer.fr/content/download/39066/361133/file/A4-Vari%C3%A9t%C3%A9s%20et%20Rend%20C%C3%A9r%C3%A9ales%20BIO.pdf

          1. Je parlais des méthode bio sans labour avec couvert de végétaux intercalaire ou permanent.

    4. @Sprikritik
      C’est marrant mais l’agriculture, c’est toujours ceux qui la pratiquent le moins qui en parlent le plus !
      Combien de fois est on venu me relater les conseils du jardinier de France sfIncter.

  4. Avec un titre pareil, c’est évident que le but est de faire de l’audimat

    « Scoop et scandales, c’est dans Cash Investigation »

  5. Je ne regarde pas ce genre d’émission. D’ailleurs, je ne regarde plus depuis longtemps ni TF1 ni France 2. C’est peut-être pour ça que je ne suis pas pessimiste!

  6. 97 % de « traces » de pesticides (ce qui peut être vraiment infime avec les techniques modernes) en dessous du seuil légal , ce qui laisse comprendre vu la tournure de l’article: 3% sans aucune détection possible.

    cash investigation aurait donc pu dire: 100% des aliments testés sont sains et sans dépassement des normes toxiques.

    Personne alors n’aurait trouvé d’intérêt à cette émission: on comprend les journalistes !:-)

    1. On reprend. C’est 97% des produits qui sont dans les limites légales, dont 55% ne présentent pas de traces détectables! Les fameux 3% restants concernent ce qui dépasse les limites légales, et non les productions bio évidemment « sans pesticides » comme on a tenté de nous le faire croire avec une mauvaise foi de compétition.

      1. Oui, donc pas de quoi fouetter un chat. (Et inutile d’acheter bio.)

        Merci de la précision

    2. Déjà il y a pas que les pesticides que l’on trouve dans l’alimentation, antibiotiques, métaux lourds, additifs, perturbateur endocriniens, les phosphates et nitrates, on sait maintenant depuis longtemps que l’effet cocktail de tous c’est produit sont hautement cancérogènes.

      Si on analyse un cour d’eau on trouve plus de 100 polluant (venant principalement de la agriculture) certaine analyse montent à 250.

      Et les effets néfastes sur la santé des pesticides c’est une chose mais les effets sur la biodiversités, la biologie du sol, et catastrophique.

      1. Des phosphates et des nitrates dans les légumes ?
        Et du calcium ? Vous en avez trouvé du calcium ?
        Je suis sûr qu’en cherchant à peine on peut aussi trouver du Potassium !

        Et alors je vous dis pas les effets induits ….. surtout sur l’orthographe et la grammaire. Franchement vous êtes foutu Mr DOUG à ce niveau, on voit bien le niveau d’intoxication, juste à la lecture de vos posts.

  7. Trash investigation !
    Cette journaliste y va avec ses tripes. Elle aime ou n’aime pas, instruit à charge et fait honte a sa profession.
    La seule question qui vaille
    – les taux relevés sont ils conforme à la réglementation ? Si non, circulez, il n’y a rien à voir. Si oui, on sanctionne, les effractions.
    – si de VRAIS experts estiment quil faut réduire mes taux, faisons le tres calmement.
    Ce genre d’émissions où on fait dans le sensationnel par construction sont insupportables, mais pendant que les gens s’indignent sur ces sujets, ils ne voient pas la vraie horreur : la façon dont nous sommes gouvernés.

  8. Élise Lucet est une idéologue d’extrême gauche qui a clairement un parti pris. Ce n’est pas nouveau que Cash Investigation soit extrêmement partial et manipule la vérité et les faits. C’est même le principe de cette émission: pour faire le buzz, il faut mieux être alarmiste (quitte à déformer la réalité).
    Dans le monde de Cash Investigation, il y a d’un côté, les méchantes multinationales capitalistes qui sont le mal absolu et qui font pleins de pratiques immorales et de l’autre côté, il y a les gentils ONG qui sont le bien absolu. Tout ce que disent ces ONG c’est l’unique vérité, il n’y en a pas d’autres.
    Voilà la vision tronquée du monde vu par cette émission. Loin de là, d’idéaliser les multinationales, je suis parfaitement au courant qu’une bonne partie des multinationales ont des pratiques douteuses mais Cash Investigation est tellement caricatural, cette émission n’hésite pas à transformer la réalité pour créer un scandale là où il n’y en a pas.
    En plus, je n’ai pas plus confiance en les multinationales qu’en les ONG dont une partie sont composés d’idélogues (gauchistes). Je fais pas confiance en une ONG par exemple écolo. Tant ces ONG sont partiales. (Bien sûr, cela dépent aussi fortement de l’ONG en question). En plus, il n’est pas rare que des états ou des multinationales financent des ONG et s’arrangent pour que celles ci servent leurs intérêts. Petit exemple: la Russie finance des campagnes anti gaz schistes en Europe car ce serait très mauvais pour eux.

    1. « Élise Lucet est une idéologue d’extrême gauche… » ?

      Vraiment ?

      Ses méthodes d’ « investigation » et de dénonciation ne vous rappellent rien ?

      1. Les extrêmes finissent toujours par se rejoindre 😉

  9. Le pire c’est qu’Elise Lucet veut faire croire que son but s’est de défendre la vérité, de défendre l’intérêt général,… alors qu’elle a pour but d’une part de faire le buzz et d’autre part, de faire de la propagande gauchiste.

  10. Nouvel article de Libé sur le sujet: http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/17/pesticides-episode-2-cash-investigation-a-toujours-tort_1432658

    Si même Libé (qui est pourtant à gauche) s’oppose à Cash Investigation c’est que quand même cela doit être vrai. Libé remonte dans mon estime.

    1. C’est clair, moi aussi j’en suis bluffé !

  11. La communication a l’heure de facebook : une phrase alarmiste, une photo choc, plus personne ne prend la peine de lire l’article avant de partager. Lárticle vient souvent démentir son proper titre, mais le mal est fait et la rumeur court.

  12.  » L’Agricultrice conventionnelle est dénigrer parce qu’elle pollue nappe phréatique et terres, détruit la biodiversité, fabrique de la mauvaise qualité, ne fait pas de très bon rendements, est totalement dépendante du pétrole, absolument pas indépendante (sans subvention plus d’agriculture conventionnelle), rend les agriculteurs malades, les rendent dépendants de grandes firmes et les ruinent, détruit le patrimoine, a supprimer la variété alimentaire (par ex plus de 900 variété de pomme en 1900 aujourd’hui 5 représentent le marché, variété américaine faut donc payer des droits, et variétés très consommatrice d’intrants). Quelque exemple de ce que l’agriculture conventionnelle apporte.  »

    Si l’agriculture conventionnelle nous mène proche de l’ apocalypse comme vous semblez nous le faire croire; pourquoi les bonnes âmes comme José Bové ne vont-ils jamais au nom de la sauve garde de la planète faucher les champs les cultures conventionnelles qui utilisent des tonnes de pesticides; mais celle des OGM même quand celle-ci sont produites pour se passer des pesticides et autres engrais chimique?

    D.J

    1.  » faucher les champs des cultures conventionnelles  »

      D.j

    2. Les OGM font consommer entre 4 et 10 fois plus de pesticides. On le voit très bien en Amérique du Sud où depuis l’introduction des OGM la quantité de pesticide à explosé.

      1.  » Les OGM font consommer entre 4 et 10 fois plus de pesticides. On le voit très bien en Amérique du Sud où depuis l’introduction des OGM la quantité de pesticide à explosé.  »

        Il y a des types d’OGM dont la culture nécessite soit une consommation d’eau plus réduite ou soit l’emploi restreint de pesticide et d’insecticide parce qu’il s’agit de plantes qui font le travail des pesticides. Mais ça les anti-OGM n’en veulent même pas et se garde bien d’en parler. Ils vont même jusqu’à détruire les champs expérimentales sans savoir de quoi il s’agit. Par contre ils savent que les pesticides de l’agriculture conventionnel polluent certaines nappes phréatiques. Mais là bizarrement les Bové et cie s’en branle complètement.

        http://ecologie-illusion.fr/OGM-Bt-reduisent-utilisation-des-insecticides.htm

        D.J

        1. « Par contre ils savent que les pesticides de l’agriculture conventionnel polluent certaines nappes phréatiques. »

          => Nuance, ils ne savent pas, ils décrètent. Parce que même quand on tente de trouver des sources chez « Eaux et rivières de Bretagne » (les gens les plus en pointe sur le sujet en France) on se heurte à de grosses lacunes et approximations.

          1.  » Nuance, ils ne savent pas, ils décrètent. Parce que même quand on tente de trouver des sources chez « Eaux et rivières de Bretagne » (les gens les plus en pointe sur le sujet en France) on se heurte à de grosses lacunes et approximations.  »

            Ce que je voulais dire c’est quand on dit à Bové et cie qu’il y a un champs d’OGM dans la région il va de suite les faucher pour nous sauver la vie et la planète. Mais quand on leur évoque des nappes phréatiques polluées aux pesticides que se soit avéré ou non ils s’en foutent. Surement que pour Bové c’ est moins dangereux de se mettre à dos dix chercheurs qui expérimentent un champs d’OGM que tout une corporation d’agriculteurs à la gâchette souvent facile.

            D.J

        2. Sauf que les c’est OGM fonctionne 2 voir 3 ans et après il faut utiliser beaucoup plus de pesticides.
          Et les OGM qui ne consomment pas d’eau c’est de l’arnaque, des plantes peu consommatrices d’eau il y en a plein, pas besoin d’OGM pour ca. Le maïs avant d’être énormément hybridée était une plante qui supportaient bien la sécheresse, l’hybridation les a rendus gourmandent en eau, maintenant il veulent ventre des maïs OGM peux gourmand en eau, suffit d’utiliser les graine paysanne d’origine.

          Les OGM il y en plus 120 million d’hectares cultivés, faut voir les faits, et c’est pas très bon pour les OGM abandonnés par de nombreux pays.
          Pas besoin d’OGM pour résoudre les problème de l’agriculture actuel il y tous ce qu’il faut dans la nature des variétés adaptées aux conditions difficilesça existe déjà.
          Et les problèmes ne viennent pas des plantes cultivées généralement, mais des méthode, aujourd’hui on demande de l’irrigation pour de la vigne, plante qui pousse normalement sur terrain pauvre et sec sans problème, c’est qu’il y a bien un problème dans la méthode .

          1.  » Pas besoin d’OGM pour résoudre les problème de l’agriculture actuel il y tous ce qu’il faut dans la nature des variétés adaptées aux conditions difficilesça existe déjà.  »

             » Le maïs avant d’être énormément hybridée était une plante qui supportaient bien la sécheresse, l’hybridation les a rendus gourmandent en eau, maintenant il veulent ventre des maïs OGM peux gourmand en eau, suffit d’utiliser les graine paysanne d’origine.  »

            En plus de la nature qui a sans cesse modifié génétiquement la biodiversité; ça 10’000 ans que l’homme modifie lui-aussi génétiquement les plantes en les hybridant par divers croisements pour les rendre plus résistantes aux aléas climatiques. La génétique ne fait que d’accélérer ce que l’homme à toujours fait. Etre contre les OGM ça n’a pas de sens. Il y en a partout tant naturellement que celle faites par la main de l’homme.

            Maintenant aller dire à l’agronome indien Swaminathan père de la révolution verte l’homme qui a sorti des millions d’être humain de la famine grâce à l’hybridation et les croisements multiples en laboratoire que l’hybridation des plantes est une connerie.

            Ce n’est pas grâce au écolos marxistes fan du bio que la famine à reculé dans le monde. Ces gens là ont soutenu pendant des décennies les modèles d’ agricultures collectivistes marxistes. On peut les comprendre qu’il ne peuvent pas blairer les OGM. C’est inacceptable pour eux que des multinationales capitalistes savent mieux nourri l’humanité que ce que proposait le socialisme marxisme en matière d’agriculture.

            D.J

            1. Sous-Commandant Marco

              Vous confondez « sélection artificielle » et « modification génétique ». C’est une erreur fréquente chez les pro-OGM, qui présentent l’ingénierie génétique comme une prolongation de techniques menées depuis 5000 ans.

              Or il y a une différence entre modifier directement le génotype d’une plante et la sélectionner pour les qualités de son phénotype. Les deux technologies sont radicalement différentes.

              D’un point de vue analyse de risque, le risque des OGM s’ajoute aux risques de l’agriculture conventionnelle car un maïs OGM (pour prendre un exemple) est un maïs issu de la sélection artificielle et de techniques agricoles conventionnelles auquel on ajoute la technologie OGM (transgenèse en général mais cette remarque vaut pour toute modification directe du génotype).

              Contrairement à ce que les pro-OGM essaient de faire accroire, le risque des OGM n’a jamais été évalué. Les études ne trouvant pas de différence entre OGM et non-OGM ne démontrent rien du tout (en fait, ces études équivalent à prendre l’avion 50 fois sans avoir d’accident et en déduire que les accidents d’avion n’existent pas). Cette pseudo-science de lobbying est une excellente raison pour ne pas vouloir d’OGM.

              Cf http://www.fooledbyrandomness.com/PrecautionaryPrinciple.html

        3. Google pour alimenter les biais de confirmation, c’est génial. Mais pas nouveau.

      2. Arrêtez de creuser DOUG, c’est la roche mère ! Si vous continuez vous allez trouver du pétrole.

  13. J’ai encore une question pour les âmes éclairées qui ont l’impression de se faire « empoisonner » par un consortium de multinationales de la chimie conspirationniste.
    Que pensent ils de ça :
    http://www.acs.org/content/acs/en/pressroom/newsreleases/2011/august/unfounded-pesticide-concerns-adversely-affect-the-health-of-low-income-populations.html

    Dr Bruce AMES qui une fois de plus a confirmé que 99.99% des substances cancérogènes que l’on ingère dans notre vie sont présentes naturellement dans les plantes et aliments que l’on consomme …….

    D’ailleurs notez que l’étude ne fait pas dans la demi-mesure mitigée de suppositions. Ames depuis 1990 affirme et confirme ce qu’il dit !
    Et il clos le ban par :
    « the amount of pesticide residues that an average person ingests throughout an entire year is even less than the amount of those “harmful” substances in one cup of coffee.  »

    Le total des résidus de produits de traitements qu’une personne ingère en moyenne en une année entière, représente moins que les « dangereuses » substances d’une tasse de café.

    Éclairant non ? Donc tout ce tapage médiatique est absurde !

    1.  » Dr Bruce AMES qui une fois de plus a confirmé que 99.99% des substances cancérogènes que l’on ingère dans notre vie sont présentes naturellement dans les plantes et aliments que l’on consomme …….  »

      C’est la même chose quand les écolos de Greenpeace nous affolent après nous avoir démontré qu’il y a des taux de radioactivité anormal aux alentour des centrales nucléaires alors que bien souvent ces taux de radiations relevé autour de ces centrales nucléaires sont inférieurs que ceux qui se trouvent dans le granit qui est très répandu sur nos trottoirs dans nos ville ou également répandu dans les plans travail des cuisines des particuliers.

      D.J

    2. Sous-Commandant Marco

      La théorie que vous imputez au Dr Ames ne figure nulle part dans son article.

      Je cite:

      « 99.99 percent of the pesticides we eat are naturally present in plants to protect them from insects and other predators. Over half of all chemicals tested, whether natural or synthetic, are carcinogenic in rodent tests,” Ames said. He thinks this is due to the high dose itself and is not relevant to low doses. »

      Tant qu’on ne connaît pas la répartition pesticides naturels / pesticides de synthèse dans les tests de cancer, les doses utilisées par rapport aux doses ingérées dans l’alimentation, etc (et on en est très loin car la plupart des pesticides de synthèse ne font l’objet d’aucune étude de longue durée), on ne peut rien affirmer comme vous le faites.

      1. Une théorie ?

        « The toxicological significance of exposures to
        synthetic chemicals is examined in the context of exposures to
        naturally occurring chemicals. We calculate that 99.99% (by
        weight) of the pesticides in the American diet are chemicals that
        plants produce to defend themselves. »

        « We estimate that
        humans ingest roughly 5000 to 10,000 different natural pesticides
        and their breakdown products (16-23).  »

        http://www.pnas.org/content/87/19/7777.full.pdf

        1. Sous-Commandant Marco

          Avec toutes les erreurs que vous continuez à répéter comme si de rien n’était, vous ne faites que confirmer votre ignorance sur le sujet.

          Il y a une différence entre « pesticide » et « substance cancérigène »: tous les pesticides ne sont pas cancérigènes et réciproquement. Votre affirmation est tout simplement ridicule et jamais le Dr. Ames n’a dit la même chose. Pour résumer sa thèse: 99,99% des pesticides sont naturels et on n’a pas de preuve que les pesticides de synthèse soient dangereux aux doses ingérées.

          Quant aux études des pesticides, je ne parlais pas de la durée de la période d’homologation mais de la durée des études elles-mêmes. Il est impossible qu’elles durent 8 ans car un rat ne vit que 2 ans. En pratique, la plupart des études portent sur des durées très courtes, même à l’échelle d’un rat: 90 jours en général.

          1. « tous les pesticides ne sont pas cancérigènes et réciproquement. »

            => Je suis bien d’accord avec vous, par contre si l’on regarde uniquement les propriétés cancérogènes des seules mycotoxines. Je suis persuadé que l’on dépasse déjà de loin le risque encouru par l’ingestion des substances de synthèse.
            Les effets sur les animaux d’élevage en attestent.
            http://idele.fr/rss/publication/idelesolr/recommends/les-divers-effets-des-mycotoxines.html

            Bien sur, on peut toujours douter de tout, supposer que l’on découvre « autre chose » dans le futur.
            Pourtant lorsque Ames annonce que l’on ingère entre 5000 et 10 000 substances, dont on n’a survolé les effets que de quelques centaines d’entre elles. On peut dire que le risque d’origine naturelle est potentiellement le plus important. D’autant plus qu’en poids les substances naturelles occupent 99.99% du volume global.
            Combien de substances « naturelles » ont été testées en dose sublétale de 90 j chez le rat ?

            « En pratique, la plupart des études portent sur des durées très courtes, même à l’échelle d’un rat: 90 jours en général. »
            => Parce que le pseudo test de Séralini sur 3 ans nous a montré quelque chose de plus pour le Glypho, probablement ?
            De plus en matière de toxicologie, 90 jours c’est déjà une « longue » durée. Les tests plus long n’ont jamais rien donné de plus que d’avantage de variabilité dans les résultats.

            1. Sous-Commandant Marco

              Je ne vois pas ce que Séralini vient faire là-dedans. Les tests de 90 jours sont loin d’être suffisants pour les perturbateurs endocriniens ou les produits cancérigènes où il faut des études sur des années pour voir quelque chose. C’est un fait que vous semblez incapable de comprendre.

              C’est parce que vous faites une fausse dichotomie entre pesticides naturels et pesticides de synthèse. Les plantes aspergées de pesticides de synthèse ne se débarrassent pas pour autant de leurs pesticides naturels. Les pesticides de synthèse *s’ajoutent* aux pesticides naturels, donc le risque des pesticides de synthèse s’ajoute également. De façon générale, votre argumentation est entachée d’erreurs élémentaires qui discréditent complètement votre position.

              Tous vos messages doivent être lus à la lumière de vos nombreuses erreurs (certaines d’un facteur 1000, d’autres sur des problèmes logiques de base), toutes orientées en direction de vos opinions.

      2. « et on en est très loin car la plupart des pesticides de synthèse ne font l’objet d’aucune étude de longue durée »

        => WHAT THE FUCK ???????
        https://www.anses.fr/fr/content/evaluation-avant-mise-sur-le-march%C3%A9-des-pr%C3%A9parations-commerciales-phytopharmaceutiques

        Le pré-requis pour présenter une molécule à l’homologation Européenne de phytopharmaceutique c’est juste 8 ANS d’expérimentations ….
        http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF

        Evaluer la NOAEL, puis la DJA, en nourrissage forcé sur le rat. Mais ce doit être juste pour le plaisir de torturer des rats probablement….

  14. un dossier très intéressant démontant ce reportage: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2614

  15. Dans ce reportage, ils disent que le cancer est devenu la première cause de mortalité chez les enfants ce qu’ils oublient de préciser c’est que si c’est le cas ce n’est pas tant à cause de l’augmentation des cancers que de la réduction des autres causes de mortalité infantiles en particulier la dysenterie

Les commentaires sont fermés.