Sur les routes de l’œnotourisme

Publié Par Jean-Baptiste Noé, le dans Culture

Par Jean-Baptiste Noé.

Truffes et vins du Minervois-Office de tourisme(CC BY-SA 2.0)

Truffes et vins du Minervois-Office de tourisme(CC BY-SA 2.0)

 

L’œnotourisme est un des secteurs clefs du développement viticole. Les hommes du vin ne veulent pas vendre uniquement leur boisson, mais aussi leurs pays. Puisque l’on insiste beaucoup sur le terroir qui fait le vin, il s’agit de montrer que le terroir n’est pas composé uniquement de la terre, mais aussi des hommes et de toute la culture qui bâtissent des paysages et des histoires communes. Le vin a comme atout de se développer dans des paysages souvent magnifiques. Pensons aux coteaux de craie de la Champagne, aux collines sous-vosgiennes de l’Alsace, à la mer de vignes du Bordelais, ou encore à ces coteaux abrupts qui se jettent dans la Méditerranée, à Bandol ou en Corse.

L’homme a su mettre en valeur des territoires ingrats et créer des paysages magnifiques. Aux espaces naturels s’ajoutent les villages anciens : ceux de Provence tout autour du Ventoux, les charmantes églises de Bourgogne, les villages de vin en Alsace… des villages qui brillent par leur beauté tout autant que par la richesse de leur gastronomie et de leur culture. L’œnotourisme est donc un immense défi, d’autant qu’il est moins développé en France que dans d’autres pays. La Californie et Mendoza en Argentine sont, en ce domaine, des figures de proue. En 2010, ce sont 3 millions de personnes qui ont pratiqué l’œnotourisme. L’objectif affiché est d’atteindre 4 millions de visiteurs.

Pour cela, les autorités publiques ont lancé le site Visit French Wine qui a pour ambition de recenser l’ensemble des pratiques œnotouristiques de France, de proposer un agenda des festivals et des activités ainsi que des hébergements et des routes du vin. Si l’on peut regretter qu’un tel site émane d’une initiative étatique, force est de reconnaître que le site est très bien fait. Sa direction est privée et celle-ci a voulu lui donner le format d’un magazine web. On navigue très facilement entre les pages, les photos sont belles, tout comme les cartes. Grâce à ce site, il existe enfin un portail unique de présentation des activités du vignoble. Celui-ci a en plus l’intérêt de proposer de nombreux liens et renvoie vers d’autres sites, ce qui permet au visiteur de compléter ses recherches.

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Sur le web

  1. Article un peu passe partout qui ne fait aucune analyse in situ
    Je peux parler de Bordeaux que je « vends » lorsque je suis à l’étranger comme la capitale mondiale du vin
    Certes j’ai vu récemment au siège du CIVB peut-être a-t-il changé de nom, il y avait beaucoup de monde, mais il y a encore peu il n’y avait pas de visite le dimanche. Autre corrélation avec le premier les resto sont ouvert jusqu’à 14 heures
    Il y a six mois j’ai redemandé à la boîte à huître à 100 mètres du CIVB les heures d’ouverture : de 12 14 heures. Ne vous trompez pas. Il faut dire que pour ouvrir des huîtres il faut beaucoup d’infrastructures
    Nous sommes en France, ne nous trompons pas
    Vous parlez de Mendoza au bout du monde sur la route de l’Aconcagua. J’ai visité la bordeaux Luigi Bosca qui fait un excellent vin. Je n’ai pas eu à me préoccuper de toutes ces entraves purement françaises, qui nuisent tant à notre tourisme, que sont les super règlements stupides que pond l’oisiveté administrative

  2. Toutes les initiatives visant à promouvoir l’oenotourisme en France sont bienvenues. Cependant n’oublions pas qu’il existe des initiatives (privées) de startup françaises qui ont le même objectif de recenser toutes les activités d’oenotourisme en France telles que vinizos.com ou mon-vigneron.com.

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