RSA : travailler, est-ce stigmatisant ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Travail & emploi

Par Éric Verhaeghe.

dig here credits paul reynolds (CC BY 2.0)

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Peut-on demander à un bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) de fournir un travail en échange de son allocation ? Le conseil général du Haut-Rhin le propose, en insistant sur la difficulté financière grandissante que les départements rencontrent face à l’explosion de cette allocation. On ressort médusé par les arguments que les adversaires de cette mesure utilisent pour la combattre.

Le RSA et le travail, un petit rappel

Rappelons d’abord que le RSA s’est substitué au RMI précisément pour inciter ses allocataires à travailler. L’idée consistait à l’époque à ne pas décourager les bénéficiaires du dispositif de reprendre un emploi. S’est donc mise en place une allocation différentielle destinée à lutter contre les « trappes à pauvreté » créées par les minima sociaux.

C’est pour cette raison que la perception du RSA est subordonnée à une recherche active d’un emploi, comme le précise le site du Service Public :

« Si vous percevez le revenu de solidarité active (RSA), vous devez rechercher un emploi. Vous bénéficiez d’un accompagnement social et professionnel selon vos besoins. »

Il n’a donc jamais été question de verser des revenus à des allocataires sans les pousser à reprendre un travail. Cette incitation à l’emploi est au cœur du dispositif.

Le RSA dans le Haut-Rhin

Pour beaucoup de départements, le versement du RSA constitue toutefois une charge importante, qui conduit à exercer une véritable pression fiscale sur ceux qui ne le perçoivent pas. C’est dans ces termes qu’il faut poser la question de la solidarité : comment peut-on imaginer que des ménages qui peinent à payer des impôts locaux de plus en plus élevés puissent ne pas mal vivre une situation où le fardeau s’alourdit pour financer des allocations versées sans contrepartie claire ?

La proposition formulée dans le Haut-Rhin de subordonner le versement du RSA à des travaux d’intérêt général dans le monde associatif peut donc être critiquée sur la forme. Mais, dans son esprit, elle s’inspire bien de l’idée très solidaire selon laquelle ceux qui reçoivent doivent aussi contribuer.

Le RSA et la stigmatisation

Les bras nous en tombent donc lorsque, sous la plume du président du conseil général de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, on lit une tribune soutenant le contraire :

« Arrêtons la caricature, les allocataires du RSA veulent sortir des minima sociaux par le travail sans être stigmatisés parce qu’ils reçoivent une allocation qui ne leur permet que de survivre. »

Mais en quoi demander à un allocataire du RSA de travailler est-il stigmatisant ? Alors que le principe de l’allocation est de l’amener vers l’emploi ? Personne ne juge utile d’expliquer ce paradoxe…

En revanche, dans les entreprises, nous mesurons quotidiennement les dégâts cataclysmiques produits par ce raisonnement implicite qui consiste à soutenir qu’un travail en échange d’un revenu est une idée dégradante qui procède de l’exploitation de l’homme par l’homme. Certains évitent soigneusement de penser que si toute peine mérite salaire, tout salaire mérite une peine.

La place du RSA dans le gouvernement profond

RSA rené le honzecFace à ces apparents paradoxes qui confinent au déni, l’esprit s’embrouille : comment peut-on laisser imaginer que le revenu de solidarité active serait source d’humiliation ou de stigmatisation dès lors que son versement, qui est une charge pour la collectivité, devrait s’accompagner d’une contribution à la collectivité qui le finance ?

Pour comprendre cet apparent syllogisme, il faut sans doute faire un détour par la pensée cachée du gouvernement profond qui conçoit et met en œuvre nos politiques sociales, et spécialement nos politiques non-contributives (toutes celles qui sont financées par l’impôt).

Il y a quelques années, la technostructure s’est rendue à l’évidence : dans l’écrasante majorité des cas, le RMI était une ornière. Ceux qui le percevaient revenaient rarement vers l’emploi, notamment parce que le retour à l’emploi se traduisait par un effet de seuil : la perte brutale d’allocations était mal compensée par les revenus du travail. Cette vieille tarte à la crème de la trappe à pauvreté a fait perdre bien des cheveux aux crânes d’œuf qui ont cogité sur le sujet.

La technostructure qui nous gouverne s’est donc mise en tête d’imaginer une technique qui ne « désincite » pas à chercher un travail, mais qui ne fasse pas de vague.

Pourquoi ne pas faire de vague ? Parce que le minima social est d’abord inventé pour fabriquer de la paix sociale. Le RSA, c’est la pauvreté rendue supportable ou tolérable, c’est la feuille de coca du travailleur péruvien épuisé par le boulot, c’est le joint qu’on fume pour oublier sa misère, c’est la fumerie d’opium pour dissimuler la désespérance. Il ne faut donc surtout pas mettre en place un système qui laisserait croire que l’allocataire est assujetti à une obligation.

Que ce dispositif soit financé par les classes moyennes ne gêne évidemment personne. Les pauvres sont nourris par les un peu moins pauvres. C’est ce qu’on appelle le pacte républicain depuis une vingtaine d’années. Comme dit Philippe Grosvalet :

« La solidarité de la nation envers les plus fragiles, c’est ce qui fonde notre pacte républicain. »

Entendez : la solidarité des classes moyennes envers les plus fragiles, consistant à demander aux uns de faire vivre les autres, fonde le pacte républicain.

Telle est la vision du gouvernement profond : préserver la paix sociale en transférant les richesses d’une partie de la société vers l’autre partie sans, bien entendu, toucher aux règles du jeu économique qui expliquent ces inégalités. De cette manière, l’ordre social n’est pas contesté, et cette neutralisation de la grogne représente un coût neutre pour l’ensemble. Dans ce monde-là, la technostructure peut continuer à monopoliser le pouvoir avec le consentement des plus pauvres.

Le RSA et le pacte républicain

Il existe pourtant une autre vision du pacte républicain qui consiste à dire que le minima social est la version la plus ancienne du revenu universel. De ce point de vue, demander à un bénéficiaire d’un minima d’apporter une contribution positive à la collectivité, c’est aussi une façon très moderne de dissocier le travail et l’emploi, le revenu et le contrat de travail.

Mais cette modernité-là responsabilise chacun, donne à chacun un statut au nom duquel il peut revendiquer ou contester. Et ça, c’est incompatible avec la grande hypnose qui nous domine.

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial RSA, ainsi qu’un article s’opposant, lui, au fait de lier RSA et bénévolat

Sur le web

  1. Bonjour

    Le RSA c’est surtout un piège, il est difficile d’en sortir les bénéficiaires perdant l’habitude de se lever le matin, d’avoir une rigueur dans leur engagement.
    C’est aussi le sésame à tout plein d’allocations, aides, réductions de tarif et autres CCAS.

    Le statut d’auto entrepreneur permettait à bcp de trouver une porte de sortie.

    1. Les deux situations sonr exactement opposées : d’un côté un revenu garanti sans aucune obligation de travail, de l’autre un travail sans aucune garantie de revenu, et en plus de cela des dépenses elles-mêmes sans garantie de retour.
      Si l’on établissait une échelle du mérite de la contribution économique, l’allocataire serait à 0, ou même négarif, le fonctionnaire à 30, le salarié à 60, et l’entrepreneur à 100, L’employeur ferait exploser le compteur.
      Malheureusement en France on préfère les parasites.

  2. Ah mais il n’y a rien de dégradant à exiger un travail en échange d’une rémunération (ou l’inverse). Le problème dans le cas présent est multiple: D’abord changer les règles du jeu du RSA du jour au lendemain c’est très déroutant, surtout si c’est différent d’une région à l’autre. Ensuite, exiger du bénévolat en échange d’une rémunération c’est un oxymore. De plus, pe dispositif proposé provoquerait une différence de traitement hallucinante non seulement avec les bénévoles (les vrais), mais aussi avec les salariés des associations en question qui sont liés par un contrat de travail, le SMIC, les cotisations sociales et tout le reste.

  3. L’Etat prend plus de la moitié du revenu des gens. Il interdit toute forme de travail où il ne peut pas prendre la majeure partie du fruit du travail des gens.

    Avec le fruit de cette rapine et cette organisation artificielle d’un manque de travail, il va donner une somme de misère aux personnes désormais sans emploi. Il se la jouera bon Prince (en plus!). Il va cependant obliger ces personnes dans la force de l’age à travailler pour lui.

    Ce n’est ni plus ni moins que du travail forcé. et cela nous indique que l’on est très proche de la dernière étape de la route vers la servitude d’Hayek.

    1. + 1000

      Cette rhétorique autour de l’esclavage moral est à vomir.

  4. A propos du travail: ce n’est pas lui qui est une punition, dans la Bible, mais la fatigue (la sueur). Dans l’état d’avant la faute, les hommes auraient travaillé, mais sans fatigue.
    Le tripalium était un instrument de torture: l’homme qui travaille souffre comme le bois qui « travaille ».
    Le Christianisme a redonné au travail ses lettres de noblesse: l’homme s’affranchit de la nature en créant par son travail, à l’image de Dieu (dont la « fatigue », le 7ème jour, n’est que métaphorique!).

  5. Monsieur Grosvalet (nom prédestiné ?) ne doit pas bien connaitre le fonctionnement des aides données par son conseil départemental. Contrairement à ce qu’il affirme, « Arrêtons la caricature, les allocataires du RSA veulent sortir des minima sociaux par le travail sans être stigmatisés parce qu’ils reçoivent une allocation qui ne leur permet que de survivre. », seulement une minorité (un tiers me disait une ami assistante sociale) veut en sortir et par expérience, dès que vous êtes en couple et/ou avez un enfant, vous ne survivez pas. Au contraire, vous pouvez même très bien vivre.

    C’est dommage que l’auteur de l’article, ni aucun autre par ailleurs, ne prend la peine de démonter pleinement cet argument. Je vais donc prendre le temps de le faire
    Le montant du RSA pour un couple avec deux enfants ou une personne ayant deux enfants à charge est de 943 auquel il faut enlever 50€ si vous percevez l’APL. Aussi, il reste 893€. Bien sur, vous avez l’APL, environ 450€ qui est versée directement à votre bailleur. Vous avez aussi la CMU que j’estime en comparaison basse avec les prix marché à 50€ mensuels. Cela vous fait donc 1400€ de revenus théorique mensuel. Bien sur, vous avez droit aux bourses scolaires, allocations de rentrée scolaire, cantine gratuite ou presque, prime de Noël, tarif privilégié EDF et GDF et bien sur paniers repas offerts par les associations caritatives. On peut aussi rajouter des vacances offertes d’une semaine par an si la personne se débrouille bien.

    Donc je résume. Cette personne avec deux enfants ou ce couple avec enfant qui peut avoir le RSA à vie (pour l’instant) a donc le logement payé par l’État tout comme sa protection santé. La nourriture de ses enfants est payé par la commune ou le conseil départemental en période scolaire. Pour les autres jours, j’estime que les diverses primes et bourses compensent les repas de midi. Donc en reste à vivre mensuel, elle ou ils ont environ 900€ par mois. il faut ensuite enlever EDF (30€ mensuel s’ils sont économes) et GDF (là encore (30€ mensuel s’ils sont économes), les assurances (20€/mois), la téléphonie et internet ((30€ mensuel s’ils sont économes), et l’eau et son traitement ((30€ mensuel s’ils sont économes) ce qui veut dire qu’ils ont 770€ pour se vêtir, se nourrir et les loisirs. Ces derniers étant en grande partie pris en charge par l’État ou les conseils départementaux.

    Il ne faut pas non plus oublier que grâce aux CAF, les bénéficiaires du RSA peuvent changer tout leur électro ménager avec des prêts à taux zéro répartis sur un à trois ans, soit 10€/mois pour une machine à laver valant 360€

    Bien sur en cas de coup dur ou suite à des dépenses irraisonnées, les assistantes sociales monteront un dossier afin qu’ils bénéficient d’une aide pour pallier à leur irresponsabilités.

    Mon calcul ne prend volontairement pas en compte les frais de voiture, ni de cigarettes ou d’alcool.

    Vu leur reste à vivre mensuel (770€ mensuel pour manger or ils ont droit à des paniers repas) pour trois personnes, qu’on ne vienne pas me dire qu’ils survivent. Enfin, n’oublions pas que dès qu’ils ne sont plus en age de travailler, ils ont droit au minimum vieillesse avec l’APL ce qui revient à peu près à la même somme en global.

    Alors oui au RSA pour pallier un coup dur mais à condition que son versement soit limité dans le temps sinon qu’ils se débrouillent !

    1. Vos chiffres sont loin d’être exacts. Une famille avec deux enfants ne peut consommer 30€/ mois d’électricité. Pas aux tarifs actuels et en faisant très attention. Je n’ai personnellement jamais entendu parler de paniers repas ou autres avantages de ce type non plus.
      Cependant, je ne conteste pas les avantages évidents à proposer un tel échange.
      J’y vois cependant deux bémols.
      Le premier, incident, est qu’avec leur logique imparable les politiques ont probablement trouvé là le moyen de « compenser » les baisses de dotations aux associations amies et clientélistes qui pullulent dans notre beau pays et que les baisses de transferts non compensées par des hausses d’impôts pourtant substantielles ne permettent plus d’arroser aussi discrétionnairement. On se retrouvera donc à asseoir un peu plus la domination du complexe politico-économique.
      Le second, c’est qu’il existe une catégorie non négligeable d’autoentrepreneurs au RSA. Or ceux-ci seront directement pénalisés par ce procédé. Et eux seuls. En effet, cette mesure issue des cénacles politiques qui ignorent tout de la réalité du pays, et font tout pour maintenir cet état, confond allègrement revenu et temps de travail dans les conditions idéales de leur cher code du travail salarié. Mais un entrepreneur ne compte pas ses heures, et les débuts sont souvent difficiles. Si comme dans l’exemple que vous choisissez, il s’agit d’un couple d’autoentrepreneurs, je puis vous assurer qu’entre les contraintes liées à leurs activités et celles de leur progéniture, effectuer un travail bénévole pour qui que ce soit, y compris pour un nombre d’heures paraissant dérisoire devient très vite difficile.

  6. Là où on se moque de nous et ça a été très justement dénoncé sur CP, c’est qu’on parle de bénévolat !
    Appelons cela en toute franchise un emploi aidé dans le secteur public ou associatif et on pourra peser le pour et le contre d’une telle mesure.

  7. Que les RSAistes soient corvéables, pour effectuer des travaux dont personnes ne veut etc… pourquoi pas mais à condition d’être payé !!!
    Le bénévolat s’adresse normalement aux personnes à l’abri du besoin ayant du temps libre et ayant envi d’en faire. Ce qui n’est pas le cas des RSAistes.

    1. Mais ils sont payés ! C’est aussi une façon de responsabiliser les RSAïstes en les poussant à sortir de là

    2. Le RSA se verse à une personne n’ayant pas travaillé ou qui a épuisé ces droits au chômage. La collectivité lui verse un revenu/salaire payé par le contribuable pour l’aider dans une période difficile. Peu de gens sont contre.
      Mais en quoi serai-il indigne d’aider la collectivité en retour par quelque heures de travail dans des associations, l’entretien de la ville, etc… ? Des enfants qui se mobilisent à l’école pour nettoyer bénévolement les bords de plage ou de rivière, les parcs, tout le monde trouve ça épatant mais ce serait indigne pour des adultes sans emploi ?!!!
      Un smicard touche 8.16 € net horaire, ayant payé des cotisations ou 1.150 euros net pour 35 h et en moyenne, 151 h/mois sur l’année.
      Le RSA : 524.16 € net pour une personne seule, plus toutes les aides qui s’ajoutent sans aucune cotisation.
      Si un tenant du RSA travaillait 7 heures par semaine, 24 h par mois, son salaire horaire serait de 21.84 € !!! (plus du triple d’un smicard).
      Autrement dit, un RSAiste devrait travailler ou offrir de son temps, en rapport à la solidarité collective, et sur la base du salaire minimum horaire, 64 heures par mois.
      Un salaire, qu’il soit payé par la collectivité, une entreprise, une association ou autre, est un revenu que vous touchez à la fin du mois.
      Et si vous travaillez ou que vous aider, de fait, vous passez du statut d’assisté total à celui de travailleur, bien plus valorisant.

  8. Résumons : Une part non négligeable des chômeurs le sont à cause des lois et réglementations et du racket fiscal de l’État (tel que l’explique l’article en précisant que les « règles du jeu économique » mises en place par l’État, et qu’il refuse de remettre en cause, provoquent des inégalités/du chômage.)

    Ce même État transforme ensuite les chômeurs qu’il a créé en assistés.

    Puis ce même État souhaite ensuite forcer les assistés qu’il a créé à travailler.

    Autrement dit : l’État empêche aux gens de travailler, les transforme en assistés, puis leur empêche de ne pas travailler.

    Il faut donc, me semble-t-il, reformuler le problème : il ne s’agit pas, tel que le présente l’article, d’être d’accord avec le fait de demander aux assistés de travailler. Il s’agit en réalité d’être d’accord à ce que l’État interdise aux assistés de ne pas travailler, et ceci après leur avoir plus ou moins interdit de travailler.

    1. C’est trop facile ce discours boboïde (les chômeurs sont victimes).

      Vous oubliez un détail, le français votent massivement pour le socialisme.

      Les français adorent être assistés.

      Les français sont des boeufs.. et ils en redemandent

      1. il veut sans doute dire que à l’origine du problème, à toutes les étapes du problème et à la fin, il y a l’état, encore l’état et toujours l’état.
        l’état est le problème.

      2. bah si les actifs qui votent sont partisans du statu quo

      3. Vous oubliez un détail, le français votent massivement pour le socialisme. »
        Vous oubliez deux détails :
        1. tous les partis en présence aux élections soutiennent ce système, parce que les politiciens en sont les premiers bénéficiaires (avant d’être « redistribué », une part enviable de l’argent des impôts va dans leurs poches, ou dans celles de leurs copains). Les votants, eux, n’ont pas de vrai choix.
        2. aucun parti ne dépasse les 11 millions de voix au premier tour.
        Bref les français ne votent pas « massivement » pour le socialisme. Les élections en Fance sont une farce.

  9. « Pourquoi ne pas faire de vague ? Parce que le minima social est d’abord inventé pour fabriquer de la paix sociale. Le RSA, c’est la pauvreté rendue supportable ou tolérable, c’est la feuille de coca du travailleur péruvien épuisé par le boulot, c’est le joint qu’on fume pour oublier sa misère, c’est la fumerie d’opium pour dissimuler la désespérance »

    Non ça c’est le smic!!

    1. Le RSA, c’est aussi l’irresponsabilité rendue confortable.

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