Alain Juppé superstar ?

Publié Par Philippe Bilger, le dans Politique

Par Philippe Bilger.

Alain Juppé - Crédit photo UMP via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Alain Juppé – Crédit photo UMP via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

La deuxième vague de l’enquête électorale du CEVIPOF, commencée à la veille des élections régionales de décembre 2015 et destinée à se poursuivre jusqu’en juin 2017, permet de recueillir plusieurs enseignements dont deux sont aujourd’hui essentiels.

Un duel attendu entre Juppé et Sarkozy

Les Français manifestent un intérêt soutenu pour la primaire de la droite prévue au mois de novembre 2016 et pour les élections présidentielle et législatives du printemps 2017.

Face à Nicolas Sarkozy, « Alain Juppé creuse nettement l’écart » puisque sur les intentions de vote au premier tour, il serait à 44%, l’ex-président à 32%, Bruno Le Maire à 11% et François Fillon à 9% (Le Monde).

Nul besoin d’être devin pour considérer que la joute principale va opposer Alain Juppé à Nicolas Sarkozy malgré la certitude encore récemment affirmée par François Fillon de l’emporter grâce à un projet de véritable rupture (France 5).

Au-delà de ces chiffres qui traduisent l’avance d’Alain Juppé sur ses concurrents et semblent manifester une adhésion nette au programme annoncé par étapes par le maire de Bordeaux, il est intéressant de les comparer à ce qu’on entend dans la quotidienneté, dans les conversations où les citoyens s’expriment librement, dans ces multiples moments où la société civile a l’occasion de se questionner elle-même et de s’avouer ses choix sincères, dans les « cafés du commerce » où l’opinion brute va directement au fait et à la charge.

Sarkozy décroche

À tort ou à raison, malgré le soutien indéfectible d’un noyau de militants LR, Nicolas Sarkozy me paraît décrocher, usé par rapport aux attentes du pays. Comme si on l’avait trop vu, trop entendu et qu’on était lassé par avance de la redite, des répétitions. Son talent demeure indéniable mais il ne peut pas transformer la défaite d’hier en triomphe ni métamorphoser les illusions perdues en fraîches espérances.

Le pire est qu’on perçoit à son encontre, non plus une hostilité vive mais comme un découragement, un désabusement. On voudrait le voir quitter doucement, aimablement la pièce. On aimerait qu’il se congédiât lui-même.

Quelle place pour Fillon ?

François Fillon est clairement perçu comme celui qui, pour compenser le médiocre bilan du quinquennat précédent faute de courage politique, s’est engagé en faisant enfin cavalier seul en faveur de propositions et de mesures qui sur tous les registres, si elles étaient mises en œuvre, décaperaient et représenteraient en effet un saut. Ce ne serait plus du libéralisme honteux mais un mélange détonant d’autorité de l’État et de libération des initiatives et des entreprises.

Mais, une fois cette concession importante faite, on n’y croit plus. Moins en raison du fait qu’il a été le Premier ministre en même temps souffrant et orgueilleux de Nicolas Sarkozy, qu’à cause de ses maladresses tactiques, de ses abstentions peu compréhensibles, de ses audaces trop vite rétractées et du retard qu’il semble donc avoir irrémédiablement accumulé. Le gâchis d’une élaboration cohérente pour le futur, gangrenée par une maladresse politicienne.

Une candidature Juppé qui a du mal à faire rêver

Pourtant, ce qui se dit d’Alain Juppé n’est guère exaltant, la plupart du temps : on votera pour lui parce qu’on ne veut plus de Nicolas Sarkozy. Avec lui, c’est sûr, il n’y aura pas de rupture. Sur les faits de société, il n’est pas très clair. Il n’enthousiasme pas. Il est froid. Ses équipes sont arrogantes, se répartissent les postes avant l’heure ! Au mieux, il sera un vainqueur par défaut mais il ne fera qu’un quinquennat, c’est rassurant et d’ailleurs il va nous rassurer. Un Chirac un peu plus actif !

Je n’invente rien. Je suis persuadé que cette rumeur diffuse, aigre et insistante est connue de lui et de ses deux principaux conseillers – heureusement, Alain Minc n’en est pas ! – et que, malgré son apparente élévation, elle les inquiète.

Si je peux comprendre d’où elle vient, je la trouve cependant injuste car elle résulte d’une analyse guère pertinente de la personnalité d’Alain Juppé et de sa démarche intellectuelle et politique.

La démarche d’Alain Juppé

Alain Juppé rené le honzecD’abord – et ce peut être un paradoxe pour ceux qui comme Nicolas Sarkozy insistent avec inélégance sur son âge -, Alain Juppé est, en tout cas depuis 2007, moins directement rattaché aux responsabilités publiques que certains autres qui le combattent. Je songe notamment à Nicolas Sarkozy et à François Fillon. Et même à Bruno Le Maire.

Alain Juppé est un homme d’expérience mais étrangement il me semble être épargné par le grief qu’il aurait déjà beaucoup servi. Pour une raison simple qui tient à sa personnalité. Celle de ses adversaires a connu des revirements, des métamorphoses, des agitations, de multiples changements proclamés – on ne les compte plus pour Nicolas Sarkozy -, des embardées brutales comme pour Bruno Le Maire, des dénonciations trop tardives et donc inutiles – c’est François Fillon -, une histoire et des phases contrastées.

Rien de tel pour le caractère d’Alain Juppé. Aussi critiquable que son être puisse apparaître pour certains, il n’a pas évolué à tort et à travers. Cette stabilité pourrait inquiéter dans un monde normalement paisible mais elle rassure profondément dans un univers déchiré, désordonné, empli de fusées éclairantes puis de retombées déprimantes.

Sa personnalité offre un point fixe alors que tout autour d’elle, de manière ostensible, ses rivaux nous offrent un spectacle divers et varié donnant l’impression qu’ils ont parcouru tant de chemins entre hier et aujourd’hui qu’on a vu qu’eux en train de les emprunter sans cesse. Alain Juppé n’est pas un homme du passé, pas plus que ses contradicteurs ne sont des hommes d’avenir. Il se tient et demeure, et ce n’est pas rien aujourd’hui.

Mais la cause fondamentale du malentendu sur les idées d’Alain Juppé, avec ce grief absurde qu’il serait mou ou ambigu, se rapporte à une conception de la vie publique qui nous sortirait des dogmes, des catéchismes et des visions confortablement antagonistes, pour faire advenir le triomphe de l’intelligence.

C’est en effet le primat donné à cette dernière qualité, à cette vivacité et à cette lucidité de l’esprit qui m’a frappé dans les entretiens denses qu’il a récemment accordés. Il ne s’agit plus d’appréhender les problèmes et les difficultés de la vie sociale, de notre vivre-ensemble, de la religion et du communautarisme, de la sécurité et de la justice par le biais de slogans sommaires et exclusifs mais par une approche fine, capable d’éviter une bêtise en gros au profit de justesses au détail.

Une réalité sur laquelle ne serait plus apposée l’idéologie du Tout ou Rien mais un pragmatisme mesurant le poids du présent et n’oubliant pas les échappées vers demain. La force ou la faiblesse de l’État ne serait plus une alternative mais seraient privilégiées l’intelligence et l’impartialité d’un côté contre les trop nombreuses foucades arbitraires, à la fermeté hémiplégique, de l’autre. Avec Calais comme lieu d’un déplorable exemple.

Ce qui nous manque, c’est un empirisme qui aurait encore une vision.

Alain Juppé n’est pas mon héros. Je n’ai pas l’âme inconditionnelle. Mais qu’on ne le sous-estime pas. S’il bat Nicolas Sarkozy demain, ce ne sera pas seulement à cause de ce dernier mais grâce à lui-même.

L’élévation d’Alain Juppé est le constat d’aujourd’hui et sera une chance pour demain.

Pour qui ne veut plus de Nicolas Sarkozy ni de François Hollande et ne souhaite pas la victoire de Marine Le Pen et du FN dont l’ascension est résistible.

À lire aussi :

Lire sur Contrepoints notre dossier consacré à Alain Juppé

Sur le web

  1. Il est clair qu’entre Sarko, Hollande et Marine je préfère Juppé.
    Certes aucune réforme ou courage à attendre de lui, je n’en attends rien.

    Mais toi de même il est le seul à pouvoir vaincre le FN d’une grosse marge grâce à sa capacité à rassembler de la droite à la gauche, et pendant un temps il permettrait d’apaiser les combats incessants droite/gauche, 5 ans de calme après des années Sarko et Hollande usantes.

    Pendant ces 5 ans de nouvelles personnalités LR plus jeunes, neuves, pourraient émerger et réformer la France dès 2022.

    Juppé est une mauvaise option pour 2017 mais la moins mauvaise de toute.

    1. Il n’y a qu’un scénario favorable, et il est extrémiste : Juppé est élu, prend Fillon comme premier ministre, et le soutient pour faire ses réformes. Sinon, ce sera 5 ans de calme de cimetière. La dette, la récession, le chômage et le déficit, à supposer qu’ils attendent 2017, n’attendront pas 5 ans de plus pour rendre la situation irrécupérable.

  2. avec une bonne campagne publicitaire vous pouvez vendre des vessies pour des lanternes , Juppé président est le denier gag a la mode , il ne devrait mème pas avoir le droit de se présenter avec son passé judiciaire

    1. magnifique résumé
      je n’aurais pas mieux dit !!!

    2. En 95, il a capitulé en rase campagne. Normalement c’est le conseil de guerre et la peine de mort.
      S’il a capitulé en 95, il capitulera à nouveau en 2017.

      1. ‘En 95, il a capitulé en rase campagne. Normalement c’est le conseil de guerre et la peine de mort.’

        On est pas dans l’armée, et vous vous trompez de date, on est pas en 1916 !

        Quant à Juppé sa seule utilité sera de faire barrage aux extrêmes, personne ne s’attend à voir des réformes ambitieuses.

        1. Et avec Bayrou comme premier ministre, ça aurait de la gueule, hein ! On croirait lire un discours de jeune giscardien…Raffarin, sors de ce corps !!

    3. D’accord avec vous

  3. Un repris de justice chef de l’armée et gardien de la,justice…

    J’espère qu’il aura la décence d’inscrire dans sa premiere decision la,fin du casier vierge pour des emplois subalternes.

    Un énarque… Sans doute le,meilleur d’entre eux… Reste un énarque qui n’aura jamais travaillé de sa vie… Ce n’est pas de lui que l’on risque une salutaire libération du joug de l’interventionnisme d’état.

    1. Pas d’accord sur le premier point quand on a été jugé et purgé sa peine, on est redevenu vierge et la société doit oublier, tout au moins la première fois.
      D’accord à 100% sur le second point. Si on parle de ré insertion et on doit s’en préoccuper, la règle actuelle est injuste et ridicule.
      Pour le reste je déteste autant que vous lenarchie, ses dérives et copinage, ces fonctionnaires politiciens professionnels. Mais a l’intérieur de cette caste il y a tout de même une certain hiérarchie et Jupe fait partie des meilleurs. Candidat par défaut ? Peut être mais si la droite nen trouve pas de meilleur, il faudra tout faire pour le faire élire. Ce sera, dans le pire des cas infiniment meilleur que de reconduire lhomme mou et bassement combinard en place actuellement.

      1. Pierre Kirool (futur émigré)

        « Pas d’accord sur le premier point quand on a été jugé et purgé sa peine, on est redevenu vierge et la société doit oublier, tout au moins la première fois. »

        Pas d’accord. Il ne s’agît pas de confier la gestion d’une pizzeria, mais celle du pays. Les Français doivent exiger de leur représentant la plus grande probité.

  4. Jupée sera peut être élu ,mais ce sera avec les voix de gauche dont il est le parfait représentant
    triste image pour la France représentée par ancien délinquant qui a une tres longue « expérience  » du pouvoir mou

  5. C’est l’une des raisons de mon expatriation, quitter ce beau pays qu’est la France habité par des idiots.

  6. Je suis atterré par cette article est certains commentaires.
    Juppé nous a été imposé par son réseau et les médias .
    Dans le monde modeste ou je vis personne ne se souvenait de lui.
    Le « microcosme » craint pour lui , Juppé est la roue de secours.
    Un casier vierge? oui, pas au sommet de l’état et pas plus à la mairie de Bordeaux. Le pragmatisme atteint ses limites quand il sombre dans la veulerie . Rappelez-vous: vous aurez la guerre est le déshonneur…
    Vous voulez sauvez le Titanic avec l’officier qui a falsifié les cartes et vendu les chaloupes de sauvetages . Il encore temps de défendre un candidat digne et compétent pour la fonction .Moi je pense à Lemaire…
    La « bande des quatres » Hollande, Sarkosy, Juppé, Le Pen C’est la « dead line » pour 2017 .Je me déplacerai pour voter façon anarchiste avec un bulletin :votez con vous n’avez pas le choix.

    1. Il est sorti en effet sur les médias du jour au lendemain sans que personne ne le réclame et alors que lui-même s’était présenté à la mairie de Bordeaux en disant qu’il se consacrerait entièrement à sa ville.
      J’interprète cela par le fait que Juppé est l’un des seuls à droite qui ne touchera pas au système politico- syndico- médiatique verrouillé par les énarques. Comme Chirac dont il se réclame. Et même s’il fait quelques réformes à la marge.

    2. Bruno Lemaire était bien parti… Puis à force de zigzag… Il a perdu toute crédibilité.

      L’entendre parler de ce non évenement qu’est le remaniement, ou de ce qu’il faudrait faire pour l’agriculture ( et c’est pas comme si il l’avait été, ministre de l’agriculture lors de la decision de la fin de la pac) …

      Dommage

  7. Alain Juppé de droite : elle est bien bonne ! Au mieux il est socialiste de droite !

    C’est une baudruche médiatique qui finira par se dégonfler.

    1. Bien vu !

  8. Un repris de justice absous par un ancien juge. Bon c’est un article de Bilger après tout…

  9. Il est amusant d’entendre parler de la « stabilité » d’Alain Juppé quand on voit ce qu’il défendait au RPR en matière d’immigration au début des années 90 et ce qu’il défend aujourd’hui 25 ans après : exactement l’opposé.
    La seule chose dans laquelle il est constant, est la volonté de pouvoir juste pour le pouvoir. Cet homme qu’on me présente comme un homme du renouveau, est entré dans un gouvernement avant que je n’entre en maternelle. Et je vais avoir bientôt 33 ans !

    Non, cet homme est un des plus beau représentant de la classe politique qui depuis 40 ans hante les arcanes du pouvoir, qui nous a mis dans la situation où nous sommes et qui prétend encore avoir des solutions neuves, alors que ce ne sont que des immondes rafistolages d’étatisme et de socialisme mal camouflés !

  10. Juppé, c’est la certitude qu’il ne se passera rien. Et comme il est indispensable qu’il se passe quelque chose, sauf à vouloir se suicider, il me semble nécessaire de trouver un autre candidat. Le Maire est porteur d’espoir car plus neuf mais c’est risqué. Fillon a un programme ambitieux trop peut être pour les Français et le personnel politique.

  11. Belle déclaration d’amour mais l’amour n’a qu’un temps. Philippe Bilger serait vite déçu.

    Que Juppé soit lucide, fasse preuve de constance dans ses convictions, qu’il n’ait pas la mollesse d’un centriste, c’est très possible. Mais qu’il soit plus droit dans ses bottes que mou dans ses charentaises ne changera rien, il ne pourra pas réformer demain ce qu’il n’a pas pu réformer hier.
    Le seul qui a tiré les leçons de l’immobilisme en France et compris la bonne méthode est Fillon.

    Car oui, une majorité de Français, politiques compris, ont saisi la nécéssité et l’urgence de réformer notre État et l’environnement économique de nos entreprises. Et les Français sont capables dans un élan de renverser des montagnes.
    Sauf que sur la durée les forces d’inertie considérables, syndicats et lobbys corporatistes, menacent, manifestent, bloquent et, au final, l’emportent. Les promesses de réforme font pshittt.

    La bonne méthode préconisée par Fillon : un programme présidentiel réformiste et détaillé, la présidentielle vaudra referendum sur ces mesures à adopter dès les lendemains du vote présidentiel.
    Impossible alors aux forces conservatrices de réfuter le vote démocratique.

  12. Bonjour – On parle beaucoup des problèmes judiciaire. François Mittérrand a eu lui aussi des problèmes « l’affaire de l’observatoire » – Jacques Chirac il n’y a pas si longtemps – Je crois me souvenir que Alain Juppé a payé pour les autres en protégeant le Président de la République – Il a été courageux

  13. A ce jour, Juppé s’est lancé et anime une machine très dynamique, avec pas mal de monde autour de lui, en dehors des Républicains où Nicolas Sarkozy tente d’exister. Pour la primaire, Nicolas Sarkozy sera sans doute aidé par sa connaissance du parti qu’il a récemment repris.

    Juppé a fait depuis son départ un parcours sans faute, tout en s’exprimant régulièrement sur quelques grands sujets. Je sais qu’il fait travailler des équipes sur des sujets importants et qu’il sortira ses projets en temps voulu.

    Notez que Benoist APPARU a affirmé sur Twitter ce jour que chaque candidat à la primaire aurait son propre programme, en clair ceci veut dire qu’un éventuel programme élaboré par les Républicains avant la primaire ne sera pas accepté par AJ…

    On peut certes s’interroger sur notre incapacité à avoir à droite un candidat plus jeune, plus fringant, un quadra ou un quinqua… Peut être que la structure de nos formations politiques ne le permet pas, que certains politiques empêchent d’autres de monter. Le cumul des mandats en est aussi une cause. Quand on voit un ministre rester en place au conseil régional, on se dit qu’il y aurait place pour deux élus qui bosseraient tous deux… Pas mal de politiques se positionnent également non pas pour 2017 mais pour 2022, je pense à Bruno Le Maire, à Benoist Apparu, à NKM tandis que d’autres préferrent, pour l’instant, leur présidence de région à un hypothétique poste, tel Xavier Bertrand ou Valérie Pecresse.

    Le combat entre AJ et NS risque d’être serré durant la période allant jusqu’en novembre 2016. Mais certains outsiders peuvent changer la donne : imaginons que FF qui reste assez loin dans les sondages, bien que montant peu à peu, annonce qu’il se retire et soutiendra AJ, qu’ils ont fait ensemble un « programme commun », terme qui reviendrait à la mode, car FF a lui aussi un vrai programme, c’en serait quasiment fini des chances de NS, notamment si ce ralliement se fait tard, près de la primaire. Et si un ou deux autres « petits candidats » faisaient de même, au nom de la nécessité d’une UNION de la droite élargie, AJ sera désigné dans un fauteuil. Et il abordera les cinq mois qui suivent avec plus de sérénité.

    Alors politique fiction ou réalité ? Wait & see..

  14. Juppé-la-Poisse ferait prendre un risque à son camp car il arriverait troisième à cause de son grand écart et ses louvoiements.
    La gauche se retrouvera, comme d’habitude, surtout avec le retour des écologistes au gouvernement ( bien vu Flamby ! ) et la vraie droite préfèrera le FN au nouvel imam de Bordeaux.

Les commentaires sont fermés.