9 vérités sur le chômage pour François Hollande

Publié Par Hector Allain, le dans Travail & emploi

Par Hector Allain

SDF - Sans emploi - Chômage (Domaine public)

SDF – Sans emploi – Chômage (Domaine public)

Les premières déclarations de Myriam El Khomri, le nouveau ministre du Travail, ne m’ont pas convaincu. Rien de nouveau sous le soleil. En tant qu’entrepreneur, le discours ambiant sur le chômage me désespère. On hésite entre les incantations déconnectées du réel et les jérémiades fatalistes. Il est rare cependant que l’on demande aux chefs d’entreprise leur avis sur la question du chômage. C’est l’objet de cet article.

1. Le coût du travail est bien la cause n°1 du chômage de masse

On taxe les cigarettes pour décourager les fumeurs et ça fonctionne. On taxe le travail pour décourager les emplois, et ça fonctionne également : l’économie ne fournit pas assez de jobs. Notre taxation du travail est l’une des plus élevées au monde, de l’ordre de 80% sur le net, contre moins de 20% en Angleterre. Difficile de lutter !

La différenciation par la qualité – l’argument des politiques de gauche pour justifier une pression fiscale exorbitante – est une option mais qui n’est valable que pour certains secteurs de l’économie comme le luxe. Par ailleurs, les entreprises françaises, davantage taxées que leurs concurrentes européennes, n’ont souvent pas assez de marges pour se différencier par le haut.

2. L’assistanat est une usine à chômeurs

Tous les recruteurs le confirmeront… Il n’est pas rare d’entendre des chercheurs d’emploi décliner un entretien parce qu’un poste se situe 3 stations de métro trop loin de leur domicile ou parce qu’ils perdraient de l’argent en travaillant. Ce n’est pas une légende urbaine mais un constat.

Avec une politique d’assistanat parmi les plus généreuses du monde, nous avons rendu le marché du chômage plus attractif que le marché du travail. Les résultats sont là. On assiste maintenant à des plans de carrières en pointillé : 6 mois de travail histoire de recharger ses droits au chômage, suivis de 6 mois de vacances. De nombreuses personnes s’enfoncent ainsi insidieusement dans la passivité, atteignant ainsi un point de non retour. La durée très longue de l’indemnisation chômage est un cadeau empoisonné pour cette raison. À force d’attendre le job idéal, de nombreux demandeurs finissent par se trouver hors jeu.

3. Le système éducatif échoue 2 fois, sur la compétence, et sur le développement des bonnes attitudes

On manque de compétences dans l’informatique, mais aussi la chaudronnerie (qui œuvrent par exemple pour l’aéronautique) ou la boucherie. Nous sommes aussi incapables de recycler efficacement des personnes d’un bon niveau mais dont les compétences doivent être adaptées. Sait-on qu’après 6 mois, de nombreux diplômés bac+5 pourraient devenir programmeurs avec un bon salaire à la clé ?

Au risque de paraître vieux jeu, le chômage c’est surtout un problème d’attitude. Au-delà du diplôme, les qualités requises pour réussir dans l’entreprise sont simples : éthique du travail, combativité, envie d’apprendre, et un relationnel positif.

Or, l’Éducation nationale, relayée par les médias et les politiques, développe une vision négative du monde du travail. Dans les manuels scolaires, l’entreprise fait l’objet d’aigreurs, de rancunes et d’un profond pessimisme. On est resté dans la mythologie de Germinal, un état d’esprit qui rend difficilement employable ceux qui n’arrivent pas à prendre du recul.

4. Pôle emploi mérite sa triste réputation

Il y a des millions de chômeurs en France, mais recruter un comptable reste lourd et complexe. Soyons honnête, Pôle Emploi n’apporte pas grand chose aux entreprises. Trouver le bon interlocuteur dans cette organisation est difficile. Le site web de Pôle Emploi est aussi conçu en dépit du bon sens. Si on se risque à l’utiliser, c’est un tsunami de CV sans aucun rapport avec l’annonce que l’on devra affronter. Pour l’employeur, Pôle emploi représente une perte de temps sur toute la ligne. Il faut privatiser ce service car il est trop important pour être abandonné à des fonctionnaires.

5. La diversité n’est pas encore généralisée dans les faits

Abordons un tabou. Les entreprises ne jouent pas suffisamment le jeu de la diversité. Elles privent ainsi le pays de nombreux talents. Le taux de chômage exorbitant de certaines populations issues de l’immigration n’a pas une explication simple. On ne saurait uniquement blâmer les chefs d’entreprises même s’ils doivent évoluer. Dans un contexte répressif voire haineux à leur égard, les employeurs tendent à limiter tous les risques. Ils choisissent donc souvent des profils types qui leur ressemblent.

Soulignons également un point. Bon nombre des jeunes de banlieue, malgré leur énergie et leurs qualités, ne maîtrisent pas les codes, ni l’attitude nécessaires à une intégration réussie dans une entreprise. Parler franchement de ce problème serait déjà un bon pas vers la solution.

6. L’hémorragie de cerveaux est une maladie silencieuse mais mortelle à terme

Notre pays se vide de ses talents. Une étude du site Linkedin montre que nous sommes l’un des pays les plus touchés par le Braindrain, après l’Inde. Inquiétant. L’économie entre dans une phase de mutation intense et la plupart des emplois de demain n’existent pas encore. Nous hypothéquons l’économie du futur.

Le discours de gauche classique qui consiste à tout miser sur la formation est intéressant mais sans un contexte positif pour les entreprises, il s’agit d’une illusion. Les jeunes générations sont extrêmement mobiles. Notre effort de formation bénéficie actuellement à des pays qui captent mieux les talents.

7. Les aides publiques sont souvent toxiques

Chasser les aides prend du temps et fait courir des risques à une entreprise : un crédit impôt recherche, c’est un contrôle fiscal garanti, tout le monde le sait. La part d’arbitraire est importante et fait peser une épée de Damoclès sur les entrepreneurs.

Une partie des aides aboutissent donc dans les poches de grands groupes : grâce à des services juridiques performants, elles peuvent parler d’égal à égal avec l’administration fiscale. Les petites entreprises s’en remettent souvent à des « chasseurs de primes » qui se payent en prenant une quote-part des aides collectées, parfois jusqu’à 20%. Ces officines sans grande valeur ajoutée d’un point de vue économique captent une partie non négligeable de l’aide publique.

Les aides posent aussi un problème, d’ordre idéologique cette fois. Elles font apparaître les chefs d’entreprise comme d’horribles profiteurs, nourrissant ainsi un discours hostile à leur encontre.

8. Pour simplifier l’économie, il faut réduire le nombre de fonctionnaires

Malgré les progrès de l’e-administration, notre pays reste trop complexe : professions protégées, règles en tout genre restreignant l’activité, difficultés à obtenir des autorisations notamment pour les permis de construire. La création d’une société commerciale nécessite encore des échanges de documents-papier, un comble en 2015.

Cette complexité est coûteuse, mais elle ralentit aussi l’économie, une faiblesse mortelle dans un monde qui va de plus en plus vite. Tous les entrepreneurs font le même constat : à chaque fois que l’on simplifie d’un côté, on ajoute de nouvelles complexités de l’autre. La machine administrative est vindicative. Le problème ne sera pas résolu par des déclarations d’intention ou par des réformes. C’est humain, les fonctionnaires justifient leur raison d’être en créant des règles et des occasions de contrôle. Nous ne pourrons simplifier la vie des Français qu’en éliminant des postes de fonctionnaires.

9. La gestion paritaire sclérose le pays

On se plaint depuis des années de nos 3500 pages de Code du travail mais personne n’agit. Si les choses restent en l’état, c’est que les règles sont déterminées soit par les parlementaires, soit par des syndicats peu représentatifs, fortement implantés dans le secteur public. Le système paritaire a montré sa capacité à défendre les employés, aux dépens de la création d’emploi. Il a été créé à une époque où fumer dans les salles de classe était encore possible, où conduire ivre et sans ceinture de sécurité n’était pas pénalisé. Il est temps de tourner la page.

***

Ce tableau est assez noir mais lucide. Si nous n’agissons pas, nous serons rapidement poussés à la crise financière dès que les taux d’intérêt remonteront. C’est une question d’années, peut-être de mois. Un cercle vertueux est pourtant possible : parvenir à réduire le coût de l’État, couper drastiquement l’assistanat permettraient de créer un immense appel d’air au niveau de l’emploi qui remplira alors les caisses de la nation. Les politiques étant discrédités, il faudra que la population prenne les choses en main. Cela passe par un effort d’éducation ; cet article étant une modeste contribution nécessitant évidemment d’être enrichie.

A lire aussi :


Hector Allain a développé la thèse de l’obsolescence de l’État dans son livre À la découverte du fabuleux miracle français.

  1. Excellent post qui dit la vérité, et donc rien de nouveau. Comment voulez vous que les armées de branleurs qui festoient sur vos impôts soient sensibles à ces argument? Comment voulez vous que les hommes politiques qui font partie du banquet soient convaincus? Je suis désolé mais il n’y a que trois solutions: La grève fiscale (qui comme dit Schweitzer n’aura pas lieu, dommage, ce serait la meilleure solution), la révolution, c’est à dire le terrorisme (qui n’a pas envie de poser une bombe à Bercy? Mais en même temps, qui a envie de tuer des innocents au passage?), ou se barrer du champ de tir des sales rouges. Barrez vous si ce n’est déjà fait.

  2. Très cher Monsieur,

    A la lecture de votre billet, je me suis dit « Pov’ chou »

    Et puis je me suis rappelé qu’à 40 ans à peine passés, avec un CV plutôt fourni, j’ai recherché du travail auprès d’employeurs que vous décrivez comme parfaits. Pourtant ce qui en est ressorti est que j’étais ou trop vieux ou trop cher (eu égard à mon expérience et aux postes) ou trop expérimenté pour le poste (ie sous-payé par rapport à mon expérience donc sur le départ à la 1ère occasion) ou pas assez expérimenté pour le poste (et la motivation alors?) Mais la palme revient tout de même à un ancien cadre FT ayant monté sa boîte pour qui j’étais, après une bardée de tests et entretiens, tout simplement et sans aucun doute le meilleur profil… Cependant, grâce à un autre chômeur, il obtenait plus d’Aide au Retour à l’Emploi… Difficile de lutter!!!

    Alors cher monsieur, avant de balayer devant la porte des autres, balayez un peu devant la porte de vos amis entrepreneurs. L’assistanat, vos petits camarades entrepreneurs en profitent tout autant. Mais là, bien évidemment c’est normal car il en va de la survie de l’entreprise.

    1. @Nice Olivier:
      Donc si je résume, vous vouliez un emploi et si vous n’en trouviez pas c’était de la faute de ceux qui en créent… Lol… Juste lol…

      Les entrepreneurs ne sont pas tous des idéalistes libéraux qui vomissent les subventions (hélas). Par contre ce sont tous des vaches à lait de l’Etat qui payent à n’en plus finir des impots et taxes. Alors si effectivement ils peuvent en récupérer de temps à autres, je comprend qu’ils le fassent. De meme il ne me semble pas que vous ayez craché sur vos allocations chomage dans l’espoir de faire baisser la contriante sur l’emploi.

      Ceci dit, vous avez raison sur un point: Cet article ne parle pas des croonies, et pourtant ils éxistent, sont nombreux, et franchement nuisibles. Les entrepreneurs pourris qui ont toujours besoin que l’on taxe ceci ou cela pour les aider, ou qu’on subventionne leur « belle entreprise qu’elle crée des emploi ».

      Une entreprise subventionnée DÉTRUIT des emplois. Au mieux elle crée autant d’emploi par les subventions qu’elle en détruit par les impôts qu’elle engendre. Effectivement les croonies empirent le problème et donnent une très belle excuse aux profiteurs du système d’assurance chômage. Mais ce n’est rien de plus qu’une excuse à deux balles. La médiocrité des uns n’excuse pas celle des autres.

      1. Ayn Rand disait que les pires ennemis du capitalisme, ce sont des capitalistes.

      2. @Mich

        Désolé mais je suis dans le même cas que Nice Olivier a une différence prêt, je suis ancien chef d’entreprise sans donc la moindre allocation.
        A chaque poste où mon profil répondait à « merveille » la place a été donnée a un stagiaire ou un salarié avec aide.
        Avoir 50ans et chercher du travail c’est loin d’être une sinécure et un bonheur d’assisté

      3. L’ Etat ,les politiques, le Medef et certains entrepreneurs sont responsable de la situation économique, le point de vue de cet article est minoritaire malheureusement: les chomeurs font comme les plus riches et les grosses boites, ils sont rationnels et ils optimisent au max. Le statut d’entrepreneur n’ est positif que pour les entrepreneurs, au final c’est encore un statut qu’ on rajoute au dessus d’un mille feuille de statuts. Et puis le seul fautif n’ est pas que Pôle Emploi mais les entreprises aussi: cb de postes à pourvoir dans des emplois non qualifiés avec des contrats de profesionalisation à la con du genre vous etes payés 2/3 du smic pendant 1 an, mon cul oui! Mon premier job c etait manutentionnaire-receptionniste-magazinier dans une clinique etant en licence d’ histoire autant dire que cet unnivers etait aussi etranger que mars, aucune experience pourtant au bout de 6 mois on me proposait un cdi, j’ ai refusé etant etudiant mais ca m’ a apporté beaucoup pour la suite. Du travail yen a faut juste ce bouger le cul, après etre entrepreneur c’ est pas du tout donner à tout le monde. On peut etre un genie en programmation est etre incapable de montant une boite specialisé dans la progra de logiciel et de gerer des salariés et c’ est generalisable a tous les metiers. Tout le monde ne peut etre entrepreneur il faut de tout, des salariés des independants, des patrons etc…

      4. « Donc si je résume, vous vouliez un emploi et si vous n’en trouviez pas c’était de la faute de ceux qui en créent… Lol… Juste lol… »

        Si c’est tout ce que vous avez retenu… Effectivement, LOL!!!

        1. « Si c’est tout ce que vous avez retenu… »

          Moi je retiens – car c’est la conclusion de votre commentaire – que vous considérez les employeurs responsables ou même coupable des subventions qu’ils reçoivent …

          J’ai souvent eu des doutes sur les décisions de mes employeurs, mais j’ai toujours considéré que la finalité économique primait. Vous pouvez donc considérer qu’il se trompe et que vous auriez été plus rentable mais pas de refuser de mettre en danger sa boite par des considérations politiques.

      5. Le problème de la situation actuelle du marché de l’emploie c’est qu’il y a pléthore s’offre et très peu de demande. Imaginer vous devant un étalage de pomme. Il y a 3-4 pommes disponible est 10 personnes derrière vous pour en acheter; vous prendre les pommes dispo sans plus regarder leur état. Si a contrario il y a une montagne de pomme et que vous êtes seul devant celle ci vous aller passer 10 mn à choisir les plus belles. Remplacer les acheteurs par les entreprises et les pommes par les demandeurs d’emplois.
        Un employeur qui reçoit 150 CV pour un poste peut se permettre de faire la fine bouche, on peut le déplorer mais c’est humain. De plus sachant la difficultés et les couts d’un licenciement l’erreur de casting est exclue donc deuxième obstacle. Enfin étant donné le cout d’un employé si on additionne toutes les charges directe et indirecte il n’est pas question de prendre le moindre risque dans le recrutement.
        Faites baisser le cout du travail, supprimer les obstacles au licenciement permettre de crée de l’emploie. Moins de chômeurs disponible permettra à ceux qui cherche du travail d’avoir plus de chance d’en retrouvé car lorsque la main d’œuvre se faire rare les patrons sont moins regardant.

    2. Vous faites une erreur d’analyse. L’auteur a parfaitement raison, et si à 40 ans vous êtes « trop vieux » (j’entends déjà ça à 31 ans dans mon secteur d’activité)…c’est que votre salaire réel employeur équivaut peu ou prou à celui de deux petits jeunes…et même si ces derniers sont probablement moins bons ou moins expérimentés, deux personnes ont en général une force de travail supérieure à une personne seule.

      Le problème se situe donc bien dans le coût du travail, notamment dans le delta immense qui sépare le coût réel employeur et le salaire net du salarié…

      1. Lol vous aussi, il n’est pas plus responsable de cet inconvenient que vous citez que l’entrepreneur qui a ecrit l’article. Vous insinuez qu’il devrait convaincre son employeur à le payer 20 ou 30% moins cher pour etre embauché? Le problème c’est la dilution de la responsabilité qui fait qu’ au finale tout le monde rejette la faute sur tout le monde. Les patrons sur l’Etat, l’Etat sur les entreprises, les politiques sur les chomeurs, qui rejettent la faute sur les immigrés ainsi de suite bref, un serpent qui se mord la queue.

        1. Je pense que nous ne devons pas parler la même langue.

          Si pour embaucher chaque junior je dois débourser au 70k (pour un salaire net de 35k) et que ces derniers sont ne serait-ce que 10% plus productifs qu’un sénior me coutant 140k (pour un salaire net net de l’ordre de 60k), pourquoi devrais-je embaucher le sénior ? Le problème soulevé ici est lié au fait que plus les salaires sont élevés, plus les charges deviennent exponentielles et plus il est difficile de justifier l’embauche d’un sénior. Pour résumer : il m’est impossible de proposer le niveau de rémunération nette que le sénior est en droit d’attendre sans compromettre la bonne marche de mon entreprise.

          Le seul responsable de cette situation est bien donc bien l’Etat qui se montre chaque jour plus gourmand pour des prestations chaque jour plus lamentables…comment par exemple justifier que si je choisis d’embaucher ledit sénior, ce dernier doive verser à la sécu plusieurs milliers d’euros pour se voir rembourser sa paire de lunette 6€ ?

          1. Ben non… Le taux de charges est à peu de chose prés le même, un vieux coutera toujours plus cher qu’un jeune…

            A vouloir toujours « charger » l’Etat, on en arrive à avoir de mauvais raisonnements.

            1. Décidément vous avez vraiment un problème d’analyse.

              Même si le mot « exponentiel » de Charles n’était pas le mieux choisi, la question posée concerne le fait que la cotisation maladie d’un salarié devrait être fixe en montant et non proportionnel au salaire.
              Votre assurance auto ne vous demande pas votre feuille de paie pour établir votre cotisation, ni votre boulanger.

              1. Mais mais mais les vilains riches ne paieraient plus pour les gentils pauvres alors????

              2. Chuuuuut – vous allez donner des idées à certaines personnes au gouvernement

    3. Nice-oliver, il semble que vous n’ayez pas tiré les bonnes conclusions des faits que vous rapportez.
      Comme quoi, même en ayant fait des études, ça ne garantit pas des capacités d’analyse correctes.
      Perso, avec un tel raisonnement, je ne vous embaucherais pas. Vous essayeriez de résoudre les problèmes sans vous en prendre aux causes. Je peux développer avec un exemple si nécessaire.

      1. Ahah et comment pourrait il s’enprendre aux causes? A ce jeu on finit par accepter tout et n’importe quoi pour avoir un job lol.

        1. Visiblement, vous ce n’est pas les capacités d’analyse qui vous manquent, ce sont aussi les capacités de compréhension d’un texte simple.
          Je parlais de résoudre des problèmes dans le cadre de ses activités professionnelles.

          Exemple à votre attention :

          Jean, 23 ans habitant Paris et venant en métro au travail n’arrive pas à remplir une citerne :
          Choix 1 : Jean doit augmenter le débit de remplissage
          Choix 2 : Jean doit colmater la fuite vu qu’il a les pieds dans l’acide sulfurique

          1. Osef de votre analyse votre exemple illustre le ridicule de votre pretention.

      2. Le ridicule ne tuant pas… développez!!! je vous donnerai alors la suite du programme… qui finira de vous ridiculiser.

        1. Encore une erreur d’analyse.

      3. Les bonnes conclusions? vos conclusions n’ engagent que vs. Tous le monde parle de tirer les bonnes conclusions depuis des lustres et rien avance, votre opinion est personnel ne l’imposer pas aux autres svp

      4. On peut vous retourner le commentaire: je n’ irai pas travailler pour vous. Comme si il avait le pouvoir de faire baisser les charges de son futur employeur si il l’embauche. En fait le constat simple: il coute sans doute trop cher mais il n’ y est pour rien. Quand aux prestations qu’ il touche le systeme est fait ainsi, si vous voulez que ca change faites de la politique, reformez le système. Le credit impot recherche etait une aberration, personne ne l’ a refusé: il touche des alloc chomage, les patrons sont gaves de subventions et d’exonerations. Et puis dans tous les, cas la situation d’un auto-entrepreneur n’est pas pire que celle d’ un chomeur d’ un point de vu economique et social. J’entend aucun patron raler contre les subventions, les exonerations de charge

        1. Tout à fait Kamarade, l’état doit réinventer les réalités économiques et imposer ces nouvelles réalités bien planifiées aux méchants patrons …

    4. Ce que vous dites est tout a fait vrai:
      Les employeurs sont
      – accro aux aides qui engendrent des effets pervers
      – tres frileux en recrutement.

      Si vous y reflechissez bien, c’est un effet direct des points:
      7. Les aides publiques sont souvent toxiques
      1. Le coût du travail eleve

      L’article ne me parait pas etre specifiquement une charge opposant employes et employeurs. Tout le monde est concerne par chacun de ces points.

      1. Il faut ajouter le fait que licencier quelques un est long et pénible ce qui fait réfléchir quand on veut engager

        1. Tout à fait faux
          Du moins si on se contente de vouloir licencier une ou deux personnes par an et que la boite fait moins de 50 salariés.
          Rien de plus facile que de virer des salariés dont la « tronche ne vous revient pas », que vous trouvez subitement incompétents ou tout simplement inutiles (au sens valeur ajoutée insuffisante).
          Le problème est que les employeurs ne savent pas licencier et que depuis une 20aines d’années les responsables RH sortent plus de cursus type école de commerce que d’études juridiques type droit des contrats et droit du travail.
          Licencier est très simple, il suffit de prendre son temps, blinder son dossier et accepter de lâcher l’équivalent de 3 mois de salaire brut.
          Si on oublie l’incompétence quasi généralisée des responsables RH, les problèmes des employeurs qui veulent licencier sont liés à leur amateurisme et leur impatience à virer le salarié dont ils veulent se débarrasser et parfois de viser un licenciement low cost qui in fine leur coûtera 3 à 4 fois plus cher en frais d’avocat.

          1. « Licencier est très simple, il suffit de prendre son temps, blinder son dossier et accepter de lâcher l’équivalent de 3 mois de salaire brut. »

            Après le mot « simple », tout ce qui suit dans votre phrase montre précisément que c’est compliqué (et coûteux).

            Je suis en Suisse, ici, pas besoin de prendre son temps, on licencie pour la fin du mois suivant, et si l’employé est en faute, le licenciement peut-être immédiat.

            En Suisse, pas besoin de blinder son dossier, on licencie comme on veut avec un motif économique, même pas besoin de faire de la perte, il suffit qu’on considère que le job ouvert n’est pas profitable comme on l’aurait souhaité. D’ailleurs, blinder son dossier, ça veut aussi dire le plus souvent devoir prendre un avocat. Quand on en est à devoir payer des avocats pour pratiquement chaque licenciement, c’est qu’il y a un problème de complexité.

            Finalement, en Suisse il n’y a pas d’indemnités à lâcher, sauf dans certains cas particuliers, soit parce que l’employé a pu prouver qu’on l’a licencié sur un motif abusif (la couleur de peau, la religion, etc), soit parce qu’avec de nombreuses années de service il peut avoir droit à un ou deux mois de salaire tout au plus selon
            les conventions, et encore, c’est si le licenciement ne se fait pas sur faute de l’employé.

            De dire qu’en France c’est simple quand il faut prendre son temps, blinder son dossier et lâcher trois mois de salaire brut, donc six mois de salaire net, c’est assez ridicule en comparaison à la Suisse.

            Et c’est encore pas assez simple à mon goût. Je reviens de Dubaï où j’ai un ami qui a tout fermé en Suisse et tout rouvert là-bas, je vous dis pas la différence, même la Suisse semble compliquée vu de là-bas.

            Ce qui est simple, c’est de pouvoir mettre un terme à un contrat de durée tout de suite sans avoir besoin de trouver des raisons autres que celle qui consiste à dire qu’on veut sortir du contrat et sans avoir à lâcher du pognon en plus.

            1. Bonjour;
              et oui vous etes dans un des pays les plus civilisé au monde PRAGMATIQUE et heureusement pas pollué par des chimères gauchistes d ‘un autre age qui, règnent encore en France

          2. Une entreprise n’a pas seulement une dimension commerciale et juridique : elle a aussi une dimension humaine. Plus le chômage est grand et plus l’ensemble des personnels considère que garder son boulot est un droit, y compris pour les boulets ou les redondants et plus vous cassez l’ambiance et la motivation dans l’entreprise.

            Vous savez ce que veut dire « make redundant » en anglais. Quelque part il nous manque l’acceptation de l’idée que l’on peut être amené à quitter une entreprise et que c’est un jeu « normal ». C’est une cause de plus de chômage par rapport aux US.

      2. La France est devenu une sorte d’URSS. Plus personne ne crois au système mais personne n’imagine non plus qu’il puisse changer donc chacun essai de s’en sortir le moins mal possible. C’est une société médiocre qui fabrique des médiocres à tous les niveaux. Une société de petit joueurs qui recherchent de petits gains. Tous comme en URSS les seuls qui en profitent se sont qui appartiennent à l’appareil d’état et les grandes entreprises qui ne sont en définitives que des excroissances de l’état, bref les apparatchiks.

    5. « j’ai recherché du travail auprès d’employeurs que vous décrivez comme parfaits. »

      A quel endroit de l’article, exactement?

    6. Si à 40 ans on est « trop vieux », c’est la conséquence direct de la frilosité induite par la complexité du droit du travail en France, qui fait que les employeurs excluent par défaut les gens qui risquent d’être un peu moins productifs: la conséquence est une productivité horaire élevée en France et un chômage de masse, directement liée à toutes ces exclusions.

      1. C’est surtout qu’à partir de 50 ans puis 55 ans il est plus difficile de licencier même pour de bonnes raisons.

        1. Ca fait partie de la complexité dont je parlais 🙂

      2. Conclusion: un ingénieur est productif entre 23 ans et 40 ans. c’est court !!! 😉

    7. @ Nice-Oliver,

      Comme tout les autres, les chefs d’entreprises ne sont pas des sur-hommes. Vous avez raison en cela.

      Mais savez-vous aussi le danger pour les entreprises que représente une embauche ? Car c’est ça le problème : Embaucher n’est pas une opération positive, une richesse, pour une entreprise c’est au mieux un pis-aller. C’est grave !

      Donc les entrepreneurs se blindent de toutes parts. Ils y en a même qui font appelle à des astrologues pour calculer si un candidat est compatible avec leur entreprise !

      Et tout ça pour une unique raison, le non respect de l’égalité juridique entre les parties : employeurs / salariés. Licencier un salarié a un coût prohibitif. Cela n’empêche pas les licenciements, mais cela empêche l’embauche.

      C’est le même problème avec la « protection » des locataires. Les propriétaires ont tellement peur de se retrouver coincés avec des mauvais payeurs, que soit ils ne louent tout simplement pas, soit ils demandent des garanties abracadabrantesques.

      Donc, les remarques de l’auteur de l’article sont totalement légitimes.

      Si, ne serait-ce que les syndicats n’avaient pour seules ressources que les cotisations de salariés, et étaient tenus d’avoir une comptabilité loyale et transparente, une grande partie du problème serait résolu.

      L’autre partie étant la baisse drastique du coût de l’état, en supprimant une grande partie des postes de fonctionnaires.

      L’embauche de collaborateurs redeviendrait une richesse pour les entreprises.

    8. « a la lecture de votre billet », et bien a priori, vous ne l’avez pas lu… point 5 et 7 par exemple.
      On est tous conscient que les patrons ne jouent pas à 100% le jeux, maintenant, ils ne le jouent pas, pourquoi ? Pourquoi prennent-ils ses aberrations de subventions ? Tout simplement car nous sommes le pays qui impose le plus les entreprises (2eme européen avec 68%). Donc les patrons de TPE, PME veulent tout de meme faire survivre leurs entreprises et ce qu’ils ont créé et donc prennent la main de satan, celle-la meme qui les tue. C’est un cercle vicieux. Et je ne parle pas de ceux qui ont fait en sorte que ces subventions existent… des salariés comme les autres (ce ne sont donc pas des patrons, mais des dirigeants), qui dirigent les très grandes entreprises. Eux ont demander a leur pote politique de créer ces monstres que sont les subventions.

      Qui a dit que les employeurs sont parfaits ? Vous fantasmer votre lecture, ou/et vous le regarder de façon très engagé.

      Et pour finir, quand j’ai lu votre commentaire je me suis dit « Pauv’ Chou »….

      1. Conclusion: Personne ne joue le le jeu

    9. Mitch et Charles.w répondent juste, les expériences de ceux qui critiquent l’article ne font en réalité que l’étayer.
      C’est bien le coût du travail et l’assistanat qui réduisent les postes à pourvoir pour les personnes expérimentées et qui vous mettent dans cette situation.
      Et soyons clairs, à 32 ans bientôt et pourtant parfaitement bien installé à mon compte, je suis encore démarché tous les mois pour de très bons postes. Quand on est vraiment bon et/ou motivé, on fait la différence, même passivement.
      En France, à force d’assistanat, on a fini par développé cette pensée unique consistant à croire que tout nous est du si on a bien rempli le formulaire.

      Le fait même que vous n’ayez pas compris que votre situation est le reflet exact de ce qui est dit dans l’article est déjà une piste non négligeable sur vos échecs à retrouver un emploi. Un CV ou de la motivation ne remplace pas le devoir de réfléchir.
      Attention, je ne dis pas ça méchamment, je vous souhaite sincèrement de retrouver du travail. Les personnes qui souhaitent sincèrement travailler se font suffisamment rares de nos jours.

      1. « Quand on est vraiment bon et/ou motivé, on fait la différence, même passivement. »
        Vous simplifiez malheureusement à l’extrême et c’est dommage. Peut-être qu’à votre âge vous avez toujours fait le même type de travail et ainsi votre parcours est fluide et presque banal (pas péjoratif), c’est ce genre de parcours que recherche les entreprises.

        A votre âge, après une petite dizaine d’année d’expérience pendant laquelle, tout comme vous, je n’avais jamais de problème à trouver un job dans mon domaine, ayant même le luxe d’avoir le choix de l’entreprise, j’ai décidé de faire tout autre chose pour me consacrer à une passion, j’ai créé mon business mais comme chacun sait avec l’état français, plus on travaille moins on en gagne, disons aussi que le secteur d’activité n’est pas spécialement rémunérateur non plus, bref !
        Il fallait faire un choix et j’ai mis de coté cette passion par pragmatisme pour revenir dans le métier (que j’apprécie par ailleurs) qui m’avait toujours réussi, seulement voilà, ça ne convient pas aux entreprises, ce parcours est atypique et peu banal. Pourtant cette partie de mon cv qui me permettait il y a 5 ans d’avoir l’embarra du choix est totalement occultée par cette seule expérience entrepreneuriale ne correspondant pas au métier (celui d’avant) visé, toute mon expérience passée n’existe plus et j’ai parfois même été conditionné comme un jeune diplômé.
        Disons que tous les prétextes sont bons pour écarter une personne qui a osé prendre des initiatives de sa vie. Ma place est à l’étranger.

      2. N’ayez pas d’inquiétude pour moi, je suis indépendant depuis quelques années maintenant.

        Cela m’évite d’avoir à rencontrer des recruteurs et à supporter des employeurs donneurs de leçons. 🙂

        Et ça me va très bien ainsi. 🙂

      3. Sauf que ce que dépeint l’auteur de l’article est tout sauf un cas général, il reflete juste son opinion personnelle sur le chomage et les chomeurs. Pourquoi pas un article sur le même sujet mais écrit justement par un chomeur?

    10. Nice olivier, vous prouvez le propos d’h
      Hector Allain en tout cas sur le point 1. Vous ne trouvez pas de job parce que vous êtes trop cher. Ce n’est pas à cause du salaire que vosi exigez mais à cause des charges.

      1. Non.

        Même sans charges, je resterai toujours plus cher qu’un petit jeune mais aussi moins productif selon les sommités éclairées qui se sont exprimées.

    11. Il me semble que votre commentaire rejoint le point 7 de l’article.

  3. bravo pour ce constat mesuré.

    Je ne comprends pas pourquoi les employeurs ne reclament pas une mesure toute simple : ne plus s’occuper des assurances sociales des salariés ? ( versement du salaire complet, charge à chaque salarié de s’assurer)

    Je comprends aisément pourquoi les entreprises défendent bec et ongle tous les dispositifs visant à bloquer la création d’entreprise… ( professions regleentées, regles d’urbanisme commerciales, obligations et contraintes diverses sensées protéger le consommateur, etc)

    Mais il manque une question à votre panorama complet : c’est pourquoi les allemands fabriquent sur leur territoire plus de voiture de nous, alors que le cout de la main d’oeuvre est très comparable ?
    – la compétence des dirigeants d’entreprise est elle à la hauteur ?
    – les banques assurent elles leur part de responsabilité dans le financement du developpement economique ?
    – etc…

    Face à votre constat, j’écris ici ou ailleurs que je ne vois pas d’autre issue que la responsabilisation…
    1- liberté totale d’entreprendre, avec en reesponsabilité la santé et la sécurité des clients, riverains et salariés.
    2 – la limitation de la charge administrative « employeurs » au stricte minimum : déclaration des mouvements des personnels, versement salaire complet aux salairiés, fin de toutes les aides, exonérations liées à l’emploi, etc…
    3 – S’appuyant sur un statut unique valable pour TOUS les actifs, libre contractualisation des embauches.
    4- Remplacement de toutes les aides, subvention, exonérations, aux employeurs/citoyens, par le versement d’un revenu minimal universel et inconditionnel… travailler rapporte toujours plus d’argent que ne pas travailler…
    Bref un équilibre entre la liberté de l’entrepreneur, et une forme de sécurisation des revenus des salariés.

    1. Coût du travail en Allemagne, c’est un hoax :

      Pour 50KE brut le net parès charges sociales et impôts est de 37331 en France et de 35900 en Allemagne

      MAIS :

      Le coût employeur est de 74547 en France vs 59900 en Allemagne.

      DONC conclusion : Vous coûtez moins cher à votre employeur ou vous êtes mieux payé en Allemagne pour un même coût employeur

      http://images.forbes.com/media/2009/04/02/married_50.pdf
      (charges sociales PP et PS et impots pour 50KE brut marié 2 enfants en 2009)

      Vu la grosse différence de coût employeur, la différence de productivité est marginale.

      1. Les prestations socialisées ne sont pas les mêmes par contre, je suppose.

        1. Non, elles sont probablement moins cher en Allemagne. Probablement plus efficaces aussi. D’un autre côté, le chômage étant plus bas, ça fait moins de gens ça entretenir.

          Et puis j’ai pas l’impression que ce soit la panacée en France, notamment au niveau des retraites.

          1. Je ne dis pas le contraire, je parlais des prestations socialisées justement pour éviter l’argument (exact) de la différence de périmètre. Une meilleure comparaison serait de prendre en compte ce qui releve du choix individuel d’un côté et du (non) choix collectif de l’autre.
            Et de défalquer les dettes aussi d’ailleurs.

        2. Oui Tridir mais 15KE de différence par an, y a de quoi se prévoir un bon coussin de retraite.

          On voit d’ailleurs vu les « faibles montants » de charges sociales patronales (9900 vs 24547: 2.5 fois!) que la socialisation (familles, transports, etc…) n’est pas à charge des entreprises mais des impôts. Une entreprise est alors un richesse mais pas pour la ponctionner mais parce qu’elle distribue des salaires.

          1. Cela ne change rien, que ce soit par une ponction à l’entreprise ou par l’impôt qui gère les prestations sociales. Au final on retire le choix et l’argent aux gens et on décide pour eux.

            1. Bien sûr Tridir.
              Mais il y a une différence entre les charges sociales et l’impôt.

              Quand l’état augmente les charges de l’entreprise elles arrêtent d’embaucher.
              Quand l’état augmente les impôts, les gens gueulent.

              Le premier choix ne fait pas de bruit.

        3. Entre autre, les loyers sont en moyenne plus bas en Allemagne, donc les aides au logement sont mécaniquement plus basses… Recevoir 500€ d’équivalent APL sur un loyer de 600€ à Berlin pour un F3, ce n’est pas recevoir 900€ d’APL sur un loyer de 1000€ à Paris intra-muros…

          1. Visiblement vous êtes passés à coté du fait que ce pourrait être les allocations logement qui font augmenter le prix des loyers et de l’immo.

            Selon l’INSEE ce serait même 60% à 80% des aides qui partent ainsi en augmentation.
            Mais ce n’est pas spécifique à cette aide : distribuer 500E à tous et les prix monteront puisque ça augmente la demande et la solvabilité des acheteurs ou locataires dans ce cas.
            Googler, le lien se trouve facilement.

            1. La encore vous affirmez sans argumenter de maniere serieuse. La hausse des prix est plutot dus au politiciens mythomanes qui ont fait croire aux francais qu ‘un logement etait d’abord un investissement a rentabiliser et non pas un endroit ou se loger. On leur a fait temps de promesse que les proprietaires ont eu une periode d’euphorie: c est fini. Et pour comparer avec l’Allemagne: Berlin est loin d etre la ville la plus chere d ‘allemagne, alors que Paris l est en france. De plus c’ est une ville musé: pour des considerations politiques, apl ou pas et droite et gauche confondues ont a considere que Paris devait rester une ville aristocratique à la mode belle epoque et années folles. Pour 300e tu peux te loger a berlin en france sans apl je doute qu on puisse se loger. Une supression des apl impliquerait une baisse proportionnelle des prix nan?

              1. Faut vraiment vous mâcher le travail !

                J’ai juste googlé APL et hausse des loyers et voilà la première réponse :

                http://www.lepoint.fr/societe/les-apl-entraineraient-une-hausse-des-loyers-18-10-2014-1873688_23.php

                Rajoutez INSEE devant la requête et vous aurez l’étude INSEE.

                Dans un autre domaine : mettez une prime à l’achat de voitures et le prix des voitures monte. Subventionnez les activités extra-scolaires des enfants et les prix montent. Et ceux qui se font baisés sont ceux qui n’auront pas l’aide… mais paieront le prix fort.

      2. Exact! Qui plus est, on se focalise sur le coût du travail mais quid du coût induit par le délire normatif français?? Je serai curieux d’avoir accès à un comparatif là-dessus! Et parle t’on des multiples taxes débiles françaises?? Ça n’est pas non plus dans le cout du travail, mais ça fait bien une différence à l’arrivée. Pour mémoire quelque 160 taxes rapportant moins de 100 millions d’euros en France pour 7 en Allemagne et zero en Angleterre, là aussi on voit la difficulté à s’aligner face aux entrepreneurs des autres pays. Il ne s’agit donc pas d’incompétence de nos patrons, et je pense au contraire qu’il faut être particulièrement compétent pour faire vivre ou survivre une boîte en France, et sévèrement burné!!!…

        1. Les patrons mal burnés y’en a en france: ils occupent des positions dans des entreprises publique ou des délégations de ser-vices publique.

        2. Tout à fait. Sans doute pour ça que les entrepreneurs Français ont bonne réputation.

    2. C’est surtout que cette législation favorisent les grosses boites uniquement qui ont les moyens financier de s’adapter pas les PME ou TPE. En France on a le mythe de plus c’ est grand mieux c’est on a commencé dans les années 60 avec la grande distribution: concept typiquement francais et qui est totalement étranger à l’ Allemagne a titre de comparaison. Pareil pour le travail du dimanche: un debat inepte vu d’ outre Rhin quand aux 35h: si les TPE et PME s’en plaignent ce n’est pas le cas des grandes entreprises et vu qu’ elles ont le pouvoir en France ca risque pas de changer.

      1. Non, la France n’a pratiquement aucune entreprise de taille mondiale a part les anciennes entreprises nationalisées et deux ou trois exceptions.

        Le pouvoir des grandes entreprises en France vient de la connivence : les patrons des grandes banques/assurances viennent presque tous de l’ENA et il en est de même pour les autres entreprises ou la co-sanguinité avec le pouvoir est très importante à part quelques rares fortunes privées qui également régentent des secteurs entiers.

        1. Elle en a pas la peine de contre-argumenter betement.

          1. Regardez par vous même, cherchez les noms des dirigeants et leur cursus, regardez en quelles années elles ont été privatisées

            http://www.forbes.com/global2000/list/2/#tab:overall

            Le patron d’AXA a fait l’ENA, ceux de Total et EDF sont X etc….

            Vous remarquerez que 3 sont des banques et 3 des sociétés dans l’énergie et si vous cherchez plus loin vous verrez que leur CA est en grande partie domestique …

            Vous verrez aussi que les « Fleurons » (supposés) de l’économie Française comme Renault, PSA, L’Oréal, Dassault, les groupes de luxe etc … sont très loin dans le classement (ils ne sont pas dans le top 200)

        2. Pas une seule grande entreprise Française ne s’est faite sans le concours actif de l’état.

  4. Bon article qui résume bien !

  5. Article d’ une parfaite clarté. Quoi dire de plus, rien, tout y est.

  6. « C’est humain, les fonctionnaires justifient leur raison d’être en créant des règles et des occasions de contrôle. »

    Bullshit, à moins de sérieusement penser que se compliquer la vie puisse être l’objectif conscient d’un salarié, quel qu’il soit.

    Le problème est que la fonction publique est devenu un foutoir ingérable, que personne n’y comprend plus rien, que plus personne ne décide de rien, et ça c’est à mettre intégralement au crédit des élus qui ne font strictement rien pour changer cet état de fait, et ce depuis des lustres. Donc soyez gentil, cessez de faire chier des fonctionnaires qui n’ont rien demandé à personne, et qui subissent ce merdier autant que vous.

    1. Mais nous, on subit en plus les fonctionnaires, dont une part non-négligeable de petits chefs et de tyrans du pauvre, et de trop lâche ou trop fainéants pour s’impliquer dans un dossier et le faire bouger.

      Y’a qu’a voir la différence quand on tombe enfin sur un fonctionnaire consciencieux pour s’en convaincre.

      Et je ne parle même pas des pertes de dossiers. Quand j’avais eu besoin de faire une demande de RSA, j’avais apporté tous les papiers en double, juste au cas ou. Un semaine plus tard, on m’a renvoyer tous les doubles. Encore une semaine plus tard, on me demandais de ramener la moitié de papiers, qui avaient été perdus. Je me croyais chez Kafka.

      1. « Y’a qu’a voir la différence quand on tombe enfin sur un fonctionnaire consciencieux pour s’en convaincre. »
        Clairement oui, ça change tout, je peux le confirmer. Surtout dans l’Ed Nat.

    2. SFAD: « Bullshit, à moins de sérieusement penser que se compliquer la vie puisse être l’objectif conscient d’un salarié, quel qu’il soit. »

      C’est pour cela qu’ils créent des règles qui complexifient la vie des autres et pas la leur.
      A témoin les nombreux avantages; retraite, salaire, fiscalité dont sont dotés les législateurs et leurs hauts amis.

      SFAD: « Donc soyez gentil, cessez de faire chier des fonctionnaires qui n’ont rien demandé à personne, et qui subissent ce merdier autant que vous. »

      Par contre, effectivement, ils donnent aux petits fonctionnaires juste les miettes nécessaire pour en faire des clients, de bons petit soldats de la fonction publique. Ils les multiplient pour des raisons politique et économique (chômage) mais individuellement les conditions sont mauvaises.

    3. payer quelques pour trouver des problèmes il en trouveras de peur qu’au bout d’un moment on lui dise : tu n’a trouvé aucun problèmes tu ne sers à rien…

  7. Vous avez raison, c’est bien résumé.
    Si cela ne bouge pas, c’est que les hommes politiques n’ont rien dans le pantalon, il préfère assurer leur réélection plutôt que de travailler pour la France (et ses citoyens)…

  8. Comme disait Milton Friedman :

    « En France, vous subventionnez les chomeurs et vosu taxez les travailleurs. Ne vous étonnez pas d’avoir de plusen plus de chomeur et de moins en moins de travailleurs »…

  9. « Avec une politique d’assistanat parmi les plus généreuses du monde »

    on n’est pas généreux lorsque l’on redistribue l’argent des autres

    1. C’est juste une politique mafieuse

  10.  » un crédit impôt recherche, c’est un contrôle fiscal garanti »
    Je me suis toujours demandé où se trouve la limite entre faits et légende urbaine pour ça.

    1. Je dirais 100% de faits et 0% de légende urbaine. C’est au doigt mouillé, mais ça correspond bien à la mentalité des fonctionnaires du trésor public.

      En plus, c’est facile de décider un redressement, vu que les critères qui y ouvre droit sont imprécis. Du coup, c’est une bonne stratégie de redresser tout le monde, un petite part se plaint et va en justice, et une plus petite part obtient gain de cause.

      1. « Le crédit d’impôt recherche (CIR) débouche-t-il systématiquement sur un contrôle fiscal et un redressement? Faux, répond une étude du cabinet (Machintruc) », comme on peut facilement le trouver sur internet. Mais la question n’est pas vraiment de savoir si réellement il y aura un contrôle fiscal lorsque l’on fait usage de cette mesure. La question est plutôt de savoir pourquoi une telle conviction est ancrée dans l’esprit des entrepreneurs. Cela démontre surtout qu’il n’existe aucune confiance entre les entreprises et les contrôleurs du fisc. Or, ceux-ci ne sont pas là pour faire un « carton », remplir un « tableau de chasse », mais seulement pour contrôler l’application des règles.
        C’est là un problème majeur : une économie saine repose sur la confiance, la confiance de tous les acteurs et intervenants. La confiance entre les créanciers et les débiteurs, entre les salariés et les patrons, entre les Pouvoirs publics et les entreprises. Il y a dysfonctionnement lorsque la confiance n’existe plus.
        Ceci dit, d’expérience, l’usage du crédit d’impôt recherche s’est, chez moi aussi, traduite par un contrôle fiscal. Certes sans grande conséquence, mais il n’empêche, ce n’est jamais agréable.

        1. Les grosses entreprises qui bénéficient du CIR ont les moyens de se payer des avocats fiscalistes aux dents longues capable de renvoyer l’administration dans les cordes…choses que ne peuvent pas se permettre les PME ou les startups naissantes.

          Celle dans laquelle j’ai commencé ma carrière bénéficiait du CIR et a été obligée de mettre la clé sous la porte à cause d’un contrôle fiscal ou il nous a été reprocher de bénéficier indument du CIR au motif que nos recherches avaient débouché sur un produit commercial…no comment…

        2. Or, ceux-ci ne sont pas là pour faire un « carton », remplir un « tableau de chasse »,
          Ben si, c’est exactement ce pour quoi ils sont là.
          les règles sont seulement leurs armes dans cet objectif

        3. « Or, ceux-ci ne sont pas là pour faire un « carton », remplir un « tableau de chasse », mais seulement pour contrôler l’application des règles. »

          Vous rêvez:
          les agents du fisc comme ceux de l’URSSAF sont évalués et classés principalement sur les montants redressés.

          Source:très directe: des agents de ma connaissance.

    2. 0% légende urbaine !

    3. Enfin 0% légende urbaine pour les PME.
      Les grands groupes peuvent prendre du CIR pour des centaines de millions, c’est juste impossible de contrôler si 500 ingénieurs ont fait exactement le travail.

  11. Vous généralisez en parlant des fonctionnaires.
    J’ai déjà lu des articles profondément étudié et celui ci globalise et manque de discipline.
    Vous seriez plus crédible et trouverez même des adeptes parmi eux en ciblant vos dires.
    Les économies se font en premier lieu sur les contrats , puis pour resserrer la vis sur les catégories C et B.
    Dont vous pouvez trouver les grille indiciaire partout sur le net ainsi que la rémunération du pt d’indice preuve que exception faite ils n’ont pas des salaires mirobolant.
    Mais se sont des économies faite aux mauvais endroit, ceux qui travaille pour les différent ministère connaissent bien les sujets d’économie ou il est possible d’en réaliser.
    Cependant ces sujets sont gérer par des fonctionnaires plus haut gradé qui ont intérêt à ce que cela ne change pas.

    En université les directeurs des différentes composantes sont élu parmi le personnel enseignant.
    Ils siège en majorité dans les conseils d’administration; et prennent donc les décisions concernant leur université.
    On imagine bien qu’ils ne prendront pas de décision économique à l’encontre de leur propre intérêt,même ci celle ci crée des dépenses irrationnelles.
    Bien souvent comme vous l’avez déjà fait remarqué on retrouve ces personnes à des postes politique par la suite.

    Par exemple:
    Les professeur d’université ou maitre de conférence dont vous pourrez trouver les grilles indiciaires sur internet ,peuvent ne pas réaliser leur 6h de recherche sur leur 12h/sem.
    Donc sans aucun risque certain peuvent volé la moitié de leur salaire depuis plusieurs années.
    On les laisses pendant le temps qu’ils volent une partie de leur salaire réaliser des heures supplémentaires rémunérées pouvant dans les cas extrêmes triplé leurs revenus.
    Depuis plusieurs année voyant le vent tourné , ils se rapproche des labos de recherche pour avoir un pied a terre.
    Et si vous leur poser la question , ils vous diront qu’ils effectue bien leur recherche car ils sont inscrit dans un labo.
    Un peu comme ci avoir un bureau dans votre entreprise signifier que vous êtes présent et réaliser vos heures.
    Tout ceci est un secret de polichinelle.
    Mais vous devriez jeté un coup d’œil au sommes en question.

  12. « Cela passe par un effort d’éducation »

    Chacun ayant bien sur sa propre conception de ce que doit être l’éducation. Autrement dit, si on arrive à se mettre d’accord tout de suite, qu’on choisit la bonne voie et qu’on y met les moyens, le problème sera résolu (en partie) dans 20 ans.

    Alors que pendant ce temps l’augmentation des taxes ou de la règlementation tatillonne ont un effet immédiat. Pendant ce temps le Hollandais Volant continue d’espérer un nouveau cycle économique pour se faire réélire. Pendant ce temps une classe politique en fin de règne s’accroche à son pouvoir. Pendant ce temps on rassemble les fidèles pour la grand-messe écolo, on remplace ce qui fonctionne par ce qui ne fonctionne pas, on envoie nos avions renifleurs en Syrie, on démonte les bateaux tout neuf, on envoie nos troupes faire le coup de feu un peu partout et surveiller les gares durant leurs permissions. Peu importe les détails, mais la fin de règne s’annonce difficile ! Les visions à long terme sont nécessaires. Mais à court terme seul compte le « moral » des entrepreneurs et des consommateurs. Et cela me semble bien bloqué pour plus de 2 ans.

    1. C’est extrêmement exact.

      Un changement de pédagogie, c’est minimum 10 ans pour voir la différence de résultat. Un changement administratif et l’effet se ressent à court terme ( maximum une année fiscale ).

  13. Pour compléter cette analyse, la France se classe à la 25ème place des pays de l’OCDE dans l’acquis des connaissances de ses élèves (malgré ses moyens beaucoup plus importants que la plupart des 25 pays en tête). Ce qui est beaucoup plus grave, c’est qu’elle se classe dans les derniers pays mondiaux quant à l’utilité des acquis professionnels dispensés par la suite (universités…). Il existe un fossé entre le contenu des programmes et la réalité du terrain. Là où la plupart des pays établissent leurs programmes à partir de la réalité du terrain, en France ces programmes sont pour la plupart dictés par des théoriciens déconnectés du terrain.

    1. @ Charrier :

      le but de l’école, pour les idéologues socialistes, n’est pas de fournir « de la main d’oeuvre esclave pour le patronat  » : jules Guesde, qui était contre l’école obligatoire, mais de fabriquer un homme nouveau qui permettra de réaliser le rêve socialiste….

      Quand onregarde notre école et université, il est évident que c’est cette vision qui est mise en oeuvre…

      Et contre l’avis de la majorité, mais c’est normal, seule la minorité socialiste sait ce qui est bon pour le peuple et doit donc l’imposer…

      1. « de la main d’oeuvre esclave pour le socialisme » en gros?

  14. Vous avez raison sur tous les points. Sauf sur la diversité: plus vous en avez, plus vous aurez de chômage. Je vous laisse deviner la corrélation dans un prochain article. Ou lire les événements actuels.

    1. Votre « histoire du soir » est fantastique !

    2. Je me permet un second message après avoir visionné votre vidéo de présentation.

      Il est clair que les histoires actuelles sont dépouillées de leur beauté classique et de leur trésors !

      Je crois que rien que pour ça je vais acheter à ma femme un smartphone et m’abonner ! Proposez-vous autre chose comme support ?

    3. Le pire est que les gens croient ce sophisme complètement ridicule et que c’est sans doute une des principale raison du déclin en France : la diversité est la richesse la plus précieuse au monde : on peut la détruire très facilement, mais la créer est quasiment impossible.

      1. La « diversité » est un Hoax, même dans la nature la soit disante supériorité de la diversité est invalidé. certaine espèce n’ont pas évolué depuis des centaines de millions d’année et survivent sans problème, d’autre qui ont muté des centaines de fois ont disparu très rapidement. La seule diversité qui compte pour les être humain c’est celle qu’il y a dans les têtes

    4. C’est l’assistanat et les règles ubuesques qui stérilisent le pays. Pas les gens.

  15. « Sait-on qu’après 6 mois, de nombreux diplômés bac+5 pourraient devenir programmeurs avec un bon salaire à la clé ? »
    Accrochez vous ! Vous avez juste 10 ans de retard !

    « les qualités requises pour réussir dans l’entreprise sont simples : éthique du travail, combativité, envie d’apprendre, et un relationnel positif. »
    Théorie ! Ceci ne correspond plus à la réalité d’un pays en crise.

    « Les entreprises ne jouent pas suffisamment le jeu de la diversité. Elles privent ainsi le pays de nombreux talents. »
    Sans même parler d’immigration, il suffit d’avoir un cv un peu atypique pour que les RH vous soupçonnent de tous les maux.

    Pendant 9 ans (2002 à 2011) avec ma formation et mon expérience il me suffisait de 15 jours à peine pour trouver un boulot (et en plus j’avais le choix), j’ai donc travaillé dans 3 entreprises différentes de secteurs industriels différents et ça ne posait aucun problème de venir d’un autre secteur. Puis j’ai voulu entreprendre pour voir, pour essayer un truc tout en gardant un oeil sur mon métier d’origine, j’ai été confronté à un dilemme comme beaucoup d’entrepreneur, si tu veux gagner ta vie ça devient juste impossible.

    Aujourd’hui (je ne suis pas inscrit chez ces escrocs de pole emploi et donc non indemnisé par l’état, je me débrouille) je cherche un job mais lorsqu’on me demande si j’ai déjà travaillé dans tel secteur et que je répond par la négative, on me jette (par prétexte) malgré mon optimisme et mon envie d’apporter mes compétences à l’entreprise (pourtant j’ai travaillé dans des secteurs largement plus exigeants et technologiques mais expérience, compétence, initiative et motivation ne suffisent plus). L’explication, j’ai fini par l’avoir, avoir voulu prendre l’initiative de créer mon business, de me lancer dans l’indépendance ne plait pas aux entreprises, ce qui serait un atout dans des pays anglo-saxon est un handicap ici ! Je vais donc préparer un éventuel départ à l’étranger d’ici 2 ans.

  16. Est-ce que vous censurez mon message ? C’est la 3ieme fois que je le poste depuis 8h ce matin.

    350 000 offres d’emploi (qui restent à prouver) pour 3 millions de chomeurs mais c’est à cause de l’assistanat et des chomeurs qui font la fine bouche… Je suis surpris de voir encore ce type d’argumentaire…

    Notre productivité et l’automatisation augmente en flèche depuis des dizaines d’années. On nous disait que les machines allaient nous simplifier la vie, nous remplacer au travail et elles le font ! Créer de nouveaux besoins en éveillant nos désirs par la publicité ne suffira pas à créer une demande suffisante, qui de toute façon détruirait la planète.

    Il faut commencer à penser différemment chez contrepoints !

    1. Fabien: « mais c’est à cause de l’assistanat et des chomeurs qui font la fine bouche… »

      Vous avez mal lu, c’est UN des facteurs qui rentre en ligne de compte mais pas LE facteur.

      Fabien: Créer de nouveaux besoins en éveillant nos désirs par la publicité ne suffira pas à créer une demande suffisante

      Suisse: 4eme au classement de la liberté économique, 20 pages de code du travail, pas de smic. chômage des jeunes: 3.6%, salaire moyen 5000 euros.

      France 73eme au classement de la liberté économique, 3500 pages de code du travail, Smic. Chômage des jeunes: 24% salaire moyen: 1675 euros.

      Indice liberté économique – Classement des pays
      Indice liberté de la presse – Classement des pays
      Indice de la charité – Classement des pays
      Indice de la corruption – Classement des pays

      1. Diminuez le pouvoir de nuisance des syndicats et vous devriez déjà constater une nette amélioration générale.

    2. Ah un adepte de la décroissance !
      C’est l’ère industrielle qui a sorti les gens de la pauvreté, des famines et des maladies.
      Vous auriez certainement fait partie des gens qui détruisaient les métiers à tisser pour sauver l’emploi.
      S’il y a mécanisation / automatisation, il y a baisse des prix et donc plus d’argent de disponible dans les ménages. Si ce n’était pas le cas, alors un nouvel arrivant se ruerait sur l’activité concernée pour engranger ces bénéfices faramineux.

      Vous souhaitez peut-être le retour des standardistes ?

      1. Au moins une meilleure répartition des gains lié à une meilleure productivité, peut-être via un revenu de base.

        1. Il vous faut sortir du mécanisme « capital et salaire » pour considérer l’emploi sinon effectivement on en reste aux considérations malthusiennes de répartition de la pénurie.

          Une machine à laver coûte un quart à un demi salaire mensuel moyen.

          Ce qui fait que pour une durée de vie de 5 ans environ, elle remplace le travail d’une ménagère à faire les lessives par 2 minutes de travail par jour.

          Est-ce que la machine à laver a supprimé le besoin de faire des lessives ?

          Qui a le plus profité des gains de productivité ? Ne serait ce pas la ménagère ?

          Maintenant calculez le coût des lessives faites à la main en équivalent SMIC …

          Le répartition des gains est un sophisme : elle a lieu de façon intrinsèque, c’est la vision marxiste (capital travail monnaie) qui vous fait passer à côté de la réalité.

          1. Ok bonne démo.
            Juste un point de détail. 10 à 12 ans de durée de vie pour la machine à laver et c’est corroboré par les achats neufs vs le parc existant : 8 à 10% (voir le GEFAM).

      2. C’ est peu etre un adepte de la decroissance et je peux rejoindre votre point de vue mais une majorité d’expert de tout bord analysent la croissance US comme un retour du manuel et de métiers a faible qualification voir sans qualification: barman, femme de ménage, restauration rapide, coursiers, etc… bref ce n’est certainement pas la robotique qui fait le rebond de la croissance US, meme si l,’industrie se portent bien. General Motor a ete remise sur les roue parce qu’ on a divisé les salaires par 2 on a augmenté le temps de travail, on a fait des purges au niveau des licenciements sans oublier que dans ce secteur la moyenne horaire par semaine c’est 50h en général, certe le salaire est plus corrolé avec la productivité mais et donc quand ca va mieux le salaire va mieux mais les salariés la bas sont lucides ils savent qu’ ils peuvent faire les frais de n’importe qu’ elle mauvaise nouvelle indépendament de leur competence et resultat. Bref le progres technique est un facteur de creation d’ emploi et la robotique y contribue le probleme c’est d’avoir une vision bisounours des effets des nouvelles technologies sur l’emploi.

        1. Cest vous qui faites le lien entre croissance et qualification.
          La croissance elle viendra toute seule quand tous les gens seront au boulot et qu’un maximum d’emplois seront pourvu.
          Si vous me prenez 500E pour les donner à quelqu’un pour vivre, c’est une somme nulle.
          Si vous me laissez mes 500E et que celui qu’on aidait gagne 500E avec un petit boulot, il y a 500E de plus dans le circuit.
          Avant il avait 500E et il ne mourrait pas de faim.
          Après il a toujours 500E et il n’y a donc aucune raison q’il meure de faim.

        2. barman, femme de ménage : pas qualifiés dans un hôtel 5* ❓
          Un savoir-faire ce n’est pas rien.

          1. L’hotellerie de luxe est une niche

    3. Le fait qu’il n’y ait que 350k offres est une conséquence pas une cause.

    4. « 350 000 offres d’emploi (qui restent à prouver) pour 3 millions de chomeurs mais c’est à cause de l’assistanat et des chomeurs qui font la fine bouche » Il y a trois sortes de chomage: le chômage conjoncturel, le chomâge frictionnel et le chomâge structurel. En France, le chômage massif est avant tout un chômage structurel.
      Qu’est ce qui explique le chomage de masse en France ? Il y a une multitudes de facteurs.
      Je pense que les trois principaux sont le coût du travail (taxation,…), la rigidité du marché du travail et la formation (ou le manque de formation) des travailleurs.
      « On nous disait que les machines allaient nous simplifier la vie, nous remplacer au travail et elles le font » Vous avez jamais entendu parler de la destruction créatice ? C’est un concept de Schumpeter. Je vous conseille de vous renseigner sur ce concept. Lisez ceci : http://www.theguardian.com/business/2015/aug/17/technology-created-more-jobs-than-destroyed-140-years-data-census?CMP=share_btn_fb
      http://www.huffingtonpost.fr/2015/08/23/robots-ia-travail-chomage-emploi-robot_n_8003956.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001
      https://minarchiste.wordpress.com/2013/05/09/la-course-contre-les-machines-et-le-chomage-technologique/ Le numérique a détruit des emplois mais cela en a créé des nouveaux. http://www.slate.fr/story/106695/numerique-destruction-creatrice

    5. Le catastrophisme des tenants de la décroissance repose sur des prévisions alarmistes sur la fin des ressources naturelles, dans la lignée de Malthus. Or quel crédit apporter à ces prévisions au vu de l’absence totale de fiabilité des prévisions passées ?
      Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari en donne de nombreux exemples dans son livre C’est trop tard pour la Terre : elle rappelle que, par exemple, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. Elle ajoute également, entre autres exemples, que le Rapport Meadows prévoyait en 1972 pour avant la fin du XXe siècle un épuisement de certaines ressources dont la substitution paraissait impossible. À chaque fois les erreurs n’ont pas été minimes mais énormes, toujours dans un excès d’alarmisme.
      De même, Daniel Yergin, spécialiste américain de l’énergie a montré que, grâce aux réserves et aux progrès de la technologie, « le monde n’est pas près de manquer de pétrole ». Les techniques nouvelles permettent d’extraire davantage de pétrole des nappes et de mettre en valeur de nouveaux gisements, de sables bitumineux par exemple.
      En outre, le recyclage des matières premières est une solution mise en place depuis longtemps avec succès : 50 % du fer utilisé est recyclé, 90 % du platine et 80 % de l’or[5]. Le géochimiste Claude Allègre appelle de ses vœux un développement de ces filières pour toutes les ressources terrestres : « À une économie unidirectionnelle à ressources infinies (on produit – on utilise – on jette) doit se substituer une économie cyclique à ressources finies. ».
      Dans les deux cas, c’est… le marché qui permet le développement de ces solutions, par le mécanisme des prix.
      Les « décroissants » croient que la croissance est toujours matérielle, et donc qu’elle s’autolimite. Ce sont des matérialistes qui s’ignorent. Mais toute nouvelle invention qui a du succès génère de la croissance et de la valeur, sans réclamer pour autant plus de ressources matérielles (au contraire elle permet souvent d’en économiser). Le mouvement de la décroissance tient un discours essentiel négatif, se contentant de critiquer la « société de consommation ». pour remplir les objectifs que se fixent les tenants de cette idéologie, à savoir une réduction effective de la consommation ou de la population, seule la contrainte peut fonctionner : elle impliquerait la prise de mesures de coercition étatiques et la suppression de libertés, tant politiques qu’économiques.
      Ces conséquences ne sont nullement prônées par la majorité des partisans de la décroissance qui, comme tous les adeptes de la croyance en un état naturel abondant dont l’expression est empêchée par un principe malin (identifié ici dans la société industrielle, qui découlerait de l’idéologie libérale), pensent que l’abolition du système suffirait à guérir les maux qu’ils dénoncent. il existe des partisans, marginaux, de l’écofascisme qui visent à instaurer une dictature qui sacrifierait les libertés individuelles à la sauvegarde d’une nature idéalisée.
      Ces conséquences liberticides sont malheureusement quasi obligatoires.
      On peut déceler dans la promotion de la décroissance de fortes traces de millénarisme : annoncer la venue de cataclysmes, attribuer ces cataclysmes à une humanité insuffisamment vertueuse punie pour ses vices, appeler à une frugale repentance.
      On peut encore critiquer la décroissance comme le masque d’une volonté de puissance, une façade de vertu et de désintéressement qui sert de justification à des objectifs moins louables. La fin vertueuse — sauver la planète, l’humanité etc. — justifie des moyens radicaux, qui reposeraient entre les mains des promoteurs de cette idéologie, de sorte qu’un mauvais esprit peut considérer que la véritable fin des promoteurs de la décroissance est en réalité l’acquisition du pouvoir qui permettrait la mise en œuvre de celle-ci, un pouvoir d’ingénierie sociale total. Parallèlement la promotion de la décroissance nie toutes les autorités qui lui barrent la route. On ne peut que constater que la décroissance est dépourvue de légitimité auprès des spécialistes. En retour l’idéologie de la décroissance attaque les spécialistes légitimes et entend substituer les siens, ce qui se manifeste en particulier par le rejet de toute la science économique et la génération de ses propres sources d’information, qui fonctionnent en circuit fermé. Les économistes et les sources d’information traditionnelles sont discrédités comme étant à la solde du système. On signalera que le public amateur de décroissance est généralement médiocre et peu doué en économie, qu’il cherche dans les théories de la décroissance une rationalisation de sa détestation du système, à qui il préfère attribuer les maux dont il souffre plutôt qu’à lui-même, qu’il cherche des autorités qui lui disent que les spécialistes légitimes ne savent pas mais que c’est lui, Tartarin, qui sait. « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » et le marché de la décroissance est un business qui tourne…

    6. les théoriciens de la décroissance partent du principe que la richesse serait un stock, un gâteau à partager selon un plan imposé par quelque tyran dominant la vulgaire masse humaine. C’est évidemment absurde puisque la richesse est un flux (d’échanges volontaires) indéfiniment renouvelé par le travail acharné de chacun. contrairement à ce qu’il croit le monde n’est pas statique et figé mais en perpétuel évolution. le génie humain est infini. http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-croissance-illimitee-51d0f9dd357028fef4ec60cf
      Les prévisions d’épuisement des ressources sont tout le temps exagérées car elles minimisent la capacité de l’esprit humain à toujours inventer de nouvelles solutions avec le progrès scientifique, à trouver de nouvelles énergies, à toujours découvrir. On en voit un exemple avec l’intensité énergétique des pays développés.
      Comme Karl Popper l’a montré, il faut laisser la place au débat, à un cheminement par tâtonnement, avec des erreurs nécessaires.
      Prenons l’exemple de Nicolas Hulot. Ce dernier entend imposer son idéologie comme une vérité supérieure, refuser toute possibilité de discussion, d’échange, de débat et il ouvrait ainsi son « pacte écologique » par ces mots inquiétants : « le temps de l’information, du débat, des controverses est révolu ». Non seulement il fait l’erreur d’embrigader la science et de faire de ses « vérités » des actes de foi, mais en outre il rend impossible tout progrès de la science, justement. Loin d’être la solution, un contrôle supérieur de l’écologiquement correct ne ferait qu’empirer les choses. Plutôt que ces mesures liberticides, c’est une plus grande liberté qu’il faut pour laisser émerger les idées les plus innovantes et efficaces.
      On peut également souligner que grâce au progrès, l’intensité énergétique des économies développées a fortement décru depuis plusieurs dizaines d’années. La courbe de Kuznets offre également un fondement scientifique à cette perspective.

    7. Pour faire du papier, il faut abattre des arbres mais on plante d’autres arbres pour avoir les ressources nécessaires à la production de papier plus tard. Et depuis quelques années, on recycle le papier, ce qui permet une croissance de la production de papier sans augmenter la ressource arboricole ou bien permet de réduire la production arboricole pour la même quantité de papier produite.
      Les ressources minières (métaux, gaz, pétrole…) peuvent un jour devenir très rares mais là aussi, les métaux se recyclent et les sources actuelles d’énergies pourront être remplacées par d’autres. La simple application de E=mc² vous donnera une idée du potentiel d’énergie qu’on peut tirer d’un seul gramme de matière. Un jour, l’Homme sera capable de tirer beaucoup plus d’énergie de la matière qu’aujourd’hui et il est vraisemblable qu’il utilisera en premier les déchets.
      Ce qui freine la croissance, ce sont les contraintes étatiques, les conflits, les catastrophes.
      La décroissance est un mythe.
      http://www.libres.org/conjoncture/3249-les-moteurs-sont-ils-en-panne-.html

    8. Pour comprendre ce qu’est la «création de richesse» http://www.iedm.org/node/47434

    9. La pensée malthusienne part toujours du principe qu’il n’existe qu’une quantité limitée de quelque chose (travail, ressources naturelles…) et que, face à une augmentation continue de la population qui consomme cette ressource, une « pénurie inévitable » s’ensuivra. Les tenants de ce credo réclament ensuite des mesures drastiques à prendre au plus vite pour enrayer la trajectoire. Simple, séduisant, et faux.
      L’erreur est dans le postulat de base, l’idée que les ressources soient en quantité limitée. Entre les approvisionnements alternatifs, les progrès technologiques diminuant la consommation, le recyclage ou bien d’autres solutions sorties de l’inventivité humaine, cela ne s’est jamais vérifié, même pour des ressources prétendument rares comme le pétrole. De plus, les êtres humains ne sont pas des robots et face à la rareté, ils adaptent leur comportement en conséquence. le génie humain est infini.

  17. Etant un modeste ouvrier précaire (intérim), je ne peux qu’être 100% d’accord avec les 2 premiers points. Quand on analyse sa fiche de paie et qu’on voit ce qui est réellement versé sur notre compte en banque, ça donne envie de vomir.
    Quand au 2ème point, je donnerais un exemple concret, le mien (et je ne suis pas une exception, beaucoup d’autre intérim fonctionnant comme ça). Je gagne plus d’argent en cumulant salaire + chomage qu’en travaillant un mois complet. Ya des fois, je me demande pourquoi je me lève le matin…

    1. « Etant un modeste ouvrier précaire (intérim), je ne peux qu’être 100% d’accord avec les 2 premiers points. Quand on analyse sa fiche de paie et qu’on voit ce qui est réellement versé sur notre compte en banque, ça donne envie de vomir. »

      Très vrai.

      « Quand au 2ème point, je donnerais un exemple concret, le mien (et je ne suis pas une exception, beaucoup d’autre intérim fonctionnant comme ça). Je gagne plus d’argent en cumulant salaire + chômage qu’en travaillant un mois complet. Ya des fois, je me demande pourquoi je me lève le matin… »

      La situation est actuelle est exécrable, c’est vrai. Mais le chômage et l’interrim ne sont pas une mauvaise chose en soit. Le problème vient du fait que le chômage est étatisé, quand ça devrait être une affaire d’assurance privée. Et au plein emploi, l’interrim est un choix.

      Il faut qu’il y’ait des modes de vie alternatifs, mais il ne faut pas qu’il soient subis. Encore une fois, tout vient de ce que le marché est distordu.

  18. Veuillez pardonner au chomeur, ancien chef d’entreprise, que je suis d’évoquer certains points que nombre d’expat comme moi ont pu voir dans le microcosme Franco Français.

    J’ai eu la chance de vivre dans 13 pays différents en un peu plus de 25 ans certains de langue française et une majorité de langue anglaise. J’y ai assuré des postes de salarié de cadre supérieur et même de dirigeant.

    Vos différentes interventions sur la France comparée a l’Allemagne me font sourire.

    Permettez moi d’élargir le débat a un fait sociétal qui dépasse les clivages droite gauche.

    Lors d’une soirée entre amis j’étais un chef d’entreprise français vivant et travaillant aux USA et mon voisin de table était lui un américain cadre supérieur dans une entreprise française. Le reste des convives nous demanda qu’elle était de nos points de vue la différence majeure entre nos pays. Je parlais donc des USA vu par un français et lui nous parla de la France vue par américain.

    J’insistais bien sur sur la réelle implication des partenaires bancaires dans la création et la gestion au quotidien d’une entreprise et quelques autres points quand mon voisin décida de donner son point de vue.

    Pour lui la différence majeure était une relation au pouvoir totalement opposée entre nos deux cultures. Le chef d’entreprise américain souhaitant développer son activité et ces bénéfices, se fichant comme de l’en 40 qu’on l’appelle par son prénom au contraire, et recrutant des salariés d’un niveau bien supérieur au sien car c’est de leur compétence dont il avait besoin, pas de flatter son égo. Au contraire dans la société française il avait croisé le chemin de nombre de « dirigeants » de tout niveau préférant le titre et le pouvoir qui va avec, a des rémunérations supérieures. Il donnait l’exemple de cet homme qui avait toujours rêvé qu’on l’appelle Monsieur le Directeur et qui une fois parvenu a ce poste ne rêvait plus que d’être appelé Monsieur le Maire ou Monsieur le Député. Sa motivation était pas que financière elle était le pouvoir sur les autres.

    Quand un chef d’entreprise français aura compris que l’argent ce n’est pas un gros mot et que si il en gagne plus et que ces salariés en gagnent eux aussi plus tout le monde sera content. Que dans une entreprise il est comme sur un terrain de sport le capitaine qui évolue avec son équipe et que tout le monde veut la victoire, il oubliera le poste sur les gradins d’où il aboie ces ordres qu’on écoute ou pas d’ailleurs.

    Mais ce qui est valable pour le chef d’entreprise est aussi valable pour le responsable syndical qui n’est pas la pour sa promotion personnelle au sein de son organisation.

    Je sais bien qu’au pays des aveugles, les borgnes sont roi mais on pourrait un jour arrêter de penser personnel et plus collectif dans un but commun tous améliorer notre niveau de vie et pouvoir offrir le meilleur a nos enfants.

    En attendant continuons le chacun pour soi chômeur et travailleurs d’un coté, cadre et dirigeants de l’autre rassurez vous c’est toujours ceux qui divisent qui règnent sur nos dissensions.

    1. Tout à fait d’accord sur la focalisation des chefs d’entreprises français sur la satisfaction de leur ego. Mais ils ont une excuse : ça, le fisc ne viendra pas le leur confisquer. Car ils n’ont que bien peu de chances de retirer un bénéfice matériel de leur boite, tandis que le rang dans la meute est quasiment certain.

    2. Absolument d’accord : en décrétant qu’il fallait combattre la lutte des classes, les Français ont créé une société où la lutte des classes est la règle.

    3. Vous soulevez un point très intéressant sur le niveau d’embauche :

      Je ne suis pas si sur que l’ego soit une spécificité française : c’est tout le système qui pousse les patrons français a ne jamais recruter de salariés mieux payés qu’eux, ce qui est très courant aux US.

      Le problème principal est la confusion en France entre revenu et salaire : pour tout Français, la richesse de mesure en € pour un américain, les revenus de mesurent en $ et il y a une énorme différence entre revenu et richesse.

      On admet très bien qu’un footballeur touche des millions, mais pas un chef d’entreprise parce que le footballeur n’a pas de richesse (au sens capital) autre que son talent, alors que le patron représente un monceau de richesse, à tort ou à raison…

      C’est ce surmoi Marxiste qui est responsable des comportements incohérents dans ce pays et qui aboutit aux millions de chômeurs.

  19. Merci de m’avoir conduit vers la lumière.
    Avant, je pensais que les patrons étaient méchants, maintenant il apparait clairement que c’est la faute de l’allocation chômage et des fonctionnaires!
    Laissons ces paresseux crever, ils ne méritent pas leur place dans notre société.

    1. mauvaise foi quand tu nous tiens

  20. Article intéressant mais qui montre ses limites: ce que l’ auteur souhaite n’est pas possible dans le systeme politique actuel: la france etant un etat centralisé, les problemes signalés par l’auteur ne seraient pas resolus avec une legislation uniforme sur le territoire: la solution c’ est que la legislation soit adaptée à la dynamique economique des territoires qu’ on laisse une totale autonomie au regions et villes sur le plan fiscal, economique etc… et puis faut qu’ il y est une meilleure correlation entre salaire et cout de la vie. En gros qu’ on laisse le pays devenir totalement concurrentel mais qu’ on arrete de raisonner en terme de mesure a prendre sur le territoire qu’ elle soient liberal ou pas c’ est totalement improductif.Diminuer les prestations ou les supprimer ok faut encore que le cout de la vie s’adapte. Les baisses massives ca sert a rien, les lois uniformes non plus, qu on laisse decider localement ce que les gens veulent: vous payez trop d’impot? Aller vous installer dans une autre ville ou territoire competitif sur le plan fiscal. Les mesure a prendre pour favoriser le plein emploi ne sont pas du tout les memes en ile de france qu’ en Aquitaine ou en Picardie…

    1. Si, ce sont les mêmes abrogations qui permettraient ensuite aux parties de s’entendre sur des termes différents dans chaque région.

      1. Qu’ entendez vous par abrogations?

        1. Plutôt que de faire des lois et règles variables suivant les régions, abrogeons les lois et règles nationales et laissons les ententes se faire en privé, elles prendront en compte les spécificités locales.

    2. Vous avez raison : le jacobinisme ne fait qu’amplifier les règles générales qui deviennent autant de blocages dans les cas particuliers.

    3. Aller vous installer dans une autre ville ou territoire competitif sur le plan fiscal.

      Mais les sotcialistes font tout pour les supprimer avec des impositions minimum.

  21. Bon… Tout comme l’auteur de ce post, je suis moi-même entrepreneur. Par contre, je ne parviens absolument pas aux mêmes observations ni conclusions. Je me permets donc mes propres conclusions.

    1. La première cause du chômage, selon moi, est simplement le manque de travail. Les politiques commerciales des entrepreneurs français, en se focalisant sur le faible coût de leurs produits au détriment de la qualité a fini par détruire l’industrie française par pans entiers. Notamment par le biais de délocalisation, et là, on me dira ce qu’on voudra, mais un Sri-Lankais payé 150€ par mois coûtera toujours moins cher qu’un ouvrier français même totalement exonéré de charges… Le pire, c’est que grâce à l’UE, il n’est besoin d’aller si loin: un calcul identique se fera pour un Roumain, Polonais, Lituanien et j’en passe… Ainsi donc, quand il n’y a pas de travail, il ne peut y avoir que du chômage.

    2. L’assistanat « une usine à chômeurs »… Certes, on pourra tous citer l’exemple du type qui préférera rester un peu plus longtemps au chômage en refusant une « offre » dont le salaire est jugé trop faible. Force est de constater que nombreux sont mes confrères à profiter du marasme actuel pour tâcher de se trouver des employés à moindre coût.
    Quant à parler d’assistanat, au regard de tout l’éventail d’exonérations de taxes ou de subventions qu’une entreprise a la possibilité de percevoir, je voudrais bien qu’un spécialiste fiscaliste puisse calculer le montant de ces « cadeaux » faits par l’état aux entrepreneurs. Quelque chose me dit qu’on serait surpris du montant annuel de cet assistanat là, et de sont écart abyssal par rapport au coût représenté par les chômeurs.

    3. Le système éducatif. Là, je me rapproche de l’opinion de l’auteur, même si je ne trouve pas notre système éducatif si mauvais que ça. Perfectible, certainement.
    Mais enfin, lorsque celui-ci se plaint que ce système éducatif dépeint le monde du travail comme étant toujours proche de Germinal, je ne rétorquerais qu’une seule illustration pour moi exemplaire: il aura tout de même fallu légiférer pour que, enfin, les stagiaires français soient payés lorsqu’ils effectuent des stages d’une durée supérieure à 3 mois. Jusqu’à cette loi, nombreux ont été les stagiaires (donc étudiants) à occuper une réel emploi déguisé en stage, sans être rémunérés… Ceci est juste un exemple de ce qu’est la réalité.

    4. Pôle Emploi n’a jamais été un organisme prévu pour aider le chômeur à trouver un emploi. C’est un organisme de contrôle, de gestion et de statistiques. Point barre. Le temps de l’Agence pour l’Emploi est fini depuis quelques décennies maintenant. Faudrait voir à se mettre à jour…

    5. La diversité non généralisée dans les faits. C’est un euphémisme que de dire ça…

    6. L’hémorragie des cerveaux… Bah oui. Même si j’aimerais qu’on me présente une étude autrement plus fiable qu’un simple retour de « Linkedink »… Mais enfin, quoi de plus logique, dans un pays dont le tissu industriel a été totalement mis à sac, que ceux qui le peuvent s’expatrient !
    Je me rappelle à cet effet de discours lénifiants prononcés par les fameux « experts ». Ceux qui nous tartinent le genre de « vérités » énoncées ici par l’auteur, et qui, dans les années 80-90, nous assuraient que l’industrie devait logiquement disparaître des secteurs d’activité des pays développés, les pays émergents étant destinés à devenir les zones de production des pays dits développés. On mesure en effet la différence entre ceux qui ont su conserver leur industrie (l’Allemagne) et ceux qui s’en sont débarrassé (la France, la Grande-Bretagne…)

    7. Les aides publiques… Là, je suis en parfait accord avec l’auteur de ce post.

    8. Simplifier en réduisant le nombre de fonctionnaires… Bon. Ou je ne suis pas fichu comme tout le monde, ou il y a vraiment beaucoup d’exagération. Je ne trouve pas que l’administration Française soit d’une complexité énorme. Ce qui ne veut pas dire non plus que tout est limpide ! Une organisation demande contrôle. Et ce contrôle nécessite que les bénéficiaires entrent dans des cases (cela simplifie, entre autres, études de cas et statistiques. Ce qui permet d’améliorer les services proposés) Et c’est la multiplication des case qui, par moment, peut engendrer des situations limites Kafkaïennes… Mais cela reste exceptionnel dans le quotidien des entreprises.

    9. La gestion paritaire sclérosante… La gestion paritaire permet un dialogue entre les deux parties (Employeurs et employés) Ce dialogue est, en France, totalement faussé. Si les syndicats n’existent pratiquement plus que dans le service public, c’est parce qu’ils ont été patiemment sabotés et détruits jusqu’à devenir inexistants dans le secteur privé.
    Là encore, c’est bien l’attitude et le comportement des employeurs français (en général) qui fait la différence. En Allemagne, par exemple, les grandes décisions prises par les entreprises ne se prennent pas sans l’avis des syndicats de salariés. En France, le PDG est seul maître à bord et n’aime pas avoir à expliquer ses choix et décisions à ses salariés. En France, les syndicats sont considérés comme des « empêcheurs de tourner en rond », et non pas comme des partenaires.
    Pour ce qui concerne la refonte du code du travail, personnellement, je n’y vois qu’une volonté de faire disparaître les différents contrats de travail et autres normes de sécurité encadrant le travail. C’est sur qu’en supprimant toute sorte de contrat, on en simplifie les relations… Au détriment de qui ? Généralement du plus fragile. Et le plus fragile n’est certainement pas l’employeur…

    En gros et pour conclure, la tendance actuelle est de détricoter tout le maillage de protection sociale et sociétale construit depuis un siècle. A titre d’exemple de détricotage de maillage sécuritaire, on a détricoté celui qui encadrait l’économie mondiale dans les années 80-90. Depuis, on rebondit de crise en crise. Celle de 2008 nous a bien secoués, et elle n’est rien à côté de la crise qui s’annonce.
    Pour en revenir au social, est-on bien certain de vouloir revenir à l’organisation du XIX° siècle ? Parce que c’est tout de même ce que nous proposent les « Grands Experts en Economie » dont Hector Allain se fait le relais…

    1. Ça, pour détricoter, qu’est-ce que ça détricote.

      https://pbs.twimg.com/media/ByZgSMcCAAASCbO.jpg

    2. Donc selon vous, donner de l’argent pris à d’autres à une personne qui ne travaille pas et ne pas prendre aux entreprises une partie de l’argent qu’elles ont produit, c’est la même chose?

      Selon vous, le fait que les syndicats allemands soient organisés par branche (par opposition aux centrales nationales type CGT), n’aient pas de privilèges de représentativité issus de la libération et ne soient pas des émanations de partis politiques ne joue pas dans le fait que les allemands ont plus confiance en leur syndicat que les francais? Le rigueur de la gestion budgétaires des syndicats allemands par rapport aux syndicats déficitaires des allemands ne joue pas? Le fait que les délégués syndicaux ne soient pas des apartchiks invirables en Allemagne et ne fait donc pas d#eux des privilégiés par rapport à leurs collègues ne joue pas non plus?

      Pole emploi n’est pas supposé trouver des emplois? Vous voulez vraiment qu’on vous prenne au sérieux?

      Consternant…

    3. Entrepreneur mon c**.
      Il ne suffit pas de se présenter comme entrepreneur pour que les gens vous croient.
      Il ne faut pas avoir honte de votre condition, inutile de la travestir pour que vos propos soient plus acceptables.
      On est capable de comprendre qu’un fonctionnaire ou un syndicaliste préférera défendre sa position.

      1. Entrepreneur peut vouloir dire beaucoup de choses, prenez un des ces bureau d’études ne travaillant que pour un parti ou un syndicat, pour ne citer qu’un exemple.

        1. Oui, merci du rappel.

    4. « Les politiques commerciales des entrepreneurs français, en se focalisant sur le faible coût de leurs produits au détriment de la qualité a fini par détruire l’industrie française par pans entiers. Notamment par le biais de délocalisation, et là, on me dira ce qu’on voudra, mais un Sri-Lankais payé 150€ par mois coûtera toujours moins cher qu’un ouvrier français même totalement exonéré de charges…  » N’importe quoi, lisez mon commentaire adressé à Marlau sur les délocalisations. On ne peut pas dire que ce sont les délocalisations qui sont responsable du chomage en France.

      Le manque du travail en France est principalement causé par le coût du travail (taxation,…), la rigidité du marché du travail et la formation (ou le manque de formation) des travailleurs. Je pense que la majorité des économistes seront d’accord sur cela

      En tout cas, votre commentaire montre que ce n’est pas parce que l’on est entrepreneur que l’on a une grande culture économique

    5.  » Pôle Emploi n’a jamais été un organisme prévu pour aider le chômeur à trouver un emploi. C’est un organisme de contrôle, de gestion et de statistiques. Point barre. Le temps de l’Agence pour l’Emploi est fini depuis quelques décennies maintenant. Faudrait voir à se mettre à jour » Pôle Emploi a plusieurs missions, certes, c’est un organisme de contrôle, de gestion et de statistiques mais c’est aussi un organisme qui est là pour aider les chômeurs.
      Il suffit de regarder sur Wikipédia ( https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4le_emploi ) dans ses missions, il est marqué:
      l’accompagnement de chaque demandeur d’emploi dans sa recherche d’emploi jusqu’au placement,
      la prospection du marché du travail en allant au-devant des entreprises,
      l’accompagnement des demandeurs d’emploi souhaitant reprendre ou créer une entreprise
      l’aide aux entreprises dans leurs recrutements.

    6.  » On mesure en effet la différence entre ceux qui ont su conserver leur industrie (l’Allemagne) et ceux qui s’en sont débarrassé (la France, la Grande-Bretagne…) » heu, il y a bcp de francais qui s’expatrient en Grande Bretagne. La Grande Bretagne actuelle attire bcp d’immigration et c’est un pays qui ne connait pas le chômage de masse qu’il y a en France

      1. La GB est une des situation favorites des Francais qui partent de France (et pas seulement des riches mais aussi des jeunes diplomés)

    7. « Si les syndicats n’existent pratiquement plus que dans le service public, c’est parce qu’ils ont été patiemment sabotés et détruits jusqu’à devenir inexistants dans le secteur privé. » Non, personne n’a saboté les syndicats, ce sont eux par leur extrémisme qui se sont tirés une balle dans le pieds.
       » les syndicats sont considérés comme des « empêcheurs de tourner en rond », et non pas comme des partenaires » Et c’est à juste titre. Les syndicats francais ne savent que faire de la contestation, ils ne savent pas dialogué. Comme voulez vous considérer comme partenaire quelqu’un qui considère que tous les patrons sont des ordures de la pire espèce.
      Discutez un peu avec un syndicaliste francais et osez dire que l’on peut prendre ces gens comme partenaires.
      Les syndicalistes francais eux même sont dans une logique de confrontation, ils considèrent les patrons comme des ennemis à combattre, ils refusent de voir les patrons comme des partenaires avec qui dialoguer

      J’ai déja répondu à Marlau sur cette question des syndicats. Il y a une grande différence culturelle entre la France et l’Allemagne, cela se retrouve d’ailleurs au niveau de la politique. Les syndicats allemands sont dépolitisés. Pour un syndicaliste allemand , son travail consiste à défendre les travailleurs alors que pour un syndicaliste francais, son travail consiste à défendre son idéologie. Il est très important de dépolitiser les syndicats.
      En plus, ce que vous oubliez de dire c’est qu’en France, les syndicats ne servent à rien vu que de toute facon, le code du travail est très protecteur alors qu’en Allemagne (comme en Belgique, en Suisse,….), la protection des travailleurs est quelque chose qui négocié entre syndicats et patrons où l’état allemand intervient bcp moins alors qu’en France, l’état joue un grand rôle dans le dialogue sociale. Un travailleur francais n’a pas besoin de syndiquer vu que de toute facon, l’état joue un très grand rôle dans le code du travail.
      Alors qu’en Allemagne, l’état intervient bcp moins, les normes qui concerne le droit du travail est quelque chose de négocié entre patrons et syndicats en Allemagne. Tant le patronat et que les syndicats joue un plus grand rôle en Allemagne alors qu’en France, c’est surtout l’état qui joue un rôle prépondérant

    8. « Pour ce qui concerne la refonte du code du travail, personnellement, je n’y vois qu’une volonté de faire disparaître les différents contrats de travail et autres normes de sécurité encadrant le travail. C’est sur qu’en supprimant toute sorte de contrat, on en simplifie les relations… Au détriment de qui ? Généralement du plus fragile. Et le plus fragile n’est certainement pas l’employeur » Non, les personnes les plus fragiles se sont les gens qui sont exclus du marché du travail. Pq ? parce qu’en créant un marché du travail bcp trop rigide , vous les excluez du marché du travail.
      Bien sur ces gens ont tendances à bcp moins voter donc cela n’est pas grave pour les politiciens.
      Je comprends cette logique: mieux vaut avoir un chomeur qu’un travailleur pauvre. A cause de la protection des travailleurs en France, les jeunes et les personnes non qualifiés n’ont pas accès au marché du travail et sont au chômage. Pour moi, mieux faut être pauvre et travailler qu’être chômeur et pauvre. C’est mieux pour l’ensemble de la société (car le chômage a un coût élevé). Mais aussi pour les personnes concernés car le chômage nuit à la santé mentale et en plus, seul le travail permet à ces gens de monter dans l’échelle social, seul le travail peut leur donner espoir d’améliorer leur condition social. Avec un métier, ils peuvent acquérir nouvelles qualifications ce qui leur permet par après d’avoir un meilleur métier. Dans un situation de plein emploi,les salariés ont plus de pouvoir sur les employeurs. Ils peuvent le quitter facilement sans craindre de se retrouver au chômage. Je connais quelqu’un en GB qui a déjà changé trois fois d’employeurs pour avoir un meilleur salaire. Il est très content de vivre en GB.
      En France, la rigidité du travail crée un chômage de masse et ce chômage de masse donne énormément de pouvoir aux patrons car un travailleur sait que s’il est licencié, il aura peu de chances de retouver un nouvel emploi alors que dans un marché d’emploi flexible, les travailleurs savent que même s’ils sont licenciés, ils pourront trouver facilement n nouvel emploi. Dans un marché d’emploi flexible, vous pouvez quitter votre emploi s’il ne vous plait pas pour en trouver un meilleur.
      Je remarque juste une chose: les pays avec un marché d’emploi rigide comme le France voit les gens partir vers des pays où le marché d’emploi est bcp plus flexible (Grande Bretagne, Suisse, Australie,…). J’imagine que ces gens sont masos

      1. « Je comprends cette logique » Je comprends pas cette logique

        Quand il y a trop de demande par rapport à l’offre (ce qui est le cas en cas de chomage massif), cela donne un grand pouvoir aux offreurs (autrement dit aux employeurs).

  22. J’apprécie les débats lorsqu’ils ne sont pas trop binaires ou unilatéraux, et qu’ils permettent de réfléchir. Voici donc une autre modeste contribution :

    1. Le coût du travail est bien la cause n°1 du chômage de masse

    Pas si sur. Une assertion péremptoire ne constitue nullement une vérité, et votre démonstration, à défaut d’être convaincante, semble plutôt simpliste.
    Le chômage de masse n’est pas une spécificité française et ne date pas d’aujourd’hui (Espagne, Grèce…). Il est indépendant des taxes prélevées dans les différents pays. Il faut peut-être explorer des causes plus probables : les modèles économiques, la mondialisation des échanges, la multiplication des déréglementations peut-être…
    Les entreprises doivent faire face à une concurrence mondiale déloyale, c’est un fait, mais à terme proposer la destruction de toutes nos protections sociales pour réduire le coût du travail n’aboutira qu’à une victoire à la Pyrrhus. Lorsque les pays émergents auront rattrapé notre niveau de vie (ce que je leur souhaite, mais pas grâce à une concurrence sauvage, source de bon nombres de délocalisations), qu’adviendra-t-il ?

    Cela dit, taxer essentiellement le travail et dans de moindres mesures les revenus des flux financier, de la spéculation, les rentes… pour pérenniser notre système de protection sociale est une hérésie j’en conviens.

    2. L’assistanat est une usine à chômeurs
    Ben voyons ! Mesurez un peu vos termes.
    Les chômeurs ont cotisés à l’assurance chômage, ce n’est pas exactement la même chose que l’assistance. Mais je conçois qu’idéologiquement vous préfériez le terme d’assistanat !
    Par ailleurs, l’inadéquation entre les offres d’emplois et les demandeurs d’emploi n’est pas lié à l’assistanat, loin s’en faut.
    L’assistanat explique-t-il le désert médical de notre territoire, le manque de médecins, d’infirmières ?

    Dans les pays nordiques, la « flex-sécurité » finance largement les chômeurs afin de les reconvertir en les formant et les orientant là où la demande est pressante. Vous y avez-vu beaucoup d’usines à chômeurs ?
    En France, une part non négligeable du pactole de la formation finance les syndicats, les partis politiques, j’en passe et des meilleurs…

    3. Le système éducatif échoue 2 fois, sur la compétence, et sur le développement des bonnes attitudes

    Il échoue même trois fois, ajoutons que notre système républicain basé sur la méritocratie est aujourd’hui producteur d’inégalités.

    4. Pôle emploi mérite sa triste réputation
    Là j’approuve.
    La réforme de Sarkosy de réunir l’ANPE et l’Assedic était un leurre, qui ne s’attaquait pas aux causes.
    Mais combien de sous-traitants de Pole Emploi se rincent (sur le dos du contribuable) avec des prestations qui ne font que conforter un système débile de mode de recrutement ?
    Qui ose dénoncer le culte du diplôme, l’inutilité d’une lettre de motivation ?
    L’initiative originale de Free concernant la formation d’informaticiens devrait faire réfléchir nos « décideurs ».

    5. La diversité n’est pas encore généralisée dans les faits

    Elle n’est pas près d’y être avec de tels arguments. Lever des tabous c’est bien, mais levez les bons.
    La discrimination à l’égard des jeunes de banlieue ne saurait être justifiée uniquement que par l’absence de la maîtrise des codes.
    Donnez leur une chance avant de les reléguer au nom ou au faciès. Mais ne faisons pas d’angélisme pour autant. La réalité est complexe.

    6. L’hémorragie de cerveaux est une maladie silencieuse mais mortelle à terme
    Quels cerveaux ? Ceux de Polytechnique, de l’IEP, de l’ENA ? Cela m’étonnerait.
    Je partage toutefois l’idée concernant des ingénieurs, des chercheurs et autres entrepreneurs qui désespèrent chez nous.
    En revanche, demandez-vous pourquoi la crise arrange l’Allemagne qui récupère les cerveaux notamment de pays européens.
    La Gauche n’y est pour rien, ni l’absence de contexte positif pour les entreprises.

    7. Les aides publiques sont souvent toxiques
    Souvent mais donc pas toujours. Modulons un peu avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.
    La nature humaine est opportuniste. Les patrons n’y échappent pas qui profitent des effets d’aubaine (pour ne pas dire pervertissent ou détournent les lois à leur avantage).
    Plus d’un million de stagiaires (rémunérés avec des cacahuètes) dans les entreprises française, ne seraient-ce pas autant d’emplois potentiels ?

    « Les aides posent aussi un problème, d’ordre idéologique cette fois. Elles font apparaître les chefs d’entreprise comme d’horribles profiteurs » écrivez-vous.
    Où sont les aides lorsque les chefs d’entreprises rémunèrent les femmes moins que les hommes à compétences égales ? Ne faut-il pas changer aussi l’idéologie des patrons ?

    8. Pour simplifier l’économie, il faut réduire le nombre de fonctionnaires
    Probablement, quoique le lien de cause à effet là encore ne soit pas démontré.
    Cela permettrait notamment de réduire les dépenses de l’Etat.
    Inutile de taper aveuglément sur les fonctionnaires, il faut dénoncer les dysfonctionnements du système et y apporter des solutions. C’est le rôle des dirigeants, non ?

    9. La gestion paritaire sclérose le pays
    Que le code pléthorique du Travail pose problème tout le monde en convient, c’est aussi vrai de l’excès de normes qui paralysent beaucoup d’initiatives.
    Les syndicalistes font ce qu’ils peuvent pour défendre les salariés et c’est leur rôle.
    Pour que le dialogue social fonctionne mieux (tel en Allemagne) rendons la syndicalisation obligatoire, cela contraindra probablement les syndicats à évoluer vers moins d’idéologie et plus de représentativités.

    1. « Les syndicalistes font ce qu’ils peuvent pour défendre les salariés et c’est leur rôle. »
      Vous avez parfaitement raison, les discours anti-syndicaux sont totalement à coté de la plaque.

      Cela dit, vous n’avez pas besoin de rendre la syndicalisation obligatoire, vous avez juste besoin de limiter l’application des conventions négociées aux adhérents des syndicats signataires. C’est le mécanisme de « l’extension » automatique des accords à tous les salariés et à toutes les entreprises qui tue la responsabilité syndicale (des syndicats des deux bords).
      Quand (par exemple) seuls les adhérents de la CFDT auront droit à l’assurance chômage, pas ceux de la CGT qui a refuser l’accord, ça va tout de suite calmer l’idéologie et le jusqu’au-boutisme marxiste …

    2. Sur votre point 1, en effet, le coût du travail n’est pas le seul responsable, il y a aussi la rigidité du marché. Les trois plus grands facteurs de chômage c’est le coût du travail, la rigidité du travail et l’enseignement.
      Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
      Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
      Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
      Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
      http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
      Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
      Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que ce que croient bcp de gens, au contraire, au niveau global il est même très positif.
      quand au sophisme: « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
      Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
      Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
      Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
      Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

    3. « Où sont les aides lorsque les chefs d’entreprises rémunèrent les femmes moins que les hommes à compétences égales ? »
      l’inégalité salariale s’explique par d’autres raisons tout autre que le machisme. la discrimination salariale est un mythe: http://www.slate.com/articles/double_x/doublex/2013/08/gender_pay_gap_the_familiar_line_that_women_make_77_cents_to_every_man_s.html
      deux vidéos intéressantes à regarder: https://www.youtube.com/watch?v=p5LRdW8xw70 http://youtu.be/8EK6Y1X_xa4
      Le mythe de l’écart salarial hommes-femmes de plus de 20% “à travail égal”
      par Cyrille Godonou: http://www.enquete-debat.fr/archives/le-mythe-de-lecart-salarial-hommes-femmes-de-plus-de-20-a-travail-egal
      http://www.atlantico.fr/decryptage/ecarts-remunerations-hommes-femmes-ces-facteurs-explication-que-statistiques-internationales-oublient-prendre-en-compte-cecilia-1893287.html

      http://time.com/3222543/5-feminist-myths-that-will-not-die/
      http://www.consad.com/content/reports/Gender%20Wage%20Gap%20Final%20Report.pdf
      http://www.forbes.com/sites/realspin/2012/04/16/its-time-that-we-end-the-equal-pay-myth/
      Et pour ne pas vous assommer plus que ça d’articles, je vous poste ici un résumé complet, citant sources, statistiques et raisons générales de pourquoi les économistes dénoncent le gender-wage gap myth http://thenonpolitician.homestead.com/Economics/GenderPayGap.html

    4.  » Ne faut-il pas changer aussi l’idéologie des patrons ? » comme si les patrons étaient un tout, comme s’ils avaient tous la même idéologie. Vouloir que l’état s’occupe de ce que pensent les gens, que l’état s’occupe de changer l’idéologie des gens n’est ni plus ni moins que du fascisme. C’est contraire à la liberté d’opinion. La gauche est la salle d’attente du fascisme.

      C’est un non sens économique de parler de discrimination dans une économie de marché, il y en a pas A COMPETENCES EGALES. Une entreprise pratiquant de la discrimination disparaitera au profit d’entreprises ne pratiquant pas la discrimination. les seules facons d’avoir de la discrimination dans une économie de marché c’est soit que les consommateurs soient prêts à payer plus chers pour se fournir auprès d’entreprises qui discriminent soit que la discrimination est imposé par l’état. C’est la base même de l’économie.
      Le meilleur moyen de lutter contre la discrimination s’est par le marché. Si on regarde l’histoire, la plupart des discriminations sont causés par l’État. En israël, PQ y a t il eu une amélioration de la situation des arabes israéliens ? C’est grâce au fait qu’Israël s’est libéralisé. Avant israël était très socialiste, bcp d’entreprises appartenaient à l’État donc forcément elles engageaient plutôt des juifs. Avec la libéralisation, les entreprises sont devenus privées donc elles engagent leurs employés pour leur compétence. Imaginons que les entreprises discriminent les noirs. Ceux ci coûteront moins chers sur le marché de l’emploi donc d’autres entreprises les engageront et disposeront d’un avantage substantiel sur leurs concurrents qui discriminent. Celles ci auront le choix entre arrêter de discriminer ou faire faillite

      On est juste dans le victimisme. c’est tellement pratique d’avoir un bouc émissaire. de se dire que si on réussit pas bien dans la vie, c’est à cause d’un facteur extérieur (par exemple à cause du « soi disant » patriarcat). même chose pour les immigrés (qui accuse la société de racisme), les gens d’extrême droite ou d’extrême gauche,….Il est vrai qu’il est tjs plus dur d’assumer sa responsabilité.
      D’un autre coté, je veux bien comprendre que les « minorités » (femmes, immigrés,….) tombent dans le panneau du victimisme puisque la pensée unique imposé par la gauche n’arrête pas de le proner par l’intermédiaire des médias, de l’éducation, de ses assoc,….La gauche fait tout pour faire du mâle hétérosexuel francais de souche la cause de tous les maux et pour des minorités des pauvres victimes.
      Divers études ont montré que les pays (exemple pays arabes) où les gens avaient tendance à se victimiser et accuser des facteurs extérieurs de leurs échecs, en général ces pays sont sous développés (au contraire, des pays où les gens se considèrent comme responsables de leurs propres situations).
      La gauche en victimisant les « minorités » elle ne leur rends pas service car elle développe chez ces « minorités » une mentalité d’assisté (ce qui est un peu le but, la gauche ne veut pas aider ses « minorités » juste faire de elles des électeurs, rien ne vaut un électeur qui soit dépendant de la gauche)

      1. Nous ne sommes pas dans une  »
        économie de marché » en France , faudrait ce mettre à la page, vos considérations ne prévalent que pour un système de marché régie par la libre concurrence qui n’est pas appliqué en France ni d’ailleurs vraimment partout ds le monde.

        1. Il ne faut pas exagéré, la France est certes l’un des pays les plus socialistes d’Europe mais il est faux de dire que l’on n’est pas dans une économie de marché. Certes, la France est surréglementé, il y a trop d’impôts, la concurrence est faussé par l’état (les grandes entreprises sont avantagés par rapport aux PME) mais on est pas non plus dans une économie totalement plainfiée.

          Je trouve cela un peu paradoxale que ceux qui combattent la discrimination sont aussi ceux qui combattent le méchant marché (alors que le marché est le meilleur moyen de lutter contre le discrimination).

          Gary Becker a étudié ce sujet (la discrimination), je vous conseille de lire.

          Je ne dis pas en France qu’il n’y a aucune discrimination mais il y en a quand même bcp moins que l’on dit et souvent, ceux qui crient à la discrimination sont juste des gens qui se victimisent. D’ailleurs, une partie de problème est là: à force, de tjs crier à la discrimination et au racisme (alors qu’il y en a pas), on ne les croit plus quand ils sont vraiment victimes de discrimination

        2. Le marché (cela varie d’un marché à un autre) est loin d’être libre mais cela ne veut pas dire pour autant qu’on n’est pas dans une économie de marché

    5. « Les syndicalistes font ce qu’ils peuvent pour défendre les salariés et c’est leur rôle.
      Pour que le dialogue social fonctionne mieux (tel en Allemagne) rendons la syndicalisation obligatoire, cela contraindra probablement les syndicats à évoluer vers moins d’idéologie et plus de représentativités. » n’importe quoi, si les syndicats , en Allemagne (tout comme en Suisse et dans les pays scandinaves), sont plus responsables c’est essentiellement pour des raisons culturelles. Cela ne sert à rien de vouloir avoir plus de syndicalistes, ce qu’il faut changer c’est la culture francaise. Dans ces pays, il y a un culture du dialogue, des compromis. D’ailleurs, cette culture se retrouve au niveau de la politique (grande coalition) alors qu’en France, on a pas cette culture.
      L’autre raison qui fait que les syndicats allemands sont plus responsables c’est le fait que les syndicats sont dépolitisés, ils ne sont pas liés aux partis politiques. Un syndicat lié à un parti politique ne sera que le bras armé de celui ci (l’exemple de la Belgique est assez frappant avec la FGTB, bras armé du PS. La FGTB ne défends pas les travailleurs mais l’intérêt du PS).
      En 2010, en Allemagne, moins d’un travailleur sur cinq était affilié à un syndicat (un total de 8,1 millions d’affiliés). Le taux de syndicalisation de syndicalisation en Allemagne est de 19 %. Certes, c’est plus qu’en France mais cela reste très peu ce qui montre que votre argument de plus de représentativité est fallicieux.
      Je connais bien la Belgique.

      Il suffit de regarder la Belgique pour comprendre que rendre la syndicalisation obligatoire est une très mauvaise solution. Le système syndical brelge est abérrant. En effet, ce sont eux qui versent le chômage, ce qui leur donne un pouvoir démesuré, car pour percevoir le chômage, il faut donc être affilié (certes, officiellement, il y a la CAPAC qui paient pour ceux qui ne souhaitent pas s’affilier mais dans les faits, mieux vaut être syndiqué si vous voulez avoir des allocations de chomage) . La raison pour laquelle le taux de syndication belge est si élevé, ce n’est donc pas tant parce que les travailleurs sont tous militants que parce qu’il faut bien cela pour bénéficier des largesses de l’État et des impôts.
      Les syndicats belges sont bcp moins responsable que les syndicats allemands et surtout, bcp plus idéologisés (certes, bcp moins qu’en France mais bon, je connais aucun autre pays européen (à part la Grèce) où les syndicats sont si extrémistes et dogmatiques qu’en France). Les syndicats belges sont complètement politisés.D’ailleurs, plusieurs sondages ont montré que l’immense majorité (les trois quarts) des belges considèrent les syndicats comme néfastes.
      l’Etat belge a sous-traité la distribution des allocations de chômage aux milices privées de la FGTB et autres syndicats. Un marché juteux, qui rapporte chaque année, en « intervention dans les frais de gestion », 74,65 millions d’euros, rien qu’aux milices privées de la FGTB. 165,91 millions d’euros d’argent extorqué au contribuable par les fonctionnaires, si l’on additionne l’argent octroyé à toutes les milices privées syndicales réunies, qui se partagent le magot. Milices privées qui, rappelons-le, n’ont absolument aucune existence juridique, et ne déclarent nulle part ces revenus. Du noir à 100% payé par l’Etat. Corolaire : On a donc un système où plus il y a de chômeurs, plus il y a des « frais de gestion » et plus les syndicats s’enrichissent. Et pour créer davantage de chômage, s’enrichir, et prendre des vacances à Cuba (les syndicalistes de la FGTB ont pris leurs vacances à Cuba payé par le syndicat).
      Les syndicats belges ne sont pas des personnes morales autrement dit elles n’ont pas de personnalité juridique donc on ne peut pas les attaquer. Malgré cela, elles disposent de certains droits réservés à des personnes morales alors que ce sont des groupes de fait. Le fait de ne pas avoir de personnalité juridique est un scandaleux privilège accordé par l’état belge.
      L’autre problème des syndicats c’est leurs liens avec la politique. La FGTB est non seulement remplis d’idéologues socialistes mais en plus, ce n’est ni plus ni moins qu’un instrument au service du PS. La FGTB est complètement aux ordres du Parti socialiste. Ils ne défendent pas l’intérêt des travailleurs mais les intérêts du PS. Quand à la CSC, ils sont liés au CDH mais restent plutôt indépendants, ils sont aussi moins idéologisés.
      Les syndicats belges surtout la FGTB sont de véritables mafias pratiquant des magouilles à grande échelle. Il serait plus que temps d’enquêter sur leurs magouilles.
      en Belgique, les gens sont quasimment obligé d’être syndiqué même si ils ne soutiennent pas les syndicats.C’est une atteinte flagrante à la liberté d’association et d’opinion. Tout travailleur a le droit de faire parti d’un syndicat mais aussi de ne pas faire parti. le problème c’est que ce droit de ne pas être syndiqué est largement violé (et pas qu’en Belgique).
      Vous oublié une chose concernant le vote ps. Bcp de gens votent ps par pur intérêt.
      Le PS est le premier parti de Wallonie grâce au clientélisme. Ils auraient bcp moins de vote s’ils n’y avaient pas le clientélisme.Sans parler de tous ces poivrots votant ps par tradition familiale. Ces gens là ne sont pas très cultivé, la plupart du temps, ils ne connaissent rien à la politique (qd je dis rien c’est rien) mais votent ps car leur famille et leur entourage votent ainsi. Une majorité de Wallons ne savent pas qui dirigent la Wallonie, pas étonnant que la wallonie soit un bastion gauchiste
      Une chose qu’il faut rappeler que TECTEO contrôle une grande partie de la presse francophone. Tecteo c’est quoi ?? une intercommunale de communes (pratiquement toutes ps), le patron de tecteo est Stéphane Moreau, membre du PS. Pour faire simple, la presse francophone est controlé par le PS qui tient plus de la mafia que du parti politique. Il faudrait faire comme en italie et faire une opération nettoyage. Les barons du PS vivent tous dans le luxe et n’arrêtent pas de magouiller.

      Il y a une totale opacité financière des syndicats belges: http://www.rtl.be/info/belgique/politique/le-pouvoir-des-syndicats-entre-opacite-financiere-et-capacite-de-paralyser-un-pays-entier-717951.aspx
      Je résume : de l’argent pris de force par l’État à la demande notamment des syndicats et qui est censé être le filet de sécurité des travailleurs en cas de pépins, risque de finir sur un compte lambda sans presque pas de contrôles possibles, le tout au nom d’un organisme qui d’un point de vue juridique n’existe pas.

      Ce qui se passe aujourd’hui en Belgique avec le gouvernement michel (que je n’apprécie guère car ce gouvernement n’est en rien libéral, contrairement à ce que l’on dit) est scandaleux: la FGTB (et donc le PS) montre à quel point elle ne respecte pas la démocratie, qu’elle se fout de ce que pense la majorité des gens. La FGTB bloque tout le pays (elle nuit à l’économie) tout cela parce que le PS n’arrive pas à se remettre de l’idée qu’ils sont dans l’oppsition au fédéral. Par contre, elles ne trouvent rien à redire pour la région wallonne qui pratique l’austérité mais qui est controlé par le PS. Le PS contrairement à un parti démocratique quand il est dans l’opposition au lieu d’utiliser des méthodes démocratiques préfère utiliser la FGTB pour bloquer le pays. vive la démocratie version socialo

      1. Pas de vote obligatoire aux election mais une syndicalisation obligatoire?

        1. le vote est obligatoire en Belgique

          1. Je trouve aussi liberticide la syndicalisation obligatoire que le vote obligatoire

    6. « rendons la syndicalisation obligatoire, cela contraindra probablement les syndicats à évoluer vers moins d’idéologie et plus de représentativités » si vous faites une syndicalisation obligatoire, il ne faut pas être devin pour voir ce qu’il va se passer: quelques grands syndicats se partageront l’ensemble des travailleurs et comme la syndicalisation sera obligatoire, ils auront plus de pouvoir pour magouiller en toute tranquilité sous le dos des travailleurs. Les syndicats seront en situation d’oligopole (un pays ne compte que quelques syndicats, vous ne pouvez pas en avoir des milliers), ils s’arrangeront entre eux pour se répartir le gateau (c’est ce qu’il y en Belgique). Ils ne défendront plus bien l’intérêt des travailleurs, à quoi cela sert de défendre un travailleur si de toute facon, il est obligé d’être syndicat. Il suffit juste de s’arranger entre syndicats et croyez moi quand il s’agit de se faire du fric, les syndicalistes savent très bien faire des accords.
      Le principe de la syndicalisation c’est la liberté d’association. La liberté d’association c’est la liberté de s’associer mais aussi de ne pas s’associer.
      En plus, en France, dans certains secteurs, si vous voulez montez dans la hiérarchie, vous devez être syndiqué (autrement dit vous êtes pratiquement obligé d’être syndiqué), cela ne rends pas les syndicats moins extrémistes (c’est même le contraire).

      Si vous regardez les syndicats des différents pays, les syndicats ressemblent plus à des mafias magouillant qu’à des associations de défense des travailleurs. Le pire c’est que dans bcp de pays, ils agissent en toute impunité. Alors, moi, je suis d’accord avec le principe de syndicalisation (sauf dans l’armée et la magistrature ) mais un, il est important de garantir aux travailleurs qu’ils ont le droit à ne pas être syndiqué (ce qui est loin d’être le cas partout en France) et deux, un syndicat ne doit pas avoir une impunité comme c’est souvent le cas. Pour moi, il faut dissoudre un syndicat si ses dirigeants magouillent (cela incitera les syndicats à adopter une discipline interne où les magouilles ne sont pas permit)

    7.  » échoue même trois fois, ajoutons que notre système républicain basé sur la méritocratie est aujourd’hui producteur d’inégalités. » j’ai du mal à voir en quoi notre système est méritocratie. Au contraire, à cause de l’égalitarisme au sein de l’éducation nationale, on nivelle vers le bas, incite à la médiocrité. Ce que refusent de voir tous les idéologues en charge de n’éducation nationale, c’est que tout n’est pas capable d’avoir un diplome universitaire, il faut accepter que certaines personnes soient doués manuellement,….On dévalorise les métiers manuels alors qu’ils sont tout à fait honorable. En Suisse, on a compris qu’il fallait valoriser les formes d’enseignements alternatives (apprentissage,…).
      L’éducation nationale n’est rien d’autre qu’un bastion gauchiste où on fait de la propagande. Un très bon livre:  » La désinformation par l’Éducation nationale » de Christine Champion.
      Pour comprendre pourquoi l’éducation nationale va si mal: « Ignare Academy – Les naufrages de l’enseignement » de Claire Laux et Isabel Weiss

    8. « L’assistanat est une usine à chômeurs
      Ben voyons ! Mesurez un peu vos termes » Bon, pour dire les choses autrement, l’assurance chômage est une usine à chômeurs dans le sens où cela désinsiste les chomeurs à trouver un nouvel emploi. Cela est une chose admise par la grande majorité des économistes. Il y a de nombreuses études sur le sujet. Par exemple, il a été montré que lorsqu’un chomeur ne touchait plus d’allocations, la probabilité qu’il retrouve un nouveau travail augmente sensiblement.
      Si les économistes ne sont pas du tout d’accord entre eux pour dire si la suppression de l’assurance chômage aurait un impact positif ou négatif sur le bien être économique, ils sont en général d’accord pour dire que la suppression de l’assurance chômage a un impact positif pour l’emploi.
      Je vous conseille de lire cet article qui propose une piste très intéressante pour réformer l’assurance chômage: https://nudges.wordpress.com/2008/12/10/rethinking-unemployment-insurance-part-i/
      Il y a trois types de chômage: le chômage conjoncturel, le chomâge frictionnel et le chomâge structurel. En France, le chômage massif est un chômage structurel.

  23. 8. Réduire le nombre de fonctionnaires : en fait il faut surtout réduire le besoin de fonctionnaires. La réduction de leur nombre doit être la conséquence.
    aujourd’hui on essaye de réduire le nombre de fonctionnaire sans changer les objectifs à atteindre et les actions à mener, ce qui ne fait que réduire la qualité du service et augmenter la grogne…

  24. J’ai une idée !

    Et si pour relancer l’économie, l’emploi, les embauches, on privatisais (complètement) la sécurité sociale et laissait les mutuelles lui faire concurrence ? Et pour la CMU, on finance ça par l’impôt. Plus de cotisations obligatoire, d’URSSAF, de RSI, de MSA, disparition des charges patronales, et on laisse les gens s’assurer ou bon leur semble ! =D

    Oh wait…

    1. Milton Friedman et l’impot négatif. La peur suprême de tous les socialistes qui ont conçu tout un dispositif de mauvaise foi, de mensonges, de mythe pour éviter que les gens n’envisagent cette solution qui effectivement résoudrait les problèmes mais mettrait les marxistes et autres parasites du système au chômage.

  25. Première mesure, ne plus subventionner les syndicats avec de l’ argent public……Sans doute qu’ ils y réfléchront à deux fois avant saboter l’entreprise privée.

  26. Ecellent article. Lire absolument le petit livre d’Hector Allain plus drôle que cet article

    http://www.amazon.fr/d%C3%A9couverte-fabuleux-miracle-fran%C3%A7ais-libertarien-ebook/dp/B00JC6EHXO

  27. es qualité d’entrepreneur de l’une des 3,1 millions de PME qui représente 99,8% du nombre des entreprises françaises et 48,7% de l’emploi salarié équivalent temps plein , je peut au moins donner un avis dans le secteur de l’hôtellerie restauration de luxe qui est le mien .
    En dehors de profils très qualifiés il est dramatiquement difficile de trouver des compétences jeunes , motivées , formées malgré des salaires au dessus des seuils .
    Pôle Emploi est déqualifié et les rares RV effectifs ( 9/10 ne se présentent même pas sans prévenir )viennent uniquement pour pointer et justifier une recherche .
    Il existe de vrais compétences jeunes , formées dans le secteur mais qui jouent sur les périodes activités / chômage pour toucher une assurance chômage et surtout faire des extras au noir bien sur . On voit dans le secteur se développer toute une économie grise ou in fine tout le monde est perdant/ perdant .
    Les deux passerelles de formation / découverte / sélection se sont drastiquement rétrécies : apprentissage et stage de formation en entreprise .
    Les nouvelles règles imposées pour les entreprises sont incompatibles avec les objectifs de productivité / precense / effectifs réellement sur place or le couple tuteur / apprenti est bien la passerelle du savoir dans nos métiers de procédures, de gestes ,de terrain ,d’accueil …
    La restauration et l’hôtellerie sont l’un des rares métiers de promotion sociale pour des jeunes apprenant un métier sur le terrain , un bon chef de rang est a 2000€ net plus les pourboires , un maître d’hôtel 3000€ aucun poste même les plongeurs ou femmes de ménage ne sont au SMIC .
    Face à cette rareté de main d’œuvre à former la tendance est de remonter en gamme : moins de monde , plus compétent donc payés en conséquence …..avec comme conséquence la destruction du business model .
    Je corrige le % donné par l’ auteur , le coût total en réintégrant le direct et l’ indirect sur masse salariale ( taxe sur les salaires , taxe pour les zinzin inutiles pour l’étude du temps de travail ……) est de 100% et c’est bien le frein majeur qui conduit à un resserrement des effectifs par le bas . A 10 ans le modèle ne tient plus !

  28. Bonjour,
    Bon article qui résume bien les choses.
    Je voulais juste vous informer que suite à la fusion ASSEDIC-ANPE, qui a donné le Pôle Emploi, 99% des anciens de l’ANPE sont des salariés qui ont opté pour un statut de droit privé, et ne sont donc plus des fonctionnaires 😉 Ceci dit, les mentalités changent moins vite que les statuts…

  29. Même pas un argument structurel… Aucune réflexion sur le chômage en tant que phénomène d’un système plus grand et plus complexe. Enfin bref aucune analyse de fond. Un article écrit avec 2/3 idées dans la tête mais sans recherche.

    Nul.
    Pour les recherches :
    Paul jorion, le dernier épisode de usul sur le revenu de base en parle pas mal aussi.

    1. LOL Usul comme référence en économie.

    2. Gdeloison : quelle cuisterie… Ce type écrit avec son expérience du terrain et c’est 1000 fois mieux que de rester dans sa bibliothèque à se p..

    3. Merci de montrer toute votre inculutre économie. Paul Jorion n’a aucun diplôme économique, c’est juste un idéologue d’extrême gauche racontant les pires anêries.

      Sous des dehors de gentil papy cultivé, Paul Jorion est en réalité un vrai stalinien totalitaire. Dans ses bouquins et articles, ses références (même économiques) sont Robespierre et Saint Just. Il tient Hayek pour un Nazi (verifié par un ami en dialogue direct avec lui sur son blog !!!!). C’est l’économiste d’extreme gauche le plus structuré mais lorsqu’il sent qu’il est contré efficacement, il recourt aux basses insultes, procédé éminemment bolchévique. Il espère encore que la crise actuelle lui évitera les poubelles de l’histoire. C’est tout un courant qui pense que la crise grecque peut leur permettre de jouer les prolongations avec le succès de Syrisa. orion est un serial catastrophiste à tendance totalitaire qui comme tout bon gauchiste, s’en fiche comme d’une guigne des faits et des chiffres, sauf quand ça arrange sa propagande.
      Il suffit de reprendre la liste interminable de ses prédictions foireuses (ce n’est pas parce qu’il est arrivé de prédire une fois quelque chose d’intelligent que cela change grand chose sur ses prédictions qu’il faut regarder dans leur totalité) pour montrer que sa crédibilité est nulle hors du cercle d’abrutis qui le tiennent encore pour gourou. Je me souviens de l’époque où, sur son blog, il n’avait aucune idée de ce qu’était la création monétaire ni les réserves bancaires fractionnaires…

  30. Stéphane Lallement

    Qu’est -ce que cet article violemment étatiste fait sur contrepoints ?

Les commentaires sont fermés.