L’énergie non consommée est-elle la meilleure ?

Publié Par Michel Gay, le dans Énergie et matières premières

Par Michel Gay.

Ampoule électrique (Crédits : Helen Flamme, Creative Commons)

Ampoule électrique (Crédits : Helen Flamme, Creative Commons)

L’efficacité énergétique, c’est-à-dire produire davantage de lumière, de chaleur et de travail mécanique avec le moins d’énergie possible est un excellent principe qui s’oppose au gaspillage.

Cependant, l’affirmation « la meilleure énergie est celle qui n’a pas été produite ou consommée » se trompe d’objectif, ce n’est pas l’énergie qu’il faut réduire, ce sont ses nuisances. Ce slogan simpliste distille de manière insidieuse une idée négative : l’énergie serait intrinsèquement mauvaise, et celle qui ne serait pas produite ou consommée constituerait un bienfait. Énergie et nuisances sont probablement volontairement confondues dans cette phrase révélatrice de l’état d’esprit « décliniste » et « anti-productiviste » qui sous-tend aujourd’hui le projet de loi sur la transition énergétique. La réduction de la consommation d’énergie est devenue un objectif prioritaire, quasi sacré, de la politique du gouvernement qui veut imposer une économie fondée principalement sur une idéologie faussement « écologiste » de sobriété forcée, de rationnements et de restrictions.

Mais ce concept se trompe de cible : la chaleur, la lumière, le travail mécanique (machines, voitures, etc…) sont utiles et rendent la vie plus facile et plus agréable à la plupart des hommes. Il est ainsi possible d’étudier plus longtemps, et de se consacrer à autre chose qu’à assurer la nourriture du jour. Serions-nous lassés de la civilisation ?

La volonté de protéger notre environnement a malheureusement cédé la place à une culpabilisation injustifiée et à une moralisation abusive. Pour se rendre compte de l’absurdité du slogan précité, on pourrait prétendre par analogie que : « le meilleur livre est celui qui n’a pas été écrit ou lu », ou « la meilleure symphonie est celle qui n’a pas été composée ou écoutée »

Dit autrement, l’énergie est-elle vraiment assimilable à une maladie ou à une nuisance ?

La meilleure définition de la bonne énergie serait : « Celle qui rend le meilleur service (chaleur, lumière, travail mécanique,…) au moindre coût et au moindre impact sur l’environnement ».
Notre civilisation a besoin d’une énergie abondante, disponible et bon marché, qui est aujourd’hui composée à 80 % d’énergies fossiles dans le monde. Le pétrole, le gaz et le charbon pourraient être partiellement remplacés par de l’électricité d’origine nucléaire et, marginalement, renouvelables (notamment par l’hydraulique). En France, par exemple, la production d’électricité ne nécessite que 10% d’énergies fossiles. En effet, 90% de notre électricité est produite sans émissions de gaz carbonique (CO2), grâce essentiellement au nucléaire (75%) et à l’hydraulique (10%).

L’énergie nucléaire pourra fournir pendant des millénaires, avec la surgénération à base d’uranium et de thorium, une part importante des besoins en énergie pour le bien de l’humanité. Ses atouts sont indéniables car elle :

  • ne contribue pas à l’effet de serre ni à la pollution atmosphérique : pas de rejets de CO2, ni de méthane, pas d’émission de particules
  • améliore notre indépendance énergétique : l’approvisionnement en uranium est diversifié dans le monde, et la France possède plus de cinq ans de stock d’uranium sur son sol pour les réacteurs actuels, contre 4 à 6 mois pour le pétrole et le gaz
  • est durable : la quatrième génération en préparation permettra de disposer de plusieurs milliers d’années de ressources uranium et thorium
  • diminue notre déficit commercial : l’achat de moins d’un milliard d’euros d’uranium à l’étranger pour produire 75% de notre d’électricité permet d’éviter l’achat de 20 milliards d’euros de gaz.

L’énergie non consommée n’est donc pas la meilleure. La meilleure énergie est une énergie disponible, abondante et pour longtemps, qui améliore le sort de l’humanité au moindre coût social et environnemental. Dans cet esprit, l’électricité d’origine nucléaire présente donc de nombreux avantages, et elle possède un potentiel considérable pour se substituer, au moins partiellement, aux énergies fossiles.

  1. Criminaliser la banalité, ici la consommation d’énergie : méthode ancestrale de contrôle et d’assujettissement des populations. Dans cette affaire, l’écologie a bon dos. L’escrologie politique n’est qu’une nouvelle tentative, même pas originale, de mise en place d’une tyrannie, avec les leviers habituels : mensonges répétés en boucle, manipulation de peurs imaginaires, désignation de boucs émissaires.

    1. oui c’est clair que les tachtiques actuelles ressemble aux religions…
      Kosher ou halal, non du bio.
      culpabilité élergétique
      propagande aux enfants enseigné a l’école
      sectes en pointes qui tentent de saboter les « marchands du temple »
      critique du confort et de la consommation
      relocalisation voire autarcie, pour éviter les influences cosmopolites
      défense d’une vision traditionnelle de la production, agricole notamment…
      recherche de pureté génétique

      on retrouve ca aussi en 1930 en allemagne, avant même que ca ne dérive naturellement en totalitarisme etnique.

      quand les enfants dénonceront leurs parents, je crois qu’on aura atteint le totalitarisme.

    2. Criminaliser ce qui est normal, rendre obligatoire ce qui est anormal, voilà qui est bien totalitaire…

  2. Oui pour dire que le meilleure énergie est celle qui est la plus efficacement utilisé
    Oui pour rappeler l’importance du nucléaire
    Cependant deux critiques peuvent vous être opposées:
    – Le souci n° 1 du nucléaire ce sont ses déchets vous n’en parlez pas
    – L’argument consistant a dire que nous disposerons de plusieurs millénaires de ressources ne tient pas car cela fera longtemps que nous aurons maitrisé la fusion nucléaire (Même d ici 100 ans en étant pessimiste)
    Pour moi la fission est une énergie indispensable aujourd’hui mais c’est une énergie du présent pas une énergie d’avenir.

    1. « – Le souci n° 1 du nucléaire ce sont ses déchets vous n’en parlez pas »

      Et des solutions se développent concernant les déchets.

      « L’argument consistant a dire que nous disposerons de plusieurs millénaires de ressources ne tient pas car cela fera longtemps que nous aurons maitrisé la fusion nucléaire »

      La fission ne se limite pas à l’uranium. De plus, Cf plus haut…

  3. il ne faut pas oublier que l’homme n’est qu’une machine énergétique qui ne trouve son utilité que dans la conversion d’énergie , limiter l’énergie disponible implique de limiter le nombre de machines fonctionnelles donc , la population…c’est un choix qu’aucun homme sain d’esprit ne peut envisager !

    1. Mais il y a de plus en plus de malades haut placés qui l’imaginent sérieusement 😥

  4. 1) C’est de la manipulation
    2) Le but est de mettre en place un système néo-féodal
    3) C’est stupide.

    La manipulation : le grand principe des activistes écologistes est de bourrer le crâne des gens afin de faire accepter des contraintes qui sont naturellement rejetées. Pour cela, toutes les analogies douteuses, les exagérations, les à-peu-près voir les mensonges énormes sont utilisés, afin de passer en force des législations.

    Le système néo-féodal : l’économie de l’énergie aboutit nécessairement à un monopole de son utilisation – tout comme il existait autrefois un « monopole de la chasse », le but est de mettre en place un monopole de l’énergie afin de conserver les richesses et la possibilité de se déplacer à une petite « élite ». Cela ne gêne nullement Valls d’afréter un avion pour aller voir un match de foot avec son fils (« Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas, pour tout le reste il y a Master Card de la république française »). Les écologistes font le tour du monde pour faire des conférences et des congrès ou se payent des croisières de luxe en antarctique (avec supplément brise-glace de sauvetage. Si tu veux voyager, il faut être Grand Prêtre de l’Ecologie ou Haut-Fonctionnaire. Si tu es paysan du tiers-monde, on t’expliqueras l’usage de l’huile de coude.

    La stupidité : Leur néo-féodalisme énergétique ne peut pas fonctionner : sans énergie il n’y a plus de richesse et tôt ou tard les nouveaux seigneurs seront eux-mêmes obligés de se serrer la ceinture ou de se faire la guerre pour augmenter le monopole et restreindre le nombre des bénéficiaires. Il y a peu d’écart entre la rentabilité et l’absence de rentabilité. Augmenter le cout de l’énergie (ou en interdire l’usage) est le plus sur moyen de généraliser l’absence de rentabilité et de plonger l’économie et le monde dans le chaos alors que la plupart des entreprises sont à la limite et que la stagnation s’installe.

    1. Hayek (Tendance Salma)

      « Si tu veux voyager, il faut être Grand Prêtre de l’Ecologie ou Haut-Fonctionnaire. Si tu es paysan du tiers-monde, on t’expliqueras l’usage de l’huile de coude. »

      +1

    2. j’ai assisté à quelques minutes d’un débat sur la transition énergétique où les gens applaudissaient (car ils ne comprenaient pas )qu’ils allaient aller au boulot en vélo et que les économies ainsi effectuées serait utilisées pour payer l’énergie plus cher parce qu’on la rendue plus chère..

      1. Quand ces gens là méritent de devenir pauvre et ça tombe bien c’est exactement ce qu’il va se passer

  5. L’efficacité c’est obtenir le même résultat avec moins de ressources, rien à voir avec un quelconque austérité énergétique. Michel Gay se fourvoit (pour une fois) dans son désir de promotion de la consommation d’électricité nucléaire.

    1. non vous ne comprenez vraiment le sujet pas je crois…

      1. Et vos idées sont-elles comme vos phrases, tout à l’envers et sans queue ni tête ?

        1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Efficacit%C3%A9

          ce que vous dites a peut être une queue et une tête, peut être à la bonne place..mais ça n’a pas de sens , pour le reste , je persiste …
          la meilleure efficacité… bla bla…
          je suis volontiers foutrac mais souvent pointilleux sur les phrases sur lesquelles on pretend établir une discussion.

          Notez que l’article met un peu en évidence une curieuse capacité gouvernementale à planifier des conneries partir d’une mauvaise formulation d’une chose qui parait évidente, dans un pur but de com…
          « la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas  » n’est pas un chef d’oeuvre en la matière mais un bon travail d’abrutissement.

          1. Ce que vous dites n’a ni queue ni tête ! Vous pensez donc qu’il vaut mieux dépenser 3000€ par an d’électricité que 500€ ? et avec toutes les taxes environnementales afférentes, c’est du pur délire collectiviste !

            L’efficacité (et même l’efficience) est effectivement la meilleure solution, l’inefficacité que vous prônez est l’apanage de l’état.

    2. « L’efficacité c’est obtenir le même résultat avec moins de ressources, »

      On appelle cela la croissance. Et pour ça, rien de tel que le capitalisme.

      1. Et donc la quête de l’efficacité énergétique fait partie du capitalisme ou de tout système libéral. Ca n’a aucun sens de prétendre que des collectivistes vont apprendre à des capitalistes à optimiser leurs couts – ils font naturellement leur MAXIMUM pour réduire la dépense énergétique SANS DIMINUER le service rendu. C’est par exemple ce qui permet à Airbus de grignoter des parts à Boeing par une gamme d’appareils plus économes qui lui ont permis de s’installer sur le marché (Boeing sait faire évidemment, mais il ne bénéficie plus de sa position de leader « historique’).

      2. en fait la phrase est mal dite , l’amélioration de l’efficacité c’est …m’enfin bref…

    3. c’est exactement l’inverse que cherche à faire nos dirigeant: rendre l’énergie plus chère pour pouvoir faire moins avec plus.

      1. Pour pouvoir faire moins avec plus de travail humain: rétrogradation vers l’esclavage et l’Antiquité.

  6. « l’énergie est notre avenir économisons la… » hein????
    c’est plus fort qu’eux ( je ne sais qui ils sont au juste mais eux) transformer le défoncement d’une porte ouverte en passage dans une réalité alternative…
    je comprends rien…mais rien…Ségolène hollande…dès qu’ils parlent énergie ..je ne comprends rien…

  7. la quatrième génération en préparation permettra de disposer de plusieurs milliers d’années de ressources uranium et thorium

    Tout à fait, et nous regarderons les chinois et les russes avec envie, et cela finira par l’achat de licences américaines, commed d’habitude…

  8. Ne tournons pas autour du pot : derrière la conso d’énergie il y a des humains. Derrière la décroissance écolo, il a y l’idée de c’est l’humain qui doit décroître.

    Le vrai slogan est : Le meilleur être humain est celui qui ne naît pas.

  9. Souvent on nous dit qu’une bonne croissance au premier trimestre, n’est due qu’au froid et une augmentation des besoin en énergie des consommateurs..
    (on reste surpris, car on aimerait mieux que l’augmentation de la croissance soit due à ce que nos compatriotes, puissent acheter une belle voiture, un nouveau canapé,..Car pour l’individu la dépense en chauffage, est iune mauvaise dépense)
    Nos élites vont aller prier pour que chaque hiver soit plus rigoureux que le précédent.
    Ils sont devenus spécialiste pour aigrir la vie des gens qu’ils gouvernent.

  10. La notion d’EREOI ou de taux de retour énergétique confirme totalement cela : http://festkoerper-kernphysik.de/Weissbach_EROI_preprint.pdf

    C’est principalement l’abondance d’énergie qui a conduit à abolir l’esclavage, à quoi ça sert si on peut avoir une armée d' »esclaves énergétiques » dans un simple litre d’essence ou un seau de charbon ou 1 mg d’uranium?

    Et comment l’absence d’énergie peut être bénéfique si l’essentiel d’une société, comme l’éducation et la médecine, disparait si l’EREOI passe en dessous d’un seuil ?

    D’ailleurs un graphique montre au passage que des énergies « renouvelables » comme l’éolien ou le photovoltaïque (qui, au passage, consomment plus de ressources par énergie produite que le nucléaire) ne pourraient même pas soutenir leurs propres emploi… alors toute une société n’en parlons pas?

  11.  »
    ce n’est pas l’énergie qu’il faut réduire, ce sont ses nuisances.
     »
    Alors la, j’applaudie. c’est exactement ça.

    mais ensuite, il y a qq soucis :

    d’une part, on parle d’énergie, et par je ne sais quel tour de magie, on l’a réduit à l’électricité. en France, l’électricité, c’est 25% de l’énergie consommée :
    https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide_ademe_energie_en_france.pdf

     »
    la surgénération
     »
    Oui.
    Quand ça marchera. Pour le moment, ça ne marche pas, et le jour on arrivera a faire de la surgénération, on n’aura peut être plus besoin de centrale nucléaire sur terre.
    De plus, l’uranium est lui aussi une énergie fossile. la prévision est qu’il n’y en aura pas pour tout le monde d’ici 15 ans, vu à la vitesse ou la demande augmente. Le peak uranium sera atteint dans 10 ans, en fonction des projection actuelles.

    Quand aux émissions de CO2 sur la durée de vie de la centrale nucléaire, une étude de Yale montre qu’en fonction d’un ensemble de paramètre, le dégagement en CO2 se monte à 11- 25 g/kW·h , soit l’équivalent des énergies renouvelables :
    http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1530-9290.2012.00472.x/abstract

    Rien n’est gratuit ma p’tit dame, l’émission 0 n’existe pas (à part sur TF1).

    on vient de trouver (théoriquement il me semble) la moyen d’augmenter la puissance d’un champ magnétique par *100, sans augmenter la consommation d’autant) ce qui va être une bonne chose pour le futur iter.
    mais d’autres cotes, panneaux solaires, éoliennes et stockages promettent de nombreuses et belles améliorations pour l’avenir : c’est la science qui va y gagner !
    Et nous par la même occasion.

    1. Évidemment, si vous prenez les fumisteries publiées par l’ADEME, vous ne risquez pas d’être renseigné. Quant au pic de l’uranium, c’est comme celui du pétrole qu’on nous annonce depuis bientôt cinquante ans. Sachez cependant, que le thorium est trois fois plus présent dans la croûte terrestre que l’uranium, et c’est sur ce matériau que porte les développements en cours.
      Pour ce qui est du CO2, dont la concentration SUIT l’élévation de température (loi de Henry, dégazage des océans), c’est encore un autre bobard développé pour la cause… du retour à l’âge de pierre… pour les autres pas pour eux!

    2. Les énergies « renouvelables » … lesquelles?

      Celles qui tiennent toutes seules, où celles qui ont besoin d’un backup (en général assuré par du fossile) pour être utiles? Pourquoi mélanger des sources d’énergie qui n’ont rien à voir?

      Et comment vous comparez une énergie avec une production stable, une énergie intermittente, une énergie modulable sur une grande plage qu’on peut arrêter totalement, une énergie modulable sur une plage restreinte qu’on ne veut pas arrêter rapidement?

      Vous ne pouvez pas faire un système de production autonome juste avec des « renouvelables » à l’échelle de l’Europe.

    3. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1530-9290.2012.00472.x/abstract

      « Screening 274 references yielded 27 that reported 99 independent estimates »

      Déjà là il y a rien qui vous choque?

      Le fumeux concept d’indépendance, ça vous parle? Indépendance de quoi? Si la moitié des références utilisent les mêmes hypothèses pessimistes improbables? Si la moitié des références sont des torchons antinuc?

      L’indépendance c’est :
      – un concept de la justice : indépendance du juges, des experts judiciaires, des arbitres éventuellement, par rapport aux parties
      – ou bien en logique : une proposition ne peut être ni démontrée ni réfutée dans un système logique
      – ou bien des probabilités : propositions indépendantes
      – ou bien de l’algèbre…

      Mais l’indépendance en science, je ne connais pas.

      Vous pensez que la littérature n’est pas infestée de tel torchons de propagande?

      Vous pensez qu’une méta-analyse peut faire l’économie du tri entre analyses sérieuses et torchons?

      « of life cycle GHG emissions from light water reactors (LWRs). The published median, interquartile range (IQR), and range for the pool of LWR life cycle GHG emission estimates were 13, 23, and 220 grams of carbon dioxide equivalent per kilowatt-hour (g CO2-eq/kWh), respectively »

      et là, rien ne vous dérange? Comment peut-on passer de 13 à 220, sinon en partant d’hypothèses complètement différentes, et certainement délirantes pour arriver à 220?

      C’est simple : pour faire gonfler les émissions, vous supposez qu’on part d’un minerai très peu riche, vous sortez du chapeau des données invraisemblables, et vous supposez que toute l’énergie pour enrichir l’uranium est fournie par du CHARBON.

      Et pouf, le bilan CO2 du charbon est reporté sur le nucléaire.

      Il faut vraiment être étranger au truc pour prendre au sérieux une étude qui s’appuie sur des études manifestement biaisées ou délirantes, comme celles qui sortent 200 gCO2/kWh pour du nucléaire.

    4. « d’augmenter la puissance d’un champ magnétique par *100, sans augmenter la consommation d’autant) ce qui va être une bonne chose pour le futur iter »

      Très bien mais l’intensité du champs n’est pas l’objection principale contre cette technologie de confinement et vous devriez le savoir si vous aviez écouté les critiques sérieuses émises par des physiciens (dont des prix Nobel).

      L’objection est l’impossibilité de confiner les neutrons à haute énergie qui sont produits par la réaction et qui vont finir par déglinguer la machine, avant qu’elle ait produit l’énergie correspondante à se fabrication.

      Bien sûr pour une expérience de confinement de quelques secondes à quelques minutes c’est pas trop grave, pour l’industrialisation ça l’est.

    5. « Rien n’est gratuit ma p’tit dame, l’émission 0 n’existe pas (à part sur TF1). »

      Et même la « biomasse » n’est pas dans le meilleur des cas « émission 0 »!

      Ce n’est pas parce que le bois que vous brûlez aurait fini par mourir et que de toute façon il repoussera des arbres que le bilan est nul, même si vous prenez du bois local que vous coupez à la hache : au mieux le bilan est nul à long terme.

      Mais d’après les catastrophistes il y a urgence, c’est maintenant qu’il faut réduire le taux de CO2. En brûlant massivement les forets, on augmente maintenant le taux de CO2 alors que les (prétendues) rétroactions positives font que c’est officiellement ce qu’il faut éviter.

    6. « Quand ça marchera. Pour le moment, ça ne marche pas, et le jour on arrivera a faire de la surgénération, on n’aura peut être plus besoin de centrale nucléaire sur terre. »

      Quand on arrivera à faire des RNR?

      L’automne 2009 signe la mise à l’arrêt définitive du réacteur nucléaire de recherche Phénix. Mis en service en 1974 sur le site CEA de Marcoule (Gard), Phénix a permis de faire la démonstration industrielle de la filière des réacteurs à neutrons rapides. En 35 ans, Phénix a fait progresser les connaissances dans de nombreux domaines de la filière électronucléaire : matériaux, combustibles, gestion des déchets.

      17 Septembre 2009
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      Ce précurseur des systèmes nucléaires de quatrième génération a également généré une précieuse base de données pour la recherche sur les réacteurs du futur.

      Dès sa mise en service en 1974 et durant ses 35 ans de service, Phénix a assuré une double vocation, démonstrateur industriel de la filière des réacteurs à neutrons rapides et outil de recherche.

      Phénix était un prototype de la filière des « réacteurs à neutrons rapides ». En comparaison aux réacteurs à eau pressurisée (REP), qui font l’essentiel du parc électronucléaire mondial, les neutrons utilisés pour provoquer la réaction de fission nucléaire ne sont pas ralentis, ce qui nécessite un fluide de refroidissement particulier, le sodium. Contrepartie de cette technologie complexe, le réacteur peut produire davantage de combustible qu’il n’en consomme, d’où le nom de « surgénérateur » que l’on donne également à ce type de réacteur. Ainsi on multiplie par un facteur supérieur à cinquante la quantité d’énergie extraite d’une même quantité de minerai d’uranium.

      En étant raccordé au réseau électrique EDF, Phénix a montré la viabilité industrielle de cette technologie ; sa puissance électrique était de 140 MW, à comparer aux 1450 MW électriques des REP les plus puissants. Son taux de disponibilité ces dernières années a été de plus de 80%, soit au même niveau de performance que les installations industrielles actuellement en fonctionnement dans le monde.

      http://www.cea.fr/energie/arret-definitif-du-reacteur-phenix-22415

  12.  »
    Il est ainsi possible d’étudier plus longtemps, et de se consacrer à autre chose qu’à assurer la nourriture du jour. Serions-nous lassés de la civilisation ?
     »
    Mais alors ça c’est c’est tellement soûlant. !
    Non mais sérieux, ces types ne sont pas nombreux. Et ils ne sont pas sur ce site.

    C’est à se demander si le néolithique n’est pas le point Godwin de l’énergie.

    m’enfin !

  13. La banalisation de ce concept est une des choses les plus néfastes qui puisse exister. Il risque de « justifier » les pires horreurs dans l’esprit des populations que les verts ou notre gouvernement endoctrinent:
    -le meilleur véhicule de transport est celui qui n’existe pas, donc toute la population est mise à pied,
    -le meilleur patron est le patron mort,
    -le meilleur être humain est l’homme qui est mort,
    Nous remarquons que les verts ou notre gouvernement appliquent ce slogan aux sujets qu’ils trouvent non conformes à leurs dogmes, mais pas aux actions qu’ils décident. Ainsi
    L’énergie la meilleure est celle qui n’est pas produite par les éoliennes.

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