Alexandre Pesey : « il faut libérer l’esprit d’initiative de la nouvelle génération »

Publié Par Contrepoints, le dans École & éducation

Créé en 2004, l’Institut de Formation Politique est une association qui propose des séminaires sur les idées et l’action politiques aux jeunes de 18 à 25 ans. Alexandre Pesey, Directeur de l’IFP, a souhaité répondre aux interrogations afin de lever les ambiguïtés éventuelles.

Alexandre Pesey de l'Institut de Formation Politique

Contrepoints : pouvez-vous nous présenter de nouveau l’IFP ?

Alexandre Pesey : l’IFP a été créé en 2004. Depuis plus de dix ans, nous avons sélectionné et formé aux idées et à l’action politiques plus de 850 jeunes gens désireux de servir leur pays. L’héritage culturel et les principes de primauté de la personne, de liberté et de responsabilité ont une importance particulière à l’IFP.

Nous faisons notre possible pour dynamiser le réseau des auditeurs. Avec le soutien de nos formateurs, nos jeunes pousses peuvent sortir de l’isolement, s’entraider et passer à l’action. Elles s’engagent sur les campus universitaires, analysent les politiques publiques, commencent à percer dans les médias, conseillent les élus ou affrontent elles-mêmes le suffrage universel. L’IFP contribue à libérer l’esprit d’initiative de la nouvelle génération.

Aussi, je tiens à préciser que l’institut est une association non partisane, qui ne reçoit aucun financement public, par principe et par souci d’indépendance. Nous sommes soutenus par plusieurs milliers de donateurs, que je tiens à remercier ici.

L’IFP a souvent été qualifié de « libéral » mais certains libéraux sont aujourd’hui inquiets. En effet, Eric Zemmour et Marion Maréchal Le Pen y ont été invités. Y a-t-il une évolution dans la ligne défendue par l’IFP ?

J’entends bien les critiques et commentaires qui ont été exprimés. Je tiens d’abord à préciser que l’IFP n’est ni un think tank, ni une école de pensée. Nous avons été qualifiés de « libéraux conservateurs » par Le Monde il y a deux ans, mais il est préférable de ne pas s’attarder sur ces catégorisations journalistiques. L’IFP ne promeut aucun dogme ou idéologie. Nos intervenants, tout comme nos auditeurs, reflètent une grande variété de profils.

L’IFP a invité ces derniers mois plusieurs partisans de la liberté d’entreprendre. Par exemple, Hervé Novelli lors d’un dîner, ou encore Gaspard Koenig, cette fois pendant un séminaire. Charles Gave, Président de l’Institut Des Libertés, compte parmi nos formateurs les plus réguliers, tout comme Guillaume Vuillemey, un jeune professeur à HEC, et sans doute l’économiste le plus prometteur de sa génération. Bien sûr, nous avons reçu Eric Zemmour, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage, Le suicide français, et invité Marion Maréchal Le Pen. Admettez qu’inviter le plus jeune député n’est pas dépourvu de sens pour une organisation comme la nôtre, qui s’adresse à la jeunesse.

Cela étant dit, nous avons en général peu d’estime à l’égard de l’interventionnisme économique et du relativisme moral. Nous n’avons pas changé : nous aimons la continuité, ou la permanence, si vous préférez.

Il s’agit donc d’entretenir le débat ?

J’insiste : l’une des richesses de l’IFP est de faire se rencontrer et débattre, notamment lors des joutes oratoires, des jeunes gens aux sensibilités variées qui n’ont pas toujours l’habitude de se côtoyer. C’est ainsi qu’ils peuvent développer leur esprit critique. Je crois que c’est aussi ce que viennent chercher les 250 candidats qui frappent à la porte de l’institut chaque année.
Ceux qui ont participé aux sessions peuvent témoigner, me semble-t-il, de la qualité de notre formation et du dynamisme de notre réseau d’auditeurs et de formateurs.

Quels sont vos prochains objectifs ?

L’IFP vient d’emménager dans de nouveaux locaux, à Paris. Nous disposons désormais d’une salle de conférence, d’une salle d’études et de recherches, d’une salle de réseau et bientôt même d’un studio média ! Nous voulons faire de cet espace un véritable quartier-général pour la jeunesse de convictions, celle désireuse de reconquérir ses libertés. Nous pourrons les accompagner au quotidien, pour assurer le succès de leurs initiatives.

Les inscriptions pour les sessions de septembre sont ouvertes dès aujourd’hui. Nous serons très heureux d’accueillir vos lecteurs de bonne volonté, désireux de s’engager pour que notre pays ne poursuive pas sa route vers la servitude.

Si vous voulez en savoir davantage sur les auditeurs de l’IFP, je vous invite à découvrir les portraits que nous publions chaque mois sur notre site, comme Samuel, chargé des actions de terrain pour Contribuables Associés ou Jean-Baptiste, qui agit pour la liberté scolaire au sein de la Fondation pour l’École.

  1. L’IFP est une superbe assosication, l’un des piliers de la société civile française ! J’ai eu la chance de participer à un séminaire, les intervenants sont passionnants. A recommander pour tout jeune qui veut s’engager réellement et ne pas rester passif !

  2. Bravo ! Bel réussite ! Une école des pensées de droite. Il était temps.

  3. Longue vie à l’IFP qui promeut le débat au sein des droites même si cela dérange certains libéraux pourtant en apparence de fervent défenseurs de la liberté d expression mais qui se retrouvent au final aussi sectaires que des socialistes.

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