Le port d’armes est un droit fondamental

Publié Par Marius-Joseph Marchetti, le dans Libertés publiques

Par Marius-Joseph Marchetti.

walter P22 armes credits Anas Ahmad (licence creative commons)

walter P22 armes credits Anas Ahmad (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Le droit de porter des armes a toujours été un droit ardemment protégé par les défenseurs et les promoteurs de la liberté. Il n’est pas, par exemple, un complexe américain, loin s’en faut. De même que beaucoup de grands économistes libéraux furent français, un grand nombre de personnes en France ont défendu le droit de posséder des armes. La bêtise des rédacteurs de la première Constitution française a été de ne pas l’y inscrire car pour eux, le droit de se défendre était clairement évident pour tout individu et peuple désirant rester libre. Ils n’avaient très certainement pas anticipé que le peuple abandonnerait sa liberté au bénéfice des chaînes. Le fait de protéger le droit de se défendre est donc prêt à être assimilé au cas des « cowboys qu’on dit subventionnés par les lobbies de l’armement et la NRA ».

« Aucun pays n’est plus paisible et n’offre une meilleure police que ceux où la nation est armée. »
— Comité de Rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 18 août 1789

Présentation du deuxième amendement de la Constitution américaine

Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. Ainsi, il fait partie des 10 amendements passés le 15 décembre 1791, aussi appelés « Bill Of Rights » (la Déclaration des Droits).

Cet amendement a été rédigé à cause de la peur des Pères Fondateurs de voir le peuple écrasé par l’armée ou une milice. Ainsi, les tyrans éliminent la résistance en retirant les armes aux citoyens et en rendant leur détention illégale, comme dans la Chine de Mao Zedong, la France de Vichy et l’Allemagne d’Hitler. Car non, ce ne sont pas des gens raisonnables et pragmatiques qui ont retiré ce droit fondamental aux individus. Ce sont les tyrans.

La prohibition, générateur de marché noir

Comme dans le cas de la prohibition de la drogue, la prohibition ne profite qu’à ceux qui ne la respectent pas (trafics, mafias). Les victimes sont donc les personnes qui s’y conforment docilement car elles se retrouvent désarmées face à des criminels qui le sont. L’État engendre le marché noir en prohibant les armes car seuls ceux pour qui les coûts seront plus faibles que les gains continueront à s’en procurer illégalement, les criminels en l’occurrence. Il existe un fait avéré, selon lequel on n’arrête pas des criminels avec des lois, sachant que le criminel (ou hors-la-loi) est défini comme étant quelqu’un qui ne respecte pas la loi. Ainsi la seule personne sur qui la mesure aura de l’impact est précisément celle que l’on cherche à protéger, l’innocent.

La légitime défense semble avoir un effet dissuasif

Certains pays comme la Suisse et les États-Unis, où règne une certaine liberté de port d’armes, à l’inverse d’autres pays comme la France, sont aussi les pays les moins avancés en matière de niveau d’étatisme et de gestion de la vie individuelle. Ces pays ne connaissent d’ailleurs pas de criminalité supérieure à ceux qui l’interdise. D’après Pierre Lemieux, les taux de crimes violents sont de 81% plus élevés dans les États plus restrictifs, comme l’exemple de Chicago nous permet de le voir. En 1981, la ville de Chicago a décidé de voter des lois très restrictives en matière de port d’arme. Or, le nombre de personnes tuées par arme de poing n’a pas diminué, bien au contraire, il a augmenté de presque 40 points entre 1981 et 2007.

Portion of Chicago Murders Commited with Handguns

« Dans les régions où elle a été appliquée, la libéralisation du port d’armes a réduit de 7,7% le nombre de meurtres, de 5,3% celui des viols, et de 7% le nombre d’agressions violentes. » (Pierre Lemieux)

Il est compliqué d’établir une corrélation entre la quantité d’armes à feu en circulation et le taux d’homicides. Certains pays ont un taux d’homicides plus élevé qu’aux États-Unis alors que la prohibition sévit. En Suisse, le port d’armes est resté libre entre 1848 et 1998, et la première fusillade de masse a eu lieu en 2001. En Suisse toujours, il y a entre 4 et 6 millions d’armes à feu pour 8 millions d’habitants alors que le taux de meurtre par arme à feu est relativement faible.

  1. je suis pour le port d’arme , parce que malhereusement nous vivons dans un monde de violence et qu’il faut savoir se défendre ; l’état n’assure pas notre sécurité , il est logique de le faire soi même ;

  2. «  »Certains pays comme la Suisse et les États-Unis, où règne une certaine liberté de port d’armes, à l’inverse d’autres pays comme la France, sont aussi les pays les moins avancés en terme de niveau d’étatisme et de gestion de la vie individuelle. » »

    Pour les USA , il n’est plus du tout sûr que le niveau d’étatisme et d’assistanat soit faible , dans la mesure où la dette fédérale US tourne autour de 18000 milliards de $ et que la majorité de cette dette date des années postèrieures à 1990 et est constituée d’aide sociale et de foods stamps …

    1. Les USA sont encoe un des pays les plus libres économiquement du monde et le droit de porter des armes fait parti des symboles qui montrent que, justement, au USA bien plus que chez leurs concurents dans le classement Heritage, la liberté n’est pas que économique.

    2. La dette des USA vient à presque à 100% du déficit du commerce extérieur, les Chinois préférant acheter des bons du trésor US à fond perdu plutôt que de correctement évaluer leur monnaie.

  3. bonjour,

    fidèle de ce site et libéral affirmé, je suis plus circonspect sur l’usage « libéralisé » des armes à feu.

    entendons nous bien, je mets en avant ici des doutes, un questionnement, voilà tout.

    certes, comme le dit justement l’auteur, la prohibition profite à ceux qui ne la respectent pas.

    néanmoins, je crois qu’il est important de se poser la question de la culture qu’une généralisation des armes à feu développe.

    hors de toute polémique, détenir une arme à feu en France est rarissime et fait sursauter celui qui se rend compte que son interlocuteur en a une; c’est un acte rare, jugé étrange et qui, je le crois, limite l’usage que l’on peut en faire. il y a de l’ordre de 450 assassinats par arme à feu en France tous les ans.

    aux USA, où la culture des armes à feu est répandue et je dirais même populaire, où cela ne choque personne dans la société d’en avoir et d’en montrer une, il y a environ 10.000 assassinats par arme à feu par an. il y a une « culture » de l’arme à feu qui amène à une société plus violente.

    du coup, je reconnais parfaitement la validité des arguments libéraux déployés en faveur du port d’arme légalisé, néanmoins, je m’interroge sur le rapport cout/bénéfice qu’un tel changement apporterait dans notre société.

    1. population française= 67 000 000 millions
      population US =320 000 000 millions

      450 meurtres à l’arme à feu en France soit environ à la louche 0.00068% de la population
      10000 aux US ( oh my god!) 0.00015% de la population
      soit 4.53x plus chez nous…..

      le tout à la louche, vous voyez qu’on les surpasses largement en matière de meurtres à l’arme à feu si on parle en % de population et ce avec des lois frôlant le délire questions restrictions chez nous donc bon….

      1. je crois que vous vous êtes un peu trompé dans votre calcul : en France, ça fait un meurtre par arme à feu pour 149.000 personnes et aux USA 1 pour 32.000, soit effectivement 4.65X plus aux USA proportionnellement.

        1. nous avons bon tout les deux, c’est la façon de faire parler les chiffres qui change, comme quoi, quand on veut faire dire un truc à des chiffres il suffit de changer la lecture dans un sens ou dans l’autre,

          le nombre de mort par AàF en rapport de pourcentage sur la totalité des habitants est en faveur des US, en revanche si comme vous on parle du ratio « morts pour x habitants » effectivement vous avez raison c’est la France qui repasse gagnante.

          essayez de savoir si dans vos 450 mort on enlevait tout les règlements de comptes divers et varié commis par des gens qui n’ont cure des lois, ce qui serait vraiment intéressant pour le sujet qui nous concerne ici c’est de savoir combien de crimes par AàF sont commis par des détenteur légaux en France?

          pour être éclairé il serait intéressant de retrouver les chiffres des morts par AàF ( non accidentels) en France avant les 1ères lois liberticides.
          Quand aux US, vu que constitutionnellement tout le monde est potentiellement détenteur légal et rapport aux nombre d’habitants il est logique d’avoir plus de crimes par AàF.

          peut-être aussi voir du coté de la suisse sur une population armée à 25%.
          il ne faut également pas amalgamer le « port » et la « détention » d’arme à feu.

          1. au temps pour moi je me suis trompé dans le sens ou j’ai pris une base de 450 pour les deux pays mais cela n’enlève rien à la suite de mes dires.

      2. Pardon mais pour le coup il y a erreur :
        10000 morts aux US divisé par 320 millions donne 0.0031% de la population.
        450 morts en france divisé par 67 millions donne 0.0006% de la population.

        Donc le facteur 4 est en faveur de la France.

        Après, je marche sur des oeufs : est il déconnant de dire que toute personne possédant une arme doit savoir s’en servir? Question pas si évidente pour un libéral, j’en conviens..

    2. 10’000 meurtres par arme à feu sur 313 millions d’habitants, cela revient à un pourcentage extrêmement faible. Et il faut savoir que la majorité des meurtres se produit dans le milieu du trafic de drogue (ce que les journalistes correctement orientés à gauche oublient de dire, bien entendu); aucune loi liberticide ne pourra jamais désarmer les crapules.

      Un peuple désarmé étant un peuple soumis, je refuse de confier à l’Etat la tâche de veiller à ma « sécurité ».

    3. Pouvez vous m’indiquer où vous avez trouvé ces chiffres? Car le rapport parlementaire fait en 2010 avant le vote de la nouvelle loi du 6 mars 2012 « relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif » ne donne pas du tout vos chiffres et pourtant il est déjà très orienté (ou du moins contient de nombreuses erreurs)!

      http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i2642.pdf

    4. « il y a environ 10.000 assassinats par arme à feu par an »

      Le problème c’est le meurtre en soit même. Tout d’abord il faut enlever la légitime défense pour des raisons évidentes. Ensuite les crimes passionnels qui sinon seraient arrivés avec un couteau de cuisine. Ensuite les crimes relatifs aux trafics car la prohibition n’empêchera jamais ces gens de s’armer. Il ne reste guerre que les accidents qu’on ne pourra jamais supprimer totalement mais qu’une bonne formation des utilisateurs pourrait minimiser.

      Ensuite vous semblez partir sur des arguments très utilitaristes. Posséder et porter une arme est pourtant une liberté fondamentale, c’est le symbole que vous êtes un citoyen et non un esclave.

      1. C’est un symbole que vous êtes un homme libre, plus qu’un citoyen.

    5. La délinquance n’est pas une question de port d’arme : il y a 33 fois plus d’homicides en Colombie qu’en France, l’explication en est évidente.

      La cause majeure des homicides est liée à la grande délinquance, qui est avant tout un phénomène ‘culturel’ profond : les mafias ne sont ni spontanées ni sporadiques.

    6. Cela dit, l’important n’est pas le nombre de meutres par arme à feu mais le nombre de meurtres tout court.

      Muni de mes mains je peux tuer. Muni de produits chimiques qui se trouvent dans n’importe quel supermarché je peux tuer. Au volant d’une voiture je peux facilement tuer. Un couteau de boucher, ou à pain permettent de tuer aussi surement qu’un « poignard ». L’arme (à feu, blanche, par destination) n’est qu’accessoire dans les meurtres. L’important est l’intention de tuer. Ou au moins la capacité à laisser sa rage aller assez loin pour le faire. Le poids froid d’une arme est même un « garde fou » qui aura tendance (si vous n’êtes pas un criminel endurci ou un fou dangereux) à vous calmer.

      Autre point annexe, mais pas tant. Il y a et il y a eu une culture de l’arme à feu très présente en France. De 3 à 5 milions de chasseurs, selon les périodes. Tous ces gens et leurs familles ont des armes à feu, les voient, s’en servent régulièrement. Jusqu’au début des années 2000 les jeunes hommes français sont passé sous les drapeaux et ont tous démonté et remonté FAMAS, MAS 36, pistolets ou autres armes à feu. Ils ont aussi tiré, avec ces armes.

      Et étrangement qu’un appelé ait une arme ne dérange personne. Que les policiers soient armées et non les citoyens ne choque pas grand monde. Alors que si on est logique le policier étant en moyenne moins intelligent et plus porté sur l’alcool que le citoyen moyen, on devrait être choqué tout autant.

      Non, il est clair que vos interrogations viennent d’un biais sur le sujet, savamment entretenu par l’Etat et ses serviteurs des médias.

  4. Vous revez, l’État a enlevé cette liberté aux français, il ne la leur rendra jamais. Tellement il a peur.

    1. re bonjour alexis ,petite erreur de frappe ,je souhaitais indiquer :Si vous attendez l’aval de l’état …..

    2. Je pense aussi.
      L’idée de ne plus avoir la maîtrise de la population l’empêcherait de dormir.
      Il faudrait un changement de régime complet, intégrer ce droit dans les textes fondateurs comme chez les américains.

      1. « Il faudrait un changement de régime complet, intégrer ce droit dans les textes fondateurs comme chez les américains »

        Le problème c’est que les lumières n’ont pas la cote chez les gens qui veulent tout changer en ce moment, bien au contraire. On a jamais été aussi loin d’un changement de régime dans le bon sens.

  5. Qui dit arme dit responsabilité de s’en servir. Et qui dit responsabilité dit moyen de rendre des comptes sur ce qu’on a fait.
    Le problème des armes à feu, c’est qu’elles ne sont efficace que dans la mesure où elles mutilent voire tuent, ce qui est à la fois trop pour la plupart des enjeux, et inutile dans une optique défensive.
    Il se trouve que nous avons maintenant des armes incapacitantes efficaces et qu’il est facile de doté d’un enregistreur audio-video, de sorte que l’utilisateur peut justifier des conditions qui l’on amené à se servir de son arme.
    Ce type d’arme devrait être autorisé, voire obligatoire. Le fait qu’elle ne le soient pas est bien la preuve que l’objectif de la prohibition n’est pas la sécurité du peuple, mais celle du gouvernement qui craint que le peuple se soulève contre lui

    1. C’est un autre problème que vous soulevez là, le droit à ce défendre, peu importe que vous vous défendiez avec un bâton de sucette ou une bombe H, si le magistrat retiens que le voleur est rentré chez vous ou vous à agressé tout en vous laissant la chance de le savoir à l’avance ce n’est plus de la légitime défense! c’est un guet-apens fomenté par vous à l’encontre du pauvre voleur! Donc un bon voleur téléphone à sa victime pour lui dire à quelle heure il passe et n’a plus qu’a venir se servir sous vos yeux, violer votre femme et se plaindre qu’elle ne c’est pas laissé faire et lui à estropié un œil, tout ça parce-que comme vous avez eu le temps de préparer votre défense ( vous n’avez pas pensé à attacher votre femme pauvre fou!) c’est qu’elle n’est plus légitime et donc vous êtes un infâme citoyen agresseur de jeune en perdition/minorité/barjot etc etc.

      ce texte est volontairement ironique.

      1. même dans l’hypothèse où le juge vous condamne (?), il n’est pas stupide au point de vous condamner de la même façon que vous ayez « agressé » le voleur à coup de sucette ou à coup de bombe H…
        Et je vous signale que si votre hypothèse est correcte (il suffit de prévenir pour se dédouaner), il vous suffit de téléphoner à la police en prévenant que vous allez vous allez défendre et déclinez toute responsabilité des conséquence pour le voleur pour vous couvrir aussi efficacement. Ou même, que vous venez d’être pris d’une pulsion sadique et que vous avez trouvé un adepte du suicide assisté qui va se présenter nuitamment chez vous pour mourrir, et que si la police estime que c’est illégal elle n’a qu’à intervenir préalablement …

    2. Vous ne soulevez qu’une partie du problème.
      L’arme sert pour la défense personnelle. Elle est également une garantie contre l’arbitraire d’un Etat qui a perdu la raison.
      Ne l’oubliez pas.

      1. non je n’en parle pas car c’est déjà plus ou moins le sujet de l’article et que vous en faite déjà mention avant de parler de l’autodéfense c’est tout, de toute façon si demain les armes redevenaient achetable au supermarché du coin, si la loi sur la défense personnelle n’évolue pas le problème restera entier.

        1. Il y a la loi et il y a son application techniquement la légitime défense est garantie en Frence. Ce sont les juges qui ne l’appliquent pas ou qui l’appliquent d’une manière ubuesque.

      2. L’État n’existe pas physiquement. C’est un concept du même niveau que le père Noël, ce qui n’empêche pas d’avoir des effets bien réels.

        Dès lors, une arme physique n’est d’aucun secours contre l’Etat, et même pire, on observe que l’usage de la force physique par un individu contre l’Etat le renforce (en justifiant de nouvelles « lois » « antiterroristes »).

        Une arme physique peut être utile contre des individus réels qui prétendent représenter l’État et détenir le « droit » de vous agresser, piller, contraindre, mais là encore il reste préférable de graduer la réponse et d’utiliser d’abord des armes incapacitantes que des armes à feu.

        1. Exact, et c’est d’ailleurs dans les pays qui ont une longue tradition de rébellion contre l’Etat, que celui-ci en est arrivé à supprimer le port d’arme.

          Au plus on se rebelle contre l’Etat violemment de l’extérieur, au plus on renforce l’Etat.

          Les diminutions de l’Etat ont toujours eu lieu de l’intérieur, quand l’Etat lui même avait intérêt à se réduire, à se transformer, jamais quand il y était contraint par les citoyens.

  6. Parce que l’homme a de (trop) nombreux biais cognitifs

    Une fois armé, un homme devient plus parano et prompt à voir du danger la ou il n’y en a pas :
    http://www3.nd.edu/~jbrockm1/WittBrockmole_inPress_JEPHPP.pdf

    1. C’est qui « un homme » ?

    2. Vous devriez parler avec des gens qui ont et portent des armes à feu. Il y a des biais cognitifs, c’est sûr. Ils sont juste dans l’autre sens par rapport à ce que vous racontez.

    3. les propriétaires légaux d’armes sont-ils plus violents? Prenons l’exemple du Texas, rempli comme tout le monde le sait de cowboys prônes à la violence. Entre 1996 et 2000, William E. Sturdevant (2000) montre à partir des données d’arrestation du Texas que les citoyens qui ont obtenu un permis de port d’arme non seulement ne sont pas plus violents que les autres, mais sont remarquablement pacifiques. Ils ont 7,7 fois moins de chance d’être arrêtés pour un crime violent (pour les hommes), 7,5 fois moins pour les femmes. Les citoyens qui portent des armes ont 18 fois moins de chances d’être arrêtés pour un crime non violent (pour les hommes), 13 fois moins pour les femmes. Et cette tendance continue : entre 2002 et 2007, les données du Texas Department of Public Safety montrent que les plus de 200.000 texans qui ont obtenu un permis de port d’arme sont 9 fois plus pacifiques que les citoyens en général. Le public général a été arrêté 10 fois plus pour avoir commis un crime violent.

    4. « Une fois armé, un homme devient plus parano et prompt à voir du danger la ou il n’y en a pas » imaginons ce que vous dites est vrai (ce que je ne crois pas du tout) vous voulez interdire la majorité d’avoir des armes et donner le monopole des armes à feu à une petite minorité qui verrait le danger partout et serait parano par conséquent risquerait fortement d’agir de manière paranoiaque. si ce que vous dites est vrai, il faut tout fairepour qu’une minorité ait le monopole des armes et qu’une majorité soit désarmé. regardez l’histoire du contrôle des armes à feu: http://www.chuckhawks.com/downside_gun_control.htm

      1. « pour qu’une minorité ait le monopole des armes et qu’une majorité soit désarmé » pour qu’une minorité n’ ait pas le monopole des armes et qu’une majorité ne soit pas désarmé

  7. N’oublions pas les chasseurs qui s’entretuent à qui mieux mieux après un repas de midi bien arrosé…..Je ne pense pas trop me tromper en disant que dans chaque famille française il y a une arme à feu…Le vieux tromblon du grand père ou le péteux de la dernière guerre ou de celle d’avant…La vente n’est pas libre mais le pays est armé….Et beaucoup plus que l’on ne le pense….

  8. Un homme paraplégique dans son fauteuil roulant comment fait il pour se défendre ? toujours aucunes réponses des bisounours libéraux.

    1. @ peter

      A la question stupide du « bobo socaliste », la réponse adéquate d’un « bisounours libéral »…Il part en courant !

  9. Je suis en faveur du principe d’auto-défense et donc du port d’arme.

    Bien sûr, on réduit le risque d’être tabassé par quelqu’un de plus costaud. Néanmoins, être armé n’amène pas ultimement une plus grande sécurité si les autres aussi sont armés.

    Parce qu’on peut être agressé simultanément par plusieurs individus armés, on s’arme éventuellement d’armes automatiques. Pour se défendre contre les agressions d’armes automatiques, on s’équipe de véhicules blindés. Pour se défendre contre les agressions de véhicules blindés, on s’approprie des explosifs. Éventuellement, on empile des munitions au sous-sol en quantité si grande qu’un accident provoquerait des dommages à la propriété d’un voisin qui ne commet aucune agression.

    Le problème alors, c’est qu’il y a aussi un autre principe « libéral » qui doit être respecté en parallèle: on ne peut forcer quelqu’un à supporter un risque contre son gré.

    Ce qui fait en sorte qu’une liberté totale au niveau de l’armement mène au viol du principe de non-agression via les risques collatéraux.

    1. Ben oui c’est vrai en tant que piéton on me force à supporter le risque de me faire écraser par une voiture, il faudrait donc les interdire !!! Votre principe n’a aucun sens !!

      1. Jérémy vous devriez examiner l’éthique de la propriété.

        Si vous êtes propriétaire de votre propre route privée, vous avez le droit de choisir de prendre tous les risques que vous voulez et de n’y imposer aucune limite de vitesse. Vous avez également le droit d’y imposer les mesures de sécurité de votre choix et d’y interdire la circulation de tout véhicule. C’est votre propriété.

        Si un groupe de propriétaires achètent une route privée, ils doivent prendre une décision ensemble sur le niveau de risque qu’ils acceptent unanimement de prendre. Un groupe de propriétaires peuvent très bien s’entendre pour ne fixer aucune limite de vitesse. Ils peuvent également s’entendre pour carrément interdire toute circulation de véhicule. Ils peuvent s’entendre sur toute convention au sujet de leur propriété.

        Donc parmi un groupe de propriétaires, certains voudront prendre de grands risques, d’autres voudront être plus sécuritaires. Ils négocieront entre eux et tenteront de trouver un terrain d’entente où le propriétaire le plus téméraire dans le groupe ainsi que le propriétaire le plus peureux dans le groupe feront chacun des concessions volontairement afin de statuer une règle qui s’appliquera également à tous.

        Par contre, si un groupe de propriétaires décident de fixer des limites de vitesse hyper élevées et risquées et que parmi le groupe, un des propriétaires ne désire pas prendre un tel risque, alors ce propriétaire aura le choix soit de vendre son tronçon de route, soit d’y installer des barrières et d’en séparer l’administration avec des règles différentes.

        Ce qui constitue une agression, ce serait d’empêcher ce propriétaire de vendre ses parts ou de réaliser une sécession de bien, le forçant alors contre son gré à circuler sur des routes risquées.

    2. Le problème est que le principe libéral est celui de « non agression » pas celui de « non possibilité d’une agression ». Pour le libéral et pour le droit en général (enfin avant la toute fin du XXe siècle) ce qui se juge est le fait et non l’intention, l’idée, la possibilité, le sentiment.

      Par ailleurs, le principe fondamental de la géopolitique de la deuxième partie du XX la fameuse dissuasion nucléaire est directement transposable à notre cas : si tout le monde ou presque est armé et qui plus est armé d’une arme létale qui permet à quelqu’un de peu physique de se trouver à chances égales face à n’importe quel adversaire, alors les agressions se font rares : l’agresseur risque sa peau à tout coup.

      Pour illustrer cela, je vous dirais que quand je me balade au Texas dans un endroit pas totalement désert, même désarmé je me sens beaucoup plus en sécurité qu’en France : les agresseurs potentiels ne savent pas si je suis armé ou pas, et si l’un d’entre eux tente quand même le coup, je suis sûr qu’un passant sera lui aussi armé et pourra intervenir pour neutraliser (parfois définitivement) l’agresseur.

  10. pour simplifier reprenons la législation des USA qui permet aussi de dire ce que l’on pense !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les commentaires sont fermés.