Les victimes de l’éolien écrivent à Manuel Valls

Publié Par Contrepoints, le dans Environnement

Par Ghislaine Siguier, Présidente du collectif Victimes des Éoliennes.

Manuel Valls en juin 2014 (Crédits Philippe Grangeaud Parti Socialiste, licence Creative Commons)

Manuel Valls en juin 2014 (Crédits Philippe Grangeaud Parti Socialiste, licence Creative Commons)

 

Monsieur le Premier ministre,

C’est avec beaucoup d’intérêt et d’espoir que nous avons suivi dans la presse votre « Comité interministériel aux ruralités », qui est venu vendredi dernier au contact de la population rurale à Laon, en Picardie. Son but était de « redonner confiance aux territoires ruraux ». Hélas, nous avons été très vite déçus. Il semble que l’éolien industriel, qui est en train de dévaster les campagnes françaises, causant des ravages sanitaires dans sa population, n’ait pas voix au chapitre de vos « ruralités ».

Parmi toutes les mesures annoncées dans cet acte électoral, aucune d’entre elles n’a été pensée pour alléger les souffrances des victimes des éoliennes, ni pour pallier les pertes financières des riverains, dont les maisons se sont trouvées dévaluées ou sont devenues pratiquement invendables.  Le rouleau compresseur éolien nous écrase, et le gouvernement ferme les yeux.

Pire que cela, les forces de sécurité nous musellent. On nous dénie le droit à la parole. Une cinquantaine de riverains d’éoliennes, qui s’étaient déplacés à Laon pour présenter leurs doléances, se sont vus encerclés par des forces de l’ordre chargées de les empêcher de s’exprimer.  Un journaliste les a interviewés : « Au départ, les RG (agents des renseignements généraux, NDLR) sont venus nous voir en nous disant qu’ils allaient simplement encadrer notre manifestation, nous étions une cinquantaine, explique Élisabeth Gautier. Puis subitement, le ton a changé. L’entretien qu’on devait avoir avec la préfecture a été annulé, on nous a empêché de déployer nos banderoles ».

Au nom de laquelle des « valeurs de la République » si chères au Parti socialiste, envoyez-vous des agents des RG pour museler l’opposition ? Cinquante mères et pères de famille viennent pacifiquement vous exposer leurs inquiétudes, certains désirant vous expliquer comment les éoliennes détruisent littéralement leur vie, et vous envoyez vos gendarmes pour les empêcher de présenter leurs doléances ! Par ailleurs, depuis quand est-il illégal de dérouler des banderoles sur votre parcours ? Quelle est la valeur de la République que cela violerait ? Deux poids, deux mesures : si les banderoles avaient été favorables à votre politique, les RG auraient permis qu’elles soient déployées, il n’y a de cela aucun doute. Alors où est l’égalité devant la loi, où est la liberté d’expression, où est la République ?

Le thème de l’évènement médiatique de vendredi était : « Nos ruralités : une chance pour la France ». Mais vu la façon dont vous avez traité les ruraux ce jour-là, on pourrait se demander si la « chance pour la France », c’est d’avoir un gouvernement qui est prêt à sacrifier la population  rurale pour satisfaire les intérêts financiers de quelques-uns : promoteurs éoliens, propriétaires terriens accueillant leurs machines, et beaucoup d’élus (prises illégales d’intérêts, voire pire encore).

Madame Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, a écrit : « C’est donc en ayant le souci du développement de chacun, et en construisant des liens forts entre ces espaces et leurs habitants, que nous pourrons recréer de la confiance et témoigner du respect et de la considération que nous portons pour les territoires ruraux ». Quel bel exemple de langue de bois ! Construire des éoliennes à 500 m des habitations, quand les infrasons émis par ces machines géantes peuvent rendre les gens malades jusqu’à 10 km, est-ce la façon du gouvernement de « construire des  liens forts » entre les espaces ruraux et leurs habitants ?

Une des « priorités Nº 1 » de votre politique rurale, si l’on en croit  votre document explicatif intitulé « Nos ruralités : une chance pour la France », est celle-ci :

« LA PROTECTION DES POPULATIONS ET DES BIENS EN MILIEU RURAL POUR ASSURER LA QUALITÉ DE VIE ».

Eh bien, si vos policiers avaient laissé parler les cinquante riverains d’éoliennes au lieu de les faire taire par la force, vous sauriez aujourd’hui que la qualité de vie dans les campagnes françaises est en chute libre, ceci grâce à vos moulins à générer du bruit, des flashes lumineux, des ombres et des infrasons1

. Quant à la protection des populations et des biens, vous l’avez réduite à néant : personne n’est à l’abri de vos monstrueux ventilateurs, qui poussent comme des champignons, empêchent quantité de gens de dormir, et dévalorisent les maisons.

Nous vous demandons de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour que les riverains des centrales éoliennes soient davantage protégés des infrasons. Une distance tampon de 10 fois la hauteur totale (tour + pale) est un minimum à faire appliquer d’urgence, comme c’est la norme en Bavière. Pour les installations existantes qui ne sont pas conformes à cette distance de sécurité sanitaire, nous demandons l’arrêt des machines de 22 h à 7 h du matin, pour permettre un sommeil réparateur aux riverains et leur rendre le droit à la santé.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de notre respectueuse considération.

 

 

 

  1. Fort avec les faibles, faible avec les forts. Ce pourrait être la devise de M. Valls.
    A défaut d’écouter les doléances de ses concitoyens, le premier ministre pourrait réfléchir plus objectivement aux conséquences des énergies renouvelables
    http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/systeme-electrique-concilier-transition-energetique-et-fiabilite

    1. Fort avec les faibles, faible avec les forts.

      Excellent ❗

      Je lui fais d’ailleurs le « Salut Manu » :mrgreen:

  2. on nous déni le droit à la parole….ça s’appele de la dictature ; privé de pouvoir durant 17 ans , le ps , en deux ans et demi de pouvoir a fait et fera plus de dégats que tout les autres partis ; ils n’aiment pas la france , et peu leur chaud la santé des français , leurs problêmes , leurs craintes , tant que les vaches à lait se laissent traire sans broncher ; qu’ils ne viennent pas chougnasser s’ils se prennent une branlée à toute les élections ; ils font vraiment tout ce qu’il faut pour ça ;

    1. Le droite ne ferait pas mieux….

      1. Euh, intrinsèquement, elle a quand même fait mieux, malgré la crise de 2008. Je ne dis pas que la droite a « bien fait », mais là c’est largement plus catastrophique que tout ce qui était imaginable. Et franchement, économiquement, la différence est palpable, mais niveau libertés, ça n’a plus rien à voir. On traitait Sarko de facho pour un oui ou pour un non, mais depuis que Hollande est là, l’expression est incroyablement encadrée, et les médias ont clairement changé de braquet.

  3. Curieuse démocratie, pas d’écoutes, pas d’indemnisation, et bientôt l’emprisonnement pour ces malades des infrasons.

  4. les vrais victimes de l’éolien sont tous les français pas ces zigotos

    1. Ces personnes sont les victimes sanitaires des 9 « zigotos » sur 10 qui se disent favorables aux énergies renouvelables et à l’éolien en particulier tout en ignorant superbement de quoi il retourne, et aussi ce pour quoi ils payent avec leur facture d’électricité…

      http://www.ouest-france.fr/electricite-9-francais-sur-10-ne-savent-pas-decrypter-une-facture-2888372

      http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/electricite-la-taxe-cspe-expliquee-aux-nuls

    2. Tient, v’la un drôle de zigoto :mrgreen:

  5. L’arrêt tout à fait justifié des machines la nuit c’est encore réduire la production toute potentielle.

    Vive les hydroliennes : la marée deux fois par jour est garantie …… à vie

    Et comme il y a beaucoup de côtes françaises …..

    1. Hydroliennes , avez vous pensé à l’avenir incertain des petits poissons , alevins et micro organismes qui vont être hachouillés dans vos moulins à viande ?

      1. Vous plaisantez? Vous aurez toujours un mot à dire lorsqu’il s’agit de mode de production d’énergie sans utilisation de machine thermique. Depuis quand vous vous souciez des aigles et des poissons? Les barrages ont des impacts écologiques énormes.. mais ça ne vous dérange pas on dirait. C’est le temple de la mauvaise foi.

        Vous vous contredisez sans cesse: « dévaster les campagnes françaises », « ravages sanitaires « . Vous ne vous permettez aucune limite. Vous parlez de dévastation et de ravages. En revanche, à la lecture des articles consacrée à l’huile de palme, à la protection du panda ou encore à la déforestation; vos opinions sont tout à fait opposées.

        Bref, votre idéologie est votre bouche. Il n’y a aucune crédibilité dans ces paroles. Les thèses développées sont systématiquement devinable en sachant uniquement le thème en question (huile de palme, pour; éolienne, contre; circulation alternée, contre; sac plastique pour…. lassant!)

        1. Tiens un djizadiste égaré… qui croit encore que les ventilateurs sont autonomes, que l’huile de palme est mauvaise pour sa santé et surtout pour ceux qui en vivent..
          Comme Idéfix il a horeur qu’on coupe des arbres, un nostalgique de Pandy Panda…

          1. Quel est le rapport? Vous répondez en tombant dans la caricature.

            1. Alors que vous, vous n’êtes absolument pas dans la caricature…. A part des attaques ad hominem et des clichés, vous n’avez rien proposé d’autre, et votre aplomb ne dissimule que très mal ce fait.

        2. @Djamal

          L’arrière décor de la transition énergétique Européenne:

          Vous parlez peut-être de la déforestation de la forêt Amazonienne, et là je vous pose la question:

          Êtes-vous pour une agriculture intensive en Allemagne par exemple, avec le maïs, à des fins d’approvisionner des méthaniseurs , et qui conduit à importer du Brésil les aliments du bétail allemand !?

          Mais pourquoi en est-on arrivé là ?

          http://www.amisdelaterre.org/Mais-methanisation-et-electricite.html

          « Maïs, méthanisation et électricité : l’Allemagne, l’exemple à ne pas suivre !

          Saccage écologique, influence des lobbies agricoles, argent public gaspillé et faux avantages écologiques, entre l’éthanol de maïs en France et la méthanisation du maïs en Allemagne pour produire de l’électricité, les similitudes sont nombreuses !

          Article de Nils Klawitter Der Spiegel du 27/08/12 (Traduction Amis de la Terre)

          LES BOUFFEURS DE MAÏS

          Faire de l’électricité à partir du maïs, cela semblait être une bonne idée. C’est pour cela que les unités de biogaz furent encouragées. Aujourd’hui, des régions entières sont recouvertes par cette plante énergétique et les agriculteurs sont supplantés par les investisseurs.
          …/..Le maïs-énergie est cultivée sur 810 000 ha. Rien qu’en 2011, l’augmentation a été de presque 27 000 ha, avec comme conséquence grotesque que, pour la première fois depuis 25 ans, l’Allemagne ne sera plus capable de couvrir ses besoins en céréales.

          Alimenter les humains ou les moteurs ? « Nous pouvons faire les deux » claironne le nouveau président de l’Union des agriculteurs. Et s’il se trompait. ? Dans les bastions de l’élevage de poulets, il a fallu importer du maïs-aliment, puisque les champs sont pris par le maïs-énergie.

          Contrairement au débat de fond sur les agrocarburants, il ne s’agit pas ici directement de savoir si la culture de plantes énergétiques alimente les moteurs ou les humains. D’une part, le maïs n’est pas transformé en carburants et d’autre part il n’y a pas beaucoup de maïs cultivé à destination des humains. Pourtant, avec la ruée sur le foncier, les terres deviennent rares et des produits alimentaires comme les pommes de terre voient leur prix monter. Dans les champs, les nouveaux « agriculteurs électriciens » font face aux éleveurs dans un nouveau conflit, auges contre kilowatts.

          Christoph Lutze, un autre producteur de lait du nord de l’Allemagne explique qu’avant même qu’un agriculteur ne soit enterré, c’est la course pour ses terres. Et il n’est pas le seul à rapporter ces faits. Le producteur de lait a peur pour ses terres en location, peur des « chevaliers brigands modernes » qui sont en quête de nouvelles terres à occuper.

          Cela fait déjà quelque temps que ce ne sont plus uniquement des agriculteurs qui se lancent dans le secteur énergétique. Les investisseurs s’appellent AgriKultur, Deutsche Biogas ou KTG Agrar. Ce sont des sociétés qui reçoivent des centaines de millions d’euros de banques régionales comme celles de Brême ou d’Oldenbourg, les agriculteurs ne servant souvent que de prête-noms. Grâce à eux, ces sociétés peuvent construire facilement une unité de biogaz à proximité de la ferme. »

          notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/environnement/deforestation.php

          « Ainsi, au Brésil, les forêts primaires sont détruites pour cultiver le soja qui alimente notre bétail et la canne à sucre pour produire du bioéthanol, tandis qu’en Indonésie, elles sont rasées pour l’huile de palme qui inonde déjà les produits de nos supermarchés et pourrait bientôt alimenter nos voitures.
          La diminution de la ressource en eau

          2/3 des grandes villes des pays en développement dépendent des forêts pour leur approvisionnement en eau potable. Les forêts, en filtrant et en retenant l’eau, protègent les bassins versants qui fournissent de l’eau douce aux rivières.
          La déforestation entraîne l’érosion du sol et l’envasement des cours d’eau, ce qui réduit l’accès à l’eau potable ; à la fois en qualité et en quantité.

          Le réchauffement climatique

          La disparition massive de la forêt tropicale humide au profit des prairies et des cultures diminue d’autant l’évapotranspiration (évaporation + transpiration des végétaux) et donc l’humidité de l’air. C’est ce qu’a montré une étude de la l’université de Leeds (Grande-Bretagne) menée par Dominick Spracklen.

          La déforestation contribue à 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, c’est le troisième poste émetteur après l’approvisionnement énergétique et l’industrie. 70 % des émissions proviennent du Brésil et 80 % de l’Indonésie. »

          Et déjà un souci majeur pointe à l’horizon, l’eau potable va être l’or de demain en Europe aussi.

          http://seme.cer.free.fr/ecologie-profonde/agriculture-intensive.pdf

          « D’abord, ne pas confondre « prélèvement » et « consommation » nette. (2)

          Les consommations d’eau pour l’agriculture sont très importantes.
          Illustrations.
          – En été, dix hectares de maïs irrigué consomment autant d’eau qu’un bourg de
          6.000 habitants. (3) (les exploitations de cultures intensives ont souvent des surfaces égales ou
          supérieures à 100 hectares)
          – Un exemple : la région Poitou-Charentes pour laquelle des données sont
          disponibles sur le site de son « Observatoire de l’environnement » (4).
          En été, la consommation pour l’irrigation en Poitou-Charentes est de 15 à 20 fois
          plus élevée que celle pour l’eau potable. Autrement dit, l’interdiction ou la limitation
          d’arrosage de pelouses en été, est sans intérêt.  »

          Alors la culture intensive avec irrigation pour fabriquer du carburant ou de l’électricité va détruire combien de vies dans les décennies à venir !?

          1. En + grand luxe, de l’éthanol avec du maïs non-ogm… Sacrilège!
            Même si c’est de notoriété que l’ogm est + sain question mycotoxines…

          2. Non mais vous me proposez une longue tirade hors sujet sans répondre aux évidentes contradictions que j’ai pointées. En tout cas, sur cette question des méthaniseurs ou autre bio-carburant, je suis comme beaucoup favorable à une utilisation raisonnable et raisonnée. C’est un sujet maintes fois discuté et désormais compris. La revalorisation des déchets verts en tout genre est une bonne chose. Détruire des forêt primaire pour augmenter la production de mais est une très mauvaise chose. Donc, votre hors sujet a le mérite de montrer que la quantité fait le poison. Le mix énergétique de demain doit être polyvalent et polystructuré.

            Ne mettez pas tout dans le même sac. Ces activités liées aux biotéthanol n’ont rien de « vert », bien au contraire.

        3. @djamal

          Suite…

          http://www.amisdelaterre.org/Mais-methanisation-et-electricite.html

          « Accaparement des terres au coeur de l’Allemagne ? La rotation des cultures fait partie des bases d’une bonne pratique agricole. On ne plante pas du blé sur du blé, mais on alterne les cultures pour conserver la qualité du sol. Avec la manie du maïs, cette tradition pleine de bon sens a été enterrée.

          Pour le maïs, les règles ont changé. Effectivement, il semble qu’il soit possible sans grosse perte de rendement, de cultiver 10 ou 12 années de suite du maïs.

          Par contre, les dommages écologiques sont supportés par la communauté. Les monocultures provoquent la disparition d’oiseaux comme les vanneaux et les busards cendrés qui ne trouvent plus de lieux de nidification. Dans certaines régions de Bavière, 90% des zones de prairies riches en biodiversité ont disparu, souvent victimes de l’avancée du maïs.

          Entre temps, du maïs est même planté sur des tourbières. Et là, le fameux bilan écologique du biogaz présenté comme un des sauveurs des climats, est absolument calamiteux. Pour Uwe Baumert de l’association écologiste Nabu « le carbone qui était séquestré dans les sols est relâché ». Le Nabu a calculé que cela représentait une quantité de 700 g de CO2 au KW/h. C’est autant que certaines centrales au charbon. »

          « Les responsables de la qualité de l’eau sont aussi inquiets face à la plante miracle. Une centrale produit chaque année près de 20 000 tonnes de déchets de digestion. Ils sont ensuite utilisés comme engrais sur les champs de maïs moissonnés. Comme les lisiers, ce sont de vraies bombes à nitrates.

          La charge en nitrates dans les nappes de surface sous les champs de maïs a été mesurée. La plupart du temps, elle se situe entre 80 et 120 mg/l, soit bien au-dessus de la valeur maximale autorisée de 50mg/l. comme l’indique un responsable de l’eau, « Nous sommes en train de créer un très gros problème. Nous acceptons de sacrifier la qualité des eaux souterraines ». »

          1. Dommage qu’à côté de constats évidents, ces associations nous resservent la doxa du réchauffement climatique, des « gaz à effet de serre » et des nitrates (la valeur de 50 mg ayant été fixée au doigt mouillé… comme bien d’autres « normes »).

            1. Avec la 5è directive nitrate, toujours « au doigt mouillé », la norme doit être abaissée à 17mg…

              1. Mais comment les allemands vont-ils faire pour alimenter leurs méthaniseurs et allons-nous les suivre sur cette voie pour sauver l’agriculture française…

                http://www.boursorama.com/actualites/ue-l-allemagne-lache-la-france-et-va-permettre-la-culture-d-un-nouvel-ogm-f0f312a05c5c41b9678e121594a9f89c

                 » Un nouvel OGM, le maïs TC1507 du groupe américain Pionneer, devrait être autorisé à la culture dans l’UE la semaine prochaine grâce à l’abstention de l’Allemagne, car cette position équivaut à un accord, ont indiqué mercredi à l’AFP plusieurs sources européennes.
                « L’Allemagne est en train de passer du contre (l’autorisation de culture) à l’abstention », ont confié deux sources proches du dossier.
                Les ministres de l’UE chargés des Affaires européennes doivent se prononcer sur la mise en culture de cet OGM lors d’une réunion à Bruxelles mardi prochain.  »

                http://www.bagnoletenvert.com/article-ogm-il-faut-refuser-le-nouvel-mais-ogm-pioneer-tc1507-121000832.html

                « Cette évaluation est d’autant plus cruciale que la culture d’OGM tolérant des herbicides entraîne une augmentation très importante de l’utilisation d’herbicides !
                En résumé : la Commission européenne donne aujourd’hui son feu vert pour autoriser la culture du maïs transgénique 1507 de Pioneer, alors qu’en réalité, elle a entre les mains toutes les cartes pour ne pas le faire! (Voir l’article : UE – Maïs OGM TC1507 : la Commission peut proposer un refus d’autorisation sur Inf’OGM)
                Les OGM, une technologie dépassée qui ne présente pas d’intérêts
                Une large majorité d’Européens continue à rejeter les OGM, en raison de leurs risques environnementaux et sanitaires mais également pour leur manque d’intérêts.
                La culture des OGM n’augmente globalement pas les rendements, ni la résistance aux conditions climatiques extrêmes telles que sécheresses ou inondations. Ils n’apportent pas plus de solution à la dégradation des sols ou à la pollution des eaux.
                La technologie OGM est basée sur une compréhension simplifiée des systèmes biologiques qui n’apporte pas de solution efficace et durable aux problématiques agricoles. La solution réside dans une agriculture écologique, basée sur la compréhension et l’utilisation des systèmes biologiques complexes.
                La France doit non seulement s’opposer à l’autorisation de culture de ce maïs OGM mais également convaincre les autres pays européens d’en faire autant !  »

                http://www.coordinationrurale.fr/la-methanisation-le-nouveau-moteur-de-lallemagne.html

                « Mais avec des conséquences
                « Les méthaniseurs en moyenne de 500 kW absorbent 350 ha de maïs ensilage par an. Cette activité engendre une flambée du prix des fermages et un changement fréquent de fermier en fin de bail avec nouveau bail aux plus offrants. 2,2 millions d’hectares ont quitté l’alimentaire, 20 % dans certaines régions, d’où la remontée de volumes de lait vers le nord d’Allemagne.
                Les méthaniseurs sont exigeants en temps de chargement et surveillance, dans les fermes visitées mais ce n’est rien par rapport à l’atelier laitier. On peut émettre des doutes sur la durabilité de la production laitière dans certaines zones à haut potentiel en maIs.

                NDLR : De plus c’est un paradoxe de produire du maïs pour alimenter ces méthaniseurs alors même que plus de 800 Millions d’êtres humains souffrent de mal nutrition. On marche sur la tête ! « 

          2. En d’autre termes, il est évident que les bio-carburant n’ont aucun avenir.

        4. @Djamal

          Vous avez oublié la pollution de l’Air que l’on connaît depuis quelques jours ?

          Serait-ce une pollution dont l’origine pourrait bien être la production entre autres d’ une électricité carbonée qu’exporte l’Allemagne vers la France, ce afin de recharger nos véhicules électriques puisque nous sommes en surproduction !?

          Un package électricité lignite/charbon + particules fines…

          http://www.arretsurimages.net/breves/2015-03-22/Pollution-la-faute-au-charbon-allemand-id18731

          « Autant s’y habituer : cette année encore, tout comme au mois de mars l’an dernier, la France fait face à un pic de pollution aux particules fines et notamment à Paris. C’est pourquoi la maire a annoncé samedi la circulation alternée dans la capitale et les 22 communes de la petite couronne à compter de lundi. Mais d’où vient cette pollution ? Comme l’an dernier, le diesel, l’épandage agricole, la météo… mais aussi les centrales à charbon allemandes sont pointés du doigt. »

          Les victimes de l’éolien le seraient-elles donc doublement ?

          1°) – à proximité des parcs avec les nuisances directes

          2°)- par la pollution générée par les centrales thermiques du fait et à cause de l’incapacité de l’éolien et du photovoltaïque a produire lorsque le vent vient du Nord-Est et à trop faible allure.

          http://www.airparif.asso.fr/methodes-surveillance/previsions

          « Ainsi, vent et pluie favorisent la dispersion, le brassage et le lessivage des polluants. En revanche, les situations anticycloniques persistantes (pression atmosphérique élevée, ciel dégagé et limpide, fortes températures) accompagnées d’une absence de vent au sol (inférieur à 2 m/s) et de situation dite d’inversion de température se traduisent par une concentration progressive des polluants émis au-dessus de l’agglomération. »

          Une pollution « permise » par l’exploitation d’éoliennes et PV à l’étranger ( Mexique, Tanzanie, Albanie,Ethiopie… ) avec le système MDP :

          http://www.contrepoints.org/2015/03/02/199689-eolien-de-karaburun-aux-indulgences-de-la-tour-eiffel

          1. La pollution n’est pas la faute des éoliennes. Le choix énergétique allemand est contestable et ce ne sont pas les éoliennes qui en sont responsables. C’est le choix d’arrêter le nucléaire. Vous mélangez tout par mauvaise foi.

            1. Personne n’a jamais dit que la pollution n’était due qu’aux moulins à vent. Par contre pour le bruit, c’est une autre histoire…

              1. Je n’ai rien dit de tel. On parle de l’épisode de pollution du nord du pays dans la synoptique météo qui vient de se terminer.

              2. De fait: la pollution sonore à 500 mètres n’est pas une nuisance sanitaire établie, jusqu’à présent (j’ai pourtant cherché, mais, bien sûr, autre chose que des « témoignages »).
                Mais outre cette considération, je comprends mal qu’on éparpille des pylônes éoliens dans les campagnes quand il me semblerait plus rationnel de les grouper dans des parcs, éloignés des habitations, à des endroits « stratégiques » pour s’être révélés bien et souvent venteux!

                1. Le problème est que l’état à modifié la limite de bruit et que l’on mettre ces machines presque n’importe ou.
                  Chaque élu, soit par intérêt personnel …, soit pour se faire réélire, tente son implantation sur le territoire de sa commune. En plus, l’habitat est souvent dispersé, au moins des fermes ou hameaux. Rares sont les endroits libres, sauf sur les hauteurs, mais là il faut construire routes et pylônes, c’est moins intéressant financièrement.

      2. Vous avez raison!

        Il vaut mieux mettre de l’éolien sur les côtes maritimes!

        Elles profitent bien plus souvent de le force éolienne bien présente, et bien plus souvent, de jour comme de nuit (les grandes marées de ce weekend furent particulièrement favorables à cet éolien!), et a, en plus, l’avantage de créer à leur pied des « micro-environnements » très favorables au retour d’une faune et d’une flore, autrefois habituelles et actuellement revenues, loin des passages des bateaux et de leur pollution!

        Je parie que vous ne pensiez pas adopter un argument contradictoire avec l’article, mais pourtant c’est bien ce qui est constaté, la nuisance sonore, très hypothétique, se confondant avec le bruit des vagues et des marées, autrement puissant!

        Donc désolé mais d’accord avec vous pour préconiser les éoliennes en front de mer!

        1. L’Académie des Sciences ne donne-t’elle pas de sérieux éléments de réflexion sur ce point ?

          http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis_060115.pdf

          « Le développement des énergies renouvelables intermittentes éolienne et photovoltaïque devrait se faire à un rythme prudent, en tirant profit de l’expérience acquise dans d’autres pays, en anticipant les difficultés d’insertion de ces énergies dans le réseau et de leur effet sur le système électrique dans son ensemble, et en tenant compte de la nécessité de prévoir leur compensation lorsqu’elles ne sont pas disponibles, sans que cela conduise à une augmentation des émissions de CO2 ou à des importations d’énergie électrique.  »

          http://www.rse-magazine.com/Emissions-de-CO2-l-academie-des-sciences-doute-des-objectifs-francais_a1121.html

          « Emissions de CO2, l’académie des sciences doute des objectifs français
          Joseph Martin »

          « Dans une déclaration passée quasiment inaperçue, l’Académie des sciences affirme douter des délais fixés par la France pour sa transition énergétique. « L’Académie souligne les difficultés à vouloir atteindre trop vite certains objectifs » affirme le texte publié en janvier 2015.

          Un quasi consensus des acteurs de la transition énergétique semble avoir été trouvé pour ne pas trop parler des études qui remettent en questions les travaux en cours. Il apparaît en effet bien étrange que le communiqué sur les délais et objectifs fixés par la France de la très prestigieuse Académie des Sciences soit passé inaperçu. Rappelons que cette institution avait été abondamment citée lorsqu’elle avait affirmé en 2010, que la responsabilité de l’homme était évidente dans le bouleversement climatique.

          Le texte publié le 6 janvier 2015 est un avis adopté à l’unanimité par la séance plénière de l’Académie. Il explique que, tout en soutenant les objectifs de réduction de la consommation des énergies carbones, il est important de s’intéresser sur les échéances arrêtées par la France.

          Pour une approche réaliste et moins alarmiste
          L’avis de l’académie est intéressant en ce qu’il souligne le caractère éminemment politique des annonces en matière d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Les discussions internationales, dont la prochaine Conférence qui se tiendra à Paris à la fin de l’année, semblent avoir fait du climat un dossier où l’enjeu majeur est de fixer des objectifs. Sans trop s’interroger sur le réalisme de ces annonces.

          « A-t-on déjà les solutions pour réaliser ces transformations ? Quels sont les obstacles à surmonter pour faire face à une croissance rapide des renouvelables intermittents (éolien et solaire), régler les problèmes posés par leur intégration dans le réseau et compenser leur variabilité ? Connaît-on l’impact sur le système électrique dans son ensemble d’une part de l’électricité d’origine nucléaire ramenée de 75% à 50% en seulement 10 ans ? Que peut-on espérer en termes d’efficacité énergétique, et dans quels domaines ? » se demande l’Académie.

          « Face à ces questions complexes, l’Académie souligne les difficultés à vouloir atteindre trop vite certains objectifs. Elle recommande d’adopter une trajectoire réaliste et rappelle la place favorable de la France ; son indice d’émission est d’environ 5t de CO2 par habitant et par an, alors qu’il est de 9 pour l’Allemagne et de 16 pour les États-Unis. En termes d’énergie primaire, la part des énergies fossiles est de 53 % en France alors qu’elle est de plus de 80 % en Allemagne » continue le texte.

          L’appel des scientifiques à plus de réalisme est de première importance. Il montre bien qu’il faut s’attaquer au problème et fuir les coups politiques. Sinon, le gouvernement et les acteurs de la transition énergétique risquent de perdre toute crédibilité dans le domaine. »

          1. Qui peut bien avoir cru F. Hollande, lorsqu’il faisait des plans dépassant de loin sa présence au pouvoir? Ce qui pourtant est sûr, c’est que F. Hollande voulait sa conférence à Paris et a donc promis tout ce qu’on voulait alors que, sur le plan pratique, il n’a pas du tout montré la même détermination, comme d’habitude.

            On ne sait que trop, à l’étranger, que les mots et les discours ont une importance très démesurée en France, alors que comme tout un chacun, on attend sagement les actes avant de croire les paroles! S’attendre à ce qu’un président réalise son programme électoral quand on sait bien qu’un politicien est capable de promettre tout, avant son élection, sans jamais vraiment tenir sa parole mais toujours pour des raisons extérieures qui ont saboté son action, c’est le B A BA de la politique!

            Quelqu’un croit-il le président quand il va généreusement aider les populations africaines à lutter contre des rebelles en disant qu’il y va pour les Valeurs de la France? En tout cas, moi, pas! De même que la super coalition B.H.L.-Cameron-Sarkozy, en Libye avait un prétexte bien trop noble et désintéressé pour être crédible évidemment: je cherche encore la raison exacte de cette action qui a tout de même plus ou moins foiré et que regrettent, en tout cas, les pays africains environnants que M. Kadhafi aidait quand même sérieusement!

            Faut-il croire d’avantage l’Académie des sciences? Serait-elle la seule à échapper à l’influence du lobby nucléaire? Et n’a-t-on rien retenu des « incidents » (toujours accompagnés d’un discours rassurant) qui ont arrêté des centrales nucléaires les rendant ainsi, énergie inconstante, d’autant plus que c’est toujours à l’improviste?

            Pourquoi a-t-on inventé des « compteurs électriques de nuit » au tarif avantageux si ce n’est que parce que l’on consomme moins, la nuit, alors que les centrales continuent à fournir? Rien que cela est un argument pour le « solaire » qui est déjà, en fait du « lumineux », avec ou sans soleil!

            Qui peut croire que l’informatique ne pourra gérer les énergies de toutes origines pour que l’ensemble disponible soit suffisant en permanence? Et qui a prêté attention sur les différentes centrales à l’arrêt, en Belgique (autre pays « très nucléaire) dans l’attente d’arguments de dangerosité potentielle ou non, de défauts constatés mais dont la date de naissance est inconnue, à cause des examens actuels qui n’existaient pas, avant (d’autres centrales, ailleurs, dans d’autres pays souffrent sans doute du même mal mais les autorités n’en savent rien!).

            Pour ma part, je suis allé à la mer pour la grande marée d’équinoxe et je puis vous affirmer que le groupe d’éoliennes montées sur une avancée de béton, en mer, pas loin d’où j’étais, n’ont pas arrêté de tourner à grande vitesse, jour et nuit, phénomène prévisible, alors qu’il est rare de constater l’absence de vent, en mer du Nord! Avec l’avantage « bonus » qu’au pied des éoliennes, en mer, se recrée un biotope naturel propice au retour d’espèces qui avaient fui: le fait que les navires naviguent forcément au large de ces éoliennes, fait sans doute partie des causes. Et personne ne se plaint des prétendues nuisances entachant la vie et le confort (si pas la santé, selon les plus radicaux) avec ces éoliennes maritimes.

            Donc croire que le nucléaire soit un motif suffisant pour mépriser toute alternative, parait ridicule. Je ne condamne pas pour autant, le nucléaire! Mais en fait, on ne pourra parler de l’apport du « renouvelable » que quand son expérience permettra de tirer des leçons, d’ici quelques années!

            1.  » Mais en fait, on ne pourra parler de l’apport du « renouvelable » que quand son expérience permettra de tirer des leçons, d’ici quelques années! »

              Justement, relisez les quelques lignes de mon précédent commenbtaires, j’ai cru comprendre que l’Académie des Sciences nous invitait à prendre en compte le retour d’expérience des pays voisins; Alors que l’Allemagne et l’Espagne ont dépensé des fortunes financées par les plus modestes pour développer des énergies renouvelables, le constat est que la pollution aux particules fines est aujourd’hui à la porte de Paris et que Allemagne et Espagne ne savent que faire de l’électricité photovoltaïque…

              1. Je le répète encore une fois: je ne suis pas un opposant forcené du nucléaire, même si je n’en ignore pas les inconvénients.
                Je suis, par contre, plus opposé à l’idée du tout nucléaire dont l’électricité produite assez massivement nécessite un câblage important en haute et basse tension difficiles à imaginer dans des pays africains, par exemple, où la population est dispersée sur de grandes étendues.

                Opposé aussi car le « renouvelable » bénéficie actuellement d’une course technologique dans toutes les directions, à peu près partout et à laquelle la France a plus ou moins « déclaré forfait », au moment où elle pourrait se « réindustrialiser » dans ces domaines, avec des emplois à la clé: pourquoi tirer un trait de plume sur cet aspect?

                De plus, j’aime beaucoup l’idée de produire soi-même, sur sa « propriété », fût-elle petite, une partie, au moins de l’énergie qu’on consomme. Et ce petit geste d’autonomie me parait assez typiquement libéral!

                Enfin, les Suédois qui ne passent pas pour de petits rigolos viennent de sortir cela:

                http://www.humanosphere.info/2014/10/ces-tuiles-produisent-le-double-de-la-consommation-dune-maison/

                Vous, je ne sais pas mais moi, ça me fait plutôt envie!

                1. Il n’est pas nécessaire d’être devin pour comprendre que lorsque les voisins nous balancent leurs surproductions d’origines solaire ou éolienne, alors même qu’ils doivent se chauffer et consommer co-génération , nous serions bien ennuyer avec notre production de même provenance.
                  Les mois d’été et d’automne des deux dernières années nous ont apportés la preuve que l’Europe bénéficie des mêmes conditions climatiques au même instant et que faute de vent les éoliennes ne produisent que peu d’électricité, les meilleurs mois se situant en hiver, et là c’est problématique car leur production ne peut permettre à nos voisins de se chauffer, alors ils y vont de la centrale de co-génération et nous expédient leurs surproductions.
                  En supposant que nous les suivions en développant à tout crin le photovoltaïque, il nous faudra alors accepter des risques de black-out nocturnes car nos centrales décarbonées conçues pour fonctionner en base ne pourront supporter de ne fonctionner que la nuit .

                  Alors produire plus à perte est-ce bien raisonnable !?

                  Enfin en ce qui concerne la production individuelle par le photovoltaïque, combien de ceux qui en ont posé sur leur toit et qui vendent le kWh, grâce à la CSPE des voisins, de 3 à 10 fois plus cher que ne le produit EDF, oui combien de ceux-là ont souscrit un abonnement avec garantie d’origine « verte » auprès de leurs fournisseurs, pour les kWh qu’ils consomment la nuit et qui « proviennent » de barrages hydrauliques ou d’éoliennes financés et entretenus par l’ensemble des consommateurs, y compris les précaires énergétiques !?

                  La vraie auto_consommation suppose que l’on stocke son électricité, mais là c’est une autre affaire…

                  1. La vraie auto_consommation suppose que l’on stocke son électricité, avec des batteries au plomb, plutôt encombrantes et pas vraiment bon marché ❗

                  2. Je ne sais pas chez vous, mais ici, en fait, l’électricité produite est revendue au fournisseur légèrement plus cher que celle qu’on consomme, verte ou non, (si ça coûte 3 à 10 x plus cher que celle d’EDF consommée, c’est que la marge d’EDF est sérieusement exagérée, ce dont on se doutait un peu!).
                    Comme on achète une grande part de l’électricité à l’étranger, cela ne pourra qu’arranger la balance commerciale en augmentant l’indépendance énergétique: ce n’est pas plus mal!
                    Tant que le deal continue, on allège au moins la facture.
                    Le reste regarde les producteurs.
                    Les « subsides » à l’installation vont s’éteindre.
                    Tout va bien!

                    1. EDF achète l’électricité photovoltaïque à un prix moyen de 30 cts le kWh, il la vend aux petits consommateur 13 cts d’euros.
                      Ce que EDF paye 30 cts alors qu’il pourrait produire l’équivalent pour 3 cts lui est « indemnisé pour la différence par une contribution que les petits consommateurs acquittent en plus des 13 cts / kWh facturé, cette contribution, c’est la CSPE , contribution au service public de l’électricité.
                      On peut donc en conclure que tarif du kWh produit photovoltaïque majoré de sa CSPE cela représente un coût de plus de 40 cts du kWh en France.
                      Pour l’éolien, avec la même méthode de calcul, un kWh éolien est ainsi facturé un peu plus de 7 cts TTC au titre de la CSPE, additionné au 13 cts cela nous fait du 20 cts…

                    2. @ Mikilux

                      « Les « subsides » à l’installation vont s’éteindre. »

                      Qu’est-ce que vous entendez par là !?

                      Chez vous ou chez nous ?

            2. Pourquoi a-t-on inventé des « compteurs électriques de nuit » au tarif avantageux si ce n’est que parce que l’on consomme moins, la nuit, alors que les centrales continuent à fournir?

              C’est à cause des CE. Il faut environ 7 kWh pour un CE de 100 L. Cela fonctionne de 01:00 à 7:30 puis de 12:30 à 14:00, ce qui peut absorber une partie de l’excès de PV.

              1. Je présume que C.E., c’est un chauffe-eau ou « boiler »; par contre un P.V., pour moi, c’est un procès-verbal!

                1. Procès verbal en excès ❓ hum hum hum. Plutôt Photo Voltaïque ❗

    2. Durée de vie d’une hydrolienne… 3 ans. J’exagère à peine.
      En fait, cette installation est un cas d’école pour toute personne qui veut faire des systèmes industriels en milieu hostile. Tout est fait pour que l’hydrolienne soit détruite par la corrosion : gradient de concentration en ions, gradient de vitesse de fluide, gradient de contrainte… Bref, aucun matériau actuel ne tient vraiment (sauf certains acier haute performance, dont le prix n’est abordable que pour les plateformes/centrales de raffinement pétrolière 🙂 )

      Ce n’est pas aujourd’hui un système viable à mon sens, mais extrêmement prometteur.

      1. Même l’acier Inox marine fond comme du sucre ?

      2. Il semble que les difficultés se font jour en ce qui concerne les études d’impact…

        http://www.actu-environnement.com/ae/news/avis-autorite-environnementale-parc-eolien-offshore-courceulles-24211.php4

        « Eolien en mer : pas si simple de réaliser les études d’impact
        L’étude d’impact du parc éolien en mer de Courseulles-sur-Mer a été passée au crible de l’Autorité environnementale. Une première pour tous les acteurs qui met en évidence les difficultés d’un tel exercice alors que les connaissances scientifiques manquent. »

    3. Mais à quel prix du kWh et à quel coût de maintenance, pour une production qui sera de toute façon marginale?

  6. Merci pour l’article et courage : il va falloir frapper fort et avec insistance avec ces casques à pointe.

  7. Éoliennes ? Escroquerie en bande organisée avec complicité des pouvoirs publics… comme l’interdiction des ampoules à incandescence… et bientôt des halogènes.

    1. bonjour, on est fondé à envisager que cette « technique  » de substitution peu crédible ,sombre devant une hypothétique avancée réelle soit plus fiable ,soit une solution définitive au traitement des déchets actuels .
      Peut-être verrons-nous alors les pylônes joncher les étendues herbeuses ,et faire la fortune des ferrailleurs.

    2. Le pot de terre contre le pot de vin 😉

      1. Très jolie formule pour définir le lobbying! Bravo!

        1. 😉 Coluche ©

  8. Cela faisait longtemps que j’attendais un commentaire aussi négatif sur ce sujet
    Ce furent toujours les doux dingues verts qui ont proclamé cette méthode comme écologique et comme un tournant dans la production énergétique
    Il va falloir que la France retrouve ses lumières et ne donne plus le pouvoir à des apprentis sorciers sans scrupules au nom du modernisme le plus archaïque

  9. Il faut se rappeler que cette prolifération d’éoliennes a pour origine le Grenelle de l’Environnement et les directives de la Commission européenne, noyautée par des écologistes radicaux et le lobby de l’éolien.

    Pourtant, indépendamment des problèmes bien réels évoqués dans cet article, les performances énergétiques de l’éolien sont minables pour une emprise au sol démesurée. Leur facteur de charge est de 23% et, quand leur production est inutile, leur production est rachetée obligatoirement par EDF et revendue à perte. Quand la demande est forte, en hiver, avec un anticyclone sur notre pays, l’éolien ne produit quasiment rien.

    La part annuelle de production de l’éolien n’est que de 2,8%, pour environ 5000 éoliennes qui dénaturent nos régions et massacrent la biodiversité.

    Alors, quand on met bout à bout tous leurs défauts, on peut se demander quelle est leur utilité.

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