4 dérives des environnementalistes contemporains

Publié Par Christian Robitaille, le dans Environnement

Par Christian Robitaille.

écologie credits denis adam de villiers (licence creative commons)

écologie credits denis adam de villiers (licence creative commons)

Depuis quelques dizaines d’années, en Occident, la nouvelle mode exige que tout le monde se dote de ce qu’on appelle une « conscience environnementale ». Les politiciens, les intellectuels, les médias traditionnels et les lobbys écologistes sont les premiers à s’en réjouir ; ils sont prêts à tout pour entretenir cette mode. Car en effet, la nouvelle « conscience environnementale » implique, bien entendu, une présence accrue de l’État dans l’ensemble des sphères de l’économie, de nombreuses études à large échelle fortement subventionnées et une justification pour l’activisme écologiste.

Dans le texte qui suit, j’analyserai quatre propositions ou, plus spécifiquement, quatre erreurs, concernant les catastrophes qui se dresseraient supposément à l’horizon si l’État n’intervient pas pour nous « sauver ». Je conclurai en présentant une vision alternative de ce que l’environnementalisme contemporain devrait être si on le souhaite efficace, réaliste, pro-humain et éthiquement valide.

1. Première erreur : l’État doit intervenir pour contrer le réchauffement climatique

L’une des idées les plus populaires de ces dernières années est la suivante : l’État doit intervenir pour ralentir – et peut-être même « stopper» – le réchauffement de la planète. C’est sur ce sujet que l’on peut assister à un débat des plus divertissants entre climato-alarmistes et climato-sceptiques. Les premiers affirment que la planète se réchauffe, tandis que les seconds affirment que ce n’est pas le cas ou, du moins, en doutent.

La véritable question pour ceux qui se soucient de l’avenir de l’humanité n’est pas de savoir si la planète se réchauffe ou non, mais bien de savoir quelles en seront les conséquences sur l’humanité, si tel est le cas. La réponse des climato-alarmistes est la suivante : le réchauffement climatique entraînera davantage d’événements climatologiques néfastes comme des tempêtes, des canicules, des inondations, la fonte des glaces, la modification de la flore et des cultures agricoles, etc.

Tout cela semble effectivement plausible, à supposer qu’il y ait effectivement un réchauffement climatique, mais ne nous renseigne pas directement sur l’ensemble des conséquences de ces changements sur l’être humain. Il est vrai que dans un monde statique, où il est impossible pour un individu de modifier son comportement, ces effets sont malheureux, voire tragiques pour l’espèce humaine. Cependant, le fait est que nous vivons dans un monde dynamique où l’adaptation est possible, n’en déplaise aux climato-alarmistes.

La science économique nous apprend qu’un acteur, lorsqu’il considère que les coûts liés au maintien d’une activité surpassent les bénéfices qu’il peut en tirer, choisira d’abandonner cette activité afin de concentrer ses efforts et ses ressources sur ce qu’il croit être la meilleure alternative pour la poursuite de ses objectifs particuliers. Lorsque des facteurs exogènes modifient ses conditions objectives d’existence, l’être humain s’adapte. Tout comme l’être humain s’est adapté aux variations climatiques du passé1, il lui sera possible de s’adapter aux variations climatiques du futur. Cela semble difficile à comprendre pour les écologistes contemporains, mais il est indéniable que si la planète se réchauffe de sorte que certains endroits dans le monde en viennent à être inondés, désertifiés, ou peu importe, alors les gens se déplaceront vers des endroits qui ne le sont pas, ou s’ajusteront de façon à minimiser ou éliminer les impacts négatifs liés aux changements climatiques.

Effectivement, bien qu’il est indéniable qu’un réchauffement climatique implique un coût plus élevé à résider ou travailler à certains endroits particuliers du monde, il ne faut pas oublier qu’il implique également un coût moindre à résider ou travailler à d’autres endroits particuliers du monde. Des endroits presqu’inhabitables peuvent devenir habitables, des lieux impropices à l’agriculture peuvent le devenir, et ainsi de suite. L’effet net d’un potentiel réchauffement climatique sur les conditions humaines n’est pas aussi clair que les environnementalistes contemporains veulent le faire paraître. Il est tout à fait concevable que l’effet soit somme toute nul, voire positif, sur le développement économique et social de nombreuses sociétés, ou même du monde en général. Par exemple, si une zone agricole ne vaut plus la peine d’être exploitée à cause du réchauffement climatique (ou même, à cause de n’importe quel autre facteur), l’agriculteur, dans son propre intérêt, choisira une nouvelle zone agricole (peut-être une zone « libérée », pour ainsi dire, par le réchauffement climatique), modifiera ses méthodes de production, changera de branche de production, se trouvera une autre occupation, actualisera ses connaissances, ou peu importe. Tout ceci nous sert à illustrer la simple vérité suivante : si la température de la planète change, les gens s’adapteront tout comme ils s’adaptent à n’importe quel autre changement exogène.

Mais les écologistes s’entendent pour dire que la planète se réchauffe, non pas à cause d’un changement exogène, mais bien plutôt à cause des activités humaines. L’État devrait donc « régler », en quelque sorte, la température en intervenant sur les différents marchés. Les questions suivantes doivent donc être posées : à quelle température moyenne la planète doit-elle être réglée pour que les écologistes soient heureux ? Ou, pour être encore plus spécifique, à quelle température chaque centimètre-cube de notre planète doit-il être réglé ? Quel est le critère des climato-alarmistes pour déterminer la température idéale? Quelles actions l’État doit-il poser pour arriver à cette fin et, surtout, jusqu’où peut-il aller ? Pour être crédibles, les climato-alarmistes doivent apporter des réponses claires et rigoureusement justifiées à chacune de ces questions, sans quoi il est impossible de considérer leurs revendications comme étant autre chose que le pur reflet de vives passions anticapitalistes.

Si l’objectif des climato-alarmistes était réellement d’améliorer les conditions d’existence de l’espèce humaine (i.e., atteindre une température efficace et juste), la seule réponse valide à toutes ces questions serait la suivante : il suffit de laisser les gens libres de pratiquer toute activité sur leur propriété, tant qu’ils n’endommagent pas la propriété physique des autres. Ainsi, en suivant cette norme élémentaire, si l’activité humaine a un quelconque impact sur la température de la planète, la seule conclusion valide qu’il est possible de tirer d’un tel scénario est que nous atteindrons une température optimale (efficace) et justifiée (éthiquement valide), car elle sera la résultante d’une multitude d’interactions volontaires mutuellement bénéfiques entre propriétaires légitimes. Toute interférence de l’État mènerait ultimement à une température inefficace et injustifiée, car elle impliquerait qu’au moins une personne soit expropriée (et donc qu’elle subisse une perte de bien-être, d’où l’inefficacité, et qu’elle perde son droit de propriété acquis légitimement par appropriation originelle au sens lockéen-rothbardien2 ou par transfert volontaire, d’où l’injustice).

2. Seconde erreur : la croissance infinie dans un monde fini est autodestructrice

dérives environnementales rené le honzecLes environnementalistes contemporains sont les premiers à nous rappeler l’impossibilité pratique de produire toujours davantage de biens matériels à partir de ressources rares et épuisables. Énoncer l’évidence est parfois nécessaire pour éduquer les ignares, mais parfois les ignares sont justement ceux qui, après avoir énoncé l’évidence, en tirent des conclusions primitives et insensées. C’est notamment le cas des adeptes de la décroissance dite « soutenable » ou « conviviale », ou qualifiée par tout autre synonyme faisant paraître inoffensive, voire joyeuse, l’une des idées les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité.

Les adeptes de la décroissance s’inspirent souvent des thèses de l’économiste et mathématicien roumain Nicholas Georgescu-Roegen. Celui-ci se sert du second principe de la thermodynamique3 afin d’en arriver notamment à la conclusion qu’un développement économique élevé implique un éventuel épuisement des ressources rares qui, à son tour, implique une réduction de l’espérance de vie de l’homme en tant qu’espèce4, disponible en ligne sur le site Les Classiques des Sciences Sociales, UQAC), doi : http://dx.doi.org/doi:10.1522/cla.gen.dec.]. Autrement dit, en tant qu’espèce, nous avons le choix entre deux options : ou bien nous maximisons notre espérance de vie en réduisant au minimum notre qualité de vie, ou bien nous continuons d’augmenter notre qualité de vie en réduisant notre espérance de vie. Notre seule chance de survie à long terme serait de revenir à un stade où l’humanité ne consistait qu’en un petit nombre de chasseurs-cueilleurs. Les adeptes de la décroissance nous disent qu’il faut choisir cette option (ou du moins s’y approcher), et que l’État doit donc intervenir en ce sens.

La proposition précédente est insensée à un point tel que n’importe qui doué d’un minimum d’intelligence et d’esprit critique en vient à se demander si les adeptes de la décroissance souffrent d’un quelconque déséquilibre psychologique, ou s’ils sont tout simplement malhonnêtes. En effet, la multitude de facteurs exogènes (collision avec un objet de l’espace, comportements anormaux du soleil, maladies, infestations, famines, etc.) pouvant mener, du jour au lendemain, à l’extinction de l’humanité rend incertain le fait que nous augmentions réellement notre espérance de vie en tant qu’espèce en appliquant des mesures favorisant la décroissance. Tout ce qui est certain, c’est qu’en introduisant la décroissance, nous réduisons la qualité de vie de tous les êtres humains qui sont bel et bien vivants aujourd’hui. Promouvoir la décroissance jusqu’au primitivisme, c’est entraîner ultimement la mort d’une multitude d’êtres humains actuellement vivants. C’est également réduire la qualité de vie des générations d’un futur proche, et ce, jusqu’à ce que l’espèce humaine s’éteigne complètement.

La différence réelle entre la décroissance et la croissance est donc la suivante : avec la décroissance, on sacrifie la qualité de vie de toutes les générations présentes et futures dans l’espoir incertain d’augmenter la durée de vie de l’espèce humaine, tandis qu’avec la croissance, on sacrifie (peut-être) la longévité de l’espèce afin d’améliorer la qualité de vie des générations existantes et d’un futur proche. Il me semble que, face à ce choix, toute personne soucieuse de la prospérité de l’espèce choisira la seconde option plutôt que la première, surtout lorsque l’on prend en considération le fait que la première option mène directement à la mort de millions, voire de milliards d’individus à court terme.

En effet, nous faisons tous partie aujourd’hui du système de division internationale du travail5. En ce sens, nous sommes tous interdépendants les uns des autres et, dès qu’une mesure imposant la décroissance est mise en vigueur à ne serait-ce qu’un seul endroit dans le monde, toute l’humanité finira par en subir les conséquences. Si toute l’humanité ne peut pas être nourrie correctement actuellement, il est évident que toute l’humanité ne pourra certainement pas être nourrie correctement dans un système où l’on produit moins de biens et services qu’actuellement ! C’est grâce à la croissance apportée par la technologie (et l’intelligence) qu’une grande partie de l’humanité a finalement pu échapper à la « trappe Malthusienne6  » dans laquelle elle était captive avant la révolution industrielle, et que de plus en plus d’êtres humains peuvent se nourrir convenablement. Même si au cours de l’histoire, et encore aujourd’hui, une proportion importante d’individus vit la pauvreté et a de la difficulté à se nourrir, c’est de moins en moins le cas grâce à la croissance qu’apportent l’intelligence, la technologie, l’accumulation de capital, l’exploitation de nouvelles ressources et la division internationale du travail7. Sans la croissance, nous en sommes ultimement réduits, au mieux à une société primitive (anéantissant ainsi tous les efforts que nos ancêtres ont mis pour accumuler le capital et améliorer nos conditions de vie actuelles), et au pire, à l’extinction rapide d’une espèce humaine de plus en plus vulnérable. Abolir la croissance, c’est non seulement abolir la qualité de vie, mais c’est aussi abolir la vie pour la majorité d’entre nous et de nos descendants potentiels.

La décroissance peut effectivement mener à une extinction plus rapide de l’humanité. En abandonnant le capital accumulé, notre accès aux diverses ressources rares du monde nous permettant de survivre est plus restreint, et est ainsi sujet à davantage d’incertitudes et de difficultés qui seront, ultimement, difficilement maîtrisables par les sociétés primitives du futur. Éviter l’extinction en surmontant de potentielles catastrophes futures (e.g., des maladies, des tempêtes, ou des famines) devient de plus en plus difficile lorsque nous avons accès à de moins en moins de ressources pour nous aider à les surmonter.

3. Troisième erreur : il faut cesser d’être anthropocentristes, toutes les espèces ont des droits égaux

Un autre argument qui, selon les environnementalistes contemporains, devrait nous convaincre d’adopter une « conscience environnementale », est le suivant : l’être humain est trop centré sur lui-même et ne se soucie pas, lorsqu’il agit, des autres espèces vivantes. Autrement dit, nous sommes trop anthropocentristes et nous devrions nous soucier davantage de la survie et de la prospérité des autres espèces animales. Ultimement, les plus radicaux des amis des animaux souhaitent accorder des droits égaux inter-espèces. Ainsi, les droits ne seraient pas exclusifs aux êtres humains, mais s’appliqueraient également (ou, du moins, partiellement) aux animaux de toutes les espèces. Ceci impliquant, bien entendu, l’adoption de styles de vie régressifs tels que le végétarisme obligatoire, l’interdiction d’initier des projets de développement là où il y aurait des espèces menacées d’extinction, ou encore l’interdiction de la chasse et de la pêche récréative ou commerciale.

Or, prétendre que les animaux ont des droits est tout aussi ridicule que prétendre qu’une table, une cigarette, une roche ou un pommier ont des droits. Pour mieux comprendre l’absurdité de cette proposition, il importe de se poser la question suivante : d’où viennent les droits et comment les justifier ? Afin de répondre à cette question, nous pouvons nous inspirer d’une approche fondée sur l’éthique de l’argumentation élaborée par le philosophe et économiste Hans-Hermann Hoppe8. Même sans répondre explicitement à la question, n’importe quel être humain y répond implicitement. Soulever la question dans le cadre d’un argument, en fait, implique une réponse : pour pouvoir avoir des droits, il faut avant tout pouvoir comprendre ce qu’est un droit ou, à défaut, il faut au moins avoir la possibilité, un jour ou l’autre, d’être capable de comprendre ce qu’est un droit. Il s’agit d’une question cognitive, rationnelle, qui présuppose ainsi que seul un individu éventuellement capable de penser peut réellement comprendre, un jour ou l’autre, ce qu’est un droit et réclamer que les autres êtres rationnels respectent ses droits. Il est insensé, par exemple, d’argumenter contre un rocher à propos de qui entre le rocher et l’homme a le droit d’être positionné à un endroit précis. De la même façon, il est insensé d’argumenter contre un chien à propos de qui entre le chien ou l’homme a le droit de manger un morceau de viande. Incapables de raisonner, les animaux sont incapables de comprendre ce que sont des droits et d’argumenter pour les justifier ou les faire respecter (i.e., un animal ne peut pas communiquer à un être humain que « ceci est ma propriété parce que X »). Et donc, la notion de droit ne peut tout simplement pas s’appliquer aux animaux. Même le droit de disposer du corps des animaux n’est pas sujet à discussion entre les espèces, et ainsi, seul un être rationnel (en l’occurrence, l’être humain) peut légitimement réclamer avoir un droit sur le corps d’un animal, considéré ici comme une ressource. En effet, le seul conflit d’ordre rationnel (par opposition, par exemple, à ce qu’on pourrait qualifier de « problème technique ») qu’il est possible de concevoir à propos du corps d’un animal, vivant ou mort, est un conflit entre êtres humains.

Nous pouvons également, en nous inspirant des travaux de l’économiste et historien américain Murray N. Rothbard, arriver à la même conclusion en utilisant des notions de droit naturel9 : il est en effet dans la nature de l’homme d’avoir des droits de par sa rationalité, tandis qu’il n’est pas dans la nature des animaux d’avoir des droits de par le fait qu’ils ne disposent pas de capacités rationnelles.

Pour illustrer ce fait, supposons a contrario qu’en effet, les animaux ont des droits malgré leur irrationalité. Alors qu’advient-t-il ? Comment les mettre en application ? Si les animaux ont des droits, il serait injuste que ces droits doivent exclusivement être respectés par les êtres humains. Ils doivent, pour réellement être des droits, s’appliquer uniformément et universellement non seulement parmi toutes les espèces, mais également entre toutes les espèces. Donc, si un requin « agresse » un poisson, ce poisson doit pouvoir exiger le respect de ses droits, et avoir un recours quelconque afin de les faire respecter. On pourrait imaginer une sorte de tribunal inter-espèces qui décidera du sort de l’agresseur. Les héritiers légitimes de ce poisson (!) pourront exiger dédommagement et restitution en cas de décès, par exemple. En d’autres termes, si l’on accepte que toutes les espèces, indépendamment du fait qu’elles disposent de la capacité de raisonner ou non, disposent de droits inviolables, alors nous n’avons d’autre choix d’accepter que mettre en application ces droits implique que toutes les espèces sont soumises à la même loi et qu’il est possible de déterminer la culpabilité ou l’innocence d’un individu de n’importe quelle espèce, ce qui est, évidemment, complètement absurde. Un tel processus présuppose la rationalité de tous les individus qui y participent. Comme on ne peut pas conceptualiser un système où des êtres irrationnels utilisent des processus rationnels pour arriver à certaines fins, et comme l’utilisation de processus rationnels est une condition nécessaire à la défense de tout droit, on ne peut tout simplement pas conceptualiser un système où des animaux ont effectivement des droits.

L’une des implications du fait que les animaux n’ont aucun droit est la suivante : utiliser un animal pour une fin quelconque n’est pas une violation d’un quelconque droit. Si les végétariens désirent manger uniquement de la salade, il s’agit strictement de leur problème. Mais il est clair qu’au-delà de cette préférence subjective, la reconnaissance de droits s’appliquant aux animaux est injustifiée et donc, il est également injustifié d’avoir recours à la force pour empêcher un individu d’utiliser un animal acquis légitimement (i.e., par appropriation originelle au sens lockéen-rothbardien, ou par transfert volontaire) à ses propres fins.

Si les écologistes contemporains valorisent la vie animale à un point tel qu’il leur est intolérable de savoir que de nombreux animaux sont tués ou blessés chaque jour, une alternative justifiée existe pour eux : il leur suffit de se regrouper, d’acheter le plus grand nombre d’animaux possible, et de finalement veiller à leurs besoins (les nourrir, les loger, les vêtir, voire les divertir si cela peut leur faire plaisir !) Mais tout ceci, il va sans dire, devra se faire à leurs propres frais, et non aux frais des payeurs de taxes.

4. Quatrième erreur : protéger l’environnement, c’est contrer une externalité négative, donc l’État doit intervenir

Une autre idée des environnementalistes contemporains, également partagée par de nombreux économistes, est que l’intervention de l’État pour protéger l’environnement est justifiée parce que celle-ci permet d’éliminer ou de limiter les effets d’une externalité négative.

D’abord, il importe de bien distinguer exactement ce que l’on entend par « externalité négative ». Il y a deux façons de définir une externalité négative : 1) l’effet non-désiré résultant d’une action sur l’intégrité physique de la propriété d’un autre, ou 2) l’effet non-désiré d’une action sur la valeur de la propriété d’un autre. Nous verrons un peu plus loin pourquoi la première définition est sensée (ce qui n’implique pas pour autant que l’État doit intervenir!) Mais d’abord, j’expliquerai pourquoi la seconde ne l’est pas.

Affirmer que toute action ayant un impact négatif sur la valeur de la propriété d’un individu constitue une violation de son droit de propriété est insensé. Cela revient à affirmer que la valeur d’une propriété fait partie de la propriété. Or, la valeur d’une propriété n’est rien de plus que la perception subjective que les autres ont de cette propriété, contrainte par les préférences particulières de ces derniers. Il est insensé d’interpréter le concept de propriété de manière à y inclure le concept de valeur. En effet, cette interprétation mènerait à un contrôle inconcevable de l’esprit d’un individu par un autre (i.e., afin de pouvoir maintenir la valeur de ma propriété constante, il me faut avoir un contrôle exclusif sur votre impression subjective de celle-ci, ce qui est évidemment inconcevable). Un exemple concret de l’absurdité qu’implique cette idée de la valeur de la propriété conçue en tant que partie de la propriété est le suivant : si l’on considère illégitime de faire diminuer la valeur de la propriété d’autrui, alors l’utilisation de nouveaux facteurs de production ou de nouvelles technologies plus efficaces (et donc plus écologiques) devrait être proscrite. En effet, si une entreprise A produit un bien X plus efficacement qu’une entreprise B, alors la rareté relative du bien X diminue et, en conséquence, sa valeur diminue également. En produisant X plus efficacement, l’entreprise A diminue le prix des biens X que vend l’entreprise B (i.e., en étant plus efficace et écologique, l’entreprise A diminue la valeur de la propriété de l’entreprise B). On voit bien que le fait de considérer comme étant illégitime de faire diminuer la valeur de la propriété d’autrui peut entraîner davantage de problèmes environnementaux.

Ainsi, en ce qui concerne le sujet qui nous intéresse plus particulièrement ici, i.e., l’environnement, si je « pollue » strictement ma propriété privée de telle manière à faire diminuer la valeur de la propriété d’un autre, alors toute intervention de l’État en particulier (ou de quiconque en général) visant à m’empêcher de poursuivre mes opérations ou de procéder à une « restitution » afin de « dédommager » quelqu’un d’autre, est absolument injustifiée10.

De plus, même si l’action d’un individu quelconque avait un impact sur la propriété physique d’autrui, cela ne justifierait pas pour autant l’intervention de l’État afin de rectifier le tir. En effet, si cette action laisse autrui indifférent ou encore améliore son bien-être, alors il est toujours injustifié pour quiconque d’empêcher cet acteur de poursuivre ses activités ou d’exiger de lui un quelconque dédommagement. Par exemple, si mon voisin fume sur son balcon au cinquième étage d’un immeuble et que je suis en train de lire un livre sur mon balcon du sixième étage, deux scénarios peuvent être envisagés11 : 1) si la fumée secondaire de la cigarette, en plus de simplement affecter mon intégrité physique (i.e., mes poumons, ma gorge, ou peu importe) a un impact que je juge négatif, alors j’ai le droit d’exiger de lui qu’il cesse cette activité, ou 2) si la fumée secondaire me laisse indifférent ou même me rend plus heureux, alors il est injustifié que quiconque empêche mon voisin de fumer sur sa propriété privée en mon nom.

En bref, le constat est le suivant : pour qu’une action coercitive soit justifiée contre un « pollueur », il faut d’abord qu’il existe un lien objectif et identifiable entre l’activité d’un individu A et la propriété physique d’un individu B12. Il faut ensuite que l’individu B considère l’effet identifiable de l’action de A sur sa propriété physique comme étant dommageable. Nous développerons davantage cette idée dans la prochaine section afin de proposer une solution universelle aux divers problèmes environnementaux. Il suffira ici de noter que, jusqu’à présent du moins, l’intervention de l’État n’est ni requise, ni justifiée.

5. La propriété privée en tant que moteur du « développement durable »

Si les multiples solutions étatistes de toutes les saveurs traitant des divers problèmes environnementaux ne sont ni efficaces, ni justes, alors la question qu’il reste à nous poser est la suivante : existe-t-il une solution, et si oui, quelle est-elle ? La réponse est que oui, il existe bel et bien une solution universelle aux problèmes environnementaux. Cette solution est de plus en plus connue depuis les brillantes démonstrations de sa validité par Murray N. Rothbard et Hans-Hermann Hoppe. J’en ai brièvement fait mention dans les sections précédentes, mais j’aimerais procéder à un exposé plus systématique de cette solution afin de mettre définitivement aux ordures les pseudo-solutions proposées par les intellectuels, et véhiculées par les médias traditionnels.
La seule solution nous permettant de répondre efficacement et justement aux problèmes environnementaux est le respect absolu de la propriété privée, définie comme étant un contrôle exclusif exercé par un individu sur toute ressource rare (incluant son propre corps) qu’il est le premier à utiliser ou qu’il a obtenu par le biais d’un transfert volontaire de la part de celui qui a été le premier à l’utiliser. Voyons de quelle manière cette proposition permet de régler efficacement et justement les problèmes environnementaux.

Tout d’abord, cette solution est la seule à être à la fois efficace et éthiquement valide, en général. Elle est efficace parce que, en premier lieu, le fait de procéder à une appropriation originelle de ressources rares préalablement inutilisées n’enlève, par définition, rien à personne. En second lieu, tout échange volontaire entre deux agents est indéniablement mutuellement bénéfique d’un point de vue ex ante13, car autrement, l’échange n’aurait tout simplement pas lieu. Ce qui implique que tout échange ne peut qu’améliorer le bien-être de ces agents sans, encore une fois, ne rien enlever à personne d’autre. Les conditions pour parler d’efficacité dans la distribution des diverses ressources rares sont respectées (en économie du bien-être, on parle des conditions d’efficacité « au sens de Pareto » ou de la « règle d’unanimité »), i.e., toute déviation quant aux règles d’appropriation originelle au sens lockéen-rothbardien et de transferts volontaires implique une diminution du bien-être d’au moins un agent. Effectivement, d’une part, si l’on interdit à un agent de s’approprier une ressource rare préalablement inutilisée, il sera « moins heureux » pour ainsi dire que si on le laisse faire (car les préférences sont démontrées par l’action). D’autre part, si l’on interdit un échange volontaire (qui est donc mutuellement bénéfique), deux agents sont « moins heureux » que si on les laisse procéder à l’échange14.

Cette solution est aussi éthiquement valide, car elle établit des normes universelles permettant la résolution de tout conflit relatif à l’usage des ressources rares. Si A est le propriétaire légitime d’une ressource rare X, alors B ne peut pas utiliser la même ressource X légitimement sans le consentement de A. La seule manière légitime pour B d’obtenir exactement cette ressource particulière X possédée par A est de procéder à un échange avec ce dernier15.

Mais est-ce que ces normes concernant l’usage des ressources permettent la résolution des problèmes environnementaux en particulier ? La réponse est évidente : si ces normes permettent la résolution des problèmes en général, alors elles permettent également la résolution de tous les problèmes particuliers imaginables, incluant les problèmes environnementaux.

La seule conception valide de ce que constitue un problème environnemental est la suivante : l’action d’un individu A a un impact négatif sur la propriété physique d’un autre individu B. Si tel n’est pas le cas, alors on ne peut en aucun cas parler d’un problème. Un problème ne survient en effet que lorsque au moins deux agents veulent simultanément utiliser une ressource de manière incompatible. Or, comme nous l’avons vu, des normes de conduite fondées sur le respect de la propriété privée impliquent que toutes les ressources de l’économie sont employées de manière à éviter toute forme de conflits entre agents. Si une action a bel et bien un impact négatif sur la propriété physique d’un autre, alors il s’agit d’une agression, et il devient légitime pour la victime d’exiger restitution ainsi qu’un arrêt des activités de l’agresseur.

Autrement dit, pour que la conséquence d’une action d’un individu A soit considérée comme étant un problème environnemental, il faut que 1) l’environnement dont il est question soit la propriété privée d’un autre individu (disons B), et que 2) l’action en question résulte en un dommage physique de la propriété privée de B.

Le lien entre la propriété privée et la résolution des problèmes environnementaux est maintenant plus clair. Mais quelles sont les implications de cette solution ?

Avant tout, les ressources rares seront utilisées de manière à ce que les biens et services les plus valorisés soient produits et ce, de manière à minimiser les coûts de production. Autrement dit, il existe un incitatif à la conservation des ressources les plus rares (leur prix sera nécessairement plus élevé, i.e., leurs propriétaires ne seront prêts à les échanger que pour une plus grande quantité d’autres biens et services, ou à les utiliser dans un processus de production pour une valeur ou un prix anticipé plus élevé du produit qui en résulte). Grâce aux signaux de prix, les décisions entrepreneuriales concernant l’usage de facteurs de production se feront rationnellement, dans une perspective de maximisation de la valeur présente nette escomptée et anticipée des profits présents et futurs. Les facteurs de production moins coûteux seront davantage utilisés dans le présent, et les facteurs de production plus coûteux seront moins utilisés, permettant ainsi une conservation de ces derniers pour un usage futur. Dans une perspective dynamique, plus un facteur de production se raréfiera, plus il sera coûteux et moins il aura tendance à être utilisé dans les processus de production (et donc plus il aura tendance à être conservé), et inversement, plus un facteur de production sera abondant, moins il sera coûteux et plus il aura tendance à être utilisé dans les processus de production.

Ensuite, nous évitons un problème important qui est nommé « tragédie des communs » ou – plus justement – tragédie de la propriété publique. En effet, lorsque la propriété est publique, les agents de l’État sont incités à maximiser le profit qu’ils peuvent en tirer à court terme uniquement. Puisque ceux-ci ne sont pas les véritables propriétaires et n’ont donc pas le contrôle exclusif de la propriété publique, mais seulement un droit d’utilisation temporaire (généralement limité par un mandat démocratique), ils n’ont aucun intérêt à faire en sorte que l’utilisation de la propriété publique permette une conservation des ressources. Ainsi, au lieu d’accumuler et d’entretenir le capital public afin d’augmenter la productivité à long terme, le législateur préférera, dans une certaine mesure, consommer le capital et profiter des avantages que cela lui procure dans le court terme limité par son mandat. De plus, au lieu de conserver les ressources rares pour un usage futur, il préférera les exploiter au maximum pour la même raison. Mais lorsque toute ressource rare est privatisée, tout individu qui agit de la même façon qu’un législateur avec sa propriété privée finira par subir des pertes économiques. Il lui est donc plus rentable d’allouer ses ressources efficacement dans une perspective de long terme. Comme il peut vendre ou léguer son capital, il a un incitatif à assurer la conservation de sa propriété privée, contrairement au législateur avec la propriété publique16.

En bref, peu importe ce qu’en disent les intellectuels et les médias traditionnels, l’intervention de l’État dans la sphère privée n’est clairement pas la solution aux problèmes environnementaux. Nous avons vu que de nombreux « problèmes environnementaux » mis en lumière par l’intelligentsia anticapitaliste ne sont rien de plus que de la poudre aux yeux. Nous avons également vu que les réels problèmes environnementaux sont plus souvent qu’autrement les conséquences prévisibles de l’existence de la propriété publique. Il est donc impératif, non pas que l’État intervienne davantage pour nous « sauver », mais bien plutôt que l’État cesse d’intervenir, et que le système étatique actuel soit ultimement remplacé par une réelle société de loi privée17, menant à une allocation efficace et juste des ressources rares. Il s’agit, tel que discuté ci-haut, de la seule solution valable aux réels problèmes environnementaux.

  1. Pour être bien clair, si la température de la planète change à un point tel que la vie sur Terre devient impossible, alors oui, l’être humain périra. Cependant, il serait ridicule d’affirmer qu’une telle variation climatique puisse être d’origine anthropique, à moins peut-être de considérer la potentielle occurrence de conflits nucléaires. Dès lors, il n’y a, pour ainsi dire, rien à faire, à part peut-être s’assurer que les différents États cessent leurs politiques étrangères agressives respectives.
  2.  Je traite ici, il va sans dire, du concept de “homesteading”. Voir John Locke, Two Treatises of Government, ed. Mark Goldie (Londres: J.M. Dent, Everyman Library; Vermont: Turtle, 1993), p. 128; Murray Rothbard, The Ethics of Liberty (New York and London: New York University Press, 2002), p. 34 et chap. 8 (pp. 45-50).
  3.  Il s’agit, en bref, d’un principe impliquant que dans un système fermé, toute énergie utilisable se transforme invariablement en énergie inutilisable (selon Georgescu-Roegen, il en va de même pour les ressources : toute ressource utilisable se transforme invariablement, un jour ou l’autre, en ressource inutilisable, d’où l’impossibilité pratique de produire toujours davantage de biens et services utiles à partir de ressources rares).
  4. Voir Nicholas Georgescu-Roegen, La Décroissance : Entropie – Écologie – Économie, p. 55 (1979 [1995
  5. Pour une discussion au sujet des implications sociales et économiques du système de division internationale (et individuelle) du travail, voir Ludwig von Mises, Socialism (Auburn, Alabama : The Ludwig von Mises Institute, 2009), pp. 289-95.
  6. Il s’agit, en bref, de la résultante d’une simple application de la loi des rendements décroissants : pour une technologie donnée, il existe une combinaison optimale des facteurs de production (capital et travail) au-delà de laquelle le niveau de bien-être per capita finit par diminuer. Voir à ce sujet Ludwig von Mises, Ibid., pp. 316-17; Hans-Hermann Hoppe, The Great Fiction (Laissez Faire Books, 2012), Chap. 4 (pp. 63-83).
  7. Sur la question de la chaîne alimentaire humaine en général, voir le fascinant ouvrage de Pierre Desrochers et Hiroko Shimizu, The Locavore’s Dilemma (New-York : Public Affairs, 2012). Pour une histoire de l’évolution de la chaîne alimentaire humaine et ses conséquences, voir pp. 18-30 en particulier.
  8. Pour une discussion détaillée à propos des droits tels que déduits à partir de l’apriori de l’argumentation, voir Hans-Hermann Hoppe, The Economics and Ethics of Private Property (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2006), chap. 11-15 (pp. 305-397) et idem, A Theory of Socialism and Capitalism (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2010), chap. 7 (pp. 127-144).
  9.  Voir à ce sujet Murray N. Rothbard, The Ethics of Liberty (New York and London : New York University Press, 2002), Chap. 21 (pp. 155-157).
  10. Voir à ce sujet, notamment: Hans-Hermann Hoppe, The Great Fiction (Laissez Faire Books, 2012), pp. 15-16; Murray N. Rothbard, Man, Economy and State with Power and Market (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2009), pp. 182-83; Walter Block et Hans-Hermann Hoppe, “Property and Exploitation” dans International Journal of Value Based Management, Vol. 15 (2002), pp. 225-27
  11. À supposer, pour fins de simplifications, que nous sommes tous deux les propriétaires exclusifs de nos balcons respectifs, que j’étais propriétaire avant lui, et qu’il n’existe pas de contrat régissant préalablement ce type de problème.
  12. Le fardeau de la preuve revient à la présumée victime (ici, l’individu B). Voir Murray Rothbard « Law, Property Rights, and Air Pollution” sur http://www.mises.org (Auburn, Alabama : Ludwig von Mises Institute, 2005).
  13. D’un point de vue ex post, il est possible que l’un des agents – ou même, que les deux agents – regrette(nt) l’échange. Cependant, il est impossible de déterminer ex ante si la décision d’échanger un bien ou service sera regrettée ex post ou non. Ainsi, tout argument voulant que parce qu’un agent pourrait regretter sa décision, il est du ressort d’une tierce partie de décider si deux agents peuvent ou non procéder à l’échange, est insensé. La tierce partie ne peut en aucun cas avoir accès à cette information, puisqu’elle n’a pas connaissance des préférences subjectives des agents.
  14. Pour une discussion similaire de la notion d’efficacité dans un contexte de marché libre, voir Murray N. Rothbard, « Toward a Reconstruction of Utility and Welfare Economics » sur mises.org (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2002), pp. 28-32 en particulier. Voir aussi Hans-Hermann Hoppe, The Great Fiction (Laissez Faire Books, 2012), pp. 18-19.
  15. Pour une discussion plus détaillée de la justification de l’éthique libertarienne et de ses implications, voir Hans-Hermann Hoppe, A Theory of Socialism and Capitalism (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2010), chap. 7 (pp. 127-144); idem, The Economics and Ethics of Private Property (Auburn, Alabama: Ludwig von Mises Institute, 2006), chap. 11-15 (pp. 305-397); idem, The Great Fiction (Laissez Faire Books, 2012), Chap. 11 (pp. 159-172); et Murray N. Rothbard, The Ethics of Liberty (New York and London: New York University Press, 2002), chap. 8 (pp. 45-50).
  16. Pour une analyse plus spécifique et détaillée, voir à ce sujet Walter E. Block, « Environmental Problems, Private Property Rights Solutions » dans idem, ed., Economics and the Environment : A Reconciliation (The Fraser Institute, 1990), pp. 281-332. Pour une application de la tragédie de la propriété publique telle que décrite ci-haut, voir Hans-Hermann Hoppe, Democracy – The God That Failed (New Brunswick, N.J.: Transaction Publishers, 2001).
  17. Voir à ce sujet Hans-Hermann Hoppe, The Great Fiction (Laissez Faire Books, 2012), Chap. 11 (pp. 159-72).
  1. Conclusion. Si vous avez des déchets sur les bras, balancez les au milieu du pacifique.

    Pollution diffuse et essentiellement intraçable. Et tant pis pour ceux qui s’en prendront plein la tronche. Ils n’avaient qu’à acheter le pacifique nord et mettre en place des barrières, des contrôles aux entrées de leur propriété, et des péages pour financer le tout. Privatiser, c’est la solution universelle, qu’on vous dit.

    1. N’étant pas libertarien, je pense que vous donnez malgré tout raison à l’auteur et les bâtons pour vous faire battre…

      1. La privatisation des océans est sérieusement défendue par des auteurs libertariens, à commencer par saint Rothbard, et cette idée régulièrement reprise sur contrepoints.
        Avec les outils intellectuels de l’auteur, on est démuni face à toute forme d’atteinte diffuse à la propriété d’autrui, notamment l’essentiel des pollutions.
        Et si vous croyez que c’est une caricature que de prétendre que la solution libertarienne à des pollutions diffuses, c’est d’acquérir le bien public en question, référez vous aux auteurs libertariens, dans le texte, où vous trouverez ce genre de raisonnement en application directe des axiomes et de la logique des libertariens.

        « Comment mettre en place la méthode de l’appropriation absolue dans les États de l’Est – avec ou sans compensation pour le propriétaire riverain – est une question qui doit nécessairement être réglée. Si les propriétaires en aval veulent éviter les pollutions venant de l’amont, il existe une solution simple, à travers la méthode de l’appropriation : acheter la rivière entière, aux propriétaires initiaux, et ensuite soit l’utiliser sans polluer, soit la laisser entièrement en jachère. »

        http://www.contrepoints.org/2013/09/29/140749-y-t-il-droit-propriete-leau

  2. «  » »pour pouvoir avoir des droits, » » » il faut aussi que des devoirs y soient joints. Les droits nécessitent des devoirs (en particulier ceux de respecter les droits d’autrui). On voit mal un animal avoir des devoirs vis à vis de quoi que ce soit ou de qui que ce soit … Comme le dit l’auteur, il faudrait qu’il ait une conscience, de la même nature que celle de l’Homme, à savoir la capacité de faire des choix rationnels après avoir évalué une situation.
    Les animaux n’ont pas de droits mais nous avons des devoirs envers eux.

  3. L’écologie, c’est une minorité d’individu des pays riches qui veut imposer ses points de vue non seulement à la majorité dans ces pays mais aussi au reste du monde. Pourtant, il ne s’agit pas de détails d’organisation mais des règles de subsistance auxquelles chacun devrait dans leur idée se soumettre.

    Cela n’a aucun sens. Ce n’est pas à une minorité quand bien même elle serait « éclairée » ni même à une majorité de décider des règles de vies fondamentales de l’humanité. Ces règles de vies ne peuvent être fixées que si elles sont approuvées à la quasi unanimité. Créez 10% de laissés pour compte et vous aurez à faire face à une opposition violente ou larvée qui rendra la monde ingérable.

    Comment peut-on discuter sur le droit des poulets alors qu’une écrasante partie de la population humaine possède une dizaine de poules pour se nourrir ? Comment peut-on discuter de l’écologie des quelques ares de terrain dont dispose un paysan pauvre au bout du monde pour survivre ? Et même si c’est moins évident, ceci est vrai aussi au sein de nos pays riches : la finalité de la plus grande partie de nos actions ayant un impact sur l’environnement est tout simplement notre propre subsistance. Seuls les désœuvrés ou les assistés peuvent croire le contraire car ils n’ont pas idée de la difficulté de produire des richesses et généralisent les cas rares, extrêmes et temporaires de ceux qui s’enrichissent (apparemment) facilement à l’ensemble de la population.

    Alors oui il faut faire évoluer les mentalités – pour la simple raison que le monde n’est pas statique ou bien parce qu’on a la vision d’un monde meilleur. Mais ce n’est pas par la loi que l’on doit le faire. La loi doit formaliser des règles consensuelles pré-existantes et non permettre à une partie de la population d’imposer sa volonté à l’ensemble. Cela n’est évidemment pas le cas historiquement car la loi a toujours été utilisée par les plus forts pour dominer les plus faibles. Mais ce n’est pas une raison pour en faire un principe et de légiférer dès que l’on dispose d’une pseudo-majorité – et surtout pas en invoquant des principes « supérieurs ».

    Le seul principe supérieur qui existe ici bas est que si vous menacez les intérêts d’un individu, même faible ou isolé, il fera tout pour se défendre. Et que si le nombre d’individus menacés est suffisamment grand on ne peut arriver à rien. Et si l’humanité s’engage dans une voie sans issue, il est peu probable que quelqu’un soit capable d’en faire l’analyse car le monde est complexe ; il est encore moins probable qu’il puisse le prouver réellement et convaincre l’ensemble de la population humaine, et tout à fait impossible qu’il impose des solutions contre-nature. Ceux qui prétendent le contraire sont des idiots imbus d’eux-même.

  4. les écolos se sont les nouveaux communistes. leur idéologie est aussi dangereuse que le communisme. le plus inquiétant c’est que tous les dirigeants européens semblent influencé par cette idéologie. l’europe est en train de suicider à cause de cette idéologie.

    1. Quelle démagogie encore une fois… un remake du suicide français.. mais c’est l’écologie cette fois ! C’est un déni de réalité. Ne confondez pas le green washing avec vos fantasmes de complot néo communiste vert. Et vous balayez la réelle problématique de ce fait; en d’autres termes; vous êtes en marge du débat.

  5. 1 / Les « vrais » climato-sceptiques, (ceux qui savent de quoi ils parlent, et malheureusement, ils ne sont pas très nombreux, http://www.skepticalscience.com/ ), ne nient pas le réchauffement climatique. Ils nient l’origine anthropologique de ce réchauffement.

    Au procès de Dover (3ieme procès du singe), des physiciens, matématiciens, et autre non généticiens se sont fait rembarrés dans leurs tentatives de déconstruction de théorie biologique. Les domaines étant largement complexes, mieux vaut écouter les spécialistes du domaine s’exprimer, plutôt que d’écouter fanfaronner d’autres en mal de reconnaissance.

    2 / Il y a confusion entre qualité et consommation. Consommer n’est pas être. C’est même parfois un mal-être. Et sans cette confusion, ce paragraphe ne veut plus rien dire.

    De plus, ceux qui prônent le primitivisme sont vraiment des ultra minoritaires, même pour ceux qui appellent à la décroissance. Technique de l’ultra stéréotype ? Parler de cet objectif n’a, objectivement donc, aucun sens. La plupart protestent contre le gaspillage et la démesure.
    On perd chaque année la’équivalent de la surface agricole de l’Italie. J’ignore combien de temps ça demandera, mais ça impactera l’alimentation dans le monde, à un moment ou à un autre. Pour le moment, on a davantage de problème de sur-nutrition que de sous-alimentation.

    3 / Bref, ça en revient à une publicité assez connue ici, ou une mère s’adresse à son gamin handicapé : pas de bras, pas de chocolat.

    Ou as tu lu / vu que la nature était la pour servir l’homme ?
    En fait si, je pense le savoir. Mais crois moi, il ne s’agit pas d’une source fiable.

     »
    Or, prétendre que les animaux ont des droits est tout aussi ridicule que prétendre qu’une table, une cigarette, une roche ou un pommier ont des droits.
     »
    Vous essayez de faire du raisonnement par l’absurde, mais vous manquez votre cible.
    Vous comparez des animaux à des matériaux – ou végétaux au mieux – inerte: si vous alliez nourrir votre table et l’emmener faire sa promenade, je commencerai à m’inquiéter sérieusement pour vous.
    Des conclusions que vous seriez amener à faire sur des objets, je ne vois pas par quel biais mental vous pourriez les appliquer tel quel sur les animaux..

    Il faut bien comprendre que l’homme fait parti d’un tout : il n’est ni en dessous, ni au dessus. Et que l’avenir de l’homme s’organise, qu’il le veuille ou non, avec ce tout. Hors, comment intégrer ce « tout » dans l’univers humain, si ce n’est pas en légiférant ? et donc en donnant des droits ? Ce serait une étape un peu plus construite que leur attribuer un prix, voir pire, une absence de prix.

    4 / L’efficacité pour une entreprise ne signifie pas produire plus écologique, mais produire plus économique. Et c’est même le plus souvent au détriment de l’impact environnementale. Étonnant que cela vous ait échappé, à moins que ce ne soit volontaire.
     »
    En produisant X plus efficacement, l’entreprise A diminue le prix des biens X que vend l’entreprise B
     »
    Par exemple, pour le zinc, tu peux le produire en zinc pur, ou mélanger avec du mercure. Et pour ce dernier il va être beaucoup moins cher, sauf que le mercure est un vrai poison pour l’environnement. Et le problème de l’environnement, c’est que c’est diffus, et que nous ne savons pas comment le quantifier. (les rares essais étaient mauvais).
     »
    si je « pollue » strictement ma propriété privée de telle manière à faire diminuer la valeur de la propriété d’un autre, alors toute intervention de l’État en particulier (ou de quiconque en général) visant à m’empêcher de poursuivre mes opérations ou de procéder à une « restitution » afin de « dédommager » quelqu’un d’autre, est absolument injustifiée
     »
    Cette phrase n’est acceptable que dans le cas de la libre concurrence, sur une activité. Plus globalement, vu que cela se basait sur le propos précédent … qui était faux, je doute que cette proposition soit valide.

    5 /
     »
    La réponse est évidente : si ces normes permettent la résolution des problèmes en général, alors elles permettent également la résolution de tous les problèmes particuliers imaginables, incluant les problèmes environnementaux.
     »
    Tissu de propagandisme jamais démontré. C’est un dogme, une religion.

    Comme l’a signalé une personne précédente, il y a un vrai manque dans ce discours, et cela pose problème : il n’y guère d’évocation de la « responsabilité »; à part en second degré dans le paragraphe sur l’agression.

    Pourtant, tous les textes s’articulent autour de la responsabilité. Il en s’agit de l’essence même.

    Daniel Kahneman a plus ou moins démontré que l’homme n’est pas un animal raisonnable. (Bon ok, il a voulu apporter un démenti à la fin de son livre). Ce qui est sur, c’est que le père de l’économie comportementaliste a démontré que le « raisonnable » est une notion absente du coté instinctif, et que celui ci demande un effort, une exigence, une rigueur intellectuelle qui nécessite un grand investissement:
    A la question « Face aux défis environnementaux, existe-il une solution compatible avec la liberté ? », vous avez répondu à la question : « Face aux défis environnementaux, existe-il une solution compatible avec ma vision de ma liberté ? »
    Voir le chapitre sur la substitution (http://www.amazon.fr/Syst%C3%A8me-Les-deux-vitesses-pens%C3%A9e/dp/2081211475)

    « La Liberté » étant bien trop vaste pour la restreindre au seul domaine de l’économie. Que dis-je, de la propriété !

  6. Bonjour,
    Les sceptiques ne nient pas le réchauffement actuel. Depuis le fin de la dernière glaciation (-11000ans), c’est le huitième réchauffement. La plus part des précédents réchauffements ont été supérieurs à l’actuel, comme au Moyen-Age, comme à l’apogée de l’Empire Romain, comme il y a -9000ans quand le Sahara était traversé par plusieurs fleuves et que la vie y était plus facile qu’aujourd’hui.
    Les réchauffements précédents apparaissent en fait comme des périodes favorables aux civilisations et à leur épanouissement grâce à des températures favorables aux bonnes récoltes, tandis que les périodes froides furent des passages chaotiques, et souvent troubles (ex: la fin de l’Empire Romain avec son refroidissement des températures et l’invasion des barbares venus d’Europe Centrale grâce au gel du Rhin et du Danube).
    Les sceptiques contestent le rôle de l’Homme dans le réchauffement actuel. Celui-ci a débuté à la fin du Petit Age Glaciaire, bien avant l’explosion de l’utilisation des énergies fossiles.
    Cdt
    E.

  7. Pas convaincu.

  8. Les écologistes adeptes de la décroissance oublient peut être un point important : c’est en mettant maintenant un gros coup d’accélérateur sur l’utilisation des ressources et du développement technologique que demain on fera mieux avec moins et qu’on atteindra un niveau de développement suffisant pour aller chercher ses ressources ailleurs et supprimer le problème de limitation.

  9. Affirmer que « la croissance illimitée est impossible » est essentielle aux collectivistes car elle légitime l’idée que la richesse serait un stock, un gâteau à partager selon un plan imposé par quelque tyran dominant la vulgaire masse humaine. C’est évidemment absurde puisque la richesse est un flux (d’échanges volontaires) indéfiniment renouvelé par le travail acharné de chacun. le génie humain n’a pas de fin c’est cela que vous ne comprennez pas. le génie humain est infini. quand à l’augmentation de la population, ce n’est pas un probleme grace à la science et aux innovations technologiques. selon l’ONU rien qu’avec l’agro-écologie, on pourrait doubler la production mondiale en moins de 10 ans ! Ceci dit, cela nécessiterait des investissements conséquents…
    Mais il y a aussi d’autres voies à explorer ! Comme l’augmentation des capacités naturelles des plantes par la science. Par exemple : améliorer la photosynthèse ou augmenter la fertilité des sols. bientot, il y aura des fermes verticales…http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-croissance-illimitee-51d0f9dd357028fef4ec60cf

    1.  » le génie humain est infini »

      Non.

      Ses limites ne peuvent être déterminées, parce que la complexité du cerveau, des relations humaines est irréductible et résiste à toute tentative de modélisation.

      Pour autant « dont les limites sont impossibles à déterminer » n’est pas l’équivalent d »infini ».

      Cette confusion, qu’elle soit volontaire ou non, décrédibilise gravement votre discours auprès de tous les gens qui ont deux doigts de bon sens. Par ailleurs, les hommes ont toujours eu le même potentiel. Le développement récent des sciences et des techniques a autant à voir avec le génie humain qu’avec la découverte récente (à l’échelle de l’histoire humaine) des moyens d’exploiter efficacement des sources d’énergies fossiles. James Watt & co ont fait bien plus pour le progrès humain que tous les gratte papiers de la terre, furent-ils libéraux.

      On comprend bien que cette notion de génie humain illimité est un délire de juriste et d’intellectuel de salon, quand M de la Salle écrit « Les géologues estiment que, en raison de nos moyens technologiques encore très limités, on n’exploite même pas 1 % des matériaux présents dans la croûte terrestre et dans les profondeurs de l’océan. Par ailleurs, des programmes existent déjà pour extraire, via des navettes, les matériaux intéressants de certains astéroïdes. Et l’univers est – dit-on – infini … »

      L’univers est infini, donc nous ne manquerons jamais de rien.
      Les océans sont remplis d’eau, donc vous n’aurez jamais soif. Même seul, à poil, au milieu du Sahara. Il serait grand temps que les libéraux cessent de propager de telles salades. Un libéral historiques comme Bastiat a bien compris les limites du discours de croissance, et a eu l’honnêteté d’apporter des réponses claires à ce qui signifie le fait de vivre dans un régime libéral dans ces conditions. Nos libéraux et libertariens feraient bien de s’en inspirer.

  10. Les prévisions d’épuisement des ressources sont tout le temps exagérées car elles minimisent la capacité de l’esprit humain à toujours inventer de nouvelles solutions avec le progrès scientifique, à trouver de nouvelles énergies, à toujours découvrir. On en voit un exemple avec l’intensité énergétique des pays développés.
    Comme Karl Popper l’a montré, il faut laisser la place au débat, à un cheminement par tâtonnement, avec des erreurs nécessaires.
    Prenons l’exemple de Nicolas Hulot. Ce dernier entend imposer son idéologie comme une vérité supérieure, refuser toute possibilité de discussion, d’échange, de débat et il ouvrait ainsi son « pacte écologique » par ces mots inquiétants : « le temps de l’information, du débat, des controverses est révolu ». Non seulement il fait l’erreur d’embrigader la science et de faire de ses « vérités » des actes de foi, mais en outre il rend impossible tout progrès de la science, justement. Loin d’être la solution, un contrôle supérieur de l’écologiquement correct ne ferait qu’empirer les choses. Plutôt que ces mesures liberticides, c’est une plus grande liberté qu’il faut pour laisser émerger les idées les plus innovantes et efficaces.
    On peut également souligner que grâce au progrès, l’intensité énergétique des économies développées a fortement décru depuis plusieurs dizaines d’années. La courbe de Kuznets offre également un fondement scientifique à cette perspective. quel crédit apporter aux prévisions des théoriciens de la décroissance au vu de l’absence totale de fiabilité des prévisions passées ?
    Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari en donne de nombreux exemples dans son livre C’est trop tard pour la Terre : elle rappelle que, par exemple, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. Elle ajoute également, entre autres exemples, que le Rapport Meadows prévoyait en 1972 pour avant la fin du XXe siècle un épuisement de certaines ressources dont la substitution paraissait impossible. À chaque fois les erreurs n’ont pas été minimes mais énormes, toujours dans un excès d’alarmisme.
    De même, Daniel Yergin, spécialiste américain de l’énergie a montré que, grâce aux réserves et aux progrès de la technologie, « le monde n’est pas près de manquer de pétrole ». Les techniques nouvelles permettent d’extraire davantage de pétrole des nappes et de mettre en valeur de nouveaux gisements, de sables bitumineux par exemple.
    En outre, le recyclage des matières premières est une solution mise en place depuis longtemps avec succès : 50 % du fer utilisé est recyclé, 90 % du platine et 80 % de l’or[5]. Le géochimiste Claude Allègre appelle de ses vœux un développement de ces filières pour toutes les ressources terrestres : « À une économie unidirectionnelle à ressources infinies (on produit – on utilise – on jette) doit se substituer une économie cyclique à ressources finies. ».
    Dans les deux cas, c’est… le marché qui permet le développement de ces solutions, par le mécanisme des prix.
    Les « décroissants » croient que la croissance est toujours matérielle, et donc qu’elle s’autolimite. Ce sont des matérialistes qui s’ignorent. Mais toute nouvelle invention qui a du succès génère de la croissance et de la valeur, sans réclamer pour autant plus de ressources matérielles (au contraire elle permet souvent d’en économiser). Pour comprendre ce qu’est la «création de richesse» http://www.iedm.org/node/47434

  11. Pour faire du papier, il faut abattre des arbres mais on plante d’autres arbres pour avoir les ressources nécessaires à la production de papier plus tard. Et depuis quelques années, on recycle le papier, ce qui permet une croissance de la production de papier sans augmenter la ressource arboricole ou bien permet de réduire la production arboricole pour la même quantité de papier produite.
    Les ressources minières (métaux, gaz, pétrole…) peuvent un jour devenir très rares mais là aussi, les métaux se recyclent et les sources actuelles d’énergies pourront être remplacées par d’autres. La simple application de E=mc² vous donnera une idée du potentiel d’énergie qu’on peut tirer d’un seul gramme de matière. Un jour, l’Homme sera capable de tirer beaucoup plus d’énergie de la matière qu’aujourd’hui et il est vraisemblable qu’il utilisera en premier les déchets.
    Ce qui freine la croissance, ce sont les contraintes étatiques, les conflits, les catastrophes.
    La décroissance est un mythe.
    http://www.libres.org/conjoncture/3249-les-moteurs-sont-ils-en-panne-.html

  12. Quel tissu d’âneries !

  13. « … si les adeptes de la décroissance souffrent d’un quelconque déséquilibre psychologique, ou s’ils sont tout simplement malhonnêtes. »

    Le cumul est fort probable…

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