Attentat à Paris : l’erreur stratégique de Hollande

Publié Par Yves Montenay, le dans Politique

Par Yves Montenay

François Hollande Credit Photo Mathieu Delmestre  Solfé Communications (Creative Commons)

Tout le monde a salué le « sans-faute » de François Hollande dans sa gestion de l’après 7 janvier. Je pense au contraire qu’il a commis une faute aux conséquences désastreuses, et que s’y ajoutent des erreurs d’analyse.

La manifestation quasi unanime, responsables de nombreux pays en tête, fut un grand moment. Même l’Arabie en était ! Hypocrisie ? Cela montre en tous cas qu’on n’ose pas s’opposer officiellement à certaines valeurs… et surtout que tous les pays ont compris qu’ils pourraient eux aussi être victimes du terrorisme.

Un « sans-faute » de François Hollande donc ? Pas à mon avis : le slogan « Je suis Charlie » n’était pas limpide et son ambiguïté est apparue les jours suivants. Beaucoup l’ont compris comme « Je suis avec les victimes ». Mais il signifie aussi « Nous sommes avec le journal », interprétation confirmée par le million d’euros donné pour le relancer. Or l’État n’a pas à « être » un journal particulier, il doit seulement protéger la liberté d’expression. D’autant que ce journal n’est pas n’importe lequel, mais est spécialisé dans des caricatures féroces à destination d’un public assez restreint. Il ne reflétait donc en rien des idées majoritaires ou pouvant être brandies comme représentant la France et ses idées.

La « faute » est donc d’avoir fait d’une publication fantaisiste presque confidentielle un hebdomadaire appuyé par la masse de la population, recevant un secours financier de l’État, et que le président de la République évoque avec sympathie. Résultat : il a été ressenti à l’étranger comme un journal donnant la position de la France. Il n’est pas étonnant que l’on ait brûlé des drapeaux français : « Si la France « est Charlie », c’est elle qui nous insulte, nous trahit et devient notre ennemie ». Je reçois des messages de Français résidant ou de passage en Afrique, qui me confirment l’ampleur de la catastrophe.

C’était pourtant prévisible

Bref, nos gouvernants se sont mis à la merci d’une provocation des rédacteurs de Charlie, provocation qui n’a pas manqué ! On connaissait pourtant leurs idées libertaires et antireligieuses et leur refus de conjuguer liberté et responsabilité. La réputation de la France à l’étranger les indiffère, ainsi que les risques subis par ses ressortissants, par les chrétiens et les musulmans modérés. Cette négligence du pouvoir montre une ignorance des convictions de la population musulmane tant en France qu’à l’étranger.

L’interdiction de l’image de Mahomet n’a certes pas de fondement d’un point de vue théologique, mais toute personne connaissant ces pays sait que leurs populations en sont profondément persuadées, les personnes les plus modérées comprises. A fortiori s’agissant de caricatures ! Les affaires précédentes au Danemark puis à Paris l’avaient déjà illustré. On devait savoir que l’on insultait et méprisait (« voyez cette superstition ») des alliés dans une guerre très rude au Sahel, où la sympathie des populations est un facteur important. On insultait également le roi du Maroc, en tant que commandeur des croyants, titre qui contribue à mettre son pays à l’abri des terroristes. Quel gâchis ! Certes on nous dit que les manifestations sont dues à « des agitateurs », mais s’ils ont été suivis c’est que la faute était lourde.

À cette « faute » stratégique s’ajoute une analyse maladroite.

Des affirmations de sens contraire

Les débats ont vu se croiser des affirmations de sens contraire toutes aussi partielles les unes que les autres. De nombreuses autorités, et François Hollande en premier, ont dit « L’islam, ce n’est pas que cela », ce qui ne convainc pas la partie des Français qui voit les djihadistes se réclamer haut et fort de l’islam. D’autres, au contraire, affirment « après l’État islamique, après Boko Haram et autres horreurs, voici une fois de plus la preuve que l’islam est barbare et inconciliable avec la liberté, la tolérance, la démocratie… », étalant ainsi leur méconnaissance du monde musulman. Tout cela n’a pas plus de valeur que la fausse opposition suivante : « Les hommes sont blonds aux yeux bleus, voyez les Scandinaves ». « Non ils sont noirs et ont les yeux marrons, voyez les Maliens ». Olivier Roy dans Le Monde du 10 janvier fait une analyse qui va dans le même sens : « Vouloir incriminer l’islam ou, au contraire, chercher à le dédouaner sont deux postures qui conduisent à une impasse. » Quelques musulmans occidentaux s’en rendent maintenant compte : « dire « le terrorisme ce n’est pas l’islam » n’est pas suffisant, il faut réfléchir aux racines religieuses de la violence et qu’une autorité en tire des conclusions sur son enseignement. »

Quand aurons-nous le courage de voir le monde tel qu’il est, c’est-à-dire complexe ? C’est nécessaire pour ne pas se tromper sur les mesures à prendre. Donc laissons tomber ces deux affirmations opposées et posons-nous les vraies questions. Par exemple, les jeunes qui deviennent terroristes sont-ils « l’avant-garde » (pour reprendre une vieille formule politique) de la « communauté musulmane » comme le craignent beaucoup ?

Une avant-garde ?

Non, car ces jeunes ont rompu avec l’islam de leurs parents et ne connaissent pas leur propre religion. Citons encore Olivier Roy en le résumant légèrement : « Ils inventent l’islam qu’ils opposent à l’Occident. Les parents désormais appellent la police quand leurs enfants partent en Syrie. Ces jeunes ne sont pas insérés dans les communautés religieuses locales (mosquées de quartier), ils n’œuvrent pas à l’islamisation des sociétés, mais à la réalisation de leur fantasme. La grande proportion de convertis parmi les radicaux montre bien qu’il s’agit d’une frange marginale de la jeunesse en général et non du cœur de la population musulmane. Dans les années 1960 et 70 on choisissait l’extrême gauche, eux choisissent le djihad, car c’est ce qu’il y a sur le marché. »

Il n’y  a pas de « communauté musulmane »

Dire qu’il y a 5 millions de musulmans en France est une statistique (d’ailleurs très vague), pas la définition d’un groupe. D’abord, une grande partie des Français musulmans sont bien intégrés (pensez à vos collègues, vos fournisseurs, vos clients). Il y a bien davantage de musulmans dans les forces de l’ordre que dans les réseaux djihadistes, sans parler de l’administration, des hôpitaux, de l’enseignement et de mille métiers du privé. Ils sont d’ailleurs victimes des attentats comme les Français juifs, catholiques ou autres.

Citons de nouveau Olivier Roy : « On reproche aux musulmans d’être communautarisés, mais on leur demande de réagir contre le terrorisme en tant que communauté. Il n’y a pas l’ombre du début de la mise en place d’un parti musulman, les politiques d’origine musulmane se répartissent sur l’ensemble du spectre politique français (y compris à l’extrême droite). Il n’y a pas de réseaux d’écoles confessionnelles musulmanes (moins de dix en France), pas de mobilisation dans la rue (aucune manifestation sur une cause islamique n’a rassemblé plus de quelques milliers de personnes). »Bref il n’y a pas de « communauté » musulmane mais des individus.

Aux islamophobes qui me disent que les musulmans ne condamnent pas le terrorisme, je demande d’aller sur la Toile pour constater le contraire, mais ils préfèrent confirmer leur phobie en se transmettant des extraits des réseaux djihadistes et toute « information » pouvant accentuer la stigmatisation. Ils demandant aux musulmans de France de dénoncer le terrorisme, ce qui est une façon de les y associer.

Nous sommes en guerre, ne tirons pas sur nos alliés !

Nous sommes en guerre, c’est une évidence depuis longtemps, et particulièrement depuis notre intervention militaire contre l’État islamique en Irak. Mais ça ne veut pas dire « Nous sommes en guerre contre l’islam » ! Heureusement, car les musulmans sont 1,6 milliard.

Nous sommes en guerre contre des personnes précises, des organisations et l’État islamique. Et pourquoi serions-nous en guerre contre les Indonésiens, dont le pays compte davantage de musulmans qu’il n’y a d’Arabes dans le monde, et est une démocratie habituée à la pluralité religieuse ?

Enfin le vote non seulement des Indonésiens, mais aussi des Tunisiens, des Marocains, des Égyptiens, des Iraniens et j’en oublie, illustre le rejet des islamistes par une grande partie des musulmans. La fuite des populations des zones tenues par l’État islamique et par Boko Aram l’illustre également. Bref ceux qui clament « nous sommes en guerre contre l’islam » se trompent, tirent sur des alliés et font le jeu de l’ennemi.

Une action se juge à ses résultats

La liberté d’expression, comme tout autre liberté, ne peut exister sans responsabilité. Je sais bien que Charlie Hebdo pense n’avoir rien à foutre de tout cela, mais c’était au président de ne pas mettre entre ses mains notre politique étrangère, nos soldats, nos vieilles relations avec l’Afrique. Nos responsables n’ont pas à sourire avec indulgence du culot et des bravades d’une petite équipe, mais à s’occuper de la France. Ils se croient encore dans l’opposition en tirant sur tout pouvoir économique, politique ou religieux. Qu’ils se réveillent : ils ont à gouverner ! 

  1. « La liberté d’expression, comme tout autre liberté, ne peut exister sans responsabilité »

    C’est exactement le fond de ma pensée

    1. et c’est tout le fondement de la pensée libérale que si peu de Français connaissent et comprennent. Ils confondent la liberté avec la licence, celle de faire n’importe quoi

  2. Comme d’habitude les crypto-libéraux confondent gouverner une nation et protéger ses intérêts…ne surtout pas s’engager ne pas risquer de mécontenter des clients potentiels…
    …vous oubliez l’horreur commise, vous oubliez que ceux que vous prétendez protéger sont sans défense si la république se cache les yeux comme vous et vous oubliez surtout le principal…
    …si Charlie ne pouvait pas être Charlie avec ses outrances en France, la liberté de culte n’existerait pas…ce n’est pas seulement la liberté d’expression qui est défendue mais aussi la liberté de culte que défendent les caricaturistes en défendant la LAÏCITÉ et Hollande a eu mille fois raison !

    1. Perso je suis assez d’accord avec l’auteur.
      Je ne reproche pas le fait d’avoir été manifesté, il fallait le faire. Mais le pouvoir politique ne devait pas récupérer ce slogan. Quand bien même il s’agissait d’un soutien à la liberté.

      Car pris sous un autre angle, on peut lire que le pouvoir et la presse sont liés donc pas de liberté de la presse et cette dernière prise comme un outil de com’ du pouvoir. De ce fait, certains ont lié les moqueries sur Mahomet avec l’Etat pour commanditaire.

  3. Quelques remarques :
    Le slogan « je suis X » pour marquer sa solidarité avec X est un grand classique et il apparaît spontanément un peu partout maintenant.
    Si c’est une faute d’Hollande d’avoir utilisé les masses soudées derrières ce slogan on pourra au moins constater que c’est le cas de la quasi totalité des officiels de ce monde.

    « On connaissait pourtant […] leur refus de conjuguer liberté et responsabilité. » :ils assumaient leurs conneries, pourquoi parler d’irresponsabilité ? Charb voulait l’assumer seul et avait demandé le droit de porter une arme, ce qui lui a été refusé.

    J’ai du mal à comprendre l’article. S’ils se déclaraient « irresponsables » dans leur journal, en quoi les dessinateurs de Charlie Hebdo l’étaient-ils vraiment ?

    Après les manifestations de soutien ont été vues comme une inqualifiable insulte dans une partie du monde musulman et cela cause du tord directement aux français de ces pays. C’est triste, oui.

    1. « ils assumaient leurs conneries, pourquoi parler d’irresponsabilité ? »

      Juste une remarque, et sans rentrer dans le débat (vaste) que pointe l’auteur, sur la Une de Charlie Hebdo, il y a marqué, juste en dessous du nom du journal, la mention : « Journal Irresponsable ».

      1. S’ils se déclaraient « irresponsables » dans leur journal, en quoi les dessinateurs de Charlie Hebdo l’étaient-ils vraiment ?

    2. Le « malaise » de l’auteur, Mr Montenay (que je découvre) est sans doute compréhensible.

      « Je suis Charlie » est une formule « émotive », survenue dans les heures qui ont suivi l’attentat: elle est ultra-concise, un excellent « slogan » de communication, très fédérateur (on l’a vu même sur le plan international), avec cet avantage de « l’auberge espagnole »: on y trouve le sens qu’on veut lui donner, le sens « littéral » étant strictement nul. Ça ne me choque pas. Elle me rappelle surtout le « Ich bin ein Berliner » de J. F. Kennedy devant « le mur.

      Que Fr. Hollande avait un intérêt évident à la récupérer avec l’émotion quelle contenait, c’est clair! Qu’il l’utilise lui-même, était une attitude démagogique, bien sûr, signifiant « qu’il était en empathie avec son peuple », ce que son « éloquence » habituelle, lors de ses déclarations et messages, ne montre pas jusqu’à présent, tant sur le plan verbal que non verbal (« éloquence non verbale »: attitude, ton de la voix, posture, gestes, regard, expression faciale etc… dont l’effet est habituellement estimé à 70%, dans la force de conviction, pour 30% seulement pour les phrases du discours!). L’effet sur sa popularité mesurée par sondage fut logiquement évident!

      La formule lui a donc bien servi et en ouvrant la manifestation, lui, mais pas N. Sarkozy relégué au 3ième rang (!), accompagné de personnalités internationales supposées solidaires (?), et d’un mouvement de masse, sa tactique fut très efficace! Pour combien de temps? On voit déjà bien que la surveillance par les autorités semble bien profiter plus des événements qu’une liberté d’expression désormais sous surveillance ou « auto-censurée »!

      La plupart des articles parus sur le sujet, pour revenir sur le sens du « slogan », ont bien montré comment leurs auteurs désiraient préciser ou nuancer la phrase « fourre-tout ». Les détournements de la formule ne furent pas rares non plus.

      Donc devait-il la prononcer? Non, un président n’est pas là pour parler par slogans.
      Regrette-t-il d’y avoir été associé? Certainement pas!
      Cette phrase va-t-elle « changer la France »? Dans des détails, oui, mais pas du tout dans le sens de l’esprit Charlie-Hebdo!
      Fr. Hollande a bien profité de cet « effet d’aubaine »: c’est bien joué pour son intérêt personnel.

      Que cela heurte l’auteur de l’article, homme intelligent, savant, connaisseur du monde musulman à propos duquel il travaille et réfléchit, rien de plus compréhensible!

  4. C’est savoureux… Depuis quand les musulmans auraient ils besoin d' »inventer l’Islam » qu’ils « opposeraient à l’Occident » ?

    Comme si c’était quelque chose de réellement neuf ?

    Ca ne fait jamais que depuis… 1400 ans. L’histoire aura sans doute échappé à Monsieur Roy.

    Autre erreur factuelle lorsqu’il parle des « politiques » musulmans qui se répartissent sur « tout le spectre » pour mieux nous faire comprendre (nous les mauvais esprits) qu’il n’y a pas de communauté musulmane en tant que telle.

    C’est drôle car…il faudrait plutôt étudier les « électeurs » musulmans, non ? Autrement plus nombreux que les hommes politiques musulmans, et donc beaucoup plus représentatifs.

    Et là, on a les chiffres… Dans certaines banlieues autour de Paris… Hollande a obtenu en 2012 plus de 80 % des voix !

    Il y a indéniablement un survote de gauche de la part des français musulmans.

    Mais bon, inutile de poursuivre. Tout le débat est piégé. Et il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    1. Vous faites bien de le préciser, d’ailleurs le recteur de la mosquée de Paris (me semble-t-il) a lui même précisé que l’islam « est à la fois une religion, une COMMUNAUTE, une loi et une civilisation. C’est un ensemble identitaire »…

      Je pense que cette phrase est on ne peut plus claire. Les musulmans pour la plus grande part s’identifient à l’islam avant même de se considérer comme français.

      Cet ensemble identitaire à terme ne peut que rentrer en conflit avec l’identité française (à moins d’être schizophrène), car leurs valeurs et préceptes sont beaucoup trop éloignés de nos conceptions « occidentales ». Il suffit d’observer les nombreux pays où l’islam est religion officielle: pouvoir politique contrôlé par l’autorité de la religion, loi islamique ou charia, intolérance vis à vis des autres religions, impossibilité de critiquer l’islam, discrimation envers les mécréants et les femmes etc.

      Par conséquent, il est amusant que François Hollande, par pur clientélisme, affirme que l’islam n’est pas compatible avec la république..

  5. @ Haddock

    Le problème, c’est que Charlie Hebdo prône bien plus l’athéisme, qu’il ne défend la laïcité. En le soutenant, l’Etat français prend plus partie pour l’athéisme, que la laïcité et pour l’affirmation des valeurs de l’extrême-gauche, que pour la liberté d’expression…

    L’Etat français n’a pas à soutenir un journal (d’autant plus quand ce journal est du même bord politique et religieux que les élus). L’Etat français doit par contre assurer la sécurité de ces concitoyens, tant ceux sur son territoire que ceux à l’étranger et pour se faire, l’Etat français doit faire le tri entre les musulmans.

    L’idée de déchoir de la nationalité française les djihadistes et de leur interdire un retour au territoire va déjà bien plus dans le bon sens, que de s’afficher comme étant Charlie.

    1. Sans rentrer dans le détail:

      « athéisme » et « extrême-gauche » est impossible. Pour la raison qu’invoquait François Cavana: « L’écologie, comme toutes les utopies sociales, est une religion. Une religion sans dieu, mais une religion n’a pas forcément besoin d’un dieu. La foi suffit. Et aussi le dogme. »

      Cavana parle ici d’écologie, mais ça vaut aussi pour le communisme et tous ses dérivés.

      Merci donc de ne plus assimiler l’Athéisme au l’extrême gauche. En faisant ça vous crachez à la gueule de tout un tas de gens.

      1. @ Moi

        « Athéisme » signifie littéralement « sans dieu »… Et comme vous le dites si bien, l’extrême gauche est bien une religion sans dieu, et les régimes communistes de référence sont en général athées.

        Maintenant, ce n’est pas pour autant qu’il faille assimiler les deux (ce que je ne crois pas avoir fait), il y a des théistes qui sont dans l’extrême gauche et des athées dans tous les autres bords politiques, c’est indubitable.

        1. L’athéisme, ça va bien plus loin que le simple sans-dieu. L’étymologie a ses limites, avec votre définition, les bouddhistes sont athées, par exemple, c’est absurde.

          Les régimes communistes n’ont vraiment rien d’athées, ils fonctionnent même sur une vraie base religieuse, avec un dogme, un paradis (dans le futur plutôt qu’après la mort, mais l’idée de transcendance est tout de même bien là), même un Diable et souvent des saints (personnages historique ayant acquis un statut quasi-divin tels que Lénine, Staline… dans le cas du communisme), et même souvent un culte de la personnalité tout à fait officiel.

          Tout cela n’a rien d’athée. Le problème étant peut-être qu’il ne suffit pas de se dire athée pour l’être réellement, parce qu’encore une fois, l’athéisme ça va plus loin que le simple « sans-dieu » auxquels beaucoup (et même de prétendus athées) le réduisent.

          1. @ Moi

            Cela n’a rien d’absurde, c’est même historique: au début on désignait comme « athées » tous ceux qui rejetaient le Dieu chrétien. Ainsi, même un polythéiste pouvait être « athée » dans son sens large.

            L’athéisme ne va pas plus loin que l’attitude d’un être « sans dieu », vouloir donner plus de portée à ce terme, reviendrait à en faire une religion. Si les athées veulent ensuite développer des considérations métaphysiques, ils vont se raccrocher à d’autres idéologies, comme le communisme, l’écologisme, le féminisme, l’égalitarisme, l’humanisme, le nationalisme, le scientisme, etc, bref, on en trouve pour tous les goûts… 

            1. Athée, ce n’est pas seulement sans dieu, c’est aussi sans-religion. C’est à dire rejet de l’idée de transcendance, du dogme, du surnaturel. Ne pas étendre au moins jusque là n’a rien de conséquent (rejeter l’existence de Dieu mais pas de la religion à quelque chose d’assez vain. On peut bien sûr connaitre l’utilité du religieux, ou le droit à suivre sa religion, mais ici, je parle plutôt d’engagement personnel).

              Après, l’athéisme suppose encore pas mal de choses (d’interrogations auquel l’athée va être confronté), mais restons simple.

              1. @ Moi

                « Athée, ce n’est pas seulement sans dieu, c’est aussi sans-religion. »

                Pas par définition, d’ailleurs je connais des athées déclarés qui sont pasteurs et théologiens!

                « C’est à dire rejet de l’idée de transcendance, du dogme, du surnaturel. »

                Vous confondez athéisme et matérialisme. Un athée peut croire au surnaturel (aux fantômes par exemple), par contre un matérialiste va considérer que seule la matière est une réalité et rejette tout ce qui touche le spirituel. tant Dieu, que les fantômes, que les concepts d’âme et d’esprit.

              2. athée est bien sans Dieu, (a – theos) ; mais c’est aussi un paradoxe ; pourquoi nommer une chose dont on nie l’existence ? En s’affichant athée, les communistes (et autres) s’affranchissent surtout de définir de quoi ils parlent. Et finalement, ils adoptent facilement la représentation la plus caricatural possible de dieu, pour mieux railler celui qui doute !

          2. Pour la clarté du discours, je réserverais le terme « religion » à ceux qui « ont foi » en une métaphysique occupée par une divinité et j’appellerais vos « religions sans dieu », philosophie ou idéologie. Ce serait moins confus.

            Je ne nie pas un éventuel besoin de « croire en quelque chose » ni d’éventuellement avoir besoin d’une transcendance dans une existence finie, chez ceux qui veulent trouver un substitut compréhensible à la « divinité » et à sa religion mais c’est une théorie actuellement sans preuve!

            1. @ mikylux

              « Pour la clarté du discours, je réserverais le terme « religion » à ceux qui « ont foi » en une métaphysique occupée par une divinité et j’appellerais vos « religions sans dieu », philosophie ou idéologie. Ce serait moins confus. »

              Le discours portait plus sur la définition du mot « athée » que sur la définition de « religion ». Les « religions sans dieu » sont d’ailleurs plus que des philosophies ou idéologies, puisqu’elles portent également la notion de règles, de respect, de croyance, de dogmes, et de pratiques, qui sont propres à la définition de « religion ».

              D’autre part, « athée » n’est pas synonyme de « areligieux », puisque l’on trouve des contre-exemples. et tant qu’à écrire en grec ancien, faites-le au moins en respectant les règles, on écrit: θεὸς

        2. Vous avez raison … et tort! Mais vous n’êtes vraiment pas le seul dans le cas.
          « Athée » est composé de ce qu’on appelle « l’alpha privatif » (préfixe signifiant « pas », « ne pas », « pas de », « sans », « contraire de ») et thé (θεοσ) dieu: un athée est « sans dieu »: il est « areligieux »!
          Mais, en tout cas, après la loi de 1905, il faut bien reconnaitre que les termes ont subi leurs usages!
          Les personnes sont donc actuellement divisées en laïcs (qu’ils écrivent plus souvent laïque). Un chrétien ne faisant pas partie du clergé est dit « laïc ».
          Donc la position de chacun vis-à-vis d’un dieu est complexe: beaucoup de laïques sont « nés » de ou après la révolution: ils étaient opposés au clergé assis, avec les aristocrates, face à eux. Opposé au clergé et à ses privilèges se dit « anticlérical ». Rien n’empêche d’être croyant et anticlérical (c’est bien ça qui a donné le protestantisme).
          La loi de 1905 reconnaissait le fait religieux, se disait incompétent dans ce domaine et le confinait dans la sphère privée.
          Les « athéistes » (les « quasi militants anti-religieux »), nombreux en France (Ex-fille aînée de l’Église): (4ième pays au monde en%)
          http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/18/carte-latheisme-monde-france-numero-4-257171
          sont, eux aussi, selon vos termes, « des religieux sans dieu »: ils sont bien habités de leur conviction qu’il n’y a pas de dieu, qu’on ne peut pourtant pas plus prouver que la thèse inverse. Mais ils sont encore, en 2012, minoritaires.
          Pour la clarté de l’expression, je crois que parler de « religion sans dieu » c’est augmenter la confusion même si je comprends bien que c’est une croyance sans évidence démontrable de façon quasi scientifique (régulièrement constatée avec des liens de cause à effet évidents ou, « idéalement », démontrables dans une expérience prospective « de novo »!).
          Gardons le terme « religion » pour tous les mouvements de « foi en un dieu », leurs croyances, leur organisation, leur culte, leur attitude face aux autorités, défendant en groupe leurs convictions face aux problèmes de législation en « bio-éthique », et appelons « philosophie ou idéologie » tout ce qui y ressemble mais sans la notion de « divin » des religions reconnues (on voit très bien poindre le problème des « sectes », sous ce point).

          Et ne nous leurrons pas: tout groupe humain a le désir (très « humain », rarement religieux) de s’imposer, lui-même, son pouvoir, ses règles et idées, son autorité!

          En voyant la presse française et dans les « têtes pensantes », on se rend bien compte de la recrudescence d’une crainte agressive (inutile!) contre l’Islam, qui, énoncée, provoque rapidement et immanquablement, des réactions « bien-pensantes » des défenseurs du « politiquement correct », nouvelle police pseudo-tolérante de la pensée, aussi hypocrite que les précédentes car s’arrogeant le droit de tracer la frontière entre « l’autorisé » et l’illégal, entre le « progressiste » et le « réactionnaire ».

          Alors, frustrée d’une agressivité rivée de sa cible, une partie de la population attaque « par la bande » en agressant oralement « les religions » par la chrétienté à laquelle la France doit pourtant tellement: un roi saint, 2 cardinaux premiers ministres et peu religieux, et dans l’époque récente, l’abbé Pierre, politicien 6 ans durant (j’en ignore sans doute d’autres).

          Or la religion catholique (qu’on peut librement détester, bien sûr!) est tout de même actuellement et depuis tant d’années, bien « intégrée » dans le système officiel et réel français, organisée, hiérarchisée, offrant à toutes les autorités publiques un « interlocuteur responsable ».

          Rien à voir avec l’Islam avec lequel la France se devra bien de dialoguer, organiser pratiquement les lieux de cultes, l’enseignement religieux, les imams, leurs origines, les oeuvres sociales, l’origine des revenus bref, construire une relation de confiance. Ce n’est pas parce qu’il « ne veut pas s’en mêler », que l’état français doit tout ignorer! Loin de là!

          J’avoue clairement

      2. @Moi :

        Locke faisait la même conclusion : les athées ne peuvent être libéraux, parce que le respect du contrat repose sur la confiance, qui relève de la foi.

        Les athées niant Dieu, nient la foi et ont donc besoin d’une autorité morale sur laquelle baser leur confiance, autorité qui, en l’absence de religion, ne peut être que l’Etat.

    2. Il faudrait surtout arreter de dire que l »‘état français soutient un journal » (ce qui est une courte vue politicarde)…en réalité, les représentants de la nation ont comme des millions de gens en France et ailleurs soutenu ce que représente les journalistes assassinés le droit à la liberté d’opinion et la LAÏCITÉ.

      1. la laicité, c’est à dire le droit de ne pas avoir de dieu, malgré ce que beaucoup essayent de nous faire admettre en se tortillant dans tous les sens comme un orque dans une baignoire … chose qui est passible de mort dans un pays musulman, et qui est arrivé aux 12 de charlie hebdo …
        non seulement la france n’a plus de monnaie, plus de frontière, plus de principe, elle n’est plus capable non plus de protèger ces cityoens contre l’intrusion sur son territoire, de lois exogènes…

        le problème, c’est le réchauffement climatique ?

      2. « Des millions de gens sont descendus dans la rue parce qu’ils croyaient défendre la laïcité et la liberté d’expression » , vu que le pouvoir socialiste leur a fait croire à sa version de la laïcité et de la liberté d’expression.

        Liberté d’expression : droit de dire uniquement ce que la loi permet ou possibilité de décider de ce que les gens ont le droit de dire sur moi ?

        Laïcité : droit de culte dans les limites strictes de la loi ou possibilité de décider à quelle religion j’adhère sans que personne n’ait à m’en tenir grief ?

  6. Je ne partage pas du tout cet article, il y a des écoles coraniques dans toutes les mosquées, tant que la religion musulmane n’accepte pas la séparation de l’état et de l’église cette religion est un danger pour la laïcité, et je ne parle pas de la charia et ça c’est bien une loi musulmane, alors ce n’est pas la peine de faire trois pages de baratin, déjà que j’ai du mal avec les autres sectes religieuses alors celle-ci est un danger pour la sécurité des peuples libres. D’ailleurs donnez moi une région musulmane qui vive dans le calme et la sérénité.

    1. @ Gib34

      « tant que la religion musulmane n’accepte pas la séparation de l’état et de l’église cette religion est un danger pour la laïcité »

      La religion musulmane n’a pas « d’église ». Et ce n’est pas tant la laïcité le problème actuel, mais les attaques terroristes.

      « déjà que j’ai du mal avec les autres sectes religieuses »

      Vous avez donc du mal avec la laïcité, l’idéal pour vous serait un Etat athée qui interdit toute autre croyance que l’athéisme?

      « D’ailleurs donnez moi une région musulmane qui vive dans le calme et la sérénité. »

      Dubaï

      1. 1) quand je dis » l’état et de l’église » c’est le terme dans notre constitution, il n’est pas marqué entre la synagogue ou la mosquée.
        2) La laïcité n’est pas une religion donc n’est pas une secte voir la définition d’une secte
        3) Alors la c’est carrément faux Dubaï c’est une dictature qui tient le coup pour l’instant, mais il y en a eu d’autres, l’Iran, l’Irak, la Libye, et je peux en rajouter mais comme d’habitude c’est les occidentaux qui ont déstabilisé celles-ci.

        1. @ Gib34

          1) le terme « lieu de culte » serait alors plus approprié

          2) La laïcité est un principe d’indépendance vis-à-vis de toute confession religieuse. L’indépendance n’implique pas le rejet.

          3) Dubaï est une dictature qui est calme, sereine, et prospère, au point d’attirer quantités d’occidentaux. Je ne sais pas non plus combien de temps cela durera, mais on ne peut pas le contester!

          D’autre part, les occidentaux n’ont pas les moyens de lutter contre la révolution d’un peuple, s’ils ont pu déstabiliser des pays, ce n’est qu’avec le consentement d’une partie de la population, on ne peut donc pas imputer la pleine responsabilité à l’Occident.

          1. @Gibs34: La laïcité n’a de sens que lorsqu’on parle de l’état. Le fait d’avoir des écoles coraniques ne suffit pas en soit à violer la laïcité. Ce n’est le cas que si ces écoles dépendent de l’état.

            @Aloygah:

            « 2) La laïcité est un principe d’indépendance vis-à-vis de toute confession religieuse. L’indépendance n’implique pas le rejet. »

            C’est ça, c’est un principe. En aucun cas une secte religieuse. Et j’irais même plus loin que vous, en disant d’une part que la laicité IMPLIQUE la tolérance de toutes les religions (tout en les subordonnant à la loi), et de ceux qui n’en ont pas, et qu’en plus c’est un principe suffisant pour un athée véritable. Tout simplement parce que la laïcité consiste pour l’état à ne prendre partie ni pour ni contre aucune religion.

            1. @ Moi

              « Et j’irais même plus loin que vous »

              Et donc que la définition usuelle du terme. Un Etat laïc, par définition, peut prendre partie pour une religion spécifique, tant qu’il n’est pas soumis à son clergé.

              Par exemple: la constitution suisse est adressée au nom du « Dieu Tout-Puissant », ce qui est un parti-pris pour la religion chrétienne, mais ce qui ne l’empêche pas d’être laïque, puisqu’elle n’est soumise à aucun clergé particulier…

              Si elle était adressée au nom du Pape, elle ne serait plus laïque.

              1. D’après Larousse: « Conception et organisation de la société fondée sur la séparation de l’Église et de l’État et qui exclut les Églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou administratif, et, en particulier, de l’organisation de l’enseignement. »

                Selon une autre définition: « Caractère des institutions, publiques ou privées, qui, selon ce principe, sont indépendantes du clergé et des Églises; impartialité, neutralité de l’État à l’égard des Églises et de toute confession religieuse. Laïcité de l’État, de l’école publique. Pourtant le cœur déchiré, broyé par la vision du châtiment, il s’attachait encore aux paradis menteurs de la laïcité et implorait à mi-voix l’appui de son député (Aymé, Vouivre,1943, p. 244):
                2. En France, on préféra instituer un système dont le principe paraissait plus conciliable avec les conceptions constitutionnelles de neutralité et de laïcité. Aussi l’État s’interdit-il d’aider matériellement, de patronner, d’appuyer ou d’encourager d’une manière quelconque l’action privée dans le domaine de l’enseignement… Encyclop. éduc.,1960, p. 89. »

                C’est bien la définition que j’en avais.

                « mais ce qui ne l’empêche pas d’être laïque, puisqu’elle n’est soumise à aucun clergé particulier… »

                La Suisse n’est pas laïque. Les pays laïques par contitution sont sont: Cuba, France, Inde, Japon, Mexique, Portugal, Uruguay et Turquie. Et uniquement ceux-là.

                1. @ Moi

                  Sauf que vos définitions ne contredisent pas mon propos, le terme « Eglise » ou « confession religieuse » désigne tout ce qui s’apparente au clergé, et non pas les fidèles ou les doctrines, car sinon aucun chrétien ne pourrait faire de politique.

                  D’ailleurs lorsque la France interdit la polygamie, c’est clairement une position chrétienne, alors que celle-ci est autorisée par beaucoup d’autres religions, de plus, la France pratique encore le concordat en Alsace Lorraine… 

            2. la religion musulmane ne reconnait pas les états démocratique et laïque.Donc nous sommes envahis ou nous acceptons l’état musulmans ou nous le rejetons, nous n’avons pas d’autre choix.

      2. Il y a aussi le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran, l’Indonésie, l’Arabie saoudite, le Qatar, etc…
        On n’est pas payé, mais qu’est-ce qu’on rigole !

        1. Bref, l’auteur de cet article -équipé de magnifiques lunettes roses- peut être rassuré, tous les pays musulmans sont des exemples de démocratie…
          J’ai d’ailleurs oublié dans mon énumération précédente les nombreux pays d’Afrique qui sont, soit musulmans, soit le fruit de guerre et de terrorisme menés par les mêmes.
          A part ça, tout va bien en France. En tout cas, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir ce que deviendra la république islamique de France.

    2. Mais comment peut-on dire qu’une religion est un danger pour la laïcité ? Pour l’Etat oui, mais pour la laïcité ?

    3. « déjà que j’ai du mal avec les autres sectes religieuses »: pas besoin de signature!

      Monsieur n’est pas athée mais athéiste, défendant la thèse qu’il n’y a aune divinité, sa « conviction » qu’il ne peut évidemment pas prouver avec sa seule raison qu’il considère, lui, comme seule critère valable.

      Il voudrait donc que la loi de 1905 lui donne raison alors que cette loi, au contraire, donne la liberté à chaque citoyen d’avoir la foi en quelque chose ou pas, à sa guise et selon ses convictions: elle ne s’en mêlera pas, dans les limites de toutes ses soeurs: les lois!

      Bien sûr qu’il y a bien d’autres pays qui respectent la « liberté de conscience » de chaque citoyen, en respectant un principe de « laïcité » aussi valable qu’en France.

      Mais, Monsieur, n’oubliez pas que les « athées » sont encore minoritaires par rapport aux croyants, dans votre pays. http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/18/carte-latheisme-monde-france-numero-4-257171

      Alors votre prosélytisme est aussi mal venu que ne correspondant pas à la loi sur la laïcité, qu’en fait, irrationnel!

      1. Monsieur bonjour,
        je vais faire simple, on ne prouve pas ce qu’il n’existe pas, on le constate. Mais on doit prouver et démontrer les théories que l’on avance, moi je n’ai pas de théorie mais j’attends toujours que toutes ces sectes prouvent et démontrent la réalité de leurs écrits.

        1. @ Gib34

          On ne peut pas faire le constat que quelque chose n’existe pas, on ne peut que constater l’absence de manifestation de cette chose et à partir de ce constat, poser le postulat qu’elle n’existe pas. Ainsi, il est impossible de démontrer l’inexistence du Père Noël, on ne peut que démontrer que le concept de Père Noël ne s’est jamais manifesté…

          Pour adhérer à une croyance, il faut une preuve subjective. Or seule votre propre démarche peut vous permettre de l’obtenir, tant que vous renvoyez la charge de cette preuve à autre que vous, c’est qu’en fait vous êtes satisfait de votre statut quo et voulez vous maintenir à ce niveau.

          1. les dieux sont comme le père Noël vous avez bien répondu. c’est comme le fou, seul sa démarche peut lui permettre d’obtenir sa croyance ou désir, mon statut statut quo est au plus haut niveau, difficile de le comprendre et de s’y maintenir.

            1. @ Gib34

              La différence entre les dieux et le Père Noël, c’est que le Père Noël ne prétend qu’apporter des cadeaux à Noël, alors que les dieux pourraient avoir une influence sur notre origine, notre présent et notre devenir. Pour cette raison, je ne peux décemment pas les mettre sur le même plan.

              Après, je suis content pour vous si vous êtes au plus haut niveau, et je vous souhaite de le rester.

            2. Pourquoi vous est-il si difficile d’accepter la liberté d’avoir un autre avis que le vôtre?
              Je respecte votre conviction que vous n’avez, à mes yeux, pas besoin de défendre.

              Une question, jusqu’à présent non résolue, est celle de l’origine du big bang: elle permet toutes les suppositions, et qui peut empêcher d’appeler « dieu » cette origine de ce que la théorie décrit par le complexe masse-énergie, deux aspects de la même réalité. Car, bien sûr, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
              Je crois que Pascal a bien décrit le problème qu’il termine par un pari, soit un choix à faire, sans qu’on puisse espérer que la raison nous y aide. Le choix personnel de Pascal ne peut donc s’imposer.
              La « Science » nous confirme bien qu’il existe des choses que nous ne pouvons expliquer, et à cet instant, elle se tait, et d’autres dont nous avons besoin pour conforter notre théorie (comme le boson de Higgs, supposé en 1964 et constaté en 2012) et alors, elle s’obstine à chercher. La limite de ce qui est constaté parait donc bien caduque.
              En tout cas, comme la loi de 1905 vous y invite: chacun choisit selon sa « subjectivité », celle-ci est-elle déterminée ou hasardeuse? Pas de réponse scientifique ni rationnelle!

        2. Quel sophisme : prouvez moi que quelque chose d’immatériel existe matériellement et je vous croirait.

          On croirait entendre Spinoza : je vais vous prouver que la foi n’existe pas, mais en utilisant uniquement la raison. Genre : je vais vous prouvez que les poires n’existent pas, mais en comptant que des pommes.

          Puisse que toutes les religions vous disent que Dieu ne se prouve pas, qu’il ne fait que se concevoir, que Dieu est exactement cela : ce qui ne se prouve pas, mais ce qui se conçoit, vous pouvez faire un effort non ?

          Vous n’avez jamais conçu quelque chose que vous ne pouvez pas prouver ? Vous n’avez jamais cru en quelque chose ? Alors prouvez moi que cette croyance existe !

  7. Je ne sais pas s’il faut parler d’erreur stratégique, mais Il est très problématique que le chef de l’État ait promu l’identification de la France à Charlie Hebdo.
    En cela, je diras plutôt que Hollande apparaît pour ce qu’il est: un chef de clan irresponsable.

  8. Il me semble que vous vous méprenez en parlant de « gachis » car vous jouissez bien de l’usage de cette liberté d’expression si chèrement défendue. Il est certain que Charlie Hebdo ne représente pas toute la France et ses idées. Mais ce n’est pas le contenu de ce journal qui est en cause mais son mode d’expression et au passage notre mode de vie fondé sur des valeurs fondamentales. Petit rappel : ces caricaturistes/concitoyens l’ont payé de leur vie ! Ce qui aura eu pour effet de nous ouvrir les yeux sur ce que nous avons de plus chers. A savoir la Liberté (tout court) et la liberté d’expression. Le gouvernement est à la hauteur en nous garantissant l’usage de ces libertés dans un monde terriblement complexe comme vous faites bien de le souligner. Certains voudraient nous les arracher et n’en déplaise à d’autres, nous continuerons de vivre ainsi. L’erreur aurait été d’abdiquer en renonçant à ces principes et apparemment, le message est bien passé…

    1. Si dans votre journal vous accolez un certain fruit et la ministre de la culture, le gouvernement va-t-il se précipiter avec un million de subvention pour vous soutenir dans votre libre expression ? Si vous avez une fresque cochonne dans votre salle de garde, et que vous la transformez en caricature d’une ministre pourfendant les bons usages, allez-vous avoir le soutien gouvernemental ? Le président n’a choisi d’être Charlie que parce que Charlie Hebdo était un symbole de son électorat, bobo contestataire de toutes les religions. Il n’a pas soutenu la liberté d’expression, mais l’expression libre de Charlie Hebdo et aucune autre. Charlie a gagné 200000 abonnés, François 20% dans les sondages, mais le taux de renouvellement à l’échéance sera infime, parce que d’ici là, tout le monde aura compris que ça n’est pas la liberté d’expression en général que soutient la France, mais les morts spectaculaires de l’expression incorrecte de l’engagement électoralement correct et diplomatiquement douteux.

      1. Michel O  » Si dans votre journal vous accolez un certain fruit et la ministre de la culture, le gouvernement va-t-il se précipiter avec un million de subvention pour vous soutenir dans votre libre expression ? Si vous avez une fresque cochonne dans votre salle de garde, et que vous la transformez en caricature d’une ministre pourfendant les bons usages, allez-vous avoir le soutien gouvernemental ?  »
        Vous dites n’importe quoi ! On pourrait en reparler si toute la rédaction de votre journal ou tout les occupants de votre salle de garde sont assassinés pour leurs idées …

        1. Qu’est-ce qu’une subvention a à faire avec la mort de dessinateurs ? La subvention d’état versée à un journal est une insulte à la liberté d’expression. Si les citoyens veulent donner, ils peuvent le faire et ils l’ont fait. Alors pourquoi l’exécutif devrait-il offrir l’argent du contribuable parce que les mecs sont morts, et que c’est la seule chose qui les distingue des autres équipes de rédaction si on excepte que leur lectorat et l’électorat de cet exécutif ne sont pas sans relation ?

          1. Je constate que vous parlez sans savoir car si vous aviez lu ne serait-ce qu’une fois Charlie Hebdo vous sauriez qu’il n’y a rien de commun entre les socialistes et eux

  9. pas de communauté musulmane : les prières de rue sont des initiatives individuelles ???

    Indonésie : il ne fait pas bon d’être chrétien là-bas non plus !

    1. dans pratiquement tous les pays à majorité musulmane, il ne fait pas bon d’être chrétien ou non musulman

      1. Il ne fait pas bon non plus être musulman en centrafrique :p

        1. les musulmans ont vécu en paix pendant longtemps avec les chrétiens en centrafique mais ils n’ont rien tourvé de mieux à faire que mettre en place un régime controlé par les musulmans qui persécutent les chrétiens. ils ont sans doute oublié qu’ils n’étaient que 10 % de la population. enfin c’est plutôt le tchad qui a mis en place ce régime. mais cela ne change rien au fait que la séléka a été soutenu par les musulmans centrafricains. après la seconde guerre mondiale, il y a aussi eu des représailles contre les collabos

        2. le problème existe au nord du Cameroun, les musulmans ont envahi le Cameroun jusqu’à Méganga, et ils veulent imposer la charia, c’est la guerre contre les musulmans si vous le comprenez pas tant pis pour nous.

  10. C’est sûrement révélateur que le chef de l’état, et d’ailleurs l’ensemble des politiciens pour une fois d’accord, s’assimilent a une troupe de potaches séniles et irresponsables. ( mais subventionnés). Est ce un bon filtre pour analyser la politique française de ces dix dernières années?

  11. Merci pour cet éclairage courageux et nécessaire.
    Je vous conseille également l’analyse de Denis Cardinaux :
    http://terredecompassion.com/2015/01/21/occident-vs-islam-un-double-deracinement/#comment-7077

  12. Il n’y a pas que Charlie Hebdo qui se moque des conséquences de ses actes. C’est tout autant vrai pour ce qui nous sert de gouvernement.

    Pour ces derniers, ce qui compte, c’est le nombre d’opinions favorables dans les sondages; peu importe le prix à payer, surtout s’ils n’ont pas à s’en acquitter directement. A cet égard, les évènements liés au carnage chez CH sont une aubaine dont ils ont su tirer parti. Rien d’autre.

    Sic transit gloria mundi.

    1. C’est triste quand le cynisme tient lieu de coeur et de cerveau !

      1. C’est vrai!

        Mais vous savez bien que Fr. Hollande a surfé sur la vague dans son « intérêt politique » et que, de ce côté, c’est un franc succès!

        Mais, en France, finalement, le personnel politique ne semble pas mériter l’excessive confiance que les électeurs lui portent!

  13.  » Une avant-garde ?
    Non, car ces jeunes ont rompu avec l’islam de leurs parents et ne connaissent pas leur propre religion.  »

    Désolé mais je trouve l’argument pauvre et les signes du contraire plus qu’abondants, les réactions officielles et celles des populations des pays musulmans voire musulmans français.
    Il y a une sorte d’unanimité ou du moins une grande majorité pour s’indigner des dessins, pour demander des restrictions à la liberté d’expression, des lois contre le blasphème et j’en passe.
    En dépit des condamnation de la violence exprimées du bout des lèvres les trois terroristes ont agi dans le sens d’un courant de pensée largement majoritaire, ils sont mainstream.

    1. A propos de la signification du mot « athée ».
      Croire en Dieu, c’est croire qu’il existe une entité impalpable (différente suivant les religions) qui, à un moment de l’évolution de l’univers, a fait que l’homme, auparavant un animal parmi les autres animaux, est devenu capable de contrôler ses instincts, et a acquis une morale sociale (différente suivant les religions).
      Cette croyance, exprimée de diverses façons, plus ou moins symboliques, se retrouve dans toutes les civilisations, y compris les civilisations disparues, et celles qui sont dites « primitives ».
      On peut croire en Dieu et refuser les religions: c’est le « déisme » de nos philosophes des lumières.
      L’athée est celui qui croit qu’il n’y a aucun Dieu, et donc que l’homme (en tant que différent de l’animal) s’est fait tout seul.
      Les différentes religions proposent un Dieu.
      Ecologie, ou communisme, ne sont pas des « religions ». Des dogmes, mais pas des religions. Un écolo, ou un coco, peuvent croire ou ne pas croire en Dieu.
      Quant à la « laïcité », c’est une attitude qui veut que chaque individu soit maître de sa propre croyance, ne l’impose pas aux autres, et que l’Etat doive rester strictement neutre.
      On peut donc très bien croire en Dieu, être pratiquant d’une religion, et être partisan de la laïcité.

    2. Quelle pédanterie péremptoire dans une telle affirmation !
      Qui connaît le vrai islam ? Comment l’auteur sait-il quelle interprétation est la bonne ?
      Est-il une autorité de l’islam ? Si oui, quelle est l’ampleur de son influence ?

      Pour moi la raison de la différence entre générations est évidente: Les parents sont comme tous les immigrants (y compris les Français de l’étranger), leur pays d’adoption n’est pas celui dont ils se sentent ressortissants, ils s’y sentent étranger sans se sentir en droit de le changer. Mais leurs enfants, et a fortioti leurs petits-enfants et les convertis, n’ont d’autre pays que le nôtre.
      Ne pas tenir compte de cette distinction, c’est ignorer la différence entre « dar al harb » et « dar al islam », et les nuances intermédiaires: La France n’est pas l’Indonésie qui n’est pas l’Arabie.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Division_du_monde_dans_l'islam

  14. Il faudrait ajouter que le gouvernement a interdit une manifestation pacifique contre l’islamisme radical ( le 18 janvier )mais a autorisé la contre manifestation le même jour! A noter que lors de cette contre manifestation ( contre une manifestation qui n’avait pas eu lieu) il y avait les drapeaux des pays arabes ( mais pas de drapeau français) et des cris de Allah Akbar.
    L’auteur n’aborde pas une problématique essentielle qui est la compatibilité de l’islam avec les droits de l’homme et nos lois ( interdiction pour une musulmane d’épouser un non musulman,interdiction d’apostasie, soumission de la femme à l’homme,mutilation génitale des enfants à travers la circoncision, abattage rituel contraire au bienêtre animal etc….) .
    Pour avancer dans le sens de l’intelligence et du progrès il faut commencer par ne pas dénier les faits et les évidences.

  15. L’auteur est d’une génération qui ne peut pas comprendre la problématique de l’islam, à de rares exception près, exigeant conjointement beaucoup d’expérience et de lucidité. C’était le cas de Malraux dans les déclarations de 1956.

    La connaissance du monde musulman n’aide pas à prévoir notre avenir, car nous sommes encore au début du processus de transition de la guerre (dar al harb) à la charia (ar al islam).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Division_du_monde_dans_l'islam
    Ce déni conduit à des erreurs de fond telle que celle prédisant un islam de France, c’est-à-dire une synthèse chez les générations assimilées et les convertis. Bien au contraire, il s’y produit une rupture dans un sens ou dans l’autre, le sens islamique étant favorisé par l’auto-dénigrement et le révisionnisme socialiste.
    Or il renvoie à l’Hégire vue comme un combat pour soumettre La Mecque.

    L’islamophobie consiste à juger l’Islam en application de la liberté de conscience. L’assimiler à un rejet des Musulmans revient à condamner cette liberté, à se faire disciple de Khomeiny. L’islamophobie ne rejette personne, au contraire. Récuser des concepts comme pervers, c’est considérer les islamistes comme des victimes et non des pervers.

  16. Je viens de lire les commentaires et je me marre parce que les 3/4 sont des commentaires de bobos, de beaufs, et d’intellectuels, vous avez faux, vous compliquez les choses pour bouffonner mais la simplicité est égale a l’efficacité, donc pour moi, si vous avez des musulmans dans votre pays oubliez l’état et la laïcité et arrêtez votre baratin c’est pathétique. CQFD

    1. GIB34 nous prépare les lendemains radieux de la classe ouvrière au pouvoir.

  17. Les Musulmans doivent accepter et comprendre que la notion de blasphème n’a de sens qu’au sein d’un même groupe religieux lorsqu’il est commis par une personne qui en est membre, ou, à la limite, qui en est hôte, c’est à dire qui se situe dans un lieu où ce groupe est souverain. Cette notion ne peut s’appliquer à une personne extérieure à ce groupe, et par définition, non soumise à ses lois.
    Lorsque nous, Occidentaux, représentons le prophète des Musulmans dans un journal de notre pays, nous ne nous rendons coupable d’aucun délit.
    De même, lorsque nous mangeons du porc, lorsque nous buvons de l’alcool, nous n’insultons pas les Musulmans.
    De même, les femmes occidentales n’insultent pas les Musulmans lorsqu’elles montrent leur visage, lorsqu’elles portent des vêtements près du corps, lorsqu’elles étudient, travaillent, conduisent, se marient ou vivent avec qui bon leur semble.
    Charlie Hebdo n’a jamais insulté l’Islam. Il s’en est pris aux gens qui se réclament de l’Islam et qui veulent imposer leurs lois, leurs principes et leur religion aux autres.
    Voilà le premier amalgame à ne pas commettre, la première erreur d’analyse à éviter.
    Charlie a été massacré parce qu’il avait caricaturé le prophète. Dès lors, la seule réplique possible était de caricaturer le prophète. Toute autre réponse aurait consacré la victoire des barbares.
    Vous dites que la liberté d’expression, comme tout autre liberté, ne peut exister sans responsabilité. Soit. Je répondrais qu’il ne faut pas confondre responsabilité et lâcheté.

    1. Le blasphème est un non-sens et n’a pas lieu d’être dans un pays sécularisé. Seuls les musulmans érudits perçoivent cette distinction qui est au coeur de ce que les Français sont les seuls à nommer Laïcité. Mais le politiquement correct est le dogme d’un nouveau cléricalisme, ses tables de la Loi. il a ses apôtres et sa piétaille, et il fait rentrer par la fenêtre un crime (jadis puni de mort) qui avait été publiquement éliminé de notre Code pénal.
      Que font d’autre que blasphémer, Zemmour et Tesson? Et la police de la pensée invente des délits imaginaires pour les clouer au pilori.
      J’ai appris ce soir que des applaudissements ponctuaient désormais les apparitions en public de Ph Tesson. Comme l’a s bien dit De Gaulle en réponse aux accusations de Mitterrand, ce n’est pas à 87 ans qu’il va entamer une carrière de raciste, n’en dépalisse à tous les Tartuffe de la French Pride.

    2. Tentative de justification : d’où avait vous sorti que Charlie Hebdo n’avait jamais insulté l’Islam ? Vous êtes musulman ?

      La liberté ne consiste pas à faire tout ce que l’Etat (la divinité suprême qui a remplacé le bon dieu) vous autorise à faire et décide qu’il est moral ou immoral de faire.

      Enfin, si votre vision de la liberté est que l’Etat, que Monseigneur le Pape de la Démocratie sacrée, son premier prélat et son concile doivent tout décider pour vous, que la liberté consiste à avoir le droit d’aboyer tant que l’on reste en laisse et seulement si on se tait quand le maître le décide, alors continuez à vous tromper. Sinon, lisez ou relisez Tartuffe.

  18. Merci pour cet article.

  19. allons encore plus loin dans ce raisonnement en critiquant le discours de Hollande sur le porte-avions qui veut montrer que nous sommes véritablement en guerre alors que la menace n’est pas extérieure mais bien intérieure….

  20. Durant sa visite à l’Institut du monde arabe, le 15 janvier dernier, F. Hollande a dit que l’Islam était compatible avec la démocratie ! Je suis perplexe car je viens de lire le Coran qui dans, plusieurs de ses sourates incite ses fidèles à massacrer tout infidèle. Je n’ai rien lu de semblable dans la Bible et dans les Ecritures en général ni dans la Thora.

    Par contre j’entretiens d’excellentes relations avec de nombreuses personnes de confession musulmane et, si en 1945, la France a pu s’asseoir à la table des négociations, c’est en partie grâce aux troupes originaires d’Afrique du Nord, de l’ouest du Centre et d’ailleurs qui ont vaillamment combattu sous le drapeau français en Libye, à Cassino et dans les Ardennes.

    Il ne faut pas faire d’amalgames certes et j’aimerais que des sociologues se penchent sur le problème: est-ce pour se venger des croisades que les populations musulmanes d’Afrique du Nord veulent déclarer une djihad à notre encontre tandis que les musulmans d’Asie (Pakistan mis à part) et d’Afrique de l’Est semblent moins belliqueux ou ne le sont pas du tout ?

    1. La loi du Talion est inscrite dans la Bible (œil pour œil, dent pour dent), elle est clairement revisitée dans les testaments, mais ce n’est pas le point :

      Ces textes ont été écrits il y a 7000, 2000 et 1400 ans. Se cantonner à une lecture littérale est clairement anachronique : cela fait 2000 ans que les théologiens se battent pour l’explication d’une seule phrase comme la 3° béatitude, qui même en latin n’est qu’une très lointaine traduction de la source.

      Vous imaginez pour un texte qui n’a jamais été traduit, jamais rapproché avec d’autres cultures et dont la langue écrite n’a pas changé en 1400 ans et qui n’a jamais eu de dictionnaire ?

      C’est comme de dire que les grecs actuels parlent le grec de Platon ou d’Aristote ou que les Français parlent le gaulois.

      Pour ce qui est des raisons :

      Demandez aux musulmans (ceux des banlieues) : tous vous diront que la France n’est pas un pays de liberté, d’égalité et de fraternité, que leur définition de la liberté, de l’égalité et de la fraternité n’est pas la définition rousseauiste qui nous est vendue par nos chers socialistes : qu’il n’ont pas besoin de l’Etat et de payer des impôts pour être libre, égaux et fraternels.

  21. je suis dans les grandes lignes en parfait accord avec ce texte. Un bémol cependant: je trouve que la une du dernier Charlie est biz plus modérée que ne l’entend l’auteur. Il s’agit d’un musulman enturbané demandant pardon qu’on a choisit d’associer a prophète. Mais rien ne l’indique clairement par ailleurs. Je trouve donc les cris d’orfraie pousses par les dirigeants musulmans bien rapides.

  22. Je suis d’accord avec vous, que la caricature est la forme la plus « limite » de la liberté d’expression , puisque sans argumentation, quasiment la liberté d’insulter , et qu’il n’y a aucune raison de blesser, insulter sans raison ni un homme ni un groupe !
    Cependant, le libre exercice de la Raison critique , impliquant liberté et responsabilité, c’est à dire un débat contradictoire, argumenté , fondé sur des faits, des analyses , ne laisserait aucune chance à une critique de la doctrine propagée par le Coran :
    _. occurrence des mots agressifs , violents, discriminants, racistes, prônant le racisme confessionnel, contre occurrence des mots incitant à aimer , tolérer , pardonner, ne pas mentir même aux mécréants comme le suggère la taqiyya, ne pas voler même les mécréants (ne serait-ce que la djizîa, l’impôt de dhimmitude !
    ._ occurrence des incitations à des attitudes fermées à l’autre ( non pas l’autre musulman, mais l’autre de croyance différente)
    ._ apostasie considérée comme un délit souvent puni de mort (une religion, association, parti, que l’on ne peut quitter cela s’appelle une secte)
    ._ De plus la Charia en fait non seulement une religion mais aussi un système politico religieux, sectaire , une Loi régissant tous les aspects de la vie civile qui en Islam n’existe pas ! Ce qui en un sens est cohérent, comment la loi des Hommes pourrait elle prévaloir sur la loi de Dieu (si on était sûr qu’à travers le Coran , c’est Dieu qui s’exprime !).
    Système incompatible au libre exercice de la Raison Critique (et donc à la science) , à la liberté de pensée même argumentée, aux Droits de l’Homme !

    Il y a peut être des personnes qui se croient musulmanes et modérées (comme ma femme se croît catholique) , mais elles sont soit musulmanes (c’est à dire pensent comme tout musulman doit le penser que le Coran est la parole révélée de Dieu) soit modérées !
    Car le Coran n’est pas lui, modéré !
    Ce sont peut être des personnes attachées à des coutumes musulmanes, des fêtes, une façon de vivre, au attachement à certaines valeurs défendues et prônées par le Coran (et certaines sont assurément bonnes) , elles sont peut être horrifiées, et avec raison, de certains de nos excès mais elles ne peuvent accepter certains versets si elles sont modérées !
    Et refuser aussi peu que ce soit la parole de Dieu, c’est déjà ne plus être musulman, mais au plus se croire tel ( sentiment induit d’autant plus face à d’autres excès !) !
    .
    C’est pourquoi, on en doit discriminer, aucune personne qu’elle ressemble ou non, de près ou de loin à un musulman ! Chaque personne ne doit être appréciée pour elle même, ne doit être jugée qu’en fonction de ses dires et de ses actes !
    Nul ne doit être bouc émissaire, nul pogrom !
    .
    Mais la doctrine que propage le Coran est logiquement incompatible avec les valeurs de la République de la démocratie, des conditions d’émergence et d’épanouissement de la science.
    .

    1. « Mais la doctrine que propage le Coran est logiquement incompatible avec les valeurs de la République de la démocratie »

      Absolument.
      Il est recommandé aux musulmans de se conformer aux lois en vigueur, dans la mesure où ils sont minoritaires, et c’est ce que font la plupart d’entre eux.
      Lorsqu’ils sont majoritaires, ils doivent imposer leur façon de vivre aux autres.
      Et c’est pourquoi il leur est recommandé dans les mosquées de faire beaucoup d’enfants.

      Il s’agit là d’un fait indiscutable, et il faut être aveugle pour ne pas le voir.
      Même les pays musulmans réputés tolérants, comme le Qatar, participent financièrement, et très largement, à ce futur programmé.

      1. islamophobe vs islamophile, croyant vs athée, gauche vs droite
        tout cela es bien binaire et la combinatoire deviens vite ingérable pour nos petits cerveaux à fortiori quand ils sont émus.

        Que chacun vive comme il le veut tant qu’on empiète pas trop sur le voisin, on s’entends pour le dire

        Il ne vous a pas échappé que la carte des ressources fossiles et minières exploités ou préssenties est calquée sur la carte des zones d’achoppement entre occident et musulman. Moyen orient, Centreafrique, Mali, Niger, Cameroun, …

        Faut il s’encombrer de discours idéologiques ou théologique si sophistiqués qu’ils ne convaincront personne et a fortiori les dangereux idiots de chaque camp qui font loi ?
        On a connu en France la triste experience des dommages collateraux, mais les camerounais, les civiles iraquiens, ou libiens, … c’est tout les jours !

        La France n’est plus un empire colonial ? chiche !
        La France n’accepte pas en son sein ceux qui la vomisse ? chiche !

        Acceptons ce constat et cherchons l’échange

  23. Je ne suis pas Charlie : je n’aime pas le militantisme de gauchiste, la méchanceté vulgaire, la grossièreté vis à vis de la spiritualité des gens, l’islamophilie bêlante…

    1. Vous avez le droit de ne pas aimer…
      d’autres peuvent aimer…leur reconnaissez vous ce droit ou faut il les TUER pour ça

      1. Il faut faire comme les musulmans.

  24. Si être islamophile c’est ne pas reconnaître les responsabilités du communautarisme musulman ce n’est pas acceptable. Que l’auteur de l’article soit islamophile c’est d’une évidence mais pourquoi ? c’est nier la réalité et le fait que tous les terroristes sont des musulmans et que cette communauté qui a du mal avec l’évolution vers la modernité sert de vivier aux islamistes partisans d’un islam total et rigoureux.
    La seule solution raisonnable à envisager est celle d’Eric Zemmour. C’est l’hypothèse sur laquelle il faudra commencer à travailler écartant les personnes assimilées qui valent bien mieux plus souvent que les français de souche, puis celles essayant de s’intégrer ou potentiellement intégrables pour retenir ces 66% de croyants pratiquant qui sont contre l’intervention en Irak donc favorables à Daech.
    La plupart des Kurdes sont de religion musulmane mais pas de nationalité musulmane. Etant colonisés par les Turcs et ses voisins, ils sont avant tout pour une nation Kurde. Ils sont kurdes avant d’être musulmans. En france, ils seraient assimilés.

    1. Les Kurdes sont avant tout nationalistes.
      Pour le moment, leur intérêt est de se faire aider par l’occident pour obtenir un Etat indépendant.
      Une fois qu’il existera un véritable Etat kurde, nous verrons quel sera leur attitude par rapport à l’islam.
      Pour le moment, nous ne pouvons en préjuger.

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