Les Québécois doivent-ils se sevrer de leur dépendance au pétrole ?

Publié Par Michel Kelly-Gagnon, le dans Canada

Par Michel Kelly-Gagnon.

pétrole rené le honzecAu moment où j’écris ces lignes, 12 531 politiciens, bureaucrates et activistes se rencontrent à Lima dans le cadre de la conférence sur les changements climatiques.

Comme c’est le cas depuis la première conférence sur le climat en 1979, de beaux discours inspirants, des protocoles ambitieux et une multitude de mesures dites « vertes » seront présentés à la population sans que rien de concret ne soit accompli. Les partisans de la transition énergétique accélérée continuent d’attendre la venue d’un messie dans l’arène politique pour sauver l’humanité de sa « dépendance » au pétrole.

À ce sujet, mes collègues se sont penchés sur le plan proposé par Équiterre et Vivre en ville, qui vise à sevrer les Québécois de leur « dépendance » au pétrole. Comme il est démontré dans l’étude la transition énergétique n’est ni urgente ni rentable dans l’état actuel de la technologie. Non seulement les réserves de pétrole ont-elles constamment augmenté au cours des dernières décennies, mais les arguments concernant les retombées économiques, la réduction des importations de pétrole et les subventions aux emplois « verts » sont fondés sur une logique économique pour le moins douteuse.

Ces subventions impliquent le détournement de capitaux pour soutenir des emplois qui n’existeraient pas en leur absence. Le cas de l’Ontario est particulièrement révélateur alors que chaque emploi dans les énergies « vertes » coûte plus de 179 000 $ par année, et « détruit » par le fait même 3,2 emplois dans l’économie en général.

D’ailleurs, forcer la transition énergétique pourrait être contreproductif en dirigeant les investissements vers des technologies qui seront possiblement désuètes dans la prochaine décennie. L’évolution technologique est imprévisible et ce n’est pas le rôle de l’État de choisir les gagnants et les perdants.

La grande majorité des Québécois disent « non »

Advenant l’arrivée du tant attendu messie, les Québécois sont-ils prêts à payer pour leur cure de désintoxication ? Non.

Ou du moins, très peu d’entre eux.

Un sondage réalisé par Léger pour le compte de l’IEDM démontre que près de 80 % des Québécois jugent importante la lutte contre les changements climatiques. Le problème, c’est lorsqu’on réalise que les mesures sont dispendieuses, alors que leurs effets sur les émissions de GES sont largement surestimés.

En évaluant les mesures proposées par Équiterre et Vivre en ville, il en coûterait 6,4 milliards de dollars annuellement pour réduire de 20 % la consommation totale de pétrole pour le Québec (en étant très optimiste). C’est l’équivalent d’une facture de près de 2 000 dollars par ménage. À ce prix, le soutien populaire est à peine supérieur à 10 %…

Soyons clair, le but ici n’est pas de remettre en question l’importance de graduellement réduire notre consommation de pétrole, mais de chiffrer concrètement les mesures proposées, dans un débat qui en a bien besoin. Cette transition se fera par elle-même avec le développement progressif de moyens de rechange réalistes et abordables.

Sur le web

  1. L’important n’est pas le coût financier de ces mesures inutiles mais le coût économique et sociétal de la mise en place d’une forme de néo-communisme.

    1. Bang en plein dans le mille.

  2. L’enjeu de l’énergie est complètement secondaire.

    La vraie question est: les Québécois doivent-ils se sevrer de leur dépendance aux monnaies fiduciaires.
    En fait, cette question, tous les peuples devraient se la poser.

    Parce qu’au delà des paradigmes de nos intégristes néolibéraux, le système financier international est en fait une machine de planification centralisée plus grande que toutes les ambitions communistes.

    Comme il est facile de constater que le marché du pétrodollar fait partie des fondations de ce système, il est par conséquent souhaitable de cesser de consommer cette ressource. De plus, le pétrole comporte bon nombre de coûts invisibles à la pompe: coût du support militaire, des opérations secrètes et de la corruption politique nécessaire à la cohésion de l’Opep, coûts des guerres aux révoltes face à ces agression, coût des sanctions économique contre les nations qui ne sont pas tombé dans le panneau, etc.

    Et ce sont ces coûts que nos pseudo-économistes néolibéraux prennent soin de ne jamais inclure dans leurs calculs de monnaies fiduciaires imprimées dans le vent.

    1. – faut arrêter le pétrole à cause des pétrodollars
      – faut arrêter la bouffe à cause de la pollution
      – faut arrêter l’enseignement à cause des diplômes
      – faut arrêter de respirer à cause du CO2
      – faut arrêter de travailler à cause de la fatigue
      – faut arrêter les libéraux à cause que c’est pas bien
      – faut arrêter les sceptiques parce que c’est celui qui dit qui est
      – faut arrêter la colle parce que manifestement c’est pas bon pour les neurones

      1. Pragma, t’es à la hauteur de toi même quand tu fais exprès pour tout déformer, tu sers bien ta cause. Ceux que tu defends vont un jour laisser tomber de belles miettes pour toi sous la table.

        1. je ne sais pas la cause que défend pragmat mais vous avez l’art d’être fumeux.
          vous commettez une erreur simple qui est de voir une volonté derrière des « systèmes ». La prochaine étape sera de nous expliquer qui dirige ces systèmes et bien entendu sur de simples constructions de l’esprit.

          quant à « cesser de consommer cette ressource » ..ça me semble hardi, à une époque d’autres auraient plus modestement proposé de reprendre le contrôle de cette ressource , au nom du peuple bien sur..
          Le peuple est il un système au fait?

          1. La finance est un système guidé par la résultante des détenteurs de capitaux.

            1. La finance est un système guidé par la résultante des détenteurs de capitaux PRIVES,
              La science est un système guidé par la résultante des scientifiques,
              La politique est un système guidé par la résultante des politiciens,
              La vie de chacun est un système guidé par lui-même.

              Ca ne peut pas être autrement. Ca ne doit pas être autrement. Sinon ça aboutit nécessairement et respectivement à : communisme, obscurantisme, anarchie, dictature.

              Cela ne signifie pas qu’il faut laisser chacun faire n’importe quoi : un financier peut prendre trop de pouvoir, un scientifique inventer de quoi détruire l’humanité, un politicien nous embringuer dans des catastrophes, un individu devenir un danger pour lui même et les autres. Mais il faut aborder les choses dans le bon ordre, définir clairement son modèle de société (avec réalisme), et expliquer clairement les raisons, les buts, les moyens et les résultats attendus des corrections que l’on entend appliquer au modèle.

            2. il est certain que « la résultante des détenteurs de capitaux » guide forcement un peu l’économie..et alors…
              en gros oui » çui ka des sous à mettre y décide un peu »…
              l’économie serait guidée par quoi alors? justes des gens comme ça qui mettraient l’argent des autres dans leurs projets ou leur lubies.On connait ça..

    2. C’est vrai je pense à tout ça quand je fais le plein, mais je fais le plein quand même.

  3. Certains Québécois veulent seulement des banques alimentaire plus performantes.
    Avec livraison a domicile. En attendant l’apocalypse climatique.

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