Du pétrole toujours plus abondant, et encore moins cher

Publié Par h16, le dans Édito

En l’espace de quelques semaines, le prix du pétrole a chuté, passant de plus de 100$ le baril au cours du mois d’août à un petit 80$ actuellement. Comme on va le voir, cette baisse entraîne quelques remarques économiques fort intéressantes.

Plusieurs facteurs expliquent assez facilement la dégringolade des cours. Comme on peut le lire assez facilement à droite ou à gauche, il y a d’abord la forte diminution de la demande, liée à un ralentissement économique mondial. Tout particulièrement, la Chine demande maintenant nettement moins d’énergie (tant du côté du pétrole que du charbon, dont les prix baissent aussi) alors que son économie se ralentit notoirement. En Europe, la récession entraîne aussi une baisse de consommation : tant les industries qui produisent moins pour s’adapter à une baisse de la demande que les consommateurs individuels qui font des efforts d’économies poussent effectivement à une diminution marquée de la demande en produits pétroliers.

D’un autre côté, on note aussi une hausse de l’offre, de plusieurs façons. Si certains pays (comme le Venezuela) cherchent à réduire la production — et il faut bien dire que le socialisme a un talent certain pour générer, voire provoquer de la pénurie — d’autres en revanche n’ont aucun souci à l’augmenter, les États-Unis en tête avec le gaz et l’huile de schiste, suivis de l’Arabie Saoudite qui n’hésite pas à conserver ses robinets grands ouverts. Aux producteurs traditionnels se sont en outre ajoutés la Russie, qui n’a pas de souci de production, et l’Iran, qui n’est plus encombré de l’embargo sur son pétrole.

world-oil-and-other-liquids-production

Mécaniquement, cette offre abondante alors que l’économie marque nettement une pause, qui entraîne une demande plus faible, aboutit déjà à un prix tendu vers le bas. À présent, les perspectives de croissance ayant été revues à la baisse, il n’est dans l’intérêt d’aucun producteur de pétrole actuel de noyer le marché dans une offre trop abondante, au risque de voir encore les prix descendre bien plus bas. La baisse actuellement constatée devrait, de ce point de vue, favoriser la mise en suspens de nouvelles exploitations, tant aux États-Unis (dans le pétrole conventionnel ou de schiste) qu’ailleurs — je pense ici aux gisements énormes récemment découvertss en Arctique par les Russes de Rosneft.

À ceci s’ajoute le désir du principal producteur et membre le plus influent de l’OPEP, l’Arabie saoudite, de limiter la prise de parts de marché de la part de ses concurrents (américains notamment). Comme les coûts de production de l’or noir ne sont pas partout les mêmes, l’Arabie joue ici surtout sur le fait que l’exploitation de son pétrole est bien plus facile à rentabiliser à 80$ ou même 70$ le baril que l’exploitation des schistes, ou des gisements iraniens ou russes qui ont besoin d’un prix du baril supérieur à 100$ (l’Arabie peut ainsi se satisfaire d’un prix du baril très bas, quitte à couper dans ses subventions publiques généreuses le temps que la situation s’apure). En outre, géopolitiquement, l’Arabie saoudite tient toujours à faire tomber le régime syrien, actuellement soutenu par les Russes, et ne voit vraiment pas d’un bon œil un régime iranien qui disposerait de l’arme atomique. Un prix du baril bas frappe donc, indirectement, les capacités des iraniens à parvenir à leurs fins nucléaires et, en même temps, les soutiens de Bachar el Assad. Poutine doit ainsi composer avec une réalité économique défavorable tant que les prix sont maintenus aussi bas.

Enfin, les pays du Golfe ont un autre adversaire à faire tomber, et il nécessitera un prix du pétrole durablement bas, qu’ils sont seuls en mesure de fournir de façon durable : il s’agit des énergies renouvelables dont les coûts de production apparaissent de plus en plus exorbitants à mesure que les prix du barils descendent. En effet, on ne doit pas perdre de vue que si le gaz et l’huile de schiste ne sont exploitables qu’à partir d’un baril raisonnablement et durablement au-dessus de 70$ (le « break-even » moyen aux États-Unis se situant autour de 68$), les énergies vertes, éco-conscientes et Gaïa compatibles sont réalistes économiquement avec un baril bien au-dessus de 100$ (et plus sûrement 150). En substance, les producteurs de l’OPEP sont en train de tuer leurs concurrents « renouvelables » et leurs errements écologistes rigolos mais totalement irréalistes.

break even point - shale gaz and oil US

Mieux : avec de tels prix, les baisses de profits entraînent des rationalisations, une recherche de tous les instants pour réduire les coûts du côté des producteurs. C’est à force de ces rationalisations que les exploitations de gaz et huile de schiste ont fini par être rentables bien en dessous de 100$ le baril. En revanche, la baisse des subventions dans les énergies renouvelables entraîne la faillite pure et simple des entreprises qui les fournissent, tout simplement parce qu’elles ne peuvent pas, en l’état actuel des techniques, rationaliser à ce point là. Tant que les rendements éoliens ou photovoltaïques sont aussi faibles, il ne faut pas espérer voir se développer ce genre d’offre alternative alors que leur coût, in fine, se situe à plus du double des énergies non renouvelables actuelles. Il faut se rendre à l’évidence : non seulement on ne manque pas assez de pétrole pour que les moulins à vent et les panneaux solaires soient rentables, mais en plus, le pétrole est actuellement si abondant et la demande suffisamment faible pour que la perspective d’en manquer dans les dix ou vingt ou même trente prochaines années semble parfaitement ridicule.

us field production of crude oil

Enfin, cette baisse du prix du pétrole s’inscrit dans un contexte assez particulier puisque le pétrole n’est pas le seul produit dont le prix baisse. Eh oui : la déflation bat son plein ! La création de crédit s’effondre, les individus et les entreprises ont maintenant compris que l’épargne redevient nécessaire et souhaitable. À ceci, on doit ajouter la baisse des cours de bourses correspondant à une sortie très importante d’actifs boursiers : on parle en centaines de milliards voire en milliers de milliards de dollars qui se sont retirés des principales places de marché sur la semaine écoulée. La baisse des cours du pétrole s’ajoute donc à une baisse de prix assez générale.

Or, la déflation, ça a du bon : selon Brean Capital, 10$ de baisse sur le prix du baril de pétrole est l’équivalent d’un stimulus de 0.4% sur le PIB mondial, dont l’effet est nettement plus palpable que les milliards de dollars injectés récemment par les économies occidentales. Cette baisse du prix du baril, c’est en réalité un gain net de pouvoir d’achat estimé à 1.8 milliard de dollars journaliers (660 milliards à l’année). Et pour le moment, en Europe, qui récupère ces gains journaliers, le prix à la pompe n’ayant pas changé ?

Vous l’avez compris : non seulement, le consommateur européen va continuer à payer pour des moyens de production énergétiques très très loin d’être rentables comme l’éolien et le photovoltaïque, mais il va de surcroît continuer à payer le carburant au même prix alors que son prix de marché réel, lui, chute. En substance, on prive maintenant les foyers et les entreprises d’importants gains de pouvoir d’achat et de gains de productivité, pour rien.

Réjouissez-vous : l’écologie punitive, c’est maintenant.

peak oil shortage
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Sur le web

  1. Je ferai à cet article, la même critique que j’adresse à l’école autrichienne, un manque de perspectives historiques et d’analyses prospectives. De la hauteur de vue que diable !

    Les faits sont là : La demande de pétrole va augmenter tandis que celui-ci se raréfie. Personne ne sait exactement quand le pétrole va finir mais tout le monde sait qu’il y en a pour entre 30 et 100 ans maxi.

    Donc c’est un peu plus compliqué que la théma : fiscalité punitive.

    1. « les faits sont là », »tout le monde le sait »….adèle un-plugged,lol

    2. « Personne ne sait exactement quand le pétrole va finir mais tout le monde sait qu’il y en a pour entre 30 et 100 ans maxi. »

      Des sources ? Des preuves irréfutables ? Supposition pure et simple non argumentée.

      1. Ca fait 60 ans que c’est vrai, et dans 60 ce sera toujours vrai : « Personne ne saura exactement quand le pétrole va finir mais tout le monde saura qu’il y en aura pour entre 30 et 100 ans maxi. »

      2. Ma source est le bon sens et la théorie du marché. C’est aussi mon intuition.

        Soyez force de proposition libérale au lieu de penser que parce que le pétrole a perdu quelques dollars tout va bien et son prix va baisser.

        Débattre sur le fait d’autoriser tout type de carburant, homologuer sur route tout type de véhicule, libéraliser les transports (mais vraiment pas les 200 premiers kilométres) autoriser les particuliers a être taxi quand ils veulent …. ça me semble un libéralisme plus constructif que de dire : il y a plein de pétrole ne préparons pas l’avenir.

        Idem réchauffement climatique : au lieu de critiquer « la doxa écolo » les libéraux devraient s’engouffrer pour dire libéralisons le batîment et l’urbanisme. Autorisons tout type de construction. Ceux qui veulent des maisons en bois en ville, des maisons conteners etc… ils pourront. C’est comme ça qu’on encourage l’innovation et donc le progrès technique.

        C’est le lobby des pétroliers et des voitures qui bloque tout. Allez voir ce que font les survivalistes en terme de véhicule et vous serez etonnés de voir ce que l’on peut construire et quelle énergie on peut utiliser.

        C’est ça le libéralisme, c’est détruire toutes les barrières sauf celles qui protègent le principe de non-agression.

        Les libéraux seraient très malins si ils se réappropriait l’écologie, non pas pour dire il y a pas de problème d’écologie, c’est inaudible pour 99% de la population, mais pour dire : voilà ce que propose le libéralisme.

        Je rêve de villes à l’urbanisme débridé, de routes où on pourrait croiser un cheval, une voiture à gaz, une voiture éléctrique solaire, une autre à l’essence de betterave (marche bien mais interdit), un char à voile.

        Ce monde serait merveilleux, enthousiasmant, plutôt que ce monde standardisé, ISO 9000 quelque chose…

        1. Adèle: « ça me semble un libéralisme plus constructif que de dire : il y a plein de pétrole ne préparons pas l’avenir. »

          L’article ne dit pas ça, tu as un gros problème en compréhension de texte.

          1. Ce que je vois c’est que l’article commence par abondance de pétrole pas cher pour terminer sur la fiscalité écologique.

            Donc le sens de l’article est de dire cette fiscalité n’a aucune utilité (sauf punir) puisque du pétrole il y en a. Ce qui est vrai à court terme (quelques mois – années), sans doute moins vrai à moyen terme (15-20 ans) et faux à long terme.

            Par contre à court, moyen et long terme la solution n’est pas la fiscalité. ça je peux l’entendre. Dire que le pétrole est une ressource abondante là je pense qu’il faut mettre de la nuance et quelques réserves … c’est tout.

            1. Non ! Cette fiscalité n’a aucune utilité à court, moyen ou long terme. Aucune fiscalité comportementale, acmé du mensonge politicien, ne remplacera jamais l’information du marché sur les prix et les quantités. Comment croire à cette fable pour attardés mentaux que les décisions de quelques hauts-fonks torturant les vrais prix puissent valablement remplacer les décisions de millions d’intervenants ?

              Vous vous réclamez d’une certaine nuance pour faire croire que vous développez une réflexion. Cette attitude opportuniste de façade, devenue un classique des socialistes pour avancer masqués, est une pure mystification, depuis qu’ils ont compris que leur théories ne trompent plus personne de sensé. D’ailleurs, vos premiers messages, qui ne sont qu’agressions caractérisées, informent amplement les lecteurs du fait que vous n’avez rien d’intelligible à dire.

              1. il faut distinguer les prix du pétrole ( marché mondial avec ou sans manipulation géopolitique ) et la fiscalité franco-française due aux simples délires de nos très chers élus. Ils évoluent sans qu’il y est forcément une logique ( surtout en ce qui concerne la fiscalité lorsqu’elle est aux mains des écolos )

                1. Effectivement, rien ne sert de rajouter la manipulation sur les prix de nos propres fonks à celle des fonks saoudiens ou autres. La réalité du mensonge de l’administration française, c’est que le prix à la pompe devrait être largement inférieur à 1 euro. Au-dessus de 1 euro, tout prélèvement est un vol en bande organisée.

            2. L’avenir, prépare-le toi-même si tu estimes qu’il sera tel que tu le vois.

        2. Le truc, c’est pas de nier qu’il y a des problèmes écolos, mais s’ils sont aussi terribles que les zécolos le disent, ou s’ils sont réellement problématiques…

          Le malthusianisme a toujours été réfuté par les faits, cette analyse se contente de prolonger des courbes comme si on vivait dans une réalité linéaire, se basent sur des postulats économiques faux (d’ailleurs, un écolo, c’est un ignare en économie qui parle d’économie en commençant par dénigrer les économistes) comme si l’économie était un processus où il suffit de pomper les ressources (leur traduction pour matières premières) pour créer des points de PIB… Ils ne tiennent pas compte des questions juridiques, des question d’entreprise, de l’optimisation, de l’innovation, des changements de contextes, de la réalité du marché…

          Bien sur, ils oublient toujours qu’une ressource est un concept économique pour dire que c’est un concept physique… Une ressource est tout ce qui peut être exploité dans les processus économiques, tels que le travail, l’ingéniosité, les capacités, les matières premières, le capital… et si une « ressource naturelle » n’est pas exploitée, elle n’a alors plus son caractère de ressource… Si on n’exploite pas le pétrole, ce ne sera plus qu’une masse visqueuse et dégueux…

        3. Je vous cite : « Ma source est le bon sens et la théorie du marché. C’est aussi mon intuition. »

          C’est votre droit.

          Le mien c’est de ne pas être d’accord.
          Puisqu’on est dans l’irrationalité, très féminine d’une féministe déclarée alons-y :

          1- En 1983-85 : Le discous économiques officiel relayé par le profs d’éco était :
          Plus de pétrole en l’an 2000. —30ans après Walouh !
          2- Un ami qui est ingénieur pétrole à Abu-Dhabi m’a fait savoir qu’il ne pouvait estimer leur réserve, tellement il y en avait.
          3 – Un puit qui s’arrête avec les techniques actuelles conservent plus de 30% de produit. Avec de nouvelles techniques ca ferait encore pas mal de pétrole a extraire !

          Etc.

          Ces histoires d’énergie sont hautement stratégiques et il ne suffit pas d’un article et de quelques commentaires pour tirer des enseignements de tout ça…

      3. « Pourquoi dit-on depuis 40 ans qu’il y a 40 ans de pétrole ? »
        http://www.manicore.com/documentation/petrole/40_ans.html

    3. oui, le pétrole va disparaitre (en vérité, il ne va pas disparaitre, il ne sera plus rentable pour l’exploiter). seulement, ce qui est marrant c’est de regarder les prédictions de la « disparition » du pétrole d’il y a 10 ou 15 ans et de voir à quel point elles sont fausses, cela permet de voir le catastrophisme ambiant. les écologistes exploitent la peur des gens. de plus, la « disparition » du pétrole (dans quelques décennies) n’est pas dramatique. cela se fera progressivement, on a le temps dde s’y habituer et de remplacer le pétrole. ce qui serait dramatique c’est si le pétrole « disparaissait » du jour au lendemain

    4. « Tout le monde sait, etc. … »

      Source ?

      1. ERRATUM : Tout le monde le sait sauf les libéraux qui pensent que le pétrole est une ressource infinie.

        Je suis contre la fiscalité punitive, comportementale etc… mais ça ne veut pas dire être aveugle et se mettre un bandeau sur les yeux en ne préparant pas le futur.

        1. C’est votre arrogance qui est infinie… Nous on de demande pas mieux que de croire en ces annonces de pénuries, mais personne ne donne jamais de preuves, et quand on nous en donne, ce sont des sornettes. Qui a dit que le pétrole était une ressource infinie? A part dans vos pitoyables sarcasmes personne ne soutient cette thèse. Pourquoi essayez vous de nous faire dire ce qu’on a pas dit?

          1. Excusez moi mais quand on titre « le pétrole toujours plus abondant » c’est faux. Il y en a de moins en moins. On en découvre de moins en moins, et c’est de plus en plus cher à extraire.

            D’ailleurs, personne ne sait si les réserves déclarées par les pays de l’OPEP sont vraies et non pas surévaluées à cause des quota que s’impose cette organisation.

            La diminution de la demande est conjoncturelle et non structurelle. Vous saisissez la nuance ?

            1. « personne ne sait » : puisque vous n’en savez rien et que vous n’avez donc rien à dire, pourquoi parler autant ? D’où vous vient cet irrépressible besoin de faire des phrases collectionnant autant d’idées creuses (quand seulement il y en a) ?

              « si les réserves déclarées par les pays de l’OPEP sont vraies et non pas surévaluées » : l’intérêt bien compris de l’OPEP et comme des autres producteurs (USA compris) est évidemment de sous-évaluer leurs réserves. Il faut en tenir une sacrée couche pour ne pas comprendre cette évidence !

              1. en fait , non.
                les pays de l’OPEP avaient décidé des quotas de production de chacun en fonction de ses réserves ( plus un pays a de réserves et plus il peut produire et exporter ), du jour au lendemain toutes les réserves avaient été réévaluées et depuis le temps qu’ils pompent , personne n’a baissé ses réserves 🙂

                  1. Adèle, un litre de pétrole coûte aujourd’hui 50 cents de dollar HT soit moins de 40 cents d’euro soit moins qu’un litre d’eau minérale (les 6 litres de Queyzac sont à 6.62 au monoprix du coin soit 1.10 euro / litre).

                    Conclusions : on risque donc de manquer d’eau avant de manquer de pétrole. Attention au pic water !

                1. Les négociations au sein de l’OPEP n’ont pas l’influence que vous lui prêtez sur l’estimation des réserves globales. Vous sous-entendez l’hypothèse selon laquelle chacun de ses membres aurait intérêt à produire toujours plus, donc à publier des réserves plus importantes, ce qui est contradictoire avec le principe même de l’OPEP. Au contraire, l’OPEP dans son ensemble ainsi que chacun de ses membres considérés individuellement a intérêt à dissimuler ses réserves réelles vis-à-vis de l’extérieur sans que cela soit incompatible avec les quotas obtenus lors des négociations, d’autant que ces négociations restent relativement secrètes. Les négociations au sein de l’OPEP, fondées sur des ordres de grandeurs relativement triviaux, connus de chacun des membres, n’ont pas d’effet sur cette politique de dissimulation. En revanche, alimenter la thèse du peak oil, faire croire aux gogos adéliens qu’on pompe les derniers barils disponibles est la meilleure façon de maintenir des prix relativement élevés au bénéfice de tous les membres en jouant sur les anticipations des marchés.

                  1. quelques exemples :
                    réserves déclarées du Koweit en 1984 : 64 milliards de barils
                    réserves déclarées du Koweit en 1985 : 90 milliards de barils ( ils ont creusé les Koweitiens !! )

                    juste après la décision de mettre des quotas en fonction des réserves 🙂
                    y’a plein d’autres exemples de réserves qui ont fait un bond énorme d’une année à l’autre sans trop d’explication ( à part le besoin d’emprunter sur les marchés ou d’exporter un peu plus ).

                    1. Il y a autant d’exemples de réserves révisées à la baisse qu’à la hausse. La valeur absolue des déclarations n’a pas d’importance : seule compte leur valeur relative par rapport à celles des autres membres du cartel. Les déclarations utiles dans le cadre des négociations internes à l’Opep ne disent rien des réserves réellement estimées. Vous pensez bien que le membre du cartel qui s’amuserait à tromper son monde sans l’accord des autres membres, notamment des plus puissants, subirait rapidement des mesures de rétorsion idoines. Votre exemple est d’ailleurs intéressant compte tenu du contexte historique des revendications sur les champs pétroliers de la région des belliqueux voisins de l’époque.

                    2. Aymeric de VillaretAymeric de Villaret

                      Les réserves sont politiques dans la mesure où ce sont les États qui les déclarent.
                      Regardez par exemple l’évolution comparée depuis 1980 des réserves de l’Iran et l’Irak et vous remarquerez un parallèle étonnant.
                      A chaque fois que l’un monte ses réserves, l’autre le fait ….
                      p3 de mon étude sur l’Irak, vous trouverez un tableau montrant bien cela

                      http://aymericdevillaret.wordpress.com/iran-irak-des-bienfaits-de-lintervention-americaine/

                    3. En 1980 Abu Dabi déclarait 28Mds de barils de réserves et produit depuis 1Md de barils par an.

                      Depuis 2008 Abu Dabi n’a donc plus de pétrole… ah bah si en fait.

            2. C’est une abondance ECONOMIQUE. Vous ne comprenez pas le concept de rareté économique ou quoi?

              1. Non. Elle ne comprend pas grand chose de toute façons. Mais les féministes se fichent bien de comprendre. Comprendre c’est un truc de macho.

        2. Aucune politique, et certainement pas l’écologiste, n’est en mesure de préparer le futur. Plus les politiques interviennent en manipulant les peurs irrationnelles (décroissance, surpopulation…), en recherchant la haine de l’autre (boucs émissaires) et en provoquant des déséquilibres économiques (dettes publiques, banques centrales), moins le futur paraît souhaitable aux populations. Seuls les marchés libres permettent de préparer le futur, parce qu’ils spéculent (investissements rentables), tout en préservant le présent (profits) et en régulant les erreurs politiques passées (crises salutaires).

          1. … et ils permettent aux hommes de s’adapter naturellement aux situations. C’est ce qu’ils ont toujours fait, grâce à leur génie.

            1. Exactement, personne n’a jamais eu à légiférer sur le charbon durable. L’extraction s’est arrêtée parce que ce n’était pas rentable. Seul l’état a voulu continuer pendant une ou deux dizaines d’années en voulant aller contre le marché et a cramé quelques dizaines de mds en maintenant en activité une industrie non rentable et en continuant à embaucher jusqu’au gong final.

        3. « Tout le monde le sait sauf les libéraux qui pensent que le pétrole est une ressource infinie. » tout le monde sauf CERTAINS libéraux

          1. jacques: « Tout le monde le sait sauf les libéraux qui pensent que le pétrole est une ressource infinie. » tout le monde sauf CERTAINS libéraux »

            Je n’ai jamais rencontré de telles personnes pour ma part mais ça ne fait que deux ans que je suis par ici.

            1. il n’y a pas que des libéraux sur contrepoints. en plus,tous les lecteurs ne commentent pas spécialement les articles. et ce n’est pas comme si contrepoints faisait tout le temps des articles sur le pétrole. il faut faire preuve de bon sens, le pétrole va se rarifier. il va couté de plus en plus cher ce qui va entrainé sa disparation progressif (il en existera tj mais n arrêtera de l’exploiter). en soi, la dispartion du pétrole n’a rien de dramatique. le pétrole sera remplacé mais surement pas par ses énergies renouvellables non rentables. il est néamoins amusant de regarder les prédictions de la « disparition » du pétrole d’il y a 10 ou 15 ans et de voir à quel point elles sont fausses, cela permet de voir le catastrophisme ambiant.

            2. désolé, j’ai mal lu. vous voulez rire ??? lisez les commentaires ici. il y a certaines personnes qui ont l’air de penser que le pétrole ne va jamais disparaitre donc qu’il est infini

              1. jacques: « lisez les commentaires ici. il y a certaines personnes qui ont l’air de penser que le pétrole ne va jamais disparaitre donc qu’il est infini »

                Pas vu au sens « no problemo/corne d’abondance ».
                Mais je n’ai pas tout lu.

              2. Jacques tu as juste un problème de compréhension.

                Oui il y aura toujours du pétrole même dans 100 millions d’années… Tu comprends ou il faut que je développe ?

              3. Il y’en a d’autre qui semblent croire qu’il savent ce que les autres pensent qu’eux-mêmes.

                Changez pas de métier les gars, vous feriez de mauvais devins.

                1. … pensent mieux qu’eux-même.

        4. @Adèle : la seule ressource infinie, c’est le génie humain, si on lui laisse la liberté de s’exprimer.

          Avec le génie humain, l’énergie dont l’homme a besoin sera inépuisable, que ce soit du pétrole ou autre.

          C’est manifestement cela que vous n’avez pas compris, en vous focalisant sur le pétrole.

          « La civilisation de la Pierre n’a pas disparu par manque de pierre » …

          1. Je vous conseille ce livre : http://www.amazon.fr/gp/product/2843010551/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2843010551&linkCode=as2&tag=liborg-21&linkId=YGMAN7YPW35QA4D7

            Les civilisations meurent par épuisement des ressources naturelles. C’est vrai pour l’ïle de Paques, c’est vrai pour des bactéries sur votre fromage c’est vrai pour tout.

            On pourra remplacer le pétrole ça je n’ai aucune crainte… mais il vaut mieux s’y préparer… et ça ne se fait pas en 10 ans …

            1. C’est votre droit le plus absolu de vous assimiler à une bactérie. C’est d’ailleurs une de vos meilleures performances intellectuelles du jour… Mais, dans ces conditions, cessez avec cette incroyable prétention de vous confondre avec le reste du genre humain et de prétendre prédire son avenir !

            2. @ Adèle :

              Soyons sérieux, ce livre est une vaste foutaise basé sur du vent (avez vous seulement exercé votre esprit critique en lisant ce livre ?) de la part d’un professeur marxiste qui fait des mathématiques, autant dire quelque’un qui se trompe sur toute la ligne en économie…

              L’empire romain n’est pas mort par épuisement des ressources naturelles, l’empire chinois non plus, ni le austro hongrois, ni l’empire de louis 14, ni Napoléon, etc etc etc …

              « la vérité ne contredit pas une définition vraie » disait Aristote.

              Votre affirmation a tellement de contre-exemples (et pas un exemple laconfirmant) qu’elle ne peut être que fausse.

              Quand à l’ile de Pâques, ce qui l’a détruit, c’est la même chose que l’empire romain (cf un article sur ce sujet sur contrepoints) : le non respect des droits de propriétés, cad le non respect des droits fondamentaux des êtres humains.

              Le respect des droits de propriété sur cette île aurait permi une gestion fine des ressources et leur non épuisement.

              Ne vous en faites pas, pour remplacer le pétrole, il n’y a qu’à faire confiance au marché, il a très bien géré le passage de la pierre au bronze, puis au fer, puis à la vapeur, puis au charbon, puis au pétrôle, puis à l’électricité, puis au nucléaire, etc etc etc …

              Et le marché peut faire cela bien plus vite que ce que vous pensez …

              1. Avez vous lu le livre ? Je vous le résume

                Statistiquement il y devrait y avoir plein de civilisation dans l’univers.
                Or aucune d’elle n’a réussi à communiquer ou venir à nous.

                Pourquoi ?

                L’idée de ce livre est que aucune civilisation n’atteint un degré de civilisation pour des voyages spaciaux longs car le développement technologique nécessaire suppose un épuisement des ressources naturelles de la planète où réside cette civilisation.

                C’est loin d’être stupide.

                1. « Houston ? »
                  Crrrr…
                  « Satellisation réussie ! Je suis en orbite géostationnaire. »

                  1. @cavaignac:
                    Arrêtez de fouter Adèle, elle va avoir un orgasme. C’est degueu, berk !

                2. Adèle: « Statistiquement il y devrait y avoir plein de civilisation dans l’univers.
                  Or aucune d’elle n’a réussi à communiquer ou venir à nous.Pourquoi ? »

                  Foutraquerie et pseudo-science.

                  On ne peut absolument pas établir une statistique avec un seul exemple déjà.
                  Ensuite les facteur temps distance et énergie font que même si les civilisations étaient « abondante » les probabilités d’une rencontre ou visite sont extrèmement faible voir nulle dans les temps historiques concernés.

                  Votre niveau en connaissance de la physique et de l’espace est proche de zéro mais pour faire court:

                  -L’espace c’est immense, les distances sont considérables.
                  -Il faut un temps démesuré et une énergie colossale juste pour visiter un système voisin.
                  -Le vivant à autre chose à f… que de sacrifier des centaines de générations à fond perdu juste pour aller dire coucou à d’autres civilisations éventuelles, potentiellement mortelle en plus. Une civilisation est prédatrice par essence ou elle n’est pas.

                  1. Statistiquement, la probabilité qu’il y ait d’autres civilisations dans l’univers est soit 0, soit 1, et c’est absolument tout ce qu’on peut en dire.

                    1. Non, c’est 1 !

                      Mais je vous aime bien quand même.

                      Une pour la route:

                      70 % de notre corps est plus vieux que le soleil. Bah, oui, l’eau est sur terre plus vieille que le soleil.
                      Ça plug !

                    2. Au contraire, 0 et 1 sont équiprobables compte-tenu de l’information disponible et avec une définition raisonnable de « civilisation », puisqu’il n’y a aucun signe qui puisse être interprété dans un sens ou dans l’autre. Mais bien sûr, vous pouvez présenter cela comme une civilisation de chats adorateurs de Schrödinger 🙂

                    3. Non, non et non 🙂
                      1 et 0 ne sont pas équiprobables.

                      D’abord, la civilisation au sens humain du terme doit encore faire ses preuves. Mérite t’on vraiment cette appellation ? Ne pourrions nous pas dire accident d’évolution.

                      Si cela n’est pas un accident, car l’eau est présente à l’origine de la création de l’univers, alors la vie est de facto présente depuis l’origine. Peut être sous une forme plus ou moins évoluée. Encore que, évolué pour l’humain est un raccourci maladroit. Nous sommes adaptés à notre milieu.

                      D’après mes faibles connaissance cet ordre terrestre, n’est pas un accident. Donc, reproductible.

                      Vu les distances de l’univers il est impossible d’affirmer quoi que ce soit. Sauf, si bien sur la mécanique quantique nous permettait de nous téléreporter comme un photon à l’autre bout instantanément.

                      On peut nier plein de choses, sauf la vie. C’est un truc qui n’a pas de sens et qui pourtant répond à un schéma très bien organisé.

                      On arrive au vide en opposition à la vie. Donc, 0 et 1 coexistent en copains 🙂

                    4. Moi tu devrais lire le paradoxe de Fermi sur wiki.

                      Il y a quelques idées :

                      « Sachant que la Voie lactée fait environ 50 000 années-lumière de rayon, une vitesse globale du front de colonisation de 1 % de la vitesse de la lumière suffit à la coloniser entièrement en quelques millions d’années, ce qui est très peu par rapport à l’âge de la galaxie et au temps qu’il a fallu à la vie terrestre pour évoluer jusqu’à la civilisation humaine actuelle. Si des civilisations extraterrestres existent, la logique serait donc que ce phénomène se soit déjà produit, et même éventuellement plusieurs fois. Il a ensuite conclu sur le fait qu’étant donné tous ces calculs, la Terre aurait déjà dû être visitée il y a longtemps, et même plusieurs fois depuis, posant de fait les bases de ce qui devient le paradoxe qui porte son nom. »

                      mais…

                      « …si l’on considère que la colonisation nécessite un développement de 10^6 années, alors la probabilité qu’un événement cosmique destructeur, comme un sursaut de rayon gamma (Gamma Ray Burst) ou une hypernova, est forte. Un tel événement survient en effet, statistiquement, toutes les 200 millions d’années. Selon les auteurs, toutes les civilisations sont condamnées à être anéanties par ces catastrophes cosmiques, avant qu’elles aient l’opportunité d’essaimer. »

                    5. Je crois que vous n’avez pas compris le sens des probabilités : il s’agit d’un pourcentage de chance, pas d’une notion binaire 0 ou 1.

                      Tant que l’on n’a pas découvert d’autre civilisation, cette probabilité ne peut être 1. Tant que l’on n’a pas exploré toutes les planètes existantes, elle ne peut être 0.

                      Vous voulez sans doute dire que deux théories s’affrontent : Newtonienne et Cartésienne : Est-ce que la civilisation procède d’une loi naturelle ou est-ce que l’on peut définir une civilisation de façon logique ?

                3. @ Adèle :

                  Ce livre part des postulats suivant :

                  Nous ne sommes pas seuls dans l’univers.

                  Comme nous n’avons pas de traces d’autres civilisations, elles ont forcément disparu.

                  Si elles ont disparu, c’est forcément par épuisement des ressources naturelles.

                  Partant de 3 prémices non vérifiés, qui sont en fait de simples affirmations (élucubrations ?) de l’auteur, pour en déduire tout un raisonnement logique, est une insulte à la logique.

                  Vous savez, Marx aurait eu raison s’il n’était parti de prémices faux.

                  Un raisonnement logique basé sur un fait faux est faux…

                  1. le second argument est un non sens complet : il peut y avoir des milliards de raisons autres que la disparition pour expliquer le fait que de supposées civilisations ne nous aient pas contacté. Une des plus évidente est que la définition de ‘civilisation’ est un concept purement philosophique qui ne correspond à aucune loi connue ni établie.

                    1. Non, je dis 1. La vie était présente à la création de l’univers. La forme est certes différente de la forme humaine. Mais pourquoi diable l’humain juge t’il le reste de l’univers au travers de sa propre limitation et sa compréhension limité.

                      L’humain a ses dieux, ses scientifiques. Cela reste très égoïste comme vision. L’univers a peut être des choses à nous dire. Ouvrons les yeux et les oreilles plutôt que de toujours donner notre interprétation des choses.

                    2. @ Moi « La vie était présente à la création de l’univers. »

                      Pour ton info la température à la création était de 10000000000000000000000000000°K minimum.

                      T’as trop regardé les films avec les 4 fantastiques (ou équivalents)… c’était des trucages hein !

                    3. Moi: « L’humain a ses dieux, ses scientifiques. Cela reste très égoïste comme vision. L’univers a peut être des choses à nous dire »

                      Et les seules qui l’écoutent vraiment ce sont les scientifiques !
                      Les autres inventent pleins d’élucubrations à base de Dieux, de torture géante qui portent le monde et de divinités incestueuse là ou les scientifiques observent pour comprendre l’univers tel qu’il est.

                4. Selon Adèle ce qui n’existe pas encore est un argument… Remarquez bien que si ce livre avait été ecrit il y a 100 ans et que l’exemple pris avait été l’avion supersonique, il aurait eu la même portée intellectuelle…

            3. Les ressources naturelles sont les ressources exploitables par l’Homme, je présume. Et l’homme n’arrêtera jamais d’innover pour en exploiter davantage. La fin des civilisations est peut être dû à la fin de l’innovation d’un groupe plutôt que la fin des ressources naturelles

              1. Le travail est une ressource que l’homme exploite. Le travail est donc une ressource naturelle.

                « Et l’homme n’arrêtera jamais d’innover pour en exploiter davantage. »

                Tant mieux. Cela signifie qu’on a encore un potentiel de progrès.

            4. L’ile de Paques…

              Misère…

              Bien sur, tu oublies de voir qu’il s’agit d’une civilisation collectiviste qui a donc vécu la tragédie des communs…
              Bien sur, tu crois qu’on peut transposer une « analyse » concernant un micro-environnement isolé à un système ouvert et mondial…
              Et je vois que tu compares l’homme à des bactéries…

        5. « mais ça ne veut pas dire être aveugle et se mettre un bandeau sur les yeux en ne préparant pas le futur. »

          Et donc, tu veux préparer le futur collectivement… Comme Lénine, Staline, Robespierre, Mao…
          La politique du grand bond en avant, ça ne fonctionne pas. Même pour l’écologie…

    5. Dans ce cas pour les énergies renouvelables, ont se donnent pas rendez-vous avant au moins 30 ans.

      1. A ce moment-là, on sera pas loin de la fusion nucléaire, de toute façon. Entre autres, s’il n’y a pas de grosses percées avant (sur une période de 30 ans, peu probable qu’il n’y en ait pas, déjà que sur 6 mois, je parierais pas beaucoup).

        Je doute fortement qu’on ait encore besoin d’éoliennes dans 30 ans.

    6. « le pétrole va finir mais tout le monde sait qu’il y en a pour entre 30 et 100 ans maxi » est une affirmation contredite par les faits scientifiques élémentaires simples réels et prouvés:
      La vie, en faisant l’oxygène respiré, a stocké sous terre sur les derniers 600millions d’années en carbone à bruler ( gaz de schistes, méthane, pétrole, charbon, tourbe, etc, ) de quoi bruler tout l’oxygène que nous respirons, ( après un échauffement énorme, comme il y a 55 millions d’années ), car la vie sur terre produit et renouvelle tous les 200000 ans environ, sans cesse, tout l’oxygène que nous respirons, stockant non brulé autant de carbone en atomes que de molécules d’oxygène produites !!
      Pour chaque molécule d’oxygène produit, la vie stocke en terre un atome de carbone non oxydé.
      Sinon on ne pourrait plus respirer, comme autrefois quasiment sans oxygène il y a plus de 600millions d’années, tout l’oxygène produit étant pris à former de l’oxyde de fer depuis entre moins 3,8 milliards d’années et moins 600millions d’années !!

      Aussi nous ne manquerons pas de pétrole, vu ces réserves et la facilité d’en produire avec du méthane, ou du charbon, avec les progrès des extractions de gaz de schistes, mais en détruisant bien avant tout notre environnement, trop de CO2 (au point de nous asphyxier après un réchauffement de +10°C ! ), polluant tout en ressortant toutes les cochonneries sous terre et brulant tout l’oxygène que nous respirons !!
      vers 1972, on a décidé les centrales nucléaires en France en faisant croire qu’il n’y aurait plus de pétrole avant l’an 2000 !! Véritable mensonge.

    7. Puisque vous semblez si bien renseignée, pourquoi n’achetez-vous pas dès maintenant une grande quantité de contrats futurs sur le pétrole ? vous deviendrez riche comme crésus avec un tel trade.

      ah, pardon ! je me trompe. les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c’est vrai. Si vous étiez convaincue de votre déduction, vous ne seriez même pas sur ce forum en train d’en parler.

    8. Et alors ?

      Quand il y en aura moins et que la demande augmentera, le prix augmentera et régulera le marché. Les utilisations les moins efficaces disparaitrons et de nouvelles sources moins rentables seront exploitées.

      Qu’est ce qu’il y a de compliqué la dedans ?

  2. Aucune remarque sur les fluctuations sur le futur du pétrole dues au rapport sur l’E-Cat ?

    1. Ces fluctuations n’ont certainement rien à voir avec l’e-cat, et tout à voir avec l’accord entre Américains et Saoudis de casser le prix du pétrole pour plomber les économies russes et vénézuéliennes.

      1. Une baisse trop importante n’est pas néfaste pour les Américains justement ?

        1. c’est là où ça devient drôle .
          en sabrant le prix du pétrole ( probablement pour faire plaisir à leurs « alliés  » américains ) pour emm… les Russes et les Iraniens, les Saoudiens vont en plus mettre à mal l’exploitation de l’huile de schiste qui tient plus de la bulle internet que de l’exploitation rentable et pérenne .

        2. A moins que les prix ne tombent à 65 dollars non ce n’est pas néfaste, la technologie évolue très vite dans le domaine du schiste et permettent de faire chuter le prix du baril nécessaire pour être rentable, l’an dernier c’était $85, là c’est $68.
          Pour l’instant la situation est, au contraire, très avantage pour les Américains : Les prix à la pompe chutent fortement aux USA, cela revient selon Bloomberg à mettre $500 dans les poches de chaque conducteur américain et favorisera la consommation des ménages en période de Noël et Thanksgiving, la croissance américaine va donc carburer alors même quelle était déjà en forme.

          1. Si c’était 85$ l’an dernier, alors tous ceux qui ont investi l’an dernier sont mal. Et ceux qui voudraient investir cette année ,parce que 80-68 est encore positif, je leur souhaite bien du plaisir pour trouver des financeurs.

            1. Hein? Comme j’ai dit l’industrie s’adapte vite, ceux ayant investi l’an dernier n’ont aucun souci grâce aux nouvelles technologies, il n’y aucun problème car ils peuvent exploiter plus à des prix plus bas, cela reste rentable.

              1. Il y a forcément un dindon dans la farce. Quand vous faites un puits, c’est avec la technologie d’aujourd’hui. Le fait que demain matin il y aura une technologie moins cher ne vous empêche pas de devoir payer le foreur et le « compléteur » au prix du devis d’hier, que vous devrez amortir en vendant la production au minimum au prix de rentabilité, soit 85$. Maintenant, si la concurrence met le prix à 70$, vous avez le choix entre attendre que ça remonte en trouvant un ami fidèle pour payer vos traites en attendant, ou vendre à perte à 70$ pour limiter la casse si ça ne remontait pas. Oui, si c’était à refaire, vous pourriez équilibrer votre exploitation. Mais un puits de pétrole, c’est 99% des dépenses pour mettre en production, et 1% pendant la vie pour envoyer le pétrole à la raffinerie.
                Si le pétrole reste sous les 80 encore 3 mois, ceux qui ont investi l’an dernier sont morts. Un an, et ceux qui ont investi en 2012 aussi.

                1. Tout dépend de la répartition frais fixes/frais variables

                2. Tout dépend de la structure du capital.

      2. je doute qu’il s’agisse d’un accord avec les américains. au contraire, c’est une guerre de prix avec les usa (en même temps, cela permet de nuire à l’Iran et la russie (soutien d’Assad ). quand au vénézuela, il n’y a pas besoin de amblé son économie vu l’état désastreux de l’économie causé par le socialisme. bien sur, les dirigeants vénézuéliens vont dire que c’est du complot américanosioniste (comme d’habitude). c’est typique des socialistes: partout le socialisme mène à la ruine mais au lieu de le reconnaitre, ils utilisent la technique du complot (américanosioniste).

        1. « de amblé son économie » de plomblé son économie

        2. vue la situation au moyen orient, on peu quand même se poser la question des relations entre les USA et l’Arabie Saoudite. Les Saoudiens ont absolument besoin du soutien des USA face aux fous furieux qu’ils ont eux-mêmes financés , ça vaut bien un petit coup de pouce pour déstabiliser la Russie et l’Iran, et donc pour nuire à la Syrie en même temps.
          Ils vont tous finir par une guerre générale.

          1. Je pense qu’il y a bel et bien un accord avec les Saoudiens, on en parlait déjà durant l’été.
            Les Saoudiens et Américains ont tout à gagner à un affaiblissement russe et iranien, et cela semble fonctionner car l’économie russe semble déjà affectée par cela, la Russie vide ses réserves à grande vitesse pour empêcher la chute du rouble (et ça ne marche même pas).
            Le Venezuela est une victime aussi mais elle ne semble pas visée car pas vraiment une menace, le pays est déjà en récession forte (-3% prévus, voir -5%, prévisions faites avant même la chute du baril) du coup le pays est vraiment mal barré.

    2. C’est en rapport avec la hausse de l’Us dollar.
      Les matières premières sont cotées en dollar.
      Quand j’achète du pétrole, je vends des dollars et inversement.

      1. Oui, l’évolution inverse entre le pétrole et le dollar, sous les effets combinés de l’arrêt du QE et de la dégradation de la conjoncture mondiale, explique mieux la situation qu’un hypothétique accord qui présenterait plus d’inconvénients que d’avantages pour les parties. Quand les marchés (actions, pétrole, taux…) seront au fond du trou, Obama et Janet auront leur excuse pour nous pondre un énième QE. Alors, le dollar retournera sagement visiter le bas de son écart-type tandis que le pétrole fera un élégant rebond « technique ». Toutefois, l’AS (l’OPEP ?) semble vouloir jouer le grain de sable dans ce scénario. A suivre…

  3. Mais très cher h16, les écolos-bobos-socialos vous répondront que l’année 2014 a été la plus chaude en France de tous les relevés. Même si la surface en glace de l’Arctique rejoint en ce moment à vitesse grand V (désolé, je n’ai pas plus grand …) la moyenne des années 2000, et que la surface en glace de l’Antarctique bat des records.
    Ah oui forcément, s’il fait plus chaud aux pôles, il y a plus de glace … C’est logique ❗

    1. Un gars du GIEC: « oui mais c’est beaucoup plus compliqué que ça, enfin. »

      1. quand la température arrête de monter ça prouve juste qu’elle va monter encore plus, plus tard 🙂

    2. C’est en effet parfaitement logique. Sortez une glace du frigo elle va s’étaler. J’ai pas besoin de vous faire un dessin pour la suite.

      1. Ah bon, les satellites sont mal réglés : ils mesurent de la glace fondante :mrgreen:
        Non, c’est autre chose.

  4. Très bon article 🙂

    Les grands perdants de l’histoire sont l’Iran (qui a besoin d’un baril à $140 pour équilibrer les comptes !), le Venezuela (besoin à $120) et la Russie (besoins à $104).
    Le Venezuela était déjà plongé dans une crise économique de grande ampleur même avec un baril à plus de $100donc imaginez les dégâts que ça va provoquer ! La Russie résistera mieux car mieux préparée mais les sanctions et politiques de Poutine ont déjà bien affaiblis l’économie russe donc cela ne fera qu’aggraver la situation et pourrait plonger la Russie en récession.

    Pour les Etats-Unis, selon Bloomberg, les projets dans le pétrole et gaz de schiste ne ralentiront pas ou ne seront pas repoussés car il y a des obligations contractuelles et il faut de nombreux mois pour que cela se ressente dans les projets et les prix peuvent remonter d’ici là.

    Les Etats-Unis sont aussi gagnants car contrairement à chez nous les prix à la pompe baissent bel et bien là-bas et cela va favoriser la consommation des ménages, permettant une fin d’année explosive en termes de croissance économique.
    L’AIE pense que les US vont encore augmenter leur production de pétrole l’an prochain, du coup ça va bien aider.

    1. Source ?

      En voici une, en tout cas, et elle ne rejoint pas vos chiffres, c’est le moins que l’on puisse dire.

      http://www.eia.gov/tools/faqs/faq.cfm?id=367&t=6

      1. Source de quoi?

        http://www.the-american-interest.com/blog/2014/10/17/breakevens-brents-and-bear-markets-oh-my/

        Jen e parle pas du coût de l’extraction mais du prix de vente nécessaire pour « équilibrer les comptes » c’est à dire pour éviter un déficit budgétaire et pouvoir financer les dépenses courantes.
        Donc mes chiffres sont 100% vrais 😉

        Et l’industrie pétrolière US est très claire : tant que le prix du baril de pétrole ne tombe pas sur les 70$ la prosuction ne sera pas affectée et continuera car même à 82 dollars cela reste rentable (à l’heure où je vous parle on est remonté à 87 dollars)

        1. Vos chiffres correspondent au prix où un état exportateur ferait suffisamment de profit pour étancher la totalité de son déficit. Ils n’ont pas de sens pratique, puisqu’il existe bien d’autres manières de réduire son déficit. Et regardez les choux-fleurs bretons, ça n’est pas parce que la production cesse d’être rentable qu’elle diminue, mais les producteurs sont acculés au suicide néanmoins.

          1. Ces pays dépendent du pétrole pour plus de la moitié de leur budget, le Venezuela a besoin du pétrole car il représente 70% de son budget et 95% de ses exportations.
            Bien sûr que c’est important !

            1. Mais il ne parvient plus à exporter (du moins, plus de manière autre qu’anecdotique).

              1. Ils ont surtout un gros problème avec leur pétrole lourd. Ils viennent de demander à l’Algérie de leur livrer du pétrole léger pour faire un mélange pour que ça passe dans les tuyaux. Alors qu’il y a d’autres solutions techniques mais ils ne veulent pas demander à Satan… surtout depuis qu’ils nationalisent à tour de bras, ils connaissent peut être la réponse : du cash, 100% tout de suite.

  5. bof, tout cela n’est que de la spéculation sur les matières premières , un lieu où la stabilité ne permet pas de faire fortune d’un seul clic

  6. Aymeric de VillaretAymeric de Villaret

    On en revient à l’éternel problème d’un marché pétrolier papier nettement plus important que le marché physique.
    La forte chute du Brent depuis les plus hauts de juin quand Daech était aux portes de Bagdad est liée à tous les éléments cités dans le papier et les commentaires.
    Personne ne sait exactement combien est dû à cela ou à ceci.
    Ce qui est sûr en revanche est que l’Arabie Saoudite a décidé de laisser filer les cours du baril pour ne pas perdre de parts de marchés
    voir mon commentaire ci-après :
    http://aymericdevillaret.wordpress.com/2014/10/16/arabie-saoudite-ne-pas-refaire-les-erreurs-du-passe/
    Et en effet, face à la montée en puissance su pétrole des États-Unis, l’Arabie escompte bien faire « souffrir » ces derniers
    voir autre commentaire :
    http://aymericdevillaret.wordpress.com/2014/10/09/les-etats-unis-vont-ils-rejoindre-lopep/
    Bien sûr les États-Unis ne rejoindront pas l’Opep mais cela montre bien le dilemme américain.
    Quant aux prix du baril long terme, l’expérience de 2008-2009 prêche pour la modestie : de plus de 140 $ en juillet, il est tombé à 40$ début 2009 avant de remonter à 100$.
    Un cours trop bas ayant entraîné une baisse des investissements et du coup moins de production.
    Ainsi et cela rejoint la théorie du « Peak Oil » toujours d’actualité malgré un baril plus bas, il faut un prix minimal pour avoir du pétrole à long terme.
    Ce n’est pas de pétrole que l’on manque, c’est la nécessité d’un baril élevé pour avoir ce baril.
    Voir mon étude sur le Peak Oil
    http://aymericdevillaret.wordpress.com/peak-oil-baril-eleve-une-necessite-pour-preparer-lavenir/

    1. Les exportations américaines de pétrole sont limitées, la quasi totalité du pétrole US est consommé au US vu que le marché intérieur est gigantesque et que le pétrole brut ne peut pas être exporté.
      Donc le coup de l’Arabie Saoudite qui veut faire souffrir l’industrie US ça passe pas comme explication, c’est même ridicule. Qu’ils veuillent gagner des pdM oui sans doute, mais rien à voir avec les US, c’est plutôt pour compenser le fait que les USA importent de moins en moins de pétrole, il leur faut compenser en gagnant des parts en Asie.
      En plus la baisse actuelle n’a aucun effet sur l’industrie US vu qu’elle reste rentable jusqu’à $70 le baril et on en est loin. ça aide les US au contraire vu que les prix à la pompe baissent fortement et vont encourager la consommation des ménages qui représentent 70% du PIB.

  7. bonjour , J’apprends que le pétrole aurait baissé de 30% ,or je n’enregistre qu’une baisse de 3% à la pompe ! Quelqu’un sait-il où est passé le zéro ?

    1. La baisse de l’euro rend les importations énergétiques plus chères et annulent donc une partie de la baisse des prix.

    2. voir l’article sur le plug Vendôme 🙂
      c’est la réponse du ministère des finances

  8. Encore un manque à gagner en perspective pour notre État glouton ! Ça sent vraiment le sapin !

    1. h16h16 Auteur de l’article

      On ne dit plus Sapin. On dit « bouchon anal ».

      1. Même pour les désodorisants à bonne odeur de sapin ?

  9. « Le nez en pied de marmite et la bouche en sucoir de lepidoptere »(Bloy) il semble avoir le sieur sur la petrolette 🙂

  10. contrairement à ce que certaines personnes ont l’air de croire, le prix du pétrole est tout sauf fixé par le marché libre, c’est un décision, on ne peut plus, politique

    1. Aymeric de VillaretAymeric de Villaret

      Oui, le pétrole est une matière première géopolitique.
      En revanche, et les courbes des futures sont là pour le démontrer, les marchés financiers prennent des positions fonction de leurs anticipations.
      C’est ainsi que s’expliquent les mouvements très brusques que nous connaissons, alors que les fondamentaux ne peuvent pas expliquer une variation de 35 $ en 4 mois comme celle que nous venons de vivre

      1. Je ne crois pas aux marchés financiers:

        – je ne laisserais jamais mon argent à la merci d’un ordinateur et d’une personne qui décide à ma place.

        Bien souvent il s’agit juste d’un ordinateur qui applique un programme d’achat-vente. D’où la fuite des capitaux des places boursières. Les riches acceptent un risque, si cela doit rapporter….

        1. Aymeric de VillaretAymeric de Villaret

          Il n’y a pas à croire ou ne pas croire.
          C’est juste un état de fait qui explique les accélérations tant à la hausse qu’à la baisse des cours du baril.

          1. humm, vision discutable.

            Qu’est ce que l’argent ? Que veut on que cela représente ?

            Si l’argent en bourse représentait encore une réalité pourquoi pas. Aujourd’hui l’on ne sait plus vraiment qui fait quoi. Le pétrole représente assez bien la maladie économique actuelle.

            Nous ne sommes pas en manque d’argent ou de matières premières. Nous sommes en manque de valeurs réelles, tangibles.

            Je sais ce que peux faire la « puissance » de l’argent sur les gens. Je suis pour cela un amoureux de milton Friedman.

            1. Un prix de marché c’est ce qu’il y a de plus fiable. La preuve est qu’il y a un vendeur qui vend et un acheteur qui achète et les 2 sont persuadés de faire une bonne affaire, sinon les 2 attendraient : l’un pour avoir un prix plus haut pour vendre et l’autre un prix plus bas pour acheter. CQFD.

              Que sur certaines matières il y ait des intervenants qui fassent de la rétention pour affamer le marché c’est certain mais la plupart du temps ils se ramassent en amassant car le marché est informé aujourd’hui plus qu’hier car le principal c’est que l’information circule.

              Comme le note Aymeric, il y a des accélérations à la hausse et à la baisse.
              C’est souvent dû à la taille des positions sur le marché mais dès que ça se calme, le marché se stabilise exactement entre les oscillations.

              Mais quelque chose qui coûte 100 ne se vend pas 80 et inversement. S’il se vend ou s’achète 80 c’est qu’il coûte 80. Il y a assez d’intervenants sur le marché pour jouer sur les différentiels ; ça s’appelle de l’arbitrage.

              A une taille inférieure on retrouve le principe du marché dans ceux qui font la mise en relation entre fournisseurs et clients et Alibaba en est un bon exemple : c’est la certitude de trouver le meilleur prix pour chacune des parties.

        2. Un marché financier, ce n’est pas un ordinateur, mais des gens.

  11. Pour une fois, je vais contredire h16 sur un point précis : Il est faux de généraliser le fait que les ENR ne sont pas rentables sans subvention. En effet, il est aujourd’hui tout à fait possible, pour un industriel, de produire de l’électricité d’origine solaire pour un cout de revient de 5 ou 6 cts/kwc. Quand on sait que le marché de gros de l’électricité tourne autour 7 cts, cela laisse des marges encore confortables.
    Cela n’enlève rien au manque de rentabilité de beaucoup d’ENR, et au fond de l’article.

    1. En effet, il est aujourd’hui tout à fait possible, pour un industriel, de produire de l’électricité d’origine solaire pour un cout de revient de 5 ou 6 cts/kwc.

      Sans doute. Mais pour la pointe du matin à 7:30, en hiver par manque de vent, quel sera le prix du kWh ?
      Surement pas 5 cents.

    2. zefran : « En effet, il est aujourd’hui tout à fait possible, pour un industriel, de produire de l’électricité d’origine solaire pour un cout de revient de 5 ou 6 cts/kwc. »

      En ne tenant aucun compte de tous les accessoires, (stockage, backup etc.) c’est possible.
      Mais dans la réalité actuelle non.

    3. L’hydroélectrique est largement rentable. Mais comme pour le solaire ‘industriel’ on est dans une logique de masse critique, alors que ce qu’entendent les écolos par renouvelable, c’est en fait de l’énergie populaire, logique anticapitaliste oblige, le coté renouvelable n’étant qu’un prétexte.

      1. Et bien sûr le PV est « fait maison » ou produit dans une coop à vocation éco-responsable , sociale et enviro-consciencisée?

    4. zefran c’est pas possible de lire des conneries pareilles !

      Le solaire c’est comme la happy hour, le demi est à moitié prix quand il n’y a pas de client.

      Voilà les prix du marché spot de l’électricité : http://www.epexspot.com/fr/donnees_de_marche/elix

      Moins de 60E le MWh quelque soit le jour ou l’heure soit moins de 6cts… alors ton rendement walou.

      Mais il n’y avait même pas besoin de ces chiffres : si le rendement financier était bon sur le solaire le marché se développerait sans besoin de subventions. Ce n’est pas le cas et je te laisse la conclusion.

      1. …et ce dimanche 19/10 ça a dépassé 16E le MWh entre 18h et 23h.

  12. Le bon sens prêt de chez vous. Donc ?
    Que peut en déduire ?

    Déflation, contraction de l’économie mondiale. Apres tout après le matraquage contre la croissance humaine et du CO2, on pourrait dire que les socialistes obtiennent « enfin » ce qu’ils recherchent.

    Bon, et on fait quoi maintenant ?

    Selon mon instinct: une guerre mondiale.

    Car dans nos sociétés humaines, le seule moyen de cacher la misère est d’en créer encore une plus grosse.

    Apres, les gens se contentent de vivre au jour le jour et ne cherchent plus à analyser l’économie.
    De grâce, si cela pouvait aussi exterminer le socialisme, le racisme, l’écologie et le féminisme. (Et accessoirement la bêtise humaine)

    Amen.

  13. Le motard pétomane sur la photo, il a pas intérêt à accélérer trop fort et partir en wheeling. Ca peut faire mal … ou devenir une oeuvre d’art

  14. Pour tout stock donné une fois pour toute (au hasard : le pétrole), la consommation (ou production) passe par un maximum (certains l’appellent le pic oil) et finit par retomber à 0 (asymptote). la question de quand devient finalement accessoire… pas besoin de  »tout le monde sait »… c’est un axiome, aussi sûr que 1+1=2, ou que 2 points sont toujours alignés. les mathématiques (et la physique) ont la vie dure.

    1. Ça c’est sûr. Le problème, c’est que personne, mais absolument personne, ne connaît la valeur de ce stock « donné une fois pour toutes ». Et la valeur des réserves connues à un moment donné n’a strictement rien à voir.
      Combien de fois faudra-t-il répéter que quand les compagnies ont identifié assez de réserves pour les 40 ans à venir, elles arrêtent de chercher, et recommencent 10 à 15 ans plus tard quand les réserves ont baissé. Et jusqu’ici elles ont toujours trouvé le moyen de reconstituer leurs réserves et de repartir pour un cycle.

    2. aed: « la question de quand devient finalement accessoire… »

      Non, elle est centrale.

      Si c’est dans dix ans la civilisation s’effondre, si c’est dans 100 ans nous avons largement le temps de faire les bonds technologique nécessaire.

      Pour l’instant les réserves de fossile donnent confortablement un siècle au moins.

      1. La question n’est pas centrale car elle ne se pose pas.

        Je ne sais pas où je vais partir en vacances en 2016 donc la question ne se pose pas, donc elle n’est pas centrale.

        Ce n’est pas l’état qui se posera la question : ce sont les sociétés privées qui apporteront des solutions en temps utile. Ne pas oublier le gaz, on parle de 400 ans. Ni qu’un litre de pétrole coûte moins qu’un litre d’eau minérale. Les taxes vous enfument.

        L’état n’a jamais engagé d’études pour remplacer les signaux de fumée par le télégraphe puis par le téléphone, la bougie par de l’électricité, les carrioles par des voitures à moteur à combustion, les bouliers par des ordinateurs.

        Des gens se sont lancés dans ces projets sans subvention publique car ils ne savaient même pas ce qu’ils cherchaient exactement.

        L’état a financé le plan calcul (cata), le TGV (cata), le rafale (cata), le char Leclerc (cata), les éoliennes (cata), le solaire (cata)….

        La seule exception aurait pu être le nucléaire mais malheureusement on ne change pas une équipe qui perd et le développement s’est fait pour des raisons militaires dans une filière sale qui risque de laisser un mauvais souvenir à la population quand on voudra parler de nucléaire propre car c’est devenu un oxymore.

  15. Voici 2 sources pour ceux que cela intéressent. Avant de vous les livrer je dois admettre que c’est une des 1ère fois ou je suis en désacord partiel avec h16. C’est surtout pour les perspectives à long terme : 50 à 100 ans.
    Ma 1ère source c’est Mr Jancovici. Vous trouverez de nombreuses vidéo sur you tube, et voici son site « Manticor ». Je conseille dans le cadre de cet article la vidéo, certes longue, mais très instructive sur « le cout réel de l’electricité » au passage vous verez que nos zhommes politiques sont au courant, mais qu’il ne font rien, comme d’habitude.
    Ma 2ème source c’est le défunt Michael C Ruppert. Je crois que la vidéo, qui là aussi traite beaucoup plus que le pétrole, est très interessante et montre que le Pic Oil est derrière nous.
    En conclusion je suis plutôt de l’avis que même si le prix a baissé, il ne fera que remonter. Mais le plus important c’est , le pétrole se raréfiant, par quoi le remplacerons nous ? Lui et tous ces dérivés tel le plastique. Anjourd´hui nous n’avons rien !
    Merci à h16 pour ces bons articles, je suis fan

    1. Yannsolo: « par quoi le remplacerons nous ? Lui et tous ces dérivés tel le plastique. Anjourd´hui nous n’avons rien ! »

      Faux, il y a pleins d’autres énergies utilisable (charbon, gaz) et des pistes très prometteuses pour l’avenir. (nucléaire, fossile, stockage qui ouvre les enr)

      Le tout nous amène tranquillement dans un siècle et qui peut croire, au vu des avancées incroyables de chaque décennie, que dans un siècle le problème sera équivalent ?

      Ne pas oublier que plus le fossile se renchéri, plus d’autres sources deviennent rentable.
      Pour finir vous trouverez aussi sur le site Manicore les gains en efficacité énergétique, 35% depuis 1970 et ça continue.

    2. Yannsolo

      Tu as raison, si tu veux être informé sur les bienfaits du communisme il faut aller sur le site du PC et tu y trouveras des informations objectives. Pour l’écologie va sur le site de Duflot.

      C’est fou quand même d’avoir accès à tellement d’informations et d’en exploiter si peu.

  16. Très intéressant. Merci.
    Je me pose une question. Sur quoi est basée l’alliance entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ? Le pétrole.
    D’où les questions suivantes, si les Etats-Unis deviennent indépendants au plan énergétique, que devient cette alliance ? A part le pétrole, quels sont leurs intérêts communs ?
    D’où mon avis : les Saoudiens sont bien contents d’emmerder les Iraniens et les Russes d’une part, et les Américains d’autre part.

    1. CHère florence,

      Les USA, ne visent pas que l’autosuffisance: Exxon, Texaco etc… sont des exploitants du pétrole saoudien. Il n’y a pas que les besoins du pays, il y a aussi les gigantesques marges qu’ils captent sur le commerce du pétrole, sans oublier leur intérêt à maintenir le négoce du pétrole sous la coupe du dollar. Il ne faut pas se limiter aux besoins de USA pour comprendre le problème geostratégique des USA et les implications du « crony capitalism » sur cette situation.

      1. Merci de votre réponse Mitch. Vous avez raison, l’autosuffisance n’est pas suffisante pour les Etats-Unis. Ils veulent garder la main sur le commerce international du pétrole.

  17. Une pensée pour Moustache qui est mort en mission en Russie pour prolonger un peu le plateau du peak oil et assurer la fourniture en énergie du peuple français et les recettes de l’état ; De Margerie était un grand homme , qui n’avait pas peur de dire la vérité aux gens, d’évoquer le peak oil et les limites des réserves d’hydrocarbures non conventionnelles
    Aussi quand on nous dit : « du pétrole toujours plus abondant » je me pose des questions ; en général je suis assez d’accord avec tout ce qu’écrit H16, et je me régale quand il met de l’humour dans ses articles ; ce coup-ci rien ; qu’il ait raison ici sur tous les côtés financiers et fiscaux , je veux bien ; mais dire que le pétrole est de plus en plus abondant est une ineptie ; on devrait interdire aux non spécialistes de parler de cette chose ; il ne mettent que le doute dans la tête des gens en leur faisant croire qu’ils suffit d’un peu d’investissement de pognon et de volonté de la part des compagnies pour inonder le monde de pétrole ; pour ceux qui ont un semblant de bon sens , il suffit de se demander pourquoi on va chercher du pétrole de plus en plus profond dans les mers , dans les zones à risques naturels comme l’Arctique , pourquoi on va gratter le fond des tiroirs ( les roches mères appelées de schiste) ; des réserves de fossiles , il y en a une flopée dans la croûte ; il suffit de mettre le prix pour les sortir et les raffiner et enterrer les sous-produits .
    Faire croire aux gens que l’énergie de demain est au même prix que celle d’aujourd’hui est un leurre du même tonneau que de leur faire croire qu’à cause du CO2 la température de la Terre va augmenter pendant des siècles ; la grosse différence , c’est que les climatologues ils vendent du vent et des modélisations pour subsister , les pétroliers la principale ressource qui fait marcher le monde

    1. « …mais dire que le pétrole est de plus en plus abondant est une ineptie ;on devrait interdire aux non spécialistes de parler de cette chose » : oui vous auriez dû commencer par vous-mêmes.

      Surtout si vous pensez comme on le pressent que le pétrole conventionnel se situe dans des lacs souterrains…

    2. Ce mensonge de lobbyiste acharné de douter :  » un leurre du même tonneau .. que leur faire croire qu’à cause du CO2 la température de la Terre va augmenter pendant des siècles » est en totale contradiction avec l’histoire passée du climat de la terre observée par les géologues de façon totalement prouvée et irréfutable, sans avoir besoin du moindre modèle climatique sur ordinateur.
      Le climat de la terre est devenu de plus en plus instable sur les 5 derniers millions d’années avec pourtant les mêmes causes de faibles fluctuations de différences d’insolations solaires, ce qui a entrainé le passage d’oscillations du niveau des mers dues à ces mêmes fluctuations de 10m environ il y a 5 millions d’années, à 120m il y a 20000ans ( montée de 120m des mers à la fin de la dernière glaciation, avec des pointes de vitesse proches de 2m par siècle inexorable pendant des milliers d’années, et une fonte des glaces qui continue actuellement rapide) . Il reste à fondre de quoi faire remonter de 60m encore, et groenland 7m à lui seul, comme il y a 125000 ans !!
      La mer, il y a 125000 ans sans aucun CO2 humain en excès pour la causer, était 5m plus haute qu’actuellement, avec 3°C à 5°C en plus, à part la faible variation d’insolation solaire cyclique, et donc notre CO2 humain en excès, avec un aussi faible échauffement qu’il y a 125000 ans, fait fortement craindre de provoquer le même réchauffement que celui qui s’est produit il y a 125000 ans, mers 5m plus hautes en 2 à 3 siècles.
      Le climat de la terre est très instable, oscillant entre surchauffe et glace pour presque rien !!
      Avec le CO2 que nous allons mettre dans l’atmosphère, il y a quelques dizaines de millions d’années, la terre était bien plus chaude, sans glaces, même aux pôles et les mers 60m plus hautes !!!
      Il y a 55millions d’années un CO2 massif catastrophique de méthane du fond des mers a chauffé la terre de 10°C, que nous risquons de reproduire.
      Nous avons sous terre stocké par la vie sur les derniers 600millions d’années en carbone à bruler ( gaz de schistes et méthane, pétrole, charbon ) de quoi bruler tout l’oxygène que nous respirons, après un échauffement énorme, car la vie produit et renouvelle sans cesse tout l’oxygène que nous respirons tous les 200000 ans environ, stockant non brulé autant de carbone en atomes que de molécules d’oxygène produites !!
      Ce stock de carbone fossile énorme est plus ou moins facile à extraire, mais les progrès technologiques imprévisibles parviennent de plus en plus à l’extraire, surtout si on sacrifie l’environnement grâce aux mensonges de lobbys cachés!!!
      Aucun modèle ni calculs ne sont nécessaires, ce sont des faits géologiques prouvés et indiscutables !!
      Ils font fortement peur pour nos enfants futurs !!

      Nos enfants, au tribunal de l’histoire, accuseront les sceptiques lobyistes d’être égoïstes négationistes de la réalité .

      Le peak pétrolier est un pur mensonge comme celui vers 1972, en faisant croire qu’il n’y aurait plus de pétrole avant l’an 2000 pour décider les centrales nucléaires en France !! Véritable mensonge.

      Sous terre en carbone, nous avons bien plus qu’il ne faut pour bruler tout l’oxygène que nous respirons et transformer la terre en Vénus à plus de 100°C, ce que la vie sur terre a empêché !!!

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