L’emploi intéresse-t-il les politiciens de droite ?

Publié Par Emploi 2017, le dans Travail & emploi

Par Dominique d’Emploi 2017.

Nouvelle équipe dirigeante de l'UMP (François Fillon, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel) (Crédits UMP Photos, licence Creative Commons)

Nous sommes frappés de voir le peu de place qu’accordent les hommes politiques de droite dans leurs discours aux remèdes à apporter à la crise de l’emploi. Sans avoir pu revoir bien entendu toutes leurs déclarations, les plus récentes s’apparentent à une série de vœux pieux sans qu’aucun d’entre eux ne paraisse avoir d’idée sur les solutions concrètes qu’il faudrait appliquer, et ceci par méconnaissance d’un diagnostic sur les causes réelles du chômage.

Pour François Fillon, il faut une « baisse des charges1 », une « refonte de la fiscalité du capital2 », « un assouplissement du marché de l’emploi3 », « une sortie des 35 heures4 », « refonder le code du travail5 ». Pour Alain Juppé, il faut « le retour de la confiance6 », « cesser de stigmatiser les entreprises et les entrepreneurs7 », « un plan pluriannuel de baisse des charges8 », « un plan pluriannuel de simplification9 », « des innovations de toutes natures qui sont porteuses de croissance et d’emplois10 ». Pour Laurent Wauquiez, « la France doit réapprendre à encourager ceux qui réussissent11 », « rompre avec les tabous autour de l’ISF12 », « réduire la dépense publique et les déficits13 ». Pour Bruno Le Maire, il faut « en finir avec les seuils sociaux14 », « un nouveau code [du travail] de 150 pages15 », « de la souplesse16 », « un nouveau contrat de travail de dix-huit mois17 » et une « réforme de l’indemnité chômage18 ». Pour Nicolas Sarkozy enfin, il faut « diminuer les impôts », « travailler davantage », il croit « à la souplesse » et que « l’ISF est incontestablement un problème »19.

Si bien évidemment on ne peut condamner ces prises de position, si l’on ne peut attendre des politiques qu’ils entrent dans les détails pour chacune de leurs déclarations, il est frappant de constater quand même leur flou et surtout des propositions méconnaissant les causes et conséquences principales du chômage français.

Ainsi le chiffre capital de 6 millions d’emplois privés manquants par rapport à l’Allemagne et au Royaume-Uni semble leur être inconnu. Afin de relancer l’emploi en France, certains hommes politiques de droite réclament la réduction des charges sociales pour les entreprises, mais ils omettent de dire que si seulement nous avions ces 6 millions d’emplois privés supplémentaires, à ajouter aux 19 millions actuels, cela représenterait – à prélèvement total équivalent – une réduction de 25% des charges sociales pour les entreprises.

Ce qui frappe ensuite, c’est leur vision extrêmement statique de l’économie, qui semble oublier le principe schumpetérien de destruction créatrice et le fait que la création d’emploi ne vient pas des entreprises existantes mais d’un solde positif entre les emplois créés lors des créations d’entreprises et les destructions d’emplois.

Ainsi les mesures avancées se proposent d’améliorer le sort des entreprises existantes – ce qui n’est pas mauvais en soi – mais elles éludent totalement la question de la création d’emplois par les entreprises nouvelles ou par les jeunes entreprises à forte croissance. Aucun politique n’explique que les entreprises nouvelles en France créent chaque année 70.000 emplois de moins qu’en Allemagne20. Aucun politique n’explique que nous avons deux fois moins de jeunes entreprises à forte croissance que le Royaume-Uni et qu’elles créent chaque année 190.000 emplois de moins.

Ce sont pourtant bien les entreprises nouvelles et les entreprises de croissance qui font la différence dans une économie, et qui expliquent les forts taux de chômage et d’inactivité en France. D’après l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, la première mesure pour l’emploi serait d’aider les entreprises en grande difficulté. Or, ce n’est pas tant le nombre de morts qui est préoccupant, que l’absence de naissances d’entreprises employeuses, celles-ci étant aussi le terreau des entreprises à forte croissance.


Sur le web.

  1. 30 septembre 2014, Les Échos.
  2. Ibid.
  3. 25 septembre 2014, Le Point.
  4. Ibid.
  5. 21 septembre 2014, discours du Val-d’Oise.
  6. 20 aout 2014.
  7. 14 novembre 2013.
  8. Ibid.
  9. Ibid.
  10. 9 septembre 2014, discours à La Baule.
  11. Interview dans Atlantico paru le 21 juillet 2014.
  12. Ibid.
  13. Ibid.
  14. 17 juin 2014, interview LCI.
  15. 13 septembre 2014, Le Figaro.
  16. Ibid.
  17. 30 janvier 2014, interview EBRA presse.
  18. 15 janvier 2014, I-Télé.
  19. Interview dans Le Figaro Magazine, octobre 2014.
  20. Emplois salariés dans les entreprises crées dans l’année, chiffres Eurostat 2010, champ : Industrie, construction et services sauf les sociétés holding.
  1. Je partage l effarement le plus total. Mais qui peut croire que la droite est plus compétente que la gauche sur la gestion économique?

    Ce sont les mêmes personnes, issues des mêmes écoles à la pensée unique.

    Une seule réforme : liberté totale de créer des entreprises, de s’installer, avec une seule obligation: la santé et la sécurité des clients, salariés et riverains.

    1. Supprimer tout ce qui complexifie un système simple et ceux qui ont un intérêt à cette complexification

  2. Comment expliquer à un peuple d’assistés douillettement installé dans le  » cocon protecteur  » de l’état omniprésent que le salut viendra de la prise de risques et d’une volonté farouche d’affronter des difficultés
    liés à cette prise de risques ?????
    Depuis combien de décennies les différents gouvernements promettent le bonheur sans effort résumé habituellement sous la formule : » demain on rase gratis « ????? L’état maintient volontairement avec l’aide des syndicats , des journalistes , des enseignants et des relais assurés par diverses associations une inconscience collective surprenante et pour être élus les candidats se coulent dans le moule !!!!!

    1. Expliquer, c’est très facile, il suffit de rendre facile de faire fortune, c’est à dire que l’état cesse d’être le premier servi quand on crée ou fait marcher une entreprise, que tous les à côtés comptables et administratifs soient limités à ce qui est nécessaire et que les plus-values soient exonérées en cas de mutation. Revenons au bon sens paysan : si vous avez planté un verger, et que si vous voulez le vendre ou le donner à vos enfants, l’état vous réclame la moitié des arbres au prétexte qu’ils étaient autrefois petits et que maintenant ils sont grands, la production de fruits aura du mal à progresser.

  3. En meme temps il faut etre coherent ! Baisser les charges ne favorisent pas uniquement les entreprises existantes : cela permet aussi de développer les nouvelles sans ce terrible handicape. Quand vous debutez et que vous devez encore vous frayer un chemin sur les marchés, les charges sont pour beaucoup insurmontables. De la même façon, pour créer 6 millions d’emplois, il faut deja que les entreprises existantes puissent reinvestir, a la fois dans du nouveau personnel, mais aussi dans d’autres entreprises. En les matraquant de charges on brise la chaine. Et puis au passage, si Juppé obtient comme attendu la palme du flou et du non engagement total, Fillon est quand même concret dans ses propositions.

    1. Rien de nouveau. J’ai créé ma SARL en 1981, capital 5000 F. Première cotisation exigée par l’URSSAF, determinée forfaitairement vu mon absence de chiffre d’affaire et de revenu l’année précédente : 5000 F. Cherchez l’erreur…

  4. quand vous voyez des artisans se séparer de leur apprentis , quand vous avez des travailleurs indépendants qui ne font plus que du mi temps dans leur activité et vont bosser le reste du temps pour un employeur , parce que leur charge sont trop lourdes et que leur revenus sont littéralement aspirés par l’état, quand des employés ne veulent plus faire d’heures suplémentaires déclarées parce que l’argent gagné est repris en impot , quand , quand quand ……quand les sombres cons qui nous gouvernent auront compris que l’on ne peut pas continuer comme ça , un grand pas sera fait pour la France ;

    1. Ils ne peuvent pas comprendre, ce sont eux le probleme .
      Un fonctionnaire « élu » !! C’est déjà un très gros problème !
      Le pouvoir au mains du corporatisme administratif , ça s’appelle comment?

  5. Permettre à l’électeur de créer sa boite et des emplois ne l’a jamais conduit à voter pour vous. Mais mettre sa boite en difficulté puis la sauver à grand renforts d’aides et de réglementations gagne la voix du salarié.

    1. Et parfois meme de « l’entrepreneur »…

  6. Si ils mettaient en œuvre tout ce qui est indiqué dans l’article on ferait déjà un grand pas dans la bonne direction.Il ne faut pas non plus attendre de l’état toutes les solutions. Si l’état simplifie drastiquement la bureaucratie, l’administratif incompréhensible et les réglementations idiotes tout en arrêtant de subventionner sans raison alors les français sont capables de générer de la croissance.L’état doit créer un environnement favorable puis laisser faire les individus.

    1. Non. Pour un politicien, « créer un environnement favorable », c’est continuer d’être interventionniste : voir par exemple toutes les mesures « en faveur » de l’immobilier locatif. Ce qu’il faut, c’est détruire l’environnement extrêmement défavorable qu’ils ont eux-même créé. Pour reprendre mon exemple de l’immobilier locatif, il faut abroger les lois protégeant les squatteurs, ou les mauvais payeurs, qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des miséreux (exemple : un certain Thevenoud)

      1. Le problème n’est pas dans les lois, mais dans leur application : la justice ne fonctionnant pas du tout en France : les mauvais payeurs de mauvaise fois sont autant protégés que les gens ayant des soucis temporaires et les squatteurs délinquants protégés par les lois qui empêchent de virer des familles subitement sans revenu pour cause d’accident de la vie.

    2. Si si si….…
      Couper la branche sur laquelle ils sont très confortablement assis.
      Vous y croyez ?

  7. Dans l’opposition, l’UMPS, branche bleuâtre, toujours débordants d’idées, de propositions d’action, de volontarisme dans le style : attendez qu’on revienne aux affaires et vous allez voir ce que vous allez voir! Revenus aux affaires, ils sont alors frappés non par la grace mais par des pruderies de rosières à la seule pensée qu’il puisse y avoir un froncement de sourcil chez la branche rosâtre de l’UMPS. Ne parlons même pas du risque d’un préavis de greve…

  8. Oui, principalement à ceux du trafic et de la corruption qui arrange les comptes de campagne.
    D’ailleurs on s’attend à une propagande sécuritaire des plus encourageante pour instituer l’état du droit de prélever la dîme au citoyens et supprimer leurs droits aux lendemains des cuisantes élections qui promettent des propositions cocasses.

  9. Premier frein à la création d’emploi : la capacité d’investissement : avec des taux d’intérêts inexistants, pourquoi les banques prendraient elles des risques ?

    Second frein : l’abus de position dominante et autres monopoles : sans concurrence, pourquoi investir pour innover ?

    Troisième frein : le repli sur le marché intérieur : pourquoi chercher désespérément de la croissance là où il n’y en a pas (chez nous) alors qu’il y en a ailleurs ?

  10. Le probleme fondamental de la France, des francais, est l’aversion a la prise de risque. Blamer les representants ( de droite comme de gauche) ne rime a rien. Ce ne sera que quand une majorite de francais auront compris qu’il vaut mieux, pour leurs enfants, l’espoir d’un monde meilleur que la certitude d’un monde mediocre (et corrompu), que les politiques se risqueront. On en est tres loin. A court terme, ce pays est foutu

    1. Le nombre de jeunes français qui partent prendre leurs risques à l’étranger montre que ce n’est pas un trait de caractère français le problème, mais bien ceux qui ne créent pas en France les mêmes conditions de facilitation et de récompense pour ces prises de risques. Avec l’argument cliché : « les Français refusent la prise de risque et veulent que l’état assure leur sécurité, il serait stupide de les laisser prendre des risques ».

  11. bonjour ,cette droite là n’est pas davantage préoccupée par l’emploi que la gauche .
    mon expérience d’ex petit patron *vous le dit : Le député-maire (de droite ) du coin était seulement intéressé par les emplois potentiels que je pouvais créer ; c’est tout juste s’il ne me conseillait pas de « prendre  » tel ou tel ….
    * Heureusement aujourd’hui à la retraite ,mes enfants successeurs , moins stupides que leur père ,sont partis s’établir ailleurs qu’en France !

  12. Ce que dit cet article est plein de contradictions. Il reproche aux hommes politiques de droite de ne pas dire qu’il manque 6 millions d’emplois en France et que cet apport de salariés équivaudrait à une baisse des charges de 25 %. Que faire avec cette constatation ? Rien car elle ne sert à rien. La Droite a raison au contraire de dénoncer le manque de compétitivité des entreprises Françaises par rapport à ses concurrentes des autres pays développés (qui ont presque tous les mêmes salaires NETS que les nôtres). Cette absence de compétitivité est due aux charges très supérieures que supportent nos entreprises. Ils ont raison de dire que la seule façon non récessive de financer ces baisses de charges et de baisser fortement la dépense publique de fonctionnement.

    1. Il n’est pas inexact de dire que les politiciens de tous bords, en s’attaquant (soi-disant) au manque de compétitivité, se focalisent sur les conséquences dont ils chérissent les causes et sortent de leur rôle. Leur rôle est de fournir un environnement favorable, dans lequel, n’en doutons pas, les entrepreneurs s’empresseront d’améliorer leur compétitivité sans qu’on le leur demande : ils ne sont pas idiots. Les réductions de charges sont toujours présentées comme une aide aux entreprises (sur laquelle on s’empressera de revenir une fois celles-ci remplumées). Il est urgent de montrer que ce sont en fait une amélioration de l’efficacité de l’économie dans son ensemble. Il faut réduire simultanément prélèvements et dépenses de l’état avec un argument d’efficience, et non chercher à augmenter la compétitivité puis à financer cette augmentation par de nouvelles recettes ailleurs.

  13. Les grandes entreprises ont aussi leur part de responsabilité dans l’augmentation du chômage.L’obsession des dirigeants est de faire monter la valeur des actions ( il est vrai qu’avec les stock options qu’ils s’octroient ils gagnent beaucoup plus que ce qu’ils méritent) et ensuite bien entendu ils veulent une rentabilité du capital élevée , ce qui conduit à fixer des objectifs d’EBIT de 25 % ( si, si c’est du vécu : le profit avant impôts et intérêts doit dépasser 25 % du chiffre d’affaire dans un monde où la croissance est de 2 % environ!!) Pour atteindre ce but il faut bien sûr faire des coupes budgétaires et vendre plus cher : ceci conduit à produire moins mais ce n’est pas grave si le profit augmente et si la  » story  » séduit les financiers spéculateurs.Il faut admettre que les politiques se sentent un peu coincés entre les grands patrons ,la banque centrale. Comme la dette monte ils souhaitent de l’inflation ….mais leur politique génère la récession et le chômage.

    1. C’est très simpliste comme analyse et très loin de la réalité :

      Comme si les sociétés avaient juste à claquer des doigts pour faire 25% de bénéfice avant impôts.

      Et même si c’était facile, qu’est-ce que ca a à voir avec la croissance ? Rentabilité et croissance sont deux choses complétement différentes.

      Et si c’était vrai, mais alors le monde entier serait millionnaire depuis des années…

      1. Je parlais de 25 % car cela concernait mon entreprise mais je suis d’accord que ce n’est pas le cas dans tous les secteurs.Pour délivrer ces 25% l’entreprise procédait à des plans sociaux tous les 2 ans et faisait des coupes sévères dans le R&D , ce qui évidemment hypothèque la croissance future ( mais ce n’est pas grave car une fusion peut toujours arranger les choses).Un objectif plus raisonnable de profit aurait permis d’embaucher plus de monde, d’innover beaucoup plus et d’assurer une croissance long terme supérieure et surtout d’avoir une stratégie long terme dans l’intérêt des clients. Mais cela marche: l’action a été multipliée par 4 en 10 ans sans aucun gain de part de marché! De très nombreux investissements rentables ( mais avec un retour sur investissement moindre) étaient impitoyablement bloqués car cela aurait fait baisser le ratio et tant pis pour les demandes du marché. La  » valeur  » a effectivement explosée au niveau mondial depuis 10 ans ( voir indices bourse USA par ex) sans aucune corrélation avec l’augmentation des richesses réelles.

        1. Si il y a vraiment un marché sur ce secteur, alors la concurrence prendra sa part. Lorsque la croissance n’est pas possible, le seul moyen d’augmenter la rentabilité est de diminuer les couts de production.

          J’ai l’impression que vous faites une généralité d’un cas particulier. Bien qu’en France comme il n’y a aucune loi anti-trust (en grande partie du au nombre énorme de société ayant étant capitalisées par l’état et en position de monopole, genre SNCF) et ce malgré les efforts de Bruxelles, il y a effectivement des sociétés qui se bâfrent : soit au dépend des salariés, soit au dépend des clients.

          Le problème ne vient pas de la société qui maximise ses profits (elle est faite pour ca), mais de l’environnement politique qui n’a rien compris au libéralisme et crée des conditions de marché qui permettent ou pire incitent les comportement monopolistiques. Il n’y a dans le CAC 40 pratiquement aucune société concurrente d’une autre.

          Et il suffit d’un seul acteur en position de monopole (la SNCF est un bon exemple) pour tuer toute l’économie du secteur en créant des dérives dans les secteurs attenants (transport routier, fret aérien, transport de colis) : les prix étant fixés sur le rail, fixent un limite ‘concurrentielle’ des prix sur la route.

          1. Les grosses sociétés dominent de plus en plus leur marchés avec l’aide des états ( capitalisme de connivence). Pensez vous que Microsoft, SAP, Google, …. sont sur des marchés vraiment concurrentiels. La concurrence ne vient pas facilement car mes états ont aidés les gros à se protéger en mettant des barrières réglementaires et autres normes. Depuis 10 ans on a assisté à une forte concentration ( la part de marché des TOP 3 est souvent supérieure à 60 % ) et dans les faits les ententes intelligentes se pratiquent.

  14. Nous vivons dans une société de chômage structurel de masse. Les beaux discours de politiciens, de gauche comme de droite, ne cherchent pas à combattre le chômage, mais à se faire élire.
    En effet, toutes les grandes entreprises actuelles, celles qui enrichissent les politiciens, ont besoins d’un taux conséquent de chômeurs pour faire accepter à ses employés des conditions de travail et des salaires toujours plus pénibles.
    Nous connaissons tous une secrétaire de bureau trilingue qui utilise une seule langue pour coller des timbres toutes la journée. C’est grâce à ce chômage de masse que la secrétaire a accepté cet emplois (qui n’est aucunement un travail) idiot…

    1. La théorie du complot est de retour !

      Les salaires dans les grandes entreprises sont largement au dessus de ceux dans les PME du même secteur … On n’est plus au XIX° siècle, où l’usine payait l’ouvrier une misère.

      Les grandes entreprises ont tout intérêt à sortir les petits salaires de leur masse salariales (par la sous traitante, les délocalisations) parce qu’elles raisonnent en valeur produite par personne.

      C’est uniquement dans l’administration (qui s’en fout de la valeur produite), els associations subventionnées, et dans les entreprises nationalisées (toute ou partie) que l’on recrute avant de se demander à quoi vont servir les personnes embauchées.

  15. Une des thèse favorite d’Emploi 2017 et de Bernard Zimmern est que chaque nouveau poste de fonctionnaire, implique une taxation supplémentaire, qui est compensé par le licenciement d’une personne dans le secteur marchand. Il en a fait un livre « A tout fonctionnaire, son chômeur »

    Les petits gars de l’UMP sont loin d’avoir assimilé cette règle, qui me semble à moi véridique.

    L’autre marotte du fondateur de l’Ifrap est la défense du rôle du Business Angel auprès des créateurs d’entreprise. D’après l’Ifrap l’Etat depuis trop longtemps se taille la part du lion dans la plus value, les bénéfices, les dividendes, sans miser un euro, dissuadant ainsi entrepreneurs et investisseurs.

    Fondé par un créateur d’entreprise expatrié, Nous Citoyens est bien placé pour populariser le rôle du binôme créateur d’entreprise & business angel. En aura-t-il l’audace ?

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