Modèle politique français : un pays foutu ?

Publié Par Fabio Rafael Fiallo, le dans Politique

Par Fabio Rafael Fiallo.

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Le retrait par la direction d’Air France-KLM du projet de développement en Europe de sa filiale low-cost Transavia, et ce devant la grève des pilotes d’Air France, représente le dernier avatar de la difficulté où se trouve la France, en raison de blocages corporatistes, de mettre sa compétitivité à l’heure de l’économie mondialisée d’aujourd’hui.

Avec un tel rétropédalage, c’est l’avenir de l’entreprise Air France-KLM qui est en jeu. Tout comme c’est l’avenir de l’économie française dans son ensemble qui se trouve en péril par l’incapacité des différents gouvernements, de gauche comme de droite, à mettre en œuvre les réformes économiques qui ont prouvé leur efficacité dans bien d’autres pays – entre autres en Angleterre et en Allemagne.

Ces réformes portent un nom : « politiques de l’offre ». Nom qui veut dire allègements fiscaux pour les entreprises, libéralisation du marché du travail, réduction des dépenses publiques, ajustement du « modèle social ». Or, il arrive que les mesures en question entraînent à court terme une impopularité certaine, pouvant faire perdre l’élection suivante à quiconque essaierait de les mettre en place.

Alors, les présidents se suivent et se ressemblent. Les uns se contentent de ne rien faire, tel un Jacques Chirac. Les autres introduisent ici ou là quelques changements homéopathiques qui, de par leur caractère insuffisant et fragmentaire, ne peuvent nullement redresser la situation. Puis, devant les blocages que soulèvent ces tentatives de réformes édulcorées, les gouvernants finissent par lâcher prise et reculer.

modèle politique français hollande rené le honzecTel fut le cas hier de Nicolas Sarkozy, qui excella davantage dans les effets d’annonce que dans les réalisations concrètes. Tel est aujourd’hui le cas de François Hollande, qui après avoir fait son coming out social-démocrate, réformiste, au moment de sa conférence de presse du 14 janvier, donne le coup d’arrêt à toute velléité réformatrice lors de sa conférence de presse du 18 septembre, se limitant à déclarer que les résultats « viendront… j’espère avant 2017 ».

Ainsi, les dépenses publiques restent largement en l’état. L’engagement de réduire le déficit public à 3% de PIB se voit reporté à 2017. Le marché du travail reste bloqué par un code du travail qui a gagné 120 pages depuis 2012. Les 35 heures restent un boulet intouchable. Tout naturellement, la croissance est en panne et le chômage frôle les plus hauts historiques.

Avec des résultats économiques si exécrables, les Français sont chaque jour plus nombreux à succomber au chant des sirènes de politiques proposant « autre chose », à savoir : une « politique de relance » (augmentation des dépenses publiques) prônée par la gauche de la gauche, et le protectionnisme soi-disant « intelligent » cher à Marine Le Pen. Des politiques qui, loin de corriger la situation, ne feraient qu’aggraver la perte de compétitivité de l’économie française.

En effet, une augmentation de la dépense publique servirait en grande mesure à acheter des produits importés des pays – entres autres l’Allemagne – qui ont amélioré leur compétitivité par le biais des réformes structurelles qui restent à faire en France.

Quant au protectionnisme, il serait tout sauf « intelligent ». Car dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, les pays affectés auront un vaste arsenal de mesures de rétorsion à appliquer aux produits français. Mais alors, d’où peut venir le salut ? D’une prochaine alternance, par une éventuelle victoire du centre-droit lors de la présidentielle de 2017 ? Il vaut mieux ne pas miser là-dessus.

Couardise des politiques

Quand on entend Alain Juppé, formé à l’école de Jacques Chirac, proposer d’« apaiser » la France, et le Sarkozy nouveau de la « rassembler », alors que, au contraire, les Français ont besoin qu’on leur dise la vérité crue, qu’on les bouscule, quand on entend donc ces discours lénifiants, il faut conclure qu’il n’y a rien à espérer de 2017.

D’aucuns songent alors à un gouvernement d’union nationale, à une coalition allant du centre-gauche au centre-droit – comme cela se fait en Allemagne pour le grand bien de ce pays – afin de faire partager la responsabilité et l’impopularité des réformes aux partis dits « de gouvernement ». Or, indépendamment du fait qu’un gouvernement de coalition n’appartient pas à la tradition de la Ve République, un tel cas de figure ne saurait pas, ou ne saurait plus, apporter la solution aux problèmes économiques actuels de la France. Car la configuration politique française n’est pas comparable à celle de l’Allemagne.

En Allemagne, ce type de construction politique a tendance à réussir parce que les partis aux extrêmes de l’échiquier politique sont trop minoritaires pour pouvoir tirer profit de l’impopularité des mesures mises en place par les coalitions de centre-droit et centre-gauche.

En France, par contre, le Front National, fort d’une popularité croissante, se tient en embuscade pour tirer à boulets rouges sur une politique de l’offre populairement douloureuse. Ainsi, les chances du FN d’accéder au pouvoir – et d’éliminer ensuite ce genre de réformes – ne feraient que s’accroître.

En résumé, ni alternance, ni politique alternative, ni gouvernement d’union nationale ne sauraient redresser l’économie française. Alors, la France est-elle foutue ? Oui, hélas, à en juger par la couardise et les discours incantatoires de sa classe politique. Non, si dans un sursaut de lucidité, il y a une prise de conscience, au niveau de l’opinion publique, de la nécessité d’aller au fond du problème et de prendre les mesures qui rendraient la France compétitive dans la bataille de l’économie mondialisée.

  1. Se faire tirer dessus par le FN a toujours été un honneur, donc prétendre que la crainte en retient les politiques ne me paraît pas juste. D’autant plus qu’une grande majorité des électeurs du FN le sont par défaut et non par conviction. Pour moi, le problème fondamental est que ce serait donner des armes au peuple que le sevrer de la présence de l’état dans tout et pour tout, et que seule une relance de la liberté d’initiative individuelle serait efficace. Quant à dire que le peuple n’en voudrait pas, c’est un argument facile et commode pour continuer une politique qui flatte les ego et les porte-monnaies de nos dirigeants, faute de réussir aux autres.

  2. Que faut il au Français ? Du socialisme, bien sur !

    Du nationalisme, du communisme, du fascisme.
    En fait, c’est juste pour justement éviter la confrontation avec la réalité. Celle qui fait mal.

    Un livre sur la France adolescente en résume le problème. Cela est aussi notre éducation.

    Par exemple, dans les entreprises, il faut faire « semblant » de travailler. L’heure de présence est plus importante que la qualité du travail. De même le salaire ne représente pas la qualité de ce travail. Les mauvais profitent des bons et sont souvent payés plus.

    Nous retrouvons la logique Française à tous les étages de la société. Dans toutes les différentes situations possibles et imaginables.

    – Pas de responsabilité personnelle
    – Pas de respect pour les autres
    – 1,2 et 3 et je t’embrouille

    Pour simplifier, c’est le libéralisme et le capitalisme pour nourrir le socialisme.

    Ce bon sentiment n’est pas pour sauver les autres. C’est juste pour dérober le fruit des bons au profit des mauvais. Ainsi, peu à peu, il ne reste que des fruits pourris. Les mauvais ne peuvent/veulent pas payer pour les autres mauvais. Le système implose.

    Les parasites se dévorent entre eux. Fin de l’histoire.

    1. Hélas, je suis entièrement d’accord avec vous ! Le fond de commerce psychologique des français, c’est bien la jalousie et l’envie et le culte de la médiocrité.

  3. mettre en oeuvre les réformes économiques…..le temps que les zélus mettent en oeuvre quoi que ce soit de positif pour le pays , on a le temps de tuer un ane à coup de figues molles ….c’est dire si ça va être long cette mise en marche , trés long…..

  4. Une nouvelle illustration de la fatuité et du naufrage inévitable du modèle français :

    La poste annonce une hausse spectaculaire du prix du timbre  » justifiée selon elle par la nécessité de compenser la baisse de l’activité et de financer ses investissements. » : je ne sais pas si vous percevez le paradoxe fondamental que cet énoncé nous présente comme vrai et évident.

    Le chant du cygne je vous dis ! Le modèle ne parvient plus à absorber les déséquilibres massifs auxquels il a donné naissance.

    1. La Poste rencontre une très sérieuse concurrence des entreprises privées qui acheminent les colis ou les nouveau points relais où le destinataire va chercher son colis à des endroits ouverts au public sur de larges tranches horaires et où il n’est point besoin de faire la queue 1/4 d’heure pour récupérer la marchandise.

      Il est étonnant que l’état ne se soit pas chargé de protéger cette vénérable institution, fleuron du génie français (lol !), en mettant des bâtons dans les roues à tous ses concurrents.

      1. Ce qui me choque ce n’est plus tant l’interventionnisme étatique mais plutôt la rhétorique avec laquelle la caste dominante osent s’adresser aux autres citoyens :

        « justifiée selon elle par la nécessité de compenser la baisse de l’activité et de financer ses investissements »

        Vous vous rendez compte ?? L’énoncé passe pour sensé alors que c’est en fait un gros « f***k you! » ouvert et assumé.

  5. Je partage malheureusement cette analyse lucide.

  6. Le mal français a donné lieux à une littérature nombreuse et disparate. Mais l’origine de ce mal c’est le jacobinisme malsian qui, en déresponsabilisant l’individu, permet tous les excès et l’expression de toutes les bassesses humaines. La « grande Révolution » que nos socialopithèques (UMP-PS…) adorent tant est en fait une cruelle page de l’histoire qui a marqué le « tempérament français » à jamais. La page de l’Empire à réussi à canaliser (par, il est vrai, de sanglants et long conflits) ce « tempérament », jusqu’en 1914 on peut raisonnablement penser que la France est un pays qui peut rivaliser avec l’esprit d’entreprendre et la liberté d’agir à l’anglo-saxonne et l’efficacité technique Allemande. Le 1er conflit mondial va porter un coup d’arrêt fatal à cela. La « purge » sanglante des jeunes élites va donner le pouvoir aux politiciens professionnels qui vont s’évertuer à ne rien changer à cause (gràce ?) des millions de noms gravés sur nos monuments aux morts. La débâcle (militaire et morale) de 1940 trouvera le dénouement du premier acte. Le rapide sursaut de la libération sera immédiatement suivi d’un retour au conservatisme frileux des politiciens professionnels, peu au fait des changements (déjà) économiques et sociétaux qui se font jour. L’intermède gaullien (y compris le passage de Pompidou) pouvait modifier cela, mais l’accession au pouvoir de VGE et la crise pétrolière inscrivent la France dans une spirale infernale. L’Etat s’endette pour permettre de « protéger » les citoyens des effets de la crise. De plus en plus de protection, de plus en plus de dette. Parallèlement, l’Etat doit se charger de développer les infrastructures pour accompagner les progrès des déplacements et de la hausse de la population. Alors on assite à une généralisation clientéliste de l’assistanat. Et par là même à une déresponsabilisation de l’individu. « Il ne peut rien m’arriver, donc je peux faire n’importe quoi ». Et ça se ressent dans les urnes. L’alternance des pouvoirs entre 1981 et 2012 est catastrophique. aucune offre alternative audible (les média s’en chargent…) barrage des « barons » en place, copinage à tous les étages, collusion entre banque et services du trésor. voila l’alchimie dévastatrice à l’œuvre.
    S’en sortir ne va pas être simple. Mais c’est possible.

  7. bonjour ,une des raisons pour laquelle mes enfants ,moins stupides que leurs père ,ont décidés de s’établir ailleurs dès l’arrivée des socialistes au pouvoir ! Leur part de l’entreprise familiale à été délocalisée au Canada où elle fonctionne parfaitement ,progresse de telle manière qu’elle n’aurait pu envisager de le faire en France .
    Quand à moi ,l’âge étant venu ;j’ai mis bas les marteaux ; de toute façon je ne trouverais personne de qualifié pour faire tourner correctement un atelier de mécanique générale ; donc pas de regrets !

  8. Que de lucidité dans tous les commentaires; c’est réconfortant , il reste quand même quelques rares Français de bon sens bien que la grande majorité soit plutot jalouse, envieuse, faineante, bêtement égalitariste (pour les autres)et sans ambition

    1. « faineante, bêtement égalitariste (pour les autres)et sans ambition »

      Pas tous a fait, leur manque une unique chose l’avenir, ou est l’avenir et comment et avec quoi, comment voulez qu’un jeune ou moins jeune puissent se projeter sans un minimum de projet proposé par un état omnipotent qui n’a aucun dynamisme et zéro investissement communautaire depuis les année 75.

      j’ai du mal a voir qu’elle est le dernier projet de l’état qui a permis un développement du pays sans précédent comme le fut le chemin de fer l’eau l’électricité, le gaz, le logement…. ( tous ces arrêtés dans les 70 et ça a fait pschitt …)

      les politiciens sont fonctionnaires et on zéro projets depuis 40 ans, le dynamisme de la population est dangereux pour les politiciens en place, il perdrait leur crédibilité par contre le fait qu’il soit des moutons leur permet de manœuvrer a souhait, leur but est d’être élus pas de développer pas de créer.

  9. La France est irréformable pour plusieurs raisons très simples :
    1) Le système en place a été voulu par les français eux-mêmes. Par démagogie et fainéantise : Toujours plus pour moins d’efforts.
    2) Ceux qui profitent du système sont bien plus nombreux que ceux qui financent le système. La population active est de 26 millions de personne en 2013, sur 66 millions d’habitants. Sur ces 26 millions vous enlevez les 8 millions de fonctionnaires et assimilés, puis les 5 millions de chômeurs… Il reste 13 millions de personnes qui créent la richesse totale du pays. 13 sur 66 soit un petit 19.6 %. Soit 1/5 ème. Comprenez bien que tous les autres (les 4/5 èmes) n’ont absolument aucun intérêt que cela change.
    3) le système social et le tissus des aides touchent en fait tous les français (même ceux qui travaillent, les riches etc etc). TOUT LE MONDE TOUCHENT DES AIDES… Et donc personne ne voudra que cela change… Car personne (ou très peu de gens, ceux qui sont libéraux) ne calcule le rapport entre ce que lui coûte le système (en taxes, impôts, charges) et ce que lui rapporte le système (en aides sociales ou de santés…).

    Non, ce pays ne peut pas être réformé !!!
    Il doit faire s’enfoncer encore plus dans le socialisme et l’étatisme jusqu’à faire totalement faillite…
    Alors après peut-être, peut-être qu’il pourra se relever….
    Mais même cela j’en doute, vu l’ignorance des citoyens sur les causes réelles de la faillite !!!

    1. Vos chiffres ne sont pas tout à fait exacts.

      Selon l’INSEE, en 2012, la population active était estimée à 28,6 millions de personnes de 15 ans ou plus en France métropolitaine. Elle regroupait 25,8 millions d’actifs ayant un emploi et 2,8 millions de personnes au chômage (les chiffres de 2013 ne sont pas encore dispinibles).

      Toujours en 2012, il y avait 5,4 millions de fonctionnaires, 14,8 millions de personnes travaillants dans des entreprises et 4,3 millions travaillants dans des entreprises individuelles.

        1. Toutes les personnes qui travaillent dans la santé ne sont pas des fonctionnaires.

          Il faut regarder le nombre d’emploi par secteur institutionnel.

          En 2013, 5 486 800 personnes travaillaient dans les administrations publiques.

          14 069 500 personnes travaillaient dans des sociétés non financières, 768 800 dans des sociétés financières et 4 280 600 pour des ménages ou dans des entreprises individuelles.

          Cela fait au total environ 19 millions de personnes qui créent la richesse.

          INSEE Emploi intérieur total par secteur institutionnel en nombre d’équivalents temps plein
          http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=1&xml=t_1109

  10. pole emploi : des milliers de chomeurs ne seront pas indemnisé avant le 20 octobre suite à un bug ; comme quoi , il vaut mieux tirer ses revenus de n’importe quelle manière , en bossant , plutôt que d’être demandeur d’emploi indemnisé ; moi j’ai été radié mais je n’ai jamais demndé ce à quoi j’avais droit , environ 80 euros par mois suite à la perte d’un de mes employeur , et je m’en félicite ; je plains en revanche ceux qui comptent sur leurs indemnités ne serait ce que pour payer leur loyer ;

  11. Entre 2002 et 2011, l’UMP était au pouvoir, hors inflation, les dépenses publiques ont augmenté de 182,6 milliards d’euros.

    Dépenses publiques en euros constants, corrigés de l’inflation.

    2002 : 1001,5 milliards d’euros
    2011 : 1184,1 milliards d’euros
    2013 : 1 207,5 milliards d’euros

    Source
    INSEE Dépenses et recettes des administrations publiques

  12. « Le modèle politique français »
    Voilà un beau sujet de réflexion pour les français lucides.
    Le constat de la situation économique actuelle de la France est le révélateur de l’état d’esprit jacobin qui anime nos dirigeants. Le résultat est que tout est centralisé à Paris entre les mains de technocrates généralement issus de l’ENA qui se positionnement comme les délégataires des français.
    La solution passe par une refonte de nos institutions pour faire de la France un Etat Fédéral en fonction d’une modélisation qui devrait s’inspirer à la fois de l’exemple allemand et de l’exemple suisse. pour ma part, je pencherais plutôt sur le modèle suisse qui consiste vraiment à donner le pouvoir au peuple en organisant des consultations électorales fréquentes sur tous les sujets qui engagent l’avenir des citoyens.
    Force est de constater qu’en France, on fait semblant de consulter les électeurs en racontant n’importe quoi et, ensuite, une fois arrivé au pouvoir, on continue à faire n’importe quoi même si l’on se situe aux antipodes des promesses électorales qui n’engagent que ceux qui y croient.

  13. Arrêtons ces propos catastrophiques qui sont biens dans l’esprit français du moment??? Plus on effraie les gens mieux c’est, car moins ils bougent et dans tous les domaines….
    Je touche 6000 euros par mois mais j’ai un découvert de 100 000 euros…Mon banquier fait la tête …Oui mais il sait aussi que la demeure où je réside vaut 300 000 euros???????Suis -je en faillite et au bord du gouffre ???
    Si je n’avais pas ce patrimoine sûrement mais comme j’en bénéficie ….Non !!
    La France posséderait 2800 à 3000 milliards de patrimoine….Est-elle en faillite…Eh ben non….Et s’il faut vendre des bijoux de famille pourquoi pas….Alors arrêtons un peu, ce qui ne veut pas dire non plus faire n’importe quoi et le réduction de ces déficits nous éviterait des ventes douloureuses comme le font portugais et espagnols

    1. Ce ne sont pas des propos catastrophistes, mais réalistes.

      En revanche, vous faites preuve d’un optimisme béat.

      2800 milliards de patrimoine dites vous ? Mais la dette « officielle » de la France est aujourd’hui de 2000 milliards. Autant dire que la France ne vaut plus grand-chose.

      Pire, cette dette officielle ne comptabilise pas les déficits futurs actualisés des régimes publics d’assurance maladie et d’assurance vieillesse. Dit autrement, l’État ne provisionne pas les dépenses futures de sécu. Ce qui est aberrant pour toute personne qui a quelques connaissances en gestion. Des études ont chiffré cette dette publique officieuse à près de 10 000 milliards.
      La France vit dans l’illusion de la richesse. Elle est d’ores et déjà en faillite.

      Deux très bons articles sourcés qui vous permettront de mesurer l’ampleur de la catastrophe :
      http://www.contrepoints.org/2014/08/06/175981-2-000-milliards-de-dette-publique
      http://www.contrepoints.org/2014/08/14/177061-cette-dette-publique-que-lon-nous-cache

      Ceux qui nient cette réalité sont soit incultes, soit de profonds égoïstes, qui préfèrent maintenir leur train de vie en appauvrissant leurs enfants (et quand on voit que vous êtes fier d’annoncer que vous êtes à découvert de 100.000 euros pour un patrimoine de 300.000, je préfère imaginer que vous n’avez pas d’enfants…).

      1. La dette officielle est de 2000 milliards comprise dans la dette globale, dont les engagements au titre des retraites et obligations contractuelles de l’État (fonctionnaires et leur retraite…) chiffrés à 4950 milliards d’€ par la Cour des Comptes.

          1. Article édifiant que je n’avais pas lu. Merci.

          2. mindblow

    2. Il faut dissocier le patrimoine de l’État Français et celui des français. Ce n’est quand même pas la même chose ! L’État pousse à la confusion pour se permettre d’emprunter et cautionner ses emprunts sur une richesse qui n’est pas la sienne mais bien celle du peuple. Le patrimoine de l’État français (2 à 300 milliards d’€) appartient au peuple français, mais le patrimoine des français (3500 milliards d’€ d’épargne financière et près de 12.000 milliards d’€ pour toutes les épargnes – habitat, etc… -) n’appartiennent pas à l’État.

    3. sigmund: « Si je n’avais pas ce patrimoine sûrement mais comme j’en bénéficie ….Non !! »

      En sus de mes collègues j’ajouterais que dans votre exemple vous oubliez de mentionner que vous volez les avoirs de vos voisins pour rembourser votre dette. Bravo !

      Le « patrimoine de la France » appartient surtout aux français individuellement, en bref vous autoriseriez l’état à piller les avoirs de ceux qui ont souvent travaillé dur, pour rembourser des dettes qui n’ont pas profité la plupart du temps à ceux qui ont justement travaillé dur.

      Mentalité de pilleurs, mentalité de socialiste, c’est cohérent.

      1. Dans l’exemple pris, les 300 000 euros sont ceux qu j’ai payé pour avoir un bien……Mon ami…..Ils n’appartiennent pas au français mais à mes proches…..Je n’ai pas par contre versé un sou pour l’achat des merveilleux tableaux du Louvre….Vous non plus…Cela et tant d’autres oeuvres et batiments appartient à la Nation…Les portugais pour se désendetter ont vendu leurs oeuvres d’art…..Pourquoi ne le ferions nous pas…..Et apprenez de surcroît à être poli , c’est la moindre des choses sur ce forum….

  14. La prise de conscience du peuple est là, mais où sont les moyens légaux pour lui de prendre le pouvoir à cette nomenklatura qui le monopolise depuis les années 1980. Voilà la seule question intéressante après votre article. Car les français savent évidemment comment redresser le navire. Il suffit de dégraisser l’État et les collectivités territoriales de 30 à 50%. Pourquoi cette nomenklatura monopolise le pouvoir et ne veut pas faire réforme, que le peuple participe aux réformes obligatoires. Et bien parce que cette nomenklatura est avant toute chose étatiste. Elle ne vit que de et par l’État. La réforme ne viendra donc jamais de ce côté. La question est donc : comment virer les étatistes des postes à responsabilité au sein de l’État ? La seule solution pour l’instant a été donnée par la Révolution Française, qui se termina dans un bain de sang.

    1. Tant qu’on pourra emprunté et payer les fonctionnaire à crédit, rien de bougera. A bientôt dans 30 ans, on sera à 300 % de dette et ça coincera peut etre.

      Pour l’instant ils sont sur que si la France se met en faillite l’Allemagne paiera , puisque nous sommes son principale importateur donc c’est fini la boucle est bouclé.

      1. Ce serait peut etre le moindre mal: la France en faillite et rachetée a la casse par l’allemagne, on aurait peut etre , enfin ,des gouvernants capables

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