Nucléaire français en danger : la forfaiture de trop

Publié Par Contrepoints, le dans Énergie et matières premières

En spoliant délibérément la Nation d’une ressource vitale, aux motifs les plus inavouables, l’autorité politique suprême aura scellé dans quelque mois une obsolescence déjà patente de la 5ème république.

Par André Pellen

Elle l’aura fait en achevant de démontrer qu’un président de la République française peut parfaitement dévoyer les prérogatives attachées à sa charge, pour restaurer des mœurs politiques que la constitution de 1958 avait pourtant sanctionnées sans appel.
Quand, à l’aube des trente glorieuses, le désintéressement du locataire de l’Élysée et le génie de la fine fleur des élites françaises donnaient à voir un modèle de conjugaison rationnelle des talents et des efforts, l’incompétence le dispute aujourd’hui au clientélisme pour nous doter d’une gouvernance sous influence exclusive des jeux de pouvoir et des sondages d’opinions.

Pareil symptôme de la fragilité d’institutions taillées sur mesure pour le Général fut déjà observé en 1998, à l’occasion du sabotage prémédité du surgénérateur Superphénix. Depuis cette époque, des arguments souvent imparables démontrent scientifiquement, technologiquement, économiquement, socialement et écologiquement que la casse partielle ou totale de notre outil électronucléaire n’a ni justification rationnelle, ni fondement honnête. En vain : le cynisme gouvernemental, alors opposé à ces arguments, ne s’est jamais senti aussi libre de ses outrances ; au point de revendiquer aujourd’hui la préemption du diagnostic partisan sur l’expertise de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), sur celles de diverses instances habilitées, de tel office parlementaire et même de la Cour des comptes.

Ainsi, mise officiellement en demeure de nous épargner un « Fukushima sur Rhin » à Fessenheim, l’ASN a-t-elle pris ses responsabilités, sans toutefois condamner le site. Qu’à cela ne tienne : La centrale alsacienne n’en sera pas moins la probable entame sacrificielle d’une « transition écologique» que les oracles du panthéon médiatique ont souverainement prescrite.

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Parlons en justement de cette sacro sainte transition ; à commencer par celle faisant les délices de nos voisins allemands. Disposer aussi opportunément d’un banc d’essai à échelle nationale doit d’autant plus réjouir Ségolène Royal que le retour d’expérience statistique, résumé dans les deux planches attachées, devrait être de nature à lui faire toucher du doigt « l’atout » qu’elle promet à la France, conféré selon elle par le passage de 75 à 50 % de notre électricité nucléaire.

Songeons à l’insigne privilège de voir éoliennes et panneaux solaires, constellant aussi esthétiquement son territoire, entrer pour tout juste 20 % de la production électrique du pays. Et apprécions toute la portée du privilège en observant que la puissance installée de ces éoliennes et de ces panneaux solaires équivaut à celle… de 68 réacteurs nucléaires, les mêmes qui, chez nous, ne se mettent qu’à 58 pour produire 75 % de l’électricité nationale !

Les mauvais esprits ne manqueront pas de pointer le caractère fossile des 80 % du restant de la production électrique allemande, couverts à 60 % par un « électro charbon » empoisonnant l’atmosphère de radicaux soufrés, et de souligner perfidement que le prix d’un KWh domestique toujours plus onéreux est déjà deux fois plus élevé outre Rhin qu’en France.

D’autres grincheux se gausseront de la rusticité d’un contrôle-commande et d’automatismes de régulation éolo solaires qualifiés de fantasques, qui plongeraient la conduite du système électrique dans des phases d’exploitation de plus en plus périlleuses et ruineraient les équilibres marchands de l’espace continental. Sur ce dernier point, les pisse-froid iront même jusqu’à avancer que la prétendue dérive compromettrait gravement la planification du nécessaire renouvellement des parcs de production nationaux.

Rien que de très prévisible pourtant dans ce bilan bien réel et passablement brocardé de l’expérience allemande. C’est justement ce qui la rend effrayante et qui devrait amener les Français à ouvrir les yeux sur la genèse et sur le contenu d’une doxa environnementaliste imprégnant désormais la quasi totalité des consciences politiques. Qui ne voit, en effet, que c’est aux sectateurs médiaco partisans, responsables de cette imprégnation, que nous devons à notre pays de suivre servilement l’Allemagne sur un terrain énergétique aussi miné ?
L’urgence à rompre ce suivisme doctrinaire est d’autant plus grande que le chemin déjà parcouru par la France sur le délétère territoire des Bisounours électriciens a déjà coûté très cher au contribuable et au consommateur.

L’un et l’autre n’ignorent probablement pas, en effet, que le financement de cette gabegie idéologique s’impose sournoisement à leur budget par le biais d’une CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité) toujours plus chère. Mais mesurent-ils vraiment le potentiel durablement dévastateur de ce quasi impôt sur leur porte-monnaie et sur le dynamisme économique du pays ? Si besoin était, les chiffres ci-après devraient suffire à les dessiller :
Le montant de la CSPE est actuellement de 1,65 centime d’euro par KWh, alors qu’il n’était que de 0,45 centime d’euro par KWh en 2010, soit une multiplication par 3,7 en quatre ans ! En résumé, le prix moyen du KWh domestique étant de l’ordre de 14 centimes d’euros, ladite « contribution » qui n’en représentait que 3,5 % en 2010 en représente aujourd’hui 11,8 % !

Et encore, les pouvoirs publics estiment qu’une CSPE de 2,25 centimes d’euro par KWh serait nécessaire pour couvrir « toutes les charges de service public » ; sans parler du dédommagement de l’obligation d’achat de renouvelables faite à EDF, honoré que partiellement par l’État.

Non seulement ce mécanisme confiscatoire ne rémunère aucun service présent ou à venir, mais il est forcément appelé à devenir de plus en plus confiscatoire pour la raison évidente suivante : les outils de production qui en bénéficie étant condamnés à demeurer aux marges de la concurrence marchande, l’État n’a d’autre choix qu’obliger EDF à acheter leurs KWh entre 2 et 6 fois le prix du marché, de même que subventionner massivement leur construction, s’il veut imposer leur présence dans le mix énergétique national. Notons au passage que, ce faisant, les principaux bénéficiaires des largesses écologiques de l’État sont les investisseurs en renouvelables, qui voient la rentabilité des capitaux engagés évoluer entre 10 et 50 %…voire plus ! (dernier rapport de la CRE)

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L’incapacité marchande de l’éolien et du photovoltaïque industriels vient du fait que ce ne sont pas là des outils de production autonomes, c’est-à-dire ne nécessitant pas le secours des outils de production thermiques pour subvenir aux caprices du vent et du soleil et pour suppléer leur inaptitude technique à stabiliser le réseau. Une étude récente (à la disposition du lecteur) rend compte du caractère intrinsèque de cette incapacité marchande, à travers l’établissement des coûts de productions des différents KWh électriques mentionnés ci-après : 55 €/MWh pour le nucléaire en prolongation d’exploitation, 192 €/MWh pour l’éolien terrestre, 295 €/MWh pour l’éolien marin et 375 €/MWh pour le photovoltaïque avec tracker (avec suiveur).
Quand on aura précisé que le coût complet des KWh éoliens et photovoltaïques devrait intégrer le coût des innombrables kilomètres de réseaux électriques, requis pour les raccorder au système, la disqualification technico économique de ces technologies sera définitivement prononcée.

Si l’enfumage de la récente commission « d’enquête » parlementaire ne change rien à cette implacable réalité, il traduit une insultante défiance pour les auteurs du rapport de l’OPECST sur l’avenir de la filière nucléaire française, publié le 15/12/2011.

Méconnaissant depuis trop longtemps les exigences de la rationalité technico économique, la politique électro-énergétique nationale a fini par placer notre base nucléaire en situation d’ultime rempart anti black-out. Aussi, sanctuariser cette politique par une loi condamnant d’emblée plusieurs réacteurs constitue-t-il un crime délibéré contre les intérêts supérieurs de la Nation. Pareil flagrant déni de réalité, reposant sur autant d’incompétence, ne peut qu’appeler une mobilisation de salut public à contrecarrer le nouveau projet de sabotage industriel, ourdi par ceux dont la mission est d’en préserver le pays.

Ingénieurs, techniciens et sympathisants de tous âges exhortent donc les exploitants de Fessenheim à une désobéissance civile consistant, le moment venu, à retarder le plus possible la chute définitive des barres – l’arrêt des deux réacteurs – et à prohiber toute intervention sur les installations, visant à mettre irréversiblement hors service les fonctions d’exploitations essentielles ; à savoir :

– Faire durer la dernière charge de combustible livrée, en interdisant, dès sa mise en service, que la puissance d’exploitation des réacteurs dépasse quelque 20 à 25 % de la puissance nominale, quitte à générer des effluents supplémentaires, quitte, s’il le faut, à recourir à la procédure de prolongation de cycle (stretch out). Tout ceci, bien entendu, dans le respect absolu des impératifs de sûreté, prescrits par les spécifications techniques d’exploitation.

– Exercer une vigilance sans faille sur les installations, afin qu’aucun saboteur habilité ne puisse y sévir à la faveur d’arrêt(s) fortuit(s) et muni de consignation(s) on ne peut plus légale(s), comme ce fut le cas pour Superphénix.

En attendant la possible délivrance de 2017, ces personnels ont besoin du soutien de leurs compatriotes, le plus manifeste et le plus massif possibles. Il convient de l’exprimer sous la forme d’un avertissement sans équivoque, adressé au législateur par une représentation citoyenne la plus diversifiée et la plus vaste, car il en va d’un pouvoir d’achat et d’un confort matériel des Français, durablement compromis par ce projet de loi inconséquent et nébuleux.

André Pellen est président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs.

  1. Raphaël Eggenspieler

    Une révolte dans une centrale nucléaire? Vous êtes irresponsable ?

    J’ajoute que si les spécialistes qui ont conçu les centrales leur ont donner une durée de vie, c’est qu’il y a une raison. Que la question du coût du démantèlement en gêne plus d’un… Mais que la sécurité reste l’impératif n.1

    Dans l’industrie, on démantèle et on reconstruit. Dans l’intervalle…on amorti! Le problème c’est qu’on a pas les moyens financiers et techniques de construire de nouvelles centrales, cf les résultats brillants d’Areva en Finlande!

    1. Les spécialistes qui, aujourd’hui, estiment que la durée de vie des centrales nucléaires peut être prolongée, ne seraient pas de « bons » spécialistes au contraire de ceux d’il y a trente ans ? Curieux raisonnement.

      1. Je crois simplement que l’ingénieur qui construit un ouvrage est mieux placé pour déterminer sa durée de vie, que celui qui 30/40 ans plus tard prend cette décision sans jamais avoir vu la conception d’aucune. Ce savoir faire est quasi éteint.

        1. Ah ben si les gens qui s’engagent sur la sécurité des centrales sont des incompétents !

          Exactement ce que dit l’auteur de l’article, les décisions sont prises par des gens complètement étrangers au domaine technique et scientifique et uniquement pour des raisons idéologiques.

    2. Les centrales n’ont pas de durée de vie, leurs composants en ont une, ceux ci étant remplacés en cours d’exploitation, la durée de vie est prolongée tant qu’on entretien correctement le site.

      Au lieu de ressortir toujours les mêmes imbécillités dégotées dans votre Bible Ecologiste, renseignez un minimum sur le sujet, et si possible, pas uniquement dans les milieux ecolos…

      Encore que, de nombreux ecolos sont contre la fermeture de Fessenheim.

      En revanche, je confirme, on a pas les moyens de construire de nouvelles centrales, puisqu’on gaspille l’argent pour construire des éoliennes moisies un peu partout.

    3. Je doute grandement que les spècialistes qui ont conçu les centrales avaint dèjà des preuves scientifiques pour donner une durée de vie! De plus il ne sont plus là pour rèpondre. Toutefois les facteurs de sècurité peuvent avoir ètè sous estimés, ce qui certainement connu au sommet de l’Etat. Sinon pourquoi les recherches en Europe n’ont jamais cessées concernant les risques liés au veillissement des centrales nuclèaires. La France est mème reconnue experte mondiale sur la prèvention des accidents possibles des centrales nuclèaires. Une approche pragmatique qui prouverait bien que les spècialistes ne savaient pas grand chose à l’èpoque!! Finalement, une grande majorité des français s’accorde à dire que le pouvoir en France est un très mauvais exemple sur la transparence dans ce domaine.  » On a joué sur la Raison d’Etat pour protèger l’industrie nuclèaire » Concernant le dèmantelement, il est facturé aux clients depuis longtemps, mais certains l’utilisent pour faire de l’argent à risque…Je ne suis pas certain que lors de l’autorisation du permis de construire des centrale nuclèaire, il y a avait une clause prècise pour faire payer EDF pour les dèmenteler, sinon il y aurait eu une taxe dès le dèbut pour couvrir cette ètape finale…
      Alors le « on », je ne sais pas qui se cache derrière, mais depuis l’ouverture des marchers publics à l’internationale, il n’y a pas que Areva qui est dans la course. Le privatisation de l’energie, mème pour un Etat comme la France (qui se retrouve règulièrement devant la Cour européenne) permet d’envisager de nouvelles centrales 100% privées. Areva en Finlande a montrer un certain amateurisme sur la documentation. Ce qui n’est pas rassurant pour nos centrales , car la complaisance à ce niveau, peut ètre un risque majeure pour la santé publique.

      1. Le privatisation de l’energie, mème pour un Etat comme la France

        Et pourquoi pas avec la surgénération ? C’est ce qui pourrait être le mieux pour le pays.

        1. Les surgènèrateurs demandent plus de prècautions que les centrales classiques. Avec tout le plutonium disponible c’est 30 ans d’indèpendance ènergètique assurée..

          1. Et quelles seraient ces précautions ?

        2. Il faudrait déjà reprendre les recherches et les tests avant de se lancer dans ma surgénération…

          1. C’est reparti aux USA et en Chine.
            En France, ASTRID, mais il n’y a pas que le sodium.

  2. Superbe délire paranoïaque ! Les pronucléaires ont tout obtenu pendanr 50 ans, au détriment de la population, et ils ne supportent pas que cet âge noir touche à sa fin.
    La part du nucléaire dans l’électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9% à ce jour, un crash réjouissant et qui va continuer au fil des fermetures de vieux réacteurs… et les 3/4 des réacteurs sur Terre ont passé 30 ans…

    1. Délire paranoïaque ? Psychiatriser l’opposant a toujours été le réflexe habituel de certains, comme au bon vieux temps de l’URSS. Vous n’échappez pas à votre formation, n’est-ce pas ?

      1. Diffamations, calomnies et invectives, quand on a rien à dire, on essaye au moins de montrer les crocs pour montrer qu’on mord plus fort que l’autre.
        Ces gens sont tellement écologistes qu’ils se comportent comme des animaux.

        N’attendez pas d’arguments quelconques en revanche, a part quelques lieux communs facilement démontables trouvés dans une Bible quelconque.

      2. Attention il va faire une lewandowsky.

        1. Ou une Zidane :mrgreen:

    2. Pellen (l'auteur)

      Provocation pour provocation, je choisis le plus habituel et le plus folklorique de mes contradicteurs pour répondre globalement à des détracteurs dont on aura remarqué que, sans surprise, aucun ne m’oppose d’argument sérieux, tiré de la connaissance, de la réflexion, voire du simple bon sens.
      Bien entendu, aucun d’eux ne sera demain disposé à payer le vrai prix de la sortie du nucléaire et je leur fais confiance pour, le moment venu, fournir la foule d’arguments spécieux leur permettant de trouver le moyen de ne pas mettre la main au portefeuille et de vilipender sans vergogne un pouvoir « imprévoyant », « à la solde de je ne sais quel lobby », « ayant négligé je ne sais quelle disposition salvatrice », etc, etc…
      Je dois donc à tous ces gens la loyauté de les mettre dans la confidence de l’appel ci-dessous, lancé il y a une heure à l’ensemble des branches de ma corporation, à mes nombreux amis et sympathisants.

      Nucléaire français en danger : la forfaiture de trop

      (http://www.contrepoints.org/2014/08/09/176510-nucleaire-francais-en-danger-la-forfaiture-de-trop)

      Chers collègues et confrères, chers amis, relations et cercles associés

      La mobilisation contre le déclin planifié de notre industrie nucléaire c’est maintenant ou jamais, l’intention manifeste de Ségolène Royal étant de prendre toute résistance de vitesse avant la fin de l’automne. Le temps de l’action est certes compté, mais un contexte procédural moins verrouillé qu’en 1998 permet encore d’entraver la réédition de l’ignominie Superphénix ; à la condition toutefois de ne rien épargner au funeste projet de loi, pour le mettre à mal et parvenir à l’expurger de son malthusianisme orienté. Plus tôt l’offensive sera lancée, plus ses chances de succès seront grandes.
      En annonçant clairement la couleur, comme suggéré dans l’article ci-dessus, les exploitants de Fessenheim sont à l’évidence les mieux placés pour déclencher les hostilités, toutes affaires cessantes. Dans l’idéal, leur annonce devrait même être celle de la communauté des exploitants du parc nucléaire, toute entière, affirmant une solidarité sans faille avec les collègues alsaciens et la détermination à les imiter, le moment venu.
      Parallèlement, nos corporations et leurs sympathisants doivent tout mettre en œuvre pour entrainer l’opinion publique à manifester des signes de soutien forts et nombreux à ces personnels notoirement insoumis.
      Ma tribune participe de ce genre de levée de boucliers, dont il nous faut maintenant susciter la multiplication par tous les moyens. L’agrégation des protestations et leur unification pourraient ensuite s’amplifier en un vaste mouvement autonome, jusqu’à déboucher sur un point d’orgue pouvant être l’organisation d’un ou plusieurs rassemblements populaires de masse, en des lieux restant à déterminer.
      Insistons sur le fait qu’une responsabilité toute particulière échoit aux vétérans du nucléaire et à leurs associations, dans l’amorçage et dans l’amplification de pareil mouvement. Les uns et les autres doivent par ailleurs se persuader que l’urgence n’est plus tant à une inaudible pédagogie de type scolaire qu’à un militantisme du bien être social, le plus rugueux et le plus efficace possibles.

      Précision importante : Après m’avoir publié cinq fois en un an (http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/auteurs/index.php?id=51102), le Cercle des Echos (1) n’a pas eu l’élégance d’assumer la censure de cet article. Ici encore, l’insolence, voire l’insurrection ne semblent tolérées que dans les limites d’une décence journalistique dont les canons conformistes ont force de loi éditoriale et/ou commerciale, d’un bout à l’autre du nuancier de la presse française. Si, à l’instar de Contrepoints (1), ce Cercle ambitionne de niveler par le haut, ce n’est certainement pas au moyen d’une pédagogie jugée par lui trop cinglante, trop prescriptive ou trop hétérodoxe, en un mot, trop préjudiciable à un intangible mandat de conquête d’audience : impudent mais pas téméraire notre agitateur d’idées ! Son fonds de commerce n’est pas tenu de véhiculer tel appel à insubordination, ni une quelconque observance d’y en susciter l’audace.
      « L’implication citoyenne » consistant plus que jamais à séduire l’électeur pour s’adjuger le client, on réfléchit aujourd’hui à deux fois avant d’exposer sa boutique aux convulsions d’une mutation socio économique imminente, quels que puissent être la vocation de la boutique, la brutalité et le caractère historique annoncés du bouleversement…

      Peu importe. L’heure n’est de toute façon plus à déclamer son manifeste, mais à trancher l’antagonisme entre un modèle de société à bout de souffle et le cahier des charges de son remplaçant. Ainsi, des pronucléaires dos au mur n’ont-ils plus d’autre choix qu’amener les Français à choisir leur camp, à choisir la vision socio économique de l’avenir national, à laquelle confier leurs efforts et, plus encore, l’avenir de leurs enfants… Ceci avec ou sans le concours du club de la presse officielle.

      Commençons donc par réagir avec pertinence aux commentaires des lecteurs de cet article, sur le support où nous le trouvons : le militantisme pédagogique auquel nos compatriotes sont le plus sensibles sera déjà à l’œuvre.

      (1) En copie.

      André Pellen

      N.B : J’exhorte amis et relations non professionnels à prendre conscience que le leurre de cette transition énergétique fallacieusement vendue comme une rupture technico industrielle implacable, semblable dans ses conséquences sociales à celle de la machine à vapeur, va porter un coup terrible au niveau de vie et au confort matériel de la société française.
      Nulle part au monde, cette prétendue transition ne demeure autre chose qu’une velléité. Or, non seulement l’absurde projet précipite à grands frais notre pays dans l’impasse de la pénurie, mais ses promoteurs ourdissent l’irréversibilité de conséquences économiques et sociales désastreuses, largement prévisibles.

      Dès lors, aucune échappatoire à l’alternative suivante n’est permise au compatriote saisi de la présente alerte : soit il collabore à sa large diffusion, avant qu’il ne soit trop tard, soit son immobilisme vaut complaisance passive et acceptation que, demain, prétexter « n’avoir pas su », pour se dérober au paiement du tribut écolo énergétique, sera irrecevable.

    3. la part du nuclèaire à ce jour vient du fait que les pays èmergeants consomment un grande part de l’energie electrique mondiale, ètant ceux qui produisent les biens de consommations pour le reste du monde. Et pour ces pays la maitrise du nuclèaire, ce n’est pas la mème chose que l’utilisation de chaudières utilisant l’energie fossiles…Les pronuclèaires. Pour un Etat qui se veut indèpendant de risque de pènurie de combustible fossiles du à des conflits militaires, accidents et autres spèculations boursières, la question sur la vie de ses rèacteurs a un impact direct sur sa balance commerciale sans parler du cout du MW èlectrique. En ce moment le prix du KW nuclèaire est très bas, malgré le faible rendement des rèacteurs nuclèaires pour des raisons historiques plus que technologiques. Vu que les rèacteurs ne travaillent presque jamais à pleine puissance, il est possible de planifier des opèrations de maintenances qui prolongent leur durée de vie et augmentent grace à l’èvolution de la technologie la fiabilité de certains composants. Et certainement la sagesse peut nous faire penser que ces vieilles centrales ne fonctionnent plus avec leur puissance nominale…Un peu comme une vieille voiture dont le propriètaire veut mènager…Quand à l’avenir, de nouveaux rèacteurs sont en constructions, car ce n’est pas avec des panneaux solaire et des èoliennes que l’ont remplace des rèacteurs nuclèaires, sauf si les citoyens peuvent payer l’investissemnt et croire faire des èconomies…

    4. « crash réjouissant »

      Vous avez joui?

      1. Je vais jouir quand il y aura une mega-coupure de courant :mrgreen:

  3. Quel est l’intérêt de défendre encore le nucléaire ? Le problème c’est la concentration des acteurs de production et de distribution d’énergie. L’Etat se sert de l’énergie comme d’un moyen de contrôle de masse. Il ne faut pas lui donner cette opportunité !

    Pourquoi ?
    – aujourd’hui, on sait faire des habitations et des bureaux totalement passifs et ça marche. Donc on consomme moins.
    – les avancées technologiques actuelles nous permettent d’envisager de permettre à tout un chacun de produire sa propre énergie, même si actuellement, ces dernières sont relativement coûteuses.

    https://www.ted.com/talks/justin_hall_tipping_freeing_energy_from_the_grid

    Pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, la vidéo parle d’une technologie qui consiste à appliquer un film à base de nano technologies sur les vitre d’une maison afin de générer du courant. Accessoirement, ça marche aussi la nuit…

    Le modèle de distribution d’énergie du futur, c’est pas de réseau du tout ! Le nucléaire sera alors totalement obsolète. Seulement, je pense que les gouvernements feront tout ce qui est en leur pouvoir pour lutter contre ces technologies au nom du sacro-saint principe de précaution…

    1. Avant d’arriver à votre nirvana qui prendra plusieurs dizaines d’années, on fait comment ?

      1. Les piles à combustible marchent très bien et permettent déjà de se passer d’un réseau contrôlé par l’etat…
        Ce faisant, j’habite l’une des trop rares communes française qui ne dépende pas d’EDF ou assimilable pour son approvisionnement en électricité…la commune exploite plusieurs barrages depuis plus de cent ans…un nouveau devrait entrer en service courant 2016…histoire de rester indépendant…

        Sinon aux USA, il suffit de moderniser et/ou de remettre en etat les très nombreux barrages privés qui existent pour couvrir une part non négligeable des besoins en énergie locaux…le problème…sous le prétexte que les saumons ne peuvent plus remonter les cours d’eau les écolos font pression pour détruire ces barrages…dont beaucoup sont centenaire…alors qu’il suffirait de les adapter…

        1. D’accord pour trouver des substituts plus ou moins en accord avec vos philosophies personnelles…

          Mais la question est : « quid des centrales nucléaires existantes », mais également quid des industries nucléaires…

          L’idée de tout arrêter et remplacer par l’isolation ou les EnR, est comme vouloir arrêter une voiture en mettant la marche arrière !
          – Dépenser pour produire de l’EnR est rationnellement discutable quand on devrait user ces fonds à sécuriser nos centrales — certes, psychologiquement, un écolo pure et dure refusera de conserver des centrales mais est-ce une raison pour tomber dans sa phobie ?
          – Le démantèlement des centrales ne peut pas être à charge complète, càd, sans une activité de plus value sinon à gaspiller des fonds énormes au lieux de les employer plus intelligemment. D’où l’obligation de garder une industrie nucléaire dont la part d’activité de démantèlement pourra être couverte par son activité de producteur d’électricité.

          Les partis qui soutiennent ces écolos doivent comprendre que les politiques des bateaux brulés ou de la table rase, sont une folie idéologique que les électeurs finiront par comprendre et à rejeté !

          1. Concernant les centrales nucléaires existantes : je pense qu’elles peuvent être maintenues en exploitation si elles satisfont tous les stress tests possibles et imaginables et que leur maintenance est réalisée dans les règles de l’art…le temps de trouver (rapidement) mieux…

            Concernant l’industrie nucléaire actuelle : pas de pitié. Les choix qui ont été faits dans les années 50-60-70 ont orienté cette industrie vers des solutions pouvant produire du combustible à usage militaire, l’électricité civile étant un sous produit de cette production. La meilleure illustration de ce fait étant la catastrophe de Windscale (pardon Sellafield) outre-manche. Autre raison de ne pas avoir pitié des exploitants actuels : le dumping des prix qu’ils ont effectué en bénéficiant des largesses de états…ce qui a mis sur la paille de nombreux exploitants de petites centrales…ce qui explique qu’aux USA des centaines de barrages privés aient été abandonnés dans les années 50-60…en France, le chiffre est probablement moins dramatique, mais il y a quand même eu quelque nationalisations déguisées…donc pas de pitié.

            Concernant le démantèlement des installations actuelles :
            – si le choix collectif de rester sur du nucléaire est fait, il est souhaitable que l’industrie s’oriente vers de réacteurs utilisant du thorium, comme mentionné plusieurs fois sur contrepoints.
            – si le choix collectif d’abandonner le nucléaire est fait, il est souhaitable que les acteurs historiques se tournent vers des activités de service
            Dans les deux cas, ces revenus devraient leur permettre de démanteler les installations actuelles.

            Concernant l’utilisation de maisons passives :
            – les habitant d’europe du nord chauffent moins leurs maison et n’utilisent quasiment pas la clim simplement parceque leurs maisons sont mieux isolées…ne pas isoler correctement sa maison c’est faire une économie sur le court terme, mais constitue une grosse perte d’argent sur le long terme
            – sous nos latitudes, les maisons totalement passives fonctionnent très bien. Un collègue en a fait construire une – correctement isolée à la ouate de cellulose, dotée d’un système de gestion des stores « maison », d’une VMC double flux et de vitrages spécifiques (pas plus chers que ceux de KparK & cie) – est restée dans la plage 18°C – 23°C alors qu’elle n’était pas encore habitée et que dans le même temps, les températures extérieures variaient entre -16°C et 35°C…

            1. Vous n’ignorez pas que la production d’énergie est déficitaire en europe… Si vous arrêter la filière nucléaire actuelle sans une transition qui passera par la construction de nouvelles centrales, la charge sera désastreuse si ce n’est rejeté par les pays qui n’en auront pas les moyens.

              1. Oui, et dire qu’il y aura sous peu ceci ou cela, et bientôt encore ça en plus, toutes choses plus prometteuses les unes que les autres, est effectivement un peu court. Autant attendre l’e-cat de l’autre génie méconnu, avec sa fusion froide. On attend depuis longtemps…

        2. Combien d’autonomie sur une PAC typique?

          1. En matière automobile, Toyota prévoit de commercialiser des voitures équipées de PAC dès l’année prochaine, l’autonomie serait d’environ 700km pour un plein…le facteur limitant actuel étant le stockage de l’hydrogène…problème en passe d’être résolu grâces aux avancées d’une société française.

            http://www.mcphy.com/fr/

            1. En passe ? Pour l’instant ils en sont à la levée de fond (2013). Ils peuvent promettre n’importe quoi aux actionnaires tant ils montrent de projets possibles….

              1. Certes. Mais s’ils le font et qu’ils réussissent, qu’en direz vous ?

                Si on vous demandais de construire un gros porteur armé de papier, de crayons, d’ordinateurs moins puissants que le moindre téléphone vieux de dix ans, le tout en devant gérer l’un des plus gros chantier de terrassement que la terre ait jamais connu, auriez vous cru cela possible ? Non…et pourtant, le 747 est là tous les jours au dessus de nos têtes pour prouver que cela est possible.

                Si on vous demandais d’envoyer une fusée sur la lune armé d’un budget conséquent, mais de moyens informatiques dérisoires, croiriez-vous que le projet réussisse ? Non…et pourtant un certain Niel et quelques autres après lui sont allé sur la lune et en sont revenus sans dommage…

                En matière d’ingénierie et d’innovation disruptive, le mieux et de ne pas écouter les critique et de leur montrer ce dont on est capable. Si ça marche, tout le monde la fermera…si ça ne marche pas vous passez pour un fou…

                Actuellement dans le domaine dans lequel je travaille, il y a trois acteurs principaux…et tous ont des solutions plus ou moins similaires…le seul facteur réellement différenciant étant la taille de la piscine que le commercial peut offrir au décisionnaire…tout le monde dans cette industrie à intérêt au status-quo…à un tel point que la plupart des consultants de cette industrie pensent qu’il est impossible de faire mieux que ce dont est capable leur produit préféré…l’ennui c’est que quand on gratte le verni, les bases techniques de ces produits sont des raffinements à la marge de produits et de technologies qui existaient dans les années 80-90. Beaucoup de consultants de cette industrie ignorent tout du fait que l’architecture des services de la firme au grand « G » réponds exactement aux même problématiques, de manière bien plus efficace, novatrice et rapide…le jour ou ces technologies passeront dans le passeront dans le « grand public », leur impact sera au moins aussi important que la révolution du « BigData ».

            2. Un article de Contrepoints a déjà parlé de cette prétendue avancée : les commentaires sous l’article sont assassins pour cette technologie.

              1. Qu’en connaissent la plupart des commentateurs ? Que disaient les commentateurs de l’électricité ? Personnellement, j’attends de voir.

                Par contre pour le nucléaire, pas besoin d’être un commentateur éclairé en physique nucléaire pour se rendre compte que cette technologie est très insuffisamment maitrisée…on me le rappelle tous les ans, le jour de mon anniversaire…depuis 27 ans…

                1. Les commentateurs semblent s’y connaître. La preuve ? Cette technologie ne décolle pas. Vous me direz d’attendre encore un peu. Peut-être. Mais on ne se bouscule pas au portillon pour tenter d’exploiter cette technologie si prometteuse.
                  Par ailleurs, vous avez peur du nucléaire, c’est irrationnel. L’exploitation des mines de charbon fait, chaque année, plus de morts que n’en a jamais fait le nucléaire. Me direz-vous que cela ne vous concerne pas ?

                2. Combien de morts avec l’énergie nucléaire ?
                  Combien de morts dans les mines de charbon (par paquets de 200), combien de morts avec les barrages hydrauliques ?

                  Une innovation en rupture s’impose d’elle même, elle n’a pas besoin de subventions.
                  On n’a pas décidé par une loi de remplacer les chevaux de trait par des voitures ou des tracteurs, ça c’est fait tout seul car chacun y a trouvé un intérêt.

                  Si votre innovation est réelle, elle n’a pas besoin d’une loi pour éliminer la concurrence.

                  Le peak oil on l’attend toujours et ça n’a pas l’air d’affoler le prix du litre de pétrole à la production qui est toujours moins cher que mon litre d’eau minérale préférée au supermarché du coin.

                  Concernant votre video, j’ai bien ri là où ça devait faire pleurer, les giga tonnes de glace qui fondent au mois de mars comme tous les ans et la petite fille qui est morte de soif… c’est terrible, il y a 10 personnes qui sont mortes aujourd’hui sur les routes en France et 1,700 pas loin de leur lit.

                  Je ne sais pas si l’invention est valable mais on dirait la communication d’une oeuvre de charité avec une quête à la fin.

                  Nanotube et Megaconnerie…

                  1. « du litre de pétrole à la production qui est toujours moins cher que mon litre d’eau minérale »

                    litre d’eau minérale contient combien de pétrole?

                  2. Les russes sortent un mini réacteur nucléaire sur barge ❗
                    Avec cela, ils pourront faire du carburant synthétique, puisque le CO2 est gratuit dans l’air.
                    Au pire du méthane.
                    Mais vous allez voir les écolos-pastèque râler contre le vol du CO2, « bien commun » de l’humanité…

        3. Les piles à combustible marchent très bien et permettent déjà de se passer d’un réseau contrôlé par l’etat

          L’état contrôle très bien les prix du méthanol. L’état à la main, lourde, sur tout. CQFD.

        4. Les piles à combustible marchent très bien et permettent déjà de se passer d’un réseau contrôlé par l’etat…

          En habitat individuel, c’est possible. Mais en collectif, il n’est pas évident de poser une pile de plus de 5 kWh, à cause 1) du combustible, 2) de l’évacuation des gaz chauds, même si c’est de la vapeur.

          Que fait-on pour le collectif ?

        5. Bref, aujourd’hui et demain matin, il n’est pas réaliste de se passer de nucléaire.

          La surgénération au thorium permettrait de voir pendant quelques décennies, et surtout de brûler les stocks de Plutonium.

          Se débarrasser de ce stock de poison chimique, n’est-il pas un but écologique, et régalien acceptable pour un libéral ?

    2. « Le problème c’est la concentration des acteurs de production »

      Alors libéralisez le nucléaire!

      1. Chose actuellement impossible, étant donné les choix initiaux de l’industrie nucléaire actuelle. Cf les causes de l’accident de Windscale 😉

        1. Les réacteurs EDF ne sont pas conçus pour fabriquer des bombes.

        2. Avec le thorium, aucun risque. Les Russes testent un surgénérateur.

    3. Les avancées technologiques qui ne permettraient pas de facturer l’ènergie sont voués à l’interdiction . Si on analyse bien ce qui se passe pour les particuliers, on se rend compte que cela se passe comme une location et la maitrise des composants restent toujours dans la main de certains…actionnaires. Les avancés sur la connaissance des nanostructures permettent d’envisager de fabriquer des batterie ayant 1000 fois la capacité par unité de surface des meilleures batteries actuelles. Croyez vous franchement que les brevets seront utilisés? Tant que l’on parle de petits progrès dont le coutde production par KW est èlevé , il n’y apas de problème pour leur production. Mais si quelqu’un se mettait à vendre aux particuliers une technologie qui èvite de plus payer l’ènergie, il se retrouverait en prison ou pire…Tout ce qui empèche de taxer l’energie met en danger notre modèle èconomique. Et les milliardaires et multinationales sont bien trop puissantes pour que cela arrive un jour, sauf catastrophe..

      1. Les avancés sur la connaissance des nanostructures permettent d’envisager de fabriquer des batterie ayant 1000 fois la capacité par unité de surface des meilleures batteries actuelles.

        Dans 10 ans, certainement. Dans un an ou 2, surement pas.

        1. Toujours est-il que ces nano structures existent. Est ce que le gouvernement s’y interesse? Je crains toujours que nos meilleurs chercheurs quittent la France…

          1. Pourquoi attendre que l’Etat soit intéressé ? Si c’est prometteur, il y aura assez de sociétés privées pour faire les recherches nécessaires et y consacrer des moyens. Si ce n’est pas prometteur, l’Etat n’a pas à y mettre de l’argent.

      2. Arrête Martin, si tu continues tu vas nous parler du moteur à eau dont le secret est parti dans la tombe de son inventeur… assassiné par une monarchie pétrolière.

        Me feront toujours marrer ceux qui pensent qu’on peut découvrir une invention révolutionnaire et la garder dans un coin !

        1. J’ai travaillé 8 ans dans un labo européen sur les nanosciences. Mais la dècouverte ètait israelienne…. Une invention rèvolutionnaire de ce genre reste confinée, car elle est trop rèvolutionnaire et les enjeux stratègiques imposent à une nation de la garder pour un usage qui n’est pas du ressort des civils. La France a inventé l’avion qui a volé avant les frères Wright. Mais les boss de l’armée n’y trouva aucun interet…L’Etat français sur les nanos est des plus discret, mème trop pour certains. La maitrise de cette science c’est tout simplement jouer avec Dieu! Et les esprits au sommet ne veulent pas le chaos. Pour les Saint Thomas, il devront attendre…

  4. Bonjour,
    La différence de tarif entre France et Allemagne : c’est sur le hors taxe ou le TTC ?
    Doubler le prix TTC en France est difficilement imaginable !!!

  5. La puissance est une chose, la production annuelle en kWh ou MWh en est une autre, fonction du taux de charge. Une puissance P (en MW) des EnR, ne veut pas dire que leur production annuelle sera de P (MW)*365*24 =P*8760 MWh, mais de P1*365*24*0,15 =P1*1314 pour le solaire et P2*365*24*0,23 = P2*2014 pour l’éolien. Donc 32% de production réelle (en MWh) par du renouvelable en 2030, cela veut dire combien de centaines de milliers d’éoliennes tueuses de biodiversité et destructrices des paysages de notre douce France ? Imaginer que nous aurons une électricité compétitive, stable, gérable indépendamment des caprices d’Eole, des cycles jour/nuit et de l’ensoleillement, relève de la plus parfaite irrationnalité.

    1. Sans compter les décès dus aux infra-sons des moulins à vent de 300 m de haut ❗

  6. Si l’on veut des solutions énergétiques performantes, durables, avec une grande sûreté de fonctionnement, alors la surgénération 238U et 232Th est la meilleure alternative. Ces centrales de génération IV sont toutes deux à neutrons rapides, donc faciles à conduire, peuvent s’arrêter et redémarrer très rapidement et ne nécessitent pas d’enrichissement de l’uranium. Leur niveau de sûreté de fonctionnement est excellent. Par ailleurs, le surgénérateur 238U, qui brûle du plutonium, peut nous débarrasser de ce déchet très radioactif et dont la durée de vie est de 24000 ans. Enfin, leurs déchets, au bout de 300 ans, sont 10 000 fois moins radioactifs que ceux des centrales actuelles. Le CEA travaille actuellement sur un projet de centrale à thorium (projet ASTRID), qui permettrait de produire de l’énergie électrique compétitive, non intermittente, pendant plusieurs millénaires. Nous avons en outre l’expérience de Phénix, et nous pourrions de suite installer des mini-centrales de ce type, qui pourraient progressivement remplacer quelques centrales classique en attendant la mise au point de la centrale à thorium, qui devrait être finalisée dans environ 5-8 ans. Voici donc les meilleures pistes pour l’avenir et il importe de les financer en cessant de rêver que les EnR sont la bonne solution.

    Je rappelle que l’exemple de l’Allemagne est un mauvais exemple. En effet, suite à sa décision irrationnelle et précipitée de réduire la production du nucléaire, l’Allemagne construit des centrales à charbon et à lignite pour pallier aux défauts des EnR, ce qui dégage de plus en plus de CO2 (je précise que le CO2 n’a aucun effet mesurable sur la TMAG – température moyenne annuelle globale). En France il serait complètement délirant de défigurer notre pays avec des centaines de milliers d’éoliennes tueuses de biodiversité et des centrales solaires géantes qui utilisent toutes énormément de surface… En outre, la puissance fournie par l’éolien est fluctuante comme le cube de la vitesse du vent, ce qui pose, outre l’intermittence, d’énormes problèmes d’équilibrage du réseau de transport, et ce qui nécessite des centrales d’appoint à démarrage rapide, donc à combustibles fossiles.
    Voir : http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE

    1. Sans compter l’énergie grise, s’il faut dix fois plus d’éoliennes, on est à plus de 500 g de CO2 pat kWh.
      Ce n’est pas une paille.

    2. Pellen (l'auteur)

      Je voudrais dire à jipebe29 que, s’agissant de la ressource électro énergétique dont dispose réellement la France et sur la pérennité de cette ressource, il est le seul à être dans le vrai sur toute la ligne. La plupart des autres spéculations et divagations aux prétentions technico scientifiques salutaires, le plus souvent gratuites ou véhiculant la fumeuse thèse du complot impérialiste, ne traduisent ici que des complicités supplémentaires au suicide collectif qu’un pouvoir rarement aussi irresponsable et aussi incompétent est en train d’organiser dans l’indifférence générale.
      Et je pèse mes mots, eu égard à l’implacable exigence physique selon laquelle, sans un accès suffisant à un volume d’énergie suffisamment important, le plus petit processus naturel ou artificiel n’a pas la moindre chance de se développer ici bas, comme dans le reste de l’Univers.
      Pour en revenir au formidable potentiel électro énergétique que représente la surgénération, songez que, sur le carreau de Pierrelate, la France dispose d’un stock sans cesse croissant de 500 milliards de tonnes d’équivalent pétrole en uranium appauvri, suffisant pour alimenter le pays en électricité au rythme actuel… durant plusieurs milliers d’années. Si Superphénix n’avait pas été sabordé et si la filière Phénix, dont le succès a été total, avait suivi le cours normal de son développement, donnant lieu à des successeurs, cette ressource serait immédiatement exploitable.
      Au lieu de cela, les rhétoriciens minables de la petite politique de droite comme de gauche, orfèvres du discours stérile aux grandiloquentes prétentions humanistes, méprisants à l’égard de tout ce qui touche à la techno science, ces gens ont soigneusement fait en sorte qu’une trahison nationale historique soit en passe d’être définitivement consommée…
      …Et ceci pour le plus grand bonheur de Russes, Chinois, Indiens, Coréens et même Japonais reprenant sans vergogne le flambeau de la science nucléaire française qui éclairait naguère le Monde. Rosenergoatom vient par exemple d’annoncer que le surgénérateur Beloyarsk 4 de 800 MWe a atteint le stade de fonctionnement critique, qu’un autre surgénérateur plus puissant de 1200 MWe est prévu d’ici 2020, qu’une collaboration russo-chinoise est envisagée pour deux surgénérateurs de 800 MWe en Chine.
      De leur côté, les Indiens ne tarderont pas à mettre en service des surgénérateurs qui ne sont que des versions améliorées de notre Superphénix, tandis que, contrairement à ce que prétend une certaine propagande, les Japonais sont loin de se disposer à abandonner la mise au point de leur prototype de Monju.
      D’une façon générale, une industrie nucléaire française qui a perdu le moral tend également à perdre du terrain à l’international, un peu partout ailleurs qu’en Europe, au profit de la Russie et de l’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en témoigne les liens ci-après : http://fr.ria.ru/business/20140729/201976026.html et http://lenergeek.com/2014/08/06/centrales-nucleaires-flottantes-une-filiere-davenir-en-russie-et-en-asie/.

      Et qu’on ne nous rebatte pas les oreilles avec le soi-disant développement d’un Surgénérateur ASTRID réputé de quatrième génération, qui ne verra probablement jamais le jour et dont les financements et les initiatives de R et D ont toutes été ramenées au point mort par le pouvoir actuel. Plus que partout ailleurs, en effet, la trahison des intérêts supérieurs de la Nation n’est aussi patente qu’au CEA. Au point qu’une importante communauté de scientifiques et de chercheurs en soit récemment arrivée à s’alarmer publiquement et à interpeller les amateurs qui nous servent de ministres. Sur ce point, j’engage vivement le lecteur à prendre connaissance de quoi il retourne au lien suivant http://www.huffingtonpost.fr/mariebernadettealepetit/recherche-commissariat-a-lenergie-atomique_b_4609249.html.

      1. Cela me rappele le dèbat en direct en 2007, entre Sarkosy et Royal sur la place du nuclèaire pour l’èlectricité. La France n’est pas une dèmocratie du peuple, mais celle des jacobins depuis que DeGaulle est parti du pouvoir. La technologie est maitrisée pour les fast breeder. Avec Royal qui empèche l’augmentation de l’èlectricité en France, cette dame met en danger l’avenir de notre indèpendance ènergètique. Il n’y a pas d’opposition en France, et les français très divisés pour èviter une rèvolution sont confrontés à la solidarité obligatoire, car la liberté de choisir ne fait plus parti de nos droits. Nous sommes arrivés au règime de la Corée du Nord, sauf que la peine de mort n’est pas pratiquée, mais il y a tellement de moyens de tuer une adversaire politique quand la Justice parle à l’Exècutif qui lui implore de respecter la sèparation des pouvoirs. Il faut donc comprendre que de nouveaux gros sacrifices financiers seraient nécessaires pour le nuclèaire. C’est à dire faire payer le KW comme dans les autres pays…Taboo

  7. Il est pour moi déjà trop tard, le spectre politique et médiatique est tout acquis à la « transition » énergétique. Ils vont tuer le nucléaire, cela va couter une fortune, mais ce ne sera pas eux qui paieront: Royal comme les autres iront donc jusqu’au bout.
    En 2030 ils ne seront plus aux commandes, et plus responsables…

  8. correctement isolée à la ouate de cellulose, dotée d’un système de gestion des stores « maison », d’une VMC double flux et de vitrages spécifiques (pas plus chers que ceux de KparK & cie) – est restée dans la plage 18°C – 23°C alors qu’elle n’était pas encore habitée et que dans le même temps, les températures extérieures variaient entre -16°C et 35°C…

    il y a un moment où dans une discussion,où il faut arrêter de raconter n’importe quoi
    Si au moins , vous nous aviez dit que les murs étaient fourrés au CO2, on aurait pu douter…

    et partant de ce constat ,tout le reste de votre discours, n’est pas crédible.

    1. Oui il y a des fois ils nous prennent vraiment pour des enclumes…. 34°C d’écart…

      Ou alors elle était à 20 mètres sous terre, ce qui explique tout… mais on ne dit plus « construire sa maison » mais « creuser sa maison »

      1. « creuser sa maison »

        C’est ce faisait les gens aux abords de la Loire dans les falaises : confort inégalé !

        Cela reviendra à la mode …

      2. Pour l’isolation , il y a des possibilité importante de faire des èconomies en particulier quand les habitations sont surtout des conducteurs thermiques. Cela engendre des travaux couteux car les normes de sècurité de travail imposent des èchafaudages quand il est question de faire un travail èvitant les ponts thermiques etc..Il est tout à fait possible d’isoler de 34 C d’ècart. Le calcul part du principe qu’il faut èviter les pertes sur une durée de 8 heures qui reprèsente une nuit. Après on estime si une perte de 1 ou 2 degrés sont acceptables pour abaisser le cout de l’isolation. Certains gas sont moins conducteurs que d’autres. Mais en gènèral en laissant un espace de 16mm entre deux parois thermiques, on èvite le transfert de flux qui lui existe jusqu’à 12mm sans mouvement de l’air. C’est la raison qui explique les espaces entre les double vitrages. Maintenant il est existe des produit encore plus performant qui resiste à des ècart de plusieurs centaines de degrés par cm d’èpaisseur. Le vide absolu sans photon ètant le meilleur isolant, il est possible de maintenir des ècart de tempèrature de plusieurs centaines de millions de degrés au voisinage de tempèratures proches du Zèro absolu (-273 °C). C’est ce qui a lieu dans les Tokamaks, les rèacteurs à fusion thermonuclèaire qui ont servi a dèfinir la taille du Rèacteur Iter construit en France à coté du CEN de Cadarache. @gameover. J’ai travaillé 12 ans sur de telles machines du futur, mais bon on peut toujours se marrer…

        1. Oui, mais s’il faut se loger dans un Tokamak, c’est très original, et certainement un peu cher. :mrgreen:
          Peut-être à Cadarache entre 2 tests ❓

    2. Doutez si vous voulez, mais ne proclamez pas que c’est « n’importe quoi » sans avoir cherché.
      Ce genre de performances n’a rien d’extraordinaire, même dans l’ancien.
      La vieille maison de mon grand père, isolée par l’extérieur dans les années 70, est restée sans chauffage à son décès. La maison est restée saine et sèche, avec une température dans la plage 10-20 ° été comme hiver. Manifestement la chaleur de la véranda, du sol, et de l’unique mur mitoyen suffisait à maintenir une agréable ambiance.
      Avec des isolants modernes et une VMC double flux bien pilotée (qui, l’air de rien, est aussi un engin de chauffage-climatisation, comme un petit démon de maxwell), rester autour de 18° c’est les doigts dans le nez.

      la question est plutôt : combien ça coute, est-ce que l’économie de chauffage/climatisation rembourse l’investissement en isolation ?
      L’isolation a des rendement exponentiellement décroissant (si une couche divise par 2 la perte, alors la première fait économiser la moitié, la seconde un quart de plus, la troisième un huitième , etc. ), il y a donc un point où l’isolation supplémentaire coute plus en énergie à mettre en place, que ce qu’elle permet d’économiser…

      1. une VMC double flux bien pilotée (qui, l’air de rien, est aussi un engin de chauffage-climatisation

        ben voyons
        je répète, n’importe quoi

        une VMC bien ou mal pilotée, perd des calories, sauf si elle inclut une pompe à chaleur.
        donc, c’est n’importe quoi
        et la maison de votre grand père, avec sa véranda, par -15 au mois de décembre, on y gèle.

        j’ai installé des maisons basse conso, et comme le démontre une étude comparative menèe en Allemagne, les performances ont été largement surévaluées,et sans apport d’un chauffage, ces maisons sont inhabitables, sauf éventuellement pour des esquimaux…

  9. J’adhère et j’applaudis à ce triste mais réaliste constat que nos gouvernants sont à ce point incompétents et peu soucieux de l’intérêt du pays. Et encore ce constat peut s’étendre à d’autres domaines que la politique énergétique : aucune vraie réforme n’a été mise en place sur les sujets brûlants que sont l’éducation, la fiscalité, les retraites… ce qui explique l’échec sur toute la ligne du pouvoir en place à endiguer le chômage, la dette publique, et le recul industriel. Et justement, la casse voulue de l’outil nucléaire ne peut qu’accentuer le déclin de notre pays.
    J’approuve l’appel à la désobéissance des opérateurs de Fessenheim ou de la centrale qui serait sacrifiée pour initier la décroissance du nucléaire de 75 à 50%. Et je vais plus loin : j’encourage les opérateurs de toutes les autres centrales nucléaires à réduire la production dans ces proportions, pour montrer à nos politiques inconscients l’effet d’un manque de production nucléaire.
    Avant d’en arriver à cette saine désobéissance civile, il reste une bataille juridique à mener pour que le projet de loi soit invalidé par les instances suprêmes comme elles ont su le faire pour d’autres projets proposés par la même majorité. En effet notre Constitution interdit la spoliation des biens, qu’ils appartiennent à un particulier ou à une Société de droit privé (EDF en est dorénavant une). En toute logique, la volonté malsaine du pouvoir Rose/Vert de déposséder l’exploitant nucléaire et ses clients de l’outil de production, devrait être contrée par les Sages.
    Ceux-ci renverront nos fantasques dirigeants à leurs chères études, avant que le peuple ne le confirme définitivement dans les urnes.

  10. Mais d’où sort cette article ??
    Qu’y est-il démontré ?

    Nous parlons de fermeture de centrales…très bien, alors, commençons par le plus simple !

    Quels sont les,composants qui rendent la durée de vie de la centrale imprononçable à l’infini ? Qui décident, et quand, de la prolongation de la durée d’exploitation de la centrale ?

    Puis, une fois arrêtée, la France a t elle tous les outils pour démanteler ces centrales ? (Un indice : demandez à F.Fillon la mesure qu’il a prise en 2011 pour que les mises en demeure de l’ASN vers EDF soient sans avenir..

    Bref, pour parler d’un sujet aussi complexe, répondez déjà à ces questions pour nous démontrer votre connaissance du sujet..pour le moment, cet article est un vide complet !!

    1. Si vous aviez un minimum de curiosité et, surtout, de culture pour les comprendre, vous auriez en abondance les réponses aux questions essentielles posées à notre pays par la question énergétique. Vous constateriez que ces questions n’ont pas grand chose à voir avec les incohérentes considérations de comptoir de bistrot que vous exprimez ici. L’invective ne fait pas office de témoin de compétence et l’aptitude à « parler d’une sujet aussi complexe » ne se décrète pas : c’est un métier et c’était le mien !
      En revanche, vous vous gardez bien de répondre à la principale question posée par mon article : quel prix êtes vous PERSONNELLEMENT prêt payer notre sortie du nucléaire ?… Vous savez, celle qui commence à faire les délices de nos amis Belges ! Cf « Trois centrales à l’arrêt : la situation est tendue » au lien http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20140815_00513799
      …Mais je me demande pourquoi je réagis à ce bavardage stérile.

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