Le gâchis écologiste

Publié Par Michel Gay, le dans Énergie et matières premières

Par Michel Gay

Parc éolien CC NguyenDai

Les écologistes antinucléaires sont les champions du gaspillage. Qui l’eut crû ? L’accusation semble grotesque car l’écologie prône la sobriété et le recyclage. Comment un courant de pensée qui exhorte à se limiter et à consommer moins et mieux, peut-il conduire au gaspillage ? Pourtant, la politique énergétique « verte », c’est-à-dire surtout antinucléaire et soutenant les éoliennes et les panneaux photovoltaïques (PV), se solde par un prodigieux gaspillage de ressources.

Vouloir détruire une industrie nucléaire florissante, productrice de richesses1 et qui fonctionne en toute sûreté, pour la remplacer par des énergies intermittentes et ruineuses, est un consternant gaspillage de moyens, d’argent et de talents. Même le recyclage du combustible nucléaire est voué aux gémonies par les antinucléaires. Ce qui est une vertu partout ailleurs devient une tare dans le nucléaire. Ils s’échinent à montrer, jusque là sans succès, que ce n’est pas rentable. On aimerait les voir dépenser autant de vigueur pour s’intéresser à la rentabilité des éoliennes et, surtout, du PV…

La marche forcée, avec l’argent des consommateurs et des contribuables, vers les énergies renouvelables est une stratégie suicidaire parfaitement assumée par les « décroissants » et autres « altermondialistes ». « Sauver la planète » (qui n’a rien demandé) constitue pour eux une priorité au dessus des nations, des sociétés, des peuples et même des humains. Hermétique aux arguments techniques et économiques, les antinucléaires considèrent que le nucléaire ne serait tout simplement pas « moral ». Mais organiser la pénurie et la misère ne semble pas gêner leur sens moral.

L’insertion forcée « au chausse-pied » des éoliennes et du PV dans le paysage énergétique, accompagnée d’un apprentissage (forcé aussi ?) de la sobriété, permettrait, selon les antinucléaires, de compenser la « sortie du nucléaire ». Cette future société est activement souhaitée par des idéologues et des crédules en mal d’un retour à la « mère nature », forcément bienveillante, ce qu’elle n’a jamais été… Des commerciaux en recherche de juteux contrats subventionnés par des crédits publics (nos impôts) profitent aussi de ces lois et réglementations iniques. Ces investissements, souvent spéculatifs, visent à engranger une rente étatique qui est le résultat de l’incurie de certains élus et ministres.

Pour illustrer l’absurdité de ce gaspillage masqué des éoliennes et du PV, et à quel point ces deux moyens de production constituent une impasse technique et financière, prenons l’exemple d’une famille sur une île qui a besoin au maximum, et par moments, de 3 kW de puissance électrique pour faire fonctionner ses appareils (four, cafetière, lave-linge, réfrigérateur, congélateur, aspirateur, éclairage…). Elle installe 3 kW d’éoliennes pour les jours venteux, 3 kW de PV pour les jours ensoleillés sans vent et… un groupe électrogène de 3 kW pour les nuits sans vent. Elle devra aussi acheter des batteries (onéreuses) pour stocker une partie du surplus d’électricité des jours venteux et ensoleillés qui fourniront jusqu’à 6 kW à midi et dont la moitié au moins serait perdue sans moyen de stockage. Cette famille devra être riche car elle paiera quatre systèmes différents et onéreux pour bénéficier de l’électricité quand elle en a besoin. Les familles françaises sont-elles riches au point de financer cette débauche de moyens de productions ?

Cette orientation absurde, ce gaspillage éhonté des finances publiques et des talents, résulte de l’incapacité des gouvernements à remettre en cause la pertinence de la politique énergétique européenne actuelle d’inspiration écologiste et antinucléaire. Indispensable au maintien de notre approvisionnement électrique bon marché, la construction et l’entretien des centrales nucléaires sont rendus de plus en plus chers par le millefeuille des contraintes de sécurités draconiennes encouragées par les mouvements écologistes. Des agitateurs antinucléaires tentent d’affoler les populations pour influencer le législateur afin qu’il rende le nucléaire de plus en plus cher pour l’écarter du marché.

Ainsi, Bernard Bigot, administrateur général du CEA déclarait le 10 avril 2014 à l’Assemblée nationale : « Si après un retour d’expérience de plusieurs décennies, nous avons atteint un niveau de sûreté satisfaisant, celui des critères les plus exigeants pour l’ensemble des acteurs et pour la population, pourquoi me donnerai-je pour objectif d’aller encore plus loin, handicapant ainsi le développement en question. Si déjà la démonstration claire est faite que le premier réacteur de quatrième génération a le même niveau de sureté que celui que j’évoque et qu’il est capable de satisfaire les exigences de sureté les plus élevées, je ne sais pas ce que signifie « plus de sureté » que cela. L’exigence de sureté que je donne à mes équipes, c’est le même niveau de sureté que celui qui a été atteint pour les réacteurs de troisième génération et que je considère comme l’optimum – et je ne vois pas ce qu’il y a de mieux que l’optimum ».

Création d’emplois ?

Créer un emploi subventionné qui coûte plus cher à la collectivité que la richesse qu’il produit est un gaspillage d’argent public… et d’emplois. La logique qui conduit à supprimer des emplois dans la filière nucléaire pour en créer dans les éoliennes et le PV revient à remplacer un camion permettant l’emport de 10 tonnes de marchandises par 100 brouettes transportant chacune 100 kg. On embaucherait ainsi cent fois plus de personnel mais est-ce un bon calcul pour livrer les supermarchés à travers la France ?

L’université Juan Carlos2 à Madrid indique qu’un emploi vert détruit 2,2 emplois par ailleurs car il entre en concurrence avec des activités non subventionnées. De plus, l’argent ainsi consommé à perte ne sera pas disponible pour des investissements plus productifs.

En Allemagne, la catastrophique loi sur les énergies renouvelables (Energiewende) a coûté 435 milliards d’euros de 2000 à 2013 pour aboutir à l’inverse du résultat attendu : les émissions de CO2 ont augmenté de 7 millions de tonnes (MT) par an, passant de 342 MT en 2000 à 349 MT en 2012. Bien joué ! De plus, le miracle des emplois verts s’évanouit suite principalement à l’effondrement de l’industrie solaire allemande face à la concurrence chinoise. En 2013, les emplois dans l’industrie du renouvelable ont chuté de 13% et les investissements dans ce secteur ont chuté de 20%. Plus de 15 ans après le début des subventions à l’énergie « verte », presque aucun emploi n’est financièrement indépendant. Hans-Werner Sinn, Président de l’IFO3 de Munich a déclaré4 : « Pas un seul nouvel emploi n’a été créé grâce aux subventions pour ces technologies inefficaces, mais de la richesse a été détruite ».

En France, le rapport de la Cour des comptes du 16 janvier 2014 souligne la légèreté des choix énergétiques engageant des dizaines de milliards d’euros sans résultats tangibles. Au contraire, la production erratique et prioritaire des éoliennes et du PV en France, mais aussi en Allemagne, a déstabilisé le marché de l’électricité dont certains moyens de production classiques à gaz, indispensables à l’équilibre du réseau, ont été fragilisés. Or, il n’y a pas d’éolien ni de PV sans centrales à gaz (ou pire à charbon) en appui pour équilibrer la production et le besoin pendant les périodes sans vent ni soleil, notamment la nuit. Pourquoi alors avoir choisi de subventionner à outrance les moyens de production d’électricité les plus onéreux, l’éolien et le PV, pour réduire les émissions de CO2 ? Pourquoi ne pas avoir investi dans la modernisation et la construction de nouvelles centrales nucléaires qui n’émettent ni CO2 ni particules nuisibles pour la santé ?

Ces choix irresponsables font augmenter le coût de l’électricité. Les antinucléaires tentent de faire croire que c’est la faute au nucléaire. Or, même s’ils ont tout fait dans ce but pour le disqualifier, et ils ont partiellement réussi, la réalité est qu’il faut bien rembourser les milliards d’euros improductifs engloutis dans les éoliennes, et surtout le PV, par le biais des impôts et de la CSPE5 sur les factures. Le gouvernement cherche depuis longtemps à reculer les échéances de ces hausses impopulaires et cette temporisation fragilise maintenant les comptes d’EDF pour les futurs investissements.

La plupart des pays développés ont engagé des réformes, avec pour priorité l’amélioration de leur compétitivité industrielle et de leur sécurité énergétique. La France semble avoir perdu de vue ces deux objectifs. Les États-Unis se sont engagés dans le gaz de schiste, le Japon va redémarrer ses réacteurs nucléaires après avoir pansé ses plaies dues au Tsunami qui a provoqué 20.000 morts (la centrale de Fukushima a fait, et fera, zéro mort selon le rapport de l’OMS de 2013), l’Espagne a arrêté le développement des éoliennes pour se concentrer sur le gaz (naturel ou de schiste, c’est le même méthane), et l’Allemagne, si « écologique » dans ses déclarations, exploite sans vergogne ses immenses mines de charbon sur son territoire et a autorisé l’exploitation du gaz de schiste.

Semblant ignorer superbement le reste du monde, le projet de loi présenté à la presse le 18 juin 2014 par la ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie intitulé « La transition énergétique : un nouveau modèle énergétique français » se réduit à une succession de non-sens, pour ne pas dire d’absurdités.

  • Absurdité des objectifs fixés qui consistent à mettre en forme la future pénurie sciemment organisée en divisant par deux la consommation d’ici à 2050 (alors que la population augmente), à plafonner la puissance nucléaire à son niveau actuel (63,2 GW), et à préparer l’envolée des prix de l’électricité pour financer les énergies renouvelables. C’est tout simplement irréaliste et on se demande comment l’intelligence des directeurs de cabinet diplômés de grandes écoles nationales (X, Mines, ENA) a pu être autant dévoyée par la servilité due à leur ministre ou président.
  • Absurdité économique avec le saccage programmé d’une filière nucléaire française d’excellence dont le remplacement est censé être assuré par des éoliennes et du PV pour 250 milliards d’euros sur 10 ans, sans tenir compte du stockage nécessaire pour gérer des énergies erratiques, voire intermittentes. C’est une impasse technique et c’est financièrement ruineux pour le pays.
  • Absurdité politique enfin d’une démarche dont la seule logique, semble t-il, est de donner des gages aux « Verts », certes agressifs mais minoritaires, pour conserver « une majorité ».

Il est stupéfiant de constater dans ce projet de loi que, si on remplace les mots « vert » et « renouvelable » par « nucléaire » en conservant le reste, ce texte « qui se paie de mots et de rêves » retrouve du sens et devient cohérent ! Valoriser des nouvelles technologies (nucléaires de quatrième génération), conquérir de nouveaux marchés (réacteurs et traitements des combustibles), transport propre (électricité nucléaire), baisser la facture énergétique du pays, améliorer l’efficacité énergétique et la compétitivité des entreprises, deviennent des expressions qui ont du sens dans le cadre d’un développement de la filière nucléaire en France.

Comment peut-on encore prétendre combattre le chômage par la croissance « verte » et en même temps améliorer la compétitivité des entreprises alors que c’est un fiasco en Allemagne, en Espagne et en Italie, pays dit « en avance » sur la France dans l’investissement raté dans les énergies renouvelables. La Grande-Bretagne a fait un choix différent et s’engage résolument dans le nucléaire en prévoyant de construire 10 réacteurs nucléaires avec l’aide des Français et des… Chinois. Le nucléaire russe et coréen s’exporte bien (Turquie, Jordanie, Arabie-Saoudite). Merci pour eux. Le dogmatisme antinucléaire rend-il aveugle à ce qui se passe autour de nous ?

La politique énergétique de la France doit faire appel au bon sens dans l’intérêt du pays. La priorité doit être de redéfinir la politique européenne de l’énergie afin de valoriser son parc nucléaire, de le développer et de prolonger sa durée de vie au moins jusqu’à 60 ans si possible. C’est déjà le cas aux États-Unis pour les mêmes réacteurs. Les Américains commencent même déjà à envisager les 80 ans.

La sécurité énergétique financièrement soutenable du continent européen passe par un arrêt du gaspillage des subventions inutiles dans les énergies renouvelables et par un essor du nucléaire.

  1. La vente de la production d’électricité d’un réacteur nucléaire de 1000 MW rapporte un million d’euros par jour. La production de 420 TWh /an d’électricité nucléaire évite l’importation de 20 à 30 milliards d’euros de gaz par an.
  2. Professeur Gabriel Calzada Alvarez, de l’Université Roi Juan Carlos de Madrid : « Étude des effets sur l’emploi des aides publics aux sources énergétiques renouvelables / 2009».
  3. IFO : « Institut für Wirtschaftsforschung » de Munich est l’institut de recherche économique responsable de l’indicateur du climat des affaires. Il est établi sur la base d’une série de questions posées à environ 7000 chefs d’entreprises allemandes et publié chaque mois pour chaque branche.
  4. Journal Die Welt, 26 mai 2014.
  5. CSPE : Contribution au Service Public de l’Électricité incluse dans la facture d’électricité et en augmentation rapide.
  1. Je ne connais pas de domaine technologique autre que la production d’électricité où le progrès marche à reculons.

  2. Oui, je crois que vous n’êtes pas le seul à partager ce point de vue.
    En ce qui concerne le nucléaire, compte tenu que les risques inhérents à cette technologie lui soenit essentiellement propres , il est parfaitement possible que le nucléaire soit rejeté si les gens refusent le voir arriver toute pollution radioactive…c’est un critère de décision comme un autre . Vous avez beau comparer les conséquences sanitaires ou économique mais si les gens retiennent pas de tchernobyl chez moi quelqu’en soit le cout en vue humaine(!) et ben ce sera ainsi.
    Pour le vent et le solaire,le critère est la capacité à émettre moins de CO2, la rentabilité économique devient accessoire, et peut importe que la consommation de CO2 augmente maintenant si ses zélateurs peuvent pretendre qu’un jour on aura une société qui aura besoin de courant pile quand il y en aura avec le vent et le soleil…et que cette société sera plus riche ( il suffit de changer les critères retenus pour définir la richesse voyons).
    Je n’y crois pas une seconde, mais peu importe, il suffit de convaincre les gens sur votre ile qu’un jour ils n’auront plus besoin de leur groupe électrogène car il auront ( ou leurs enfants) effectué leur passage dans l’ecoconsommation responsable et ils achèteront… vendre du rêve…ça marche..vous aurez beau leur faire remarquer que vous n’imaginez pas un tel monde, on pourra vous rétorquer que vous manquer d’imagination.

    Faire peu aux gens, et vendre du rêve…

    Notez bien que vous adoptez une stratégie similaire, vous dites le prix va encore monter, vous serez plus pauvre perdrez des emplois… vous faites peur.

    Il me semble qu’on devrait déjà briser l’analyse foireuse qui est faite de celle du monde dans le quel on vit…
    qui n’est pas si terrible pour l’être humain, si on le compare au passé ou aux régions où on ne consomme pas d’énergie fossile..on devrait admettre que le progrès a bien sur des effets secondaires indésirable mais que il a aussi d’enormes bienfaits…

    Les raisons données pour changer de société , outre le changement climatiques sont notre empoisonnement aux « produits chimiques », la disparition des bestioles ( abeilles), nos cancers, la « malbouffe », le bien être animal ou autre….tout ça peut se relativiser ou se réfuter…assez curieusement, c’est sans doute là où les gens sont les plus convaincus, parfois un interlocuteur que vous arrivez à convaincre qu’une des ces peurs est infondées ou exagérée vous ressortira la m^me argumentation le lendemain…il sait juste au fond de lui un peu plus que c’est du vent mais visiblement l’objet est ailleurs il est d’abord foncièrement convaincu que ce monde est mauvais et qu’on doit le changer aussi user d’argument sfallacieux est justifié par la cause et peut importe que TOUS les arguments soient fallacieux si il l’ignore; pire peu importe si les arguments sont contradictoires, la science nous tue tout en causant la surpopulation, il ne faut plus consommer de pétrole et d’ailleurs il n’y en aura plus…

  3. Vous oubliez que suite à Fukishima, TEPCO a été nationalisé, coût pour l’état Japonais : 10 Mds d’€.
    Ensuite le coût de la catastrophe est estimé à 100 Mds d’€ va bien sûr être payé par la collectivité.
    On arrive à 110 Mds d’€ de « subventions » pour une seule catastrophe… Je ne compte pas Tchernobyl, le régime étant socialiste cela fausse tout.

    Enfin statistiquement dans le nucléaire civil on a une catastrophe majeure (6 ou 7 sur l’échelle de l’INES) tous les 25/30 ans. A chaque accident majeur la pression sur le nucléaire civil s’accentue, ce n’est pas déconnant de chercher d’autres solutions.

    1. Avec des arguments tels que vous les invoquez (souvent extraits de sources douteuses),
      c’est plutôt qu’un alias « ignare » dont il faudrait affubler vos dires !
      Partisan du refaire l’histoire, en conformité avec vos dogmes et croyances ?

      La probabilité que vous soyez heurté (et nous tous) par une des 12.000 comètes identifiées est aussi haute que celle d’un Tchernobyl-bis (une erreur humaine, conjugée à des technologies soviétiques d’antan). N’oubliez pas la tectonique des plaques, les tsunamis et le volcanisme terrestres (tous phénomènes naturels, incontrôlables) dont les effets sont dommageables pour les terriens… lambda et idéologues inclus !

      1. Vous oubliez un avion qui tombe sur une centrale, avec les temps qui courent, c’est très probable.

        1. Hypocrite Hérisson

          .
          Il faut comparer les effets sur la santé en proportion de la quantité d’énergie produite, la ramener au kWh.

          Si 1 technicien, 1 seul, attrape un rhume en installant un moulin à vent, l’éolien est plus toxique que le nuc.

          Si un technicien, un seul, se casse une jambe sur une éolienne, le vent des dix fois plus toxique que le nuc.

          Par kWh distribué s’entend.

        2. Il semble qu’un avion est il me semble moins d’angereux qu’un missile : l’avion s’applatit comme une crêpe et c’est lincendie du kérosène qui est à craindre, tandis que les missiles sont fait pour perforer.

          Maintenant, demandez vous quel serait l’impact du crash d’un avion sur un complexe pétrochimique, un barrage électrique …

        3. marc > Vous oubliez un avion qui tombe sur une centrale, avec les temps qui courent, c’est très probable.

          Vu la taille des réacteurs, il faut bien viser…

          http://postimg.org/image/pyohi42wz/

          Et bien sûr, il faudrait au moins un avion de ligne, pas un avion de tourisme.

          1. alqueida possèdent des bons pilotes d’après le 9/11.

    2. Biouf : « On arrive à 110 Mds d’€ de « subventions » pour une seule catastrophe…  »
      ——————–
      Tepco paye des dizaines de milliards PAR AN, en impôts et taxes à l’Etat. Donc en terme de bilan, le nucléaire reste largement positif, il suffit de voir l’explosion du déficit commercial japonais suite à la fermeture totalement irrationnelle du nuke dans tout le pays.
      Soit dit en passant, une grosse partie des coûts de Fukushima est due à l’hystérie anti-nucléaire : on a évacué des zones dont la radioactivité est inférieure à ce qu’on trouve naturellement sur les plages de Rio (et ne parlons même pas de Guarapari). Eh oui, l’hystérie collective, ça a un coût !

      « Enfin statistiquement dans le nucléaire civil on a une catastrophe majeure (6 ou 7 sur l’échelle de l’INES) tous les 25/30 ans. »
      ————————
      Allons, il y a eu en tout DEUX accidents nucléaires civils en Occident qui ont fait ZERO mort (ce que vous appelez « catastrophe »).
      Vous croyez sérieusement qu’il y a besoin de faire des statistiques sur les chiffres 2 et 0 ? Laissez ces « statistiques » aux andouilles d’escrolos.

      1. Vous oubliez que le Kw nucléaire est nettement moins onéreux comparativement aux énergies sponsorisées, ce qui a pour effet un pouvoir d’achat accru pour le contribuable et par voie de conséquence de l’argent injecté dans l’économie réelle. Sur une période de 25/30 ans, l’économie est stratosphérique.

    3. « TEPCO a été nationalisé » : ça tombe bien, en France, EDF est déjà nationalisé (ou c’est tout comme).

      « ce n’est pas déconnant de chercher d’autres solutions » Si vous cherchez avec votre fric et pas le nôtre, aucun problème ! Cherchez autant que vous voulez, c’est votre droit, mais laissez en paix ceux qui ont déjà trouvé la solution.

      1. Commencez donc par inventer un nucléaire qui ne tue que les pronucléaires, et on en reparle…

        1. Et du PV qui ne grille que les écolos … :mrgreen:

  4. On vend le nucléaire comme « garantissant l’indépendance énergétique de la France ». Qu’en est-il de la chaîne d’approvisionnement en uranium ? Je ne crois pas que les gisements français (s’il en existe encore) sont encore exploités…
    En dehors de ce point je suis plutôt d’accord avec l’article, il me semble que le nucléaire est la seule solution économiquement intéressante pour faire face à l’augmentation de la consommation à venir, qui est demandée par les même qui réclament la sobriété (oui, parce-que charger les millions de voitures électriques qui remplissent leurs rêves, principalement la nuit d’ailleurs, ça demande des capacités de production aussi !)

    1. « On vend le nucléaire comme « garantissant l’indépendance énergétique de la France ». »
      —————–
      Il s’agit de sécurité et non « d’indépendance », deux notions souvent confondues mais qui ne sont pas interchangeables.
      Et l’uranium, de par la diversité et la nature des pays producteurs (Canada, Australie) offre effectivement bien plus de sécurité d’approvisionnement que le pétrole ou le gaz. Soit dit en passant, le pétrole et le gaz de schiste sont en train de bien changer la donne (les USA sont devenus premier producteur mondial de pétrole).

    2. les gisements français ne sont pas exploités non pas parce qu’ils n’existent pas, mais parce que ça coute nettement moins cher d’aller s’approvisionner ailleurs.
      Et même sans gisement français, il est très facile de stocker des années de combustible

    3. Vous oubliez ou ignorez que
      – il faut très peu de combustible : la France n’importe que quelques milliers de tonnes d’uranium chaque année
      – les réacteurs de 4ème génération utilisent encore moins de combustible et peuvent carburer à l’uranium appauvri que nous avons stocké.

      http://www.cea.fr/energie/astrid-une-option-pour-la-quatrieme-generation/pourquoi-s-orienter-vers-des-reacteurs-de-quatri

      1. Rectifications :

        – la France PILLE l’uranium du Niger (« importe » est un sacré euphémisme)

        – les réacteurs « de 4ème génération », qui ne sont autre que les pauvres avatars du désastreux Superphénix, ne peuvent « utiliser » aucun combustible : il faudrait pour cela qu’ils fonctionnent, or ils sont un échec total depuis 50 ans…

        1. Marrant.

          SuperPhoenix marchait très bien avant que, sous pression des écolos, les socialistes décident de le fermer. Si échec il y a eu, c’est un échec politique. Du a des gens comme vous. Vous ne pouvez pas retenir les conséquences d’une action pour la justifier, c’est circulaire.

          Ensuite, si le nucléaire c’est très mal, l’uranium très dangereux, etc. les Nigériens devraient remercier EDF de les débarrasser de ce très vilain minerai, non? Ou alors l’uranium c’est bien pour les Africains mais pas pour les européens, parce que la peau foncée protège des radiations ? Ou plutôt vous vous en foutez totalement, le seul truc c’est que vous ne voulez pas de nucléaire chez vous, parce que vous avez une peur irraisonnée de ce que vous ne voyez pas, une phobie anti-scientifique et anti-nucléaire ?

    4. Avec les centrales nucléaire de type surgénérateur (comme super phoenix, détruite par les écolos), nous avons assez de combustible stocker en France pour 1000 ans de production.

    5. Vous écrivez « le nucléaire est la seule solution économiquement intéressante pour faire face à l’augmentation de la consommation à venir » par ignorance. Consultez donc les chiffres officiels de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et vous verrez que :

      – pétrole+gaz+charbon = 85% de la consommation mondiale d’énergie
      – énergies renouvelables = 13% (principalement biomasse et hydroélec), part en augmentation
      – nucléaire = 2%, part en baisse

      Il serait donc temps que vous arrêtiez de croire que le nucléaire est une énergie massive, elle est au contraire marginale et en déclin, contrairement à son danger qui est maximal…

  5. Je suis globalement d’accord avec l’article, et sur le fait que le nucléaire est l’énergie la plus rentable.
    Sauf que, il y a quand même trois GROS doutes qui doivent nous conduire à être vigilants et à ne pas défendre cette énergie à tout prix :
    – le coût d’un accident, qui n’a rien à voir avec un accident de centrale classique (pollution sur plusieurs générations, impact génétique, coût économique de la dépollution et de mesures de confinement, etc.)
    – le discours hautain et hautement technocratique sur le petit air bien connu du « nous les Français on est les champions du monde de la sécurité ». Nos « élites » sont surtout championnes de l’auto-congratulation, de la satisfaction béate et de l’aveuglement…
    – le nucléaire français est aux mains de deux monopoles, Areva et EDF, est hautement contrôlé par l’Etat, et la transparence n’est pas son fort. Donc, là encore, grosse méfiance.

    Alors certes, l’éolien ou le solaire n’ont aucune raison d’être subventionnés et sont très loins d’arriver à la cheville du nucléaire en termes d’efficacité. Sauf que ces filières sont largement concurrentielles et lorsqu’une éolienne pète, elle fait infiniment moins de dégâts qu’une centrale nucléaire…

    1. « Sauf que ces filières sont largement concurrentielles et lorsqu’une éolienne pète, elle fait infiniment moins de dégâts qu’une centrale nucléaire… »
      —————-
      Sauf que ça reviendrait à comparer un vélo à un Caterpillar 50 tonnes parce qu’une éolienne, ça produit peanuts par rapport à une centrale nucléaire.
      Si vous voulez comparer ce qui est comparable, regardez la centrale de Mullenberg (dont la majorité des gens de la région ne se doutent même pas de l’existence) et comparez à l’impact sur l’environnement qu’auraient les intermittents « renouvelables » pour produire la même chose :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_M%C3%BChleberg

  6. Les partis écologistes et leur idéologie est le plus grand danger du 21ème siècle : totalitarisme, pauvreté, censure, régression tout azymuth…..

    1. ce sont des luddites

    2. Les écologistes ne sont au pouvoir nulle part, il est donc STUPIDE de leur attribuer les désastres planétaires qui sont au contraire dus principalement aux multinationales de l’énergie et de la guerre…

      1. En France, non ❓

      2. Les écologistes ont été au pouvoir chez nous, en Wallonie (Belgique, si en cas), pendant 5 ans, notamment aux commandes de l’énergie et de l’aménagement du territoire (implantation des éoliennes). Ce fut un désastre qui nous coûte des milliards d’euros, et les écolos ont été durablement étendus pour le compte lors des récentes élections. Pour l’hiver prochain, on prévoit des blackout…

  7. L’écologie politique consiste à financer des chimères avec de l’argent qu’on n’a pas. Les 2 étant des fautes lourdes, une seule conclusion s’impose : Sarkozy et Hollande à la porte !

  8. Je comprend qu’on gueule contre cette loi stupide, mais il faut aussi comprendre que le projet initial l’était encore plus :
    Je ne les connais pas, mais je suis bien certains que les « diplômés de grandes écoles nationales (X, Mines, ENA) » sont parfaitement conscient de la stupidité de la chose et se satisfont d’avoir « sauver les meubles », dans un contexte affreux.

    « plafonner la puissance nucléaire à son niveau actuel (63,2 GW) » doit être considéré comme une grande victoire du lobby nucléaire, parce que le lobby antinucléaire, lui, visait un plafonnement à ZERO.

    De même, l’horizon relativement lointain pour le développement des « renouvelables » laissent de la place pour des dépassement de délais ( 😉 ) et des progrès technologiques rapprochant le prix d’une toiture PV de celui d’une toiture classique (le PV c’est cher, mais guère plus que l’ardoise, en fait).

    1. « (le PV c’est cher, mais guère plus que l’ardoise, en fait). »
      ————————
      Attendez d’avoir vu l’ardoise de l’installateur et de l’électricien. Et on ne parle même pas encore du passage de la grêle et du convertisseur qui lâche au bout de 3 ans.

      1. Regardez les vous même, les ardoises, celle du couvreur classique aussi … Si vous avez une toiture classique fonctionnelle, la démolir pour y foutre du PV c’est juste débile. Par contre si vous avez besoin d’un nouveau toit…
        Et de même, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les appareils modernes (ordinateur, téléphones, lampes à diode et TV, outils sans fils, aspirateurs autonomes…) consomment du courant continu, souvent 12 V ou un multiple de 12 V, qui sort du premier élément juste après la prise : un convertisseur AC/DC ! que reste-t-il comme engin à courant alternatif ? le frigo, des vieux mixers à fil ? peut-être, et encore même pas sûr ; des engins qui existent en version DC, de toute façon … Par conséquent, le convertisseur DC/AC d’une installation PV agréée EDF, c’est juste une relique pour assurer la rétrocompatibilité (et rendre possibles des électrocutions et des incendies qu’un courant 24 V est presque incapable de produire …), mais la logique veut qu’il disparaisse (par contre EDF tient à ce qu’il subsiste, et EDF aurait certainement raison contre la logique pendant un bon bout de temps…).

        1. Vous ne devez jamais laver votre linge et mangez avec les doigts pour éviter la vaisselle …

          Votre ordinateur a surement besoin en outre de 13,5V mini pour charger sa batterie 12V.

          De toute façon, vous avez besoin d’un onduleur de puissance pour réinjecter du courrant sur le réseau.

          P.S. Pour votre toiture, rappelez vous que sa première fonction est de garder votre maison au sec. Gare au fuite et aux joints d’étanchéité ou votre charpente et ce qui est en dessous est foutu.

          1. j’ai pensé aux lave- -vaisselle/linge, l’un comme l’autre sont déjà souvent doté de « moteur universel » qui fonctionnent aussi bien (d’aucun diraient « aussi mal », mais passons…) en AC ou DC, il suffit de le prévoir.

            Oui, le circuit domestique pour des appareil 12 V doit effectivement plutôt fournir 14 V . Et alors ?

            Non, on a pas « besoin » d’injecter du courant alternatif. On le fait parce que EDF l’exige. Cette exigence n’est pas arbitraire ni débile (c’est à cause des transformateurs), mais EDF saurait aussi bien gérer du courant continu si il le fallait.

            PS les évidence comme « un toit c’est fait pour rester au sec », merci, mais je crois que c’était inutile

            1. En basse tension, il vous faut de véritable barreaux pour supporter les intensités de démarrage d’un moteur. Votre circuit électrique va ressembler à de la plomberie (au prix du cuivre, vous en avez pour une fortune)

              Injecter du courrant est avant tout une façon de rentabiliser le sur-dimentionnement de votre installation. C’est vous qui voyez. Ou alors vous arrêtez les lessives quand le temps est couvert. Si vous êtes quand même abbonné à EDF et que tout le monde fait comme vous, EDF triplera sa facture pour amortir ses coûts fixes.

              Je suis sérieux sur le toit et les fuites. Une toiture coute très chère et les fuites aussi. L’eau s’infiltre partout et l’étanchéité est un travail de couvreur et pas d’électricien.

            2. Si vous voulez refaire l’installation électrique de votre maison lorsque vous installez vos PV, vous allez sentir passer la facture. Il va falloir augmenter la CSPE 😀

        2. P : « Par contre si vous avez besoin d’un nouveau toit… »
          —————————-
          Le compte n’y sera toujours pas.
          A Bordeaux, la ville a fait des toits PV d’un gros parking, tous orientés plein sud.
          Coût de l’installation 55 M€. Production annuelle 17 MWh, soit un revenu annuel de 1,7 M€.
          Ce qui revient à … 30 ans pour rembourser l’investissement, càd l’éternité en tenant compte du coût de l’argent (que la ville n’a PAS). Les lois économiques sont aussi implacables que la gravité !
          Car n’oubliez pas qu’au bout de 30 ans, vous ne laissez plus rien aux générations futures, à part des PVs qu’ils devront payer pour être mis au rebut (pollution, environnement, toussa…) alors qu’un toit d’ardoise, lui peut durer un siècle et valorise le patrimoine. Aucun père de famille responsable ne s’embarquera dans une telle folie et si ça lui arrive, il a légué un sacré boulet aux enfants, tu parles d’un plan foireux !

          P : « Par conséquent, le convertisseur DC/AC d’une installation PV agréée EDF, c’est juste une relique pour assurer la rétrocompatibilité  »
          ———————–
          Euh non, le convertisseur sert aussi à fournir une tension stable à partir d’une source éminemment variable qu’est le PV, et c’est pas qu’un convertisseur mais aussi un élément de sécurité. Or il utilise des condensateurs électrolytiques qui vieillissent au bout de quelques années, ça ne se passe pas autrement. Donc c’est une bombe à retardement (dont pas mal explosent tout juste au bout de 2, 3 ans) pour tout heureux possesseur de PV !

          Concernant le 24V, une install PV qui ne fournit que cette tension est forcément de faible puissance. Une install puissante à l’inverse est obligée de monter en tension car sinon, le coût de câblage devient prohibitif, donc convertisseur obligatoire.
          La faible tension reste un marché de niche, marché qui existe d’ailleurs depuis des lustres dans le nautisme et le caravaning mais qui n’a jamais décollé pour de bonnes raisons. Si votre prétendu économie ne fait pas mieux que le surcoût dû à l’absence de standardisation et de production de masse, vous n’avez rien économisé du tout, laissez cela aux escrolos qui veulent dépenser l’argent des autres pour refaire le monde.

          1. Bonjour miniTAX
            Je rebondis sur la fourniture d’électricité sur les voiliers. C’est un vrai problème, d’un coté augmentation des besoins, pilote automatique, réfrigérateur, eau chaude sous pression, électronique etc… et de l’autre la seule solution réellement simple et bon marché le bon alternateur du moteur qui est là alors que les autres solutions sont au final très coûteuses. Les aérogénérateurs sont chèrs, vibrent, ne marchent pas au portant, et décapitent tout ce qui passe à leur portée.

          2. « Coût de l’installation 55 M€. Production annuelle 17 MWh, soit un revenu annuel de 1,7 M€. »
            Il y a manifestement une coquille : l’installation doit faire 17 MW, et on doit en attendre 17 GWh (pas 17 MWH).
            Bien. Calculons…
            3,3 €/W (tarif plausible, peut-être un peu cher mais dans un marché public …), 330 €/kW. Comptons 6 m² par kW pour un panneau à 170W/m² (voir plus si les panneaux sont de rendement faible !), ça te fait une toiture à 55 €/m² pose et charpente comprise ; il me semble (*) que c’est à peine plus qu’un prix de toiture de hangar agricole ou industriel !
            . Si le truc est véritablement un toit, étanche comme il se doit, et si véritablement était utile (sur un parking ???), et bien ma foi, les bordelais ont fait une affaire.

            (*) n’hésitez pas à vérifier et me contredire, j’avoue que c’est pas mon rayon et que ma seule source c’est internet

            1. « les bordelais ont fait une affaire.  »
              ——————–
              Non, car les calculs sur les kW ne riment à rien. Les kW annoncés concernent des valeurs pic (le soleil au zénith et panneau parfaitement perpendiculaire), càd une fraction infinitésimale de la puissance moyennée reçue, bref, une pure escroquerie intellectuelle typique des foutaises renouvelables. Le raisonnement doit se faire sur l’énergie (kWh) et non sur la puissance (kW).

              Concernant le surcoût de la charpente par rapport à une installation simple, dans le cas d’un parking, il est de… 100% (couvrir un parking de plain-pied, no shit !!!).
              Même par rapport à un parking couvert simple, il y a un surcoût énorme de la charpente (et non « à peine plus ») à cause des problèmes de poids, de norme d’isolation et de câblage. Auxquels il faut ajouter des coût de maintenance inévitables qui explosent au moindre problème vu le prix d’un électricien ou plombier.

            2. milles excuses, grosse bourde de ma part. J’ai repéré une coquille pour en faire une plus grosse : 3,3 €/W ça fait 3300 €/kW, pas 330, ce qui met le m² de toiture à 550 € et non 55€. Ce qui n’est pas du tout du tout une affaire …

          3. C’est sûr qu’avec une bonne vieille centrale nucléaire sur le parking de Bordeaux-Lac, nos enfants auraient été bien mieux lotis dans 30 ans… Ha ha ha, les pronucléaires sont vraiment de sacrés rigolos…

            1. ben tiens, un amateur de mini-centrales … :mrgreen:

        3. On se calme, les contradicteurs. Perso, en l’état actuelle de la technique, je ne construit pas avec un toit PV, je ne câble pas mas maison en courant continu, etc. C’est manifestement encore bien trop compliqué, bien trop cher, et bien trop tôt vu les progrès en cours.
          Dans 10 ans, ce sera une autre histoire. Ou pas … et alors on dira phoque à la loi débile.

  9. Michel Gay > Même le recyclage du combustible nucléaire est voué aux gémonies par les antinucléaires

    En fait, parmi les pays équipés de réacteurs nucléaires, très peu recyclent le combustible usagé; en particulier, les USA ont fait le choix de ne *pas* le recycler. J’imagine que le prix de l’uranium est tellement bas que ça ne vaut pas le coup. Quelqu’un peut-il confirmer/infirmer?

    > Elle devra aussi acheter des batteries (onéreuses) pour stocker une partie du surplus d’électricité des jours venteux et ensoleillés qui fourniront jusqu’à 6 kW à midi et dont la moitié au moins serait perdue sans moyen de stockage.

    Autre question que je me pose : n’y a-t-il aucun moyen d’utiliser productivement cette électricité excédentaire sans installer de très coûteuses batteries ni de STEP (impossible dans les pays plats)?

    > Cette orientation absurde, ce gaspillage éhonté des finances publiques et des talents, résulte de l’incapacité des gouvernements à remettre en cause la pertinence de la politique énergétique européenne actuelle d’inspiration écologiste et antinucléaire.

    Tout à fait : le débat sur la « transition énergétique/écologique » est pris en otage par les écolos, dont on connait le tropisme anti-nucléaire depuis les années 70.
    Alors que l’urgence n’est pas de sortir du nucléaire mais bien de sortie du *fossil*, que ce soit à cause du déclin des réserves de pétrole et gaz dans les quelques décennies qui viennent, de la facture énergétique de plus en plus lourde (70 milliards pour la France, soit 98% de son déficit commercial), du chantage des pays producteurs (cf. Poutine et l’Ukraine), et « accessoirement » du réchauffement climatique.

    En même temps, à part les écolos, peu de gens s’intéressent *vraiment* au sujet de l’énergie. Il suffit de voir le nombre de villes qui, depuis les dernières Municipales, sont revenues sur le développement du vélo en ville…
    http://transports.blog.lemonde.fr/2014/07/20/ces-nouveaux-maires-qui-reintroduisent-la-voiture-en-ville/

    > remplacer un camion permettant l’emport de 10 tonnes de marchandises par 100 brouettes transportant chacune 100 kg. On embaucherait ainsi cent fois plus de personnel mais est-ce un bon calcul pour livrer les supermarchés à travers la France ?

    De fait, c’est un argument qui revient souvent chez les écolos : « ça crée de l’emploi », sans se poser la question 1) du coût de ces emplois et 2) de leur utilité : on peut aussi payer des chômeurs à creuser des trous puis à les reboucher.

    > En Allemagne, la catastrophique loi sur les énergies renouvelables (Energiewende) a coûté 435 milliards d’euros de 2000 à 2013 pour aboutir à l’inverse du résultat attendu : les émissions de CO2 ont augmenté de 7 millions de tonnes (MT) par an, passant de 342 MT en 2000 à 349 MT en 2012.

    En fait, on peut se demander quel était l’objectif de la Transition énergétique allemande : sortir du nucléaire? Sortir du fossil? Réduire les gaz à effet de serre? C’est pas clair.

    > La priorité doit être de redéfinir la politique européenne de l’énergie afin de valoriser son parc nucléaire

    Il faudrait surtour revenir sur l’absurdité de la privatisation de l’énergie. Mais vu la politique néo-libérale en cours à Bruxelles depuis les années 80…

    1. Bonjour Vincent
      « Il faudrait surtour revenir sur l’absurdité de la privatisation de l’énergie. Mais vu la politique néo-libérale en cours à Bruxelles depuis les années 80… »
      🙂 🙂 🙂

    2. > Autre question que je me pose : n’y a-t-il aucun moyen d’utiliser productivement cette électricité excédentaire sans installer de très coûteuses batteries ni de STEP (impossible dans les pays plats)?

      Ce moyen existe, depuis les années 80 en France. Il n’est pas « magique », c’est simplement le moins complexe, le moins cher : les pompes à chaleur !

      1. La pompe à chaleur n’est pas un moyen de stockage de l’energie excédentaire.

        Ou alors c’est que vous envisagez de chauffer l’air autour de la pompe pendant les périodes de surproduction pour réutiliser cette chaleur pendant les creux 😀

        1. Vincent demande « un moyen d’utiliser productivement », pas forcément, de stocker l’électricité !
          Le consommer efficacement, c’est retourner le problème et c’est toujours mieux que le stocker difficilement, surtout quand on le produit en trop, non ? 😉

      2. Comme indiqué ci-dessous : obliger les consommateurs à faire tourner leurs pompes à chaleur quand ils n’en ont pas l’usage juste pour utiliser l’électricité produite en excédent par les éoliennes/PV à des périodes ne ressemble pas à une utilisation productive 😉

        1. Non, on oblige à rien. On ne décourage pas le développement des pompes à chaleur, dont le nombre montera.
          Alors, l’excès d’énergie est employée ; elle ne fait plus baisser exagérément le prix ; la rentabilité préservée permet de supporter les productions de soutien.

          Conséquences :
          – les chauffages « fossiles » diminuent
          – le consommateur a le choix entre isoler pour moins consommer (maison neuve), ou chauffer plus (maison ancienne)

          Quand le vin est tiré, il faut le boire. Les éoliennes qui tournent, c’est comme les centrales nucléaires existantes : elles produisent, il faut consommer ! Le stockage, c’est le diabète assuré 😉

          1. Les PAC c’est très bien mais ça n’a aucun rapport avec la choucroute : ça se développe tout seul quelque soit la source d’énergie électrique.

            1. Ce n’est pas la source d’énergie qui compte, ce sont les désordres actuels : un trop plein d’énergie quand les éoliennes tournent.
              Les écolos veulent que le surplus soit l’excuse pour arrêter les centrales nucléaires. Or il serait plus simple de consommer ce surplus, et le plus facile est de le consommer en chauffage, la PAC étant le moyen de chauffage le plus efficient.

              L’arrivée de nouveau consommateur (et non pas une consommation à vide) est une solution équivalente au stockage !

    3. Bonjour…
      > Elle devra aussi acheter des batteries (onéreuses) pour stocker une partie du surplus d’électricité des jours venteux et ensoleillés qui fourniront jusqu’à 6 kW à midi et dont la moitié au moins serait perdue sans moyen de stockage.<
      J'en vois une, mais il faudrait que la législation (très productive en taxes) Française soit revue et permette à tout un chacun de produire du carburant…
      Faites l'électrolyse de l'eau avec votre courant continu produit au moment optimal de production et stockez le mélange de gaz ainsi obtenu que vous pourrez ensuite utiliser pour produire un travail (énergie utilisée) et rejeter de…. l'EAU… dans des moteurs statiques ou embarqués.
      D'accord vous n'arriverez pas a des GW, ce ne sera pas très performant (en l'état des connaissances) et l'état perdra un TRES GROS pactole… Et vous produirez allègrement de la vapeur d'eau qui participera à l'effet de serre. De plus vous pourrez utiliser de l'eau sale, la dépoluer et réduire son impact sur l'environnement. Ce sera loin d'être rentable financièrement mais ça libèrera le peuble de la tyranie des "producteurs d'énergie" (pardonnez ce terme M. Klein).

  10. Votre article est plein de contre vérités et est à ce titre assez scandaleux L’éolien terrestre coute moins cher que le nucléaire version EPR: c’est indiqué noir sur blanc dans le dernier rapport de la commission de l’assemblée sur les couts cachés du nucléaire. On s’oriente vers l’utilisation massive du Mox dans les centrales francaises, pour palier à la pénurie à venir de l’Uranium et le renchérissement du métal, ce qui est une bombe écologique et économique qui va finir par exploser.. Le nucléaire est tout aussi intermittent que les énergies renouvelables car le taux moyen d’utilisation des réacteur est de l’ordre de 75%. L’Asn a décelé des micro fissures dans les enceintes de plus de 8 centrales qui devraient si la sécurité était optimum etre arrétées. Le stockage des déchets à la Hague ne garantit pas loin sans faut le degré de sécurité nécessaire, etc..

    1. Une pénurie d’uranium… On aura tout entendu ! De plus, vous ignorez totalement le sujet : vous ne mentionnez même pas les centrales au thorium.

    2. Déjà quand on « palie à », on se tait car on montre qu’on ne sait même pas parler Français.
      Et la pénurie d’uranium on s’en tape, car
      1° elle n’existe pas.
      2° si elle existait, il nous reste plein de « déchets radioactifs » qui sont de très bon « carburants nucléaires »
      3° il y a du thorium à ne pas savoir qu’en faire.
      Quant à l’intermittence du nucléaire, à l’opposé du « renouvelable » c’est sur demande qu’elle se produit: baisse de la demande => baisse de la production. Et vous nous demandez de passer à un nouveau paradigme baisse de la production => baisse de la consommation. Mouiiii. « Le vent baisse, coupez la musique… le soleil se couvre, stoppez vos lessives… « 

    3. L’éolien terrestre coute moins cher que le nucléaire version EPR

      Pas encore puisqu’il faut 3 fois, au moins, plus de moulins à vents pour générer assez d’énergie.

  11. Dans le domaine de l’energie, comme ailleurs, l’interventionisme gouvernemental fausse entierement la donne. Nous sommes encore loin d’une rarefaction si sensible des derives du petrole que celle-ci fasse que l’on puisse voir ou le marche se portera naturellement. Il n’est nul domaine ou l’on devrait plus faire confiance au marche que dans la reactivite de celui-ci face a cette rarefaction, certes un jour prochain, previsble. Tres bientot. Mais pas encore. Les gouvernements devraient laisser la decision aux citoyens eux-memes de faire l’achat – a leurs justes prix – des energies de subtitutions proposees d’hors et deja sur le marche, en toute connaissance de cause et au prix reel, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises quant aux evolutions des couts des solutions energetiques qui ne seraient plus subventionnees dans le futur. La encore j’aimerais choisir moi meme et l’etat devrait s’occuper de ses oignons.

    En ce qui concerne le nucleaire je ne suis pas sur que nous ayons le luxe de pouvoir le snober, et je ne partage pas necessairement la l’avis du lobby eco »logique », ceci dit j’ai quelque part une petite inquietude au sujet de sa presence generalisee dans un monde qu’il serait sans doute bien naif de penser a tout jamais delivre de la guerre.

    Quid du parc nucleaire dans une situation de belligerence armee ou les protagonistes sont armes jusqu’aux dents ? Vous parliez d’un avion, je vous parle de missiles…

    1. Quid d’une raffinerie ou de n’importe quelle usine chimique genre AZF en cas de conflit? Et les dépôts de munitions? Et les stocks de pétrole? Si vous voulez vous faire peur j’ai un paquet de scénarios à vendre.

      1. Reflechissez juste une petite minute a ce que vous choisissez de comparer.

        Nous ne parlons pas du tout des memes risques. Je me rappelle par exemple fort bien de l’explosion de la raffinerie de Feyzin dans le rhone en 1966 (ma famille etait dans le business du gaz de petrole liquefie a l’epoque et s’approvisionnait la-bas), des degats provoques et leurs consequences finalement limites dans le temps. Dans le meme sens, les accidents dont vous parlez, dans le domaine des produits chimiques et des hydrocarbures, ont eu lieu – repetetivement – pendant la seconde guerre mondiale et sont amplement documentes, sans qu’on est jamais ete face a des effets perennes (ce qui, par contraste, n’a pas ete le cas a Hiroshima et Nagasaki). Faut-il vous rappeler aussi que pendant la seconde guerre mondiale nous n’avions pas encore de centrales nucleaires, ni d’armement ultrasophistique, capable d’une efficacite redoutable, comme nous en connaissons aujourd’hui ? C’est sans doute pour cela que vous avez du mal a envisager le potentiel de l’alea nucleaire dans toute sa splendeur. Le choses qu’on ne sait pas on ne sait meme pas qu’on ne les sait pas; a moins d’utiliser nos petites cellules grises – par analogie principalement. D’un autre cote, plus pres de nous, je me rappelle aussi tres bien de Chernobyl et de Fukushima. Pour Fukushima c’est meme pas la peine que j’aille creuser bien profondement.

        Par contre, c’est vrai que je n’ai aucun souvenir d’un accident nucleaire du a une intervention militaire ciblee. Pour construire l’arche de Noe il faut commencer par avoir un grain d’imagination.

          1. Effectivement, par deux fois, mais l’attaque Iranienne s’etait concentree quant a elle sur le centre de commandes de la centrale pour justement ne pas risquer des retombees radioactives. En ce qui concerne l’action israelienne elle visait de maniere preventive la destruction de l’installation et des centres de controle avant que celle-ci ne soit totalement operationnelle (le dome, en particulier, fut touche par au moins 8 missiles mais n’etait pas « chaud » a ce moment-la) Dans mon commentaire ci-dessus, ce qui m’interesse ce sont des centrales operationnelles dans le cadre d’un conflit generalise.

  12. La production centralisée d’énergie électrique est contraire aux lois de la thermodynamique.

    Il s’agit d’une conséquence désastreuse de la préférence pour un pouvoir central fort (l’un des points d’accord du jacobinisme et du bonapartisme).
    Organiser la production d’énergie selon le modèle de l’organisation politique du moment, (sans tenir compte des lois de la physique), est juste le fruit de l’inexpérience.
    La transition énergétique est une seconde chance: l’occasion de réparer ce manque de réflexion.
    Plus de détails sur:
    http://tinyurl.com/l886qym

  13. Excellent article. J’aime beaucoup l’image des brouettes 🙂

    Attention toutefois à un argument que nos amis anti nucléaires pourraient tenter de réfuter: La famille isolée ile sur son ile est dans une situation très particulière. Les tenants de l’eolien pensent qu’il y a toujours du vent quelque part pour équilibrer la production. Or c’est faux même à l’echelle d’un continent. Les statistiques meteo sont trompeuses. Une seul jour sans vent sur la moitié de l’Europe cela arrive et là il faut bien mettre en marche les centrales thermiques. Sinon bonjour la facture. A moins que la population accepte de s’eclairer a la bougie pour garder l’électricité pour les hôpitaux? Et aussi de se chauffer au feu de bois? A vous de voter.

    Le mix énergétique est un concept intéressant, mais il faut aller au delà des slogans pour comprendre les implications. Le réseau de transport et de distribution de l’electricite n’est tout simplement pas capable de supporter une production massive de PV. Les investissements pour le transformer sont colossaux. Et les sommes mobilisées pour ça ne sont plus disponibles pour des investissements productifs.

    1. Ce qui est intéressant, c’est que même nos voisins allemands, pourtant à juste titre réputés pour être par ailleurs des gens pragmatiques, se sont lancés dans cette gabegie qu’est la Energiewende dont on commence à peine à voir le coût total.

      Comme quoi.

      1. En cette année commémorative de la Grande Guerre, on peut remarquer déjà un exemple de ce pragmatisme il y a cent ans : Certes, guerre couteuse mais ça fait tourner leurs usines, ça épuise les concurrents directs, les doutes sur les sacrifices sont balayés par le patriotisme. Sauf que maintenant, c’est le progressisme.

  14. Je vois souvent des commentaires  » Ah ces écolos, quels imbéciles, ils ne savent pas aligner deux chiffres…. » etc etc. Grossière erreur, mes chers, ils savent parfaitement compter, ils savent parfaitement que la transition énergétique qu’ ils nous proposent, à base d’ éolien et de solaire, est parfaitement incapable de fournir au monde l’ énergie fiable et pas chère dont il a besoin, et c’ est justement pour cette raison précise qu’ ils cherchent tellement à l’ imposer partout. Les écolos de haut vol (pas votre gentil voisin qui aime les fleurs et les papillons) sont tous des gauchistes recyclés. Ils ont bien compris qu’ ils n’ abattront pas le système en assassinant de ci de là un banquier ou un industriel et en attendant trente ans derrière les barreaux une révolution qui ne viendra jamais. Ils considèrent le monde capitaliste et libéral comme une tumeur à éradiquer de la surface de la terre, or une des méthodes utilisées pour éliminer les tumeurs cancéreuses est de les priver de leur approvisionnement en énergie en détruisant le réseau sanguin qui les alimente. Le sang du capitalisme c’ est l’ énergie en quantité et pas chère, rendez là inaccessible et ruineuse et le système s’ effondre….

    1. Je suis entièrement d’accord avec vous

    2. Le sang du capitalisme c’ est l’ énergie en quantité et pas chère, rendez là inaccessible et ruineuse et le système s’ effondre….

      C’est bien ce qu’ils tentent de faire.

  15. Les énergies renouvelables c’est bien quand on vie sur une île, qu’on est riche, ou alors qu’on a envie de se faire un max de blé avec l’argent des autres en se faisant racheter le peu de stock d’énergie qui reste.

  16. Jean-Louis Guignard

    Bravo pour votre article dont je partage (presque) toutes les idées; cependant vous opposez aux excès des « éCONlogistes » l’excès inverse! la signature carbone des grandes éoliennes et des PV est bien mauvaise si on prend en compte leur fabrication et destruction sans compter la « pollution esthétique ». leur principal défaut est l’absence de bonne solution de stockage. Le nucléaire « uranium » a aussi ses défauts principalement lié à sa lenteur de montée en puissance et pour le transport trop centralisé. Je ne comprend pas pourquoi on ne va pas vers le thorium et les centrales à boulets.

    Le PV et les petites éoliennes (à axe vertical) ont leur champ d’application conjointement avec la production d’énergie décarbonnée le stockage indispensable pouvant être assuré, entre autre , par l’hydrogène. Quant à la production d’énergie à partir de produits carbonés (biomasse, déchets,…) il faut utiliser conjointement son séchage par le CO² (0% d’humidité) et le cycle de Boudouard assurant l’utilisation presque parfaite de l’énergie potentielle sans aucune pollution résiduelle. Rapprocher la production de son usage est possible conjointement à des technologies de stockage comme l’hydrogène bien plus intéressant que le méthane. Enfin la France prend du retard pour le graphène dont les applications pour l’énergie sont exceptionnelles (batterie, PV,…) dès que l’on aura résolu son cout de production.
    Il convient aussi de permettre l’arrivée de nouveaux acteurs porteur des technologies de demain face aux grands groupes

  17. Le parallèle « Politique énergétique verte = anti-nucléaire et pro PV » est totalement faux. Certains énergéticiens français (fournisseur historique pour ne pas le citer) se développe dans les énergies renouvelables, ce qui ne les empêche pas de continuer à concentrer une majorité de ses activités dans le nucléaire. On peut promouvoir un comportement anti-gaspillage sans être anti-nucléaire. L’exemple sur la famille qui a besoin d’une puissance installée de 3 KW est délirant (une éolienne de 3 KW?! C’est absurde, on ne pas résonner de façon isolée et prendre le cas d’une famille, le réseau électrique est maillé et interconnecté, cet élément est essentiel dans le raisonnement à tenir!). Développer les ENR est très difficile sans nucléaire, surtout que ces moyens de production ne sont pas toujours les mêmes selon les technologies (notions de production de base vs production de pointe). Un grand nombre de pro ENR et anti-gaspillage est pro nucléaire, faire le raccourcis ENR=anti-nucléaire est absurde.

    1. maillé et interconnecté :

      Faux : ce n’est pas bidirectionnel, il faut adapter les stations.

  18. @l’auteur
    Vous confondez puissance et énergie. La puissance s’exprime en Watts. L’énergie en watts heure. Une ampoule de puissance 60 w consommera en une heure 60 WH et 120 WH en deux heures.
    Votre démonstration (aux erreurs techniques près) fonctionne dans le cas d’un réseau électrique isolé. L’hiver lorsqu’on a besoin vers 19h d’une puissance de quasi 100 GW on importe du courant de nos voisins. Vous occultez complètement ce point.

    Par ailleurs on a tendance à opposer les énergies les unes aux autres alors qu’elles sont complémentaires. On parle d’ailleurs de mix énergétique. Vouloir un mix énergétique 100% nucléaire est aussi débile que d’avoir un mix énergétique de 100 % énergies renouvelables. Dans le premier cas on ne peut pas répondre à des pics de consommation (en hiver par ex) car on varie la puissance du nucléaire relativement lentement ; dans l’autre cas on a l’intermittence qui fait qu’a certains moments on aura pas d’électricité (ou pas assez).

    Dernier point : le coût du MWh provenant de la future centrale nucléaire de Flamanville est estime a plus de 100 €/MWh. Pour mémoire le tarif d’achat de l’éolien est a 82 €/MWh et les consommateurs payent 130-140 €/MWh.

  19. l’auteur

    plus personne, à part les habituelles enclumes, ne peut raisonnablement contester la gabegie du renouvelable
    Vous pouvez aligner 5 articles tels que celui-ci par mois, vous ne changerez rien à la politique qui est menée.
    Quand on lit certains commentaires ici, on ne peut que constater que Mme Michu n’y comprend rien, ce qui ne serait pas grave, mais Mme Segolène n’y comprend pas plus.
    Et au départ, ne l’oublions pas, il y a des engagements contraignants pour diminuer les émissions de CO2.
    Tant que nos « décideurs » n’auront pas réalisé qu’il n’y a aucune urgence, si tant est qu’il y aie même une raison , de se lancer dans cette croisade, toutes vos démonstrations ne serviront à rien.
    A part le renouvelable, ne parlons pas du nucléaire dont la clique a fait depuis des décennies son Satan, il n’y a aucun moyen d’envisager de diminuer nos émissions.
    Ainsi, on va continuer à multiplier les imbécilités, comme brûler à grands frais du bois venant d’autres continents dans des centrales électriques,ou méthaniser du maïs en rasant des biotopes par ailleurs précieux,ou à en faire de l’éthanol, la liste des idioties est longue.

    Il faut marteler partout, tout le temps, qu’il n’y a aucune urgence climatique, et que toutes les mesures prises à partir de cette théorie complètement « à la rue » est un crime contre les plus démunis.

    Pour ce qui est de l’intégration de sources renouvelables intermittentes dans un réseau, encore une fois, consultez les articles de Mr. l’ingénieur Pellen, après on pourra peut-être en discuter

  20. Il est abusif de considérer le nucléaire de troisième génération comme parfaitement sûr, même si de considérables progrès ont été faits, et ce n’est pas une solution d’avenir.
    D’abord parce qu’il gaspille le combustible, ne «brulant» que 5% de l’uranium qu’on lui donne à manger, qui est une ressource en raréfaction.
    Ensuite, du fait même de ce faible rendement, il génère des déchets renfermant 95% du potentiel énergétique de la matière utilisée au départ, rendant ces déchets si problématiques.
    Les écologistes ne voulant pas du retraitement tel qu’il est envisagé aujourd’hui est compréhensible.
    La tentative de prolongation de la vie des centrales anciennes ne masque t-elle pas l’énorme problématique du démantèlement de ces centrales qui coûte autant sinon plus que leur construction et n’est pas maitrisé ?

    Heureusement la solution nous tend les bras. Le nucléaire qui réconciliera productivistes et écologistes, économistes et politistes : les centrales nucléaires au Thorium. Étrange qu’en plein blablas sur la transition énergétique, on n’en ait pas entendu parler… ce qui confirme bien que nos politiques sont des infirmes.
    Ce mode de production d’électricité comportes entre autres avantages de pouvoir utiliser nos déchets de centrales à uranium/plutonium actuelles comme combustible, qu’il réduira de 95% avec des déchets de faible radioactivité et d’une durée de vie de « seulement » 300 ans à comparer avec les 25 000 ans et la forte radioactivité des déchets actuels.
    De plus, il n’est plus nécessaire d’avoir la complexité des usines actuelles, ces installations seront beaucoup plus petites, modulables et démantelables plus facilement. Elle fonctionnent à une température de ~900°c offrant un meilleur rendement d’échange thermique que dans les centrales actuelles, et donnant en plus la possibilité dans le même temps de désaliniser l’eau de mer. Qui a parlé de « guerre de l’eau » ?

    Au niveau de la sécurité, le principe est l’inverse d’aujourd’hui : actuellement il faut surveiller pour que la réaction nucléaire ne s’emballe pas=> si on fait rien, ça a plutôt tendance à péter… Demain avec une centrale au thorium si on ne fait rien, ça s’arrête tout seul => plus de fonte du cœur comme 3miles island ou Tchernobyl
    Pas de risques d’explosions car plus de conduites d’eau à 250bars (!!) et de risque de dégagement d’hydrogène explosif comme à Fukushima. Normal, ça marche à pression atmosphérique ambiante.
    Pas de risque de prolifération des armes nucléaires avec les produits utilisés ni ceux issus du processus (les américains ont essayé de faire une bombe avec l’uranium 233 , produit entrant dans le process, et ils ont laissé tomber, trop compliqué à manipuler pour en faire des bombes.

    Malheureusement, ni Areva ni EDF ne travaillent sur le concept. Simplement un vague partenariat avec l’université de Grenoble qui ne fait qu’énumérer la liste des problèmes à surmonter… alors qu’on a déjà entassé en France à La Rochelle et à Caradache 8 000 t de Thorium représentant 200 ans d’indépendance énergétique pour le pays !
    La Russie, l’Inde, la Chine surtout s’y intéressent de très prés, conscients que c’est l’avenir qui se joue là.
    La Chine vient même de se donner le défi d’avoir un prototype de démonstration d’ici 10 ans, se dotant des moyens nécessaires et mettant près d’un millier de chercheurs sur le coup.
    Donc la France leader du nucléaire, c’est bientôt du passé.
    Mais bon, on a interdit les sacs plastiques, la campagne restera jolie et les touristes Chinois viendront à notre secours 😉

    regardez cet article en français (ils sont peu nombreux)
    http://energieduthorium.fr/2014/07/19/passion-alvin-weinberg/
    qui vous expliquera que ce rêve n’en est pas un, que ça fait longtemps qu’on aurait pu avoir ce « miracle de la nature » (pied de nez aux écolos 😉 et que même ça a déjà été expérimenté 4 ou 5 ans sans aucun problèmes dans les années 50-60. Si ça revient sur le devant de la scène aujourd’hui, c’est que les documents de l’époque sont tombés dans le domaine public et ont été scannés et diffusés sur internet depuis quelques années seulement.

    Finalement, comment peut-on ignorer une solution qui éviterait tous ces débats d’ignorants qui gaspillent les richesses du pays en plans stupides…

    Après tous ces propos un peu en vrac,
    Merci d’avance aux détracteurs de m’en mettre plein les dents, c’est la critique et la confrontation d’idées qui fait avancer !

    1. La tentative de prolongation de la vie des centrales anciennes ne masque t-elle pas l’énorme problématique du démantèlement de ces centrales qui coûte autant sinon plus que leur construction et n’est pas maitrisé ?

      Non, les USA ont déjà démantelé des unités de ce type. Ce n’est que financier.

    2. Oui, le Thorium c’est sans doute l’avenir. Et oui, grace aux abrutis dogmatiques qui ont l’oreille des politiciens et à l’inculture de ces derniers, intéressés seulement par leur réélection et les petits fours qu’ils arrivent à ingurgiter aux frais des con-tribuables, la France laisse le train passer (à Grenoble, le CEA et l’UJF vont quand même un peu plus loin que lister les problèmes, il y a un réacteur expérimental qui tourne… Mais pas avec une technologie très prometteuse).
      Mais la sur-régénération on sait faire (on a arrêté Super Phoenix pour faire plais’ aux écolo) et ça règle très bien le problème des « déchets » et de l’indépendance (on a de quoi s’approvisionner en énergie pendant des siècles et des siècles, même avec une demande croissante, si on passe à ce genre de techno).
      Il y a des risques, bien sûr. Mais rien n’est sans risque, rien. Même pas dormir sans bouger. Et les éco-rigolos (bien aidés par les socialistes) ont flingué ce qui pourrait bien aujourd’hui nous assurer une énergie propre, durable et pas chère, en bouffant le stock de « déchets » accumulés jusqu’ici (donc même « dépolluant »).

      1. Effectivement, avec superphoenix, on avait un super réacteur dit à neutrons rapides, qui bouffait du déchet pour en faire du combustible.
        Cependant, 2 problèmes se posaient:
        – Utilisation de très grandes quantités de sodium, explosif notoire au contact de l’eau…. même de l’air
        – Création de quantités énormes de plutonium = super pour faire des bombes.
        Donc à part être une solution pour le combustible (retraitement et fabrication), c’était pas génial…

  21. Je crains que ces débats n’aboutissent pas . la remise en question de l’éolien voire du nucléaire n’est pas pour demain . Les lobbies qui détiennent ces secteurs sont assez puissant tant dans leur domaine que dans les médias.Quand on discute avec un des futurs acteurs des champs éoliens en France, on comprends très vite qu’en fait il s’agit de vendre très cher un système qui génère avant l’exploitation d’énormes profits.
    Il ne s’agit à mon sens que de prédateurs financiers.
    Rien absolument rien n’est prévu au cas ou…pour le démantèlement idem…

  22. Il ne suffit pas de dire ce que tout le monde sait, la gabegie verte, encore faut-il dénoncer les raisons : affairisme d’élus, subsides par wagons entiers, corruption, taxes farfelues et en inflation infinie, surveillance et culpabilisation des citoyens……
    VERT = Totalitaire.

  23. Merci de dire ce que je pense depuis longtemps……avec cette interrogation lancinante: quel est ce lobby si puissant pour s’acharner contre le nucléaire,? ?

Les commentaires sont fermés.