Quelle réforme du baccalauréat ?

Publié Par Jean-Baptiste Noé, le dans École & éducation

Chaque année, le bac coûte 1,5 milliard à la France. Que faire pour réduire la facture, avec quelle réforme du baccalauréat ?

Par Jean-Baptiste Noé.

Quelle réforme du baccalauréat pour le futur ?

Élèves sortant des épreuves du baccalauréat au Lycée Charles de Gaulle à Caen (Crédits Valenting Mangnan, licence Creative Commons)

1,5 milliard de dépenses du fait des cours perdus. Voilà ce que le bac coûte, au minimum, chaque année à la France. Le tout pour exclure environ 60 000 lycéens qui le passent sans arriver à l’obtenir. Avançons ici quelques pistes qui permettraient une réforme de l’épreuve du bac général, en vue d’une meilleure efficacité économique et pédagogique.

La réforme du baccalauréat la plus simple : le supprimer

Le plus simple reste de supprimer l’épreuve. Mais elle n’est pas non plus sans intérêt, surtout si on l’utilise comme filtre pour l’enseignement supérieur.

On pourrait alors envisager un mélange de contrôle continu et d’épreuves finales, comme cela existe pour le brevet. Les moyennes coefficientées obtenues durant l’année pourraient intervenir à hauteur de 50% dans la note finale. Ensuite, une épreuve resserrée pourrait avoir lieu la dernière semaine de juin. Là aussi, les épreuves pourraient avoir des coefficients, et compter pour 50%.

Il est nécessaire de supprimer les épreuves orales, dans quelque matière que ce soit. Outre leurs coûts exorbitants, ce sont souvent des épreuves de récitation de cours.

En série littéraire, 5 disciplines pourraient être maintenues. Français en Première, philosophie, lettres, anglais et LV2 en Terminale.

En série ES, 5 disciplines là aussi. Toujours le français en Première puis, en Terminale, sciences économiques, histoire géographie, philosophie et mathématiques.

Pour la série scientifique, en plus du français en Première, les élèves pourraient passer des épreuves de mathématiques, physique, biologie et philosophie en Terminale.

On pourra rétorquer que les lycées pourront alors être tentés de gonfler les notes pour avoir de bons résultats au bac. C’est un risque à prendre, mais un risque très faible. D’abord, parce que la quasi-totalité des admissions dans le supérieur se font avant le bac. Or, les lycées n’ont aucun intérêt à tricher sur le niveau réel de leurs élèves. S’ils le font, et qu’ils permettent à des élèves moyens ou faibles d’obtenir une admission dans une filière relevée, ces élèves vont s’effondrer en cours d’année. On saura alors que le lycée gonfle les notes, et les élèves des années suivantes ne seront pas pris. À court terme, c’est donc mauvais.

D’autre part, si les notes sont gonflées, les élèves risquent fort d’avoir de mauvais résultats le jour du bac. Comme les notes des épreuves interviennent à hauteur de 50%, leur résultat final sera faible.

Et si on conserve le bac ?

Autre réforme du baccalauréat qui pourrait être menée, la fusion des bacs professionnels et technologiques. Ce sont des séries beaucoup trop méprisées, et finalement méconnues, alors que les élèves qui les suivent sont souvent fort méritants. Je maintiens ce que j’ai pu dire précédemment, à savoir que seuls 30% des bacheliers devraient passer le bac général (51% actuellement). Non par mépris des autres bacheliers, mais par souci de réalisme. Rester assis 6 à 8 heures par jour à une table à prendre des notes et suivre un cours n’est pas donné à tout le monde. Nombreux sont les lycéens qui préfèrent des études plus vivantes et plus concrètes. Les séries technologiques sont alors faites pour eux. Ce serait une manière de relever le niveau des séries générales, de revaloriser les séries technologiques, et de limiter les cas dramatiques d’échec scolaire. Le nivellement par le bas n’est bon ni pour les très bons élèves, ni pour les plus faibles (ou plutôt les moins conceptuels).

Il y a un immense gâchis de notre jeunesse, et ces jeunes que l’on chasse du système scolaire par manque de courage de réformer et le lycée et le bac, peuvent légitimement en vouloir à ceux qui les dirigent. Aucune réforme ne peut se faire d’un coup, il faut savoir prendre son temps, mais tout de même faire les choses avec sérieux et détermination.


Sur le web.

  1. Oui et non.
    Le mieux c’est sans doute de laisser chaque université organiser le bac comme elle l’entend. Après la fin des cours de terminale bien sûr. Certaines pourraient opter pour votre proposition par exemple.

    1. Tout à fait.
      Et ne passeraient donc le bac que les élèves voulant entrer à l’université. Et dans la matière correspondant à ce qu’ils veulent faire (il est sans doute inutile de faire passer des examens de biologie pour qui s’inscrit en licence de maths ou de français, cela briserait donc l’inutile concentration sur les pseudo voies royales, genre les littéraires en S parce que c’est « d’un meilleur niveau ») pour Les autres auraient simplement un certificat de fin de terminale avec leurs notes.

      C’est largement suffisant pour entrer en prépa, en IUT en BTS puisque c’est déjà essentiellement sur ces bases que le recrutement de ces filières se fait.

  2. Assez d’accord pour ce bac simplifié.
    Aujourd’hui, le bac est beaucoup trop et inutilement compliqué.
    Les épreuves de TP en physique et SVT pour le bac S ne présentent aucun intérêt.
    Les épreuves de langues sont aussi très compliquées à organiser depuis la réforme du lycée.

    J’ai passé mon bac en 1979 et l’organisation du bac était beaucoup plus simple : épreuve de français en première puis en terminale, écrits de math, de physique, de philo et d’histoire et un oral d’anglais.

    D’accord aussi avec P : outre ce bac simplifié, on peut imaginer que les universités fassent passer un examen d’entrée dont chacune choisirait les modalités. On n’aurait plus ce gâchis d’étudiants provenant du massacre à la fin de la première année.

  3. En revanche, pourquoi une dose de contrôle continu ?
    Cela ne sert à rien sinon à encourager la triche pendant l’année.
    J’ai deux enfants ( un a passé le bac l’an dernier, l’autre le passe cette année) et ils me disent qu’il y a énormément de triche au lycée. Même en prépa littéraire d’après l’aînée.

  4. Plutôt d’accord pour un bac simplifié (d’un côté, le DAEU ce n’est que quatre matières), actuellement beaucoup d’epreuves ne servent pas aux eleves pour la suite.
    Néanmoins je ne suis pas pour une epreuve de philosophie, c’est une chose trop abstraite, trop malléable, et on bien la neutralité des sujets chaque année…

    Enfin je pense que le mieux est tout de même de démocratiser les concours d’entrée dans le supérieur et de faciliter l’accès à ses concours, pour plusieurs raisons :
    – Aucun risque de gonflage de notes
    – Baisse de l’échec dans le supérieur
    – Possibilité pour une personne de reprendre ses études après plusieurs années, que ce soit à cause d’un décrochage, ou d’une ancienne orientation en filière pro/techno. De plus se préparer à un concours d’entrée seul est une preuve de motivation et d’autonomie, choses tout autant nécessaire que les connaissances pour réussir dans le supérieur.

    La fusion pro/techno est une très bonne idée, mais allez dire aux parents : « Seulement 30% des enfants iront en filière générale », pas sûr que ça plaise à 70% d’entre eux, même si, pour leurs enfants ce serait surement mieux.

  5. Sauf si on considère que le Bac est une façon d’augmenter le salaire des profs. dans ce cas, le bac a une vocation économique non négligeable 😉
    Pour les élèves, ça leur permet de tester leur stress en examen à moindre coût pour eux.

  6. antisocialocommuniste

    L’Éducation Nationale au main des socialocommununistes ne veut pas que les jeunes accèdent ni aux métiers de la main, et ni qu’ils développent l’esprit d’entreprise, car un bon bac+5 sociologie, servant des frites dans un McDo, sans vrai boulot et frustré, est un bien meilleur client électoral qu’un menuisier poujadiste et qui a du taff !

    Ce cancer français qu’est le « gôchisme » insufflé par l’Éducation Nationale, est malheureusement profondément ancré dans la société et s’est organisé pour se perpétuer en attaquant très tôt le cerveau influençable des jeunes pour en faire de parfait pleurnichard en quête d’égalitarisme et d’une « planque » comme job cad avoir comme seule ambition dans la vie de devenir fonctionnaire, parasite de la société !

    Critique de l’enseignement secondaire en France :

    Si t’es ingénieur que t’as contribué à la conception d’un avion, d’une fusée, ou d’un satellite, si t’es docteur en science et que t’as contribué à la production de connaissance nouvelle, par exemple tu as découvert comment le virus HIV cause le SIDA, si un jour, tu souhaitais enseigner le « b.a.-ba » des sciences à des collégiens ou à des lycéens … et bin, tu ne peux pas parce qu’on te demande d’avoir un sous diplôme, le CAPES, diplôme instauré par la corporation des enseignants fonctionnaires qui n’ont jamais fait de science de leur vie !

    Et oui, même avec un prix Nobel ou la médaille Fields, tu n’es pas autorisé à enseigner dans un collège ou un lycée !

    A la fac, les plus mauvais étudiants, ceux qui doublent, triplent leur 1ère année, se ruent vers la filière CAPES. Les collèges et lycées sont remplis de ces tarés qui sont des frustrés des études supérieures et qui sont incapables de transmettre quoique ce soit à quiconque mis à part leur dégout du plaisir d’apprendre ! Certes, on a tous connu un prof génial qui était passionné et dévoué à sa mission, mais ceux-là sont malheureusement minoritaires par rapport aux tarés incompétents. La toxicité de ces sous-profs. sur le psyché fragile des adolescents doit être prise très au sérieux. Ils sont les principaux responsables de la destruction et de la décadence de la société française.

    Constat valable également pour les sciences humaines et sociales.

    Concernant le contenu, les programmes sont chiés par des professeurs fonctionnaires ayant le super-sous-diplôme, l’agrégation. Ces profs. agrégés n’ayant bien sure jamais fait de science de leur vie, conçoivent des contenus à enseigner tellement approximatifs que lorsque l’on arrive en 1er cycle des études supérieures (fac ou école d’ingé), on est obligé d’effacer de sa mémoire toutes les conneries apprises au Lycée !

    Comment devient-on prof. agrégé dans les sciences dures (math, physique, chimie ou bio) ?
    Et bien, vous bachotez à mort pendant le lycée pour entrer à l’école normale supérieure ENS (une de nos merveilleuses grandes écoles publiques que le monde nous envie … non je blague !). Une fois que vous y êtes, la nation vous octroie sur l’argent public un salaire de 1500 euros brute/mois pour que vous puissiez étudier en toute quiétude (et oui, vous êtes après tout l’élite de la nation !). Vous continuer à bachoter comme une bourrique durant 4 ans en apprenant par cœur tous les livres au programme du concours d’agrégation (livres écrits par des agrégés). Puis, une fois diplômé de l’ENS, vous passez le concours pour lequel vous vous êtes préparé durant les 4 dernières années et vous l’obtenez (encore heureux !). Une fois agrégé, vous avez le droit d’enseigner au lycée (l’agég. vous donnera un salaire supérieur aux capésiens, encore heureux, mais surtout un sentiment de supériorité qui n’a pas de prix !). L’agrégation vous permettra également d’avoir une carrière de haut vol dans l’administration à l’éducation nationale où vous pourrez jouer les inspecteurs et surveiller le travail des capésiens, mais surtout, comme Dieu à Moïse, dicter le contenu des programmes qu’on prodiguera dans les collèges et lycées ! La boucle est bouclée, avec 4 années de formation supérieure à l’ENS et l’agrégation, vous n’aurez donc jamais fait de science pour de vrai ! Vous n’aurez jamais mis les pieds dans un bureau d’étude ou un laboratoire de recherche (pas comme stagiaire, mais pour y faire des recherches pendant plusieurs années de votre vie, découvrir et produire des connaissances nouvelles, publier des articles scientifiques relatant vos découvertes, breveter des inventions … ), mais vous serez LA référence de la connaissance scientifique pour l’éducation nationale ! Hi-han hi-han* vive la France !

    * Onomatopée imitant le cri de l’âne

    Constat valable également pour les sciences humaines et sociales.

    1. Bonjour à toi,

      Il y a quelque confusion dans tes propos ou des méconnaissances criantes.

      Tu n’es pas obligé d’aller à l’ENS pour poursuivre une agrégation (laquelle d’ailleurs ? Celle pour enseigner dans le second degré ou le supérieur ?)

      Le gauchisme n’a rien à voir avec ces 2 systèmes (agrégation ou ENS); C’est très ancien (17ème siècle pour le premier, début du XIXème pour le second).

      Quant à l’ENS, je pense que tu n’y a jamais mis les pieds ou eu écho des contributions de leurs membres: Dans le classement Shanghaï, le très décrié, elle est la troisième école universitaire française, après Pierre et Marie-Curie et Orsay. D’ailleurs 13 prix nobel (!!!) et 10 médaille fields sortent de l’ENS, dont évidemment de grands scientifiques « durs ».
      Il est donc très peu probable qu’ils n’aient pas effectué « de la science pour de vrai ».

      Une grande partie du corps enseignant des écoles préparatoires, celles qui préparent aux écoles d’ingénieurs, s’appuient sur ces agrégés ou ces normaliens.

      Tous les normaliens font de la recherche scientifique, tous.

      Quant aux agrégés, ceux du supérieur, évidemment, oui, ceux du secondaire, c’est plus nuancé et très complexe, mais certains le sont.

      Au fait, sur « A la fac, les plus mauvais étudiants, ceux qui doublent, triplent leur 1ère année, se ruent vers la filière CAPES. », tu as des sources ?

      Et pour « Ces profs. agrégés n’ayant bien sure jamais fait de science de leur vie, conçoivent des contenus à enseigner tellement approximatifs que lorsque l’on arrive en 1er cycle des études supérieures », d’autres sources ?

      Bien à toi,

      1. D’accord sur l’ENS (enfin, Ulm, les autres sont d’un niveau clairement inférieur) dans lesquelles on n’entre que sur concours, un concours très loin d’être simple. Ces ENS forment une majorité d’enseignants chercheurs qui sont le plus souvent d’un très bon niveau.

        Par contre l’agreg est bel et bien une farce. D’un niveau généralement très faible (en première année de prépa on nous a fait passer comme entrainement l’agreg de math de l’année précédente… ce furent les seuls devoirs de l’année où les notes de tout le monde étaient au dessus de la moyenne. Alors que l’obtention de la dite agreg avait été à 7… et que normalement c’est à bac +3 et non bac +1 qu’on la passe).

        Le niveau de étudiants qui s’orientent vers l’enseignement primaire et secondaire est lui aussi en effet généralement plutôt très faible. Peut-être pas les derniers des classes, mais pas loin. Ce qui explique, puisque c’est un concours, le niveau lamentable du recrutement.

        Les programmes, finalement, sont en effet largement le fruit de ces splendides enseignants du secondaire qui ne maîtrisent qu’à peine leurs disciplines. Et donc sans lien avec ce qui est nécessaire pour réussir dans le supérieur et/ou être efficace en entreprise. Bref, quasiment tous les collègues qui doivent se « taper » des premières années le disent, même les meilleurs d’entre eux ne sont pas équipés des connaissances adaptées ni surtout de la méthode de travail nécessaire pour étudier avec succès à l’université (ou même en grande école, malgré les deux ou trois années de prépa qui auraient du remonter ça -et l’ont sans doute fait, un peu).

        1. Il est difficile d’accumuler autant d’inepties sur un sujet que l’on ne connait que par l’extérieur, surtout, vu le niveau de mépris, quant on est affublé de ce que certains qualifieraient de « grosse tête » !
          L’agrégation, c’est du bac + 5, c’est pour la plupart des concours du 10 % de réussite, c’est aussi une maturité demandée que l’on n’a certainement pas en classe préparatoire.
          Autre remarque, les programmes sont sous le contrôle de l’Université, pas des enseignants qui sont juste consultés in fine…
          La bêtise commence quant on est convaincu que telle école est « au dessus » d’un autre : ce sont les élèves qui les suivent qui peuvent éventuellement produire quelque chose de mieux, quand même ils ne le doivent pas à leur carnet d’adresse !

          1. Pff, 10% de réussite à l’agreg’ pourquoi pas, si 100% sont illettrés les 10% meilleurs restent des ânes, un niveau de maturité au dessus de celui d’une bonne prépa, logique si les étudiants ont deux ou trois ans de plus… ils ont deux ou trois ans de plus. Et bac +5, oui, c’est vrai depuis 2011… faut bien trouver des débouchés à ce gens qu’on à collé en master avec la LMD alors qu’ils n’auraient jamais été pris dans un DESS ou un DEA sérieux.
            Vous l’avez réussi à grand peine et vous gêne qu’on vous dise que ça casse pas trois pattes à un canard, c’est ça ?

            Sinon, une école est « au dessus » d’une autre quand 1° ses enseignants sont meilleurs, 2° sa sélection est meilleure et 3° conséquence de 1° et 2° ses étudiants sont meilleurs. Cela étant il y a des problèmes d’échantillonnage et de mesure donc oui, il y a des X meilleurs que des normaliens (Ulm) et vice versa. Oui, il ya de bons profs dans des écoles moyennes, et de profs moyens dans de bonnes écoles, mais ça ne dure jamais très longtemps. Il y a même surement eu des étudiants aux mines d’Alès qui auraient pu entrer à l’X (bon pas beaucoup… ) Mais avoir un bon potentiel ne suffit pas, il faut ensuite avoir de bons enseignants qui vous en font tirer le meilleur, ou alors du génie.

            Enfin, le « contrôle de l’université » sur les programmes, je me gausse…. J’y ai sévi quelques années et je n’ai jamais entendu personne parler de contrôler ces programmes. Ils sont entre les mains du ministère qui est rempli de profs ratés, quelques uns venant des universités, d’autres des collèges et lycées… mais tous plus doués pour la politique et l’idéologie que pour l’enseignement ou la recherche. Et quand bien même des gens qui ont décroché un doctorat avant de grenouiller au ministère définissaient les programmes, ça ne change rien au fait que justement comme c’est un concours le niveau n’a pas d’importance, juste le nombre de places. S’il faut 500 profs et que seuls 10 ont un niveau décent on en prendra quand même 500 et donc 490 ânes… Dommage pour les élèves, c’est tout.

  7. Les JT des grandes chaines de TV (TF1, FR2 etc…) n’ont rien d’autre pour leur une que d’envoyer des équipes de reportage filmer ces troupeaux de « veaux-lycéens » hurler comme des malades devant des panneaux administratifs où ils voient leur nom sur des listes interminables.
    On leur vend du « mensonge » et ces futurs chomeurs le gobent.

  8. Avez-vous chiffré le coût d’une telle réforme ?

Les commentaires sont fermés.