Croire en la France ? Les raisons d’’être optimiste.

Publié Par Guillaume Cairou, le dans Économie générale, Entreprise et management

Par Guillaume Cairou.

entrepreneurÀ l’’heure où une majorité de Français ne ressentent pas d’’amélioration de la situation économique française et ne font majoritairement pas confiance au gouvernement pour améliorer la situation, je tiens à rappeler que la France a de nombreux atouts qu’’il convient d’’avoir en tête. J’’ai une conviction. Ce n’est qu’’en étant optimiste que nous réussirons à les valoriser pour libérer leur potentiel.

Une série de chiffres publiée me conduit à mesurer l’immense potentiel de notre pays à qui je dois beaucoup parce qu’’il m’a permis de réussir. C’’est donc avec volontarisme mais sans excès d’optimisme, que je pense possible de sortir ensemble de l’’océan de morosité dans lequel nous baignons depuis trop longtemps.

La France est la 5e puissance économique mondiale.

La France est le 4e investisseur économique mondial à l’étranger.

La France est le 5e exportateur mondial.

La France est la 6e destination mondiale des investissements directs étrangers.

La France est la 2e place boursière d’’Europe.

La France est la 4e puissance agricole du monde.

La France est la 1ère destination touristique mondiale.

La France a l’’une des 4 métropoles mondiales.

La France a une langue parlée sur les 5 continents.

La France est le 5e pays d’’accueil des scientifiques et des étudiants.

La France est le 3e pays d’’accueil des doctorants.

La France est la 2e meilleure place où vivre et investir.

La France est le 2e pays le plus peuplé d’Europe.

La France fournit 3% de la richesse mondiale.

La France est l’’une des économies du monde les plus ouvertes.

La France est le 6e exportateur de biens.

La France est le 5e importateur de biens.

La France est le 4e exportateur de services.

La France est la 6e puissance scientifique mondiale en termes de publications et en dépenses intérieures de R&D.

La France est le 3e marché mondial du capital-investissement.

La France que je vis a des atouts inestimables. Dès lors comment accepter qu’’elle reste victime de ses contradictions ? Je suis convaincu que ses atouts précieux peuvent lui permettre de ne plus souffrir de ses fantasmes. Elle fantasme trop de la success-story américaine au milieu de la « cool mais idéalisée » Silicon Valley mais elle fantasme aussi trop sur le paysage industriel allemand « rempli mais surestimé » d’’ETI performantes et exportatrices qu’’elles lui envient.

La France que je vis souffre par ailleurs d’’un trop plein d’’acteurs isolés. Chaque ministère avec ses administrations et chaque collectivité agit de son côté. Lançant leurs propres initiatives sans même prendre en compte celles des autres. Ils agissent au final inefficacement au détriment d’’une lisibilité qui serait salutaire pour nos entreprises et leurs créateurs. Ce mille-feuille d’’interlocuteurs, cette profusion de labels et d’’initiatives désordonnées est un handicap dont la France souffre.

imgscan contrepoints 2013-2267 croire en la FranceEnfin, la France manque de 3 milliards d’euros par an pour financer ses entreprises innovantes. Résultat de ce déficit crucial ? Non seulement, la France est incapable de créer de nouveaux champions nationaux et internationaux en misant sur les projets de ses porteurs de projets mais elle est surtout incapable de créer des emplois qui permettraient de surmonter son fléau du chômage.

Les startups américaines ont créé plus de 5 millions d’emplois par an sur la période 1995-2013. Peut-on s’’en priver ? Je ne le crois pas. Inspirons-nous en car…

… c’’est donc en faisant confiance aux entrepreneurs que nous renforcerons la capacité de notre pays à relever les défis qui se posent à lui et à entamer avec optimisme une transition vers le XXIe siècle !

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  1. Touchante méthode Coué !

    Volez une heure vers l’Est ou vers l’Ouest, et vous ne trouverez plus personne ou presque qui parle français.

    Et les entreprises qui performent en France sont surtout les entreprises fortement implantées à l’étranger.

    Imaginons que vous soyez ce jeune doué et entreprenant ? Allez-vous élever vos enfants dans la théorie du genre, ou vouloir pour eux une vraie école ?

    Allez-vous vous défoncer 12 heures par jour pour payer 75 % d’impôts, ou irez-vous ailleurs glaner le juste fruit de votre travail ?

    La France recule dans tous ses classements, c’est ce qu’on appelle une « valeur has been ».

  2. La France serait en effet cela, si il n’y avait pas le Français !
    Le Français est un homo sapiens élevé au foin socialiste, il broutte pendant 35 heures/semaine et part en troupeau pendant 5 / 6 semaines de migration annuelle. Le Franciçus sapinus homoanus aime les mariages étranges qui sortent de l’odinaire de plus il est souvent un peu drogué sur les bord: au choix anti dépresseurs légaux, ou shit coupé local. Il aime s’en prendre plein la tronche surtout au niveau des taxes, et en profite pour taxer encore plus son voisin. Système D oblige ! Alors oui, je vois des talents, des potentiels, mais j’ai comme l’impression que toute cette belle énergie va dans le mauvais sens. Pas de chance quand même.

  3. Mon dieu… une synthèse. On y trouve tout, presque tout, sauf l’essentiel :

    -des lieux communs

    -des mot valises, vides de sens, répétés comme des mantras. « Potentiel », « Atouts », « Volontarisme », « Optimisme », « Innovation », « Champions », … la même soupe insipide servie ad nauseam depuis 30 ans (vous allez nous parler du Minitel bientôt ? TGV ? Airbus ?)

    -la dose de psychologie de bazar de rigueur en 2013 : « Fantasme », « Contradictions ».

    Ben oui, le Français-veau a un « sentiment d’insécurité »… et quand il regarde l’industrie allemande il « fantasme », et quand il lorgne sur les US et les startups, là encore il « fantasme ».

    La première est « surestimée », et les secondes sont « idéalisées ». C’est beau comme la bible avec des images.

    Nous en Fraônce, on a mieux : la troisième voie. La voie fraônçaise.

    -et enfin, la caution scientifique. Les chiffres. C’est important les chiffres. Et peu importe de mélanger des navets avec des chaussettes sales, c’est pas grave ce sont des chiffres. Ca compte, justement.

    Ainsi « France, le 2ème pays le plus peuplé d’Europe ».
    Et si la France était peuplée de veaux, et de bac – 12 venant d’Afrique subsaharienne, ça nous rendrait meilleurs que Singapour par exemple ? Ou plus riches ?

    Et « La France est le 5e pays d’’accueil des scientifiques et des étudiants. » Des scientifiques ? Ou des étudiants ? Ce ne sont pas des individus identiques. Et les étudiants étrangers c’est en… partie pour immigrer en Europe, et pour vivre aux frais de la princesse.

    Ou encore cette énorme perle : « La France est la 2e meilleure place où vivre et investir. »
    Pour qui ? Où ? Pour quoi faire ? Vivre ? Investir ? C’est pas la même chose. Comment ? D’où vient ce chiffre ?

    Aucune importante : il faut po-si-ti-ver, je l’ai lu dans le Monde ou l’Almanach Vermot.

    … Bref, une synthèse.

    De grâce Monsieur, épargnez nous à l’avenir de tels condensés… de vide.

    PS : votre carte de visite m’inquiète. « Leader du conseil en prestation intellectuelles de haut niveau » ?
    Il y a encore du travail à faire.

    1. C’est dommage qu’il n’y est pas de références pour backer toutes ces affirmations.
      Par contre, moi je vois une très bonne raison d’être optimiste.
      On a fait énormément de mer… depuis maintenant 224 ans, plus que nos voisins je pense et pourtant en 2013, on se retrouve toujours avec un PNB supérieur ou égal au Royaume-Unis qui est pourtant reconnu comme un bon exemple a suivre au niveau libéral, même si…
      Ou en serait-on si l’on avait suivi les anglais et les américains?

  4. On peut savoir d’où sortent les classements (ou du moins les sources avec les années) ?

    Méfiez vous de la comptabilité publique, c’est vraiment une soupe indigeste malheureusement…

    Contrairement à mes petits camarades, je persiste à croire que l’immigration est source de richesse.

    Par contre, pour qu’elle soit bénéfique il faut qu’elle participe à l’économie (par le bas ou par le haut du panier, peu importe). C’est comme pour les femmes : une fois qu’elles sont économiquement libres ou indépendantes, c’est parti pour la liberté (désolé pour les féministes) ! Sinon c’est la dépendance : dans le cas des femmes au mari, dans celui des étrangers, au système social. Ce qui impose de revoir le smic à la baisse, simplifier le droit du travail, diminuer les prélèvements fiscaux, faciliter la création d’entreprise ….