La crise économique majeure s’annonce en France

Publié Par Jean-Luc Ginder, le dans Économie générale

Le système tel qu’il fonctionne à l’heure actuelle ne pourra plus éviter la crise majeure. C’est programmé, c’est incontournable.

Par Jean-Luc Ginder.

Les Français savent qu’il va se passer quelque chose… Car, depuis 40 ans la France est dans une phase de déclin : on suit la pente, c’est devenu presque confortable… mais les Français peuvent-ils, veulent-ils imaginer vraiment le décrochage et le  précipice au bout du déclin ?

Face à ce sentiment inéluctable, on a imaginé pour nous Français, deux attitudes pour nous rassurer. L’une est faussement optimiste, elle mettra en pratique la très fameuse méthode Coué : « Tout va bien, soyez rassurés, ça va s’arranger, la preuve… ». Peut-on douter que cette posture est mensongère et anxiogène ? L’autre relève du fatalisme : « Tout est foutu, c’est écrit là-haut , la preuve… ». Peut-on douter que cette posture est défaitiste et anxiogène ? Eh bien non ! Débarrassons-nous au plus vite de ces deux attitudes simplistes et dépassons-les.

Nous savons effectivement que nous allons arriver au pire mais nous savons aussi que la France ne va pas s’arrêter. Nous sommes à l’aube de l’épreuve de vérité.

Économiste de mon état je revendique un réalisme positif. Je ne supporterai en aucun cas la prédiction absurde qui consiste à penser que, tout à coup, l’économie française va s’arrêter. Mais j’ai cessé de croire que la situation allait s’arranger avec le temps. J’ai été forcé d’intégrer l’idée que le système tel qu’il fonctionne à l’heure actuelle ne pourra plus éviter la crise majeure. C’est programmé, c’est incontournable.

Depuis 2012, nous connaissons parfaitement les remèdes mais ne les appliquons pas. Qu’en serait-il d’un grave malade pour qui le médecin aurait posé le bon diagnostic mais qui serait soigné de tisanes et de médicaments à doses trop homéopathiques ? Pourrait-il guérir ?

La réalité est que la France est endettée, surendettée, pour un montant de 2000 milliards d’euros, et comme pour tout individu surendetté, elle tombera bientôt sous le coût du créancier. C’est une évidence, et c’est pourquoi Bruxelles intervient déjà en permanence sur les budgets français. Le principe est qu’on perd son indépendance lorsque l’on génère des dettes. Souvenons-nous qu’en 1958, la France fut déjà mise sous le contrôle du FMI. Un pan de notre histoire économique trop vite oublié.

Dette publique de la France (source Insee depuis 1978).

Curieusement, il existe aujourd’hui une anomalie construite au travers d’une idéologie économique récurrente qui occulte la réalité : le principe merveilleux et magique de l’inversement des courbes. La réalité est toute autre. Nous quittons le temps de la récession pour entrer dans le temps de la stagnation et par conséquence nous serons contraints de changer de système économique, politique et social dans les trois ans à venir. Et dès lors très précisément, nous serons en phase de crise de régime, ce qui revient à dire que respectivement nos systèmes économiques, sociaux, politiques ne pourront plus appréhender la réalité (comme cela fut le cas en 1940 et en 1958).

Ce changement sera essentiellement impulsé de l’étranger, comme pour la Grèce et le Portugal.  La France sera placée sous contrainte et contrôle. Pourquoi ? Car c’est auprès de l’étranger que le pays est endetté et qu’il s’endette encore. Les deux tiers de la dette française sont sur les marchés internationaux, et chaque année la France, pour boucler son budget, pour payer ses fonctionnaires, pour payer ses pensions, la France, oui la France doit s’endetter encore et encore.

En croyant les États solvables nous vivons aujourd’hui en une période d’euphorie monétaire très dangereuse, car c’est bien une nouvelle bulle que nous gonflons, et cette dernière explosera. Il est évident pour tout économiste que la France sera incapable demain comme aujourd’hui de réduire ses dépenses, son déficit, et de fait augmentera encore les prélèvements (impôts et taxes) et ne pourra plus tenir ses comptes et ses engagements.

Prévision du taux de prélèvements (source Insee).

Avant 2016 les marchés au travers du FMI et de l’Europe nous présenteront un ultimatum clair : vous Français, faites vos réformes et réduisez vos dépenses si vous ne voulez pas que l’argent dont vous avez besoin pour payer vos dettes vous coûte entre 8% et 10%.

Et là se fixera dans notre destin le moment du CHOC ÉCONOMIQUE. Tout changera à ce moment-là et précisément à ce moment-là. C’est inéluctable, c’est écrit. Il nous faut penser au-delà, car imaginez un instant que tous les comportements changeront dans la société. Quand on va se rendre compte du jour au lendemain que la France sera acculée et sera sur le point de faire défaut, il se passera ce qui se passe lors d’une crise économique majeure, la crise de régime.

Un événement de cette force changera irrémédiablement la donne et rendra possible ce qui est impossible aujourd’hui. Trouver le meilleur en passant par le pire. Une crise au fond ce n’est rien d’autre qu’une opportunité qui change les comportements, les mentalités et ouvre de nouvelles perspectives.

Voilà les profonds changements imminents auxquels la société française aura à faire face. OUI ce qui va arriver est grave. OUI les Français sauront s’en sortir.

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  1. Vous avez raison sur le fond. Pourtant vous faites quelques erreurs -classiques hélas.

    Ainsi :
    -Bruxelles nous surveillerait, et ferait les gros yeux sur notre budget.
    Désolé, mais c’est un mythe. Un pur mythe.Voyez les commentaires de la Commission hier ! Ils trouvent le budget présenté par Moscovici raisonnable. Alors que tout le monde sait… l’aspect théâtral de l’exercice. Le budget ne sera pas tenu. Comme d’habitude.

    -Bruxelles a donné un énième « délai » pour le déficit (2015)… Alors même que les critères de Maastricht n’ont JAMAIS été respectés…

    -Ce n’est pas que la France. Le même exercice pathétique a lieu pour les autres pays du sud, où des prévisions délirantes, systématiquement caduques, sont acceptées avec des soupirs de satisfaction.
    Rincez, répétez chaque année.

    -Austérité imposée par le méchant Bruxelles et le méchant FMI : encore un autre mythe. Montrez moi un budget étatique EN BAISSE d’une année sur l’autre. La Grèce peut être ? Et encore.Mais Italie, Espagne, Portugal, France, UK… Pur mythe. Les budgets augmentent et on enfume le populo avec des ratios, et des indices synthétiques.

    -Le marché va nous régler notre compte, vous allez voir ce que vous allez voir.
    Là encore, vous avez raison sur le principe… Mais il faut creuser, aller dans les détails. L’économie est politique et inversement.
    Que voit on alors ?
    IL N’Y A PLUS DE MARCHE !

    Toutes les banques centrales trichent, et violent toutes les règles.
    Les principales (FED, BCE, BOE, BOJ) tiennent à bout de bras les marchés (les banques, les bourses, et le financement plus ou moins détourné des états ) !

    Le LTRO… n’est rien d’autre qu’un QE mais honteux, indirect. Je « prête » (comprendre donner) de l’argent à 1% (1000 milliards !) sur 3 ans… qui le moment venu sera roll over tout simplement. Et je leur fais comprendre (fermement) qu’elles doivent acheter du papier souverain… Les banques comprennent également que « Too Big To Fail » est un avantage stratégique… s’empressent d’obéir.
    Les taux baissent, le prix des obligations montent… Les banques font en plus du profit.
    Et les politiciens continuent de creuser les dettes, avec des déficits.

    -Bref tout ce petit monde s’est organisé, entre toi. Un seul objectif : le status quo. Et ça marche !

    -Croyez vous que Bruxelles et la BCE laisseront les taux de la France exploser à la haussse, et accepter de voir leur obsession mortifère (fédéralisme et monnaie Euro) être détruit ?
    L’économiste, sage et respectueux des règles, dira « oui »… Mais le l’économiste politique réaliste… saura que la réponse est bien entendu « non ».

    -Les taux sur la France ne monteront donc pas. Ils seront « contrôlés » comme le sont les taux espagnols, italiens. Le graphique que vous donnez est une hérésie… L’échelle est trompeuse. Le même graphique sur 10 ans montre qu’à 2,50 on est historiquement bas.

    -Voilà pourquoi Hollande, littéralement, n’en a rien à faire de rien.
    Il sait parfaitement (puisque Bruxelles est son complice) qu’il sera pépère jusqu’à la fin de son mandat.

    -La résilience du Système est vertigineuse. Là encore une donnée politique que vous ignorez totalement.

    -Croire que Draghi, Merckel, Barroso, et tout leur groupe mafieux, et demain leurs successeurs accepteraient de voir détruire l’oeuvre de 40 ans en raison d’un vulgaire problème technique de « taux d’intérêt » ou de « dettes » est une erreur fondamentale.

    -Conclusion : Oui cela finira… mal… L’arithmétique finit toujours par l’emporter. Mais cela prendra du temps.

    Beaucoup de temps.

    1. Malheureusement je suis tout a fait d’accord avec vous. Vous avez parfaitement bien analysé la situation!!!! cela prendra beaucoup de temps et ça fera très mal!

    2. J’en suis malheureusement résigné , ça durera longtemps avant d’arriver à la Grèce mais on y va doucement mais on y va.

      La solution, c’est pas les politiques qui la donneront, pour rien au monde, ils changeront leurs statut. donc on y va tranquillllle

      Après une implosion de la chine pourrait provoqué un bouleversement économique mondiale et la l’arroseur arrosé….

      1. il serait trés etonnant que la  » chine implose  » bientot, pour plusieurs raisons:
        l’histoire nous montre que les peuples se révoltent lorsque une baisse du pouvoir d’achat suit une longue augmentation ( qu’ils pensaient éternelle ) les chinois n’ont jamais été aussi riche qu’aujourd’hui, ils ne se revolteront pas.
        bien sur, il y a aussi de mauvaise dettes en asie, mais il est peu probable que l’immobilier s’effondre comme en espagne, vu le nombre de gens a loger !
        la chine est autrement plus résiliente que la france: elle a de considérable réserve de change, de plus en plus d’or, et en cas de crise majeur, l’etat peut aliener ou mettre en hypotèque une manne formidable, le terrain, agricole ou constructible, qui lui appartient, et qui vaut trés cher, parfois 50 fois plus qu’ en europe ! les révolutionnaires français ont tenu presque 10 ans avec les terres de l’églises, qui représentaient seulement 10% du terrains français, alors que l’etat etait deja en quasi-faillite en 1788.

    3. « Conclusion : Oui cela finira… mal… L’arithmétique finit toujours par l’emporter. Mais cela prendra du temps. Beaucoup de temps. »

      Je suis aussi d’accord.
      Et pour la capacité des français à « s’en sortir » (par le haut?) j’ai d’énormes doutes. Hollande est bas dans les sondages mais une grande majorité des français n’ont aucune idée du problème et souscrivent aux imbécilités populistes des partis.

      Sur le plan de la « PsychoHistoire » l’état ne génère que des alternatives de plus en plus étatique, violente et radicale (comme le FN), le principe est la survie de l’état. Il n’y a aucun contrepouvoir, ils sont laminés, impuissant ou désorganisés. Une chance serait internet mais là aussi l’information disponible est largement en faveur des étatistes ou/et des cinglés en tout genre.

    4. Je pense comme vous: Ils tricheront avec une planche à billet, ils iront plus loin dans le contrôle des prix, ils augmenteront le protectionnisme. Et ca continuera de plus belle. On continuera d’augmenter le dette, on dépassera les 150% du PIB avant que ca pète vraiment. On mettra des caches miséres et on continuera de blamer le libéralisme (les absents ont toujours tort). Ce peut encore durer avec l’endoctrinement des jeunes par l’école, l’achat de votes, etc…
      La seule variable serait eventuellement le comportement des allemands. Si eux décident de se barrer de l’Euro (et c’est possible), alors ca précipitera les choses. SI l’allemagne cesse de maintenir en place lÄillusion d’une europe financièrement forte, alors on va rire et pleurer bien avant d’avoir eu le temps de faire ouf.

    5. Je vous donne raison, mais l’auteur a peut être d’autres informations (secretes)…
      Je crois de moins en moins a cette fin molle et longue. Mes impôts fonciers que je viens de recevoir en sont la preuve. En tant que non résident, non content de me prendre 35% de csg +++ les impôts fonciers et autres taxes festives et creatives…..je commence à me poser des questions sur la légitimité de ce pouvoir en place. Je suis devenu riche (suivant les nouveaux critères), alors que j’étais plutôt classe moyenne sans être fonctionnaire (hélas…). J’en prends plein la tronche, sans manger la merde locale. Bien fait pour moi, j’avais qu’à tout vendre avant de partir. Fianalement j’ai une bien meilleure idée: revenir, me gaver, gratter, pourrir ce système et mettre mon argent à l’étranger. Après tout, ce pays n’est il pas le plus beau pays du monde. Ces 35 heures, ces vacances à gogo, les Françaises…., ce système de soin gratuit (humm). Bref, je veux activement participer à couler au plus vite ce pays et me casser après….et puis une petite révolution festive avec grillade de saucisses offertent par la CGT et FO c’est tellement agréable sur un tas de pneus bien chaud !!!! Hum, j’ai hate de revenir.

  2. OK pour le diagnostic, et même pour le pronostic de catastrophe.
    Mais quelle est la thérapie?

    À continuer de faire la [longue] liste du linge sale on ne sait pas mieux le laver.
    Si l’on se lamente du poids trop élevé de la dépense publique il faut aussi accepter ce que ces récriminations impliquent.

    On a ridiculisé en son temps la mesure du gouvernement français précédent qui voulait ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux lorsque des départs, en général à la retraite, avaient lieu.
    Que n’a-t-on pas entendu: « politique du chiffre », « coupes indiscriminées », « manque de respect de la fonction publique », « démantèlement de l’État », etc.

    Bien sûr une telle mesure doit être appliquée avec discernement, ne remplacer personne ici, augmenter là. Cela implique un « change management » plus complexe et plus subtil que la redistribution des mêmes tâches sur un nombre plus réduit d’agents. Et cela prend plus de temps qu’une seule législature. Les entreprise ne cessent pas de faire ce genre d’exercice, contraintes qu’elles sont de faire face à la concurrence par – entre autre – des améliorations de productivité.

    Un objectif stratégique (réduire la dépense publique) doit être poursuivi avec des indicateurs clairs. Le nombre d’emplois dans la fonction publique est bien corrélé avec les dépenses. S’il faut réduire celles-ci il faut diminuer ceux-là. Sinon il ne reste que l’augmentation des prélèvements.

    1. Bien sûr… Mais ne donnons pas crédit à l’équipe précédente… Car enfin, Sarkozy supprimait quelques postes dans la fonction publique d’état… qui étaient instantanément recrées plus bas… dans les collectivités locales et l’hôpital.

      Le nombre de « fonctionnaires »… comme les « dépenses publiques » n’a JAMAIS diminué dans ce pays, et ce n’est certainement pas Sarkozy, homme de pseudo droite, qui l’a fait, ou même voulait sincèrement le faire.

      Maintenant, que faire comme disait l’ami Lénine ? Oui, que faire ?

      Question toute réthorique, vous ne trouvez pas ?

      Expliquez moi comment un appareil d’état qui monopolise la gestion de ce même état pourrait VOLONTAIREMENT diminuer son pouvoir, et donc ses dépenses ?

      OK, nous avons l’exemple du UK à la fin des années 70. Le pays était littéralement soviétisé (comme la France aujourd’hui) et Tatcher a brisé les syndicats.

      Trois réflexions :
      -Thatcher n’existe pas parmi notre personnel politique (cherchez…)
      -C’était il y a 30 ans… le monde était bien différent
      -Et enfin, les anglais demeurent malgré tout plus pragmatiques que les français (invariant culturel).

      Donc la femme ou l’homme providentiel… est une hypothèse peu réaliste.

      Mais alors, que faire ?

      La réponse est évidente : rien.

      Surtout ne rien faire ! Surtout ne pas prétendre qu’avec 2 ou 3 « réformes courageuses » on règlera le problème. La France a franchi cette étape depuis fort longtemps. Nous sommes dans un au-delà tout nietzschéen.

      Il faut tout détruire. Code du travail, fiscalité, organisation de l’état, ses personnels, missions régaliennes, syndicats, retraites, système de soins, immigration etc.

      Prétendre toucher à 2 ou 3 sujets, avec des « réformes » (le mot valise usé jusqu’à la corde depuis 30 ans par les politiciens) est simplement absurde.

      Donc laissons faire la nature.

      Ca prendra du temps, mais la destruction créatrice est ici le seul levier libéral qui peut s’appliquer avec succès.

      Vous ne parviendrez pas à « réformer » le système actuel. Il faut d’abord qu’il s’autodétruise.

      Comme je l’ai dit ici à plusieurs reprises, nous pouvons en revanche considérablement accélérer son auto destruction (en asséchant la pompe à rapine).

      1. Tout a fait d’accord.
        Pour accelerer l’auto-destruction du systeme,
        voila plusieurs possibilités :
        – s’expatrier (pour ceux qui le peuvent) pour ne pas participer au vol fiscal.
        – frauder le plus possible, si possible de manière intelligente, pour minimiser les recettes de TVA et d’impots
        – ralentir et embrouiller le systeme au maximum. Voir l’article de H16 à ce sujet : http://h16free.com/2013/06/26/23855-et-maintenant-un-peu-de-resistance-active
        – essayer de se debarasser des politiciens collectivistes. Pour cette raison, j’aide le FN comme je peux. Même s’il est aussi etatiste que les autres, cela ne fait pas de mal d’emm…les pourris à la tete de l’UMP, du PS, de l’UDI, etc… De toute facon il n’existe aucun parti liberal digne de ce nom en France.

      2. Merci Christophe ancien de la CCI 1 an car il n’y a que des inutiles et si vous le permettez de grosses faignasses bon à manger du foin. Pour le reste je suis dans le même état d’esprit et de réflexion vivement que ca nous pette à la gueule. Plus de 30 années de glandiature politique ca marque. II faut tout revoir et que les Français arrête de se frotter le nombril on nous a mis dans la merde il faut assumer notre millefeuilles malodorant.
        Je ne suis pas du FN et quel est la place de la politique dans les changements structurels, économiques, sociaux, financiers il ne savent même pas gérer une entreprise, c’est visible hier et aujourd’hui. Pas de couille pas d’embrouille. En plus pour ne rien loupé nous avons un homme avec la cravate de travers et la braguette ouverte et ce n’est pas en plus DSK mais du même partie si j’ose dire. Il faudrait lui retrouver un poste dans son conseil général de Corrèze on pourrait le positionner…. sur un poste de relation avec les entreprises….. ou à l’économie peut être il a beaucoup d’idées et de compétences cachées.

    2. L’intelligence a toujours besoin de tension pour donner le meilleur d’elle-même. Il faut se creuser les méninges pour imaginer les solutions qui vont vraiment ouvrir des perspectives et ça s’appelle le risque.
      Lisez le dernier livre de Taleb et vous comprendrez pourquoi, tout effondrement dévoile de nouvelles potentialités auparavant insoupçonnées.

  3. Ma solution : Partir de la France AVANT de rentrer dans la vie active. Dans les faits, je fini mes études l’an prochain, je compte bien partir définitivement dans la foulée. De ce fait, je ne cotiserai jamais auprès de cet état totalitaire, et je recouvrerai une partie (sinon toute) de ma liberté que je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir depuis que je suis né dans ce pays.

    1. Bravo Moralo. Vous avez parfaitement compris que votre génération (et les suivantes) est le dindon de la farce, la victime expiatoire d’une démence collective.

      Non seulement en partant vous vous sauvez vous-même, mais en plus vous contribuez activement à l’auto destruction de cet état totalitaire.

      Vous accélérez le processus, pour le bien de tous.

      Votre travail, vos réussites, vos enfants, votre patrimoine, votre créativité, vos revenus, votre consommation… multipliés par X années porteront un méchant coup à l’état mafieux français, constitueront autant de pertes sèches… qui en plus tels les intérêts d’emprunt seront composés !

      Bonne chance ! Et encore bravo.

      1. Un diplômé de cycle tertiaire qui part avec son M2 en poche, c’est depuis la maternelle pas loin de 120000 € de dépenses engagées par l’Etat français. L’an dernier, rien que 40000 jeunes diplômés partis à la sortie du diplôme (seulement pour les écoles de commerce et ingénieurs). Chez moi, ça fait 4,8 milliards € / an à la louche et nous ne parlons que de la perte sèche des dépenses déjà engagées. Ne parlons même pas de l’impôt sur le revenu qui aurait pu être encaissé par l’Etat, de la richesse créée si ces gens étaient restés. On peut aisément doubler le montant et se rendre compte que c’est une proportion significative du déficit, en fait. Tant pis pour les vampires.

    2. C’est parfait: laissez faire le sale boulot aux autres, vous pourrez toujours revenir quand tout sera rentré dans l’ordre.
      Vous ne comprenez pas que dans toute disparition d’un système il y a une extraordinaire opportunité de faire émerger quelque chose de nouveau (Schumpeter), qui sera probablement beaucoup plus exhaltante que d’aller voir ailleurs si le monde est plus vert (ce qui s’avère plus souvent décevant qu’enthousiasmant).
      C’est dommage de déjà choisir la solution consistant à renoncer à l’adversité, mais logique, puisqu’aujourd’hui la France est le pays de la médiocrité, celui qui se donne un Grosflop comme président.
      De plus, n’oubliez pas que vous n’allez pas être le seul et que là aussi vous allez rencontrer l’adversité que vous fuyez.
      Mais, comme disait l’autre: c’est vous qui voyez!

      1. Hermodore: « de faire émerger quelque chose de nouveau (Schumpeter), qui sera probablement beaucoup plus exhaltante que d’aller voir ailleurs si le monde est plus vert (ce qui s’avère plus souvent décevant qu’enthousiasmant). »

        Le rythme humain n’est pas celui des états. La lente descente peut durer même un siècle. Certains pays rament depuis 150 ans.
        Accepter d’être une génération sacrifiées ?

        L’ailleurs n’est éventuellement décevant que parce que ceux qu’on aime restent aux pays. Sinon l’herbe est tout aussi verte ailleurs si on les prend avec.

        1. certain pays rament depuis bien plus longtemps que ça:
          l’espagne par exemple, était la puissance dominante en europe au 16ième siècle. intoxiqué par l’argent facile qui parvenait de ces colonies américaines, elle s’est endormi, laissant la hollande, l’angleterre et la france lui passer devant, tout en étant persuadé de detenir la sainte ampoule du dieux des croyant. . mème aujourd’hui, les espagnols n’ont pas reussit à ratrapper leur retard.

      2. Je crois que vous révez. Ceux qui vont rester: c’est qu’ils n’ont pas le choix. Ceux là ne vont rien apporter ou rapporter. Je vais probablement revenir en France. Pas pour la sauver, mais pour la couler en coeur avec les autres. Si il y a des opportunités (comme après la bulle immo en 2008 aux USA), pourquoi pas. Mais il faudra du cash à ce moment….tout est là ! Hélas, à ce moment le cash aura été épongé par l’Etat. Restera donc les investisseurs étrangers qui ont des biens et des revenus ailleurs….dans ce cas là, oui, on pourra se gaver sur la misère des autres. Un beau programme !

      3. Hermodore : merci de lire, vraiment, les commentaires.

        Vous faites un ainsi un contresens : personne n’a dit que le fait de s’expatrier c’était laisser le sale boulot à ceux qui restent.

        Nous nous épuisons à dire au contraire que s’expatrier c’est accélérer l’implosion de l’état, et donc in fine c’est aider la collectivité !

        N’essayez pas (vieille technique gauchiste) de monter les expatriés contre les résidents ou vice versa.

        -Ceux qui partent : un puissant levier
        -Ceux qui restent : un fort levier également car plus nombreux, en réduisant leurs revenus, leurs investissements, leur consommation

        C’est ensemble -les expatriés et les résidents- que nous pourrons accélérer la fin de l’état mafieux, en lui ôtant l’oxygène qu’il brûle sur notre dos : c’est à dire notre pognon.

        (désolé de faire des redites, récurrentes, mais je me rends compte qu’à chaque article des personnes semblent ne pas comprendre, ou comprennent de travers).

        1. Je réponds à Moralo qui écrit:
          « Ma solution : Partir de la France AVANT de rentrer dans la vie active. »
          Si ça n’est pas de l’expatriation, qu’est-ce que c’est?
          Merci de me lire…
          Je suis, toutefois assez favorable à l’explosion du système, mais êtes-vous certain de dominer ce qui s’en suivra?

          1. Oups, parti trop vite, donc suite:
            Franchement vous croyez que quelqu’un qui s’expatrie va vraiment consacrer toute son énergie à aider ceux qui restent: il n’est même pas capable de supporter les conditions que les autres, ceux qui se tapent le sale boulot doivent se taper tout en croulant sous le harnais fiscal et autres turpitudes du système en décomposition?
            Il ne s’agit pas de faire de l’héroïsme mais tout simplement de faire comprendre que c’est au pied du mur que l’on déploie toute son énergie pour surmonter l’adversité, pas sous les cocotiers.
            Est-ce que j’ai bien compris, moi le vieux gauchiste (merci de votre condescendance)?

          2. ceux qui se tapent le sale boulot doivent se taper tout en croulant sous le harnais fiscal

            Vous croyez que c’est une partie de plaisir de sacrifier une partie de sa vie pour la sauver ?

            En RDA, ceux qui quittaient le pays étaient abattus comme des chiens.

    3. Oui, c’est définitivement ce qu’il faut faire. Déjà après 6 mois à l’étranger on se sent regonflé et libre. On retrouve peut à peut le gout de la vie et des joues roses. Le regard des autres est différent, non accusateur. Il n’y a pas de défiance du voisin, ou du collègue de travail. En gros c’est une nouvelle vie heureuse qui commence. Maintenant il faut changer aussi son propre regard et ses petites habitudes. Perdre son identité et en créer une nouvelle (avec une nouvelle langue). En tout cas ça vaut le coup d’être essayé. Les Français restent très exotiques pour les femmes étrangères (une chance quand on est jeune et sans enfants !!!)

      1. Je suis installé à l’étranger (proche) depuis une semaine et je ne le regrette déjà pas, je commence mon premier CDI dans deux jours, fraîchement diplômé de deux écoles françaises prestigieuses. Ma feuille de paie ne comportera que cinq lignes. On ne me montrera pas du doigt si je réussis. C’est loin d’être parfait là où je suis, mais les gens sont tellement plus sympathiques, même quand ils ne vous connaissent pas (même les fonctionnaires) et la vie a l’air plus agréable. Partez, laissez l’idéologie sacrificielle aux autres. La vie est faite pour être vécue, pas pour vivre éternellement sous le joug de la tyrannie et voir ses rêves, ses aspirations brisés quotidiennement.

  4. Il y a une constante en France qui est le « syndrome judéo chrétien », toujours à extrémiser, ce que j’appelle le problème du péché originel!!
    On se lamente en permanence et, là, les économistes de 2eme zone excellent! On présente de beaux camembert (power point fait toujours effet) quelques tableaux et hop, pleurez braves gens!!
    Plutôt que de vous perdre en lamentations (il y a des endroits pour çà) faîtes un diagnostic clair (facile à comprendre par TOUS) et surtout proposez des remèdes!!
    « Ce que l’on conçoit bien s’énonce…… »!!

    1. Bonjour M. Le Lagadec. Des solutions il y en à dans tous les domaines économie, immigration, social, innovation mais nous avons pris tant et tant de gouvernements d’imbéciles dont 14 ans de socialisme…….quel est m’homme politique armé de ministre commando qui aura des couilles suffisantes pour prendre les bonnes décisions. Aucune, un chien qui à la queue qui gratte tourne dans tous les sens pour mettre fin cette douloureuse torture, sans pouvoir y arriver. La bonne vieille gaule a cette compétence.

  5. La France ne se libéralisera jamais par la soumission à des pressions extérieures. Si jamais les institutions internationales jouent à ce jeu là, il est clair que soit la France explosera en mille morceaux façons URSS, soit elle tombera sous le joug d’une dictature militaire façon Italie fasciste. Il n’y a aucune raison de s’en réjouir.

    1. Malheuereusement, même une dictature militaire n’est plus possible !!!
      L’armée est complètement noyautée, démotivée et démobilisée, sans compter que l’on coupe tous les ans un peu de ses moyens.
      Trouvez-moi un général actif qui tient tete au gouvernement, et il ne fera pas de vieux os.

      1. « Malheuereusement, même une dictature militaire n’est plus possible !!! »

        Une poignée de psycho-rigide avec le pouvoir absolus dans un pays en grave crise économique, quel bonne idée effectivement.

  6. Le problème ce n’est pas la dette, c’est pourquoi une telle dette ?
    Ce n’est pas en diminuant le nombre de fonctionnaires, ou en retirant la retraite, ou en allongeant la durée de cotisation. Tout cet argent n’est qu’infime a cotés des faux milliards que les banques brassent, les banques utilisent au moins 100fois l’argent qu’elles possèdent réellement et quand il y en a une qui coule, l’état réinjecte des faux milliards dedans.. mais il ne va pas réinjecter des faux milliards pour vous autres.

    Je ne suis pas assez calé pour expliqué mais regardez des vidéos de Jovanovic par exemple il explique bien la dérive complètement hallucinante des banques et leur total impunité jusqu’au jour ou ca explosera. Mais eux seront parti avant et en auront bien profité.

    1. Les banques font circuler l’argent, à des vitesses vertigineuses qui dépassent l’entendement.
      Mais elles ne l’accumulent pas. Ce sont de relativement petites baignoires avec des gros robinets; c’est pourquoi les risques de débordement ou d’assèchement sont grands.

      La dette, elle, s’accumule car les déficits doivent se compenser par de l’emprunt.

    2. « Je ne suis pas assez calé pour expliqué »

      Jovanovic non plus mais lui c’est coté compréhension.
      L’état réinjecte parce que ce sont les principaux faux-monnayeur et c’est un échange très bien compris entre les deux.

  7. La réalité est pire que ce qu’en dit l’article. Car la réalité est qu’en France on lève tellement l’impôt et qu’on tond si bien le contribuable que la dette continuera d’être bien remboursé. Et donc aucune inquiétude pour Bruxelles et des marchés. Voilà pourquoi ce pays ne s’est jamais réformé et ne se réformera jamais.

    1. Ca n’est plus la capacité à tondre le contribuable qui garantit la dette française, c’est la capacité à organiser la cavalerie. Sur 4 euros de prélèvements supplémentaires ces dernières années, un seul a servi à réduire le déficit. Pour faire décroître la dette de manière visible, il faudrait non seulement réduire les dépenses, mais aussi augmenter les impôts dans la même proportion que ce qui a été fait ces dernières années : personne ne prête plus à la France sur la garantie des impôts qu’elle pourrait lever. On prête à la France à cause de son poids auprès de la BCE, un poids qui oblige de fait la BCE à prendre des mesures pour que la dette puisse être roulée vu que sinon c’est le chaos. La fin viendra de l’Allemagne et des pays dont les populations paient pour nous et travaillent à notre place, avec un soutien britannique vu qu’ils vont comprendre que bien qu’en dehors de l’euro et en voie de redressement, ils seront entraînés dans la chute.

  8. « Souvenons-nous qu’en 1958, la France fut déjà mise sous le contrôle du FMI. Un pan de notre histoire économique trop vite oublié. »

    C’est à se demander si ce n’est pas la porte de sortie qu’anticipe une bonne partie de la classe politique : planter l’économie française pour forcer la main à une intervention extérieure secondée par un gouvernement temporaire et politiquement sacrifiable.

    Ainsi, les mêmes qui grenouillent aujourd’hui pourront revenir au lendemain de la purge, vierges de toute responsabilité, en accusant de tous les maux le méchant FMI, et berner à nouveau les Français avec leurs discours démagogiques. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les politiciens n’éprouvent aucun remord à nous entraîner vers le gouffre à pleine vitesse, en accélérant encore un peu plus si possible.

    1. C’est fort bien possible!
      Et votre explication est plus que plausible, sauf que pour ceux qui nous dirigent, c’est certainement moins clair que dans votre esprit: il y a probablement une forte composante nihiliste chez eux qui les entraine vers la terre brulée. Quand les enfants ne maitrisent plus leur jouet (idéologique), ils le cassent (certains en tous cas).

    2. durant tous le 20ième siècle, la france à vécu au dessus de ses moyens, et a fini par planter les rentiers par la dévaluation et l’inflation.
      drole d’idée que de s’associer au mark pour continuer une pareil couillonade ? finalement, l’époque que nous vivont, c’est la revanche des rentiers, sauf qu’au lieu des riches, ont les a remplacés par des fonctionnaires à la retraite.
      mon pauvre charles-édouard, tout fout le camp !!

  9. Le PIB est trompeur car il inclut la dépense publique.
    On cumule la dépense publique, déconnectée de toute notion de valeur ajoutée, et le PIB marchand, qui, lui, peut augmenter sans consommer plus de ressources.
    C’est la différence entre planification centralisée et marché.

    Cela se traduit par plusieurs absurdités:
    – Si on diminue la dépense publique à PIB marchand constant avec une dette à 100%, la dette en % du PIB s’aggrave plus que si on ne diminue pas les dépenses !
    – Si on augmente les fonctionnaires sans les faires travailler plus, leur productivité augmente !

    1. Merci de rappeler la profonde toxicité du « PIB »…

      C’est bien parce qu’il est toxique et sujet à toutes les manips qu’il est poussé dans les médias, dans les écoles, et dans la bouche de tous les neuneux.

      Parler de l’évolution de la dette par exemple sur PIB, est une autre hérésie.

      Le montant sur population, voilà qui parle davantage.

      le PIB est ultra (trop) synthétique, et dépendant lui-même d’autres facteurs synthétiques (le fameux « déflateur »… pour calculer le PIB en monnaie « constante », c’est ce dernier qui sert à calculer la « croâssance »)…

      Bref, des entourloupes basées sur des entourloupes, elles-mêmes basées sur…

      Et quand on voit les crapules politiciennes et les pipoéconomistes qui discutent doctement et sérieusement des évolutions de « PIB » à « +0,1 point » ou « -0,2 point » sur un an… c’est à mourir de rire.

      La vraie définition est simple :
      PIB = POUBELLE.

    2. Bonjour, Après un an en Chambre de Commerce ou je ne suis par resté , en effet issue du privé j’ai contracté depuis mon jeune âge une maladie la MTVESEPE je sais c’est long…. en résumé (la maladie du travail, valeurs d’entreprise, sens de l’engagement, envie de produire du résultat et du travail d’équipe). Je l’ai quitté 8 jours avant ma fin probatoire car je n’en pouvait plus de cette bande d’incapables, inertes et végétatifs. Le paradoxe c’est que j’ai perdu mon boulot parce je souhaitais travailler et je n’en ai plus, J’aurai du accepter les méthodes RFLD de 80% de fonctionnaires soit ne Rien Faire Laisser Dire et allez voir les représentants du personnel en cas de léger problème vous connaissez le harcèlement même les pendules en tremble. Des exemples j’en ai de smillions et du vrai garantie sur facture et pas qu’en CCI. Cher Monsieur le jour ou vous verrez les collectivités territoriales et autres collectivités très productives vous aurez 32 dents. En dehors de certains ETS comme les hôpitaux des improductifs il y en a mais moins idem pour les Ecoles qui sont dans une galère avec des générations de dégénérés à l’image des parents…. m’actualité en a parlé il y peu a ca fait mal et pourtant….. Ne seriez pas vous même un ex fonctionnaire ??? De plus on ne peux pas les mettre dehors car la plupart seraient incapables de s’intégrer dans le privé et ils gonflerait le taux de chômage. Quand la France va changer tous les modes ou systèmes actuels de l’âge de pierre, économie, immigration, social, retraite, innovation…… Allez dormez bien la fonction publique veille sur vous et sur nos retraites, mince on n’a pas le même système zut une différence sociale pareil, pas de droit au chômage Faux et pourtant on nous dit bien le contraire de ces pauvre gens accablé et mal payé (pour un agent cadre niveau 6 que j’étais 34450 € annuel brut 76 € pour une mutuelle de 5 personnes ticket restaurant bon vacance noel et vacances 520 € annuel. Je me rend compte de mon erreur d’aujourd’hui ou j’aurai profité d’un système établit sans me poser de question.

  10. j espere que vous savez tous que le principe de vendre de la dette francaise aux non résidents vient de mitterand et sapin/ils ne voulaient pas que les francais sachent l état du pays
    au japon la dette est detenue par les japonais
    en france l epargne des francais est evaluee a 2000 milliards euros ( equivalent de la dette) Donc sapin, cazenave et hollande pene qu en augmentant les impots les francais vont puiser dans leur epargne et queon sauvera tut
    helas on appauvrit les francais mais comme aucun reforme de strucutre ne se fait malgre les impots enormes on s enfonce
    hollande la revolution va mettre ta « tete sur une pique » comme dit jacques attali

    1. Attention la dette au non résidants n’est pas plus néfaste que la dette auprès des investisseurs nationaux, c’est juste que la façon dont elle va frapper les gens est différente, mais dans les deux cas, le mal sera fait, ne vous y trompez pas.

    2. Oui, ça « marchera » une année pour éradiquer la dette, mais sans ajustement des dépenses publiques, les déficits continueront et le problème sera reporté. Et on fait comment exactement, une fois le capital des Français confisqué ? Comment épargneront-ils, consommeront-ils pour faire tourner les entreprises, créer du capital qui permet l’expansion économique ? L’idée du prélèvement sur l’épargne est un nonsens économique complet, sans même parler de l’aspect moral. Non, la seule solution raisonnable à terme, c’est un downsizing radical de l’Etat français.

  11. Je suis d’accord avec Christophe : tout ce petit monde ( politiques, BCE, FED, banques ) se tiennent.
    Tout le monde s’entend pour faire durer le truc le plus possible car tout le monde sait que la catastrophe est au bout du chemin.
    Une fois de plus, l’étincelle qui mettra le feu qui fera tout exploser, viendra de l’extérieur et personne ne sait d’où ça viendra. Si ça se trouve, cela viendra d’un événement a priori peu important à première vue.
    Une fois que l’explosion aura eu lieu, il y aura des gagnants et des perdants. Quelque chose me dit que les Chinois feront partie des gagnants et que nous ferons partie des perdants.

  12. Je suis assez d’accord avec votre analyse , même si je ne prétends pas tout comprendre Je crois que la construction de ‘Europe est « bancale » depuis le départ , et ne peut que le rester , car il n’y a rien à attendre ni de FH ni des politiques , qui en tirent tout bénéfices L’euro , monnaie commune pour des Etats très différents ne fait que ruiner la majorité d’entre eux ,et devrait disparaître ! C’est donc par obligation que nous pourrons changer de régime , et , oui , ce changement fera très mal , mais ce sera la seule voie du salut Concernant la France , pourquoi cette « sortie » de l’euro ne viendrait elle pas de A Merkel , nouvellement réélue ? A moins que le FN ….

    1. Je suis d’accord avec l’analyse de Christophe
      Les élites européennes n’ont aucun intèrêt à ce que le système, qu’ils ont mis en place, explose pour des raisons techniques (hausse des taux), sinon s’ils raisonnaient en gestionnaires comptables prudents, vertueux et sincères, pourquoi auraient-ils tout fait pour empècher la Grèce de sortir de l’Euro.

  13. Paradoxe français, les gens veulent perpétuellement du changement, mais n’en acceptent aucun. Et ayant dit « non », ils retournent à leurs jeux.

    La réalité est à leurs trousses, et ne va pas tarder à les rattraper, mais ils ne regardent pas dans leur dos. Ou quand ils le font, ils ne remettent jamais leur pays en cause : c’est la faute à l’Europe, aux vilains capitalistes, au FMI, à leur déficit de souveraineté, et autres fariboles.

    Alors, soudain, ce sera la panique et les « grandes douleurs » celles qui ne sont hélas pas toujours muettes. Les pavés vont voler, les gens vont voter FN ou communiste, et toutes ces âneries ne feront que majorer les difficultés.

    Bizarre que tout l’Europe voie ce scénario (et le craigne forcément) mais que le français continue à discuter de l’ouverture des magasins le dimanche :-)

  14. Bon article, quoiqu’il manque la faillite programmée du régime des retraites et de la sécurité sociale. Ceci dit, je pense que 2016 est malheureusement une date optimiste pour l’implosion de l’Etat français. Rappel : la valeur actuelle des engagements de retraite publics de la France atteignait pas loin de 7000 milliards d’euros en 2010 (cf. Jacques Bichot). Vos pronostics ? Je parie sur le FN au pouvoir d’ici 2022 et une faillite complète d’ici 2030 selon les rustines qui seront mises en place. Il viendra un moment où il pourrait y avoir un coup à faire en shortant la dette obligataire française, en utilisant des CDS. Le tout, ce sera de bien timer la chose.

  15. Effectivement, le seul moyen c est de baisser les dépenses

    – éducation 84 milliards d euro
    C est totalement irresponsable un budget pareil pour l éducation. Trop de fonctionnaire d un côté et pas assez de l autre

    – la cohésion sociale tout compris c est 500 milliards d euro / an la France en gros possède deux budget
    Un budget dit d impôts
    Et budget de charges sociale ( ursaf)
    Qui encaisse environ 250 milliards d euro par an

    Une meilleure gestion des remboursements une meilleure gestion des mutuelles privée
    Une suppression de remboursement médicaux pourrait avoir un réel impact moins de dépense

    L ouverture des retraites par capitalisation est obligatoire est inévitable !!!

    C est économie malheureusement tout le monde le sais tout le monde à peur de le faire alors que le médical c est la même chose que tout bien de consommation !

    Une fois c est économie réaliser une amputation pure est simple des charges sociales et d impôts est obligatoire !
    Les entreprises à ce moment la pourront renouer avec les bénéfices pas avant
    Pas trop de bénéfice car même les français sont contre le bénéfice est les entreprises qui leur donne à manger et pour nourrir leur marmaille !

  16. C’est curieux comment on essaie d’expliquer ces arcanes du pouvoir aujourd’hui avec des chiffres et des jolis mots ; pendant les crises précédentes de la France, et depuis le moyen-âge, rien n’a changé : aucun système n’a changé et aucune solution proposée n’a changé ; la seule explication et non solution sera la ratonnade à l’étranger et à tout ce que les dirigeants ont déjà fait ; ce sont les dirigeants du chaos ; ils trouvent qu’il y a une grande opportunité à fiche le bordel en confisquant la manne ; l’argent est simplement capitalisé sur des fonds spéculatifs (pour être simplistes on va dire que l’argent est entassé dans le garage) et ne circule pas contrairement à ce qui est écrit ; il est détruit au fur et à mesure ; c’est l’argent de la valeur réelle de l’activité qui est détruit au fur et à mesure. Ce système de valeur permet de remplacer l’ancienne valeur par la nouvelle ; ce qui entraîne des faillites pour ceux qui utilise l’ancien système d’échange ; c’est comme si il y avait une nouvelle monnaie en construction : en gros on peut imaginer facilement qu’au fur et à mesure que vous créez sur l’ancien système, vous vous détruisez ; si vous suivez le nouveau système d’échange de valeur et que vous y investissez vous serez très riche ; mais l’information n’est pas à la portée des pauvres biensûr… Le vice est d’escroquer les pauvres pour créer plus de dettes pour avoir le pouvoir sur eux, bref les acheter à vie, eux et leurs descendants. Une dette est divisible par l’ensemble des habitants, même les immigrés. A combien doit se monter la dette sur 3 générations vu qu’à la 4eme ont doit être libéré ? en gros 220000 euros par personne x3, ce qui fait une dette par tête de pipe admissible en matière d’endettement de 660.000 euros par personne. mais comme il y l’inflation ou l’usure pardon, on peut doubler la somme ; 1.320.000 euros par personne… pour faire un super raccourcis ; il faut créer un lien fort entre le peuple et l’état ; c’est à dire esclavager le peuple : on le voit bien ; les contrats aidés par exemple… je t’ai acheté donc je te paie pour travailler avec ton propre argent que je t’avais confisqué… et comme ça tu me fais allégeance, parce que sinon tu crèves la dalle : je te donne à manger alors tu me sers stp…et vite ! Plus t’attends pour te mettre à la tâche, moins t’auras de choix car j’ai tout raflé ; personne ne te prendra si ce n’est moi, l’état ! Et si par malheur, t’essaie de réfléchir à te barrer, je te poursuit là où tu vas ; si tu reviens je te fous en tôle. Et toi la racaille pauvre qui veut pas bosser et qu’est trop bête, si tu bouges, gare à toi ; t’attends sagement chez toi que je vienne te prendre pour te faire disparaître des statistiques car tu gênes le système, tu rapportes rien.

    Bref, propagandes, harcèlements, catégorisation, discrimination, déclassification, jusqu’à mise en cessation totale (entreprises et faillites civiles et personnelles), et après c’est la chasse ; parce que quelqu’un qui peut plus exister dans un système officiel, va survivre hors système, va bosser au noir, ou usurper une identité ; alors faut aller à la chasse : et on nomme des Fouquier-Thinville, et des liquidateurs civils ; et hop !!! au bagne ou ailleurs d’ailleurs… La dernière invention pour faire disparaître les gens c’était le travail obligatoire et la déportation, suivi du four crématoire… cette fois-ci ça sera quoi ? L’euthanasie ?