François Hollande ne digère pas les OGM américains

Publié Par Guy Sorman, le dans Environnement

Le gouvernement français n’avait pas le droit de s’opposer à la vente des semences de maïs Monsanto.

Par Guy Sorman.

Le Conseil d’État à Paris vient de rappeler que le gouvernement français n’avait pas le droit de s’opposer à la vente des semences de maïs Monsanto – MON 810 – dites OGM. Le Président français a décidé de ne pas suivre cette recommandation, gagnant ainsi quelques années contre Monsanto. À terme, l’État français sera condamné, mais la justice est lente : Hollande, sans doute, ne sera plus Président.

La plupart des Français ou des Américains seraient bien en peine d’expliquer ce qu’est un OGM ? Ils ignorent qu’ils en consomment tous les jours : le maïs MON 810 domine le marché mondial et se retrouve, transformé, dans toutes les conserves. On ne s’en porte pas plus mal puisqu’en vingt ans, aucun OGM de maïs – produit par Monsanto mais aussi par des entreprises chinoises et indiennes – n’a entraîné d’effet négatif sur l’homme, les animaux, la nature. Certains consommateurs cherchent tout de même à éviter les OGM, par principe, grâce aux étiquettes qui annoncent, par exemple, « Œufs pondus par des poules sans OGM ». Mais l’étiquette ne dit pas ce que les poules ont vraiment mangé ? Certainement des grains de maïs traités aux insecticides, car le choix est entre le maïs OGM ou le maïs aux insecticides. Il n’existe plus aujourd’hui que ces deux méthodes pour combattre la pyrale, un insecte qui ravage les pousses de maïs.

Mais le débat sur les OGM est une controverse politique : pas trop un débat scientifique. L’OGM est ce que l’on appelle un marqueur identitaire, tout comme le refus de l’exploitation du gaz de schiste. Être Vert exige de refuser les OGM ; dans les proclamations et actes de foi les raisons de ce refus sont secondes. François Hollande ne cède pas à la Raison mais aux Verts, par nécessité électorale : on le suppose. Pourquoi les Verts sont-ils hostiles aux OGM qui « respectent » mieux la nature que l’usage des insecticides ? Serait-ce parce que les OGM sont  généralement Made in USA ou identifiés aux USA ? Monsanto est l’incarnation du capitalisme yankee. Pour mémoire, dans les années 1950, des organisations agricoles françaises, en Aquitaine, s’opposaient à l’utilisation des maïs hybrides, parce que ceux-ci étaient importés des États-Unis. L’antiaméricanisme est une vieille histoire française : seuls les arguments changent.

Si l’OGM de maïs était français, il serait sans doute célébré comme une preuve du génie national. Mais les OGM ne sont plus français, en  partie parce que les écologistes font régner un climat hostile à ce type de recherche : les chercheurs en agronomie filent vers les États-Unis et la Suisse et les entreprises françaises ont renoncé à ce marché trop politisé pour être rentable. Louis Pasteur, s’il revenait parmi nous, aurait-il le droit d’expérimenter ses vaccins ? Ou les Verts lui opposeraient-ils le « principe de précaution » ?


Sur le web.

Laisser un commentaire

  1. On fait pousser des dents, des oreilles, de la peau. Bientôt des cœurs. La France a un long train SNCF de retard….elle est hors course. Reste à acheter la merde des autres. Quand on est médiocre, on ne fait pas la fine bouche.

  2. J’ai vu des papiers pro-OGM mieux écris :)
    On reprend ensemble :

    – « Le Conseil d’État à Paris vient de rappeler que le gouvernement français n’avait pas le droit de s’opposer à la vente des semences de maïs Monsanto – MON 810 – dites OGM. »

    Non, le Conseil d’Etat vient d’invalider le moratoire français sur la culture en plein champs à but alimentaire humain direct.

    – « Le Président français a décidé de ne pas suivre cette recommandation »

    Le Président n’a pas le choix. Le Conseil d’Etat a cassé le moratoire, le moratoire est donc cassé. Dès avril / mai 2014, période des semis, les agriculteurs souhaitant cultivé du maïs MON 810 peuvent le faire de manière tout à fait légal, sauf si le gouvernement fait un nouveau moratoire. C’est d’ailleurs ce que compte faire ce dit gouvernement.

    – « La plupart des Français ou des Américains seraient bien en peine d’expliquer ce qu’est un OGM ? »

    Visiblement, au vu de la suite, vous êtes à la fois français et ignorant en la question. On continue ?

    – « le maïs MON 810 […] se retrouve, transformé, dans toutes les conserves. »

    Au regret de vous informer que chaque produit contenant un ingrédient issu à plus de 0,9% d’une culture OGM doit être étiqueté contenant des OGM.
    Regarder bien vos rayons et vos étales, vous n’en verrez pas (ou presque pas). Rare sont les magasins ou vendeurs qui les vendent, puisque les OGM ne sont pas bien vu par les consommateurs lambda, donc pas beaucoup acheté.
    Au final, non, il n’y quasiment aucun produit transformé contenant des OGMs en France. Les autres doivent être dûment étiqueté.

    – « On ne s’en porte pas plus mal puisqu’en vingt ans, aucun OGM de maïs […] n’a entraîné d’effet négatif sur l’homme, les animaux, la nature. »

    Sur la santé… Le nombre de cancer est en constante augmentation, mais d’ici à pouvoir isoler une raison de ces cancers c’est un véritable défi. Les origines peuvent être tellement diverse, mais la nourriture OGM ou non, pesticide ou non, ont certainement une part de responsabilité.
    Le fait est qu’aujourd’hui personne n’a réellement prouvé ni l’innocuité des OGMs, ni leur toxicité. Mais dire que personne n’en est mort en 20 ans, comment pourriez vous le savoir ? Vous vous attendez à trouver quoi comme indice de la mort d’une personne par ingestion d’OGM ? Un épi de maïs en travers du front ? :)

    Sur la nature… Aujourd’hui même Monsanto admet la présence de mauvaises herbes résistantes au Round Up : les super weeds. Pour les éliminer ? Mélanger avec le Round Up, une dose d’un autre pesticide. Au final, on utilise autant voir plus de pesticides avec les OGM que sans, alors que l’ambition de départ était complétement l’inverse. Et qui en paie le prix fort : la flore des sols, les rivières, les nappes phréatiques, … Et par voie de conséquence, nous aussi et les animaux.

    Pour le reste de l’article, il s’agit d’opinion, que je ne partage pas, mais tout le monde ne peut pas être d’accord…

    1.  » Le fait est qu’aujourd’hui personne n’a réellement prouvé ni l’innocuité des OGMs, ni leur toxicité. Mais dire que personne n’en est mort en 20 ans, comment pourriez vous le savoir ?  »

      On peut pas plus le savoir que d’autres aliments réputés sains et bon pour la santé. La plupart des légumes sur la marché bio ou non ne sont pas des produits que l’on retrouve naturellement dans la nature. Les tomates par ex. sont à l’origine de couleur jaune; c’est l’homme par manipulation qui a rendue cette plante rouge. Ne pas légaliser un produit tant que l’on a pas prouvé qu’il n’est pas mauvais est une posture stupide et dangereuse. On peut faire le même raisonnement avec l’eau gazeuse. Ne plus en boire cette eau tant que l’on pas prouvé que le gaz mis artificiellement qui fait les bulles n’est pas cancérigène.

      1. Je comprends bien votre argument.
        Sauf qu’à la différence de la tomate ou de l’eau gazéifié il y a eu des alertes, de scientifiques, aussi détestés de ses pairs soient-ils, de lancés. À partir de là, il y a doute. Un doute appuyé par pas mal de constat : pas de véritables études menées sur le long terme, indépendantes, transparentes.

        Bon et si on laisse l’indépendance de côté, la transparence n’est quand même pas là : Monsanto et consoeur garde toujours secret leurs dossiers de demande d’autorisation. Pourquoi ? Qu’ont-ils à y gagner, à part des opposants aux OGMs ?

        En bref…
        Personnellement, je ne demande pas mieux que ça : des études sur le long terme, transparentes et aussi indépendantes des entreprises et des États que possible, un rapport sur l’étude contenant les données de départ et les résultats. Et ensuite on conclura : sain ou nocif.

        Mais tant que ce ne sera pas le cas, le doute s’impose sur cette technologie.

  3. Ce qui me dérange dans les OGM c’est qu’ils appauvrissent la terre:
    L’agriculteur plante cet OGM a fort rendement, résistant au super pesticide de Monsanto. Ce même pesticide rend la terre stérile (plante et animaux) sauf aux OGM de Monsanto et celà pour plusieurs années..
    Monsanto ensuite piège l’agriculteur qui ne peut plus se passer de cet OGM, il ne peut plus jouer la concurrence, ni utiliser des semences d’autres natures. Monsanto fait grimper les prix.
    L’agriculteur perd sa terre qui sera racheté par des fonds souverains, et petit à petit, la France perd sont indépendance alimentaire.

    1. La France n’a plus d’indépendance alimentaire depuis presque un siècle (et pas qu’un peu : environ la moitié de ce qu’on mange). L’agriculteur perd sa terre qui est rachetée… par les citadins. Sauf quand il peut gagner sa croute, ce qui implique l’utilisation des techniques avec le meilleur rapport production/cout, c’est à dire souvent des OGM

      1. L’indépendance alimentaire pour un pays est il réellement souhaitable? Si c’est pour que chacun se recroqueville chez soit, on ne peut pas appeler ça un progrès.
        D’un point de vue économique, chaque région/pays a des potentiels différents: les brésiliens ne possèdent pas de potentiel en blé, la France, oui et c’est l’inverse pour le soja. Donc, on échange.

    2.  » Monsanto ensuite piège l’agriculteur qui ne peut plus se passer de cet OGM, il ne peut plus jouer la concurrence, ni utiliser des semences d’autres natures.  »

      C’est un contrat comme un autre. Personne ne force personne. L’agriculteur le lit et s ‘engage à le respecter si il accepte. Si l’agriculteur n’est pas satisfait des closes du contrat; il est libre de passer à autre chose. C’est pas aux écolos de décider à la place d’un individu sur le choix de ses accords commerciaux contractuels avec une entreprise.

      D.J

  4. Désolé, mais les 2 commentaires précédents montrent une chose : le paléo-réflexe pour un monde fixiste. Vous ne connaissez malheureusement rien aux droits de propriété, aux libertés et au libre échange.

  5. @calimero et @nicolas

    Vous confondez le Mon810 et le « RoundUp ready ». Ce sont deux plantes transgéniques différentes et cette confusion peut-être volontaire montre votre ignorance dans ce domaine. Si vous voulez plus de détails aller sur cet article que j’ai laissé sur mon blog :
    http://jacqueshenry.wordpress.com/2013/08/14/le-point-fr-vire-au-rose-vert/
    Je me permet de signaler à Guy Sorman que la mise au point du MON 810 s’est joué sur le fil entre Rhône-Poulenc Agrochimie et Monsanto à la fin des années 80 et je peux en témoigner puisque je travaillais à l’époque dans le laboratoire de RPA dédié à la recherche sur la transgénèse végétale. Aujourd’hui, la recherche française en transgénèse végétale est le fait très ponctuel de quelques laboratoires de l’INRA ou du CEA, mais comme l’obstruction systématique tant du gouvernement Sarkozy que du gouvernement Hollande pour des raisons strictement électoralistes n’encourage pas les chercheurs (manque de crédits car cette recherche est très coûteuse) alors ceux-ci quittent la France ! Bien vu ! J’ajouterai enfin qu’avec un ministre de l’environnement ancien faucheur d’OGM fiché par la police, on ne peut émettre que des doutes sérieux sur une modification de l’attitude des politiques …

    1. Bonjour Jacques,

      Je parlais des OGM en général et pas seulement du maïs. Cependant le constat doit-être le même pour les maïs BT (mais je dit bien doit-être car je n’ai pas vérifié).

      Bien à vous

  6. Bonjour,

    Pour ma part je n’ai rien contre la culture d’OGM. Toutefois aje n’entend pas les consommer. Qu’est-ce qui me garantit la liberte de ne pas en consommer ? Des lors qu’ils sont cultives en sol ouvert. Comment garantir leur non polution pour permettre a des gens comme moi d’exercer leur liberte ?

    1. Vous êtes libre de ne pas consommer ce que vous ne voulez pas consommer (du moins tant que vous n’êtes pas à l’hôpital avec une sonde gastrique). Si vous consommez à votre insu quelque chose que vous ne voulez pas consommer, avez-vous demandé à celui qui vous l’a vendu ce que c’était ? Si oui et qu’il vous a trompé, vous pouvez agir comme avec n’importe quel commerçant ou artisan qui vous trompe : commencer par lui retirer votre clientèle, lui faire la publicité qui convient dans votre entourage, et s’il y a un préjudice, demander réparation. Où est le problème ?

        1. Il y a les semence dit  » Terminator  » semences à utilisation unique donc aucun risque de contamination. mais bien sur les anti-OGM parlent d’arnaque pour que les industrie comme Monsanto puissent vendre chaque années de nouvelles semences.

          D.J

          1. De mémoire, les semences Terminator n’ont pas été un grand succès et ont plus ou moins été abandonné. De fait, en tout cas, la grande majorité des OGM ne sont pas Terminator.
            Et quand les écolos cris au scandale, ce n’est pas parce que les semences Terminator bloquent la pollinisation, mais parce que réutilisable ou non, vous devez payer chaque année vos semences. C’est ce que les écolos appellent le brevetage du vivant. Et c’est revendiqué par les compagnies semencières. Donc ce n’est pas une lubie écolo :)

        2. Ca veut dire quoi, contaminent ? Si votre religion vous interdit de manger des patates qui ont cuit dans une eau non-cashere, vous n’avez pas le droit pour autant d’interdire à votre voisine de jeter l’eau de cuisson de son porc au prétexte que ça va finir par contaminer par le biais du recyclage l’eau de « votre » robinet. Vous faites vos choix, vous les assumez, SEUL.

    2. C’est gentil, mais on va t’inviter à diner mercredi soir pour parler de la liberté.
      Peux-tu aussi parler de la liberté de ne manger des aliments qui ne poussent que sur des parcelles de 5 hectares, ou celle de ne manger des aliments qui ne poussent que sur des parcelles de 120 à 430 m d’altitude.
      Tu ne parles pas de liberté mais de contrainte. Cette contrainte que tu impooses par voie réglementaire étatique coûte de l’argent aux producteurs, augmente les prix de vente, et là me prive de ma liberté(la vrarie) de jouir au mieux de mon argent. Socialiste.

      1. Faudrait apprendre à lire un peu ! Binitials n’impose rien dans son propos: il questionne. Certes, il tend à vouloir consommer un produit selon une contrainte; en conséquence, il demande comment peut-on lui garantir de consommer selon cette contrainte. Alors au lieu de se la jouer « mauvais chasseur », ça aurait été bien de lui répondre.

        MichelO a bien démarré – le choix du consommacteur – mais a mal enchaîné par un exemple très mal choisi: ce n’est pas une question d’assumer un choix de consommation que pose Binitials mais plutôt une question de production: comment un producteur peut-il assurer sa production si elle est polluée – ou qu’il la considère polluée – contre son gré ? Il y a bien un litige si la voisine pollue, même indirectement, l’eau que la personne veut consommer selon la contrainte qu’elle a payée pour.

        La personne n’a certes pas à interdire quoi que ce soit à sa voisine mais le producteur a tout de même son mot à dire, non ? Il faut aussi observer les conditions de ce litige. Bref, la justice devra trancher.

  7. Tout ce qui est inconnu est par là même suspect, et il faut se souvenir que, lors de l’inauguration de la première ligne de chemin de fer en Europe (un modeste Bruxelles-Malines à 40 km/h), il y a eu un tollé général précisant que l’organisme humain n’était pas fait pour supporter de telles vitesses :-)

    Pour en revenir aux OGM, j’attends de pied ferme qu’on me signale un seul aliment qui ne soit pas génétiquement modifié (sauf éventuellement quelques mauvaises herbes comestibles porteuses de toutes les maladies des mammifères qui s’y soulagent).

    Ces modifications génétiques sont en progression constante depuis que l’homme a élevé de la viande et cultivé. Ces obtentions ont pris des années, par le jeu de croisements successifs, pour obtenir telle rose résistant à l’oïdium, ou tel mouton supportant la chaleur tropicale.

    Tout naturellement,l ‘évolution de la science a permis de brûler les étapes, en produisant en laboratoire rapidement ce qui prenait parfois une génération de tâtonnements expérimentaux, mais le mécanisme est strictement le même.

    Sauf que … ce genre de recherche implique de gros labos, de gros capitaux, et ç’est là que le bas blesse. On « sait » que Montsanto et les autres sont d’hyper capitalistes dont le but final est de s’en mettre plein les poches en détruisant l’humanité, et la libellule à pieds palmés !

    Pour Mollande, qui s’en fout, c’est simplement une forme de protectionnisme et d’électoralisme, emballé dans une bonne couche de « principe de précaution » parfaitement sournois.

    Revenons donc aux fruits et légumes « naturels » : je vous conseille l’ananas qui, sans manipulations génétiques, serait toujours un fruit bourré de pépins et impropre à la consommation :-)

  8. Aaahhh si on avait pas nos bonnes enclumes vertes, ….mais pour notre malheur on les a(vrai que nos parents ont eu les cathos rabiques, les communistes, et j’en passe)

    Et comme il n’y a pas d’argument concret, on continue à agiter les peurs,les incantations

    tiens l’argument du cancer,c’est la cerise sur le gâteau habituelle.
    déjà l’explosion des cancers, ça colle pas trop avec l’augmentation constante de la longévité, et les cancérologues invoquent justement cette longévité pour justifier une augmentation constatée.
    Mais de grâce, laissez en aux autres:les retombées de Tcherno, de Fuku,le diesel,la cigarette,active, passive,les ondes wifi, les lignes HT,les pesticides,les cors aux pieds….
    Ce qui est curieux, c’est de parler d’explosion de cancers, chez des populations ,qui contrairement aux autres maléfices invoqués,ont été préservées de la consommation d’OGM par nos élites.pas très logique, mais dans la soupe verte on trouve de tout.
    y compris le pseudo argument de calimero, sur les sols stérilisés et qui n’a sans doute jamais lu une norice du roundup, ou de tout autre désherbant contenant du glycophosphate,car on peut cultiver n’importe quoi dans les semaines qui suivent un désherbage.Ce qui a, permis entr’autre de se passer pour certaines cultures de la bourer,une honte, quand on se remémore les belles pages ayant pour thème le laboureur

    bref, de la daube verte, comme d’hab.
    ce qui est écoeurant, c’est que quoi qu’il arrive, à chaque occasion, on la ressert, à peine réchauffée

    1. « Mais de grâce, laissez en aux autres »
      Les cancers ne sont évidemment pas le fait unique des OGMs. C’est bien là le problème. Si c’était le cas on pourrait dire sans l’ombre d’un doute que les OGM sont cancérigène et on les interdirait sans plus se poser de questions.

      Le problème des cancers c’est qu’ils peuvent se développer à cause d’une chose ou d’une autre, voir de plusieurs choses combinées. Pourquoi pas, pour reprendre ton exemple, des retombées de Tchernobyl et des OGM :)

  9. Et les téléphones portables donnent le cancer et le four microonde aussi… Foutu obscurantisme à la mode! La peur de la nouveauté sera toujours un bon fond de commerce pour les charlatans.

  10. « car le choix est entre le maïs OGM ou le maïs aux insecticides »
    On peut donc être chroniqueur de la mondialisation et enseigner à Sciences Po et ignorer 1- ce qu’est un maïs OGM cad une plante pesticide comme 99% des OGM et 2- le maïs bio
    et on peut donc quand même écrire des âneries

  11. C’est extraordinaire de voir à quel point ces commentaires accordent bien peu de considération aux agriculteurs qui sont des professionnels connaissant bien la biologie des plantes et de leurs ennemis ainsi que les divers moyens d’optimiser la production à long terme. C’est sans doute la fréquentation exclusive des bobos lancés dans l’aventure de l’agriculture biologique qui restreint la vision qu’ont leurs auteurs du professionalisme des agriculteurs.

  12. Le mail de Nicolas demontre tres bien que ce pauvre Sorman brille depuis trop longtemps par son manque d’exigence intellectuelle; son ideologie l’en dispense. Que de contre-verités, que de jugements a 2 balles du niveau du café du commerce; plus grave, quel manque de curiosité: limiter le rejet de l’OGM à de l’anti-americanisme! Decidement, l’adage qui veut que l’imbecile regarde le doigt quand le poete designe l’astre brillant, se verifie malheureusement. Cet race  » d’expert/penseur/intellectuel » est discréditée depuis belle lurette, mais ils refusent de l’accepter. Regardez les pirouettes du  » Cercle des Economistes » pour echapper au ridicule de leurs analyses et prévisions sans cesse chahutées par la réalité. Prends ta retraite, Sorman, le monde n’a plus besoin de ceux qui refusent de le voir changer