Breaking News : Le cinéma français indépendant est mort

Publié Par Pascal Avot, le dans Cinéma

Le coup est parti tout seul : François Hollande et le gouvernement Ayrault ont tué le cinéma indépendant.

Par Pascal Avot.

Lire ICI la réponse d’un professionnel membre de la Commission Nationale aux Médias du Parti Socialiste.

Une ville sur roues

Quand une excellente amie productrice m’a appelé pour me lancer avec une voix paniquée « Hollande vient de flinguer le cinéma français ! », l’espace d’un instant, j’ai imaginé le Président en imper mastic et chapeau mou, vidant son chargeur dans le poitrail de Catherine Deneuve. Et puis je me suis dit qu’il y avait forcément une autre explication.

Le cinéma est une économie en soi. Une quantité impressionnante de métiers se croisent sur la production d’un film : des chauffeurs de camions et de limousines aux cuisiniers en passant par les stars, les maquilleuses, les habilleuses, les coiffeuses, les peintres, les décorateurs, les preneurs de son, les musiciens, les scénaristes, les cascadeurs, les spécialistes des effets spéciaux, les machinistes, les gardes du corps, etc. : la liste est sans fin. Un tournage est une ville qui se déplace au gré du scénario. Sans compter les investisseurs du film : les banques, les distributeurs, les chaînes de télévision, qui donnent leur avis sur tout et pleurnichent au moindre courant d’air. Ajoutez à cela le fait de gérer les hôtels, les avions, les caprices des stars, les urgences, les dépassements de coûts, et la nécessité de tenir une comptabilité au centime près de cette hydre faite de professions absolument disparates, et vous saurez pourquoi les producteurs finissent souvent gros et chauves : c’est un job de fou, difficile à tenir avec talent si vous n’êtes pas alcoolique de naissance et insomniaque par vocation.

L’autre cinéma

Mais tout cela n’est possible que s’il y a beaucoup d’argent pour produire. Quand tel n’est pas le cas, on se débrouille, on bricole, on réduit tous les frais et on paye les gens le moins possible. C’est tout à fait logique. Car une carrière dans le cinéma, comme dans tous les métiers d’art authentiques, se juge au mérite. On commence très bas, stagiaire même pas payé, mais on est fier d’être là. On montre que l’on sait se rendre utile pour être rappelé au tournage suivant. On avance pas à pas, en commençant jeune et humble, et en se glissant sur les plateaux, à porter les cafés.

Nombre de grands films à petits budgets, souvent les premiers films de futurs grands réalisateurs, ont ainsi bénéficié du bénévolat intéressé de braves jeunes gens ambitieux, de copains, de membres de la famille, rémunérés en sandwiches sous plastique et en sourires reconnaissants. On peut faire un tabac en salle avec moins de moyens qu’il n’en faut à MacGyver pour sauver une blonde à forte poitrine – ce n’est jamais de gaité de cœur, mais c’est à la portée des volontés les mieux inspirées. Le cinéma débutant, ou expérimental, ou dissident, ou simplement modeste, est le fruit du système D et du désintéressement. Et c’est tout à son honneur : on ne pourra pas lui reprocher, plus tard, de gagner beaucoup d’argent.

« Bang, Bang, Baby, You’re Dead » (Bruce Springsteen)

Eh bien, Mesdames et Messieurs, Ayrault et Sapin viennent de tuer ce cinéma sans moyens. Comment ? Le plus simplement du monde. Je ne vous ferai pas ici l’offense d’entrer dans le détail : seul le résultat compte. Au terme d’une négociation légiférante comme seul l’État français sait en produire (le genre de tour de table qui ne finit jamais, avec des syndicats comme s’il en pleuvait), nos deux amis ont officialisé la création d’un SMIC par métier dans le cinéma.

Qu’est-ce que cela signifie ? Donnons la parole à un professionnel témoignant sur son wall Facebook :

Technicien pour le cinéma, c’est un boulot très précaire. J’ai été intermittent du spectacle pendant très, très longtemps, mais j’étais libre de faire les films que je voulais avec qui je voulais au prix que j’acceptais, car je considérais et je considère toujours que ma liberté n’a pas de prix. Ça, c’est terminé. Comme il sera interdit de « s’arranger » et que le risque encouru par le producteur sera fatal, il n’y aura plus de possibilités de faire le film de potes à l’arrache.

Voilà, je n’invente rien. Je me contente de vous résumer en langage humain une décision idéologique. Tout est dit : il n’y aura plus que les gros budgets, suffisants pour déclarer tout le monde au Fisc, et payer tout le monde aux néo-Smic. Attendez-vous à en bouffer, du Camping et du Turf. Attendez-vous à toujours plus de démagogie, d’inesthétisme, de copinage et de fils-de.

La fin des idéologies DTC

Il existe mille manières de commenter cette funeste loi, toutes confirmant les thèses libérales. Je vous laisse les dérouler à votre gré. L’essentiel me semble de la faire connaître autour de nous. Nous y tenions, quoi, à notre cinéma indépendant. Il va nous manquer. Quitte à le perdre, autant savoir pourquoi, et en informer nos proches. Pour ma part, je souhaite conclure sur une note fermement anti-Hollande, si vous le voulez bien. Savez-vous ce qu’a déclaré Sapin au sujet de cette Opération Anti-Système D ? « C’est la fin de la récré. » Voilà. Ils ne sont pas maladroits, non, ils sont idéologues. C’est bien pire. The collectivist show must go on.

 

Lire ICI la réponse d’un professionnel membre de la Commission Nationale aux Médias du Parti Socialiste

Lire aussi :

  1. Le cinéma est une industrie comme les autres, et les mesures déjà appliquées dans toutes les autres corporations vont produire les mêmes effets de ruine et de blocage de l’économie.
    Le scandale n’est pas que ces mesures s’appliquent au cinéma, c’est qu’il s’applique à toutes les activités.

    Qui est John Galt ?

  2. Bonjour Monsieur Pascal Avot, une fois de plus, je voulais vous féliciter pour votre pertinence dans votre analyse sur le sujet du SMIC cinéma qui vient après vos différents articles et votre interview de haute volée avec l’auteur de La France Orange Mécanique, Laurent Obertone.

    Je voulais rebondir ici, car je connais bien de l’intérieur ce métier, en tant que compositeur. Plusieurs détails m’ont interpellé et je voulais y ajouter mes constats qui ne sont pas forcément en désaccord avec votre brillante analyse. « Fils de » : le népotisme a toujours existé dans ces métiers et ailleurs, mais il s’est aggravé depuis les 35 heures et la crise. C’est une calamité des métiers d’arts où l’on croit que le pouvoir et le talent se transmet par les gênes, comme dans l’aristocratie. Il y a des enfants de la balle talentueux, mais à un taux infinitésimal par rapport au passe-droit généralisé que s’octroient les arrivés et leurs descendances sur un pactole dont ils connaissent les méthodes de financement et les réseaux d’argent. Là est leur seule motivation, bien avant la maîtrise de l’art lui même et du talent qui devrait présider à toute vocation avant toute chose dans ces métiers, mais accessoire bien négligeable en comparaison des signes extérieurs de richesse que l’on déploie quand on réussit financièrement grâce au nom de son ascendant.

    Il en ressort que le cinéma et la variété, le show business sont les plus grandes mafias que je n’ai jamais rencontrées, les organismes officiels de droit d’auteur étant là aussi pour asseoir les méthodes les plus mafieuses pour garder l’argent dans les mêmes mains. Je ne vous parle pas du Charity Business sur lequel plusieurs livres très justes ont été écrits. Quand il s’agit de l’argent de l’art, le communautarisme, le droit d’entrée par la case idéologique (il vaut mieux être de gauche) organise les débats et distribue les bons points, donc l’argent, « le talent » n‘étant qu’une fallacieuse devanture pour partager le pactole de manière administrative. De nombreux articles ont été écrits sur la pompe à finance qu’est devenu le cinéma français avec l’aide des syndicats et des politiques sur le patrimoine financier des français.

    Là aussi, le talent artistique n’est pas très évident, celui pour tirer un maximum d’argent public – Caisse des Dépôts et Consignations and Cie, l’argent des contribuables privés et l’épargne des français en fait – par contre atteint des sommets. Par ailleurs, certaines organisations (la culture italienne du cinéma) ont aussi partie liées avec la vraie mafia qui s’y implante pour blanchir les différents argents sales qui naviguent par centaines de millions sur l’océan douteux de l’économie mondiale. L’économie souterraine et peu traditionnelle des métiers d’arts y permet tout financement parallèle et occulte avec l’aisance du poisson rouge dans l’aquarium. J’ai été témoin de ces mélanges des genres qui font qu’aujourd’hui cela ne gêne plus personne de voir un comédien peu talentueux accusé de meurtre puis « blanchi » par la justice présider aux destinées d’une académie qui délivre annuellement ses distinctions honorifiques.

    Enfin, népotisme, mafia, aristocratie, communautarisme, ne sont que les mamelles des économies quand celles-ci sont spoliées au bénéfice d’une minorité sans talent propre. La pauvreté et la précarité des financements tardifs (par le CNC par exemple) étant l‘argument général donné pour ne pas payer les vrais talents – avant la production – à leur juste valeur pour faire un maximum de bénéfice – après la production -. « J’avance l’argent – des autres -, il est normal que j’en tire le maximum de bénéfice et que tu travailles 320 heures par mois », j’ai donné pendant trois mois à 3 euro de l’heure. A cette vitesse d’usure du corps et de l’esprit, il est normal que le turn-over soit la méthode la plus utilisée pour que cette grande industrie de l’art français tourne à son plein régime, génère les plus grandes fortunes. Vous êtes reçu dans des palais tenus par des milliardaires qui vous expliquent sans vergogne qu’ils obtiennent le même travail pour 500 euros par mois dans les pays de l’Est.

    Du vécu aussi. « Le métier de producteur est un métier de fou », c’est vrai , j’en suis, un petit, à compte d’auteur. Dans les grandes productions, c’est aussi un métier de fou quand il faut dire tous les jours à ses employés qu’on veut bien que la personne travaille mais gracieusement. Répété chaque jour d’une vie, avec l’argument massue, si tu te révoltes, du « tu sais, il y en a dix qui attendent ta place dehors dans la rue » étant là pour calmer le travailleur précaire qui aimerait seulement bien pouvoir se nourrir avec le métier pour lequel il a été formé. C’est vrai, il y a de quoi devenir fou quand on dirige un peuple d’esclave ! De la folie des tyrans.

    Je suis un libéral. Je constate seulement que tous ces métiers, à la suite de votre article, ont été dévoyés par la place prise par la mafia de l’administration, souvent de gauche et d’essence soviétique, et que l’esprit de petit chef de service est devenu maintenant le meilleur moyen intellectuel pour réussir dans ces métiers.

    1. Je finirai en ajoutant que, comme chacun a pu le constater et hormis quelques cas de plus en plus rares de chefs-d’œuvre et de talents avérés mondialement, le cinéma français satisfait les gens de son milieu puisqu’il nourrit de plus en plus de pauvres, mas peine à se faire reconnaître au niveau mondial, surtout quand on le compare à son grand frère l’Américain qui produit annuellement du grand cinéma à foison (et aussi beaucoup de merdes et de séries B), le tout sans aucun financement public et sans Ministère de la Culture à Washington.

      Mais là-bas au moins, les gens sont vraiment payés pour leur talent réel, le public ne s’y trompant pas, et les fils-de comme les artistes sans talents ne peuvent en aucun cas faire carrière. C’est criant quand on ne regarde que les bandes son comme les acteurs. Le cinéma américain navigue à 10.000 mètres (rien qu’au niveau artistique) au-dessus du Français.

      1. Je ne peux que plussoyer tout ce qui a été dit au dessus !
        C’est malheureux… mais c’est comme ça 🙁
        Vive la France !

    2. Je me suis trompé. A l’époque de cet argument massue entendu « ils obtiennent le même travail pour 500 euros par mois dans les pays de l’Est », c’était en 2000, c’était en Francs… Authentique !

      1. J’ai oublié de dire que, en tant que personne humaine et honnête, en tant qu’artiste qui ne supporte pas les injustices et les dérives mafieuses, vous vous insurgez (pas “indignez” qui est “de gauche”) naturellement contre toutes ces pratiques décrites dans mon témoignage, vous démissionnez par moralité et éthique de ces organisations trempant dans les délits et pratiques les plus abjects, de ceux interdits par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est alors que descend sur vous la nuée des enfers qui cartactérise l’esprit mafieux. Le parrain vous appelle, il vous envoie ses sbires, agents, producteurs ou journalistes aux ordres, pour vous faire taire, et enfin, sublime conclusion, utilise la méthode du « milieu », celle qui vous tue professionnellement. La mise à l’écart est en place, vous êtes frappés d’ostacisme par le “milieu”. C’est le jour de votre libération, ne vous en déplaise économiquement. Votre talent réel les gène face à la pitoyable médiocrité des indigences intellectuelles en place. Votre origine (racisme larvé inversé mais bien réel par ce que vous n’êtes pas « communautaire ») n’est pas en conformité avec l’idéologie de la pensée unique et de son tribunal. Vous n’avez que votre talent pour vous défendre, c’est bien la moindre de choses, et l’on vous dit finalement que « vous crachez dans la soupe ». Mais vous êtes libre. De dire et de faire, de créer. Cela comme “la liberté de pensée”, personne ne pourra vous l’enlever, quand bien même les fins de mois deviendraient de plus en plus difficiles. Mais n’est-ce pas le propre de la vérité en art, celle de résister aux sirènes des “pompiers”. Au pouvoir, de ceux qui font des politiques de pyromanes sur le dos de l’histoire de l’art. Mais déjà, Gustave Courbet comme Victor Hugo, avaient dû batailler ferme jusqu’à l’expatriation face à la médiocrité endogène du monde de l’art français, de celui qui tire abusivement sur les ficelles de la facilité pour faire du blé. En gros, si tu veux vivre de ce métier, tais toi et fait ce que la parrain te dit. « Oui, Don Corleone, Merci Don Corleone pour votre générosité envers ma famille ». « Prego, Prego ! Non è niente, è naturale, è questo este piccolo ». Dans la vie, il faut faire des choix et pour résister, comme pour exister, il faut souvent faire ses 40 jours (en fait 40 années après la fuite d’Egypte qui se retrouvent symbolisés dans le Carême et le Ramadan) dans le désert.

  3. Et si au contraire ce la remettait un peu les pendules à l’heure des productions qui donne des milliers d’euros aux stars et qui ne payent pas les stagiaires.
    Et si ça permettait de payer des gens qui ne l’était pas ?

    Attendons de voir, toute réforme à droit de se tromper et de réajuster, une réforme n’est pas définitive et parfois il faut se tromper pour arriver à un bon résultat…

    1. Parce que vous faussez la valeur du travail. Donc si ce travail ne vaut pas le smic, il n’y a pas de travail.

    2. Quand a dire benoitement « si cette reforme a des inconvenients, elle pourrait etre changee », c’est que vous n’avez pas lu (ou lu, mais pas compris), l’article: c’est une reforme ideologique, qui par consequent n’a aucun lien avec la realite.

      D’autre part, ces gens devraient etre suffisamment intelligents pour pouvoir pondre des « reformes » qui marche du 1er coup. Ce n’est pas comme si le phenomene « effets pervers » etait inconnu au bataillon.

    3. « parfois il faut se tromper pour arriver à un bon résultat »

      SORS DE CE CORPS, CHRISTIANE TAUBIRA.

    4. +1
      Meme sur des films à petit budget, il y a des budgets, des subventions etc… Un peu de transparence et de rigueur, avec des notes de frais raisonnables permettra de payer stagiaires et techniciens à des tarifs corrects. L’amour de l’art est toujours une excellente excuse pour ne pas payer les gens – le cinéma est une aussi une industrie.

    5. «Attendons de voir, toute réforme à droit de se tromper et de réajuster, une réforme n’est pas définitive et parfois il faut se tromper pour arriver à un bon résultat…»

      On ne teste pas la politique, on la vit.
      On ne peut pas gérer la politique par essais/erreurs, vu les conséquences des erreurs.
      De plus, cela suppose que l’organisation politique est efficiente, rationnelle et est capable de se remettre en question lorsqu’elle fait des erreurs… L’histoire démontre que non.

  4. Pourquoi avoir changer la photo? Elle etait bien Aurelie au garde a vous ^^

  5. Hello,

    Bravo à vous de parler de nos problème de cinéma indépendant.
    Mais avez-vous découvert le premier teaser de notre film sur Allociné? http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19487256&cfilm=218807.html
    Nous avons donné vie à ce film dans l’adversité et aujourd’hui nous sommes au coeur des problèmes de production que rencontre le cinéma Français. Nous ne baissons pas les bras. Et nous avançons grâce à chacun. Si tu aimes les teaser, peut-être souhaiteras tu relayer notre info et peut-être créer ton évènement à l’occasion de la sortie du teaser 2. je te joins une photo pour l’évènement,
    l’évènement devrait se nommer « voyage sans retour sortie nationale le 11 septembre »
    le détail de l’évènement devrait être:

    Découvrez ici en exclusivité, le 16 avril, le Teaser 2 de VOYAGE SANS RETOUR, un film de François Gérard avec Samy Naceri, François Gérard, Samuel Le Bihan, Marie Vincent, Olivier Rabourdin, Serge Riaboukine…
    Sortie prévue le 11 septembre 2013 !

    Vous pouvez voir le Teaser 1 ici : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19487256&cfilm=218807.html

    Site officiel du film : http://www.voyagesansretour-lefilm.com/lefilm.html
    Fanpage officielle : https://www.facebook.com/VoyagesansretourLefilm?ref=hl

    Le Teaser 2 sera encore plus fort que le Teaser 1 !

    Un cadeau exclusif sera offert à l’un d’entre vous grâce aux partenaires du film (Reebook, WatTV, Allociné, Accor, SAS, Maje, Kooples…) !

    Aujourd’hui, après seulement quelques jours et un Teaser de 30 secondes seulement sur Allociné, VOYAGE SANS RETOUR est dans les films à ne pas manquer !

    Merci à toi et vive le cinéma.

  6. Juste, en passant par cette page par hasard :

    l’idéologie libérale (telle qu’on l’entend aujourd’hui) vise à maximiser la flexibilité des salaires, donc pas du tout à exiger la mise en place de plafonds de rémunération.
    Ensuite il existe un risque réel dans la production cinématographique, c’est sûr, c’est un bien incertain. Par contre dire que d’imposer des salaires minimum va détruire la propension des agents à prendre des risques est plus ou moins faux. En effet : cela revient au même que de dire baissez les salaires, vous augmenterez l’emploi. C’est une ineptie, et cette affirmation est avérée par des faits empiriques, aisément disponible sur la toile, et pour ceux que ça intéressent je conseil la lecture de la théorie générale de Keynes.

    Concernant l’emploi de « potes » à titre bénévole, ce n’est pas remis en question. Le statut de bénévole n’exige pas rémunération, on déclare juste les gens autrement. Et cela passe aussi par des statuts différents, notamment associatif lors de la production. Mais là il y a un problème : on ne veut pas que les gens soient payés mais par contre on veut faire des bénéfices… ouhlalala quel dilemme. Si on veut travailler avec ses potes à l’arrache, on peut toujours le faire, les bénévoles peuvent être rémunéré en nature (comprendre nourries, logés etc…)

    Quant aux productions, la majorité, qui emploient des gens sans les rémunérer (en plus ou moins grande proportion) , ce sont celles là qui sont finies. Dans toutes les industries culturelles le recours aux stagiaires et autres subterfuges a bon dos. Ouin ouin on ne gagne pas assez d’argent.

    Des films réalisés avec des bouts de ficelles sont toujours possibles, on aura peut être juste moins de productions sans intérêts.

    Enfin, relativement aux financements public, ils devraient être mieux orientés. Laisser une chance aux « petits » du milieux. Pour effectivement laisser de coté ceux qui maîtrisent les processus de financement. Quant à juger de la qualité d’une production, j’ai dit « des productions sans intérêts », mais au même titre que tout jugement qualitatif cela revient à un jugement subjectif dans le cas d’une oeuvre quelle qu’elle soit.
    De ce fait orienter les financements en fonction de la qualité n’a pas de sens. L’état doit soutenir la création, pas donner des moyens de réaliser leur caprice à des agents nombrilistes. On parle d’une INDUSTRIE, qui doit effectivement faire vivre toutes les catégories mentionnées dans votre article, mais une industrie quand même. De plus notons que je dis FAIRE VIVRE les gens qu’elle emploie. Un produit qui ne se vend pas n’a pas de public : boom exclusion du circuit.

    Encourager la création ce n’est pas déréguler les rémunérations, c’est allouer correctement les fonds. Et là je rejoins la conception de « mafia » des commentaires précédent (mais sans adhérer au coté « sales bolcheviks avec leur couteau entre les dents »). C’est ici qu’il y a un problème, pas dans le fait d’exiger d’être payé pour son travail.

    Et de conclure : laissons le temps à la réforme, la volonté d’immédiat est un peu un problème tenace. Une action a des conséquences, mais pas forcément dans le court terme. Et comme dit au dessus, dans un autre commentaire, une réforme ça s’ajuste.

    a +

    ps: j’aurais plus développer mais pas le temps 🙂

    1. « l’idéologie libérale »

      Il n’y a pas d’idéologie libérale.

      « Le libéralisme n’est pas une idéologie contraire au marxisme, mais le contraire d’une idéologie. » Alain Besançon

    2. « Ouin ouin on ne gagne pas assez d’argent. »

      Vous faites quoi, dans la vie, comme métier, vous ?

      « Par contre dire que d’imposer des salaires minimum va détruire la propension des agents à prendre des risques est plus ou moins faux. En effet : cela revient au même que de dire baissez les salaires, vous augmenterez l’emploi. C’est une ineptie, et cette affirmation est avérée par des faits empiriques, aisément disponible sur la toile, et pour ceux que ça intéressent je conseil la lecture de la théorie générale de Keynes. »

      J’en connais une autre sympa, celle de Pavlov.

      « j’aurais plus développer mais pas le temps »

      Je ne suis pas absolument certain que ce soit nécessaire.

    3. En passant?
      Vous avez vu de la lumière alors vous venez en touriste… Hmmm, merci de votre visite.

      Statut associatif? Il faut être une entreprise de production pour obtenir des subventions du CNC et des régions.
      Pas d’entreprise = Pas de subvention. Toi comprendre?
      Bien sûr on veut que les gens soient payés, ne nous prenez pas pour des cons. On parle du cinéma indépendant : celui auquel on ne donne que peu de moyens mais qui est pourtant le plus créatif, celui qui a vu émerger les grands cinéastes français, celui qui fait un pari pour l’avenir.
      Et bien les petites productions indépendantes, qui ne font pas des marges énormes, (parce qu’elles ne possèdent pas les réseaux de distributions) sont menacées d’asphyxie par cette convention.
      Le bricolage? On ne peut pas faire tout le Cinéma indépendant encore plus en sauvage, à l’arrache, voyez-vous. Alors si, on peut prendre je peux prendre le caméscope de mes parents qui n’a pas de recul mais c’est vraiment ce que vous voulez pour le Cinéma français? Vraiment?

      Cette convention n’est pas accompagnée d’une ‘re-orientation’ des financements publics. Si on commençait par là? Si on donnait moins d’argent aux gros Pathé, Gaumont, MK2… et plus aux petits, cette balance s’opérerait seule. Mais non.

      Laissons le temps à la réforme?
      Une réforme ça s’ajuste?
      Et bien ajustons maintenant!
      En tant que jeune réalisateur qui n’est pas pistonné, il me faut environ 4 ans pour mon premier long métrage (depuis le début de l’écriture jusqu’à la fin de la post production). Si on me jugeait sur la base de mon travail, sans doute serais-je moins inquiet mais ma situation est la suivante : je ne suis pas un fils-de. Si cette convention était actée, la vérité est toute simple pour moi : augmentation des coûts. Donc plus longue recherche de financements, tournage en équipe encore plus réduite où il me manque des postes, diminution du temps de tournage. La post-production? Je ne sais déjà pas avec quel argent je terminerais le tournage… Inévitable perte de qualité sur mon travail. Les moyens du bord? Le plan de base existait déjà sur les moyens du bord.
      Le prix d’un pinceau devait être énorme pour Van Gogh mais vous me voyez voler une caméra RED à 30 000 euros (sans les objectifs)?
      Dans ce métier, on commence sans se payer et on récolte les fruits de notre travail par la suite. Laissez-moi faire mon métier, bordel! Bien sûr j’aimerais être payé et que tout le monde soit payé. Mais pas si ça m’empêche de travailler à mes débuts. Vous comprenez?
      Keynes, il a déjà mis le pied sur un plateau de tournage?
      Vous parlez de Keynes, mais Keynes fait la différence entre les besoins en production de McDo et ceux d’un ébéniste?
      Allez théoriser, ironiser plus loin…

      Cette convention concentre par défaut l’avenir du Cinéma français sur les grosses boîtes de production dont on se plaint en ce moment à travers toute la toile et dans la presse. C’est de ces gens là qu’il faut espérer du changement?
      C’est l’appauvrissement du Cinéma français qu’on nous présente. Laisser le temps de la réforme? Monsieur, dans 5 ans, leur petite close sur les petits films disparaîtra. Et les grosses productions n’auront aucun intérêt à la voir réapparaître. Donc elle disparaîtra pour de bon. C’est simple non? Allo? Allo? Nan mais allo?

      Le Cinéma est avant tout un ART, qui dans un second temps, génère une économie. C’est parce que les gens pensent à l’envers que l’on arrive à des logiques inversées, paradoxales.
      Il ne s’agit même pas de demander plus d’argent à l’Etat. Une meilleure redistribution au CNC par exemple, fondée sur la qualité des travaux et moins sur le copinage, ça ce serait utile. Et que les principaux distributeurs arrêtent de refourguer au public les râtés qu’ils produisent uniquement parce qu’ils ont les moyens de le faire mais qu’ils ne savent pas faire de blockbusters et qu’ils n’ont pas la créativité du Cinéma indépendant.

      Le Cinéma américain à l’intelligence d’aller chercher les talents. La France augmente étouffe les producteurs indépendants.

      Le fait que seuls les gros producteurs adhèrent, ça ne vous fait pas réfléchir?

      Relevez un flamand rose en le frappant aux guiboles mes amis! Essayez donc. C’est ce qu’ils font. Et vous les regardez faire.

      1. « Le fait que seuls les gros producteurs adhèrent, ça ne vous fait pas réfléchir ? »

        La gauche a en commun avec la pornographie de toujours préférer le modèle XXL.

      2. Merci, Solstys.

    4. « En effet : cela revient au même que de dire baissez les salaires, vous augmenterez l’emploi. C’est une ineptie, et cette affirmation est avérée par des faits empiriques, aisément disponible sur la toile, et pour ceux que ça intéressent je conseil la lecture de la théorie générale de Keynes. […] »

      « je suis : économiste…  »

      [je ne mets pas le reste, ça serait trop long]

      Uhuhuhu! 😀 Merci pour ce moment de franche rigolade!

  7. Et Vive la Gauche!!!!

    1. Ainsi Hayek est un économiste d’idéologie libérale, voir ultra-libérale ==> voir le darwinisme social (darwinisme social ==> vive la droite)
      Au même titre que Menger, que Walras, ou que Smith et Ricardo dans leur temps.
      En tant qu’opposé à cette « logique » si tu préfère, qui s’est transformée, pour moi, en idéologie à partir de son application en tant que dogme, et cela notamment depuis les années Reagan et Thatcher, je me permet de qualifier le libéralisme d' »idéologie ».
      Notons au passage que le marxisme au delà d’une idéologie, est un courant de pensée philosophique lui aussi…

      1. je suis : économiste… (et pas très doué en orthographe non je l’avoue)

        1. Donc je ne maîtrise peut être pas parfaitement toutes les dimensions du débat, tant au niveau philosophique que sociologique, mais je me permet de dire que d’un point de vue , économique, cette décision ne me semble pas scandaleuse.
          Et que de plus il est trop tôt pour en mesurer les conséquences au niveau de la diversité culturelle.

          1. @Nathan,

            Je suis agrégé d’éco, et je suis libéral. Cette idiote de Nathalie Arthaud l’est aussi… Comme quoi on peut faire de l’économie et dire n’importe quoi.

            Seuls comptent les faits. Et en la matière, ils sont sans appel.

            Dire que Keynes est d’actualité, c’est que tu dois être au Lycée (pas d’offense, moi-même j’y ai cru, à l’époque). En revanche dès la fac on t’apprend qu’il n’y a pas grand chose à en garder…

        2. Dire « je suis économiste » à des libéraux, c’est un peu comme de dire « je suis un éléphant » dans un magasin de porcelaine.

          1. « Dire « je suis économiste » à des libéraux, c’est un peu comme de dire « je suis un éléphant » dans un magasin de porcelaine. »

            C’est à dire que c’est facile de casser leur argumentation parce qu’elle est fragile et repose sur des arguments d’autorité (cf: « sortir du lycée », « c’est le contraire d’une idéologie »)

            Je ne suis pas spécialement convaincu par la mesure en question, mais à vous voir vous auto-congratuler tous en rejetant de but en blanc un avis qui OSE postuler une influence positive de l’intervention de l’Etat dans l’économie, je me dis qu’il vaut peut être mieux en effet que vous mettiez toute votre énergie à commenter sur des forums à vous envoyer des roses les uns les autres plutôt que de participer à un débat, comme ce M. Nathan vous invitait à le faire

      2. Encore un qui n’a pas encore digéré son (trop) récent cours d’économie théorique ou de macro-économie ou d’histoire de la pensée économique. Tout cela sent le frais juste sorti de l’emballage. Rien de tel qu’un petit passage par la réalité du monde et des faits économiques « réels ». RDV dans 35 ans, quand vous aurez de la bouteille professionnelle, à moins que vous ne naviguiez, par choix que je respecte, que dans la mer de la tranquille administration depuis trop longtemps. Je ne vous conseillerais alors qu’une cure austère de réalisme pratique, par le travail et la documentation non orientée par vos profs ex-barbus (ils ont enlevé l’attribut capillaire, tout en gardant le crâne d’œuf, qui faisait par trop « idéologique » au sortir de Mai 68). D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle ils sont profs. Ils ne pourraient en aucun ca survivre dans le monde réel.

        http://www.contrepoints.org/2012/05/24/84390-margaret-thatcher-largent-public-nexiste-pas-et-rien-nest-gratuit

        1. Bien sûr!

          Vous allez dans quelle fac d’économie?
          Parce qu’aux dernières nouvelles, on enseignait principalement la théorie néoclassique et on en tirait principalement des éléments en faveur d’un interventionnisme limité et plutôt raisonné…

          (dans les bonnes facs d’éco, après, je ne sais pas où vous avez fait vos études)

          Certes il y a un revirement assez récent (notre ami Paul Krugman, un vrai barbu, pour le coup), mais qui ne s’est pas encore manifesté dans l’ensemble des structures universitaires

          1. « Parce qu’aux dernières nouvelles, on enseignait principalement la théorie néoclassique. »

            Il me semblait bien aussi que l’enseignement de l’économie en France est ridicule, même à la fac, même si c’est « moins pire » qu’au lycée (support de cours: « Alternatives Économiques » ahem…)

            Bref, si vous voulez étudiez l’éco, partez à l’étranger.

          2. Pardonnez-moi Draiv mais ce n’est pas toujours faire honneur au mot « débat » que de débattre sur des éléments objectivement périmés.

            Imaginez quelqu’un qui vous dit : « je suis physicien, et je vous indique que la Terre est plate ». Ne seriez-vous pas tenté de dire qu’il faut réviser (dans les deux sens) ses classiques, plutôt que de débattre sur la forme sphérique de la Terre ?

      3. Il y a du nonossage dans l’air…

  8. J’ai bien relu plusieurs fois cet « article » mais il n’en ressort absolument rien : vous n’expliquez rien, si ce n’est votre avis, sans contre-argumentaire. Moi j’aurai bien aimé comprendre le détail de la mesure que vient de prendre le gouvernement.
    « Seul le résultat compte » … Quoi ?? Voilà bien une parole, selon moi, anti-artistique…
    « Je ne vous ferai pas ici l’offense d’entrer dans le détail »… désolé, mais un article qui ne fait que véhiculer un avis personnel, sans explication, sans détail, j’appelle ça un billet d’humeur…
    Par pitié, quelque soit votre raison, même si votre avis est légitime, essayez d’être précis !!
    « Je me contente de vous résumer en langage humain une décision idéologique » … euh… pour moi vous vous contentez de donner votre avis, sans expliciter la dite « idéologie » ; quant au « langage humain », euh, on peut (encore selon moi) être humain et être précis, être honnête…
    bref, article, pour moi qui veut comprendre la situation, d’une inutilité qui frôle le comique !!

      1. oui, heureusement qu’existent les liens qui amènent à des pages où d’autres liens nous attendent pour, enfin, peut-être, arriver à du concret…

        1. Bienvenue sur le web. Vous allez voir, c’est merveilleux.

    1. Bonjour,
      A la lecture de votre papier il est ressortirait que le cinéma indépendant serait moribond, pourquoi pas mais, qui est le cinéma indépendant ?
      Ancien régisseur, je connais pas mal forcément le milieu du cinéma, et tout à fait honnêtement je ne comprends pas ce qui vous inquiète, pire même j’en serais presque à le déplorer.
      Je m’explique.
      Vous voulez percer dans le milieu et faire produire votre court-métrage, en vous en entourant de potes et tourner à l’arrache ? aucun souci, les techniciens, les fournisseurs, les comédiens et les producteurs, tout le monde est prêt à donner 3, 4 ou 5 jours de sa vie (au pire bénévolement, au mieux sous le sponsoring des assedic…), ce n’est pas cette loi qui empêchera celui qui a l’envie et croit en son talent de le faire.
      Vous tournez sur un film que vous appelleriez « non indépendant », co-produit donc certainement par l’industrie du cinéma Français dont vous ne semblez pas porter une estime particulière? tant mieux pour vous car vous serez plutôt pas mal payé, vous fabriquerez de l’industriel, mais pas toujours; il arrive d’excellentes surprises.
      Alors il reste effectivement « les petits films », ce sont probablement ceux-là que vous appelez « indépendants » ? Il faut être clair la grande majorité de ces films, se font clairement sur le dos de tous (techniciens, CNC, etc…). Il arrive régulièrement que l’on vous propose un tournage à salaire minimum -40% voire -60%…Malheureusement il est très rare que l’effort soit partagé… Producteurs, et surtout comédiens restent sur des rémunérations élevées, sans aucun rapport avec les efforts demandés aux techniciens. Et à la sortie, si ce film (qui d’ailleurs est souvent un navet sans intérêt) rencontre un large public, là encore le partage n’est pas réellement équitable…les techniciens ne voyant jamais la couleur d’un éventuel bénéfice…
      Alors si vous pleurez la perte de ce cinéma là, moi pas !

      Dîtes-vous que le talent trouvera toujours un producteur qui n’aura pas besoin de payer ses techniciens à -40% pour se voir produire !

      Personnellement je n’ai jamais été payé en dessous du minimum syndical, et pourtant j’ai fait aussi quelques navets…preuve que même sans talent on peut financer un film « normalement », mais j’ai aussi fait d’excellents films sans de gros moyens, produits par de petites structures, mais peuplées de gens efficaces et compétents…pour qui un « SMIC » cinéma existe déjà et depuis toujours !

      1. « Et à la sortie, si ce film (qui d’ailleurs est souvent un navet sans intérêt) rencontre un large public, là encore le partage n’est pas réellement équitable…les techniciens ne voyant jamais la couleur d’un éventuel bénéfice… Alors si vous pleurez la perte de ce cinéma là, moi pas ! »

        Soit. Nous la pleurerons sans vous. En revanche, nous vous laisserons pleurer sans nous l’impossibilité de produire des films de manière égalitaire. Sur ce point, nous n’avons pas de chagrin.

        1. Je ne prétends pas détenir la vérité; néanmoins votre statut de « consultant indépendant en stratégies de communication, concepteur de campagnes et détecteur de tendances » ne vous donne pas plus de légitimité que je pourrais en avoir.
          Mon point de vue est empirique certes mais votre article est un point de vue personnel et un brin prétentieux, strictement journalistique et loin de la réalité du terrain.
          Il n’y a rien dans mon point de vue de près ou de loin quelconque idée d’inégalité quant à la production d’un film. Je dis simplement que le talent aura toujours sa place et si vous voulez mon point de vue je ne vois pas en quoi proposer un salaire à -60% peut donner à celui qui le propose le statut de l’artiste maudit que vous semblez défendre.

  9. Voulu ou non, voilà qui va en tout cas ravir ceux qui militent pour l’accord transatlantique. Une pierre d’achoppement de moins. Finalement c’est assez simple: tout est fait et des deux côtés de notre soit-disant bipartisme pour rendre la France américano-compatible. Reste bien entendu l’agriculture, dont tout le monde a bien compris qu’elle pose problème à cause de ces satanés français et leur manie de continuer à faire eux-mêmes leur cuisine et aiment leurs terroirs. Gageons que d’une manière ou d’une autre on saura leur imposer le boeuf et le poulet US. Tiens, maintenant que j’y pense: on n’a pas eu un gros problème de crédibilité dernièrement sur le sujet? 😉

  10. It is not dead yet. Routefilm is here!
    Il n’est pas encore mort. Routefilm est là!

  11. c’est vraiment mal connaitre la production française que de fustiger cette loi.
    Technicien depuis 14 ans.

    1. La preuve, c’est que d’autres techniciens la fustigent… Comme quoi hein !

      1. non, c’est pas une preuve…
        faire un film indépendant sans budget n’est pas en contradiction avec l’existence d’un salaire minimum.
        Par contre si ça pouvait freiner les abus des producteurs (les gros comme les petits)…

        1. Vous avez compris ce que je veux dire. Vous dites que « c’est vraiment mal connaitre la production française ».

          Or, des gens qui la connaissent autant que vous ont un avis différent. Donc être technicien ne justifie absolument rien. C’est un pur argument d’autorité qui ne vaut pas plus que : j’ai raison, je passe à la TV ».

          1. Doooooonc les arguments d’autorité sur « ouiiii le salaire minimum ne marche pas » ne se justifient pas non plus.

            Merci

          2. « Doooooonc les arguments d’autorité sur « ouiiii le salaire minimum ne marche pas » ne se justifient pas non plus.
            Merci »

            Non, ça ce n’est pas un argument d’autorité, par définition (pour rappel, l’argument d’autorité, c’est mettre en avant l’origine, le statut, de celui ou ceux qui mettent en avant une idée, plutôt que l’idée en elle-même, pour « prouver » sa justesse).

            Là il s’agit seulement d’un argument logique, et connu qui plus est.

          3. Oui Draiv, excusez-moi encore une fois mais vous êtes à côté !
            L’argument d’autorité serait : je suis agrégé, donc j’ai raison quand je dis que le SMIC ne marche pas ».
            Là, c’est juste : Le SMIC ne marche pas. Cela dit il ne suffit pas de l’affirmer, il faut le prouver. Fouillez les archives de Contrepoints, vous trouverez beaucoup d’informations à ce sujet. Très argumentées, avec pleiiin de chiffres !

  12. Ce que j’en retiens c’est qu’il y a encore des salauds en 2013 qui ne payent pas leur personnel

    1. « Leur personnel »… On croirait Jean-François Kahn parlant de Nafissatou Diallo.

    2. Quelle horreur ! Des gens travaillent gratuitement ! Interdisez-moi ce genre d’altruisme !

      1. Une bande de collabos, voilà ce que c’est.

  13. Philippe Schoeller Composer/Conductor

    très bien.
    ce sont les plus acharnés, les plus subversifs -au meilleur sens du terme, délié de la connotation morale- , les plus audacieux, les plus courageux, les plus lucides et combattants, sans peur aucune devant l’appareil juridique, hautement déterminés à faire des films envers et contre tout, et en particulier, quelque soit la gravité des conséquences, prets à en découdre face au dispositif normatif étatique, ce sont ceux là qui vont triompher! Enfin, une bonne fois pour toute, la lumière crue de la réalité de l’art comme accessible au septième rang va advenir, Précisément parceque la résistance au matériau désormais devient gigantesque. La loi de la jungle est née. Viva! Peut-être alors l’art du cinéma va éclore enfin en France. Philippe Schoeller. Compositeur/Chef d’orchestre. Londres. 28 mars 2013.

  14. twitter_sacrocide

    En tant que cuisiner ça fait plaiz’ d’être compté deux fois. Big up.

    1. Ah oui, zut, bien vu. Merci.

  15. bon article… mais entre nous « encore plus de fils de ?… » laissez moi rire.
    je vois rien que cette semaine le fils de Bedos en tête d’affiche et une fille Halliday en couv’ d’un grand magazine. notez, je n’ai rien contre Julie D. Charlotte G. Chiara M. et autres filles huppert, Higelin ect… en tout cas ce ne sont pas eux qui iront servir des cafés sur un plateau… alors, bonne ou mauvaise nouvelle je ne sais pas. je sais qu’il y aura tjrs des gens pour faire ce metier, avec leurs idéologies, leurs reves.

    1. Bonjour, alors déjà je suis très contant d’apprendre qu’il y a (ou en l’occurrence qu’il y avait) un cinéma indépendant en France, on ne peut pas tuer ce qui n’existe pas. pour moi ça ne change pas grand-chose. Aux État unis tous les techniciens sont syndicalisés et touchent un « smic » et ont peut parler de cinéma indépendant. Nous nous avons un cinéma commercial pathétique et une exclusivité culturelle qui est devenu un label de médiocrité. Le cinéma de genre français n’existe pas, le cinéma indépendant français non plus, seule l’appellation cinéma « d’auteur » peut être utilisé et je mets les guillemets car le mot est galvaudé, ces gens n’ont souvent rien à voir avec des cinéastes. En France le métier de producteur n’existe quasiment plus, ils y a beaucoup de gens qui en ont la fonction mais très peu qui en sont réellement. Je pense que le cinéma est un métier d’aventurier et que rien n’empêchera jamais personne de bosser bénévolement sur le film d’un pote. Une poignée de personnes s’occupe très bien de tuer le cinéma français et ils n’ont pas besoin du gouvernement pour ça.

      1. « Le cinéma de genre français n’existe pas »

        Je ne parle pas de « genre », je parle de petits budgets. Vous voulez un exemple, peut-être ? « La guerre est déclarée » a été produit pour 1,3 millions d’Euros, ce qui est un très petit budget, si on le compare à son succès.

        « Je pense que le cinéma est un métier d’aventurier et que rien n’empêchera jamais personne de bosser bénévolement sur le film d’un pote. »

        Oui, bien sûr, et on reste libre dans sa tête, même en prison, évidemment. Mais le libéral n’est pas amoureux des parcours du combattants légaux et fiscaux : il en pince plutôt pour la liberté, la simplicité et pour l’efficacité.

        1. Est ce que les gens qui ont travaillé sur « La guerre est déclarée » l’on fait bénévolement ou en cassant les prix?

          1. S’ils l’ont fait bénévolement, ils ne peuvent pas le dire.

          2. Si vous connaissiez les conditions de tournage de ce film, vous sauriez qu’il est un mauvais exemple dans ce cas, car sans star et avec les moyens techniques utilisés (5D, très peu d’éclairage, souvent une équipe de maxi 3-4 personnes), le budget parrait tout de suite moins rikiki

          3. 1m3 un petit budget ? Le film à fait 837 880 entrées, soit autant que Cube en France, la carrière internationale en moins, avec un budget 4x supérieur.
            Pourtant, pas de subvention pour Cube, juste un mec qui a visé sa chemise sur un projet auquel il croyait.

      2. Je n’ai absolument rien contre vous Mr Avot (bien au contraire vous êtes souvent pertinent), mais là je ne peux pas être d’accord. Vous avez écrit cet article en réaction à une « amie productrice » qui vous a lancée « Hollande vient de flinguer le cinéma français ! » visiblement vous êtes beaucoup plus littéraire que cinéphile et moi je suis le contraire d’où ma réaction (et excusez-moi pour les fautes qui pique les yeux dans mon précédent post, j’ai réagi de mon Iphone à chaud dans le métro).

        1. J’ai lu ce qui s’écrivait un peu partout sur le sujet avant de me lancer. Mon analyse était que le monde du cinéma montait au créneau depuis plusieurs jours, Télérama et les Inrocks étaient sur le coup, mais avec un vocabulaire et un discours atrocement techniques (quiconque est garroté par une loi parasite et tente d’expliquer l’absurdité de sa situation rencontre le même problème). Il m’a semblé urgent de livrer une vision claire, compréhensible par tous, de la situation, plutôt que les minutes du 729ème tour de table de la réunion de la dernière chance des partenaires sociaux sur le sujet. Un des jeux de la gauche est de nous noyer dans ses pourcentages après la virgule et ses acronymes. Il faut refuser de jouer son jeu. Le réel est réel, et il est constatable par un enfant. L’intellectuel-expert seul à comprendre le monde, laissons cela aux marxistes.

        2. « La guerre est déclaré » n’est pas un bon exemple tout le monde à été payé selon les conventions collectives. Intéressez-vous à la production Britannique qui était au fond du gouffre il y a une vingtaine d’années, ils se sont relancé grâce à une multiplication de petits films ne dépassant pas 1 million de livres, des exemples de petits budgets qui ont cartonné ils en ont par dizaine. Allez voir « ill Manors » de Ben Drew actuellement en salle qui à été produit pour 100000 Livres… « La guerre est déclaré » est un jolie film mais il est sortie en 2010, vous avez vu son deuxième film ? Nous produisons en moyenne 250 films par an, et c’est toujours le même exemple qui revient…

          1. « tout le monde à été payé selon les conventions collectives »

            Vous connaissez beaucoup de gens qui annoncent dans la presse : « J’ai payé la moitié des gens au black et l’autre moitié en Fanta Orange » ? La question n’est pas de détecter qui respecte la loi et qui ne la respecte pas. La question est : comment produire des films dans les nouvelles conditions légales ? Et la réponse des métiers du cinéma dans leur immense majorité est : impossible.

          2. Correction du message précédent. Je précise : comment produire des films à petits budgets dans les nouvelles conditions légales. Évidemment. Continuer à produire des blockbusters progressistes avec Dany Boon ne posera aucun problème.

          3. Mais non, rien n’empêchera jamais les gens de s’arranger.
            Comment croire le contraire…

          4. « tout le monde à été payé selon les conventions collectives »

            Pardonnez-moi M. Avot, mais celui qui écrit sais franchement de quoi il parle, lui.
            Personne ne paye au black, car la question n’est là, c’est que ce n’est pas payé du tout !
            Lorsqu’on vous propose un film à -60%, cela signifie -60% du salaire syndical, et les 40% qui restent, ne sont pas au black, ils ne sont pas du tout !
            Ceux qui proposent ce genre de salaire, sont des producteurs sans vergogne qui tout simplement profitent du fait qu’il y a plus de techniciens sur le marché que de films pouvant leur donner du travail.
            Pour avoir été régisseur, donc très proche de la production, je peux vous assurer que les budgets que l’on veut bien donner aux techniciens comme étant très faibles, sont au final très bien budgetés et prévoient toutes sortes de dépassements (type post synchro très chères en cachets comédiens…).
            Vous faites de votre article une caricature pour la majorité des intermittents, m

          5. problème de clavier…
            j’en finis donc:
            , mais une réalité pour des petits producteurs, ou du moins qui prétendent l’être et qui voit d’un mauvais oeil la fin de leur petits arrangements.
            Alors oui, je le répète si c’est la mort de ce cinéma là, qu’il crève comme il aura fait crever des cohortes d’intermittents en fins de droits !

          6. « il y a plus de techniciens sur le marché que de films pouvant leur donner du travail. »

            Ah on s’approche de quelque chose là. Maintenant demandez-vous POURQUOI. 😉

  16. Le mec qui tient à sa liberté (d’intermittent) et qui « s’arrange » avec la prod, c’est pas un type qui est payé par la collectivité les 80% du temps libre de sa liberté choisie par lui ?
    Dans ce cas, si j’extrapole, l’exception du film indépendant français, c’est un peu moi qui la paie…
    Si j’extrapole encore sur l’ensemble du système : on n’a qu’à tous choisir de s’arranger avec nos entreprises et de faire payer la sauce par les autres qui travaillent, non ?

    1. Ok, mais je parle ici de films qui, justement, ne bénéficient pas de subventions. Quant au statut d’intermittent des gens de cinéma, qu’y pouvons-nous ? Je suis le premier à le trouver toxique (financièrement et esthétiquement), mais je ne vais pas aller jusqu’à dire : « C’est étatique, donc c’est de la merde à tout jamais ». Mon libéralisme ne m’empêche pas de jouir du Louvre.

      Face à l’État, je crois à la règle de Soljenitsyne : « La limite entre le Bien et le Mal passe par le milieu du cœur de chaque homme ». J’ai vu tant de grands libéraux fonctionnaires et tant de cadres du privé socialistes… j’ai appris à juger au cas par cas.

      1. « Quant au statut d’intermittent des gens de cinéma, qu’y pouvons-nous ? Je suis le premier à le trouver toxique (financièrement et esthétiquement) »

        Avant d’y pouvoir quelque chose ou de le décréter « toxique », il faudrait déjà que vous connaissiez la réalité de l’intermittence du spectacle (oui, ça ne concerne pas seulement le cinéma, mais aussi et surtout le spectacle vivant), ce qui n’est visiblement pas le cas.

        Vous êtes peut-être de ceux qui croient encore au mythe du « déficit du régime des intermittents », ce serpent de mer qu’on nous ressort à chaque fois qu’on veut tirer le système du chômage vers le bas (on utilise les intermittents, excellents boucs émissaires, pour mieux viser le régime général dans son ensemble)

        Alors, il faut une fois pour toutes rappeler quelques vérités toutes simples :
        – Il n’existe pas de « régime » des intermittents, ils dépendent comme les autres du régime général et sont indemnisés sur une base de 507 h comme les autres.
        – Il n’y a pas de « déficit » d’un régime qui n’existent pas, la manipulation consistant à faire croire que les indemnisations des intermittents devraient être financées par les cotisations des seuls intermittents. C’est non seulement totalement stupide mais ne répond en plus à aucune logique comptable. L’indemnisation du chômage en France est basée sur le principe de la solidarité inter-professionnelle, en quel honneur les professions concernées par l’intermittence devraient-elles en être exclues ? L’indemnisation des intermittents est largement couverte par les cotisations de l’ensemble des métiers du spectacle (personnel de théâtres, de productions, de services culturels, etc…)
        Et même, n’est-il pas normal que les gens qui travaillent dans le tourisme, l’hôtellerie ou la restauration par exemple et qui bénéficient des retombées du secteur culturel et artistique (théâtres, festivals, etc.) contribuent au financement de l’intermittence ?
        La nature des métiers concernés expliquent la particularité du système d’indemnisation, oui, on peut dire qu’il y a une « prime » à la précarité, à la prise de risque, au fait de n’avoir que des cdd… L’intermittence du spectacle est une particularité qui permet à la France d’avoir un secteur culturel fort, riche et économiquement signifiant (cf le désastre financier qu’a représenté l’annulation du festival d’Avignon il y a quelques années).
        Evidemment il faut combattre les abus dans l’audiovisuel (TF1, France Télévisions, Radio France, etc.), où l’on préfère continuer à payer des permanents en cachets d’intermittents pour ne pas avoir à leur signer de CDI), mais s’attaquer au principe de l’intermittence serait un pur suicide pour l’économie culturelle du pays (la première en Europe).

        Pour comprendre ce qu’est vraiment l’intermittence et se désintoxiquer une fois pour toutes du baratin médiatique à la « C dans l’air »… :

        http://www.liberation.fr/culture/2013/03/18/le-deficit-des-intermittents-n-existe-pas_889485

        Ripostes n°1 – Le déficit des annexes 8 et 10 des intermittents du spectacle n’existe pas
        http://www.youtube.com/watch?v=tC9ifnAumLM

        Ripostes n°2 – DésinTox, réponse à l’émission C dans l’air du 29.01.2013

  17. voila les gens s’offuque quand il comprenne qu’il ne vont plus pouvoir exploiter les autres ???????

  18. de plus lorsque le gens travaillent sans être payé ils déclarent ne pas travailler et sont de ce faite indemnisé par pôle emploi donc a la charge de nous tous !!!!!!!!

    1. « donc a la charge de nous tous »

      Dans la France contemporaine, tout le monde est à la charge de tout le monde. C’est pourquoi la situation est bloquée : tous sont coupables, tous sont victimes. Qui es-tu, pour dire que personne ne paye pour toi ?

  19. Et si ceux que tu appelles « les exploités » – terme qui en dit long sur ton peu de respect pour la liberté individuelle – le sont parce qu’ils le veulent, tu fais quoi ? Tu leur interdis de travailler gratuitement ? En vertu de quelle autorité ? En vertu de quelle légitimité ? En vertu de quel charisme ?

  20. Allons bon, payer un minimum les gens est donc synonyme de mort ? Pourtant tous les autres secteurs sont au SMIC, non ?
    Ah, ça ne concerne que les petites entreprises, celles qui font leur métier avec passion ! Pourtant, là encore dans les autres secteurs, les PME sont désignées comme étant l’avenir. Faut savoir ! L’audiovisuel marche donc à l’envers (à moins que ce ne soit l’inverse) ?

    Parlons-en donc de ce milieu et de cette passion. Ça tombe bien, je travaille dedans depuis quelques années maintenant.
    La passion, on l’a tous. Normal. Obligé. Obligé parce qu’on ne peut pas travailler autant et dans de telles conditions sans aimer son métier.
    J’ai dit métier, retenez bien, ce n’est pas un gros mot (sauf dans ce milieu) et il reviendra encore.
    Les conditions, se sont le travail demandé (on veut de la qualité AAA) les deadlines surréalistes (souvent 2 fois trop courtes) et, donc, les fameux salaires.
    J’ai dit salaire, aussi, vous avez vu.

    Car, aux vues de beaucoup de commentaires et réactions, l’audiovisuel (le cinéma en particulier ici, mais restons plus général, ça concerne tout le monde) est un milieu qui ne fonctionne que grâce à la passion et à l’altruisme…
    C’est beau, j’en chialerai, dis donc.
    Seulement la passion, l’altruisme, la compréhension (chose que nous, techniciens, maîtrisons avec dextérité parce que « tu comprends, c’est la crise, on n’ pas de sous, tu vois? ») ce sont de biens jolis mots et de bien belles vertus, mais ça ne remplit ni mon frigo, ni mon estomac, et ça paie encore moins mes factures et mes impôts.
    Aussi bête que ça.

    La mise en place d’un SMIC… attendez, une seconde, là… il y a DÉJÀ un SMIC pour les métiers de l’audiovisuel !! Mais oui, une grille tarifaire avec les salaires minimum qui est mise à jour tous les ans !
    Alors quoi ? Eh bien c’est juste qu’il n’y a aucune obligation légale de la respecter, voilà tout !
    Nous voilà bien, maintenant, car il va falloir se plier à ce qui est en place depuis des années ! Mince comment faire ?
    Oui, comment faire pour sous payer (qui a dit, ne pas payer ?) ses techniciens, mais, bien sûr, prendre la caméra la plus chère du marché – la RED ou la Alexa, so chic – une grue, un steadycam et tous la machinerie digne d’une production à gros budget (vous savez, les méchants) ?
    Cruel dilemme ! Il va falloir, du coup, arrêter de réduire les couts du personnel et réduire ceux du matériel. Un drame, puisqu’on ne pourra plus tourner en 4K ce fameux clip ou ce très ambitieux court voués tous les 2 a être diffusés sur le Net en 720p et en 8 bits, certainement encapsulés dans du h.264 (jargon technique inside qui veut dire que ça ne sert pas à grand chose de tourner avec de telles machines de guerre pour faire ça au final)…

    Oh, bien sûr, il y a toujours des ristournes sur le matériel et on pourra me dire que, finalement, ça ne change rien, mais si, ça va changer une chose, et je dirai même LA chose : les mentalités.
    Mettre en place un SALAIRE minimum, c’est considérer que ce que nous faisons est un MÉTIER. Et ça change tout.
    J’en atteste, être payé aujourd’hui en tant que technicien sur de petites productions, c’est pas bô, c’est vilain, c’est trop un truc de mec qui est pété d’avarice, t’as vu !
    À CHAQUE projet, je ressens la gêne de mon interlocuteur lorsque je parle de salaire. C’est magique, ça marche à tous les coups !
    Oh, je suis compréhensif, et je baisses mes tarifs sans rechigner, dès lors que c’est raisonnable. Et pourtant…
    Pourtant je suis toujours payé en retard.
    Pourtant on me fait tout le temps remarquer que je dois faire plus « vu qu’on t’a alloué un budget, tu comprends ? Tu peux me faire ça en plus ! »
    Pourtant on me fait toujours revenir plus que de raison sur mon travail (ce qui fait souvent déborder les deadlines, mais, ça, du coup, c’est de ma faute, forcément, hein ! C’est pas parce que j’ai dis dès le début que c’était trop court que j’avais raison, non plus ! Pas comme si je savais évaluer la somme et le temps de travail, si ?)
    Pourtant, on me fait toujours comprendre que le fait d’être payé est un privilège, une exception, et que, de ce fait, je doit être dispo 24/24, 7/7 pour le projet (je ne compte plus les week ends travaillés, Dimanche compris, les journées de 16 heures et les semaines de 10 jours d’affilés, voire plus)

    La question que j’aimerai posée est la suivant : trouvez-vous ça normal ? Accepteriez-vous, vous aussi, de réduire votre salaire de 60%, voire de travailler gratuitement pendant tout un mois, week end compris ? Trouvez-vous normal que je n’ai pas pu prendre plus de 4 semaines de vacances en 6 ans (pas payées, bien sûr)? Est-ce que le fait d’avoir CHOISI de faire de ma passion mon métier me fait mériter, à 30 ans, de toujours me demander si je vais avoir assez d’argent pour vivre, chaque mois ? Est-ce que cette punition, cette sanction, vous semble justifiée ?

    Autre point important, les petites prods ne seront pas touchées par le « problème » : en effet il est très rare qu’elles paient en intermittence, vu les charges faramineuses, et elles se tournent naturellement vers l’Auto-Entreprise (j’en suis). Du coup, le SMIC ne s’applique pas, puisque c’est un système de facturation.

    Ouf, on est toujours en vie !

    Pour finir, je prendrait un exemple très récent et très parlant : celui du studio Rythm & Hue aux États-Unis, un studio de post-production (pour les néophytes, ce sont les gars qui s’occupent des effets spéciaux).
    Les mecs ont travaillé avec tellement de passion qu’ils ont gagné un Oscar pour l’Odyssée de Pi, le dernier Ang Lee. Super !
    Oui, mais non, car ils n’ont pas eu assez d’argent par rapport au travail fourni et que le studio a mis la clé sus la porte quasiment en simultané avec la remise de la statuette dorée, faute de moyens. Super ?

    Les plus cyniques diront « fallait moins bosser pour que ce soit rentable » mais, je vous le demande sérieusement, vous iriez dire, vous, à Spielberg qu’il peut aller se faire cuire le c** pour avoir son effet qui déchire la rétine tant qu’il aura pas allongé la tune, Motherf***er ?
    On est d’accord au moins sur ce point^^
    Certes, ça ne se passait pas en France, mais la situation est, malgré tout, comparable.

    Mettre en place un SMIC dans ce milieu n’est pas la mort de l’art, ni des petites productions. C’est juste l’imposition d’un changement de mentalité et d’un changement dans la gestion des financements.
    Et c’est surtout – enfin ! – la preuve que ce que nous faisons est un métier, et pas juste un hobby le week end pour dépanner un pote ou pour faire plaisir à tata Josette.
    Mon image en prend un coup (« tu fais plus ça pour l’amour de l’Art, ordure ! »), mais ma femme, mon frigo, mon banquier, mes parents, mes collègues et mes amis s’inquièteront peut-être un peu moins. C’est déjà ça !

    Peace

    1. « C’est juste l’imposition d’un changement de mentalité »

      Vous êtes ingénieur des âmes ?

      « Et c’est surtout – enfin ! – la preuve que ce que nous faisons est un métier »

      Vous avez besoin d’un certificat de l’État, pour avoir l’impression d’être quelqu’un ?

      « Est-ce que le fait d’avoir CHOISI de faire de ma passion mon métier me fait mériter, à 30 ans, de toujours me demander si je vais avoir assez d’argent pour vivre, chaque mois ? »

      Ça s’appelle la vie, ça. l’immense majorité des travailleurs indépendants sont dans ce cas (sans accès à la moindre assurance-chômage), et tout le monde s’en fout (surtout les intermittents, qui devraient en réalité être travailleurs indépendants). On vous a fait croire que la bureaucratie allait simplifier votre existence ? Il ne fallait pas écouter.

      1. « Vous êtes ingénieur des âmes ? »

        Non mais les gens ont très souvent besoin qu’on leur dise officiellement les choses pour qu’il les prennent en compte.

        « Vous avez besoin d’un certificat de l’État, pour avoir l’impression d’être quelqu’un ? »

        Remarque très mesquine mais non, tout va bien, je suis très bien dans mes pompes. Par contre, quand je veux trouver un logement, si je veux faire un crédit et faire toute autre démarche dans le style, c’est déjà un autre problème…

        « Ça s’appelle la vie, ça. l’immense majorité des travailleurs indépendants sont dans ce cas (sans accès à la moindre assurance-chômage), et tout le monde s’en fout (surtout les intermittents, qui devraient en réalité être travailleurs indépendants). On vous a fait croire que la bureaucratie allait simplifier votre existence ? Il ne fallait pas écouter. »

        Décidément, ce n’est pas très sympa, tout ça^^
        Je n’ai pas d’assurance chômage non plus, je vous rassure (?) puisque je ne suis pas intermittent.
        Par contre, ce n’est pas parce que c’est le lot quotidien de beaucoup et que la majorité s’en foutent que c’est normal.

        1. « Par contre, quand je veux trouver un logement, si je veux faire un crédit et faire toute autre démarche dans le style, c’est déjà un autre problème… »

          La plupart des travailleurs indépendants vivent pire. Parce que eux, ils n’ont aucun minimum assuré par l’État. Rien. Jamais. Ça intéresse la gauche ? Jamais. J A M A I S. Donc, son égalité et sa lutte contre la précarité, elle peut se les carrer où bon lui semble.

          Merci pour votre intéressante contribution, cela dit. Bonne soirée.

          1. « La plupart des travailleurs indépendants vivent pire. Parce que eux, ils n’ont aucun minimum assuré par l’État. Rien. Jamais. Ça intéresse la gauche ? Jamais. J A M A I S. Donc, son égalité et sa lutte contre la précarité, elle peut se les carrer où bon lui semble. »

            Pour finir après j’arrête de vous embêter ^^

            Je n’ai aucune aide ni aucun minimum, je suis travailleur indépendant, donc j’en sais quelque chose aussi. Cette tendance va grandissante dans le milieu car elle permet de réduire les coûts (encore eux !) grâce au statu d’Auto-Entrepreneur par exemple.
            Je ne m’en plains pas et je dirai même que je suis très content d’être dans cette catégorie.
            Par contre, je ne trouve pas normal que je doive aborder la question d’un salaire avec des pincettes à chaque fois.
            Comme je l’ai dit, personne n’irai demander à son boulanger de lui faire un prix sur sa baguette parce que « tu comprends, c’est la crise, et puis je te fais bosser quand même, non? »
            Personne.

            La mise en place d’un SMIC peut faire évoluer ça.

            Et enfin, je ne m’intéresse pas à la politique dans cette affaire. Droite ou Gauche, peu importe !
            Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde, je pense, ce qui est dommage car ça n’a pas grand chose à faire dans ce débat, à mon humble avis…

          2. Le SMIC français (élevé en terme de coût pour l’employeur) ne fait rien d’autre que créer du chômage en interdisant de travailler tous ceux qui ne peuvent générer plus de richesses que ce que ça coûte aux employeurs et en empêchant ceux-ci d’acquérir une première expérience qui leur permettrait justement d’acquérir les connaissances nécessaire à cette création de richess. C’est une protection des employés en place au détriment des personnes à la recherche d’un emploi.

        2. Je rajouterai juste une chose qui est rapport avec le changement de mentalité et votre remarque sur les travailleurs indépendant :

          Il ne viendrait à personne l’idée de ne pas payer son plombier, son médecin traitant ou son boulanger. Pour tout le monde, c’est la moindre des choses et je pense que si vous essayez, vous serez reçu comme il se doit.

          Alors pourquoi est-ce supposé être normal dans l’audiovisuel ?

          1. Peut-être parce-que nombreux sont ceux qui préfèrent travailler gratis dans ce domaine car ils considèrent que les avantages que ça leur apporte (joie de bosser dans un milieu qui les passionne, porte d’entrée pour une future carrière ou que sais-je) sont supérieurs aux inconvénients (ne pas être payés par ex.)?

            E peut-être aussi parce-qu’il y a beaucoup trop d’offre de travail (« demandes d’emplois) que de demande de travail (« offres d’emplois ») dans ce domaine? Et pourquoi y’a-t-il beaucoup plus d’offre de travail que de demande?

          2. Ah ! On en revient encore à ça : on fait ça pour l’amour de l’art, faudrait pas qu’on soit payés en plus, non mais !

            Pensez-vous que le boulanger qui se lève à 3 heures du matin n’a pas la passion de son travail ?
            Que le médecin qui s’est coltiné des années d’études et qui passe ses journées à traiter les problèmes des gens fasse ça par pur mercantilisme de bas étage ?
            La passion, on l’a tous. Vraiment. J’aime profondément mon métier.
            Mais, c’est terrible, mais quand je dit ça à ma caissière chez Mammouth, elle ne me fait pas de ristourne. Mince, pourtant, qui aurait pu croire ça ?

            Sinon Il n’y a pas plus de « recherches d’emploi » que d' »offres d’emploi ».
            En fait si, mais je vais préciser mon propos :

            il y a plus de « recherches d’emploi » que d' »offres d’emplois rémunérées ».
            Par contre, il y a un nombre assez mirobolant d' »offres d’emploi non rémunérées » ça je peux vous l’assurer, beaucoup plus que de « recherches d’emploi » !

          3. Vous n’avez manifestement absolument RIEN compris à mon message… Je ne vais pas perdre mon temps plus que ça, car il me semblait que était pourtant du français assez simple. Et vous n’avez également manifestement aucune notion en économie…

          4. Bon, vous me faites de la peine. Quelques pistes de réflexion pour comprendre mes messages précédents:
            – POURQUOI y’a-t-il « un nombre assez mirobolant d' »offres d’emploi non rémunérées » […] beaucoup plus que de « recherches d’emploi » »? Dans quel type de marché ce phénomène survient?
            – libres choix non contraints, subjectivité de la valeur, et non jugement par un tiers (moi ou vous par exemple) de cette valeur

          5. Je vous, cite donc :

            « Peut-être parce-que nombreux sont ceux qui préfèrent travailler gratis dans ce domaine car ils considèrent que les avantages que ça leur apporte (joie de bosser dans un milieu qui les passionne, porte d’entrée pour une future carrière ou que sais-je) sont supérieurs aux inconvénients (ne pas être payés par ex.)? »

            J’ai très bien compris cette phrase, tout comme Oim d’ailleurs qui vous a répondu à peu près la même chose que moi un peu plus bas et à qui vous avez préféré également répondre « t’as pas compris, gamin ». Pas super sympa, il faut le dire^^
            Moi, je lis que vous considérez le fait de ne pas être payé comme un « inconvénient », inconvénient apparemment éclipsé par la « joie de bosser dans un milieu qui les passionne ». Je ne déforme aucun propos, je cite juste, et je crois que ça veut bien dire ce que ça veut dire, à savoir : « on fait ça pour l’amour de l’art, faudrait pas qu’on soit payés en plus, non mais ! » (là, je me cite)
            Peut-être me que je me trompe, mais c’est ce que votre phrase veut dire.
            Après, moi je vous propose d’aller travailler tous les jours pendant, allez, 15 jours (samedi et dimanche compris), sans être payé, juste parce que vous aurez « peut-être éventuellement si tout va bien dans le meilleur des cas » de l’avancement d’ici « 6 mois 1 an ou peut-être un peu plus, on verra ». Vous me direz si, la « joie de travailler dans un milieu qui vous plaît » est supérieure au « petit inconvénient » de ne pas pouvoir payer vos factures.

            Après, économiquement, je vous comprends : il est plus rentable pour une boîte de ne pas payer ses employés. Mathématiquement, c’est sûr que ça marche. Mais faudrait voir à pas négliger le facteur humain (ce n’est pas un gros mot).

            Quant à ma deuxième réponse, elle est totalement en accord avec votre propos et ne demande aucune notion d’économie, quelle qu’elle soit :
            Il y a certes moins d’offres d’emploi rémunérées que de demandes d’emploi, mais il y a beaucoup plus d’offres d’emploi non rémunérées que de demandes également. Ce qui veut bien dire qu’il y a du travail dans le milieu, mais pas de salaires.
            Et je ne parle pas d’offres de stages ou de « coup de main », mais bien d’offres d’emploi qui demandent beaucoup de travail pour pas un rond.
            Très régulièrement, des annonces de ce type sont dénoncées par les techniciens car certaines prod n’essaient même plus d’y mettre les formes pour faire passer la pilule. C’est clairement : vous allez bosser comme des fous et vous n’aurez rien en retour à part une poignée de main de notre part. Certains font même des long-métrages sans payer les gens !
            Pour l’honneur, les gars ! Pour l’honneur…

            Je ne suis peut-être pas économiste mais je travaille dans le milieu, ce qui aide pas mal pour comprendre la réalité du dit milieu, vous en conviendrez. Et je connais la réalité de la répartition des financements.
            Lorsque vous participez à un très gros tournage sur lequel la régie achète touts les soirs des jéroboams de champagne parce que… ben pourquoi pas, en fait ? que les acteurs TRÈS bien payés sont logés dans un 4 étoiles mais que vous, on vient vous voir en disant « nan, mais tu sais, on peut pas te payer, on n’a pas de sous, et pis ça te fait de l’expérience » et bien, je pense qu’il n’y a pas besoin de faire une école d’éco pour comprendre qu’il y a un problème de répartition des sou-sous dans la po-poche.
            Pareil lorsque sur un « petit tournage sans argent » vous vous retrouvez avec une caméra + optiques à 3000€ la journée mais pas de salaire pour vous. Y a besoin d’être économiste pour voir le problème ou pas ?

            Quant à la naïveté de croire que les « portes vont s’ouvrir »… J’y ai cru aussi, hein !
            4 fois sur 5, un tournage non rémunéré ne donnera rien. Aucune suite.
            Et la cinquième fois, la prod et le réal ne pourront pas vous prendre parce que « tu comprends, les investisseurs veulent du sûr à 100%, des gros noms pour les rassurer, donc, on peut pas te reprendre ».
            Et lorsque enfin, vous avez la chance de faire un beau projet, croyez-vous que toutes les portes s’ouvrent et que c’est dans la poche ?
            Ah, ben non, on vous répond « vous avez réussi à le faire pour pas un rond, pourquoi on vous en donnerait, du coup ? »
            Et oui, toutes ces boîtes qui cassent les prix, qui prêchent le « c’est pas payé mais c’est génial », toutes ces boîtes qui fleurissent depuis environ 3 ou 4 ans ont littéralement tué le marché à force, justement, de ne pas payer les gens. Aujourd’hui les clients et les investisseurs sont persuadés qu’on peut faire du Spielberg avec le budget de Mocky (et en 2 semaines, en plus) ! Ben oui, il suffit de pas payer (ou une somme dérisoire) les techniciens, et hop, c’est comme papa dans maman !
            C’est beau le monde moderne ! C’est fantastique la dérégulation des salaires ! On peut tout faire, qu’on vous dit !
            J’ai fait BEAUCOUP de choses non payées, ce qui m’a rapporté de galérer pendant 3 ans. J’ai été très pauvre, croyez-moi.
            Ce qui m’a littéralement sauvé c’est de trouver un job… en CDI au SMIC dites donc ! C’était dans une toute petite boîte qui faisait l’effort de payer ses employés et préférait faire des sacrifices sur les locaux et le matériel. J’y suis resté 3 ans avant de me lancer en tant qu’indépendant.

            Mince, ça voudrait donc dire que c’est faisable, alors ?

            Parle pas de malheur, Charles…

            On nous a déjà fait le coup quand le gouvernement (de Droite, comme quoi) a fixé un salaire minimum pour les stages. Ça devait tuer les entreprises. Et puis non, les entreprises se sont adaptées, ont revu leur budget différemment et maintenant on a des stagiaires qui bossent dans des conditions presque décentes.

            Laisser l’employeur décider du salaire de son employé sans lui imposer de minimum, c’est peut-être viable pour l’entreprise, mais ça l’est beaucoup moins pour celui qui va bosser. Je ne suis pas sûr que l’Américain qui cumule jusqu’à 3 boulots ou le Chinois qui bosse 70 heures par semaines pour 150 $ par mois ressente encore beaucoup de « joie de bosser dans un milieu qui le passionne ».
            Mais là encore, il faut considérer le facteur humain, évidemment…

          6. Désolez, mais vous n’avez toujours pas compris ce que je disais. Mais je vais quand même essayer de vous expliquer rapidement car les pistes que je vous ai données n’ont pas été suffisantes, apparemment.

            « Moi, je lis que vous considérez le fait de ne pas être payé comme un « inconvénient », inconvénient apparemment éclipsé par la « joie de bosser dans un milieu qui les passionne ». Je ne déforme aucun propos, je cite juste, et je crois que ça veut bien dire ce que ça veut dire, à savoir : « on fait ça pour l’amour de l’art, faudrait pas qu’on soit payés en plus, non mais ! » (là, je me cite)
            Peut-être me que je me trompe, mais c’est ce que votre phrase veut dire. »

            Oui, vous vous trompez. Je ne donnais que des EXEMPLES de raisons pour lesquelles certains acceptent de travailler gratuitement (d’où le « ou que sais-je »). Je ne les juge pas, je ne les justifie pas, je ne fais que dire que ce sont des choix INDIVIDUELS, et que personne d’autre que celui a fait ce choix ne peut savoir mieux que lui les motivation de ce choix.
            La subjectivité de la valeur, notion fondamentale en économie, est ce qui explique l’existence de ce phénomène de personnes prêtes à travailler gratuitement: elles valorisent plus ce que ça leur apporte que ce que ça leur coûte (encore une fois, il ne s’agit pas forcément de gains et coûts en termes monétaires). Encore une fois, pas de jugement, pas de justification de ma part, juste une constatation de ce qui existe.

            « Après, économiquement, je vous comprends : il est plus rentable pour une boîte de ne pas payer ses employés. Mathématiquement, c’est sûr que ça marche. Mais faudrait voir à pas négliger le facteur humain (ce n’est pas un gros mot). »

            Vous avez de très grosses lacunes en économie. Rencontre de l’offre et de la demande qui fait naître les prix, tout ça… Je réitère donc ma question, qui est en fait une piste de réflexion à peine déguisée: POURQUOI il y a-t-il un tel déséquilibre de l’offre et de la demande qu’il en résulte que le travail non rémunéré est si courant dans ce domaine, et pas dans les autres que vous citez?

            Au passage si ce que vous dites était vrai (« il est plus rentable pour une boîte de ne pas payer ses employés »), on se demande bien pourquoi les boîtes s’embêtent à payer les gens, et parfois très grassement, dans les pays où le SMIC n’existe pas (Suisse par exemple, où les salaires sont beaucoup plus élevés qu’en France). Il doit bien y avoir un « mystérieux phénomène » qui explique cela…

      2. Merci à tous, pour tous vos commentaires. C’est passionnant. À plus.

        1. « Merci à tous, pour tous vos commentaires. C’est passionnant. À plus. »

          Dit le mec qui, piégé par son argumentaire, se trouve très con et ne sait plus quelle ineptie sortir…

          1. A la réflexion, LeoSchrute n’est pas du milieu ; il est psychanalyste.

            Encore un peu plus inutile et il remplacera gérard Miller.

      3. « les intermittents, qui devraient en réalité être travailleurs indépendants »

        Ben voyons… Vous dites vraiment n’importe quoi. Il est bon parfois de savoir qu’on est hors de son domaine de compétence, et se taire.

  21. Dénoncez-les, l’esclavagisme est interdit. À moins que… À moins qu’ils aient accepté librement de travailler aux conditions proposées, mais là évidemment seul un marxiste appelle ça « exploitation »…

    1. Les gens acceptent ces conditions car c’est ça ou rien.
      Marche ou crève.

      Ou parce qu’on leur fait miroiter monts et merveilles par la suite (« celui là est comme ça, mais après, tu va voir, ça va nous ouvir des portes, ça sera ÉNORME ! »)

      Tout simplement.

      1. Même remarque… Renseignez vous un minimum sur les notions économiques de base.

    2. Mais…Matéo !!!! Vous vous êtes fait manger le crâne !! Vous êtes encore à l’école ?
      Je vous explique une chose, travailler gratuitement vous ouvrira des portes si vous êtes compétent ET quand quelqu’un a le budget pour vous employer, pas avant. Si vous refusez de travailler gratuitement vous ne perdez rien croyez-moi. N’écoutez pas tous ces bonimenteurs qui profitent de la crédulité de jeunots les yeux plein d’étoiles. un stage et c’est tout. Vous faites l’affaire ? Vous êtes payé la fois d’après…très bien. Sinon au revoir.
      Et passer des années à s’user les rotules, mal manger, pas avoir le sou tout ça pour dire « ouais j’suis ds le cinéma j’ai travaillé sur cette daube…euh…ce film » c’est pas un très bon projet de vie…

      1. T’inquiète, ça fait longtemps que je bosse. Et tu n’as pas très bien compris mon ou mes messages.

        1. Qu’est ce que t’es drôle Mateo avec tes notions d’économies toute pourries.

          Tu décris les personnes qui font du cinéma pour pas un rond comme des altruiste, alors que c’est complètement faux. Derrière chaque contrat au rabais qu’il signe, c’est l’espoir d’un plus gros qui se cache derrière. C’est l’espoir de faire ses preuves, d’être reconnu et d’ensuite pouvoir se vendre à la valeur que l’on estime être la bonne. Lorsqu’une personne va donner de son temps pour les restos du coeur en travaillant comme bénévole, il n’en tire aucun avantage professionnel, et n’a pas l’espoir qu’une personne lui propose un travail après.

          Le mec qui travail gratos dans le cinéma, ne le fait pas vraiment gratuitement, il espère toujours un profit (et pas uniquement monétaire ) à plus ou moins long terme. Cela s’appelle en économie « la théorie de l’utilité escomptée », tu dois connaitre, mais je vais quand même expliquer.
          Lorsque l’avenir est incertain, les gens se basent sur des probabilité de rendement possible ainsi que sur la satisfaction engendré par chacune de ces possibilité. Lorsqu’une personne accepte de travailler gratuitement dans le cinéma, elle fait un choix risqué mais dont le rendement et la satisfaction est énorme. Elle a soupesé les risques et a estimé que ça valait la peine puisqu’au final elle serait satisfaite du résultat. L’espoir de réussite est plus puissante que le risque de rater.
          Le véritable problème est que ces personnes sont de très mauvais économiste puis que le rendement au final est très mauvais et l’espoir de satisfaction très mince (c’est comme les joueur du Loto, j’accepte de payer tant d’euro par semaine dans l’espoir qu’un jour je gagne le gros lot qui changera ma vie misérable).

          J’ajoute mon cher, que la subjectivité de la valeur n’a rien à voir avec ce que vous balancez et n’a aucun rapport avec la subjectivité DES valeurs (qui n’a rien d’économique). Cela signifie que la valeur d’une chose est liée à sa rareté et à son utilité.

          Le déséquilibre entre l’offre et la demande s’explique uniquement par l’espoir du gain entretenu par des personnes malintentionnées et sas vergogne qui se nourrissent sur cet espoir. Le cinéma, c’est du rêve, rêve de gloire, de célébrité, de fortune.
          Le cinéma c’est comme la ruée vers l’or. Des milliers de petites mains accourent se tuer à la tâche et à se salir les mains dans l’espoir de trouver une grosse pépite. Parfois quelques uns tombent sur une grosse pépite et entretiennent l’espoir, parfois on trouve quelques paillette et on entretient l’espoir, mais souvent on ne trouve jamais rien.

          Pour la Suisse, je peux te balancer des centaines de pays qui ne se déranges pas à sous payer leurs habitants. Pourquoi les entreprises payent les gens ? Tu devrai le savoir vu que tu es économiste de comptoir. Par ce que l’on a remarqué premièrement que les gens ne travaillaient jamais pour une entreprise capitaliste gratuitement et que la meilleur carotte que l’on a jamais inventé est un beau billet de banque. Ensuite on a remarqué que lorsqu’une personne avait de l’argent, elle consommait et qu’une personne qui consomme, c’est bon pour l’économie Puis on a remarqué qu’une personne qui avait de l’argent était en meilleur santé et qu’un travailleur en bonne santé c’est plus productif.

          1. « Tu décris les personnes qui font du cinéma pour pas un rond comme des altruiste, alors que c’est complètement faux. »

            Bon je commence vraiment à m’inquiéter sur ma manière de parler français, car ce n’est pas ce que je disais. Vu le nombre de personnes qui m’ont compris de travers, c’est que le soucis est probablement dans ma façon de m’exprimer.

            « Derrière chaque contrat au rabais qu’il signe, c’est l’espoir d’un plus gros qui se cache derrière. C’est l’espoir de faire ses preuves, d’être reconnu et d’ensuite pouvoir se vendre à la valeur que l’on estime être la bonne. Lorsqu’une personne va donner de son temps pour les restos du coeur en travaillant comme bénévole, il n’en tire aucun avantage professionnel, et n’a pas l’espoir qu’une personne lui propose un travail après.
            Le mec qui travail gratos dans le cinéma, ne le fait pas vraiment gratuitement, il espère toujours un profit (et pas uniquement monétaire ) à plus ou moins long terme. Cela s’appelle en économie « la théorie de l’utilité escomptée », tu dois connaitre, mais je vais quand même expliquer.
            Lorsque l’avenir est incertain, les gens se basent sur des probabilité de rendement possible ainsi que sur la satisfaction engendré par chacune de ces possibilité. Lorsqu’une personne accepte de travailler gratuitement dans le cinéma, elle fait un choix risqué mais dont le rendement et la satisfaction est énorme. Elle a soupesé les risques et a estimé que ça valait la peine puisqu’au final elle serait satisfaite du résultat. L’espoir de réussite est plus puissante que le risque de rater. »

            Ben c’est « un peu » exactement ce que disais… Je comprends pas ton désaccord du coup.

            « J’ajoute mon cher, que la subjectivité de la valeur n’a rien à voir avec ce que vous balancez et n’a aucun rapport avec la subjectivité DES valeurs (qui n’a rien d’économique). »

            T’inquiète je connais mes classiques, je sais très bien ce qu’est la subjectivité de la valeur, et j’assume le fait de vouloir la généraliser aux échanges non monétaires.

            « Le déséquilibre entre l’offre et la demande s’explique uniquement par l’espoir du gain entretenu par des personnes malintentionnées et sas vergogne qui se nourrissent sur cet espoir. Le cinéma, c’est du rêve, rêve de gloire, de célébrité, de fortune.
            Le cinéma c’est comme la ruée vers l’or. Des milliers de petites mains accourent se tuer à la tâche et à se salir les mains dans l’espoir de trouver une grosse pépite. Parfois quelques uns tombent sur une grosse pépite et entretiennent l’espoir, parfois on trouve quelques paillette et on entretient l’espoir, mais souvent on ne trouve jamais rien. »

            Tu oublies une autre cause du phénomène. Bo***el y’a donc personne qui va me la sortir?

            « Pour la Suisse, je peux te balancer des centaines de pays qui ne se déranges pas à sous payer leurs habitants. »

            Euh oui et alors? What´s your point?

            « Pourquoi les entreprises payent les gens ? Tu devrai le savoir vu que tu es économiste de comptoir. »

            Euh, tu n’as pas remarqué que c’était une question purement rhétorique?

            « Par ce que l’on a remarqué premièrement que les gens ne travaillaient jamais pour une entreprise capitaliste gratuitement »

            Ben la preuve que si, on ne fait qu’en parler là…

            « Ensuite on a remarqué que lorsqu’une personne avait de l’argent, elle consommait et qu’une personne qui consomme, c’est bon pour l’économie »

            Aïe ça commence à sentir le bullshit keynésien là… Mais si le SMIC ça marche, pourquoi on ne le met pas a 2000, 3000, 5000€ par mois. En plus ils vont commencer plus ça va créer plein d’emplois et tout le monde sera riche, c’est magique. Au final c’est pas bien compliqué la logique keynésienne, et c’est même magique!

  22. L’auteur pourrait-il donner un peu plus d’infos ? Je ne comprends rien à cet article, je ne vois même pas de quoi on parle.
    Quelle est cette loi ? Qui est ce « professionnel » témoignant sur son wall facebook ? (putain les références…)

    Contrepoints est un fanzine sympathique qui n’a certes pas les moyens des gros quotidiens, mais, bon… vous pouvez au moins essayer de relever le niveau de la presse. Pourquoi publier un article aussi NUL, aussi VIDE, à peine digne d’un skyblog ? C’est le niveau -1 du journalisme…

  23. Alors bon, reprenons… En gros ce que je comprend : toute personne présente sur un plateau doit toucher le smic, au risque d’un contrôle, et du coup le système « débrouillardise », potes et cie ça passe à la trappe…

    …Mais c’était déja le cas avant ! Tout travail non déclaré est considéré travail au noir (payé au black ou bien pas payé). De meme, les compagnies de théatre n’ont pas le droit de faire par exemple des répétitions sans payer les gens. De meme, un chercheur d’emploi (donc par définition un intermittent, par exemple) n’a pas le droit de faire du travail bénévole (puisqu’il doit passer son temps à chercher un emploi).
    Bon, tout ça, on connait.

    Donc QUE DIT cet article ?? RIEN. c’est NUL. Le pire est qu’il l’annonce : « Comment ? Le plus simplement du monde. Je ne vous ferai pas ici l’offense d’entrer dans le détail : seul le résultat compte. »
    Ah ben oui, mais non. Surtout pas. De quel droit prétends-il connaitre les résultats ? et les résultats de quoi ? Justemebnt on aimerait qu’il rentre un peu dans le détail !

    Je ne vois pas pourquoi je m’éleverai contre les merdes de l’UNEF qui répétaient des conclusions hypothétiques contre les LMD dont ils ne maitrisaient même pas les mesures véritables, et je ne m’éleverais pas contre cette sous-merde de wana-bee journaliste tête de con qui perroquette sans analyse ni perspective ce que son « excellente amie productrice  » lui a soufflé.
    On est pas des amibes, on a droit de comprendre, sinon ou donc fuit notre responsabilité ?

    Donc en l’absence TOTALE d’information dans cet article, j’en viens à la conclusion (cette fois argumentée) que cet article est NUL (au sens mathématique du terme, c’est-à-dire égal à zéro).

    Peut-être ses conclusions sont-elles bonnes, mais on en sait rien, on est obligé de le croire sur parole. Mais a quoi sert donc son article ??
    Je ne supporte pas ce pret-à-penser qui déchaine la verve de ceux qui crient le plus fort sans qu’on puisse leur répondre, car ils n’auraient soi-disant pas besoin d’argumenter ou de réfléchir, puisque ce qu’ils clament leur sonne comme une évidence (« – Bah, renseigne toi ! » ah oui, et lui il s’est renseigné ? comment on le sait ?).

    Bref, les moutons de panurge, ça commence vraiment à me faire chauffer la bouilloire. Et c’est d’autant plus regrettable chez les libéraux, qui devraient incarner le parti de l’esprit, de l’intelligence, de la raison critique contre les emportements passionnels…

    Ce genre d’article est pire encore qu’un article inutile sur le dernier schampoing de Nabila, car en plus de polluer le web, le monde de l’information et notre cerveau, il sert de caution aux meutes prêtes à aboyer au moindre miaulement.

    Pitié, que Contrepoints redresse la barre, qu’il s’affirme comme un phare dans cette bouillie noire qu’est le web…

    1. « Je ne vois pas pourquoi je m’éleverai contre les merdes de l’UNEF qui répétaient des conclusions hypothétiques contre les LMD dont ils ne maitrisaient même pas les mesures véritables, et je ne m’éleverais pas contre cette sous-merde de wana-bee journaliste tête de con qui perroquette sans analyse ni perspective ce que son « excellente amie productrice  » lui a soufflé. »

      Je ne sais pas quelle drogue vous prenez, mais j’en veux bien un kilo.

    2. Comment ne pas être d’accord !
      A l’époque du papier on aurait déploré d’avoir coupé des arbres…
      Un article sans fond, d’un béotien du milieu du cinéma, argumenté comme la fiche d’impôt de ma grand-mère.
      Un truc de journaleux qui n’y connait rien à part les états d’âmes d’une amie productrice, qui au demeurant doit un job peut reluisant pour devoir s’offusquer de ne plus pouvoir proposer des salaires indécents…
      ho my god.

      1. Mais comment expliquez-vous que tant de gens de cinéma (et pas toujours les mieux payés) se reconnaissent dans cet article ? Tous des béotiens ?

        « qui au demeurant doit un job peut reluisant pour devoir s’offusquer de ne plus pouvoir proposer des salaires indécents »

        J’adore.

        1. Ravi que ça vous plaise 😉

        2. Se reconnaissent ceux qui se font exploités et gagnent des cernes en 2 ans !
          Le cinéma c’est un métier comme un autre, ceux qui ne savent pas gérer n’ont pas à venir s’en plaindre, et la pauvreté de tout ce qu’on subventionne chaque année me fait personnellement honte…

    3. Voilà j’ai trouvé des mots pour ma pensée 😀

  24. Le paradoxe des activités liées à l’art ou à la création en général (mode par exemple) c’est que sur la scène face au public tout est beau, les gens sont là pour le fun, s’amusent, mais ne travaillent pas vraiment, ne sont pas là pour l’argent. Mais en coulisses, ce sont les règles du business qui s’appliquent avec ses entreprises qui doivent faire des bénéfices pour vivre, ses budgets et ses contrats à respecter: que du classique et du banal en fait, pas très glamour et où se retrouvent les mêmes travers que subissent les entreprises lambda: subventions, impôts et taxes.

    Dire que les personnes qui font ces métiers soient passionnées sans doute, mais quelles soient désintéressées financièrement, quelles font ça par amour de l’art me semble un artifice fait pour attirer la sympathie du public. Il n’y a rien de honteux à dire qu’on veut vivre décemment de son travail.

    1. « Il n’y a rien de honteux à dire qu’on veut vivre décemment de son travail. »

      Totalement d’accord. Mais y a-t-il quelque chose de honteux à dire que l’État veut régler l’art comme il règle la fonction publique ?

      1. Je n’ai jamais souhaité une intervention de l’Etat dans quelque domaine que ce soit, bien au contraire.

        Ce qui m’interpelle, en tant que modeste observateur de ce milieu, c’est l’image qui est renvoyée: « on fait ça par passion, l’argent n’est pas notre motivation »: peut être! Mais derrière le décor, les gens ont les mêmes problèmes et revendications que des professionnels de secteurs classiques. Ils veulent gagner leur vie.

        Je trouve que les sportifs de haut niveau (qui font aussi du spectacle finalement) assument mieux cet aspect du rapport à l’argent.

  25. En réalité, ça fait déjà longtemps que c’était la merde pour le cinéma indépendant. Ce genre de problèmes n’est pas nouveau. Pour exemple, dans le film « LA HORDE », les 300 zombies de la scène final sont des bénévoles, la production n’avait pas l’argent pour payer 300 figurants. Il ont eu de grosses emmerdes avec les syndicats de figurants pour « concurrence déloyale », sa à failli finir en procès.

    Il faut aussi bien se dire que le cinéma indépendant en France, c’est surtout des films de bobo parisiens chiant comme la mort, et très peu de films subversif. Alors même moi (qui suit un jeune réalisateur indépendant) je me demande si on perd quelque chose ? À quoi sert la fameuse « EXCEPTION CULTUREL » ? Elle tue à petit feu le cinéma français depuis des années car le CNC ne finance que des navets et jamais la subversion. Mathieu Kassovitz n’avais t’il pas écrit « FUCK LE CNC » à la fin de son premier film MÉTISSE.

    1. « Il faut aussi bien se dire que le cinéma indépendant en France, c’est surtout des films de bobo parisiens chiant comme la mort, et très peu de films subversif. »

      Et pour les films subversifs chiants comme la mort, on fait comment ?

    2. Philippe_Murray_Rothbard

      Kassovitz subversif…LOL
      D’autre part si c’est pour demander soi même aussi de pouvoir goûter à l’argent des autres c’est carrément honteux.

  26. Mais qu’est-ce qu’il faut pas lire comme âneries !!!
    L’apologie du stagiaire porteur de café ça va un moment, entre potes on n’a pas besoin d’un stagiaire qui porte le café et on ne se fait pas de contrat de travail, ces films se feront toujours. Et quelle différence entre payer quelqu’un au black (ou par services) avant et maintenant ?! Ou payer quelqu’un 6h pour 15h de travail ? Aucune ! Vous êtes dans l’illégalité dans les 2 cas et rien ne change de ce point de vue.

    Et les films qui ont besoin de stagiaires…emploieront des stagiaires ! Vous vous êtes renseignés sur le statut des stagiaires avant d’écrire des imbécillités pareilles ?! C’est pas un gars trouvé sur le lieu du tournage qu’on fait tout faire sans le payer, c’est un gars qui apprend et qui bosse gratos ou pour peu de sous, la profession a assez profité de l’attrait de la profession justement et de la jeunesse et crédulité des entrants sur le marché. Maintenant quelqu’un qui mérite d’être payé le sera, sinon on aura des stagiaires. Et ne nous prenez pas pour des imbéciles, le budget s’équilibrera en rognant sur les très gros salaires et pas en réduisant le nombre de rouleurs de câbles. C’est ça qui vous inquiète en fait…

    1. « le budget s’équilibrera en rognant sur les très gros salaires »

      MOSCOVICI, SORS DE CE CORPS !

  27. ce que je critique c’est la structure de l’article, la faiblesse de l’argumentation qui ne repose sur rien. « On m’a dit que… », « un mec a écrit sur facebook que… », bref, on ne sait pas qui, on ne sait pas quoi, on ne sait rien. Or ce genre d’article sert de prétexte à des personnes pour s’exciter, alors que ces mêmes personnes reprochent à leurs opposants de s’exciter sans raison… bref bref bref je veux juste en savoir plus, j’espère juste une tentative de « journalisme » de meilleure qualité sur Contrepoints, voilà ce que me fait dire ma drogue (tellement puissante que vous n’aurez pas besoin d’un kilo, promis je partage dès qu’on se rencontre 😉 )

    1. « ce genre d’article sert de prétexte à des personnes pour s’exciter »

      Vous voulez parler de la photo de Filipetti ?

    2. jean aymar de cézarticlalanoix

      le nivellement par le haut, mais pas des salaires….

  28. Toi Cinéaste, signataire de la « pétition des anti convention collective », tu es heureux lorsque tu arrive sur le plateau du tournage de ton film de taper sur l’épaule de Dédé « ton » chef machino, d’avoir une table régie avec ton petit dej. Toi qui partage tes doutes et tes prises décisions avec tes chefs de postes. Toi qui dîne et/ou boit des coups parfois le soir avec ces gens qui dorment peu et travaillent avec énergie et passion, qui mettent entre parenthèses le temps de ton film leur vie familiale et sociale. Toi qui au fil de tes tournages va te forger « la meilleure équipe du monde».

    Toi Acteur ou Actrice, signataire de la « pétition des anti convention collective », tu es heureuse dans ta loge d’enfiler tes costumes raccords d’hier fraichement lavés, séchés et repassés, d’arriver sur le plateau où la lumière et la camera se met en place pour sublimer ton talent et l’image du film.

    Toi Producteur ou Productrice… Je me dis que tu ne ressemble plus aux producteurs d’antan.

    Toi qui as signé cette pétition, tu as signé que tu voulais diviser le salaire des ces personnes qui te soutiennent lorsque tu tourne par deux, car cela revient à ça. Tu as signé la perte pour le métier de la qualité de ces techniciens, des tournages et donc des films.

    Mais toi, Cinéaste, Acteur ou Actrice, Producteur ou Productrice tu continue de faire le tour du monde des festivals dans des hôtels de luxe avec « tes » films.

    Je ne peux pas le croire. Tu as du te tromper de projet de convention collective, car il y en as deux.

  29. comme la musique…

    production normée, montée aux nues par le puritanisme, le politiquement correct et la façon de penser ordonnée.

    la musique et le cinéma sont l’expression d’un art issu de créatifs libres. Par définition ce n’est ni planifiable, ni prédictible, ni maitrisable ; il faut rendre la chose industrielle, plus qu’artistique.

    1. Dans son autobiographie (tome I), Bob Dylan explique que le plagiat est nécessaire à la création, et que le copyright freine la créativité. Ça n’a rien à voir avec notre sujet, mais votre commentaire me l’inspire, et puis c’est passionnant en soi.

      1. Je me dois de rebondir sur l’énormité de ce que dit Bob Dylan dans son autobiographie, lui qui se nourrit depuis 50 ans des droits d’auteurs qui ont fait de lui l’homme fortuné qu’il est devenu, à moins qu’il ait depuis mal géré l’ensemble, comme beaucoup de gens de sa génération. S’il était aussi pur qu’il le déclare, il aurait dû les refuser depuis tout ce temps et les reverser sur les comptes sociaux des sociétés d’auteurs au bénéfice des ayants droits pauvres et indigents. Néanmoins, c’est triste d’entendre dire ces contre-vérités. Je m’explique. Cela ne m’étonne guère d’entendre ces propos d’une personne qui navigue dans le monde de la création à trois accords sur le manche de la guitare. Avec ces techniques, il est vrai que les limites sont immédiatement franchies et on a l’impression que le plagiat est la seule ressource pour devenir original. Quand on travaille avec une technique artistique classique et contemporaine, il n’y a pas de limites à la création tant les ressources de la combinatoire sont énormes. Il n’y a donc aucune chance de plagiat tellement les ressources sémantiques sont fabuleuses, aussi importantes que l’univers peut faire d’étoiles et de planètes, de créations chimiques et biologiques variées et différentes, tout en utilisant partout le même langage, les mêmes principes. Seuls les pauvres d’esprits osent encore dire que l’alphabet et les dictionnaires dont on dispose nuisent à la créativité par leur limites et que le plagiat est la seule ressource. Il n’est d’ailleurs utilisé que par les fâcheux qui ne pensent qu’au tiroir caisse. Les autres créent avec ce qu’on leur donne, un alphabet fabuleux qui permet une variété infinie de combinaisons. La musique n’est pas différente du verbe des lettres, la mathématique est de la même famille, de celle issue de l’Univers et je connais nombre de poètes comme de compositeurs, universels et universellement connus, qui n’ont jamais besoin (n’ont jamais eu besoin) de se poser la question du plagiat tellement leur génie dépasse (dépassait) le cadre restreint à sa plus simple expression du matériau sémantique pauvre que nous impose la daube de la variété mondiale depuis 50 ans. Beaucoup de créateurs de variété anglo-saxons imposés par les médias et les diffuseurs qui avaient tout intérêt à se partager le pactole du business-plan mondial érigé par le show-business américain et repris encore ici et ailleurs en choeur, n’ont pas encore compris que la starisation érigées en génie ne résistera pas, ni aujourd’hui ni demain, à la première étude musicologique de l’étudiant en premier année de ses études musicales, quand les génies de la musique classique, Bach, Mozart, Ravel, Stavinsky, Debussy, Messiaen… en seront encore à étonner et enthousiasmer les experts pendant des centaines et des milliers d’années. C’est ainsi et ce que je dis est incontournable pour ceux un connaissent un peu le sujet, bien qu’il puisse être incompris par la masse des auditeurs. Par comparaison, en architecture, personne ne confond la Tour Eiffel, le Taj Mahal, le Kremlin, la Basilique Saint-Pierre, pour ne citer que ceux qui me viennent à l’esprit avec une maison Phénix. En musique, le pognon gagné et la peoplisation mise en place par des médias aux ordres des productions fait croire au génie d’après les signes extérieurs de richesse et fait dire à toute une profession qu’un chanteur qui crie plus fort que les autres a autant de poids économique (donc artistique) que l’ensemble de la musique classique. Quand une star de la musique ou du cinéma est aujourd’hui invitée dans un journal, le journaliste parle entrées payantes, nombre de disques vendus, potins… La révolution viendra le jour où le journaliste sera capable de parler du langage, de la couleur, du rythme, de l’interprétation des œuvres, d’une manière experte. Ce jour n’est pas prêt d’arriver. Ce sont des faits, mais c’est aussi le témoignage de la bassesse dans laquelle est tombé notre monde médiatisé, sémantiquement parlant. Il est vrai que le copyright gène actuellement un « écrivain » français érigé en expert tous azimuts et ses nègres. On le comprend, à l’heure du copier-coller mondialisé grâce à Wikipédia. Le copyright n’a jamais freiné que la créativité des pauvres en art et en invention.

  30. Ouuuh le vilain « journaliste » qui n’a pas compris un mot de ce qu’il écrivait, qui n’a une conscience de notre travail et qui balance ses grandes théories réformatrices.. C’est pas beau de lire tout ça et ça fait mal aux yeux. Rangez vos théories libérales et laissez travailler les grandes personnes..

    1. LeoSchrute: « Rangez vos théories libérales et laissez travailler les grandes personnes.. »

      Justement ils travaillent de moins en moins en France, et elle empile depuis 40 ans les mesures anti-libérale. « Vous avez dit bizarre ?… »

      Par contre 60 place plus haut dans le classement des pays pour la liberté économique ça va impec: quasi pas de chômage, des dettes maitrisée, des budgets en équilibre et les collectivistes mode française (cf: « grandes personnes » plus haut) sont dans des cirques ou ils font rigoler les enfants.

    2. Ouh le vilain « commentateur » qui est persuadé de comprendre quelque chose parce qu’il est peut-être du milieu !

      « Laissez travailler les grandes personnes ». C’est un comique lui !

      Essaie de répondre sur le fond, si tu peux activer tes neurones sans être condescendant.

      1. « si tu peux activer tes neurones sans être condescendant »

        Je te retourne le compliment. Allez, fais-nous rigoler!

  31. Et voilà comment couper l’herbe sous les pieds de jeunes qui veulent progresser dans se métier!! Je vais donc devoir changer de métier et reprendre tout de zéro????

  32. cet article n’explique pas du tout la nature de la reforme, s’inquiéter pour quelque chose qu’on ne connait pas serait folie non? en quoi ce smic changera le fait que le droit du travail et les conventions collectives n’ont jamais été respectes dans le milieu du cinéma français. et cela vaut également pour les productions avec argent.

    1. Alors, ok. Faisons toujours plus de lois, puisque personne ne les respecte.

  33. bon c’est sur ce genre de nouvelle c’est pas le top du top ! mais je me dit que toute mort cache une naissance , si c’est le cas j’en suis une sage femme …

    que les choses soient claires la france ne vivra pas sans l’abondance de cinema donc des alternatives seront trouvees … meme dans l illegalite avec des generiques ne comportant que des pseudos et des acteurs ephemeres …

    laissons peut etre place a un cinema illegal , des cameras et des lumieres de plus en plus puissantes et de moins en moins couteuses des jeunes qui font du cinema de qualite a cout zero … des bancs de montage accessibles a tous … peut etre que le cinema a petit budget va partir dans les profondeurs de l’underground mais la creativite , sans lois sera alors sans limites et sans codes sociaux plus besoin d attendre que le CNC accepte ou pas,et de trouver une prod. qui se demene pour declarer et se restreindre …

    du cinema au black !!!!

    bon ce comment etait juste pour remonter le moral des troupes , moi je ne suis pas du genre a baisser les bras …

    si le cinema devient comparable a la musique electronique a la fin des annees 90 , qu’il en soit ainsi !!!

    que le cinema francais repose en paix !

  34. Non le liberalisme, c’est faites ce que vous voulez pour travailler et pour gagner de l’argent mais ne venez pas pleurnicher auprès de l’état pour qu’il vous file un Kopek.
    autrement dit avec le liberalisme vive le film de pote !

  35. Coquille au début sur « Catherine de Deneuve » (au lieu de Catherine Deneuve)

  36. Et ces dernières années il a produit quoi comme films exactement, ce merveilleux cinéma indépendant français qui vient d’être assassiné ?
    Car de là où je suis, on ne voit rien qui vaille la peine d’être sauvé…

    1. ‘C’est la fin de la récré ‘? Le cinéma est certes devenu une industrie, comme la musique et d’autres arts… mais est-ce une si bonne chose ? Bien sûr, ces productions industrielles, le peuple les consomme, et parfois les apprécie… mais si il y a des gens qui tiennent à faire des oeuvres d’art cinématographiques, parce qu’ils ont des choses à dire, et s’il y a des personnes qui aiment regarder ces oeuvres et s’en imprégner comme on s’imprègne d’un livre ami ou d’une musique qui nous parle, c’est une honte de leur mettre des bâtons dans les roues, et peu importe si certains considèrent que ce n’est pas vraiment ce que fait le gouvernement, c’est déjà vraiment honteux de dénigrer ce travail artistique en le qualifiant de jeu de récré ! Cette phrase, ça veut clairement dire « le cinéma est une affaire sérieuse et l’Etat doit mettre son grain de sel dans le cinéma indépendant parce que les gens qui le produisent font n’importe quoi au mépris des lois juste pour s’amuser, ils faut les faire rentrer DANS LES RANGS ». Oui, je pense que des gens qui parlent ainsi du cinéma indépendant n’auront aucun scrupule à faire mourir ce qu’ils méprisent ! Et c’est grave ! Bien sûr rien n’est jamais blanc ou noir, dans les productions industrielles on distingue parfois une certaine profondeur, et il arrive peut-être que certains films indépendants soient superficiels et sans grand intérêt artistique, mais bon je suppose que toute une équipe qui bosse d’arrache-pied avec peu de moyens et des salaires souvent bas, sans être sûre d’en retirer des gros bénéfices, doit être motivée par autre chose que l’argent ,animée par une vraie passion artistique… Tout travail mérite salaire, mais tout dépend quel salaire… Dans la vie, on ne choisit pas seulement son « orientation professionnelle », on choisit le genre de vie que l’on veut mener… on sacrifie toujours quelque chose. Il y a parfois des hommes d’affaires ou des cadres très occupés, des femmes carriéristes, qui renoncent à une vie de famille, des bénévoles dans l’humanitaire qui renoncent à un certain confort, des scientifiques, des reporters, etc, toujours en voyage qui renoncent à un home sweet home… et des artistes, qui pour leur art, leurs oeuvres qui expriment leurs idées, renoncent au salaire minimum… peut importe les sacrifices que nous faisons tant qu’ils sont consentis pour faire notre bonheur ! Ces gens-là ne s’amusent pas dans une cour d’école, ils ont leur place comme les artistes suant sang et eau pour exprimer leurs idées ou simplement créer quelque chose de beau ont toujours eu leur place dans la société ! Oui, il y a bien une idéologie derrière ces lois absurdes… elles sont telles les lances-flammes de ‘Fahrenheit 451’, prêtes à détruire l’art, la pensée, toute entreprise naturellement humaine, en faisant croire, comme le chef des ‘pompiers’, que ces choses sont des foutaises inutiles et dangereuses… Il y aura d’autres lois, d’autres incendies, et ils continueront de rassurer les gens sur leur bien-fondé…

  37. Surréaliste ce titre « François Hollande et le gouvernement Ayrault ont tué le cinéma indépendant. »
    Cette négociation dure depuis 7 ans et hollande n’en est pas responsable, ce sont des syndicats minoritaires qui l’ont signé et c’est un hasard qu’elle soit arrivée a terme sous hollande, ça aurait pu être sous sarkozy !! et la ministre a suspendu la procédure hier… Bref titre mensonger qui claque pour un gros buzz intellectuellement malhonnête…pas joli joli ce procédé…

    1. « la ministre a suspendu la procédure hier » Selon les Inrocks. Mais personne, personne n’a confirmé. Ou : comment se faire manipuler par un buzz dont on ne vérifie pas la véracité, et manipuler les autres en leur faisant croire que c’est une info.

    2. Dire de la CGT qu’elle est un « syndicat minoritaire », c’est comme de dire que Mike Tyson est douillet.

  38. Le coup de l’écrivain qui devient porte-parole officiel « off » de la Ministre, c’est quand même grandiose.

    http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/03/29/convention-collective-cinema-non-filippetti-na-encore-renonce-240993

  39. minoritaire dans notre métier oui… j’ai signé la pétition je sais de quoi je parle !! et ne suis pas syndiqué comme bien d’autres techniciens… pourquoi vous acharner ?? Il y’a bien des points critiquables de hollande et vous vous servez d’un point dont il n’est non seulement pas responsable mais en plus sa ministre a entendu les signataires de cette pétition, donc jusqu’à nouvel ordre hollande n’a pas « tué le cinéma » (oh le joli mot bien percutant) comme vous le dites… on a souvent critiqué a juste titre l’anti sarkozysme primaire et vous faites vous du anti hollandisme primaire… vous parlez d’un buzz manipulateur mais vous faites quoi avec cet titre outrancier ??? Si ce n’est faire le buz ??? J’hallucine !

  40. Bonsoir, je vous ai lu et souvent j’ai souri notamment à ça « On commence très bas, stagiaire même pas payé, mais on est fier d’être là. On montre que l’on sait se rendre utile pour être rappelé au tournage suivant. On avance pas à pas, en commençant jeune et humble, et en se glissant sur les plateaux, à porter les cafés. »

    Je note aussi que vous vous êtes peut-être avancé un peu vite en claironnant « Le cinéma français indépendant est mort » mais c’est bien normal, vous militez, plus que vous n’informez.

    Et nulle part, vous ne pointez le réel « soucis » de « créativité » quant à sa lente agonie.

    Le libéralisme, tel que défini plus haut « pas payé mais fier d’être là, jeune, humble méritocratie et tout le toutim » est le seul responsable de cette soi-disant mort du cinéma indépendant, comme du bordel ambiant, par ailleurs. Un jeune réalisateur « habité » et talentueux, après un premier film réussi – quelques entrées et une paire de bonnes critiques sera forcément happé par le système et finira lui aussi par faire sa daube puis les enchaîner – Olivier Dahan entre autres exemples – pour finir par se vautrer sur son propre inepte Boule & Bill à 17 millions €, dont la seule finalité est le profit, pas le cinéma.

    Ce qui tue le cinéma français, c’est sa très courte vue petite bourgeoise et son éventuelle utilité à générer des bénéfices. S’il veut être réellement indépendant, il se doit d’être pauvre et farouchement, de le rester.

    L’abus de CDD est également très toxique…

    Bien à vous. DH

    1. didier hubert: « Ce qui tue le cinéma français, c’est sa très courte vue petite bourgeoise »

      Sans compter les sociaux traitre du capitalizm rampant.

      …Les discours pourri qui datent de 1917 en plein 21eme siècle :facepalm: ça doit être ça la magie du cinéma français, le saut dans le temps.

  41. Ils viennent d’assassiner le cinéma… Quelle bande d’incapables !!!!!! On savait que l’on devait revoir le budget du cinéma, mais là, cette décision est une énorme connerie !!!!

    1. sauf qu’il faut vous renseigner avant de croire sur parole l’auteur de cet article qui se fout du cinéma et veut juste s’en prendre a hollande, qui lui n’a rien fait pour le moment dans cette histoire, ce sont des syndicats qui en parlent depuis 7 ans et cet accord arrive a terme seulement maintenant, l’accord n’est pour le moment pas enterriné… Mais lui titre « hollande a tué le cinéma » comme si en plus c’etait effectif… Plus malhonnete je vois pas…. Arrêtez de croire toutes les conneries de blogueurs éditorialistes a deux euros…

      1. ragondin: « ce sont des syndicats qui en parlent depuis 7 ans et cet accord arrive a terme seulement maintenant »

        On vous entend bien citoyen ragondin, mais qui est le principal soutient des syndicats depuis 30 ans dans leurs forme actuelle ? Qui leurs renvoie la balle après un vote correcte, qui leurs vote des subventions iniques, des passe-droit et des amnisties ? Qui est responsable de l’état actuellement ?

        Ce site n’étant pas sectaire nous aurions titré pareil avec Sarkosy.

        1. Et Ragondin oublie soigneusement de préciser le rôle majeur, central, moteur de la CGT dans toute cette affaire. Mais la CGT adore se faire passer pour « les syndicats », « le peuple », « la gauche », « le monde du travail », etc.

  42. C’est horripilant !!! Oui, dans le cinéma on commence petit ! Oui, on contourne le système pour faire les films de potes et on le fera toujours ! Mais après 15 ans de métier, on a en général une famille à nourrir, un loyer à payer (à la différence du charmant jeune stagiaire que vous dépeignez) et on veut pouvoir vivre de son métier (car c’en est un !) et être payé à la hauteur de son expérience ! Ca n’empêche pas de « se brader » pour aider certains projets, mais dans un métier où il faut SANS CESSE négocier son salaire, même sur les gros projets, il est TRES DANGEREUX de permettre officiellement aux producteurs de sous payer les gens ! Que croyez vous, qu’il soit impossible de mentir sur un budget ? Les producteurs minimiseront le coût de leurs budgets pour rentrer dans la bonne case… Le cinéma est un art ET une industrie. Une industrie emploie des TRAVAILLEURS qui sont régis par le DROIT DU TRAVAIL. Merci.

    1. Emmanuel: « Une industrie emploie des TRAVAILLEURS qui sont régis par le DROIT DU TRAVAIL. »

      Le code du travail étant devenu comme la fiscalité une invraisemblable fournaise, il transforme les travailleurs en énorme risque pour les entreprises avec les résultats qu’on connait: chômage massif des jeunes pas encore rentable (25% la ou d’autres pays beaucoup plus libéraux font de 3% à 5%) et des vieux trop cher.

      Donc « les TRAVAILLEURS »… de moins en moins. Ceux qui sont dedans sont mieux protégés mais les faibles et les précaires en sont exclu et pour longtemps. Une curieuse notion de « solidarité ».

      Et de rappeler que le salaire complet d’un smicard à 1500 euro coute 3000 euro à l’entreprise. 1500 euro de taxes dont une bonne partie alimente le mille-feuille ubuesque de l’état, la encore une curieuse notion qui tend à confondre la « solidarité » avec le parasitisme.

      1. J’ajoute à « Ceux qui sont dedans sont mieux protégés »…

        Pas non plus en fait si on prend en compte les épisodes de plus en plus inévitable de chômages dans une carrière, les difficulté à entrer sur le marché, les sortie de plus en plus précoce et le risque élevé de chacune de ces exclusions . (risque de ne jamais entrer ou revenir dans le marché)

  43. Même phénomène pour les pilotes de ligne, qui se formaient souvent sur leur table de cuisine, avec l’aide bénévole d’un vieux briscard qui leur enseignait toutes les ficelles du métier, puis qui progressaient – souvent sans salaire – comme pilotes sur-numéraires en aviation da’ffaire, tout en bossant pour financer leurs simus. Cela donnait des pilotes ultra motivés, et remarquablement formés.

    Big Brother a rayé tout cela d’un trait de plume, définissant la superficie de la salle de cours, la msure du tableau noir, l’équipement en rétro-projecteurs, et n’a laissé survivre que des « écoles » ultra chères, où il n’y a plus d’élèves, mais des « clients »qu’il ne faut pas perdre en leur en demandant trop ! Le niveau a dhuté dramatiquement, et si la nouvelle génération pousse admirablement sur les bons boutons, elle est totalement perdue en cas de la moindre anomalie durant le vol.
    On a vu le résulstat avec le vol Rio-Paris d’Air France, qui n’est qu’une succession de bourdes inimaginables.

    On voit encore le même mécanisme dans les métiers d’art français, où le créateur doit opter pour la sculpture ou le bijou, alors que ce sont bien entendu deux facettes d’un même art …

    Il n’y a ni création ni talent sans liberté quant aux moyens d’atteindre l’excellence.

    1. Passionnant. Merci pour ce témoignage.

  44. Incroyable !!!
    Qui aurait pu imaginer qu’un gouvernement puisse montrer un tel mépris pour les artistes ?. C’est un holocauste !!! Les artistes doivent mourir !!!

  45. Robert Marchenoir

    Permettez-moi de ne pas verser une larme sur le mirifique cinéma indépendant français, indépendant mais de gauche, indépendant mais massivement subventionné, sous prétexte qu’il n’aurait plus le droit de faire travailler les gens gratuitement.

    On ne peut pas, à la fois, se dire libéral, et vouloir conserver les subventions au cinéma. Et si le contribuable subventionne, la moindre des choses est que les gens soient payés.

    Le schéma français est un scandale :

    – Films subventionnés.
    – Acteurs surpayés et budgets excédant ceux des films américains.
    – Régime des intermittents faisant qu’un poseur de moquette dans le cinéma est subventionné par les poseurs de moquette dans le monde normal.
    – Petites mains travaillant gratuitement sous prétexte « qu’il y en a mille dehors qui font la queue pour prendre le job ».
    – Zéro spectateurs, films de merde sortant en salle juste pour avoir le label « vrai film de cinéma certifié par l’Etat ».

    Autrement dit, le pire de l’étatisme et le pire du capitalisme réunis. Faut le faire.

    1. N’a-t-on pas le droit d’imaginer qu’une fois débarrassé de son armure bureaucratique, le même cinéma indépendant redeviendrait… indépendant ?

      1. Robert Marchenoir

        Certes, mais je vois mal en quoi l’obligation de payer les gens irait dans ce sens.

        Le libéralisme, c’est aussi, et pour une bonne part, une éthique du travail. Une économie basée sur l’éthique du travail s’oppose à une économie basée sur l’esclavage, et le travail gratuit, ce n’est ni plus ni moins qu’une forme d’esclavage.

        Après tout, même les esclaves étaient payés, dans certaines circonstances.

        Je remarque que le travail gratuit (stages alacon) est particulièrement répandu en France, pays hyper-étatiste et hyper-socialiste. Certes, il y a des raisons économiques pour ça (ce qui part en taxes ne peut pas servir à payer des salaires), mais cela révèle aussi une sale mentalité, que j’ai la faiblesse de croire propre à la France.

        Les Français adoptent le capitalisme, mais ils le truandent : je peux employer des p’tits jeunes gratos dans un secteur qui fait rêver, donc je le fais, et en plus je les traite comme de la merde s’ils se rebiffent.

        Ce n’est pas ça, le capitalisme. Le capitalisme, c’est : j’ai besoin de ton travail, donc je l’échange contre de l’argent. Echanger du travail contre la mention que le gus pourra mettre sur son CV, c’est du vol. Le capitalisme, ce n’est pas le vol.

        1. Votre réponse Pascal indique clairement votre mauvaise foi… A côté de la plaque et bottage en touche… contrepoints, le nivellement par la bas devrait être votre base line…. je ne sais pas ou vous voulez en venir si ce n’est casser du gauchiste, la droite bien pensante et sa pensée unique aussi débile que celle de la gauche… je vous laisse a vos délires paranoïaques et votre idéologie confuse…

        2. Juste une remarque. Tant que vous appellerez « capitalisme » le marché, ne venez pas vous plaindre si la gauche gagne toutes les élections.

  46. « Si, en l’état, le texte de la convention collective était voté, plus aucun court-métrage ne pourrait se tourner à partir de juillet ! »

    Charmant !

    Merci pour ce témoignage.

  47. Vous avez tous raison. Oui il faut réglementer. Et oui c’est un problème.
    Je vous rassure quand même. Ce ne sont pas les règlements qui font les productions et moi qui suis intermittente de longue date et très engagée sur des projets pas souvent rémunérateurs, je vous confirme qu’il est tout à fait possible de « s’arranger », loi ou pas loi. Croire qu’une quelconque mesure étatique peut enrayer la créativité d’une bande d’allumés (car c’est bien de cela dont on parle, n’est-ce pas ? Du cinéma « indépendant » à petit budget ?), c’est passez moi l’expression, se fourrer le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Au contraire ! Plus il y a de contraintes, plus on devient créatif; tous les pauvres vous le diront.

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