Alarmante montée de l’antisémitisme et du racisme en Hongrie

Publié Par Alexis Vintray, le dans Europe

L’antisémitisme et le racisme continuent à croître dangereusement en Hongrie.

Par Alexis Vintray.

Affiches électorales en Hongrie, avec une étoile de David

L’antisémitisme et le racisme connaissent une croissance alarmante en Hongrie, où plusieurs députés d’extrême-droite ont tenu récemment des propos alarmants au Parlement. Un député de Jobbik, un parti d’extrême-droite, a ainsi réclamé la démission d’une de ses collègues sous le prétexte qu’elle possède la double nationalité hongroise et israélienne. De même, Márton Gyöngyösi, un député du même parti, avait déclaré dans le même cadre qu’il était «grand temps d’évaluer le nombre des membres d’origine juive du gouvernement ou du Parlement, qui représente une certaine menace pour la sécurité nationale».

Jobbik est actuellement le troisième parti du pays. Tous les autres partis, y compris les conservateurs de Fidesz, ont condamné ces propos. Critiqué pour son silence, le gouvernement de Viktor Orban (Fidesz) a changé son fusil d’épaule et condamné avec célérité ces attaques à partir de fin 2012.

Parallèlement à ces discours antisémites, ce sont également les menaces envers la minorité rom qui se sont multipliées.

Pour Tomer Orni, président de l’Union Juive Européenne, « la Hongrie est aujourd’hui à l’épicentre européen de la montée de l’antisémitisme et du racisme. Nous avons l’intention de collaborer avec le gouvernement hongrois pour l’aider à isoler les politiciens prédicateurs de haine ».

Face à cette situation alarmante, les libéraux hongrois sont en première ligne, en particulier Zoltan Kesz, de la Free Market Foundation de Budapest. Celui-ci a lancé une campagne « ridiculisons les radicaux », visant à éduquer le public et à dénoncer les relents socialistes et racistes des discours populistes par des passages télévisés, des éditoriaux, des travaux de recherche ou des conférences de presse.

L’Institut s’est en particulier distingué en soulignant le coût, majeur, du racisme pour l’économie du pays, et continue à diffuser activement des ouvrages pour diffuser les idées de liberté à la place du populisme, du socialisme ou du racisme. Les seules sanctions prises par la Fifa coûteront au pays près d’un demi million €. La Fifa a condamné le pays, comme la Bulgarie, à livrer son match face à Israël à huis clos, devant des gradins vides, après de nouveaux dérapages antisémites.

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  1. Encore une instrumentalisation façon arme de destruction massive en Irak ou Armée Libre en Syrie ? Qd on veut tuer son chien , on l’accuse de la rage , même si c’est faux et que la pauvre bête ne peut se défendre. Revenez avec des interviews des mis en cause et votre article vaudra quelque chose, peut-être.

  2. Personne dans les médias mainstrean n’a évoqué la montée de la germanophobie en Rep. Tchèque au cours de la dernière campagne présidentielle : http://www.vdare.com/articles/funny-thing-anti-german-racism-in-czech-election-doesn-t-bother-us-main-stream-media

    ça pourrait faire l’objet d’un article sur contrepoints, plutôt que de toujours parler des mêmes, parce que depuis le temps que monte l’antisémitisme ça fait longtemps qu’on ne le voit plus.

  3. L’antisémitisme provient du socialisme, de ses échecs récurrents et de la non moins récurrente recherche de coupables par ceux qui ne rejettent les faits.

    L’éclatement de la bulle de l’État-Providence devrait donner lieu à une explosion d’antisémitisme: La diaspora juive est le coupable parfait pour bien des raisons; de plus le succès économique d’Israël a été acquis par le rejet du socialisme, ce pays est haï des Arabes pauvres qui plaisent aux socialistes, et il est soutenu par les USA qui passent pour l’archétype du pays libéral …

    Ajoutez-y l’antisémitisme islamique: Les Juifs vont traverser une période troublée en France, ils feraient bien de réfléchir à assurer leurs arrières…

  4. Je vais souvent en Hongrie et, il y a deux semaines au plus, je montrais à des amis la grande synagogue (la plus grande d’Europe). Je connais très bien la Dohany utca où se trouve cette synagogue et je n’y ai jamais vu une hostilité quelconque envers les nombreux juifs du quartier.
    Certes, les membres du « Jobbik » sont de sinistres crétins que pas un hongrois un tant soit peu cultivé (il y en a une porportion plus élevée qu’en France, car les hongrois lisent beaucoup) ne soutient.
    Si les extrémistes devenaient sérieusement dangereux, on peut compter sur les hongrois pour descendre massivement dans la rue comme ils l’ont fait il n’y a pas si longtemps, après les déclarations de Gyurcsany.