Italie, élections : le comique anti-euro Beppe Grillo deuxième ?

Publié Par Open Europe, le dans Europe

Le comique et politicien anti-euro Beppe Grillo pourrait finir deuxième aux élections de ces prochain jours en Italie.

Par Open Europe depuis Londres, Royaume-Uni.

Cette nouvelle a certainement été la cause, parmi les officiels à Bruxelles ou à Berlin – du moins ceux qui lisent la presse italienne, ou encore notre revue de presse quotidienne qui a été la première à sortir cette info au niveau international – de leur faire recracher leur capuccino matinal.

Le quotidien italien Il Corriere Della Sera nous rapporte que, d’après certain sondages d’opinion non publiés commandés par des partis de Centre-Gauche, le Mouvement Cinq Étoiles, mené par le comique anti-euro Beppe Grillo, pourrait devenir le deuxième plus grand parti suite aux élections italiennes du 24 et 25 février.

Il est vrai que les médias internationaux ont exagéré la position anti-euro de Beppe Grillo, l’Europe n’étant pas un des piliers essentiels du Mouvement Cinq Étoiles. Mais Grillo joue indubitablement avec l’idée d’une sortie italienne de l’euro, et il a dit que l’Italie devrait tenir un référendum sur sa participation à la monnaie unique. Il a écrit des choses comme celle-ci sur son blog, par exemple :

Afin de rester dans l’euro, nous sommes en train d’affamer le pays… si nous avions la lire, nous pourrions résoudre notre problème de dette par la dévaluation de notre monnaie.

Alors, méditez sur ce point une fois de plus : un politicien anti-euro pourrait finir deuxième aux élection italiennes – or, on peut avancer l’argument que l’Italie est un des pays les plus pro-européens du lot. Et il y a comme un poil de panique qui monte.

Dans une interview au Figaro, l’ancien ministre italien des affaires étrangères Franco Frattini – qui est aussi un ancien commissaire européen – déclare :

Je n’exclus pas que [le Mouvement Cinq Étoile de Grillo] finisse deuxième… ce serait une tragédie comparable à l’irruption de Geert Wilders [le leader d’extrême droite] dans la politique aux Pays-Bas. On devrait alors tenir compte de l’échec de l’idée européenne en Italie.

Ces sondages soulèvent aussi de sérieuses questions quant à savoir si le bloc centriste de Mario Monti gagnera assez de sièges pour pouvoir faire et défaire des rois au sénat italien.

Comme nous l’avons déjà dit, l’incertitude règne toujours en politique italienne.

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L’article original en Anglais sur Open Europe. Traduction Contrepoints.

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Italie : le défi de la nouvelle force libérale d’Oscar Giannino.

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  1. ce serait une excellente nouvelle.
    Outre le fait que l’âme italienne nous montre ce qu’est la dérision de la vie, et sa joyeuseté, ce serait une bonne claque dans la figure de salauds, au sens sartrien, comme Monti ( pour une fois, les gauchistes ont raison)
    Que vont faire les « européanistes »?
    Merkel; pure teutonne bismarckienne élevée aux mamelles d’une bureaucratie bolchévique, va t’elle envoyer les « panzer divisions » sur l’Italie?
    La bureaucratie europénne va t’elle envoyer des troupes de bureaucrates armés de stylos?

  2. Enfin du neuf ….premier Pays qui ose faire du ménage venez donc chez nous pour en faire autant et certains responsables vont commencer a faire leurs valises car l ardoise qu ils devront régler va être salée depuis tant d années vivre aux frais de la princesse