Au secours, la droite souhaite le retour de Sarkozy !

Publié Par Philippe Robert, le dans Politique

La droite française personnifiée par Peltier, Juppé et tant d’autres, se lance à la recherche du temps perdu.

Un billet d’humeur de Philippe Robert.

Selon Guillaume Peltier, vice-président national de l’UMP : « La parole que je porte sur le retour de Nicolas Sarkozy est assez minoritaire auprès des dirigeants du parti, mais extraordinairement majoritaire auprès de la base militante, des sympathisants de la droite. » Alain Juppé lui-même colporte cette folle idée de retour.

En 2017, l’avenir de la France passerait donc par le retour obligé de l’ex-président de la République dont le quinquennat, placé sous le signe de la rupture, se solda finalement par une incalculable déception que la France n’a pas encore fini de payer cash avec l’arrivée d’une gauche sectaire et manifestement rebelle à tout aggiornamento.

Guillaume Peltier : « Il y a une appétence, un appétit pour Nicolas Sarkozy (…) la droite française est une droite qui doit être capable de briser les tabous dans lesquels la société française est enfermée et d’imposer le rythme des thèmes et des réformes. » Certes. Mais appeler le passé à la rescousse ne résout rien, bien au contraire !

La droite française ainsi personnifiée par Peltier, Juppé et tant d’autres lancés, en quelque sorte, à la recherche du temps perdu, nous administre la preuve que la France contemporaine, mise en coupe réglée par des gouvernants d’une rare médiocrité, ne sait plus à quel Saint se vouer jusqu’à se réfugier dans la pire régression politique.

Il est donc aujourd’hui plus que temps, pour le peuple français ainsi que pour ceux qui, au sein du peuple, ambitionnent de prendre la relève au plus haut niveau, de revenir à la raison de telle sorte que nos compatriotes, dans leur ensemble, trouvent enfin le courage  émancipateur d’exercer leurs responsabilités d’homme libre et de citoyen.

Pour en revenir à Nicolas Sarkozy, considéré en désespoir de cause comme l’ultime recours auquel les Français tourneboulés devraient in fine tourner leurs regards, je prendrai quant à moi et en parfaite symbiose avec Michel Garrote, rédacteur en chef du percutant site dreuz.info, cette singulière éventualité pour ce qu’elle vaut vraiment :

Deux choses me font hurler de rire. Primo, le fait que le très irritable et très impulsif Sarkozy « est très vigilant » (…) Secundo, le fait que Sarkozy « a envie de se présenter à la présidentielle de 2017″. L’éternel adolescent demeure, encore et toujours, au stade immature des envies, alors qu’il s’agit du destin de la France.

Dont acte.


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  1. Nicolas Sarkozy avait été élu sur une vague de fraicheur et d’espoir, avait formé un gouvernement de bonne qualité, et n’avait pas ménagé sa peine. Sa seule erreur a été de ne pas voir ce que signifiait tenter de réformer la France.
    Attaqué dès le premier soir sur des faits essentiel comme son dîner entre amis et à ses frais dans tel restaurant plutôt que tel autre (!) ou sur la marque de sa montre (dont on trouve déjà des modèles à 2.000 euros) il a dû naviguer entre l’extraordinaire production de casseroles vides (spécialité made in France), des gosses jetés dans la rue par leurs enseignants pour manifester, des grèves pour le format du papier de toilette, bref, il s’est trouvé sur un long tandem où il était le seul à pédaler, pendant que les français freinaient tant et plus.
    Forcément, sa conduite a été déviée, est devenue erratique et craintive, et si ses réalisations sont néanmoins considérables, il n’a pas plus aller plus loin que le contexte hargneux ne le lui permettait.
    Sic transit, le choix entre le Christ et Barabas est un vieux classique, …
    La France a choisi le détricoteur prometteur de n’importe quoi, qui la ruine consciencieusement.
    Il est donc légitime que certains regrettent Sarkozy et souhaitent son retour, mais ils se trompent.
    On ne ré-écrit pas l’Histoire, la chance ne repasse pas les plats, Sarkozy est usé et déstabilisé, le peuple conditionné de manière pavlovienne à le dénigrer, et c’est donc un président affaibli et perdu d’avance qui hériterait d’un pays en faillite, où aucune réforme ne sera jamais acceptée, surtout si elle est intelligente.
    Tant pis, c’est trop tard.

    1. @Mauvaise langue

      « Attaqué dès le premier soir sur des faits essentiel comme son dîner entre amis »

      En tant qu’apprenti (mauvais) libéral, je condamne la connivence entre patrons et pouvoir d’état !

      1. « En tant qu’apprenti (mauvais) libéral » : t’as du boulot, mon pauvre citoyen ! Si l’espoir est toujours possible, La route va être longue, étant donné le torrent de conneries que tu débites encore post après post.

        1. Vous êtes sévère, je ne connais pas le passif de cet internaute comme les autres je pense…

          Dites-lui simplement qu’Hollande déjeune presque tous les jours avec des patrons du CAC 40 quoique son agenda normal n’en fasse pas mention et que les journaux en parlent peu alors que par moments, fugaces, on apprend que les nominations ça et là ainsi que la constitution de la banque publique d’investissement ne doit rien aux fruits du hasard des rencontres de François XVI…

    2. De plus, sa « conduite ératique » n’est que sa façon de faire depuis toujours : suivre le sens du vent et brasser de l’air.

      Là où je vous rejoint c’est sur l’envie des Francais en l’élisant d’un vent de réforme et de fraicheur… Promesses non tenue.

  2. Article totalement absurde. Bêtement grandiloquent. Et surtout déconnecté de la psychologie des foules.

    En outre depuis quand « le destin de la France » blabla empêche les politiciens de faire leur petite crotte ?

    D’autre part… ll faut remettre les choses dans une perspective historique.

    En 2017, dans quel état sera le pays ? Hum ?

    Au fond de la cuvette ou pas très loin.

    Les français seront appauvris et appeurés. Ils auront peur.

    Ils voteront tout naturellement pour un Sarkozy qui symbolisera l’ »homme fort », « l’action », le petit père des peuples protégeant le peuple.

    Le recours face à l’adversité. Il dira « j’ai fait des erreurs lors de mon premier quinquennat, mais là j’ai appris, je vous ai compris ».

    En face, il y aura le neuneu Hollande… Epuisé, ridiculisé.

    Donc vous allez vous repayer Sarkozy en 2017. C’est une certitude.

    Les grincheux et les gochos n’y pourront rien.

  3. Quoi Sarkozy, il a fait quoi…pour la France et pour les français…à part plus de socialisme, en regardant l’évolution du PIB par rapport au coût de l’état…Seuls les hommes qui apporteront plus de liberté, seront entendus…Ou il y a eu un référendum ! Ou il a eu un baisse des impôts ! Ou il y a eu une diminution des fonctionnaires et de leur coût ! Ou il y a eu une baisse du nombre d’élus et de leurs coûts ! Je ne suis pas aveugle, et pourtant, je n’ai rien vu de tout cela ! Les français pour comprendre doivent prendre de la hauteur, c’est plus éclairant, et se poser quelques questions, notamment sur la démocratie et son fonctionnement ! ET à cet effet, il devrait lire ce texte de Jacob Talmon : http://rousseaustudies.free.fr/articletalmont.pdf
    Les Français devraient savoir qu’il existe plusieurs types de démocraties et ils sauraient dans laquelle ils vivent aujourd’hui. Démocratie totalitaire (populaire) ou démocratie libérale. Je rapelle que « démocratie » c’est l’inverse de dictature et que « libéral »c’est l’inverse de l’absolutisme. Et que le libéralisme est né du postulat suivant au 17ème siècle avec les physiocrates « il faut limiter le pouvoir de l’état » Alors c’était la monarchie, mais actuellement qu’est ce qui a changé. Monarchie ou république, il faut comparer et je crois que ceci est difficile, même de dire lequel est le pire !!! Alors, Hayek disait il faut toujours de utopies de rechange, pourquoi pas la « démarchie » (entretien avec Guy Soman à la fin de sa vie) et Lord Acton disait que le fédéralisme limitait autant le pouvoir du gouvernement que celui du peuple ! Que de choix si nous voulons y réfléchir ! La vie est faite de choix de par sa liberté et sa responsabilité et donc d’équilibre ou d’harmonies dirait Bastait en économie. Ou cette citation de Shumpeter « les gens préfèrent des contrevérités grossières que des vérités évidentes » Il est aussi vrai qu’il est difficile de sortir de 40 ans de la lavage de cerveau ! Mais on peut espérer, n’est-ce-pas !!! Que les Français regarde la Suisse et le nombre de fois ou ils ont voté ! Il n’y a pas Photo dirait les jeunes : plus de 500 fois alors que les français une grosse vingtaine depuis 1793 !! Francais la bonne démocratie relève de votre choix….celle de « plus » ou celle de « moins » de LIBERTE !!!

    1. Que les libéraux aient des remontrances à formuler à l’endroit de Sarkozy voire un sentiment de trahison vis à vis du discours qu’il tenait dans les années 90, je le comprends fort bien…

      Mais ce que je déplore, un peu, sur contrepoints c’est que ce genre d’articles ne sont pas nuancés par d’autres qui pourraient tenter de rétablir quelques faits : Sarkozy n’a pas été libéral évidemment mais dans le contexte culturel médiatique et au regard de la tradition française de se prendre en charge une fois avoir touché le fond et pas avant par anticipation, qu’aurait-il pu faire de plus?

      C’est là justement que les libéraux « purs et durs » m’amusent : Ils font toujours un peu semblant de faire croire que l’opinion est dans une majorité mûre pour accepter des réformes libérales douloureuses au départ avant que les effets bénéfiques se manifestent…

      Hé ho! On se réveille! Je prends mon cas: Je travaille dans une boîte qui n’emploie que des ingénieurs pas super représentatif de la société française dans son ensemble donc… Sur 25 personnes, je suis le seul libéral et on me traite de fou, d’anar etc.

      Allez lire rue89 et sa page « éco »… Vous verrez bien qu’une grande partie des français croient encore des sornettes et vivent à 2000 années lumière de la réalité et des enjeux colossaux qu’Hollande est en train de foirer…

      Le seul reproche valable qu’on peut faire de Sarkozy il me semble c’est qu’il a perdu toute initiative de réforme impopulaire au début de son mandat avec son image blingbling. Comment voulez-vous faire débattre les français de sujets de fond si sur la forme vous donnez du grain à moudre aux pigistes smicards de Libé ou du nouvel obs? Hollande l’a bien compris, pas d’aspérité pour éviter que le Figaro et le Point ne s’acharnent pour le délice de la droite. Son plan de comm n’était pas si mauvais hélas n’ayant pas parlé sérieusement de la crise en campagne, il a vite été rattrapé par le sérieux de la crise.

      1. Bonjour le_duff
        Sarkozy n’a jamais été libéral, c’est la goooche qui le traitait de libéral car pour eux c’est une insulte (forcement ils sont anti-libéral et pas qu’un peu).
        Je suis d’accord avec vous pour dire que les libéraux sont ultra-minoritaire en france, mais un homme politique peut faire une politique libérale france, encore faut-il qu’il est des idées libérales. C’est à nous de faire du buzz et de montrer que oui, une autre politique est possible ;)

        1. On peut toujours rêver!!!
          Est-ce que ce pays avec des syndicats du 19ème siècle, un nombre de fonctionnaires pléthorique, des assistés qui ne survivent que grâce à l’état, laisserait une homme seul passer au libéralisme sans réagir ??
          J’en doute fort, on est dans un pays de fainéant, les 35h en sont en partie responsables, les socialos peuvent s’accaparer le reste de responsabilité à force de mépriser le travail comme ils le font depuis 81 et même avant dans l’ombre.
          Sans la sécurité de l’emploi à vie point de salut, impensable !!! tous fonctionnaires voilà le rêve Français, qu’ils aillent voir dans les pays de l’est comment ça se passait.
          Avant qu’un vrai libéral ne parvienne à instaurer et installer le libéralisme en france, il sera passé beaucoup d’eau sous les ponts.

        2. Je vous invite à écouter ce qu’il disait lors de la campagne des européennes dans les années 90 qu’il conduisait comme tête de liste, son score fut d’ailleurs très décevant… Comme Chirac en 1988 qui pense, dit-on, que l’abolition de l’ISF lui avait coûté l’élection.

          Plus récemment, écouter ce que dit Gaspard Koenig au université du PLD il y a quelques semaines : Sarkozy en 2007 avait tenu un discours véritablement libéral lors d’un meeting à Londres.

          Je me rappelle aussi de Chirac qui appelait dans ses voeux du 31 décembre chaque année à vouloir « libérez les énergies »…

          Le problème de la droite française est qu’elle n’ose pas dire tout haut qu’elle bien consciente que notre pays est insuffisamment libéral.

      2. Les ingés on un biais en faveur de l’économie administrée comme le relevait Hayek dans la route de la servitude. C’est une déformation professionnelle.

        1. Ce n’est pas spécifique aux ingénieurs. L’idée qu’il faut laisser les choses se faire d’elle-même est tout sauf naturel, et tous ceux qui administrent des choses ont envie d’admnistrer les hommes de la même façon.

          1. Merci pour ces précisions. Mes amis sont ingés mais en finance, et sont bien plus libertariens que moi…

            Il faut se garder de généraliser : Un ingénieur au CEA encarté à la CFDT peut être considéré comme « éclairé »…

            Je précise que je travaille pour une TPE anglo-saxonne avec des méthodes… anglo-saxonnes sans que ça me dérange.

      3. @le_duff

        Je confirme il a loupé le début de son mandat ! C’est toujours la même chose avec nos politiciens, ils veulent être réélus ! Le reste est secondaire ! Mais l’ETAT étant si puissant en France, qu’il n’a peut être pas voulu faire la une des journaux avec un suicide…organisé !!!

      4. ————————————————————————————–
        le_duff: « il me semble c’est qu’il a perdu toute initiative de réforme impopulaire au début de son mandat avec son image blingbling. »
        ————————————————————————————–

        Il n’a pas été malin du tout (alors que sa campagne était bien menée) mais malin ou pas il ce serait fait descendre pareil et c’est ce qui attend tout ceux qui peuvent menacer le modèle étatique français.

        La faillite est bien plus grave que de mauvaises solutions économique, c’est toute la France qui est incapable d’imaginer autre chose que cette oligarchie bi-partite et un contrôle de plus en plus serré de l’état pour tenter de « protéger » le peuple.

        Peut-être que la France est arrivé au bout de l’histoire, celle ou les civilisations meurent confites dans la peur et le dégout parce qu’elles n’ont plus envie d’affronter le monde réel ?

        Quoi qu’il en soit, le retour de la droite Française serait une mauvaise nouvelle, une fausse alternance.

        1. Je suis d’accord sur ce point : Un retour de la droite sans avoir compris la défaite de Sarkozy c’est comme le retour de la gauche qui ne s’est pas questionnée après 2002…

          Je préfère de loin que ce soit Hollande qui amorce les réformes vitales à l’Etat et sur le fonctionnement de la fonction publique, son périmètre etc. Si face au mur ce sont des socialistes qui commencent à donner tort dans les faits aux malfaisants de libé, nouvel obs, marianne, les pseudo « intellectuels » qui passent plus de temps à la télé qu’à comprendre ce qui se passe dans le monde, les débats d’idée en France vont pouvoir enfin monter d’un cran.

          Espérons au moins alors que les préfixes « néo », « ultra » etc ne viendront plus jouxter le mot libéral pour le transformer en gros mot!

      5. Très bonne réponse Le -duff.
        Sarkosy a été pris dans les premiers temps de son mandat dans une bouffée délirante que donne le pouvoir à certains mégalos. Les réformes auraient du être faites dès le début car il avait avec lui une bonne majorité du peuple français. Malheureusement il a perdu du temps, a fait l’inutile ouverture à gauche et a beaucoup gesticulé.
        Je pense que l’UMP devrait songer à un autre candidat. Mais lequel?

        1. Je pense qu’on s’en branle, vu que tout ce que l’UMP à montrer savoir faire c’est inventer des taxes, voter des lois débiles, et faire des interventions intempestives tant sociales (HADOPI, burqa, radar, éthylotest….) qu’économiques.

        2. C’est impossible. L’UMP, de sa direction à son administration, est complètement noyautée par des socialistes convaincus. Le discours s’oppose mais au fond, les réalisations sont conformes à la doxa socialiste. Un autre candidat que Sarko, c’est certain. Mais il ne viendra pas de l’UMP.

          1. Je ne partage pas votre point de vue. Je reconnais volontiers que les français sont régulièrement découragés de voter à droite sachant qu’au bout, ils ont droit à la même politique socialiste.

            Vous vous arrêtez en route sur l’explication : Je crois beaucoup plus l’idée développée par Charles Gave entre autres, que les institutions françaises favorisent des comportements de copinage, de nominations, de plans de carrière pour les hommes politiques. C’est ce qu’on appelle le social clientélisme : Pour gagner une rente à vie, des avantages et vivre ad-vitam eternam de la politique, les élus arrosent de subventions, promettent des allocs, créent des services de l’Etat que le privé pourrait fort bien assumer juste pour être réélu. Peu importe que derrière ce cache des impôts ou pire de l’endettement toxique, on a repoussé le problème sur les générations suivantes, et, on peut se maintenir et profiter encore plus longtemps des largesses du système.

            Là où je ne suis pas d’accord avec votre propos, c’est que tant que la France sera administrée de cette mannière, vous pourrez remplacer l’UMP par le PS, le FN, les verts, l’UDI ou le PC ça ne change rien au problème : Vous n’aurez que des arrivistes cupides au sommet du système qui se préoccuperont davantage de leurs avantages que du fonctionnement de la République et du bien être des français.

            Reprochez donc à Sarkozy d’avoir semé l’idée à la télé qu’il était tant de moraliser le capitalisme au lieu de commencer par les fonctionnaires élus aux statuts qui assurent une gestion forcément dispendieuses des deniers publics par une caste qui ne disparaît jamais même après une défaite électorale…

            Cordialement

        3. Merci.

          ça avait commencé avant : Pendant la campagne de 2007 la presse de gauche le comparait déjà à Hitler. Voyant la défaite se profiler pour eux, ils ont atteint et explosé le point Godwin!

          Je précise qu’occulter le débat en portant le focus sur des détails physiques, gestuels et comportementaux a fini par l’emporter quand je discute avec des gens de gauche, ils ne me parlent finalement que de cela et ne formulent jamais la moindre critique sérieuse sur le fond. D’abord parce que la « casse sociale » toujours annoncée par la CGT n’a jamais eu lieu, que la politique économique de Sarkozy n’offrait hélas aucune vraie rupture avec le socialisme et qu’enfin, la culture économique française et en particulier de la gauche est insignifiante… J’ai croisé des tonnes de bac+5 et plus croirent sincèrement que le communisme est un système qui peut marcher… Le moins pire des arguments c’était de me dire, mais en face de pays capitalistes, la concurrence est trop rude… Ce à quoi je réponds toujours « En quoi blâmer ceux qui veulent innover plus vite, plus loin, plus fort? Vous aimez le sport? »

          Le dénigrement sur la forme des médias se retourne un moment ou à un autre contre elle et ses supporters : Surprise, le 8 mai devant la tombe du soldat inconnu, le président aux talonnettes n’était pas plus petit que son successeur! Lequel, ne figurera jamais dans les personnalités les mieux habillées selon Forbes ou Vanity Fair (je ne sais plus). Valérie Twittweiller en maillot de bain au fort de Brégançon, c’est pas Carlita… On a eu Dati en Dior on a maintenant Dufflot en jean C&A. C’est pas de la politique ça…

          L’effondrement rapide de la popularité d’Hollande donne 100% raison à The Economist qui titrait « France in denial »…

          Au sujet du candidat : On verra, c’est encore loin. Je souhaite que l’UDI se renforce et affirme plus distinctement des vues libérales, sinon il faudra demander à Aurélien Veyron du PLD qu’est-ce qu’il est allé faire dans cette auberge espagnol aux moyens financiers grecs.

          Cordialement

  4. Le handicap des crises et d’une opposition de blocage forcené, lors de son premier quinquennat, aura été à peine moindre pour Sarkozy que celui qui l’attend lors de sa réélection. Celle-ci est en effet assurée par l’amateurisme et les improvisations de Hollande et de sa suite.
    Que de temps, d’énergie et de richesses gaspillés pour le pays et les plus défavorisés de ses citoyens. Ils s’en rendent déjà compte mais ils verront pire d’ici là.

  5. Sarkozy comme enjeu des batailles à droite pour 2017! C’est vraiment du petit lait pour ceux qui assisté avec un dégout croissant à son quinquennat bonapartiste et irrespectueux. Il n’y a jamais rien eu de vraiment sain dans cette période où toutes les institutions et les valeurs républicaines ont été « abusées » de toutes les manières possibles. Une dérive intellectuelle, ou plutôt l’anti-intellectualisme érigé en doctrine. Le bon gros sens remplace la réflexion, les tripes commandent à la place du cerveau. Le propos de bistrot tient lieu de remède et les fortes paroles de pensée. Ce type a abaissé le débat comme il n’est pas permis, s’adressant aux instincts et flattant ce qu’il y a de moins noble dans son peuple. Diviser, cliver, c’était sa jouissance suprême.Mais Juppé a sans doute raison de parler de Sarkozy pour 2017 : ils nous montreront lequel d’entre eux est le plus capable de recommencer la même chose et nous mettre en garde.

    1. Tamsir Ba: « avec un dégout croissant à son quinquennat bonapartiste et irrespectueux. »

      J’assiste avec un dégout maximal à toutes les parodies de vie politique française depuis des années pour autant il ne faut pas être un veau devant la propagande des médias.

      Hollande dépense autant, utilise le même avion, à des collusions financière pas clair, s’assoie sur ses promesses, bafouille, à l’air ridicule, ce fait recaler loi après loi, ce fait empapaouter au niveau Europe, enfin bref, vous ne confieriez même pas vos enfants 5mn à ce clown incompétent.

      Il bénéficie d’une tolérance énorme dans les médias au point qu’un ratage minable après corrections et retouches des pravda locales devient une franche réussite. A l’inverse Sarko qui ce mouchait après les mêmes retouches devenait un infâme dictateur.

      On doit détester Sarko pour pleins de raisons mais adhérer à l’image que les médias de gauche en ont fait c’est vraiment être une victime de la pensée unique.

      1. +1.
        Dans le genre petit Bonaparte irrespectueux de la République et de ses valeurs, Hollande a déjà fait pire en même pas un an que Sarkozy dans tous son quinquennat. Ce n’est même plus le « bon gros sens » (pour ce qu’il y en avait, hein) qui remplace la réflexion, c’est carrément la bêtise crasse. Le cerveau n’était pas là sous Sarko, il est encore moins là avec Hollande, mais les tripes ont disparu. Le clivage (de classe) est érigé en système de gouvernement : ce parti (Le PS, Hollande) « a abaissé le débat comme il n’est pas permis, s’adressant aux instincts et flattant ce qu’il y a de moins noble dans son peuple ».

        On doit détester Sarko pour pleins de raisons, et plus encore Hollande et le PS pour les même raisons et quelques autres.

    1. moi non plus, mais soyons lucide : si ce n’est pas lui ce ne sera pas quelqu’un de mieux (Hollande derechef ? NKM ? Copé ? Borloo ? OOOOOOooooooo SEcouuuuuuuuuuuuur )

  6. Va falloir commencer à être réaliste !

    Ron Paul a dit aux USA « Je ne crois pas à l’émergence d’un parti libertarien, je crois qu’il faut gagner au niveau des idées, faire de la pédagogie pour que les gens demandent la liberté, ce qi poussera les politiques a proposer ce que les gens veulent, et enfin je crois qu’il faut faire de l’entrisme, comme j’ai fait au sein de mon Parti ».

    iI a raison ! Pour avoir le libéralisme en France :
    1) faire de la pédagogie, sur le net (vidéos, articles), conférences, asso militantes.
    2) faire de l’entrisme politique dans les gros partis, aller à l’UMP et développer un courant liberal, en cela je salue Charles Beigbeder qui a compris cela.

    Enfin sur Sarkozy, je suis d’accord, loin d’être libéral, mais ! Encore une fois soyons réaliste, parmi tous les candidats sérieux, s’il revient en 2017 il sera certainement plus libéral, voyons le désastre Hollande, il poussera vers l’amaigrissement de l’Etat, des taxes, la libéralisation du marché du travail, les réformes de modernisation. Ça ne sera pas assez pour nous c’est certain, mais je pense que ce sera le moins pire, dès lors sera-t-il bon demain de lui savonner la planche ? Je ne pense pas, il faudra faire de la pression pour orienter ses choix vers + de libéralisme, mais dans cet esprit de partenariat, pas dans une logique de rejet qui risquera de faire réélire Hollande ou amener MLP au 2ème tour. Je suis rentré dans une logique de bipartisme, je vois l’UMP comme un Parti Républicain US, où les libéraux n’ont plus qu’a entrer pour faire émerger leur courant et peser sur le parti et les mentalités, comme la fait Ron Paul.

    1. Marius : Excellent commentaire!

      Il y a le candidat, il y a l’homme, il y a le projet mais il y a aussi les gens autour de lui pour mettre tout ça en musique!

      Hollande par exemple a du composer avec Montebourg : La cohérence va imposer tôt ou tard que celui-ci démissionne. On ne peut pas avoir pompé les idées de Jacques Sapir et accepter une rigueur faite d’impôt et d’européisme aveugle avec un libre échange généreux et une OMC en déliquescence…

      Même constat avec Benoît Hamon : Il ne sert à rien, bien que dans son cas, je crois qu’il est davantage victime de sa profonde incompétence et à sa nullité intrinsèque. Montebourg brasse du vent mais lui au moins, il brasse quelque chose.

      Le monde libéral est hétéroclite et je crois voué à rester cloisonné dans plusieurs partis politiques. Ce qui est important comme vous le dites si justement, c’est qu’au moins sur le plan économique, là où la France se méprend depuis une trentaine d’année, il faut insuffler, partout où les idées libérales sont écoutées, un vent de renouveau politique.

      Voilà qui m’amène à dire ce que je n’avais pas encore dit ici sur cet article et que je n’avais pas encore réalisé : Sarkozy on s’en fout. Ce qui compte ce n’est pas le cheval (c’est à la mode en ce moment les comparaisons hippiques) mais le jockey. Si en 2017 Sarkozy est en mesure de gagner, c’est pas un drame, s’il porte des idées libérales et est porté par des libéraux, je me fous de la couleur de la casaque tant que l’attelage est cohérent et déterminé.

    2. Ce n’est pas en ayant en son sein des imbeciles qui se rejouissent de voir un bon assainissement de l’economie, lorsqu’il y a des faillites et des licenciements, que les idées libérales peuvent esperer faire de l’entrisme à l’UMP..

  7. Vous perdez votre temps ; il faut se tirer, il n’y a que ça de vrai. Moi, je ne resterai pas pour que l’Etat me brise l’échine et me suce jusqu’à la moëlle.