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	<title>Commentaires sur : Mariage : technologie et marché politique condamnent le droit civil à évoluer</title>
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	<description>Le nivellement par le haut</description>
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		<title>Par : P</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/15/111376-mariage-technologie-et-marche-politique-condamnent-le-droit-civil-a-evoluer#comment-273425</link>
		<dc:creator>P</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jan 2013 15:34:38 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;La&quot; société ça n&#039;existe pas, en réalité. C&#039;est un concept abstrait de la pire espèce : celle qui désigne un machin indéfinissable et dont les gens ont chacun une notion différente, non partagée. Voyez la polysémie autour de la &quot;famille&quot; : et bien &quot;la société&quot; c&#039;est le même bazar, en pire. Si on veut être un tant soit peu concret il faut parler des sociétés, avec un sens (juridique) net. 

Je suis d&#039;accord pour observer la disparition des &quot;conditions, pratique unique et non contestée, faible mobilité, etc., &quot; ; mais ce n&#039;est pas la privatisation du mariage qu&#039;elle rendent fantasmatique, c&#039;est le mariage (tel que l&#039;état le conçoit) lui-même : bon gré mal gré, chaque état doit maintenant composer avec le mariage tel que le conçoivent les autres états. 

Plus généralement, on sent une panique des institutions dans ce monde qui se dérobe sous leurs pieds, à cause de la mobilité et des évolutions techniques. Il est logique que cela se traduise d&#039;un coté par le conservatisme (touche pas à mon mariage ! j&#039;ai besoin d&#039;un élément stable), de l&#039;autre par une tentative de reprise de contrôle sur les noyaux sociaux (les relations humaines fondamentales -- amour, sexe, filiation, travail, conversation, etc. -- et les structures qui en résultent -- famille, entreprise, écoles, réseaux -- ) sous forme de lois redéfinissant les choses dans un sens rassurant le législateur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>"La" société ça n'existe pas, en réalité. C'est un concept abstrait de la pire espèce : celle qui désigne un machin indéfinissable et dont les gens ont chacun une notion différente, non partagée. Voyez la polysémie autour de la "famille" : et bien "la société" c'est le même bazar, en pire. Si on veut être un tant soit peu concret il faut parler des sociétés, avec un sens (juridique) net. </p>
<p>Je suis d'accord pour observer la disparition des "conditions, pratique unique et non contestée, faible mobilité, etc., " ; mais ce n'est pas la privatisation du mariage qu'elle rendent fantasmatique, c'est le mariage (tel que l'état le conçoit) lui-même : bon gré mal gré, chaque état doit maintenant composer avec le mariage tel que le conçoivent les autres états. </p>
<p>Plus généralement, on sent une panique des institutions dans ce monde qui se dérobe sous leurs pieds, à cause de la mobilité et des évolutions techniques. Il est logique que cela se traduise d'un coté par le conservatisme (touche pas à mon mariage ! j'ai besoin d'un élément stable), de l'autre par une tentative de reprise de contrôle sur les noyaux sociaux (les relations humaines fondamentales -- amour, sexe, filiation, travail, conversation, etc. -- et les structures qui en résultent -- famille, entreprise, écoles, réseaux -- ) sous forme de lois redéfinissant les choses dans un sens rassurant le législateur.</p>
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		<title>Par : Aristote</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/15/111376-mariage-technologie-et-marche-politique-condamnent-le-droit-civil-a-evoluer#comment-271635</link>
		<dc:creator>Aristote</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 17:29:42 +0000</pubDate>
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		<description>Le mariage était &quot;privé&quot; quand il n&#039;y avait qu&#039;une seule &quot;pratique&quot; du mariage, i.e. hétérosexuel mais pas nécessairement monogame, et que ses finalités (procréation, insertion des enfants dans des lignées, alliances sociales) étaient partagées. La faible mobilité géographique assurait la publicité des états matrimoniaux.

L&#039;exigence de la publicité, I.e. le mariage devant un prêtre, est venue de la croissance des cas de bigamie avec tromperie d&#039;un des conjoints, souvent la femme, et du souci de s&#039;assurer du consentement, même si la bataille fut longue à gagner.

Ces conditions, pratique unique et non contestée, faible mobilité, etc., n&#039;étant plus réunies, la privatisation totale du mariage me semble ressortir du fantasme.

Je ne peux pas être libertarien : ni la personne humaine adulte et responsable ni la pratique du contrat ne peuvent se concevoir en dehors d&#039;une société humaine. On ne peut donner la priorité logique ni à l&#039;individu, ni à la société. La société ne se justifie ex post que comme un soutien à l&#039;existence de personnes responsables et ces personnes ont symétriquement une dette vis-à-vis de la société qu&#039;ils ne peuvent laisser dépérir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le mariage était "privé" quand il n'y avait qu'une seule "pratique" du mariage, i.e. hétérosexuel mais pas nécessairement monogame, et que ses finalités (procréation, insertion des enfants dans des lignées, alliances sociales) étaient partagées. La faible mobilité géographique assurait la publicité des états matrimoniaux.</p>
<p>L'exigence de la publicité, I.e. le mariage devant un prêtre, est venue de la croissance des cas de bigamie avec tromperie d'un des conjoints, souvent la femme, et du souci de s'assurer du consentement, même si la bataille fut longue à gagner.</p>
<p>Ces conditions, pratique unique et non contestée, faible mobilité, etc., n'étant plus réunies, la privatisation totale du mariage me semble ressortir du fantasme.</p>
<p>Je ne peux pas être libertarien : ni la personne humaine adulte et responsable ni la pratique du contrat ne peuvent se concevoir en dehors d'une société humaine. On ne peut donner la priorité logique ni à l'individu, ni à la société. La société ne se justifie ex post que comme un soutien à l'existence de personnes responsables et ces personnes ont symétriquement une dette vis-à-vis de la société qu'ils ne peuvent laisser dépérir.</p>
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		<title>Par : Fucius</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/15/111376-mariage-technologie-et-marche-politique-condamnent-le-droit-civil-a-evoluer#comment-271499</link>
		<dc:creator>Fucius</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 15:44:47 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;C’est une structure institutionnelle d’ordre spontanée et arbitraire au sens qu’il peut exister plusieurs formes de mariage, polyandrie, polygynie ou femme seule avec enfant, ayant la même finalité.&quot;

1 - Le &quot;mariage pour tous&quot; ouvre bien des perspectives !
2 - L&#039;union stable d&#039;une femme et d&#039;un homme est supérieure par ses fruits, objectivement et non arbitrairement.
3 - &quot;femme seule avec enfant&quot;: Le pire modèle, celui où l&#039;homme démissionne, celui que le mariage traditionnel combat en l&#039;incitant à assumer.

&quot;l’Église a conquis la juridiction exclusive sur le mariage&quot;

Et réduit le clanisme et la consanguinité en exigeant jusqu&#039;à 7 degrés de séparation entre époux, plus leur consentement au moins formel. Ce fut une source de progrès immense et méconnue.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>"C’est une structure institutionnelle d’ordre spontanée et arbitraire au sens qu’il peut exister plusieurs formes de mariage, polyandrie, polygynie ou femme seule avec enfant, ayant la même finalité."</p>
<p>1 - Le "mariage pour tous" ouvre bien des perspectives !<br />
2 - L'union stable d'une femme et d'un homme est supérieure par ses fruits, objectivement et non arbitrairement.<br />
3 - "femme seule avec enfant": Le pire modèle, celui où l'homme démissionne, celui que le mariage traditionnel combat en l'incitant à assumer.</p>
<p>"l’Église a conquis la juridiction exclusive sur le mariage"</p>
<p>Et réduit le clanisme et la consanguinité en exigeant jusqu'à 7 degrés de séparation entre époux, plus leur consentement au moins formel. Ce fut une source de progrès immense et méconnue.</p>
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	<item>
		<title>Par : Cavaignac</title>
		<link>http://www.contrepoints.org/2013/01/15/111376-mariage-technologie-et-marche-politique-condamnent-le-droit-civil-a-evoluer#comment-270991</link>
		<dc:creator>Cavaignac</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 10:08:53 +0000</pubDate>
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		<description>Bonne analyse du sujet, jusqu&#039;à la phrase fatale : &quot;Personne n’est en réalité capable de savoir quel environnement familial est le plus propice à faire d’un enfant un homme libre.&quot; Bien sûr que si (mais ce n&#039;est pas une raison pour l&#039;imposer de force à autrui) !

Le bouquet final, &quot;une autorité supérieure, Etat ou Eglise, dont la finalité n’est pas de protéger les règles de l’ordre spontané mais d’accroître son pouvoir sur les êtres humains&quot;, nous éclaire sur la confusion (morale) dans laquelle l&#039;auteur se débat péniblement.

Bref, dans ce débat, il convient de renvoyer dos à dos Bertrand et Jennifer. S&#039;ils font indéniablement avancer le débat, l&#039;un comme l&#039;autre sont incapables d&#039;en sortir par le haut.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne analyse du sujet, jusqu'à la phrase fatale : "Personne n’est en réalité capable de savoir quel environnement familial est le plus propice à faire d’un enfant un homme libre." Bien sûr que si (mais ce n'est pas une raison pour l'imposer de force à autrui) !</p>
<p>Le bouquet final, "une autorité supérieure, Etat ou Eglise, dont la finalité n’est pas de protéger les règles de l’ordre spontané mais d’accroître son pouvoir sur les êtres humains", nous éclaire sur la confusion (morale) dans laquelle l'auteur se débat péniblement.</p>
<p>Bref, dans ce débat, il convient de renvoyer dos à dos Bertrand et Jennifer. S'ils font indéniablement avancer le débat, l'un comme l'autre sont incapables d'en sortir par le haut.</p>
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