Réduire la pauvreté ? Les mauvaises mesures d’Ayrault

Publié Par Philippe Robert, le dans Social

Les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la pauvreté confinent au déni de réalité.

Par Philippe Robert.

Les dernières annonces du gouvernement socialiste concernant la pauvreté qui s’étend inexorablement en France, avec à ce jour 8,6 millions de pauvres recensés, montrent à quel point l’exécutif se vautre sans vergogne dans le déni de toute réalité.

Car la pauvreté ne relève pas d’une fatalité ordinaire qui n’exigerait, de la part du pouvoir, qu’un traitement à la marge et à fonds perdus comme s’y emploie, selon le bon vieux principe du cautère sur une jambe de bois, l’inopérant Jean-Marc Ayrault.

Comme l’écrit Thierry Desjardins : “Le Premier ministre vient d’annoncer, au cours d’un raout médiatique dont nos gouvernants ont le secret, la politique qu’il comptait mener pour lutter contre la pauvreté qui s’accroît d’une manière dramatique à travers le pays.

“Tout le monde sait que la pauvreté c’est le chômage et rien d’autre et que, pour lutter contre le chômage et donc la pauvreté, il faut simplement relancer l’économie, c’est-à-dire libérer les entreprises du poids des charges et des réglementations et permettre une reprise de la consommation.

“Or, que propose Jean-Marc Ayrault pour lutter contre la pauvreté ? Une augmentation des allocations versées aux plus défavorisés. Au lieu de financer l’emploi, il subventionne le chômage !”

Que l’on me permette, pour conclure provisoirement sur ce thème honni de la pauvreté, de citer l’excellent Jean-Patrick Grumberg, réagissant d’un « pauvre mec » à la phrase d’Ayrault : “Ceux qui s’exilent à l’étranger, ce ne sont pas ceux qui ont peur de devenir pauvres. C’est parce qu’ils voudraient devenir encore plus riches”.*

Ce dernier jugement péremptoire et lapidaire a été émis, s’agissant de l’exil de Gérard Depardieu, par le Premier ministre en exercice dont tout un chacun pourra alors mesurer le haut degré de perversité de la pensée politique. Le pire reste encore à venir…

 

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  1. « 8,6 millions de pauvres recensés » : il s’agit de la pauvreté après redistribution.

    Mais la réalité est encore pire. Avant redistribution, la pauvreté concerne 45% de la population française (http://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=ilc_li09&lang=fr). Le problème est d’ailleurs identique dans toutes les social-démocraties : la pauvreté généralisée est consubstantielle des social-démocraties.

    Quand la fuite en avant dans la dette aura pris fin, les dégâts seront considérables.

    1. Confusion. ce tableau ne parle pas de pauvreté, mais de « taux de risque de pauvreté ». Dont eurostat dit que « ce revenu n’implique toutefois pas forcément un niveau de vie moindre. « . J’ignore à quoi cet « indicateur » peut servir ; en fait, je le soupçonne de ne servir à rien (à part enfumer le peuple)

  2. Les? Il n’y a qu’une seule mesure dans l’article, et vu de chez vos voisins cette mesure « provisoire » semble positive, chez nous les allocations diminuent, les exclusions s’enchainent et pourtant l’emploi n’augmente quand même pas…

  3. Ces mesures pour lutter contre la pauvreté sont du foutage de gueule, c’est la politique ultra-libérale menée par un gouvernement soi-disant socialiste dans la continuité du précédent qui est responsable de la pauvreté.

      1. Le nombre de pauvres est déterminé par rapport au revenu médian, avec tous les riches qui vont se barrer , le revenu médian va baisser et donc le nombre de pauvres aussi mathématiquement, ils sont trop forts ces socialos !

  4. Qui vote pour eux ? => tout le package des assistés c.a.d fonctionnaires et assimilés, politicards plus ou moins hauts, pauvres etc., en faisant tout pour en augmenter le nombre (60.000 fonctionnaires de +, les pauvres vont grimper vite et haut etc.) ils s’assurent un avenir confortable et radieux, ils sont forts

  5. Vraiment tant que l’on ne considéra pas la question du revenu universel sous forme d’impôt négatif alors la pauvreté ne fera qu’augmenter!

  6. Une recette pour attirer plus de chômeur. On voit bien que les industries n’ont plus qu’à se plier aux critères Chinois de l’emploi.

    Or ensuite c’est l’état qui disparaitra…

  7. On peut aussi se demander comment on comptabiilise les pauvres..
    Dans un pays où la moitié de la population gagnerait 1 milliard d’euros, les « pauvres » seraient ceux qui gagnent moins de 400 millions !

    Des pauvres, j’en ai vu. Des vrais. Mais jamais en France … Quand on peut de loger, se soigner, se nourrir, s’éduquer sans même lever le petit doigt, on n’est pas pauvre, on est rentier !