Nouvel an : 14 bonnes résolutions pour un libéral

Publié Par Contrepoints, le dans Politique

14 bonnes résolutions pour promouvoir efficacement les idées libérales.

Par Harry Browne (*).
Texte traduit et adapté pour un public français par le Parti libertarien.

1. Je m’engage à promouvoir la liberté en faisant appel à l’intérêt personnel de chaque personne, plutôt qu’en essayant de convaincre des personnes d’adopter ma conception du bien et du mal.

2. Je m’engage à éviter d’entrer dans des polémiques. Mon but est d’inspirer des personnes à vouloir la liberté, pas de leur prouver qu’elles ont tort.

3. Je m’engage à écouter quand des personnes me parlent de leurs désirs et de leurs besoins. Ainsi, je peux les aider à comprendre comment une société libre peut répondre à ces besoins.

4. Je m’engage à m’identifier, lorsque cela me semble adéquat, aux objectifs sociaux qu’une personne peut viser – un environnement plus propre, une aide accrue pour les pauvres, une société plus solidaire – et à essayer de lui montrer que ces causes seront bien servies dans une société libre, mais jamais par l’État.

5. Je m’engage à faire preuve de sympathie et de respect pour les croyances et les besoins qui poussent les gens à chercher l’aide de l’État. Cela ne veut pas dire que je doive approuver les subventions ou les politiques du gouvernement. Mais si je ne reconnais pas leurs besoins, je n’ai aucune chance de les aider à trouver une meilleure façon de résoudre leurs problèmes.

6. Quel que soit le sujet abordé, je m’engage à revenir toujours au point central : l’individu vivra toujours beaucoup mieux dans une société libre.

7. Je m’engage à reconnaître la chance que j’ai eue d’être né français. Tout projet d’amélioration doit commencer par la reconnaissance des bonnes choses que nous avons. Ne parler que des défauts de la France rendra mon discours ennuyeux.

8. Je m’engage à me concentrer sur tout ce qui pourrait fortement améliorer la situation de la France si elle était dotée d’un État limité et à ne pas m’étendre sur toutes les situations intolérables qui existent aujourd’hui.

9. Je m’engage à me défaire de toute haine, de tout ressentiment et de toute amertume. Ces sentiments sont une perte de temps et me distraient de l’œuvre à réaliser.

10. Je m’engage à parler, à m’habiller et à agir d’une manière respectable. Je suis peut-être le premier libéral qu’une personne va rencontrer. Il est important qu’elle ait une bonne première impression. Personne ne veut entendre le message porté par un messager déplaisant.

11. Je m’engage à me rappeler que l’opinion « stupide » d’une personne est peut-être une opinion que j’ai pu avoir moi-même par le passé. Si j’ai changé, pourquoi ne pourrais-je pas l’aider à changer ?

12. Je m’engage à ne pas élever la voix dans une discussion. Quand le ton monte, personne ne gagne, personne ne change d’avis. Nous n’avons alors aucune chance d’être suivis dans notre quête d’une société libre.

13. Je m’engage à ne pas adopter les tactiques du PS ou de l’UMP. Ils recourent à la diffamation, à l’esquive et à l’intimidation parce qu’ils n’ont pas de réels avantages à proposer aux Français. En revanche, nous proposons la liberté. Nous pouvons ainsi gagner simplement en nous concentrant sur la vie meilleure que nos solutions apporteront.

14. Je m’engage à me montrer courtois dans mes relations avec mes adversaires et à les traiter avec respect, même si la réciproque n’est pas vraie.

(*) Feu Harry Browne a été le candidat du Parti Libertarien à la présidence des États-Unis en 1996 et en 2000.

Traduction : Philippe Lognoul pour le Parti Libertarien / Adaptation : Alexis Vintray. Transmis par Advocates for Self-Government (ndt : partisans de l’autogestion)

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    1. En ce premier jour de l’année 2013, la télé diffuse comme chaque année , le concert du nouvel an en direct de Vienne.
      Je ne sais pas quelle impression ça vous fait, mais moi je ne supporte pas ,en période de crise, de voir ce public de gens friqués, venus de loin, en habits de fêtes et qui viennent écouter de la musique de Strauss (après avoir payé certainement très cher leur ticket d’entrée) et avant d’aller s’empifrer dans les meilleurs restaurants viennois.

      1. Est-ce que vous croyez franchement que cela changerait quelque chose si on interdisait cette évènement ? Certains connaissent moins la crise que d’autres et c’est tant mieux pour eux. De plus, leurs dépenses font vivre d’autres personnes et « stimulent la demande globale » selon le vocable socialo-keynésien.

      2. Ce qui devrait vous poser un problème n’est ni le montant de la fortune des gens, ni ce qu’ils font de leur argent, mais seulement comment ils l’ont obtenu. Si leur manière de l’obtenir est légitime (sans vol ni spoliation), ce n’est que la jalousie qui vous fait émettre des critiques.

        Full disclosure : j’économie depuis quelques années maintenant (petit à petit… pas évident avec un peu plus d’un SMIC) pour pouvoir me rendre soit à cet évenement, soit au festival de Bayreuth (qui sont l’un comme l’autre une sorte d erêve de jeunesse). Maintenant, vous préfereriez probablement me voir dépossédé de mes économies ou me voir les dépenser dans des choses plus « constructives » comme des vacances à la plage, un écran de TV LCD ou un iPhone. Navré. Mais je ne pense que vous disposiez de la moindre ascendance morale pour juger comment j’ai gagné mon argent et, encore moins, comment je le dépense.

      3. ils ont payé !!!!
        de plus par leurs dépenses librement consenties, ils font tourner hotels et restaurants, musiciens et places de parking.
        alors où est le problème? qui vous a forcé à regarder le concert du nouvel an? certainement pas un libéral et puis quid de votre télécommande ?^^

        1. Moi aussi je déteste le concert du Nouvel An, mais pas pour les mêmes raisons. C’est tous les ans exactement le même programme et c’est absolument insupportable !
          Sinon, si ça amuse certains, mais c’est parfait. Ils donnent du boulot à d’autres en se faisant plaisir. Je ne vois pas en quoi c’est répréhensible, bien au contraire.

    1. Disons que c’est plein de bon sens comme résolutions. Il y a des méthodes plus constructives que d’autres et avoir le rôle du fanatique aigri aux yeux des autres n’est pas constructif.
      Débattre est passionnant, mais que cela finisse une joute verbale aboutit à une posture défensive ne permettant pas de convaincre.

  1. Egoiste, insolvable, incapable, inculte, inapte, isolationiste, …

    Ce sont des formes de libéralisme à proscrire, car ils n’apportent pas l’enrichissement.

  2. Ce sont de très bonnes résolutions et elles devraient être entendues des dirigeants actuels, mais comme elles sont à l’opposé de leurs propres convictions, il y a peu de chances qu’ils les prennent en considération. La seule chose qui me fait tiquer c’est le dialogue « courtois » et « respectueux » : si vous avez affaire avec des gens qui ne le sont pas, ils se moqueront de votre courtoisie et de votre respect et ne changeront pas d’avis pour autant.

  3. Petit soucis : les libéraux n’en font qu’à leur (forte) tête.

    et ceci « 1. Je m’engage à promouvoir la liberté en faisant appel à l’intérêt personnel de chaque personne, plutôt qu’en essayant de convaincre des personnes d’adopter ma conception du bien et du mal. » me semble extrêmement contre-productif, à la limite de l’abandon même de l’éthique libérale pour rivaliser dans le clientélisme..

    1. Au contraire. Le point 1 est probablement le plus intéressant.

      Il demande de s’intéresser à ce que recherche vraiment son interlocuteur et à lui montrer que, peu importe son objectif, la liberté lui permettra de l’obtenir plus sûrement et plus « moralement » que toute autre forme de système.

      L’idée n’est pas tant de convaincre de l’intérêt de ma liberté (j’en suis déjà convaincu intimement), mais de montrer aux autres que leur propre liberté est non seulement enviable pour eux, mais aussi pour moi.

      De plus la recherche de « l’intérêt personnel » permet justement de dissiper tout le brouillard (soi-disant bonnes intentions, moralisme, culpabilité morbide, etc) qui empêche un individu de se rendre compte de ce qu’il recherche vraiment et qui l’encourage à céder à ses vices plutôt qu’à ses vertus.

      L’exemple le plus flagrant est la soi-disant « solidarité » qui n’est qu’une forme élaborée de spoliation afin de satisfaire la jalousie du plus grand nombre là où la charité, qui est une vertu, est bien plus efficace.

  4. Sauf si son objectif est de vivre au crochets de la société ou de spolier son prochain. Et au vu du nombre de fonctionnaires dans ce pays et de personnes qui les envient, cela reste à prendre en compte. Il faut être honnête : le système actuel privilégie un grand nombre d’individus qui auraient à perdre si cela venait à disparaître. Allez expliquer à un député ou un militaire révassant dans sa caserne que leur intérêt personnel passe par le libéralisme…

    1. Non je ne suis pas d’accord parce que tu pars du postulat que tous les fonctionnaires ont la même conception de leur intérêt personnel. Or ce n’est pas le cas et je sais de quoi je parle. Je suis moi-même fonctionnaire et libérale revendiquée. En l’occurrence, mon idéal, au moins professionnel, a souvent de multiples points d’accord avec certains de mes collègues, pas du tout libéraux.
      Exemple : notre intérêt individuel est de travailler le plus efficacement possible parce que nous avons horreur de perdre notre temps. Nous sommes assez nombreux à être d’accord que certains services et certaines fonctions sont surchargées, ce qui les empêche de bosser. On peut faire appel à l’intérêt individuel des fonctionnaires, et même des fonctionnaires de gauche. Il suffit de raisonner calmement. Ce n’est pas pour autant qu’on les convertit au libéralisme mais on peut les aider à penser un tout petit peu plus librement et c’est déjà pas mal. Et on peut arriver à avoir l’accord de plein de gens pour supprimer des postes de fonctionnaires ! ^^

      1. Fonctionnaire libéral…Encore une fois ce n’est pas parce qu’on se dit libéral qu’on est libéral. Je suis libéral et JAMAIS je ne travaillerai pour l’état. Car si je travaille pour l’état, l’état doit me payer et pour cela il doit violer la propriété d’autrui. Donc c’est contre mes principes. Conclusion, on ne peut pas être libéral et fonctionnaire en même temps. C’est comme vouloir manger de la viande quand on est végétarien.

        1. Il y a plusieurs courant dans le libéralisme des plus utopique aux plus réalistes.

          Les pays les plus libéraux de la planète s’en sortent pas mal du tout à tout point de vue (Ce sont souvent les plus démocratique). Aucun pays ayant dépassé le stade de la tribu n’a pu se passer complètement d’un état.

          Dieu sait si j’ai tapé sur nombre d’étatistes ici mais la position radicale et utopiste me semble parfaitement contreproductive dans un des pays le plus idéologiquement socialiste.

          En fait pour tout dire les sectaires de tout bord m’emmerdent royalement avec leurs drapeaux couleurs « pétante ou rien ». Dans mon pays qui est aussi un des plus libéral ce qui domine avant tout dans la population c’est la raison et le consensus, à l’exact opposé des hystéries idéologiques.

          En bref on a parfaitement le droit d’être libéral et de bosser pour l’état, si il y en avait beaucoup plus les services seraient bien plus attentionnés avec l’argent des autres.

          1. Le problème avec le libéralisme réaliste comme vous dites, c’est qu’on a déjà essayé et ce fut un désastre. Limité les pouvoirs de l’état par l’état peux paraître bien mais l’histoire nous a prouvé l’inéfficacité de ce système. Le meilleur example étant les Etats-Unis avec une des constitution les plus sérieuse jamais écrite. Cela n’a pas empêché l’État fédéral americain de devenir complétement obèse.

          2. AC WORKS: « Le meilleur example »

            Vous n’avez pas cherché plus loin que le bout de votre nez alors. Les USA sont justement un très mauvais exemple.

            AC WORKS: « Limité les pouvoirs de l’état par l’état peux paraître bien mais l’histoire nous a prouvé l’inéfficacité de ce système. »

            Ce n’est pas ce que j’ai dis, la limitation du pouvoir de l’état se fait par la démocratie directe ou semi-directe, seule méthode qui marche.

            Cela dis avoir des fonctionnaires conscient de leur pouvoir de
            nuisance c’est largement mieux que des crétins certains de disposer de l’argent des vilains capitalistes vendu-à-la-finance patati… patata…

          3. Le problème avec la soi disant démocratie d’aujourd’hui c’est qu’un système libéral est intenable et cela dû au fait les gens agisse et vote dans leur propre intêret. Les gens ont cette croyance que c’est grâce au gouvernement que les problème seront résolu( ex: écologie, misére social, emploi ect). Et à cause de cette conception de la démocratie on en arrive à des situations ou la violence et la force deviennent légal quand elle est pratiquer par l’état.

  5. Non, je pars du postulat que tout le monde n’a pas des objectifs louables ou un sens de l’éthique irréprochable. Que ce soient des fonctionnaires ou des personnes touchant des revenus sociaux ou même des personnes privées profitant d’un monopole abusif… tous « profitent » en partie du système en cela qu’il leur donne de l’argent sans produire de richesse à la mesure de ce qu’ils touchent. Nous ne sommes hélas pas tous des objectivistes et nous n’avons pas tous les mêmes objectifs. Le mien, par exemple, c’est de gagner suffisamment d’argent pour avoir une jolie demeure dans un pays ensoleillé, vivre sans contrainte et sans avoir de compte à rendre au Prince et mettre ma famille à l’abris du besoin et ce tout en pouvant garder la tête haute. Le libéralisme ne m’accorde pas cela, il me donne uniquement la possibilité d’y parvenir par mes propres moyens et à force de travail.

    Maintenant, les objectifs de certains se limitent à disposer du pouvoir ou de l’argent d’autrui (surtout si autrui est juif, banquier, franc-mac, catholique, blanc..) au besoin en usant de violence, que celle-ci soit étatique ou pas du reste. Ces gens n’ont aucun interêt à un système libéral, ne serait-ce que par la présence d’armes et la réduction ad epsilon de la violence légale..

    1. Il n’y a aucune corrélation entre le sort particulier de chaque fonctionnaire et l’Etat en général.

      Les dépenses de l’Etat sont limitées uniquement par sa capacité à collecter des impôts et à s’endetter. Pas par les dépenses (salaires des fonctionnaires, aides, etc).

      Ce qui est bon avec le libéralisme, c’est que c’est un système cohérent. Améliorer le sort de chaque individu est toujours souhaitable.

    2. Simon, vous dites :

      « les objectifs de certains se limitent à disposer du pouvoir ou de l’argent d’autrui ». « Ces gens n’ont aucun interêt à un système libéral »

      Donc la cupidité est mauvaise pour le libéralisme ?

      1. deconomic: « Donc la cupidité est mauvaise pour le libéralisme ? »

        Non car dans un système marchand la cupidité s’arrête la ou commencent les intérêts des autres, personne ne paie 37 euro pour un rouleau de papier toilette et tout le monde contrôle son porte-monnaie puisqu’il paie directement le bien ou le service fourni.

        Il est mauvais par contre pour le collectivisme parce qu’entre le porte-monnaie du payeur et l’utilisation de l’argent il y a une flopée d’intermédiaires et de dispositifs administratif complexe qui ont peu de compte à rendre et sont très dur à contrôler.

        Une entreprise qui laisse tout le monde se servir déposera très vite le bilan, l’état lui peut accumuler tranquillement 1800 milliards de déficit et les rapport incendiaires de la cours des comptes sur l’utilisation de l’argent publique tombent avec régularité dans le néant total.

        1. Je ne vous parlais pas, et vous ne répondez pas à ma question.

          Je parlais à Simon :

          « les objectifs de certains se limitent à disposer du pouvoir ou de l’argent d’autrui ». « Ces gens n’ont aucun interêt à un système libéral » »

          De qui parle donc Simon… Qui sont ces « certains » et ces « ces gens » ?

  6. « Donc la cupidité est mauvaise pour le libéralisme ? »

    La malhonnêteté et la jalousie, oui. Tout mon propos, c’est que les individus possèdent des objectifs différents et que le libéralisme n’a pas pour vocation de permettre à des criminels dans l’âme de parvenir à leur fin mais plutôt à les en empêcher, qu’il y’a des adversaires du Bien et que nous ne devons pas sombrer dans le clientélisme. Lorsqu’une bonne partie de la société vit au crochet de l’autre, consciemment ou non, on ne peut pas lui garantir qu’elle vivra mieux par elle-même et sans user de violence. Connaissez-vous beaucoup de sociétés privées prêtes à engager des gens au taux horaire des députés pour aussi peu de présence? des assurances privées qui s’endetteraient aux mêmes niveaux que la sécurité sociale? Les exemples sont multiples, cela va de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui n’a pas vraiment profité à l’Eglise, à l’abolition de l’esclavage…

    Nous ne sommes pas là pour satisfaire tout le monde. Le libéralisme est AVANT TOUT une philosophie du droit et non une science économique.

  7. Voeux de Nassim Nicholas Taleb (père des « black swans », qui déclare dans ses livres regretter de ne pas trouver de version originale de « La Loi » de Bastiat):

     » COURAGE & HONOR AS YOUR 2013 RESOLUTION.
    « New year resolutions » are typically modernistic self-enhancement aims such as losing weight/finding love/improving tennis/healthier habits. A loftier resolution: commit to at least one act of *ethical courage*, those acts of honor that counter harmful frauds (by individuals or groups such as media/ bankers/ politicians/ lobbyists/ pharma/ InternationalFraternityofHarmfulEmptySuitsWithNoSkinintheGame/ you choose) *and* put yourself at risk, professional, reputational, financial or physical for the sake of your opinions.
    These acts are precisely defined as going against your self interest and call a fraud a fraud for the benefit (and the safety) of the collective, or shout the truth when it has everything going against it, everything.
    In short *skin in the game* in 2013, for you and others. The more risks you take for your opinions the more honorable you will feel.
    Happy 2013 everyone! «