Allemagne : l’Union Européenne est le problème

Publié Par Dr Richard North, le dans Europe

En Allemagne, des voix influentes continuent de s’élever contre l’Union Européenne.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Son nom ne vous dira certainement rien. Né au sein d’une famille juive polonaise de parents ayant survécu aux camps concentrationnaires nazis, Henryk M. Broder, de nos jours naturalisé Allemand, exerce les métiers de journaliste et d’écrivain, et est une figure influente et respectée dans les médias d’Outre-Rhin.

D’après ses dires, la déchirure actuelle de l’Union européenne est significative. Nous assistons, selon lui, aux derniers jours de cette communauté, non pas d’un point de vue physique mais philosophique et métaphorique. Dans la continuité du travail de Karl Kraus qui publia en 1922 son œuvre magistrale Les derniers jours de l’humanité, « les derniers jours de l’Europe » semblent arriver.

Son écrit commence par un proverbe russe : « Il n’est point de femmes moches, seulement pas assez de Vodka » afin d’insinuer qu’il faut être ivre pour trouver aujourd’hui un mérite à cet ensemble européen. Mais Vodka ou pas, les vilaines restent vilaines.

Broder pense que la remise du dernier prix Nobel de la paix est une « idée stupide », pas si différente de celle qui permit au parti communiste de l’Union soviétique de s’auto-congratuler pour avoir contribuer à la paix et à la sécurité en Europe et dans le Monde.

Compte tenu de son expérience personnelle durant les premières années de sa vie en Pologne, il souffre dorénavant d’une légère allergie pour le mot paix : « Non pas du fait que je sois pour la guerre, mais parce que la ‘paix’ est un alibi commun qui justifie tout barbarisme. Le mur de Berlin avait été construit dans le dessein de produire et préserver la paix, sa construction était par conséquent inévitable. » Aujourd’hui, on dirait qu’il n’y avait pas d’autre alternative.

Pour Border, l’UE est la tentative la plus redoutable depuis la fin de l’ère communiste visant à proscrire les droits civiques des citoyens et à dé-démocratiser les sociétés. L’UE ne résout pas les problèmes, c’est le problème.

On voudrait nous faire croire encore et encore qu’il n’existe pas d’autre alternative que cette union, que l’effondrement de celle-ci signifierait la fin de la prospérité, et la résurgence d’antagonismes passés. Concrètement, cela signifie que nous devons faire confiance aux mêmes individus qui ont conduit l’ensemble à sa décadence.

Si un médecin nous enlevait l’appendice au lieu des amygdales, pourrions-nous lui donner une seconde chance, demande Broder, tout en répondant à sa propre question par la négative. Pourtant, quand il s’agit de l’Europe, nous le faisons malgré tout car nous n’avons pas d’autres choix. Il n’y a pas d’alternative. Donc nous persévérons, non pas parce que nous sommes convaincus que cela est juste, mais parce que nous avons passé le point de non retour.

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Sur le web.
Traduction : Barem/Contrepoints.

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  1. Le problème en Europe, c’est l’ÀAllemagne et ses ambitions hégémonique, en voulant appauvrir les autres pays européens afin de les transformer en esclave.

    1. Ben tiens donc, vous avez encore d’autres âneries à proférer? L’Allemagne en a surtout assez d’être prise pour une vache à lait qui devrait payer pour tous les autres gouvernements qui sont incapables d’établir des budgets equilibrés!

      1. Les Français seront toujours les premiers à accuser l’Allemagne et à vouloir leur faire payer la seconde guerre mondiale car une analyse historique un poil moins bête montre bien que les grands responsables de cette guerre sont les gouvernements français depuis 1918 …

  2. Tout à fait d’accord. Nous persistons en sachant pertinemment que rien de bon ne sortira de cette union. Au contraire tous les problèmes, souvent intrinsèques à tel ou tel pays, se trouvent maintenant multipliés par 27 et les solutions ne peuvent qu’être arbitraires….

  3. Les Etats-Unis d’Europe était possible a très peu, avec les 6 du début et quelques autres, ils ont tout ruiné dès l’instant où ils ont élargi a des dizaines de pays. Il suffisait de faire un accord de libre-échange avec les autres, agrandir le Marché commun sans les mettre dans l’UE et l’euro.

    1. Des états unis sans langue ni culture commune ?
      On aurait eu un fédéralisme qui allait se péter la gueule à la première difficulté, tout comme les régions espagnoles qui se révoltent contre Madrid, mais avec un passé de guerre et de massacre.
      Comment peut-on imaginer avoir un gouvernement commun avec l’Allemagne quand deux de nos jours fériés célèbrent leur défaite face aux USA ?
      Commet peut-on imaginer des lois en commun quand cela fait bientôt un siècle que l’Alsace conserve des lois allemandes par paresse politique d’aligner la région sur le droit commun ? (A ce propos, je tiens à rappeler que Hollande est le dernier président au monde à nommer un évêque catholique, et surement le premier à le faire sans souhaiter de joyeuses fêtes de Noël aux Français …)