Sommes-nous des « marxistes blancs » ?

Publié Par Pierre Chappaz, le dans Politique

Dans un article du Sud-Ouest, les « néolibéraux » sont traités de marxistes. Cette thèse mérite d’être démontée.

Par Pierre Chappaz.

Ce billet répond à l’article de Jean-Claude Guillebaud dans Sud-Ouest, intitulé Les « marxistes blancs ». Sous la plume du journaliste, les marxistes blancs, ce sont les libéraux, ou plutôt, car il préfère employer un mot forgé par les médias du système étatiste : les néolibéraux.

Le choix des mots est important. Je ne connais aucun libéral qui se définisse comme néolibéral, parce que ce mot ne correspond à rien, ou plutôt il correspond à la caricature du libéralisme véhiculée par les médias et les politiques des partis dominants.

Les « néolibéraux » sont donc traités de marxistes, nous allons voir pourquoi, et comme Jean-Claude Guillebaud connaît l’histoire, il les colorie en « blancs » , en référence aux Russes qui se sont battus contre les bolcheviks en 1917. La thèse du journaliste de Sud-Ouest mérite d’être démontée.

La confusion idéologique qui règne dans l’esprit de beaucoup de commentateurs est patente dés les premiers mots de Guillebaud :

Les grands patrons du CAC 40 ou Jean-François Copé sauteraient au plafond si on leur disait qu’ils ressemblent de plus en plus aux marxistes des années 1960.

Les méchants libéraux, ce sont donc eux, les grands patrons du CAC40 et Copé. Copé qui disait récemment que « le libéralisme est un logiciel dépassé du 19e siècle« . Copé, c’est-à-dire l’UMP, le parti de Sarkozy, ce Président qui s’est fait élire avec les voix des libéraux pour faire tout le contraire de ses promesses, et finalement porter les dépenses publiques françaises au taux record du monde occidental de 57% du PIB.

Les patrons du CAC40, je suppose que Guillebaud les connait, sont tous passés par l’ENA et les cabinets ministériels. Ils vivent en symbiose complète avec l’administration, privatisant les profits et socialisant les pertes.

Le « néolibéralisme » que cible le journaliste n’est en réalité que le règne de l’État et du capitalisme d’État.

Évidemment, quand les prémisses d’un raisonnement sont fausses, le reste ne peut guère être convaincant. Mais voyons les arguments.

Socialisme scientifique

Premier argument de Guillebaud : « La vulgate néolibérale » (encore un mot connoté, à la manière trotskyste) fait croire aux futurs diplômés des business schools que l’économie est une véritable « science » (…) réinventant le dogme du « socialisme scientifique ».

Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas l’enseignement de l’économie au lycée par des profs marxistes qui risque de faire comprendre quoi que ce soit aux élèves.

Mais le journaliste parle ici des business schools, repères d’affreux « marxistes blancs ». J’ai vraiment du mal à suivre. Est-ce parce qu’on explique aux élèves comment faire un business plan, ou comment fonctionnent les modèles mathématiques utilisés par les opérateurs de marché, que cela changerait le fait que l’économie est d’abord et avant tout une activité humaine, résultant des choix de chacun, une activité soumise à tous les aléas, et aussi aux coups de chance, bref, tout sauf un programme mathématique qui se déroulerait sans libre-arbitre ? les mathématiques sont un outil, sans plus, d’ailleurs je suggère au journaliste de lire cette analyse mathématique des systèmes de retraite par répartition, qui démontre qu’il s’agit d’une pyramide de Ponzi, système popularisé par Madoff.

Avenir radieux

Le second argument avancé dans l’article est tout aussi romantique : « la référence obsessionnelle à la mondialisation ressuscite, sous une autre appellation, le fameux « sens de l’Histoire » auquel les marxistes nous sommaient jadis d’obéir. »

Les libéraux ne sont ni pour ni contre la mondialisation. La mondialisation, avec le développement d’Internet et du commerce mondial, est un fait. Un simple fait. On peut discuter du point de savoir comment il faut réagir à l’évolution du Monde : essayer de se protéger en érigeant des barrières protectionnistes (position conservatrice), ou développer nos atouts pour gagner des points dans la compétition entre les pays (position libérale). On peut évidemment essayer de jouer sur les deux tableaux à la fois, comme le fait si bien la Chine par exemple.

Mais Guillebaud ne s’intéresse pas à ce débat, il est dans l’outrance, dans la caricature : les néo-libéraux de son imagination sont des marxistes blancs, adorateurs de l’avenir radieux de la mondialisation. Il est pourtant bien évident, y compris pour ces libéraux tellement bornés, que la mondialisation représente un sacré challenge pour les pays endormis par leur État-Nounou, l’avenir pour eux sera tout sauf radieux s’ils ne retrouvent pas le goût de se battre.

Persévérance diabolique

Pour finir, le journaliste de Sud-Ouest en arrive à la persévérance diabolique.

Dans l’ancienne langue de bois marxiste, on répétait que si les économies des pays communistes ne fonctionnaient pas, c’était parce qu’elles n’étaient « pas assez communistes ». Slogan identique aujourd’hui : les défaillances, les injustices et les cafouillages des économies occidentales s’expliqueraient parce que ces dernières ne seraient « pas assez » privatisées et déréglementées, etc. Même mensonge idéologique, même ritournelle.

L’argument est plus sérieux, et mériterait un autre article sur le fond.

En attendant de l’écrire, je vous renvoie à ce billet dans lequel je démontre que contrairement à ce que les médias ont essayé de faire croire, la crise n’a pas été causée par la dérèglementation mais bien par l’interventionnisme des États et des banques centrales.

C’est leur politique d’endettement à outrance qui a conduit à l’explosion de la bulle de crédit dans l’immobilier américain et dans les pays du Sud de l’Europe. Voila pour les défaillances et cafouillages.

En ce qui concerne les injustices, Guillebaud devrait s’interroger sur la raison pour laquelle dans un pays ou l’État domine la société et l’économie comme nulle part ailleurs , il y a eu selon lui si peu de progrès. Ne serait-ce pas que la méthode utilisée – placer des millions de personnes en situation d’assistés, avec une bureaucratie considérable pour gérer le système – n’est pas la meilleure ?

Le mensonge idéologique, pour revenir aux propos du journaliste, ce n’est pas d’expliquer que l’État intervient trop et trop maladroitement dans nos sociétés, c’est de nier ce fait.

Vivant en Suisse, je touche du doigt ce que c’est qu’une société plus libérale, et je pense qu’on y vit plus heureux que dans les sociétés étatisées comme la France. Un peuple dominé par son État est un peuple malheureux.

Le bonheur vient au contraire de la responsabilité individuelle, et de la solidarité volontaire et non pas forcée. « Aide-toi, le ciel t’aidera« …

En conclusion pour Jean-Claude : oui, je le concède, le libéralisme parfait est une utopie. On ne peut qu’espérer s’en rapprocher un peu, alors que le sens de l’histoire va partout, malheureusement, en direction inverse.

Mais cette utopie de la liberté n’est pas dangereuse, à la différence des marxismes de toutes les couleurs.

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Sur le web.

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  1. J’ai déjà remarqué, en France, cette manie d’utiliser des mots complétement déconnecté de leurs véritable sens. Je pense que c’est très lié à l’inculture économique française et à l’impossibilité d’un débat dans ce pays : quand on appelle un chien chat, un libéral marxiste et une rigueur avec dépense en hausse, on ne peux ni parler, ni avancer et bientôt plus survivre.
    La France meurt de sa propre ignorance crasse, et c’est bien fait pour sa gueule :)

    1. le terme ‘néo-libéralisme’ est né dans les années 1930, et il n’a plus la même signification que celui qui est utilisé aujourd’hui, ‘réformes néolibérales’ : en 1930 Hayek, von Mises, Lippman ont développé une philosophie politique, alors que depuis le ‘Consensus de Washington’ des années 1980, le néo-libéralisme est utilisé pour regrouper l’ensemble des réformes structurelles imposées par le FMI aux pays sud-américains, africains, puis européens (Grèce, Portugal)

      Révisez vos manuels, rigolos !

  2. Le commentaire de Chappaz me paraît affligeant. Ce vieux raisonnement « libertarien » n’est plus guère partagé en France que par quelques has been comme Pascal Salin ou Alain Madelin. Le plus stupéfiant — et le plus révélateur — c’est qu’un garçon sorti de Centrale soit d’une telle inculture historique, anthropologique, économique. Cela laisse songeur sur le niveau de nos grandes écoles qui ne parviennent qu’à former des esprits « calculateurs », seulement à l’aise dans ce qu’on appelle la « pensée du nombre ».

      1. « Vous seriez donc plutôt un marxiste rouge vous, non ? »

        Vous venez de confirmer un peu plus le propos de l’article de

        Guillebaud : un coco des années 60-70 appelait « Fasciste » toute personne (y compris, voire surtout, d’autres cocos) qui ne pensait pas exactement comme lui.
        Vous, vous appelez « communiste » toute personne qui ne pense pas exactement comme vous. Mutatis Mutandis…

    1. Liberaux.org (et toutes ses branches) laisse énormément de place aux anarcaps, sans forcément que le positionnement idéologique des auteurs soit affiché clairement. Je trouve aussi que c’est assez dramatique.

      Mais en l’occurrence, je ne vois pas de traces d’anarchisme dans cet article de M Chappaz.

    2. « Ce vieux raisonnement « libertarien » n’est plus guère partagé en France que par quelques has been comme Pascal Salin ou Alain Madelin. »

      ca commence à bien faire, tous ces trolls baveux sur Contrepoints.

      1. Madelin est pote de Salin, mais à côté de Salin, Madelin est un administrateur de sovkhoze. C’est normal : un passage par un ministère, quel qu’il soit, cela oblige à composer avec le monde réel.
        Tandis que philosopher dans son coin aux frais de l’Educ. Nat (ca me choque pas soit dit en passant, il est pas le seul cinoque à profiter des deniers publics), ça développe les aptitudes à vivre dans un monde parallèle, comme Pascalou.

    3. @Pinganaud

      C’est marrant mais sur internet j’observe l’exact contraire, la communauté libertarienne qui était quasi-inexistante il y a quelques années est de plus en plus visible dans les commentaires de journaux, les forums, les blogs etc… Et j’ai une nouvelle pour toi Pinganaud: ce n’est que le commencement d’une longue révolution.

  3. En même temps, si les personnes visées par l’article sont les patrons du CAC et les politiciens UMPistes, et que ce sont celles-ci qui sont qualifiées de néo-libérales, alors l’article de Sud Ouest touche assez juste. C’est juste le terme de néo-libéral qui est étymologiquement contestable dans la mesure où ces gens n’ont rien de libéral, mais sont les profiteurs d’un système étatique, dont personne ne contestera l’héritage marxiste.

    La grosse erreur serait de prendre l’article de SO pour soi.

  4. Le point commun qu’il peut y avoir entre des authentiques Marxistes et des authentiques Libéraux, c’est qu’ils tiennent à appliquer contre tous les principes de réalité, quelques vérités qu’ils croient universelles !

    1. Oui les libéraux veulent imposer la liberté, la propriétés et la responsabilité, ça vous choque? alors peux être êtes vous choqué quand un voleur est arrêté est condamné, quand l’esclavagisme est abolis, quand une personne provoquant un accident de voiture doit dédommager ses victimes? Il n’y a aucune once d’utopie dans le libéralisme, pas d’homme nouveau, pas de société « parfaite » à atteindre, pas d’égalité totale à obtenir, juste des homme et des femmes qui vivent leur existence comme ils l’entendent en respectant les autres…Ou est l’utopie bordel de merde?

      1. @Laurent

        « Oui les libéraux veulent imposer la liberté, la propriétés et la responsabilité »

        Imposer la liberté de porter des armes d’assaut ?
        Imposer la propriété privée de nos belles plages ?
        Imposer la responsabilité des parents qui ne peuvent payer des études à leurs enfants ?

        à caricature, caricature.

          1. Mais d’où sort ce 98 % ? 98 % de français qui pensent comme CITOYEN (citoyen en majuscules s’il vous plaît, parce qu’un troll aime la visibilité, sinon ça ne sert à rien d’être troll ) ?
            Si, si, je sais maintenant… ça sort de votre chapeau (comme tout ce que vous racontez).

      2. « Oui les libéraux veulent imposer la liberté, la propriétés et la responsabilité, ça vous choque? »

        Encore un point pour Guillebaud donc : les léninistes aussi étaient les premiers à vous dire qu’il faut savoir faire le bonheur des gens parfois contre leur gré.

  5. Vraiment sinistre le commentaire qui dit « ça commence à bien faire, tous ces trolls baveux sur Contrepoints ». Ou là la ! Je ne parle pas seulement de son caractère primitif-injurieux, mais du souci panique dont il témoigne : rester entre soi sur ce site, ne pas ouvrir la porte, ne pas écouter la moindre contradiction. Au fond, réinventer une « secte » (libérale en l’occurrence) et s’y tenir entre soi, au chaud. C’est pas seulement sinistre et sot, c’est terrifiant au sens le plus précis du terme.
    Je ne sais pas qui est ce « Jeffrey Bardwell », mais brrr….

    1. Boni, c’est le commentaire d’origine (de Pinganaud) qui me semble le mieux décrit par votre commentaire ! On y parle de commentaire affligeant, d’un raisonnement « vieux » et libertarien qui ne serait plus « à la mode ». On tente ensuite de discréditer l’auteur en 4 lignes sur 6…
      Aucun argument… Juste un troll… qui manifeste une panique… Sinistre, sot, terrifiant.

      Donc oui, c’était un troll baveux, très précisément. Et s’offusquer que cela fut relevé par Jeffrey Bardwell n’y changera rien.
      Mais vous, vous allez plus loin, en nous traitant tous de membres d’une secte, et en exprimant votre effroi… toujours sans le moindre argument.
      C’est encore la définition d’un troll…

      Normalement, au message suivant, vous nous parlerez de nazis… Ca s’appelle la loi de Godwin/

    2. @Boni

      Tout l’espace médiatique est occupé par les étatistes donc comprenez qu’on ne vient pas sur contrepoints pour se taper les mêmes poncifs. On les connait déjà par coeur. Mais vous serez le bienvenu sur Rue89 ou Lefigaro.fr selon que vous soyez socialiste de droite ou socialiste de gauche.

      1. « Tout l’espace médiatique est occupé par les étatistes…  »

        Encore un point pour Guillebaud dites donc !

        Pour refuser le débat, un coco dira qu’il n’a pas à discuter avec l’ennemi de classe, que les médias sont vendus, etc…

        En un sens, comme dans Crimsom Tide, sur Contrepoints, on est là pour défendre la liberté, pas pour l’appliquer…

  6. En France, on traite l’économie comme la psychanalyse : pas besoin que ça marche, pas besoin de logique, ou de bon sens, pas besoin de preuves, parce que « c’est une science humaine ».

    Les seuls à avoir une attitude pragmatique basée sur la preuve, ce sont les libéraux !

    Le sophisme est partout présent dans la France d’aujourd’hui. Le poids de l’Etat explose, et on s’inquiète de la désindustrialisation. On veut empêcher les riches de partir, mais on fait tout pour les motiver à le faire, on les cloue au pilori. On prétend servir le peuple, mais le peuple n’en voit pas la couleur et se plaint. On veut améliorer l’efficacité, en mettant des barrières partout. On tente d’améliorer la compétitivité en augmentant les dépenses de l’Etat…

    Le bon sens est totalement absent de la politique française.
    Pourquoi faire preuve de bon sens, quand il suffit à l’Etat de redéfinir la logique ?

    Guillebaud fait pareil : puisqu’il a écrit son article, c’est devenu une vérité. La logique n’a pas sa place dans l’économie, il l’a dit :-) S’il l’a dit, c’est que c’est vrai… Crise de fou rire…

    1. Je n’avais pas lu l’article de Guillebaud. Je viens de le faire. J’ai été favorablement impressionné. Concernant la critique ci-dessus, deux hypothèses : soit sont auteur fait de la pure provocation. Soit, c’est du premier degré et cela indique un QI proche de celui d’un escargot. Cette « crise de fou rire » ne dit rien qui vaille…

      1. Boni, comme il l’a déjà fait plus haut, discrédite l’auteur d’un commentaire, moi, plutôt que d’argumenter…
        Pourquoi prouver que quelqu’un se trompe s’il suffit de le dire, de l’affirmer, et de dénigrer l’auteur ? Normal que Boni s’y retrouve en lisant Guillebaud…
        Quant à mon QI : j’ai les mêmes tares que Chappaz, j’ai fait une école d’ingénieur, j’ai travaillé dans le privé, en Suisse même ! et j’ai créé mon entreprise… Mais j’ai beaucoup moins de talent que Chappaz.

        Boni, comme j’ai tort… Explique-nous comment augmenter les dépenses de l’Etat va relancer notre économie… Même les keynésiens sont suspendus à vos lèvres !
        Comment confisquer l’argent des riches va les inciter à rester, voire même inciter des étrangers à investir en France.
        Comment embaucher avec les deniers publics va réduire le chômage.
        Comment on va éviter la désindustrialisation en s’acharnant à transformer tout le monde en fonctionnaire ?

        Mais je vous en prie, constatez qu’ici, personne n’a cherché à vous discréditer : on questionne juste vos arguments…

        1. Pour gagner du temps, je vous suggère la lecture de deux livres récents.
          - Celui de Jean-Luc Gréau (qui fut longtemps l’économiste en chef du MEDEF, et qui a récemment « viré sa cuti »). Son livre s’appelle « La Grande récession. Depuis 2005″ Gallimard Poche.
          - Celui de Gaël Giraud, polytechnicien et docteur en mathématiques appliquées. Il faut longtemps consultant pour les banques d’affaires européennes et, lui aussi, a « viré sa cuti », effaré par ce que devenait le « néolibéralisme financiarisé ». Son livre s’appelle « Illusion financière ».
          Sa lecture, si vous êtes de bonne foi, devrait vous troubler.
          Soit dit sans aucune intention de dénigrement.

          1. Il doit certainement dans son livre nommer « néolibéralisme » ce qui est l’étatisme de connivence, c’est à dire la marche main dans la main de l’État et des financiers-banquiers … tout le contraire du libéralisme en somme.
            Donc, ce livre ne critique pas le libéralisme, mais ce que les auteurs ont baptisé « néolibéralisme » et qui n’a strictement rien à voir ni de près ni de loin avec le libéralisme.
            Et l’on revient au sujet de l’article qui traite de la tentative manipulatrice de confusion (avec amalgame quasi automatique et obligatoire à la clé) entre le néolibéralisme (qui est la corruption de l’État) et le libéralisme.

          2. - Le MEDEF n’est qu’un lobby destiné à obtenir des gouvernement plus de réglementations favorables au grandes entreprises afin de les protéger de la concurrences, d’obtenir divers avantages et marché publique. bref tout le contraire du libéralisme.
            - La dérive financière actuelle est à 100% d’origine étatiques. les états à travers les banques centrales (qui sont tous sauf indépendantes) contrôles les banques qui en retour leurs fournissent l’argent ans ils sont besoin pour financer leurs dépenses de plus en plus gigantesques. Comme les dettes d’états ne seront jamais remboursés on peut véritablement dire que les banques sont la version modernes et indolore (donc bien plus dangereux) des percepteurs d’impôts.
            En France les banquiers ont longtemps été des fonctionnaires, ils sont perdu le titre mais pas la fonction.
            Aucun arguments associant MEDEF et banques avec libéralisme ne tient plus de 2 secondes.

      2. Moi non plus je ne l’avais pas lu cet article et finalement que pense que ce monsieur à raison.
        Manifestement notre société est en cours de soviétisation. A tous les étages l’état et son bras armé l’administration étend ses tentacules et noyaute la société. On le sait bien, le CAC 40 n’est que le faux nez de l’état car l’écrasante majorité des ces sociétés sont soit d’anciennes société d’état, soit elle sont diriger par d’ancien haut fonctionnaire soit elles dispose de relations privilégier avec l’état (marché public direct ou marché dépendent fortement des réglementation public, négociation direct d’avantages ou de prébendes avec l’état) à ce titre elles ressemblent également de plus en plus aux grandes sociétés soviétiques que l’état pilotait plus ou moins directement (cf montebourg). De plus des pans entier de la société sont directement sous la domination de l’état : santé, transports, énergie, courrier, agricultures, finances, immobilier, éducation, sécurité, justice, média…Cette longue litanie fait froid dans le dos tellement elle met en exergue l’état d’esclave moderne dans lequel nous citoyen nous sommes laissé enfermé.
        Au final, tout comme en URSS ce sont les quelques individus exploitant les rares espaces de liberté que l’état n’a pas encore eu le temps d’écraser qui parviennent à faire vivre et progresser le pays de la même manière que en URSS c’était les jardins privatif qui nourrissait la population tandis que les sovkhoz et les kolkhoz était de vaste gâchis.
        Mais au final l’auteur de ce torchon est un homme de paille, un affidé de l’état car tout comme les propagandistes de L’URSS dénonçaient les ennemies de l’intérieur pour justifier le pire, ce « journaliste » réclamer plus d’intervention étatique afin de lutter contre des libéraux qui n’existe pas.

  7. Ce que l’on appelle néolibéralisme n’est autre que du communisme privatisé, où des fonctionnaires et des apparatchiks reconvertis en « grands patrons » (qui ont un contrat de travail, cherchez l’erreur) « dirigent » et exploitent à leur profit des monopoles privés leur assurant des profits gigantesques promis par leurs contrats.

    Guillebaud devrait savoir ça, lui qui vit très largement de subventions.

  8. « Dans l’ancienne langue de bois marxiste, on répétait que si les économies des pays communistes ne fonctionnaient pas, c’était parce qu’elles n’étaient « pas assez communistes ». Slogan identique aujourd’hui : les défaillances, les injustices et les cafouillages des économies occidentales s’expliqueraient parce que ces dernières ne seraient « pas assez » privatisées et déréglementées, etc. Même mensonge idéologique, même ritournelle. »

    Sous-entendu l’économie française actuelle est déjà trop privatisé et déréglementée. Avec 56% de dépense publique on peut se demander quel est l’objectif ? 100% ? Si avec 3200 pages de code du travail le marché de l’emploi est encore trop déréglementé, alors combien en faudrait-il ? 10 000 ?

    Plus fondamentalement la différence avec l’argument des marxistes c’est que les économies communistes était largement moins dynamiques que les économies « capitaliste », et il était donc contre-intuitif de demander encore plus de communisme. Ça ne pouvait se défendre qu’avec de sérieux arguments théoriques ou avec des exemples historiques tendant à montrer qu’au-delà d’un certain seuil la situation s’inverserait en faveur du communisme. Seulement tout laisse penser le contraire.

    A l’inverse les économies les plus libérales (Singapour, HK, Suisse…) s’en tirent plutôt mieux que les autres ; à l’inverse la France qui à une des économies les moins libérales des pays développés n’est pas vraiment un exemple de réussite. Pas besoin d’atteindre un seuil fatidique pour commencer à avoir des résultats. Évidemment on peut tjrs donner des contres-exemples et penser que ceci est le fruit du hasard ou de statistiques douteuses : c’est là que la théorie prend le relais, et explique tout ça très bien.

  9. voici ce que j’ai posté sur le site de Sud Ouest:
    Pour ne mesurer que « rétrospectivement  » l’absurdité du « socialisme scientifique », il faut s’être laissé abuser par cette imposture, jusqu’à son effondrement. François Furet a pudiquement parlé d’illusion, mais un libéral n’est jamais tombé dans ce piège grossier. Cet adverbe vous trahit, Monsieur Guillebaud.
    Apprenez-donc ce qu’est le libéralisme, avant de vous lancer dans la périlleuse entreprise de gloser sur une tradition philosophique dont vous ignorez visiblement tout au point d’en être réduit à la caricaturer ainsi. Je vous recommande l’excellent livre d’Alain Laurent, La philosophie libérale, où vous découvrirez, par exemple, que le libéralisme n’est pas hémiplégique, comme le croient ceux qui n’y ont rien compris et se contentent de le diaboliser par réflexe pavlovien, notamment les jacobins français, qui idolâtrent l’État.
    Ils sont hélas une majorité dans leur pays et le conduisent à la ruine car le jacobinisme transcende les clivages politiques. Comme les oreillons, c’est une maladie infantile dont on peut mourir quand on l’attrape à l’âge adulte.

  10. L’arraisonnement de l’économie politique par les mathématiques a permis d’affirmer partout et péremptoirement que la théorie libérale était « scientifique », et donc indiscutable. Ce faisant, on réinventait à nouveaux frais le dogme du « socialisme scientifique » dont on mesure rétrospectivement l’absurdité. La vulgate néolibérale, telle qu’elle est encore enseignée dans les écoles de commerce, se fonde pourtant sur « L’économie politique véritable consiste à user des moyens adéquats pour faire aboutir un « projet », subjectif et éthique, c’est-à-dire démocratiquement choisi. Elle est le contraire d’une science dure. »
    Donc soit l’éthique est subjective, soit le subjectif prime sur l’objectif. Dans tous les cas, c’est la dictature de la majorité.

    « Comme hier, ces fausses promesses sont un opium du peuple qui invite les citoyens ordinaires à consentir aux sacrifices du présent, au nom d’un futur hypothétique, et qui recule à mesure. »
    L’argument est opposable à tous sacrifices, nécessaire ou non, utile ou non. Pour le long terme, devrait-on ne promettre que du sang et des larmes ?

    Ma version :
    Dans l’ancienne langue de bois marxiste, on répétait que si les économies des pays communistes ne fonctionnaient pas, c’était parce qu’elles n’étaient « pas assez communistes ». Slogan identique aujourd’hui : les défaillances, les injustices et les cafouillages des économies occidentales s’expliqueraient parce que ces dernières ne seraient « pas assez » sociales et réglementées, etc. Même mensonge idéologique, même ritournelle. Quant à la confiscation du profit par une minorité d’ultrariches, alors même que tous les autres sont abandonnés à leur sort, elle correspond exactement au phénomène de la « nomenklatura », qui réservait à l’Est la richesse à une infime minorité d’apparatchiks. Pas de temps à perdre. Il faut résister bec et ongles à ce… marxisme aussi bête qu’une crédulité et aussi détestable qu’un mensonge.

    L’auteur dénonce bien plus les tares socialistes que libérales, c’est plutôt drôle.

    1. Votre contribution m’intéresse.

      Vous dites :

      « Quant à la confiscation du profit par une minorité d’ultrariches, alors même que tous les autres sont abandonnés à leur sort, elle correspond exactement au phénomène de la « nomenklatura », qui réservait à l’Est la richesse à une infime minorité d’apparatchiks. »

      Si un collectif de contribuables demandait au citoyen Arnault de rendre l’argent qu’il leur doit depuis Boussac, avant de s’exiler outre-Quiévrain, seriez vous à leurs cotés ?

  11. En dénonçant les « marxistes blancs néolibéraux », Guillebaud tombe le masque. Entre les lignes, on le devine ardent défenseur de l’exception économique française, l’illusoire troisième voie qui permettrait de retrouver le « sens de l’histoire », avec une économie ni libérale ni marxiste que les pouvoirs politiques et médiatiques actuels cherchent à imposer quel que soit le prix à payer pour la population française. Aucun socialiste officiel ou caché n’avouera qu’il s’agit d’un voile rhétorique destiné à dissimuler une idéologie fermement collectiviste, énième avatar du socialisme protéiforme, car il n’y a pas de troisième voie possible entre le crime socialiste et l’humanisme libéral.

    Banalement, comme beaucoup d’autres avant lui, y compris au sein des soviets, Guillebaud dénonce le marxisme pour mieux pouvoir le perpétrer et le perpétuer. Entretenir la confusion dans les esprits par le mensonge : voilà l’objet de sa tribune.

    L’erreur que nous faisons est de croire au sens du bien commun des socialistes. Les mensonges de Guillebaud apportent une preuve supplémentaire que les socialistes agissent volontairement pour ruiner la population française, en lui imposant chômage structurel, pauvreté de masse et bientôt faillite. En refusant obstinément les réformes indispensables à la prospérité des Français, les socialistes préparent une catastrophe humaine majeure. Loin de les arrêter, cela sert leur projet de collectivisation. Leur principal mot d’ordre est de tenir le pouvoir le plus longtemps possible, organisant une alternance démocratique de façade (au vu de l’acharnement inouï contre sa personne, on se doute que Copé ne fait pas partie du petit jeu de l’alternance UMPS, éventuellement FN/FdG, « démocratiquement » planifiée), parce qu’ils espèrent que les dégâts causés par leurs politiques seront irrémédiables. Au bout de la route de la servitude, dans le champ de ruine que sera bientôt la France si rien ne change, la volonté de domination socialiste s’exprimera sans limite.

    Trahissant des convictions religieuses affichées par ailleurs (« Comment je suis redevenu chrétien », Seuil, 2007), Guillebaud lutte activement contre son prochain. Il avait le choix entre la vérité et le mensonge, entre l’amour et la haine, entre le bien et le mal. A l’opposé du message chrétien, endossant les hardes du faux prophète, vrai socialiste, il choisit le mensonge, la haine et le mal. Heureusement pour lui, le christianisme nous apprend le pardon : il est toujours possible de se repentir du crime de socialisme.

    1.  » il est toujours possible de se repentir du crime de socialisme. »

      Encore un point pour Guillebaud !

      C’est vraiment les marxistes qui ont raffiné et le mieux théorisé (et puni) le crime d’opinion.

      Selon vous, si c’est un crime de professer le socialisme, il faudrait le mettre en prison, ce monsieur, si vous aviez votre mot à dire sur le système judiciaire ?

  12. Rappelons tout de même que les phénomènes d’expansion monétaire ont quand des origines plus complexes. Un excès de crédit de la part d’acteurs privés entrainant un phénomène de bulle a toujours existé depuis « la bulle des tulipes » en dehors d’action de la banque centrale. Mais il est clair qu’il y a eu dans la crise actuelle une colusion d’intérêt entre politiques, banquiers centraux et groupe bancaire.

  13. L’accusation de vouloir faire de l’économie une « science exacte » est vraiment ridicule, le journaliste subventionné ne s’est jamais renseigné sur l’école autrichienne et la praxéologie. Il faut voir Piketty qui torture les données statistiques, les passant à la moulinette d’équations incompréhensibles sur des dizaines de pages pour conclure que la courbe Laffer n’est pas du tout représentative de la réalité.

    1.  » le journaliste subventionné ne s’est jamais renseigné sur l’école autrichienne et la praxéologie »

      Mises était subventionné lui aussi. Hayek aussi. Hoppe non, mais sa femme est riche.

  14.  » les défaillances, les injustices et les cafouillages des économies occidentales s’expliqueraient parce que ces dernières ne seraient « pas assez » privatisées et déréglementées, etc. Même mensonge idéologique, même ritournelle.

    L’argument est plus sérieux, et mériterait un autre article sur le fond. »

    Ouais, ben je l’attend cet article… Il va être TRES TRES dur à écrire, car Guillebaud a frappé TRES TRES juste.

    Il y a sur Contrepoints un max de croyants en « si ça n’a pas marché, c’est qu’on est pas allé assez loin ».

      1. « si ça n’a jamais marché, c’est qu’on ne la jamais fait »

        Ca revient exactement au même…

        Une blague en pays communistes était : « si le socialisme avait été une science, on aurait d’abord fait des expériences sur les animaux »;

        Avant d’essayer le libéralisme tel que Laurent le pense, ne serait il pas utile d’abord de faire des expérience sur des larves, ou des lemmings ?

    1. Déconomic: « si ça n’a pas marché, c’est qu’on est pas allé assez loin ».

      Bah si ça marche, tu prend les analyses des économies; les plus libres sont en haut, les socialistes sont en bas ou en dégringolades pour rejoindre leurs copains.

  15. La france serait selon M. Chappaz  » un pays ou l’État domine la société et l’économie comme nulle part ailleurs »

    Comme nulle part ailleurs sauf : Corée (du Nord, mais aussi du Sud, complètement sous la coupe des oligarchies d’Etat), Cuba, Algérie, Chine (essayez de monter votre business sans relations avec les puissants), Inde (essayez de monter quoi que ce soit si vous n’avez pas de quoi graisser des pattes aux édiles locaux), plus près de chez nous Danemark, Suède, Finlande (bon courage en Finlande…). L’Allemagne un peu moins qu’en France, mais pas beaucoup moins.

  16. Déconomic cherche à attirer l’attention depuis quelques heures, je vois. Et personne ne daigne lui répondre, le pauvre. T_T
    En manque de troll après ce jour de Noël ?

    1. Laurent a dit : « Tous les commentaires ARGUMENTES sont les bienvenus, les autres…la poubelle est dans le coin à gauche et l’émetteur est prié de suivre sa propre merde. »

      Est-ce que le commentaire que vous venez de faire était argumenté ? Sinon je vous laisse discuter avec Laurent, il a des idées pour vous.

  17. Fergunil
    2 days ago

    « J’ai déjà remarqué, en France, cette manie d’utiliser des mots complétement déconnecté de leurs véritable sens. »

    C’est comme « affirmative action » en anglais, dont il est impossible de dériver le sens à partir des mots qui composent ce terme. Plus prosaïquement on a, toujours en anglais, « hot dog ». On a une pléthore de telles expressions en français, chien-couché par exemple. C’est amusant, mais ça ne l’est plus quand on considère ceux-ci:

    — plan social = licenciements massifs
    — TVA sociale = droits de douane

    Je me plais à répéter que l’asservissement du peuple passe par la destruction de son moyen de communiquer et de raisonner, la langue. Plan social, TVA sociale, en voilà deux beaux exemples.

  18. Cet affligeant « raisonnement » du catho de gauche (donc néo-communiste) Guillebaud, qui tourne en boucle dans la blogosphère, est typique du délabrement intellectuel des « penseurs » français.

    D’un côté, il accuse, avec raison, les communistes de s’exonérer des crimes commis par les sociétés communistes au prétexte qu’elles n’auraient pas été suffisamment communistes.

    De l’autre côté, il accuse, de façon stupide, les libéraux de critiquer le fonctionnement des sociétés non formellement communistes (donc présumées libérales par Guillebaud), en expliquant que le remède, c’est davantage de libéralisme.

    Et Guillebaud en conclut : puisque les communistes ont tort d’énoncer la proposition 1, les libéraux ont tort d’énoncer la proposition 2.

    Sauf que l’une et l’autre n’ont aucun rapport. Sauf que la seconde est le contraire de la première. Les communistes veulent plus de communisme, les libéraux veulent plus de libéralisme.

    C’est donc exactement le contraire ! Les communistes se disent ennemis des libéraux, et vice-versa. Les communistes réclament la nationalisation des entreprises, un Etat puissant et l’égalité, les libéraux réclament la liberté économique, un Etat aux pouvoirs limités et la liberté tout court. Et Guillebaud prétend que ce serait la même chose ?

    On voit là les ravages du structuralisme : seule compte la forme, le fond n’a aucune importance. Deux propositions ont la même apparence, la même forme, par conséquent leur signification est la même.

    Guillebaud joue sur les mots et se moque du monde.

    D’ailleurs, il refuse et le communisme et le libéralisme, mais il s’abstient soigneusement de nous dire ce qu’il veut, lui. Comme par hasard. Or, il suffit de le lire pour se rendre compte qu’il est de gauche. Il fait donc semblant de n’être ni dans un camp ni dans l’autre, mais c’est pour mieux faire passer l’arnaque selon laquelle la position standard, normale, neutre, c’est la pensée de gauche.

    Si vous êtes de gauche, vous n’êtes ni militant, ni extrémiste, ni biaisé ; vous êtes juste normal. Si vous êtes de droite, vous êtes un salopard fasciste, ou un néo-libéral, ou les deux.

    Et Guillebaud passe pour un sage, un intellectuel, un humaniste avec du recul et de la circonspection.