La crise, conséquence logique du capitalisme ?

Publié Par Boris Navio, le dans Économie générale

Qui peut ignorer l’existence de la crise actuelle dans les pays développés ? Mais qui sait vraiment l’expliquer ? Essai d’analyse des vraies causes.

Par Boris Navio.

À moins d’avoir passé les quatre dernières années enfermés dans un bunker, vous êtes au courant de la crise colossale qui a frappé l’économie mondiale, la tristement célèbre crise des subprimes suivie de la crise des dettes souveraines. Mais que savez-vous réellement des causes de la crise, et donc des leçons à en tirer ? Si par malheur vous avez trop écouté les brillantes analyses des économistes pouvant se targuer du label « Vu à la TV », vous n’avez aucun doute sur la responsabilité pleine et entière du système capitaliste et des banquiers. Reste juste à savoir dans quelles proportions l’un et l’autre se partagent cette responsabilité.

Vous n’avez pas pu échapper aux accusations contre une finance spéculative et déconnectée de l’économie réelle. Quand on voit dans quel monde vivent ces grands banquiers, ces grands actionnaires, ces traders aux bonus survitaminés, qui peut douter que ces gens ont perdu pied avec la réalité et sont ivres d’argent facile ? À dire vrai je ne suis pas le dernier à le penser. Tout comme je suis scandalisé que de jeunes prétentieux puissent jouer et perdre en bourse les retraites de milliers d’honnêtes gens. Comment a-t-on pu laisser faire de telles choses ?

Remontons aux origines de la crise, donc aux États-Unis, le paradis du marché libre et sauvage selon à peu près tout le monde (sauf vous et moi). De grandes banques ont fait faillite lorsque la bulle immobilière a éclaté, dont les célèbres Fannie Mae et Freddie Mac, entraînant avec elles le reste de l’économie. Pourquoi ? Parce qu’elles ont accordé des crédits beaucoup trop risqués à des familles insolvables, si bien que quand le prix de leur maison, sur laquelle leur crédit était gagé, s’est effondré, ces familles se sont retrouvées à la rue. Les antilibéraux du monde entier hurlent au scandale, ils sont persuadés que c’est la soif de profit des banquiers qui les a poussés à accorder des crédits risqués à de pauvres familles, déclenchant cette méga-crise. Mais les libéraux disent exactement la même chose ! Pourtant les libéraux ont eu un réflexe, le même réflexe qui leur a permis de découvrir le véritable fonctionnement de l’économie : ce réflexe c’est de voir plus loin que le bout de leur nez. Là où certains s’arrêtent à l’explication de façade, les libéraux ont voulu comprendre le pourquoi du pourquoi.

Reprenons : des agents économiques se sont montrés totalement irresponsables, soit. Pour quelle raison ? Pourquoi eux se conduisent-ils de la sorte là où bien d’autres chefs d’entreprise, devant une opportunité de profit immédiat, pourraient prendre des risques démesurés mais ne le font pas ? Lorsqu’on veut enseigner l’économie aux débutants, il faut commencer par leur apprendre que ce qui nous retient de nous conduire n’importe comment ce sont avant tout les conséquences de nos actes, autrement dit la responsabilité qui découle naturellement de toute liberté. Si le patron fondateur d’une PME a des envies subites d’investissement dans un projet risqué, il doit être conscient qu’un échec signifiera pour lui la faillite, la fin tragique de l’œuvre de sa vie, le chômage pour des employés qu’il connaît bien, et la ruine pour les actionnaires qui souvent sont sa propre famille. Alors il préfère se raviser et investir raisonnablement pour assurer son succès à terme. Il en va de même pour toute décision risquée, notre raison nous retient de « tenter le jackpot » car nous supporterions rudement les conséquences de notre échec.

Revenons à nos banquiers aventureux. Que s’est-il passé pour eux ? Dans le pire des cas ils ont perdu leur emploi, ce qui à leur niveau ne les empêchera pas d’en retrouver, et dans le meilleur des cas ils l’ont même conservé. De même pour les traders et autres financiers mis en cause dans les faillites retentissantes de ces deux dernières années. En fait, même Fannie Mae et Freddie Mac ont été sauvées par les super-héros qui dirigent notre planète. Enfin, sauvées… disons que leurs caisses ont été renflouées, au motif qu’une faillite serait le pire scénario pour l’économie, un terrible constat d’échec. Heureusement l’État, avec son pouvoir de financement, a sauvé nos malheureux banquiers. Mais avec quel argent ? Celui du contribuable, le vôtre !

Pouvait-on s’attendre à un tel dénouement ? OUI, et dix fois OUI. Quel homme politique serait assez bête pour laisser passer l’occasion de jouer au sauveteur de l’économie ? Prenez de l’argent au contribuable, dites-lui que cet argent sauvera le pays d’une faillite apocalyptique, et vous devenez un héros au volontarisme politique exceptionnel. Mais les dirigeants de grandes institutions bancaires savaient bien que personne n’oserait les laisser couler, ils le savaient depuis le début. Chers lecteurs, nous voilà arrivés au cœur du problème, il est temps de bien retenir ceci : dans cette histoire les profits ont été privatisés alors que les pertes ont été mutualisées. Autrement dit les banquiers et autres financiers se sont trouvés dans une situation où les gains allaient dans leur seule poche tout en sachant qu’en cas de perte, c’est le contribuable qui paierait la facture. Qui n’aurait pas pris des risques maximums dans ce cas ? Vous pouvez dire ou penser le contraire, mais vous et moi aurions agi comme ces messieurs.

Arrivé à ce stade le libéral se demande alors comment une situation aussi absurde et injuste a pu seulement exister. Les coupables ne sont pas bien loin, vous les voyez à la télé tous les jours. Ce sont les hommes et femmes politiques qui par leurs lois ont d’abord forcé les banques américaines à accorder des crédits à des familles insolvables dans le seul but de faire passer en force leur rêve d’une Amérique de propriétaires ou d’une égalité de condition économique parfaite entre les minorités. Les banques n’ont pas tellement rechigné à s’exécuter, elles avaient la caution des banques de refinancement Fannie Mae et Freddie Mac, qui elles-mêmes avaient la caution de l’État, donc en dernier ressort la caution bien involontaire du contribuable.

Les incitations sont le ressort le plus puissant des comportements humains. Dîtes à quelqu’un que vous serez toujours là pour le sortir des difficultés, et il deviendra le plus irresponsable des hommes. En conclusion, et vous l’aurez compris, tant que vous, contribuables, accepterez de payer les pots cassés, ceux qui le peuvent casseront des pots si cela peut les enrichir. Autrement dit ce n’est pas la dernière crise qui nous menace à l’avenir, et le capitalisme, qui glorifie la responsabilité, n’y est pour rien. En supprimant la responsabilité dans le secteur bancaire, les politiques ont vidé le capitalisme de sa substance, ce système hybride est indigne du qualificatif de capitaliste. Rétablissons les saines incitations, et le système pourra enfin tourner rond.

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  1. En attendant, les politiques interventionnistes ont démontré leur efficacité. Comme quoi, seule une intervention forte de l’Etat dans l’économie est nécessaire pour éviter le chaos, à l’inverse du libéralisme, unique responsable de la crise de 2008 dont nous payons encore les conséquences. Et oui, il va falloir s’y faire ! Thatcher et l’autre nigaud de Reagan ont eu tout faux. POINT BARRE

    1. Thatcher, c’est bien la dame qui a transformé un royaume-uni roche du tiers monde et refinancé par le FMI en l’un des pays les plus riche d’Europe, non ?
      Par contre, son prédécesseur, Callaghan, socialiste, est bien plus connu comme étant celui ayant ruiné son pays que pour avoir inventé le passage piéton, même si ce dernier point en a fait un des rare socialiste a avoir une idée originale …

      1. Reagan est ce « nigaud » qui a le plus créé d’emplois privés en temps de paix, aucun autre dirigeant plus « intelligent » n’a pu réussir cet exploit. conclusion : vive les cons

    2. J’adore Anti-libéral. Suis fan. Un coup de blues ? Il me suffit de lire ses posts pour éclater de rire.

      Allez Anti-Libéral, continue, s’il te plaît, j’aime rire tous les jours.

    3. « En attendant, les politiques interventionnistes ont démontré leur efficacité. »
      Oui, nous sommes sauvés, c’est certain. Seuls les esprits chagrins de ces salauds d’ultra-néo-libéraux pensent l’inverse.

      1. Le problème c’est que ne peut pas forcer un patron a sauver son entreprise s’il gagne plus à mettre la clé sous la porte.

        C’est la joie de la délocalisation pour robotiser à fond. Comme si les grandes grèves des années 80 n’ont servi qu’à ralentir ce qui se fait maintenant de façon normale.

    1. Ben, c’est-à-dire, y’a clairement deux solutions :

      -Soit il est abruti (et je ne réfute pas l’idée)
      -Soit il espère en « militant » accéder aux plus hautes marches du FdG et donc au pouvoir.

    1. je prefere qqun qui a fait l’ena (je m’attends délà aux critiques des incultes de la liste) à une ancienne épiciere et un ancien comédien

      quant à l’article il est inutile. aucune analyse économique, une apostille à la responsabilité individuelle. quelle découverte. ce n’est pas la faute d’un système mais de qqes éléments n’ayant pas fait preuve de responsabilité

      autant dire qu’en cas de crise systémique on est dans la m…

  2. Cela dit, les banquiers du temps du capitalisme VRAI, étaient responsable en premiers chef avec leurs deniers personnels avant les actionnaires ou détenteurs d’obligations des banques.
    Ils étaient les premiers a perdre leur capital si les choses tournaient mal.
    Maintenant… c’est le cronysme en fleur !!

    1. Si ce n’est plus la peine d’être responsable, les acteurs responsables sont évincés du marché par des preneurs de risques qui font plus de profits.
      L’état est l’unique cause de cette déresponsabilisation : il est tout à fait rationnel de prendre plus de risques si tu ne risque rien : je suis prêt à marcher sur une corde suspendu dans le vide si il y a un filet pour rattraper ma chute, j’y réfléchirais à deux fois dans le cas contraire :)

  3. La crise mondiale : conséquence logique du socialisme protéiforme, actuellement social-démocrate, après avoir été communiste ou nazi.

    Ceci dit, en France, la nature de la crise est différente. Parce qu’on y socialise les gains et privatise les pertes depuis plusieurs décennies, les contribuables, les capitaux et les cerveaux démissionnent, se cachent ou s’enfuient.

  4. Conséquence d’une logique implacable en effet, mais pas davantage que ne le serait une imputation au communisme ou à toute autre doctrine économique si elle était prépondérante de nos jours.
    Car il ne s’agit pas d’une crise économique mais des signes d’essoufflement d’une société qui n’en peut plus de croître en nombre et de gonfler à la manière de la grenouille ; sans oublier l’incidence de son poids excessif par rapport à notre planète

    1. « des signes d’essoufflement d’une société qui n’en peut plus de croître en nombre et de gonfler à la manière de la grenouille ; sans oublier l’incidence de son poids excessif par rapport à notre planète »
      Va dire à un Néandertal que sa planète nourri actuellement plus de 7 milliards d’êtres humains, il te répondra sans doute que c’est impossible car il n’y a pas assez de mammouth.
      Les arguments malthusien ont été réfuté par l’histoire depuis plus de deux siècles, pourquoi continuer à les ressortir ?

  5. Le vrai fléau c’est les intérêts des prêts qui tue le travail et la valeur du travail.

    Les banques ne sont pas responsables de planches à billets qui sont en panne à cause d’une ou deux star de la décroissance.

    1. Le taux d’intérêt a une fonction économique essentielle: Intéresser à l’épargne et l’investissement. C’est le prix de l’argent, le plus essentiel des prix.

  6. La question de savoir si les banquiers ont perverti l’État ou si ce sont les politiques qui ont perverti la finance n’est pas oiseuse: Le résultat est le même, certes; mais pas la solution !

    Or le plus effrayant est qu’on réagit comme si la première hypothèse était la bonne. C’est faux: C’est la politique qui a perverti la finance, donc la régulation politique ne résoudra rien, au contraire.

    À la fin de l’étalon-or, en 1971, on savait qu’il est irresponsable de laisser la création monétaire aux gouvernements, qu’une monnaie ainsi livrée aux politiques ne vaudrait rien.

    On décida que les États emprunteraient aux banques privées, que la finance contrôlerait la création monétaire. Or le contrôle de la monnaie, pour la pervertir, est irrésistible pour les politiciens: Elle leur permet de mentir pour produire des résultats sans paraître taxer.

    Mais faire défendre la monnaie contre l’État par la finance, c’est faire protéger la jarre de miel contre un grizzly par un pitbull.
    Bouffé, le pitbull !

    Aujourd’hui encore la réglementation permet aux banquiers de prêter à un État sans aucune contrepartie, contrairement à une entreprise privée – et contrairement à toute raison.
    La finance est pervertie par l’État.

    La finance est entièrement pourrie, elle a dépassé le point de non-retour. Insolvable, il ne lui reste qu’à mentir. Elle fait de la politique, elle est annexée par la politique. La monnaie et pervertie.

    Que faire ? (je veux dire après le défaut)
    Il y a deux solutions :
    1 – Rétablir l’étalon-or: C’est efficace … jusqu’à ce que les politiciens l’abolissent pour pouvoir à nouveau créer de la monnaie.
    2 – La démocratie directe: C’est moins radical, mais pérenne; les politiciens ne peuvent pas abolir la démocratie directe.

    Je préfère donc la seconde solution.
    Elle nous sort par le haut de la déconfiture de la démocratie représentative; elle garantit de moindres dépenses; et surtout elle tient les politiciens en laisse.

    Passons-nous le mot ! Nous avons besoin de la démocratie directe !

  7. Les hommes politiques bien sur sont responsables de cette crise mais ne minimisons pas la responsabilité des banquiers dans cette histoire. Les conflits d’intérêts sont présents dans toutes les économies, surtout celle américaine. L’effet tourniquet y est une pratique très répandue. L’émergence d’une nouvelle classe politique « civile » ne serait-elle pas une des solutions au crise successive que connaît notre monde?

  8. La crise était presque évitée aux USA quand le gouvernement a décidé pour l’aléa moral de laisser Lehman Brothers faire faillite. Bien mal leur en a pris.
    Et c’est bien gentil tout votre article la première fois que l’Etat a sauvé un too big to fail ca a évité une crise, justemennt.

  9. Ce système s’appelle le corporatisme : l’entente des politiques, banquiers et multinationales, entremêlés, qui font un système de copinage.

    Bon papier, voilà le discours qu’on aurait du entendre sur toutes nos télé et non pas la soupe qu’on nous a servi.

  10. Les sub-primes crées par le démocrate CARTER juste avant REAGAN ont permis à des millions de personnes de devenir propriétaires et ont contribué à l ‘historique croissance de la richesse aux USA et dans le monde de 1980 à 2007 , sans elles le PIB serait bien plus bas.C’est l’état qui les a créé , les a incité, et comme au casino n’a pu s’en défaire à temps. La crise actuelle n’est pas due aux sub-primes,seuls quelques centaines de millions de dollars étaient détenus par des Francais et pourtant cette crise est aussi dure en France,les sub-primes n’ont fait que révèler la faillite des états protecteurs, les économies engagées dans des directions surexposées. Reagan a fait 3 grandes choses: La disparition du communisme sans tirer un coup de fusil , la mondialisation qui a permis à 2 milliards de personnes de s »en sortir ,la liberté qui a permis l’arrivée de l’informatique et de l’internet .

  11. Je suis bien d’accord sur le fait que l’Etat américain est totalement complice. En revanche je ne pense pas que la mutualisation se soit faite par des promesses de l’état de renflouer les banques : elle s’est plutôt faite par le mécanisme opaque et mal contrôlé de la titrisation. Au total donc, on peut plutôt mettre la responsabilité de la crise sur le compte d’un optimisme généralisé parmi des agents « particuliers », « privés » et « étatique » qui ont marché comme un seul homme dans un système qui, en apparence, était gagnant-gagnant-gagnant. Ensuite, c’est pour réparer l’erreur, que l’état a dû intervenir.

  12. Ceci nous démontre parfaitement bien que nous sommes bien dans un capitalisme de connivence..
    Le pouvoir d’une oligarchie sur le reste de l’économie.
    Toutefois, pour moi.
    Le pure libéralisme ou le pure capitalisme est digne d’un compte pour les bisounours.
    Comment pourrait-on croire, que si le but du pure capitalisme est de laisser les gens s’enrichir à l’infini par leur cupidité, leur soif de pouvoir ne les amèmera pas à un moment ou un autre à profiter de leur situation de fait et de maintenir ou de détruire tous les autres par tous les moyens.
    Particulièrement dans un système politique de 1 dollar un vote ou 1 euro un vote.
    Résultat, votre pure capitaliste est tout autant un monde de naïf qu’autre chose.
    L’instinc de l’homme est toujours le même, le pouvoir sur les autres et ce pouvoir passera toujours par le gain maximum d’argent.
    Alors a moins que vous ne limitiez le gain maximum de chacun pour garantir une parfaite concurrence..
    Ce qui n’est pas dans votre mentalité, votre type de pensée si on réfléchit au pire travers de la nature humaine et surtout de son environnement.
    Votre système n’est pas un système fiable qui empêcherai une quelquonque destruction.
    Un vrai libérale devrait plutôt souhaiter la disparation de l’argent en tant que telle.
    Les nouvelles technologies et les nouvelles techniques permettront d’arriver à des gains de productivité encore plus énorme, mais cette fois pour tous.. et de développer en plus le potentiel de chacun sans que le jeu ne soit biaisé dés le départ entre les concurrents.

      1. Ricannez, ricannez.
        Quand la contradiction du système deviendra insupportable pour la grande majorité entre les possédants toujours plus minoritaires vis à vis des autres, qu’espérez d’une croissance infinie dans un monde avec ses ressources finies ..

        Du remplacement de tous par les machines et la technologie sans contribution pour les premiers qui ne seront donc plus consommateur pour l’économie réel.

        Que la pyramide de ponzi actuelle avec ses QE illimités prendra fin due aux dettes innombrables au US, Europe, Japon.. etc…
        Quand les émeutes violentes et les révolutions un peu partout vont germer.

        Alors, nous verrons qui seront réellement les « abusés de la boutanche ».
        Ricannez, ricannez… le compteur tourne, tic tac, tic tac….

        1. —————————————————————————————–
          Le prophète: « les possédants toujours plus minoritaires vis à vis des autres »
          —————————————————————————————–

          ding ding ding ! C’est faux, cf: les données des 100 dernières années. Si on remonte avant c’est carrément la fêtes, la classe « moyenne » était réduite à quelques élites.

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          Le prophète: « qu’espérez d’une croissance infinie »
          —————————————————————————————–

          ding ding ding ! A tel point que seul l’immigration massive peut sauver l’Europe d’une dénatalisation. Et quand les autres auront atteint une certaine richesse ils ne voudront pas non plus se taper 15 mômes.

          —————————————————————————————–
          Le prophète: Que la pyramide de ponzi actuelle avec ses QE illimités prendra fin due aux dettes innombrables au US, Europe,
          —————————————————————————————-

          Ah la vous avez raison, mais ça c’est les socialistes, les libéraux sont opposés au dettes des états. D’ailleurs un certain nombre d’états ont des dettes parfaitement maitrisées mais on ne les cite jamais en France.

          Des état qui sen sortent parfaitement ça fait désordre surtout qu’ils sont infiniment plus libéraux.

          —————————————————————————————–
          Le prophète: Quand les émeutes violentes et les révolutions un peu partout vont germer.
          —————————————————————————————-

          Encore les socialistes, au lieu de se dire qu’il serait temps d’arrêter de faire des dettes pour maintenir un système qui ne marche pas ils pointent du doigt les juifs du moment; riches, entrepreneurs, prêteurs (sic).

          Depuis 1974 la France n’as pas signé un seule budget positif malgré des impôts en augmentation record.

          —————————————————————————————–
          Le prophète: Du remplacement de tous par les machines
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          …Et le dernier homme mis en marche la dernière machine qui ne produisait rien d’utile et partit crever avec ses frères humain. Faut arrêter au choix la drogue ou la science fiction.

          Au pire à ce stade les machines font tout et les hommes n’ont plus que des loisirs et des hobbys. Pas de révolution !

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          Le prophète: Ricannez, ricannez… le compteur tourne, tic tac, tic tac….
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          D’abord on « ricane », ensuite des prophètes comme vous qui racontent n’importe quoi il en sort dix par mois depuis 3000 ans.

          1. -ding ding ding ! C’est faux, cf: les données des 100 dernières années. Si on remonte avant c’est carrément la fêtes, la classe « moyenne » était réduite à quelques élites

            C’est étonnant, ce ne sont pas les faits qui semblent vous donnez raison, mais il est vrai que si l’on se base sur le schéma des 30 glorieuses..
            C’est un peu dépassé..
            Les 1% le plus riche possède 40% du PIB mondiale.. et ce chiffre est en constante augmentation tous les ans..
            Je suis désolé, mais ce qu’ils gagnent en plus, ne retombe pas dans les poches des autres,
            Cela c’est bon pour les neusneus qui boivent les paroles de Friedman..
            C’est dans la logique humaine de toujours vouloir plus, même si cela ne sert à rien du tout..
            Sauf que cela permet de conserver le pouvoir.
            donc la classe moyenne se meure années après années..
            Il faudrait peut être que vous viviez un peu plus avec les mortels…

            ding ding ding ! A tel point que seul l’immigration massive peut sauver l’Europe d’une dénatalisation. Et quand les autres auront atteint une certaine richesse ils ne voudront pas non plus se taper 15 mômes.

            Qui a parlé de l’immigration, quand je parle de croissance illimité,
            Je ne prend nullement en compte l’immigration ou quoi que ce soit.. Il suffit déjà de réfléchir un peu au niveau des ressources naturelles..
            Le pick OIL, on y est déjà.. Le gas de schiste ? Si vous voulez boire l’eau disponible a proximité des puits de forage.. Libre à vous, faite le premier..
            Et je ne parle pas des risques systémique des plaques.
            Reserve d’eau douce dans le monde en constante diminution..
            Bref, si les chinois et les indiens veulent vivre et consommer comme nous, il faudra 5 planète terre, sans compter que les ricains consomment à ne plus soif..
            Il est un peu temps de réfléchir sérieusement sur la problématique.

            Ah la vous avez raison, mais ça c’est les socialistes, les libéraux sont opposés au dettes des états. D’ailleurs un certain nombre d’états ont des dettes parfaitement maitrisées mais on ne les cite jamais en France.

            Des état qui sen sortent parfaitement ça fait désordre surtout qu’ils sont infiniment plus libéraux.

            Cela aussi, c’est bien le propos des bisounours.. Qui financent les partis politiques ? Qui payent les campagnes ?
            Les grands argentiers via les lobbies.. donc le pouvoir de l’argent. donc la ploutocratie..
            POINT FINAL.

            Les belles théories, c’est beau, nous les libéraux, nous sommes pures et droit.. sauf que l’argent achète tout, et certainement le monde politique…
            Donc, raisonnez en Bisounours, c’est bien, malheureusement cela ne marche pas dans les faits..

            Et pour votre gouverne, Pratiquement tous les états du monde sont sous des dettes.. et les quelques irréductibles.. comme la Norvège par exemple, ne sont pas ce que l’on peut appeler des libéraux pures.

            Encore les socialistes, au lieu de se dire qu’il serait temps d’arrêter de faire des dettes pour maintenir un système qui ne marche pas ils pointent du doigt les juifs du moment; riches, entrepreneurs, prêteurs (sic).

            Depuis 1974 la France n’as pas signé un seule budget positif malgré des impôts en augmentation record.

            Je vous ferai remarquer que l’emprunt obligatoire sur les marchés financiers et via les banques centrales.. qui sont privés appartiennent toutes au mêmes oligarques financiers..c’est aussi un fait
            Rotschild, Rockfeller etc..
            Et que cette obligation est passé via Pompidou, ancien de Rotschild avec Giscard… maintenant c’est passé dans le traité de Maastricht, donc l’Europe.

            Comme la FED créé en 1913 par les grandes familles banquières malgré que des politiques comme Andrew Jackson ou Lincoln avec sa green back les ont toujours combattus pour éviter qu’ils ne viennent s’implanter aux US.

            Quand aux budgets ? Vous n’êtes quand même pas candide, vous croyez que vous êtes dans une démocratie.. PLOUTOCRATIE, le pouvoir de l’argent, plus facile d’emprunter de l’argent et de payer des intérêts avec une petite contribution à la clé..
            En gros, voir le point sur le financement des partis politiques et de l’influence non dissimulés de l’oligarchie..

            .Et le dernier homme mis en marche la dernière machine qui ne produisait rien d’utile et partit crever avec ses frères humain. Faut arrêter au choix la drogue ou la science fiction.

            Au pire à ce stade les machines font tout et les hommes n’ont plus que des loisirs et des hobbys. Pas de révolution !

            C’est bien pour cela, que vous, libéraux, devrier plutôt vous battre pour supprimer l’argent, qui devient inutile…mais est plutôt une barrière mentale dans nos tête.

            Nous y sommes, exactement..
            La grande partie du travail est effectués par des machines..
            70% dans l’industrie déjà.. et c’est le cas dans le tertiaire maintenant.
            Machine a scanner dans les grandes surfaces, homebanking pour les clients des banques.. etc…
            Encore exemple ING qui vient de licencier 2000 personnes des agences, ils veulent que les clients utilisent les outils informatiques..
            Et cela ne s’arrêtera pas là, la technologie progresse sans cesse et tous les jours..

            Le travail disparaît, c’est un fait.. alors vouloir continuer que les gens travaillent jusque 70 ans alors que la majorité des jeunes n’en ont pas est une ineptie..
            Et en effet, il serait temps de se rendre compte que continuer dans cette voie est un non sens..
            Les théories en question fonctionnaient bien il y a 200 ans, maintenant, celles-ci sont obsolètes et pire deviennent dangereuse…

            Nous sommes dans une société d’abondance, de gaspillage, de produit fabriqués avec de l’obsolescence programmés pour qu’ils tombent en panne après 3 ans pour les remplacer..
            Ce qui consomme des ressources inutilement..juste pour courir dans un schéma comme des hamsters pour conserver le statu quo pour la minorité possédante…

            C’est aussi un fait

  13. les ultra libéraux qui appliquent à fond leur idéologie en Europe avec la complicité des politiques de tous bords depuis presque 20 ans ont bien montré leur incapacité et nullité à gérer et maintenir le bien être au maximum des européens…leur outil miracle « la mondialisation » est en fait un outil de destruction massive des emplois…pourquoi avoir remplacé ce qui fonctionnait relativement bien en europe par cette idéologie destructrice…un Etat fort permet de contrer les effets négatifs du libéralisme à l’Européenne…