Entrepreneurs : une certaine gauche bête et sectaire

Publié Par Philippe Robert, le dans Fiscalité

Est-ce justice que de vouloir confisquer la plus grande partie des fruits de leur travail à des entrepreneurs qui créent des emplois et enrichissent le pays ?

Par Philippe Robert.

Fleur Pellerin, Pierre Moscovici et les pigeons « geonpi »

Je ne sais vraiment pas s’il faut en rire ou en pleurer. En effet, dans un éclair de lucidité, le Sénat a cru bon de retoquer l’article 6 de la loi du projet de loi de Finances (PLF) 2013 sur la taxation des plus-values de cession d’entreprises qui avait suscité la fronde des Pigeons.

Selon Bruno Le Roux, patron du groupe socialiste à l’Assemblée nationale : “Comment peut-on vouloir réhabiliter la valeur travail en maintenant un dispositif qui permettait aux détenteurs du capital de payer deux fois moins d’impôts qu’un revenu du travail” ? Et de vouloir rétablir l’article 6 !

C’est à cette occasion, comme hélas en bien d’autres, que le sectarisme congénital des socialistes fait une (r)entrée triomphale sur la scène politique en balayant d’un revers de la main, et ce au nom d’une soi-disant justice sociale, la réalité économique et fiscale des faits !

En effet, est-ce justice que de vouloir confisquer la plus grande partie des fruits de son travail à un entrepreneur qui crée des emplois et enrichit le pays ? Est-ce justice que de vouloir punir les créateurs de richesses qui, horresco referens, songeraient à jouir du fruit de leur labeur ?

Est-ce le meilleur moyen de réhabiliter la valeur travail que l’on a soi-même méthodiquement détruite avec les maudites 35 heures que de s’en prendre imbécilement à ceux qui, seuls, sont capables de faire vivre la nation tout entière y compris une classe politique complètement détraquée…

Dans La Nouvelle Lettre (No 1137 du 24 novembre 2012)*, Jean-Yves NAUDET écrit : “Ce que l’on attend de l’Etat dans la situation dramatique où nous sommes c’est plus de liberté. Pour le reste, laissez-nous faire et prendre nos responsabilités”. Quoi de plus vrai et de plus authentique ?

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  1. Les gouvernements ne laisseront jamais plus de liberté en temps de crise. Ils rêvent tous d’être Roosevelt. En fait, il faut s’attaquer au mythe Roosevelt. Sa politique économique a été un désastre alors qu’il est fréquemment cité parmi les plus grands présidents américains.

    La croyance aveugle dans un nouveau New Deal contamine toutes les politiques d’aujourd’hui.

  2. Le fondement de sociétés « sophistiquées » passe par une notion du « privé », c’est à dire la séparation de ce qui est à moi et de ce qui n’est pas à moi. A minima, on comprend que celui qui sème et laboure puisse récolter ! Le mot social est un mot ambigu ! Il confond le privé pourvu que le public soit suffisamment important pour pouvoir contester ce privé ! C’est social ! Et donc probablement la fin de la société sophistiquée. En effet le droit de propriété se trouve remis en question….par la fiscalité qui au nom du social prétend envahir le privé de certains individus…uniquement ceux qui auraient « réussi » ! On se méfie des sectes qui spolient les individus….La propriété est donc contesté par la fiscalité mais paradoxalement le passif crée par un individu reste sa propriété propre ! La société prétend sans pudeur s’approprier jusqu’à 75% des revenus d’un individu, en lui laissant la totalité de la dette crée par son activité. Cette sophistication fiscale s’apparente en fait à de la barbarie. Sans vergogne! Et avec la prétention d’une justification morale… Ce qui rajoute à la barbarie, et montre la disparition des morales les plus évidentes à la nature humaine. L’iniquité triomphante, déguisée et travestie signe le déclin d’un respect des autres (au prétexte de leur fortune), et donc de soi-même. Les humains sont comme les poissons , ils pourrissent par la tête, m’avait dit un jour un pêcheur.