Pour une journée européenne de la chute du mur de Berlin

Publié Par Vladimir Vodarevski, le dans Europe, Histoire

Il y a 23 ans, le 9 novembre au soir, chutait le mur de Berlin. Cette date pourrait être une journée européenne pour célébrer la paix et la lutte contre tous les totalitarismes.

Par Vladimir Vodarevski.

Rostropovitch donnant un concert après la chute du mur de Berlin – Musée Grévin

Le 9 novembre 1989 tombait le mur de Berlin. Aujourd’hui, il y a des journées en l’honneur de beaucoup de choses. Mais je n’ai pas entendu parler d’une journée de commémoration de la chute du mur de Berlin. Pourtant, voilà qui pourrait être le jour de la fête de l’Europe. En effet, cette chute du mur de Berlin a beaucoup de signification.

C’est d’abord la véritable fin de la deuxième guerre mondiale. Celle-ci avait commencé par l’attaque de l’alliance des nazis et des communistes contre la Pologne. En 1945, l’Europe de l’Ouest était libérée, grâce à l’aide des États-Unis d’Amérique, mais l’Europe de l’Est subissait le joug communiste, qui engageait alors la guerre froide par la menace qu’il faisait peser sur le monde libre.

Ensuite, cette date doit nous rappeler une partie des causes de la seconde guerre mondiale, causes dont l’Europe a pris le contrepied pour se construire. En 1929 s’est déclenchée une crise économique aux USA, provoquée par la politique de crédit facile de la banque centrale US. Le président des États-Unis d’Amérique Edgar Hoover a aggravé cette crise, notamment par des mesures protectionnistes (Voir à ce sujet La grande dépression démystifiée, La vérité sur la grande dépression et le New Deal, et Les vérités sur la crise de 1929). Or, nous connaissons aujourd’hui une crise provoquée à nouveau par la politique de crédit aux USA. Et les politiciens commencent à accuser la concurrence déloyale de l’étranger comme cause de la crise, tout en appelant au protectionnisme. Un devoir de mémoire apparaît indispensable en l’occurrence.

D’autre part, la chute du mur de Berlin n’a pas été provoquée par l’extérieur, de même que la chute des pays communistes. Ce sont les citoyens des pays communistes qui ont fait tomber le communisme. Pour une raison très terre à terre : le communisme ne procurait pas de bonnes conditions de vie. Le bien-être est mieux assuré par une économie libérale que par une économie communiste. Le communisme se caractérise par deux classes sociales. La classe des nantis, les gouvernants apparatchiks, qui ont tout. Et le peuple, qui survit. L’économie de marché est critiquée pour ses inégalités, mais le plus pauvre a plus de bien-être que le citoyen moyen d’un pays communiste. La répartition des richesses est plus équitable que dans le communisme, ou le socialisme. La chute du mur est le symbole de l’échec social du dirigisme, et de la victoire, sur le plan des conditions sociales de vie, de l’économie de marché.

La chute du mur de Berlin, c’est aussi, bien sûr, une grande victoire de la liberté sur ce totalitarisme qu’est le communisme.

Enfin, le 9 novembre rappelle la raison première de la création de l’Union Européenne. Ce n’est pas l’économie. C’est la paix.

Le 9 novembre pourrait donc être une journée européenne de la paix, de la lutte contre le communisme, le nazisme, et tous les totalitarismes, ainsi qu’un rappel des catastrophes que peuvent provoquer le protectionnisme et l’interventionnisme en matière économique et sociale.

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Lire aussi : La chute du mur : une perspective personnelle une génération après

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  1. Ces profs. demi-éduqués de l’éducation nationale ne se sont pas targués de nous faire une explication de texte ni des gloires du communisme, ni de la signification que la chute du mur de Berlin avait pour l’Europe. Silence radio, il y avait dissonance cognitive chez les idéologues (et encore j’imagine).